20170217 – News / Prêts : le « droit à l’oubli » entre en vigueur pour les anciens malades du cancer

Les anciens malades du cancer n’auront plus à déclarer leur ancienne pathologie à l’issue d’un délai de dix ans après la fin de leur traitement.

Le « droit à l’oubli », permettant aux personnes ayant été atteintes de cancers et de l’hépatite C de ne plus le mentionner lors d’une demande d’assurance emprunteur, est entré en vigueur mardi, avec la publication du décret au Journal officiel. Principaux concernés, les anciens malades du cancer n’auront plus à déclarer leur ancienne pathologie à l’issue d’un délai de dix ans après la fin de leur traitement et sans rechute. Ce délai est ramené à cinq ans pour les cancers diagnostiqués avant l’âge de la majorité (18 ans), indiquent dans un communiqué conjoint les ministères de l’Économie et de la Santé.

Une souscription sans surprime. En outre, la loi a consacré l’adoption d’une « grille de référence » qui fixe, pathologie par pathologie, le délai au terme duquel les anciens malades peuvent souscrire un contrat d’assurance sans surprime, ni exclusion de garantie, aux mêmes conditions que les personnes n’ayant pas été affectées par l’une de ces maladies. Selon les types d’affection et la gravité de l’ancienne pathologie, ces délais sont compris entre 48 semaines, pour les malades guéris de l’hépatite virale, et 10 ans pour certains types de cancers.

L’ex-patient informé de son droit à l’oubli. Lors de la souscription d’une assurance emprunteur, les personnes entrant dans le cadre de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), soit des candidats au prêt présentant une pathologie avec un risque lourd de santé, devront être informés clairement de leur « droit à l’oubli » et se voir fournir cette grille de référence. Le régulateur des secteurs bancaire et de l’assurance, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sera pour sa part chargé de veiller au respect du « droit à l’oubli ».

Source : Prêts : le « droit à l’oubli » entre en vigueur pour les anciens malades du cancer

20170212 – News / Les légumes très verts, alliés santé anti cancer

Oui dit comme ça, ça fait un peu rébarbatif. Mais rassurez-vous, maintenant on est adultes : on n’a plus peur des légumes, pas vrai ? Surtout quand il s’agit de… vivre plus longtemps ! En effet, les légumes (très) verts ont de très nombreux pouvoirs souvent insoupçonnés…

Pour faire simple, les légumes verts dont nous allons parler sont principalement de la famille des « crucifères » : brocoli, le chou-fleur, le chou de Bruxelles, chou Kale très en vogue, navet, chou rouge, roquette, feuilles de moutarde…. Mais aussi les plus courants auxquels on pense comme les épinards, les poireaux, les pois (petits ou gourmands, ou fèves) ou le céleri. Moins intéressants sont le concombre ou les haricots verts.

Ces super-légumes sont une incroyable  source de vitamine C, de calcium et d’antioxydants. Riches en  fibres solubles et insolubles bonnes pour le transit et la santé des intestins, ils regorgent aussi de flavonoides et de caroténoïdes (oui oui comme dans la carotte alors qu’elle est orange), ces substances protectrices anti oxydantes qui vont jouer sur la santé.

Parmi tous les légumes bénéfiques à la santé par leur apport en micronutriments et vitamines, les crucifères recensent le plus de molécules aux propriétés anticancéreuses, dont plusieurs polyphénols et des glucosinolates. Ce glucosinate en particulier se transforme lors la mastication ou de la cuisine de ces légumes en sulphorafane, une molécule rare qui agit sur une enzyme permettant de protéger l’ADN. C’est elle qui fait baisser les risques de cancers et le champion toute catégorie qui en contient est le brocoli.  Les antioxydants ont aussi un rôle majeur dans la réduction des risques de maladies cardiovasculaires et de cholestérol, ils renforcent les vaisseaux et réduisent l’oxydation (comme leur nom l’indique). En bref, en incorporant ces légumes très verts dans notre alimentation courante 3 à 4 fois chaque semaine, on fait non seulement le plein de vitamines, minéraux et nutriments, mais on protège nos cellules sur le long terme ! Attention, on les préfère crus ou cuits à la vapeur pour préserver un maximum de leurs bienfaits ! A vos assiettes !

Anne Thoumieux

Source : Les légumes très verts, alliés santé anti cancer

20170212 – News / Obésité : des différences selon le statut social des parents

Les enfants d’ouvriers sont jusqu’à quatre fois plus touchés que ceux des cadres.

 

Les Français pas tous égaux face à l’obésité. C’est la conclusion d’une étude publiée mercredi par la Drees, la direction statistique du ministère de la Santé. Pour en arriver à cette conclusion, l’étude  s’est intéressée à plus de 8 000 élèves scolarisés en classe de CM2.

Si le sexe ne joue aucun rôle, les inégalités sociales sont parties prenantes. Ainsi, seuls 1,3% des enfants de cadres sont obèses à 10 ans, contre 5,5% des enfants d’ouvriers, soit quatre fois plus. Concernant le surpoids, moins sévère que l’obésité, 11% des enfants de cadres sont concernés, et 16% des enfants d’ouvriers.

L’alimentation en cause

Parmi les causes relevées, le comportement alimentaire. En effet, les enfants de catégories socioprofessionnelles supérieures auraient des comportements « plus propices à la préservation de leur santé », que les enfants d’ouvriers selon les termes de l’étude.

C’est-à-dire qu’ils prennent davantage un petit-déjeuner (88% contre 79%), mangent plus de légumes (42% contre 27%) et font davantage de sport (78% contre 67%). Autre facteur à risque, la présence plus importante d’une télé ou d’un ordinateur dans la chambre de l’enfant.

Source : Obésité : des différences selon le statut social des parents

20170108 – [TEMOIGNAGE] FIV : un père raconte son parcours du combattant – Topsante.com

[TEMOIGNAGE] Pendant trois ans, Paul Canuhèse*, 49 ans, a vécu cinq protocoles de FIV (fécondation in vitro) avec sa femme Emma. Au fil des échecs jusqu’à l’espoir retrouvé, il confie sa difficulté d’homme à se situer dans ce parcours.

« Cela faisait plus d’un an que nous essayions de faire un bébé. En vain. Lorsque le médecin généraliste m’a révélé que j’étais 100 % stérile et que, jamais, je n’aurais d’enfant, vu les résultats de mon spermogramme, malgré mon amour pour Emma, je lui ai annoncé que je la quittais. Puisque j’étais dans l’incapacité de lui donner ce que nous souhaitions le plus, je lui donnais l’espoir de le trouver avec un autre. Elle a refusé net. Notre amour l’emportait.

Dès lors, notre vie a pris l’allure d’une comédie, celle d’un couple sans enfant, heureux malgré tout. Le leurre n’a tenu qu’un temps et, à bout, nous avons consulté le gynécologue d’Emma. Ce jour-là, il a changé ma vie : je n’étais pas stérile, mais infertile . Et une technique de PMA (procréation médicalement assistée ) permet d’avoir un enfant malgré mon oligo-asthéno-tératospermie, à savoir une majorité de spermatozoïdes mal formés, peu actifs ou trop faibles pour féconder l’ovocyte. Il a parlé de FIV avec ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde, voir encadré), consiste à insérer directement le spermatozoïde dans l’ovocyte.

« Je n’étais pas stérile mais infertile, et une technique de PMA permet d’avoir un enfant… « 

Au lieu d’ICSI, nous avons compris « exquis ». Nous allions donc faire un « exquis » pour avoir un enfant, et l’espoir est revenu. Paradoxalement, plus le protocole médical de la FIV avançait, plus je me sentais mis à l’écart. Emma endurait des injections d’hormones pour stimuler la production d’ovocytes par ses ovaires, puis le déclenchement de l’ovulation et la ponction des ovocytes, pour réaliser l’ICSI et de concevoir les embryons. Moi, j’avais le sentiment d’être inutile, de faire le taxi, jamais personne de l’équipe de PMA ne s’adressait à moi, on ne m’impliquait pas, j’étais comme une plante verte à côté d’elle. Sur le plan médical, je n’étais sollicité que le jour où je devais effectuer le recueil de spermatozoïdes au sous-sol. Dans le parcours d’une FIV, le rôle de l’homme n’est pas défini et personne ne nous dit rien. J’ai mis pas mal de temps à trouver ma place dans ce protocole centré sur les femmes. Ce sentiment d’isolement et d’exclusion est terrible, on ressasse, muré en soi. Mon ami du moment a été une feuille de papier, c’est ainsi que j’ai écrit mon livre… Alors qu’Emma copinait avec les patientes et l’équipe soignante, moi, je n’ai parlé à aucun homme. Il faut dire que l’on est comme muselé par le poids de la culpabilité et de la honte qui inhibe toute communication.

L’infertilité fait que l’on se sent diminué, presque un « sous-homme » parfois. Et puis, il y avait ce grand paradoxe qui voulait que ce soit Emma qui subisse l’intégralité d’un traitement lourd quand c’était moi qui souffrais de l’anomalie…

J’avais le plus grand mal à me faire à cette idée.

Pour résoudre notre problème de procréation, rien ne pouvait venir de moi. Les moyens d’avoir un enfant par FIV échappent totalement à l’homme. Il faudrait que l’équipe médicale nous implique davantage. J’aurais aimé que l’on me dise que j’avais un rôle et une importance, que l’on m’explique aussi le déroulement de chaque étape.

« J’ai mis du temps à trouver ma place dans ce protocole centré sur les femmes. « 

J’aurais mieux vécu les échecs des premières FIV, si j’avais su qu’une réimplantation d’embryon ne signifie pas qu’une grossesse va forcément se développer. Car pour moi, réimplantation signifiait que j’allais être père. Ce qui est difficile aussi, c’est de voir la sexualité du couple passer de très harmonieuse à un quasi-néant. Les rapports sexuels dénués de toute idée de reproduction deviennent inconsciemment superflus. Le plaisir perd sa légitimité, il revêt un aspect triste, voire déplacé. C’est à la quatrième FIV que j’ai vraiment pris ma place et mon attitude a changé : j’ai décidé d’entreprendre une cure massive de vitamine B12 et de zinc, car une étude montrait que cela doublait le nombre de spermatozoïdes.

Et de ne plus boire d’ alcool , qui pouvait favoriser le risque de fausse couche après la réimplantation de l’embryon. Le médecin m’y encouragea. Cette tentative était en principe la dernière. Ma vie était en jeu, je devais donc y tenir un rôle.

« Être là », c’est tout ce à quoi on m’avait cantonné. Je ne pouvais plus m’en satisfaire. J’avais besoin de croire que, moi aussi, j’accomplissais des actes utiles pour nous, notre couple et notre bébé.

Ma place était au premier rang de sa conception. Je réclamais ce rôle. C’était celui de ma vie.

Mais il a fallu une cinquième FIV pour que je devienne papa. Le bonheur de ma vie. Notre fils a aujourd’hui 9 ans. Nous gardons l’espoir de lui donner un petit frère, naturellement cette fois. Après des FIV, il arrive que des grossesses naturelles se développent, alors les périodes d’ovulation d’Emma sont cochées au calendrier. »

*Auteur de « FIV à papa », éd. Jourdan PixL.

Pour aller plus loin

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FIV : calculez vos chances de succès

Infertilité : et si c’était lui ?

Source : [TEMOIGNAGE] FIV : un père raconte son parcours du combattant – Topsante.com

20161212 – Un couple autorisé à congeler le cordon ombilical de son bébé

Le tribunal de Grasse a donné son accord à la procédure pour des raisons thérapeutiques, a expliqué lundi l’avocat des parents.

Source : Un couple autorisé à congeler le cordon ombilical de son bébé

20161201 – News : Sida : ces chiffres qui en disent long sur la méconnaissance des Français

Plus de 6.000 Français se découvrent séropositifs chaque année. Pourtant, la maladie reste encore largement méconnue.

Plus de 6.000 Français se découvrent séropositifs chaque année, et ce depuis plus de 10 ans. Il y aurait, au total, 150.000 personnes atteintes du VIH aujourd’hui en France, pour environ 300 morts par an liées au virus (selon des chiffres de l’INVS en date de 2011). Pourtant, la maladie reste encore largement méconnue. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, Europe 1 vous présente quelques chiffres qui soulignent l’ignorance des Français autour du virus.

  • 29.000

C’est le nombre de porteurs du VIH qui s’ignorent, selon des chiffres avancés en 2013 par l’Institut national de veille sanitaire (INVS). Toutefois, d’après l’Agence santé publique France, le nombre de dépistage est en hausse de 3% en 2015. Comme les années précédentes les trois quarts des 5 millions de sérologies VIH réalisées en France en 2015 l’ont été par des laboratoires de ville, tandis que les tests rapides (ou TROD) proposés par les associations à des populations qui échappent au dépistage (comme les migrants ou certains HSH) se sont stabilisés aux environs de 62.000 l’an dernier, comme en 2014.

Quelque 90.000 autotests de dépistage ont par ailleurs été vendus entre septembre 2015 – date de leur lancement en pharmacie  – et septembre 2016. Toutefois, l’Agence déplore encore l’hésitation des médecins à prescrire des tests de dépistage du VIH : seuls 39% de tous les cas de séropositivité sont détectés à un stade précoce. Pour savoir quelle forme de test correspond le plus à vos attentes, le site sexosafe, mis en ligne par l’Agence de santé public, vous fait une présentation détaillée de toutes les formes de dépistage.

  • 20%

C’est  le nombre de 15-25 ans qui, selon l’Ifop (mars 2016), pensent que l’on peut attraper le sida en s’embrassant. 15% d’entre eux pensent même que l’on peut contracter le virus en s’asseyant sur la cuvette des toilettes. Sont-ils donc particulièrement précautionneux ? Pas vraiment. Toujours d’après l’Ifop, ils sont environ 9% à être exposés « fréquemment » à des risques de contamination, soit trois points de plus qu’un an plus tôt. D’après Harris Interactive (mars 2016), seulement la moitié des 18-35 ans célibataires utilisent un préservatif à chaque rapport. 30% d’entre eux ignorent que les maladies sexuellement transmissibles peuvent se transmettre par voie anale. Et 23% rejettent, à tort, la possibilité d’une contamination par voie orale.

Pour rappel, le Sida se transmet après le contact entre une muqueuse et un liquide transmetteur : le sang, le sperme, le liquide pré-séminal (liquide qui s’écoule du sexe de l’homme avant l’éjaculation), les sécrétions vaginales de la femme, voire le lait maternel. A en croire l’Agence santé publique France, parmi les personnes ayant appris leur séropositivité en 2015, 74% ont été contaminées par rapports sexuels avec des hommes (83% des hommes), 25% par rapports hétérosexuels (94% de femmes et 17% des hommes) et 0,7% par usage de drogues injectables. 12% des découvertes de séropositivité concernent des jeunes de moins de 25 ans et, parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans cette tranche d’âge, le nombre de diagnostics positifs a triplé depuis 2003.

Le préservatif reste le meilleur moyen de se protéger contre la transmission du virus. Pour les personnes déjà séropositives, il existe plusieurs traitementspermettant de réduire considérablement le risque de transmission. Mais le risque zéro n’étant pas avéré, il est tout de même recommandé d’accompagner ces traitements du port d’une capote.

  • 17%

Toujours selon le sondage Ifop, réalisé en mars dernier pour Aides au moment du Sidaction, 17% des 15-25 ans déclarent ne plus avoir peur du sida. Ils sont également 22% à penser que l’on peut en guérir définitivement. Or, il n’existe pour l’heure aucun moyen de guérir du sida. Certains traitements à vie permettent de vivre plus longtemps et avec de moins en moins d’effets secondaires au gré des avancées de la science.

Il existe aussi un traitement dit « post-exposition », ou traitement d’urgence. En clair, si vous avez eu un rapport à risque, vous pouvez vous rendre dans un service d’urgence dans les 48 heures et bénéficier d’un traitement d’un mois, qui empêchera la réplication du VIH avant qu’il n’envahisse l’organisme. Un  traitement préventif est également proposé pour les personnes les plus à risques (les « multipartenaires »). Pour y avoir accès, vous pouvez vous rendre dans l’un des multiples centres de prévention présents en France.

Source : Sida : ces chiffres qui en disent long sur la méconnaissance des Français

20161129 – Perturbateurs endocriniens : 100 scientifiques sonnent l’alarme

100 scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur les perturbateurs endocriniens. L’inaction règne dans l’Union européenne. L’industrie est accusée de cultiver le retard..

ls sont partout. Dans les cuisines, les salles de bain ou de jeux, les jardins… L’ensemble de la maison est contaminé par les perturbateurs endocriniens. La pollution va des cosmétiques aux pesticides en passant par les canettes alimentaires. Et pourtant, rien ne limite notre exposition. L’heure du ras le bol a sonné pour 100 scientifiques du monde entier. Dans les colonnes du Monde, ils dénoncent les pressions de l’industrie pour maintenir le flou autour de ces produits qui perturbent le système hormonal.

Des cancers en hausse

Parmi les signataires, des noms bien connus du domaine, comme Rémy Slama – directeur de recherche à l’Inserm – ou encore Barbara Demeneix – endocrinologue à l’Inserm. Tous s’accordent sur un point : la réglementation est loin d’être suffisante autour des perturbateurs endocriniens. En cause, selon eux, les « marchands de doute », à savoir les industriels. Son arme : des scientifiques liés aux fabricants qui utilisent ces produits. Car les signataires prennent clairement position contre l’industrie. Ils l’accusent de déformer des données scientifiques et d’entretenir un flou savant dans un domaine où la controverse n’a pas lieu.

Plusieurs pathologies dans lesquelles les hormones entrent en compte connaissent une hausse : les cancers du sein et des organes génitaux, les malformations génitales, ou encore les troubles du développement cérébral. Les causes sont multiples, concèdent les auteurs de cette tribune. Le mode de vie entre en ligne de compte. Mais l’omniprésence des perturbateurs endocriniens est loin d’être anodine. Les scientifiques estiment qu’il est de leur responsabilité de relancer le débat afin de faire réagir les décideurs.

Une stratégie payante

La solution est simple, à en croire la tribune. Seule une réglementation plus stricte, au niveau des Etats et de l’Union européenne, permettra de limiter l’exposition à ces produits chimiques. Mais Bruxelles ne semble pas prête à franchir ce pas. Sa définition des perturbateurs endocriniens a tardé à se faire connaître, et son contenu laisse à désir. Le retard s’accumule et la COP 21 devrait avoir un impact limité. Pour preuve, aucun pays n’a encore franchi le pas de la législation.

A cette immobilité, les signataires ne voient qu’une explication : l’industrie multiplie les efforts pour retarder les actions de prévention. « Cette même stratégie a été utilisée par l’industrie du tabac, contaminant le débat, semant le doute dans la population et minant les initiatives des dirigeants politiques et des décideurs pour développer et adopter des réglementations plus efficaces », dénoncent les auteurs.

A l’heure où François Fillon aborde la suppression de la notion de principe de précaution, le problème est on-ne-peut-plus d’actualité.

Source : Perturbateurs endocriniens : 100 scientifiques sonnent l’alarme