20190306 – News : vaccin rougeole / oreillon / rubéole ne cause pas l’autisme

www.leparisien.fr/societe/sante/non-le-vaccin-de-la-rougeole-des-oreillons-et-de-la-rubeole-ne-cause-pas-l-autisme-06-03-2019-8025585.php

20180511 – Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?

Les urgences médicales sont régulées par le centre d’appels. PHOTO D’ILLUSTRATION CHRISTINE PALASZ

Le service d’aide médicale d’urgence (Samu), montré du doigt après le décès d’une jeune femme à Strasbourg, est organisé dans chaque département pour répondre aux situations de détresse vitale. Mais que se passe-t-il lorsque l’on compose le 15.

Dans le centre de régulation dédié, la première personne qui décroche est un opérateur, dit « assistant de régulation médicale » (ARM). Sa mission est de créer une fiche de renseignements, de recueillir les données administratives de l’appelant et sa localisation, et de comprendre les motifs de l’appel pour les synthétiser. Il pose quelques questions, afin de faire une première évaluation de la gravité de la situation.

L’ARM n’est généralement pas un soignant

Secrétaire, agent administratif… l’ARM n’est généralement pas un soignant et ne doit jamais prendre de décision seul. En cas d’urgence vitale, il peut déclencher certaines procédures, comme l’envoi d’une équipe de secouristes. Mais « tous les appels doivent en principe être ensuite transférés à un médecin régulateur », explique François Braun, président de Samu-Urgences de France.

Le médecin régulateur

En fonction de la situation, l’opérateur choisit d’orienter l’appel vers un médecin urgentiste, donc spécialisé, ou vers un médecin généraliste libéral travaillant régulièrement pour le Samu. L’opérateur ne doit « jamais raccrocher » sans avoir obtenu l’avis du médecin, « surtout dans le cas d’une demande d’aide ou d’une urgence vitale ».

« Dans le cas de Strasbourg, il s’agit d’un dysfonctionnement », souligne François Braun. Le médecin pose des questions, pour connaître les symptômes ressentis, les causes possibles ou encore les antécédents médicaux, et évalue le degré de gravité.

Il peut alors choisir de donner un simple conseil, de réorienter le patient vers son médecin traitant ou un médecin généraliste, de faire appel à SOS médecins ou à un médecin de proximité pour organiser une visite à domicile. Il peut aussi proposer au patient de se rendre aux urgences s’il est en capacité de se déplacer.

Il peut enfin, quand le cas l’exige, envoyer une ambulance, faire appel aux sapeurs-pompiers, ou envoyer un véhicule du Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur).

En cas d’hospitalisation, le médecin régulateur, assisté de l’ARM, s’occupe de trouver une place au patient et s’assure de sa bonne prise en charge.

La formation des ARM à améliorer

Si tous les appels doivent en principe passer par un médecin, « ça n’est pas toujours le cas », estime l’urgentiste Patrick Pelloux, président de l’Amuf (Association des médecins urgentistes de France). Alors que « 30 millions de personnes » téléphonent au Samu chaque année, les centres de régulation, « dimensionnés dans les années 1980 et 1990 » ont souvent du mal à faire face.

« Aucun diplôme national »

De plus, la formation des ARM, bien qu’obligatoire, n’est pas homogène. « Aucun diplôme national n’existe », et les opérateurs sont formés « soit dans une école, soit par des associations, soit sur le tas », de manière « très variable », regrette M. Pelloux.

Source : Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?

20180511 – . L’homéopathie est-elle un placebo ?

L’homéopathie et la question de son efficacité sont au programme de notre rendez-vous hebdomadaire, « Les Idées claires », proposé par franceinfo et France Culture et destiné à lutter contre les désordres de l’information.

L’homéopathie, ses principes et la question de son efficacité, sont au coeur cette semaine de notre programme hebdomadaire « Les Idées claires ». Au moins le tiers des Français a recours à l’homéopathie pour se soigner. Pourtant, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré le 12 avril que homéopathie avait « sûrement un effet placebo ». Le débat sur l’efficacité de l’homéopathie est aussi vieux que cette médecine alternative.

Les Français, gros consommateurs d’homéopathie

En 1790, son inventeur le médecin allemand Samuel Hahnemann affrontait déjà la justice de son pays, pour exercice illégal de la médecine. Il s’installa alors à Paris où il reçut la permission d’exercer l’homéopathie.

Aujourd’hui, les Français font partie des plus grands consommateurs de gélules homéopathiques au monde. Mais les études remettant en cause leurs effets se multiplient. En 2004, l’Académie de médecine française dénonçait « une méthode obsolète, imaginée il y a deux siècles à partir d’a priori conceptuels dénués de fondement scientifique ». En 2015, le National Health and Medical Research Council (NHMRC) en Australie, l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), déduisait que les granules d’homéopathie n’étaient « pas plus efficaces qu’une pilule de sucre ».

Un principe actif très dilué

Cette médecine douce est toujours reconnue par l’Assurance maladie. Si Agnès Buzyn souligne l’effet placebo de l’homéopathie, elle ajoute qu’elle est favorable au maintien de son remboursement. Les petits tubes remplis de granulés coûtent en moyenne deux euros et sont remboursés à hauteur de 30 %.

Cette semaine dans « Les idées claires », Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de la revue Science & pseudo-sciences, nous explique comment la fabrication des gélules homéopathiques est fondée sur la très forte dilution d’un principe actif.

Toutes les études sont convergentes, aucun produit n’a montré un effet spécifique de l’homéopathie, c’est-à-dire un effet qui soit supérieur à l’effet placebo.

Jean-Paul Krivine

à franceinfo

Grâce à lui, nous comprenons pourquoi les scientifiques ont de sérieux doutes sur l’efficacité de l’homéopathie.

Source : VIDEO. L’homéopathie est-elle un placebo ?

20180511 – Crème solaire : 90 % des parents ne l’appliquent pas au bon moment pour leurs enfants | E-Santé

Quel est le bon moment pour mettre de la crème solaire à son enfant ? La plupart des parents ne connaissent pas la réponse. Et 35 % promènent leur bébé au pire moment de la journée.

Attention à bébé en été. Les parents n’ont pas toujours de bonnes habitudes avec leur bambin en période estivale, d’après une enquête commandée par Newpharma. 90 % d’entre eux ne choisissent pas le bon moment pour appliquer de la crème solaire à leur enfant, sur un panel représentatif de 1 199 adultes.

Ces parents étalent l’écran solaire au moment de l’exposition alors qu’il est important de laisser le produit former une barrière protectricesur la peau. De plus, ils sont 89 % à ne pas appliquer de protection solaire assez régulièrement à leur enfant.

Un parent sur trois ne sait pas choisir

Après 30 minutes d’exposition, l’efficacité de ces produits diminue de 90 %. Il est donc primordial de renouveler l’opération très souvent. Autre problème, plus de la moitié des parents ne remettent pas de crème à leur bébé lorsqu’ils sortent de baignade.

Or, lorsqu’il y a contact avec l’eau, la crème est « rincée » et l’eau va provoquer une réverbération qui accélère l’apparition de coups de soleil.

De plus, un tiers des parents ne choisit par le bon indice de protection pour la peau de leur enfant.  En effet, les peaux fragiles ou très claires sont plus vulnérables au soleil. Il est donc important de choisir un indice élevé (50) pour les protéger longtemps et efficacement.

C’est en raison de ces mauvais réflexes que 40 % des enfants de moins de trois ans ont déjà eu un coup de soleil. Or, ces événements augmentent le risque de développer un cancer de la peau.

Eviter le soleil entre 11h et 16h

Pour éviter ces risques pour la peau de vos tout petits, quelques conseils simples peuvent être appliqués :

  • Choisissez une crème solaire avec l’indice maximal (SPF50+) et l’appliquer 30 minutes avant l’exposition. Renouveler l’opération toutes les 2 heures voire toutes les 30 minutes pendant les heures où le soleil tape le plus (11h – 16h);
  • Rincer et sécher son enfant après la baignade pour lui remettre de la protection;
  • Préférez les heures où le soleil tape le moins fort pour sortir avec votre enfant. L’idéal étant les sorties avant 11 heures ou après 16 heures;
  • Mettre son enfant à l’ombre sous un parasol ou derrière un pare-soleil;
  • Lui mettre des lunettes de soleil ainsi qu’un chapeau ou casquette;
  • Lui faire porter des vêtements couvrants, voire anti-UV;
  • Pour éviter la déshydratation, faire boire de l’eau à son enfant régulièrement et en petite quantité;
  • Installer son bambin sur une serviette plutôt qu’à même le sable puisque 20 % des UV sont réverbérés par le sable.

Ces conseils peuvent également s’appliquer pour les grands enfants puisque la protection solaire 100 % n’existe pas.

Source : Crème solaire : 90 % des parents ne l’appliquent pas au bon moment pour leurs enfants | E-Santé

20180429 – Les cancers du sein, du côlon ou du rectum pourraient être mieux détectés

Une plus grande proportion de cancers du sein, du côlon ou du rectum sont diagnostiqués à un stade précoce chez les 40-74 ans.

La détection précoce des cancers du sein, du côlon et du rectum peut encore être améliorée, juge l’Institut national du cancer (INCa) en se basant sur une première estimation nationale publiée mercredi.

Des programmes de dépistage insuffisamment utilisés. Selon ces chiffres, 60% des cancers du sein, 44% des cancers du côlon et 47% des cancers du rectum sont diagnostiqués à un stade précoce. Une précocité davantage constatée chez les personnes de moins de 75 ans, souligne ce rapport émis mercredi par Santé publique France et l’INCa. Le dépistage du cancer colorectal proposé, dans le cadre d’un programme organisé, aux 50-74 ans est insuffisamment utilisé. Le taux de participation est seulement « de 33,5% », donc « il y a une marge de progression » pour faire des diagnostics plus tôt dans ces tranches d’âges, indique le Dr Philippe-Jean Bousquet de l’INCa.

59.000 cancers du sein détectés chaque année. Une plus grande proportion de cancers sont diagnostiqués à un stade précoce chez les 40-74 ans. Dans cette classe d’âge, les 50-74 ans sont également la cible de programmes de dépistages organisés pour le cancer du sein. Par contre, une part plus importante de cancers sont diagnostiqués à un stade avancé chez les plus de 74 ans. Plus de 59.000 cancers du sein sont détectés chaque année. Ils entraînent 12.000 décès par an. Dans le détail, selon les données fournies, 6 cancers du sein sur 10 sont diagnostiqués à un stade précoce, 3 sur 10 à un stade intermédiaire et 1 sur 10 à un stade avancé. Ces chiffres sont stables sur toute la période étudiée de 2009 à 2012. Deux-tiers des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade précoce parmi les 50-74 ans contre 59% chez les moins de 50 ans et 42% chez les plus de 74 ans. Les formes les plus avancées sont diagnostiqués plus fréquemment chez les plus de 74 ans.

Les jeunes plus touchés par le cancer colorectal à un stade avancé. Le cancer du côlon-rectum représente 45.000 nouveaux cas détectés et 18.000 décès par an. Sur la période 2009-2012, parmi les patients atteints d’un cancer du côlon, 44% sont à un stade précoce de la maladie et un tiers à un stade avancé. Cette répartition varie avec l’âge : les cancers du côlon diagnostiqués à un stade précoce sont plus fréquents chez les 40-74 ans (48%) alors que ceux de stade avancé le sont davantage chez les moins de 40 ans et chez les plus de 74 ans (37%). Les cancers du côlon et du rectum sont rares avant 50 ans : dans l’étude, 1% avaient entre 15 et 39 ans, 3% entre 40 et 49 ans.

Source : Les cancers du sein, du côlon ou du rectum pourraient être mieux détectés

20180404 – News : Les câlins influencent l’ADN des bébés – Le Point

Un bébé caliné. © BSIP/ Jessica Bordeau

Des chercheurs américains ont établi un lien entre les interactions maternelles survenues avant le sevrage et la structure de l’ADN, rapporte « Science et vie ».

PAR 6MEDIAS

C’est une étude qui pourrait offrir de nouvelles perspectives dans l’appréhension de certaines pathologies. Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont travaillé sur l’environnement affectif des premiers mois de souriceaux, jusqu’à leur sevrage, une étude relayée par Science et vie . Si le magazine relève que des travaux de 2005 avaient déjà établi que les relations avec cet environnement pouvaient agir comme des « interrupteurs génétiques » sur les gènes, cette nouvelle étude montre que ces interactions datant d’avant le sevrage vont jusqu’à modifier « la structure même de l’ADN des cellules cérébrales », soit « la répartition et le nombre de gènes sur le brin d’ADN ».

Pour cette étude, les chercheurs ont étudié deux groupes de souris. Le premier était constitué de mères souris au comportement « protecteur et attentionné », précise le magazine, et de leurs petits, tandis que le second groupe s’attachait à un groupe de souris femelles moins prévenantes envers les souriceaux. Et les scientifiques ont constaté que les nouveau-nés souris les plus couvés présentaient moins de « gènes sauteurs », des gènes qui se « copient-collent » plusieurs fois sur un brin d’ADN.

Maladies psychiatriques et neurologiques

Les rouages de ce mécanisme doivent encore être éclaircis, mais cette expérience sur des souris pourrait ouvrir des perspectives chez les humains, raconte Science et vie. Ainsi, certaines maladies psychiatriques et neurologiques comme la dépression et la schizophrénie pourraient être liées aux gênes développés avant le sevrage et de nouveaux traitements pourraient être envisagés en fonction.

 

Source : Les câlins influencent l’ADN des bébés – Le Point