20181012 – News : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas » : la colère de François Ruffin après le rejet d’une loi pour les élèves handicapés

Le député de La France insoumise a reproché aux députés LREM d’avoir rejeté ce texte porté par un élu des Républicains

 

« Vous n’avez pas honte ? Honte de votre paresse ? Honte de votre sectarisme ? » Le député de La France insoumise François Ruffin a exprimé sa colère dans l’hémicycle, jeudi 11 octobre, après le rejet d’une proposition de loi sur les élèves handicapés, portée par un député Les Républicains. Le député de la Somme s’est adressé aux élus de la majorité LREM : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas. »

La proposition de loi d’Aurélien Pradié (LR) prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap. Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire.

« Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », a plaidé Aurélien Pradié.

Un vote sans examen du texte

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avec le soutien de la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a rétorqué que des mesures avaient déjà été prises en ce sens et a renvoyé ces propositions à la concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées.

Source : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas » : la colère de François Ruffin après le rejet d’une loi pour les élèves handicapés

Avis Pimpf : je ne peux que le soutenir dans sa démarche , il y a tellement à faire pour intégrer les enfants dans le circuit  » classique » de l’éducation nationale dont les solutions restent souvent très local et reposent beaucoup sur les parents…

Publicités

20180903 – disparition progressive du plastique

Le plastique va disparaître progressivement des cantines toulousaines via 20 Minutes
— À lire sur m.20minutes.fr/toulouse/2329483-20180903-toulouse-plastique-disparaitra-progressivement-cantines-toulousaines-partir-janvier

du moins pour les cantines c’est déjà cela !

20180713 – Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Une voiture électrique Autolib’ en octobre 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP
  • Un collectif d’élus s’est formé autour de Philippe Brillault, maire LR du Chesnay, pour contester fermement la fin du service Autolib’ en Ile-de-France.
  • A l’issue de la réunion des élus et du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole ce mercredi, le collectif va déposer un recours au tribunal administratif et demander un référé.

« Vous me prenez pour une bille ! » La voix de Philippe Brillault, mairie LR du Chesnay (Yvelines), s’élève dans la salle des fêtes de la mairie du 12e arrondissement de Paris, où avait lieu mardi la réunion des élus franciliens avec le conseil syndical Autolib’Vélib’Métropole (SAVM).

Face à la virulence de Philippe Brillault, la présidente du SAVM Catherine Baratti-Elbaz peine à cacher son agacement, tandis que quelques élus ne peuvent réprimer un sourire. Un collectif d’une vingtaine de communes s’est formé autour du maire du Chesnay pour protester contre la fin du système d’autopartage  Autolib’. Et ses membres semblent ne pas avoir dit leur dernier mot.

« Qui ne conteste pas acquiesce »

Le collectif reproche notamment un « excès de pouvoir » de la maire PS de Paris Anne Hidalgo envers les communes plus petites ou plus lointaines de l’Ile-de-France. « Paris fait les choses sans nous. C’est inadmissible de ne pas avoir toutes les informations – ou trop tard – sur le sujet », peste Benoît Blot, adjoint à la mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et soutien de Philippe Brillault.

Parmi les communes, Arcueil (Val-de-Marne) s’inquiète de la « capacité à agir » de Smovengo alors que l’entreprise « annonce beaucoup ». Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) s’interroge sur le bon déroulement des objectifs par Smovengo. « On a payé un lourd tribut, nous les communes de banlieue. On espérait une égalité de traitement entre les villes », tranche Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

« Ne rien faire c’est accepter », prévient finalement Philippe Brillault, détachant chaque syllabe en dévisageant ses confrères. Avant de croiser à nouveau le regard de Catherine Baratti-Elbaz : « Nous voterons contre dans tous les cas. On ne peut juste pas accepter ça. » Le collectif envisage donc de déposer un recours au tribunal administratif. Mais pour devancer les deux mois de prise en charge de ce recours, elles comptent aussi demander un référé et se sont entourées de trois cabinets d’avocat.

Une solution transitoire pour l’été

Les Vélib’ résistent tant bien que mal, mais ne sont pas oubliés par les élus mécontents. Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) regrette ainsi amèrement le retard et l’abandon parfois de la construction de certaines stations, pour un coût souvent flou et très élevé. « Nous allons accompagner les maires », promet de son côté le SAVM.

En attendant de tomber d’accord, les élus ont décidé de faire un geste pour les usagers : du 16 juillet au 31 août, la première demi-heure de Vélib’ mécanique ou électrique est offerte. Le syndicat a annoncé également le remboursement des abonnements de juin, juillet et août.

Source : Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Avis Pimpf  : Ce sont encore les parisiens et aussi les communes de la banlieue de Paris qui vont devoir payer, suite à des choix desastreux de la mairie de Paris …

20180427 – SNCF : pourquoi la grève par intermittence est en train de se retourner contre les syndicats

La grève par intermittence à la SNCF est-elle en train de s’essouffler ? Dimanche, le patron de l’entreprise, Guillaume Pepy, assurait que le mouvement « s’érod[ait] lentement ». Le lendemain, le taux de grévistes s’élevait à 17,45% selon la direction, soit le taux le plus bas communiqué depuis le début du mouvement, même si la mobilisation des agents indispensables à la circulation des trains restait élevée.

Sur le terrain aussi, les cheminots commencent à s’interroger sur la stratégie décidée par l’intersyndicale, qui a préféré miser sur une mobilisation longue et épisodique plutôt que sur une grève reconductible. Lors d’une assemblée générale organisée lundi à Paris, à laquelle a assisté franceinfo, certains salariés plaidaient ainsi pour un durcissement du mouvement.

C’est une grève qui paralyse deux jours sur cinq. Quand on veut faire la grève de la faim, qu’on arrête de bouffer deux jours et qu’on mange trois jours, ce n’est pas une grève de la faim, c’est un régime.Anas, délégué SUD-Railà franceinfo

« Une sorte de routine »

« Après une dizaine de jours de mobilisation, ce qui me semble le plus contre-productif est l’impression que cette grève s’est installée dans une sorte de routine. Cela se ressent dans le traitement médiatique du sujet, qui est presque devenu une forme de ‘marronnier’ comparable à la météo du jour ! » estime Stéphane Sirot, historien spécialiste des mouvements sociaux et professeur à l’université de Cergy-Pontoise, interrogé par franceinfo.

« L’entreprise s’est aussi adaptée : il est désormais possible de réserver des billets pour les jours de grève jusqu’à quinze jours en avance, contre 24 heures au début du mouvement, continue ce spécialiste. Les usagers aussi parviennent, bon an mal an, à faire avec la grève ou à la contourner. » Certains services de transport par autocar ont ainsi enregistré une hausse de 70% du nombre de réservations, rapporte Le Parisien. Ironie du sort, relevée par le quotidien, la grève profite même à certaines filiales de la SNCF, comme Ouibus (transport par autocar), Ouicar (location de voiture entre particuliers) ou iDvroom (covoiturage).

« Finalement, on se retrouve dans un conflit qui a du mal à obtenir des concessions du pouvoir politique, car il n’a pas la capacité perturbatrice suffisante pour faire bouger un exécutif qui apparaît déterminé dans sa volonté de passer en force », résume l’historien.

« Le mouvement commence à peser sur les salaires »

Les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD et CFDT) se réunissent mardi pour discuter des suites à donner à la grève. Faut-il s’attendre à un durcissement du mouvement à l’issue de cette réunion ? Difficile à dire, estime Stéphane Sirot. « Avec son attitude inflexible, le gouvernement cimente l’unité syndicale : la CFDT et l’Unsa, qui refusaient l’idée d’une grève reconductible, voient bien que le gouvernement ne fait rien pour résoudre le conflit », analyse l’historien. En même temps, les grévistes les plus déterminés « se mobilisent aujourd’hui pour la dixième fois en quelques semaines », rappelle-t-il. 

https://datawrapper.dwcdn.net/4Wa1Z/3/

Source : SNCF : pourquoi la grève par intermittence est en train de se retourner contre les syndicats

20180404 – News :  Le taux de participation à la grève de la SNCF est de 29,7%, annonce la direction

Des voyageurs en gare de Saint-Lazare à paris, mardi 3 avril 2018. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO / AFP)

Bis repetita sur les quais de gares. Mercredi 4 avril, les cheminots entament leur deuxième jour de grève contre la réforme de la SNCF prévue par le gouvernement. Le taux de participation à la grève atteint 29,7%, selon la direction de la SNCF, contre 33,9% la veille.

 Une grève très suivie par les conducteurs et contrôleurs.Le taux de conducteurs en grève a légèrement reculé, à 74%, contre 77% mardi. En revanche, il y avait davantage de contrôleurs en grève: 77%, contre 69% la veille. Idem pour les aiguilleurs, en grève à 46% (contre 39%).

 Retour progressif à la normale jeudi. La direction de la SNCF annonce un « retour progressif à la normale » jeudi, mais le trafic sera encore perturbé sur les lignes régionales : trafic TGV est annoncé « quasi-normal », trois trains sur quatre sont prévus pour les « trains du quotidien » (Transilien en région parisienne, TER en régions) et trois sur cinq pour les Intercités. Des perturbations pourront subsister en début de matinée.

 Un trafic toujours très perturbé. Un TGV sur sept devrait rouler (c’est un peu mieux que la veille). Entre un RER sur deux et un sur six devraient circuler. La circulation des TER et des Intercités devrait être comparable à celle de mardi, avec respectivement un train sur cinq et un sur huit sur les rails. Même chose pour le trafic international, avec un trafic quasi normal sur le Thalys, trois Eurostar sur quatre, mais pas de train vers l’Italie, la Suisse ou l’Espagne et un sur trois vers l’Allemagne.

Source : DIRECT. Le taux de participation à la grève de la SNCF est de 29,7%, annonce la direction

20180404 – News : « Insultes, crachats, coups » : le quotidien des médecins n’a jamais été aussi violent

Médecin généraliste (photo d’illustration). (VALINCO/SIPA)

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a enregistré l’an dernier plus de 1.000 agressions. Plus de la moitié des victimes sont des femmes.

Par L’Obs

« Il va falloir une sérieuse prise de conscience du gouvernement », prévient d’emblée Hervé Boissin, ce mercredi 4 avril, dans les colonnes du « Parisien« . Le coordonnateur de l’Observatoire de la sécurité, créé en 2003, fait part de son indignation quant aux derniers chiffres enregistrés, l’an passé, par le Conseil national de l’Ordre des médecins : plus de 1.000 agressions ont été recensées, commises sur 51% de femmes, révèle le quotidien. Jamais, depuis la création de l’Observatoire, le nombre de violences physiques et verbales contre les médecins généralistes et les spécialistes n’a été si élevé.

Le quotidien publie notamment le témoignage de Claire Marie, médecin de 35 ans qui exerce dans un cabinet de Dunkerque (Nord). Elle rapporte l’agression qu’elle affirme avoir subie, le 29 décembre dernier, de la part d’un patient quinquagénaire qu’elle avait déjà reçu. « Je lui ai demandé ce qui l’amenait, il m’a rétorqué que j’avais des questions idiotes. […] Puis il m’a lancé que j’examinais mal, qu’il ne m’aimait pas… Je lui ai dit que ça suffisait et l’ai raccompagné. » Il la frappe alors au visage, rapporte la jeune femme, qui a porté plainte et dont le procès est prévu en septembre prochain.

« Insultes, crachats, vols, agressions sexuelles, coups »

Les femmes médecins sont désormais les plus concernées, selon l’étude du Conseil national de l’Ordre des médecins consultée par « le Parisien ». Elles représentent 51% des victimes enregistrées l’an passé, contre 46% en 2016. Le quotidien rappelle que le fait que les femmes soient de plus en plus nombreuses dans la profession joue un rôle, mais pas seulement. « Pour certains, elles sont clairement une cible », assure d’ailleurs Hervé Boissin au quotidien. Il indique qu’elles sont victimes « d’insultes, crachats, vols, agressions sexuelles, coups ». Dans la moitié des cas, l’agresseur est le patient, qui estime notamment la prestation trop « lente », ou qui est « mécontent de ne pas avoir obtenu telle ou telle ordonnance. »

« Etre agressé alors qu’on soigne, c’est purement intolérable. Si la mesure du problème n’est pas prise et si rien n’est fait, on va voir des médecins quitter certains zones, réduire leur présence le soir, ne plus faire de visites à domicile… » alerte par ailleurs Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, un regroupement d’associations de patients. Le coordonnateur de l’Observatoire de la sécurité Hervé Boissin renchérit, auprès du quotidien toujours :

« Les pouvoirs publics doivent réagir et notamment le ministère de l’Intérieur. »C. R.

L'Obs

L’Obs

Source : « Insultes, crachats, coups » : le quotidien des médecins n’a jamais été aussi violent

20180404 – News : Un mois avant le meurtre de Maëlys, une «ex» de Lelandais portait plainte contre lui

En juillet 2017, une ex-petite amie du meurtrier avait déposé plainte à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin pour «mise en danger de la vie d’autrui avec risque immédiat de mort». Elle voulait alerter sur la personnalité de Nordahl Lelandais.

Un nouveau témoignage à charge vient confirmer la personnalité trouble de Nordahl Lelandais, l’ex-maître-chien qui a avoué les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Noyer. Un mois avant l’enlèvement de la jeune fille, une ex-compagne du meurtrier avait déposé plainte pour «mise en danger de la vie d’autrui avec risque immédiat de mort», selon une information de RTL et du Parisien .

Karine, 38 ans, a subi les violences et le harcèlement de Nordahl Lelandais lorsqu’elle a voulu le quitter en décembre 2016. Elle l’avait connu quelques mois plus tôt, en mai 2015, sur un site de rencontres. Ils avaient une passion commune pour les chiens. Il lui disait qu’elle était l’amour de sa vie et qu’il voulait des enfants avec elle. Mais quand elle découvre qu’il lui ment et qu’il la trompe, elle décide de rompre leur relation. «Il l’a giflée violemment. Il ne voulait pas de cette séparation», explique au Parisien l’avocat de la jeune femme, Me Ronald Gallo.

«Ça va être grave pour toi!»

Commence alors un cycle de violences morales et physiques. Karine change de numéro, mais Nordahl Lelandais continue de la harceler, raconte Le Parisien. Un jour, armé d’un taille-haie, il la surprend dans la forêt où elle promène son chien. Un autre, il la bloque dans la circulation à Pont-de-Beauvoisin avec sa voiture et lui lance: «Ça va être grave pour toi!» Elle se rend une première fois à la gendarmerie avec l’intention de dénoncer ce qu’elle subit, mais sans succès. «On lui a rétorqué qu’elle n’avait pas de preuve, qu’il fallait même qu’elle arrête de provoquer Lelandais», explique son avocat dans les colonnes du journal.

Mais le 18 juillet 2017, l’ex-militaire fonce sur elle en voiture. «Au volant de son véhicule, Lelandais a foncé sur ma cliente qui se trouvait dans sa voiture. Elle dit avoir échappé de peu à la collision et à un accident», poursuit Me Gallo. Elle se rend à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin, où Nordahl Lelandais se trouve déjà pour tenter de la dissuader de porter plainte. Mais elle tient bon. «Les gendarmes ont pris sa plainte et le parquet de Chambéry a qualifié les faits de mise en danger de la vie d’autrui avec risque immédiat de mort. Ce qui n’est quand même pas rien!», ajoute Me Gallo. Un mois plus tard, le 27 août 2017, Nordahl Lelandais enlevait la petite Maëlys à un mariage à Pont-de-Beauvoisin, et la tuait.

Le 12 septembre 2017, Karine déposait une nouvelle plainte contre Nordahl Lelandais pour «atteinte à la vie privée», après avoir découvert que l’homme avait publié sur le site pornographique You Porn des vidéos de leurs relations sexuelles où l’on voyait son visage. Aujourd’hui, la jeune femme ne veut pas apparaître seulement comme une témoin dans le dossier Lelandais, mais bien comme une victime. Elle a le sentiment d’avoir échappé au pire: «J’ai été sauvée par la mort de Maëlys», dit-elle, amère.

Source : Un mois avant le meurtre de Maëlys, une «ex» de Lelandais portait plainte contre lui