20170325 – Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Touristes russes | UPPLANDSMUSEET LANSMUSEUM via Flickr CC License by

Le site du ministère des Affaires étrangères russe a mis en ligne une liste de recommandations pour les touristes russes à l’étranger. Le ministère parle d’«éléments généraux de comportement» mais, en gros, il s’agit de prévenir les touristes qu’à l’étranger, ils ne pourront pas être aussi ouvertement racistes, homophobes, sexistes et antisémites qu’en Russie.

«Dans les pays avec de fortes populations noires, évitez d’utiliser les mots nègre, négro et leurs dérivés» explique le site, traduit par le Moscow Times.

Le ministère donne ensuite des conseils par pays, et la section Kenya ne peut que surprendre:

«Comparer un Kenyan à un singe peut provoquer de très fortes réactions, ainsi que le fait de remettre en question ses capacités mentales.»

En France, le Russe doit faire attention à ne pas être trop sexiste ou homophobe:

«Il est nécessaire d’éviter tout comportement envers les femmes qui pourrait être considéré comme “sexiste”. Il est aussi souhaitable de ne pas faire de commentaires sur les membres de la communauté LGBT, et de ne pas leur parler en utilisant des mots ou des gestes insultants.»

Les touristes sont aussi sommés de ne pas «manquer de respect pour la langue française». Selon le ministère, commander des plats au restaurant avec un fort accent russe peut vite mal tourner.

  «Essayer de prononcer les noms de plats en français sans connaissance des règles de la langue française peut mener à des conflits.»

Le Canada dangereux?

Comme la France, le Canada est décrit comme un pays potentiellement dangereux pour le touriste russe sexiste et homophobe:

«Ce n’est pas l’endroit idéal pour raconter des blagues “obscènes de mec” ou des blagues sur les personnes “non-traditionnelles”».

Le ministère recommande  d’être particulièrement vigilant dans les quartiers gays de Toronto, Montréal et Vancouver, où les comportements homophobes sont passsibles «d’amendes et même d’inculpation pour “crime de haine”.»

Les lois russes sont en effet à l’opposé de celles-ci. En 2013, quatre touristes hollandaisavaient été arrêtés en Russie parce qu’ils avaient parlé de droits des personnes LGBT avec des jeunes, un type de discussion interdit par une loi anti-gay récente.

Tout comme on ne peut pas être trop raciste au Kenya, le ministère précise qu’il faut aussi éviter l’antisémitisme en Israël.

«Il est inadmissible d’utiliser le mot « zhid », soit youpin, en parlant à un juif, même s’il celui-ci ne parle pas russe.»

Source : Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Avis Pimpf : cela montre bien la considération du gouvernement russe pour les pays étrangers, par contre attention à l’amalgame, tous les russes ne sont pas xénophobes ou racistes

20170324 – Les états d’esprit du vendredi by Fedora & The Postman 2017#S12

Voici ma contribution à ce  questionnaire hebdomadaire qui a été initié  par Fedora/Zenopia  et  The Postman.

Il y a aussi un tableau pinterest collectif (dont chacun doit partager son image) et une playlist sur youtube (Fedora ajoute les morceaux de cette playlist)

Le questionnaire ? le voici 

Fatigue :

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Un peu  de fatigue oui , cette semaine a été assez tendue plutôt au niveau perso , donc le week-end fera du bien pour se poser.

Humeur :

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Bonne on va dire , même si je suis un peu moins patient fatigue aidant…

Estomac :

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ça va , ça vient…

Condition physique :

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La semaine n’a pas trop aidé à l’activité physique comme j’étais assez retenu à la maison , ce n’a pas été une semaine de dépense physique et donc pas de Tai Chi 😦

Esprit :

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impatient de partir un peu en vacances tous les 4 cela va nous faire du bien.

Boulot :

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Un peu hachée cette semaine, mais le point positif est que j’ai pu bosser à un site proche de la maison et ça fait du bien de pouvoir aller au boulot en 10 minutes à pied. mais c’est temporaire, la semaine prochaine retour au site classique.

Reste :

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Ai fini Orphan Black Saison 1, cette semaine ai continué Walking Dead Saison 5 ( épisode 10  en cours), Sleepy Hollow Saison 3 ( épisode 8 en cours) je n’ai pas eu trop le temps d’avancer sur les Star Trek all series. Ah si j’ai fini le week-end dernier la Saison 1 d’Iron Fist , qui m’a parue un peu moue je dois avouer.

Penser à :

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préparer les affaires la semaine prochaine pour partir en vacances

Avis perso :

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Vivement que ces élections passent et que l’on soit fixé sur notre sort car cette campagne pue vraiment

Message perso :

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Amuses toi bien à la montagne /ski ma puce.

Loulous :

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P Jr malade en fin de semaine avec fièvre, rhino-pharyngithe, a passé 2 jours chez ses grands parents
P Cadet malade le week-end dernier et en début de semaine, ai du le garder à la maison Lundi et Mardi,  ça va mieux maintenant

Amitiés :

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Vu des amis le week-end dernier rien prévu ce week-end. à voir.

Love :

Partie au Ski avec le CE de sa boite à Courchevel,  j’espère qu’elle va bien s’amuser et surtout rentrer en un seul morceau

Sorties :

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nada, rien rester à la maison et se poser

Divers :

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Nada 🙂 C’est le printemps youpi 🙂

Courses :

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le frigo est plein donc tout va bien

Envie de :

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Voir du Depeche Mode en live pour de vrai 🙂

‘Zic:

DM Live 🙂

20170324 – News : Le débat sur le rôle du hasard dans le cancer relancé

De gauche à droite, pourcentages de mutations génétiques critiques attribuables à l’hérédité, au hasard (« replicative ») ou à l’environnement, en fonction des localisations des cancers. SCIENCE-TOMASETTI ET AL.

Le poids dans la cancérogenèse de mutations aléatoires de l’ADN fait l’objet d’une nouvelle étude, deux ans après la présentation de travaux controversés.

« La faute à pas de chance. » Début 2015, une étude, dont la présentation laissait entendre que deux tiers des tumeurs relèveraient de mutations aléatoires plutôt que de facteurs environnementaux ou héréditaires, avait fait grand bruit.

Et attiré bon nombre de critiques méthodologiques : les cancers du sein et de la prostate, les plus nombreux, n’avaient pas été pris en compte et seule la population américaine avait été considérée.

De plus, le message relayé sans nuance pouvait être dévastateur : à quoi bon arrêter de fumer ou adopter des comportements vertueux si la grande majorité des tumeurs ont pour origine le hasard de mutations au cœur des cellules-souches ? N’y avait-il pas là un argument trompeur pour dédouaner aussi les pollutions et les expositions professionnelles, s’étaient insurgés certains observateurs.

Lire aussi :   Non, le cancer n’est pas le fruit du hasard !

Analyses génomiques

Deux ans après cette première étude publiée dans Science, ses auteurs exposent dans la même revue, vendredi 24 mars, de nouveaux résultats.

Cristian Tomasetti et Bert Vogelstein, rejoints par Lu Li, tous trois de l’université Johns-Hopkins à Baltimore (Maryland), prennent garde de ne plus parler de « malchance » (« bad luck »), mais le raisonnement est le même : chercher à voir si l’incidence du cancer dans un tissu donné est corrélée au nombre de réplications des cellules-souches dans ce même tissu. L’hypothèse étant que plus il y a de divisions cellulaires, plus le risque qu’elles donnent lieu à des mutations cancérogènes est élevé.

Bert Vogelstein et ses collègues ont étudié cette correspondance pour dix-sept types de cancers dans 69 pays, mais aussi en partant d’analyses génomiques dénombrant les mutations au sein de certains tissus (par exemple du poumon chez des cancéreux, fumeurs et non fumeurs).

Ils ont effectivement retrouvé une corrélation forte entre divisions des cellules-souches et incidence du cancer. Ils suggèrent que les deux tiers des mutations observées dans les cancers chez l’homme sont d’origine aléatoire, le reste pouvant être attribué à des facteurs génétiques (5 %) ou environnementaux (29 %).

Modèle mathématique

Ils estiment que cette répartition est en accord avec les études épidémiologiques, qui indiquent qu’environ 40 % des cancers pourraient être prévenus en évitant des environnements et des modes de vie « malsains ».

« Il faut encourager ces comportements de prévention, cependant nombreux sont ceux qui développeront un cancer à cause de ces erreurs aléatoires dans la copie de l’ADN. C’est pourquoi il y a un besoin urgent de meilleures méthodes pour détecter tous les cancers plus tôt, quand ils sont encore curables, estime Bert Vogelstein. Ces cancers vont survenir même si l’environnement est parfait. »

Leurs résultats s’appuient aussi sur un modèle mathématique qui postule qu’il faut généralement plus de deux mutations génétiques critiques pour qu’un cancer survienne – ce qui implique, comme l’expliquent les auteurs, que la cause première d’un cancer peut être diverse : une seule mutation environnementale peut donc bien déclencher une tumeur, précisent-ils, dissipant une confusion souvent engendrée par leur premier article.

Dans le cas de celui du pancréas, 77 % de ces mutations critiques seraient d’origine aléatoire, leur taux serait de 35 % dans le cancer du poumon (dans lequel l’impact du tabac est prépondérant) et de 95 % dans le cancer de la prostate, au sujet duquel les chercheurs de Baltimore écrivent qu’on estime « que des facteurs environnementaux ne jouent essentiellement aucun rôle ».

Le contre-exemple des Amish

Cette assertion risque de faire bondir nombre de spécialistes, et on peut s’étonner qu’une revue comme Science l’ait laissée passer. « C’est très choquant », estime Ana Soto (Université Tufts, Boston). Une très abondante littérature scientifique décrit en effet des augmentations de l’incidence de ce cancer chez des personnes exposées à divers polluants, pesticides et perturbateurs endocriniens.

Si ce cancer était d’origine essentiellement aléatoire, comment expliquer que les Amish en souffrent très nettement moins qu’une population comparable de l’Ohio ? « Ils ont pourtant le même nombre de divisions cellulaires que les non-Amish », souligne Fabrice Denis (oncologue et chercheur au CNRS).

Que dire de ces hommes exposés aux Antilles au chlordécone, un pesticide longtemps utilisé dans les bananeraies, qui sont plus souvent atteints – surtout lorsqu’ils présentent un profil génétique particulier ? Dans ce cas, hérédité et environnement semblent potentialiser leurs effets.

« Nous avons simplement cité la source que nous considérions comme la plus autorisée, la base de données du cancer du Royaume-Uni », répond Bert Vogelstein, pour qui même si ces cancers étaient majoritairement d’origine environnementale, la conclusion globale « ne changerait pas beaucoup ».

 

De gauche à droite, pourcentages de mutations génétiques critiques attribuables à l’hérédité, au hasard (« replicative ») ou à l’environnement, en fonction des localisations des cancers.

« Changement de paradigme »

Le chercheur estime que les personnes atteintes par un cancer alors qu’elles avaient évité tous les facteurs de risques connus devraient être réconfortées par ces travaux : « Ce n’est pas de votre faute. Rien de ce que vous avez fait ou non n’est responsable de votre maladie. »

Un message qu’il adresse notamment aux parents d’enfants cancéreux. Cet argument de la « faute », le fait d’invoquer en creux la responsabilité individuelle face à une maladie qui peut aussi bien avoir pour origine des polluants, risque de faire débat.

« C’EST LE PRINCIPE MÊME DE L’ÉVOLUTION : NOS CELLULES NE PEUVENT S’EMPÊCHER DE FAIRE DES ERREURS » BERT VOGELSTEIN (JOHNS-HOPKINS UNIVERSITY)

« On ne peut plus faire comme si ces erreurs aléatoires n’avaient pas lieu. C’est le principe même de l’évolution : nos cellules ne peuvent s’empêcher de faire des erreurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, mercredi 22 mars, à l’issue de laquelle il a invité à rompre avec le « dogme » selon lequel le cancer serait dû essentiellement à des facteurs héréditaires ou environnementaux. « Il faut un changement de paradigme », appuie son collègue Cristian Tomasetti.

« L’industrie va adorer ça, note Ana Soto. Mais les prémisses de ces travaux, à savoir que les mutations sont une cause nécessaire du cancer, sont fausses : il y a des cancers sans mutations, alors que des tissus sains peuvent contenir des cellules avec des soi-disant oncogènes mutés. » Les perturbateurs endocriniens, rappelle-t-elle, ne sont pas des mutagènes, mais ils peuvent induire des tumeurs. D’autres conceptions du cancer sont à l’étude : « on peut le comprendre comme une organisation tissulaire qui a déraillé, ou une blessure qui ne se guérit jamais. »

Yusuf Hannun (université Stony Brook, New York), n’est pas plus convaincu. En 2015, dans Nature, la revue concurrente de Science, il avait cosigné une étude aboutissant, à partir du même jeu de données, à des conclusions diamétralement opposées : la vaste majorité des cancers serait due à des facteurs de risque extrinsèques.

« La nouvelle étude apporte plusieurs éléments intéressants, indique-t-il. Mais selon moi le lien de causalité entre fréquence des mutations spontanées dans un tissu donné et risque de cancer n’est toujours pas établi. » Son équipe avait montré, estime-t-il, que le comportement des cellules-souches ne permet pas de distinguer les mutations qui auraient une origine aléatoire ou externe.

Lire aussi :   Cancer et hasard, la polémique rebondit

« Une hypothèse très dangereuse »

Alors que l’article de Bert Vogelstein ne fait pas même mention de cette objection, Science publie un second texte, signé par Martin Nowak et Bartlomiej Waclaw des universités d’Harvard (Massachusetts) et d’Edimbourg (Écosse), qui balaie certaines des critiques de Yusuf Hannun et souligne la nécessité de développer des modèles mathématiques « précis » du cancer.

« Mais ce commentaire souligne aussi que Vogelstein et Tomasetti s’appuient sur une hypothèse très dangereuse, à savoir que les cellules-souches sont organisées et se comportent de la même façon dans tous les tissus », souligne Edouard Hannezo (Cambridge). Pour ce biophysicien qui étudie les mécanismes d’amorce des cancers, le principal point faible de l’article de 2015 subsiste : « La qualité des données utilisées », concernant notamment le comportement des cellules-souches dans leurs différentes « niches ».

Lire aussi :   Le cancer joue-t-il aux dés ?

Et la traduction clinique des conclusions demeure : si plusieurs mutations délétères sont nécessaires à l’apparition d’un cancer et même si une majorité a une origine aléatoire, la mutation ayant une origine environnementale pourra faire la différence. Il n’y a donc pas lieu de baisser la garde vis-à-vis de la prévention de ces facteurs.

La détection précoce que les chercheurs de Baltimore appellent de leurs vœux peut aussi être problématique : lorsque les dépistages sont techniquement et financièrement faisables, les campagnes conduisent parfois à des surdiagnostics et à des interventions inopportunes voire néfastes. « Il faudra de nombreuses années pour répondre en détail aux questions intéressantes et excitantes soulevées par leurs travaux », estiment MM. Nowak et Waclaw.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pathologies/article/2017/03/23/le-debat-sur-le-role-du-hasard-dans-le-cancer-relance_5099833_1655270.html#QrHFSdrHSYF2ztKz.99

Source : Le débat sur le rôle du hasard dans le cancer relancé

20170324 – News : Le Portugal ramène son déficit à 2,1% du PIB en 2016 – L’Express L’Expansion

Lisbonne – Le Portugal a réduit son déficit public à 2,1% du PIB en 2016, après un déséquilibre de 4,4% l’année précédente, a annoncé vendredi l’Institut national des statistiques, confirmant ainsi les prévisions du gouvernement socialiste.

Ce pays lourdement endetté, qui s’était engagé auprès de Bruxelles à ramener son déficit à 2,5% du PIB, est ainsi passé pour la première fois sous la barre des 3% fixée par les règles de la zone euro.

« Nous avons finalement placé le pays parmi ceux qui respectent leurs engagements. C’est essentiel pour notre crédibilité« , s’est félicité devant la presse le ministre des Finances Mario Centeno.

Il avait affirmé dès la mi-février que le déficit de l’an dernier ne serait « pas supérieur à 2,1% » du PIB, soit le plus bas depuis l’avènement de la démocratie en 1974.

Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro, Valdis Dombrovskis, avait affirmé par la suite qu’en cas de « correction durable » du déséquilibre de ses comptes publics, le Portugal pourrait sortir de la procédure de déficit excessif « au printemps« .

« Le Portugal sortira enfin de la procédure de déficit excessif et, au cours des prochaines années, le déficit restera nettement en dessous de la limite qui nous est imposée« , a assuré vendredi M. Centeno.

La dette publique s’est toutefois alourdie l’an dernier à 241 milliards d’euros, soit 130,4% du PIB, contre 129% fin 2015.

En 2016, le déficit public du Portugal s’est établi à 3,8 milliards d’euros, contre 7,8 milliards en 2015, « sous l’effet conjugué d’une réduction des dépenses (-3,8%) et d’une hausse des recettes (+0,9%)« , a précisé l’office statistique.

Ce résultat est dû notamment à la forte chute de l’investissement public (-31,8%).

Dans son budget de l’Etat pour 2017, le gouvernement socialiste prévoit de ramener le déficit à 1,6% du PIB cette année. Moins optimiste, la Commission européenne table sur un déséquilibre de 2%.

Frappé de plein fouet par la crise de la dette de la zone euro, le Portugal a dû appliquer une sévère cure de rigueur budgétaire en échange d’un plan de sauvetage financier de 78 milliards d’euros, accordé en 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.

Le pays a alors connu trois années de récession avant de renouer avec la croissance en 2014. En 2016, l’économie portugaise a légèrement ralenti son rythme de croissance, avec un PIB en hausse de 1,4% après une progression de 1,6% l’année précédente.

Source : Le Portugal ramène son déficit à 2,1% du PIB en 2016 – L’Express L’Expansion

Avis Pimpf : ouf mais au prix de quels sacrifices et de serrage grave de la ceinture, malgré tout le pays va mettre du temps à revenir au niveau des autres … et les jeunes sont pas mal partis à l’étranger… J’ai eu mal pour cet autre pays de mes racines et mes proches qui y vivent encore.

20170324 – News : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre la candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, au Kremlin à Moscou le 24 mars. MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP

Le président russe a déclaré que la candidate du Front national à l’élection présidentielle représente « un spectre politique en Europe qui croît rapidement ».

Moins de quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, Vladimir Poutine a officiellement reçu pour la première fois au Kremlin, vendredi 24 mars, la candidate du Front national, Marine Le Pen. Cette entrevue avec le président russe, qui ne figurait dans aucun agenda, s’est déroulée hors de toute présence de la presse étrangère. Seuls des médias russes y ont eu accès.

« Nous ne voulons en aucune façon influencer les événements en cours [les élections], mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, ainsi que le font nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis », a déclaré M. Poutine, selon des propos rapportés par l’agence TASS.

Le chef du Kremlin, qui s’est dit « très heureux de voir » son interlocutrice, ne s’est pas contenté d’une poignée de main dont il mesure, en bon stratège, tout l’impact qu’elle peut avoir. Il a adoubé la présidente du FN comme un partenaire à part entière. « Bien sûr, il sera intéressant d’échanger nos points de vue sur le développement de nos relations bilatérales et sur la situation qui se crée en Europe », a déclaré M. Poutine, ajoutant : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement. »

Montrer les convergences de vues

Là où, aux Etats-Unis, Marine Le Pen avait échoué à rencontrer Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine a offert à la candidate en campagne le marchepied souhaité sur la scène internationale.

Lire aussi :   Au Tchad, Marine Le Pen tente de renforcer sa stature présidentielle et étrille le franc CFA

L’échange, qui a duré une heure et demie, selon Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de la présidente du FN, qui l’accompagnait, était avant tout destiné à mettre en avant les convergences de vue, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

« Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est seulement en combinant nos efforts que nous pourrons effectivement faire face à la menace terroriste », a assuré M. Poutine après avoir évoqué les « événements tragiques en Syrie et en Irak, autour de Mossoul où des milliers de réfugiés ont été forcés de quitter leurs maisons ». La crise migratoire qui déstabilise l’Europe est très suivie en Russie, où elle fait l’objet d’un traitement anxiogène – à dessein – dans les médias proches du pouvoir.

« Peut-être devrions-nous réfléchir ensemble à la façon d’aider la région africaine, je pense en particulier au Sahara et au Sahel », a suggéré la dirigeante du parti d’extrême droite, en avançant le poids des conflits militaires dans l’économie de cette zone, qui entraverait son développement et pousserait des « jeunes, désespérés (…) à rejoindre les rangs des organisations terroristes ». « Donc, nous devons combiner nos actions stratégiques au niveau international pour aider le développement de cette région », a-t-elle poursuivi. « Tout à fait d’accord », a de nouveau approuvé M. Poutine.

Haro contre les sanctions européennes

Des rumeurs sur une rencontre antérieure entre le président russe et Marine Le Pen ont déjà circulé de façon insistante. Mais la dirigeante du FN avait elle-même démenti, en décembre 2014, son ex-conseiller international Aymeric Chauprade, qui avait évoqué une entrevue officieuse.

Vendredi, la dirigeante d’extrême droite française est parvenue à éclipser la candidature de François Fillon, qualifié il y a peu encore par le chef du Kremlin comme un « professionnel », mais embourbé aujourd’hui dans les affaires.

Marine Le Pen, dont c’était la quatrième visite à Moscou depuis 2011, a donné tous les gages attendus par son hôte. Reçue quelques instants auparavant à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, par la commission des affaires étrangères, puis par son président Viatcheslav Volodine, un proche du président, la candidate à l’élection présidentielle a salué l’intervention de la Russie en Syrie, « qui a porté un sérieux coup au fondamentalisme ».

Elle a parlé d’or sur les sanctions infligées à la Russie, liées au conflit ukrainien. « Nous ne croyons pas en une diplomatie de menaces, de sanctions ou dans une diplomatie de chantage que l’Union européenne, malheureusement, applique de plus en plus contre la fédération de Russie et contre ses propres membres », a souligné Marine Le Pen. Elle a réitéré son « point de vue sur l’Ukraine qui coïncide avec celui de la Russie », réaffirmant sa volonté de faire lever les sanctions. Le 17 janvier, dans un entretien au quotidien Izvestia, elle soulignait déjà : « La Crimée n’a jamais été ukrainienne. »

Traitement de faveur

Vendredi, la députée européenne a ajouté un couplet sur la politique étrangère : « Le problème auquel nous sommes confrontés peut se résumer de la manière suivante : la France a cessé d’être pleinement un pays souverain. » « J’essaie de lutter pour que la France retrouve sa souveraineté, sa liberté et sa politique étrangère harmonieuse et stratégiquement défendue par Charles de Gaulle (…), a-t-elle poursuivi. C’est ma bataille, c’est ma stratégie, et j’ose espérer que la victoire de Donald Trump accélérera ce processus et le simplifiera. »

Puis, fuyant la presse, qui l’attendait dans l’enceinte de la Douma, Marine Le Pen a filé vers le Kremlin. Le site officiel de la présidence affichait quelques instants plus tard une galerie de photos, non seulement lors de son tête-à-tête avec Vladimir Poutine, mais également marchant à pied sur la place Rouge ou visitant l’église des Douze-Apôtres dans l’enceinte du Kremlin. Un traitement de faveur rarement accordé, mais peu surprenant en Russie, où Marine Le Pen a souvent les faveurs de la presse pro-pouvoir. Deux jours plus tôt, elle avait été décrite par Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, comme une politique « réaliste » et « antimondialiste ».

A aucun moment, il n’a été question du prêt de 9 millions d’euros qu’une banque privée russe avait accordé, en 2014, à la présidente du FN (ni du remboursement par la suite réclamé) qui a nourri les soupçons quant à la volonté du Kremlin de soutenir le parti de Marine Le Pen. Le média pro-pouvoir LifeNews s’y est sans doute trompé lorsqu’il a annoncé, vendredi, sur son site « Moscou aidera le Pen », avant d’effacer cette information quelques minutes plus tard par ce titre : « Le Pen n’a peur de rien ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/24/marine-le-pen-recue-par-vladimir-poutine-a-moscou_5100247_4854003.html#VCS3ZzUKhPi4TTWz.99

Source : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Avis Pimpf : ces deux la ont du bien s’entendre…