20170131 – Découvrez le train du Polar à destination d’Angoulême

A l’occasion de la 44ème édition du Festival international de la bande dessinée, les voyageurs du train 8407 participent à un jeu autour du Prix SNCF du Polar.

Il est 8h46 lorsque j’embarque à bord du «train du Polar» ce jeudi 26 janvier. Le TGV Paris Montparnasse-Bordeaux accueille chaque année depuis huit ans des animations autour du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Pour le premier jour de l’événement, c’est autour du Prix Fauve SNCF (qui récompense la meilleure bande dessinée polar) que le train s’agite.

«Pour ce prix, c’est le public qui vote»

A bord, des papiers et des stylos sont disposés sur chaque siège. Au programme, une énigme à résoudre au long du voyage. Dans la voiture 11, je rencontre Frédéric Prilleux, spécialiste de la BD policière et membre de la sélection du Prix SNCF du Polar. Il me donne son avis sur la sélection 2017: «Les BD sont diverses par leurs univers graphiques et par leurs histoires mais pour ce prix c’est le public qui vote, nous on propose juste les œuvres», explique-t-il. Je sens tout de même une petite préférence pour «L’été diabolik», qu’il décrit comme «une œuvre à l’histoire rocambolesque à travers des couleurs détonantes.» C’est d’ailleurs cet album, réalisé par Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen, qui a finalement remporté le Prix Fauve SNCF 2017.

J’avance dans la rame et je croise le chemin de Jean-François, responsable des animateurs à l’énergie débordante. Aujourd’hui, et à bord du train de la BD, il est bénévole, mais d’habitude il porte une toute autre casquette: «J’anime les rames du train du Polar depuis quatre ans et j’adore faire ça. Sinon, je suis coordinateur sécurité et je travaille à la SNCF depuis 18 ans maintenant», raconte-il vêtu de son chapeau d’enquêteur.

Jean-François

Dans la voiture bar, Jean-François répond aux questions des voyageurs et gère ses équipes d’animation.

Jean-François me décrit l’ambiance dans ce train un peu spécial: «Avec les autres animateurs, on essaye de créer la surprise chez les voyageurs. On passe dans les rames pour leur proposer de participer au jeu mais on ne vend rien. On leur propose juste une escapade culturelle au cours de leur trajet. On discute avec eux et l’ambiance est chaleureuse, c’est un vrai plaisir.» Alors que nous avançons dans la rame, il me raconte l’une de ses anecdotes préférées: «Une fois, dans un train comme celui-ci, une voyageuse m’a dit qu’elle regrettait que le train n’ait pas de retard», s’amuse-t-il. Les neuf animateurs (un par voiture) déambulent eux aussi pour proposer aux passagers de participer à l’énigme et de tenter de remporter des cadeaux.

Yoann en visite dans la voiture restaurant

Direction la voiture bar où l’ambiance bat son plein. Editeurs, visiteurs et animateurs cherchent ensemble les réponses aux sept questions posées par le jeu. Un artiste, mandaté par la SNCF, constelle des feuilles disposées sur les murs et les vitres de motifs empruntés à l’univers de la BD. Le but est de donner des indices supplémentaires aux participants. C’est là qu’un passager de renom s’approche de lui: Yoann, l’un des auteurs de Spirou. Emu, le dessinateur du train échange quelques mots avec son idole. 500 personnes sont à bord, mais toutes ne vont pas à Angoulême. C’est le cas de l’un des participants à «l’énigme du TGV»: Benjamin, qui se rend à Poitiers. Penché sur sa feuille, le voyageur tente de trouver la réponse finale à l’énigme: «L’initiative est très sympathique, cela permet de passer le temps tout en apprenant des choses», commente-t-il.

Dessins

En dessinant des indices, un artiste aide les voyageurs à trouver la réponse à l’énigme.

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Quelques minutes plus tard, une annonce vocale retentit. C’est Jean-François: «Rendez-vous à la voiture bar pour le tirage au sort». Il est 10h15. Tout au long de cette deuxième partie du voyage, c’est quatre personnes qui, toutes les 30 minutes, remporteront l’une des BD en compétition pour le Prix Fauve SNCF. «On est vraiment au contact des passagers et l’esprit de la BD est là. Les clients sont contents et nous le disent», explique Stéphanie, l’une des animatrices. En plus des cheminots bénévoles, quelques animateurs extérieurs sont rémunérés pour l’occasion. C’est le cas de Maxime: «C’est la première fois que je participe à ce genre d’événement, je joue le jeu et c’est enrichissant d’échanger avec les voyageurs sur les énigmes.»

Des cadeaux et des rencontres

En voiture bar, les voyageurs discutent, répondent aux questions et certains empoignent même les feutres pour dessiner sur les feuilles disposées sur les rames. Une voix enjouée retentit, nous venons de passer Poitiers: «Bienvenue à bord du TGV du Polar, nous vous invitons à rejoindre la voiture bar.» Désormais, les dessins sont tous différents les uns des autres, les univers se croisent à l’image des voyageurs de la voiture restaurant de ce jeudi matin. Accoudé au bar, Aymeric discute avec ses collègues. Editeur chez Bayard, c’est sa douzième édition du Festival, il raconte: «Je prends toujours ce train qui permet d’arriver assez tôt à Angoulême. Le Festival débute véritablement ici, dans le train. J’ai déjà rencontré des auteurs dans les rames avec qui nous avons échangé. Il y a une atmosphère spéciale et un bouillonnement intellectuel certain, comme dans le salon.»

Jean-François repasse dans la voiture: «Je vais donner le cadeau en voiture 13». Assise à sa place, Annie se voit remettre l’une des BD en lice pour le Prix Fauve SNCF: «Prof. Fall» de Ivan Brun et Tristan Perreton. Tout le monde applaudit. Jean-François discute avec Annie pendant quelques minutes. Il est maintenant 11h25 et le train entre en gare d’Angoulême. Samedi, un autre train du Polar, cette fois autour du Prix SNCF du Polar est parti de la gare Montparnasse pour Angoulême. Les voyageurs y ont cette fois visionné les courts métrages en compétition sur des tablettes distribuées par les animateurs et lu des BD primées. A bord, Jean-François et son équipe ont de nouveau fait vivre aux voyageurs le Festival… En mouvement.

Source : Découvrez le train du Polar à destination d’Angoulême

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20161204 – Gotlib, auteur de BD et père de Gai Luron, est mort à 82 ans – L’Express

L’auteur de BD Gotlib, de son vrai nom Marcel Gottlieb, père de Gai Luron, est mort ce dimanche à l’âge de 82 ans.

Source : Gotlib, auteur de BD et père de Gai Luron, est mort à 82 ans – L’Express

Avis Pimpf : Rahhhh  quelle tristesse, encore un artiste que j’apprécie qui part cette année 😦 vivement qu’elle passe cette année 2016… pensées pour Marcel Gotlib et toutes ses créations.

20161022 – News : Thorgal. Bientôt une série proche de l’univers de « Game of Thrones »

Le réalisateur allemand Florian Henckel von Donnersmarck a finalement acquis les droits de la bande-dessinée médiévale belge Thorgal et va l’adapter pour le petit écran après dix ans d’efforts.

Ouest France
Ouest France

Les aventures du guerrier élevé par les vikings pourraient se dérouler dans un univers proche de celui de « Game of Thrones ».

L’Allemand Florian Henckel von Donnersmarck, le réalisateur de « La vie des autres », serait actuellement en train de travailler à une adaptation en série télévisée de la bande dessinée belge « Thorgal ». La saga médiévale raconte les aventures d’un enfant élevé par les vikings et devenu guerrier.

Le projet n’en serait qu’à ses débuts et aucun détail sur le casting ou sur les dates de tournage n’a pour l’instant été communiqué. Le metteur en scène est cependant particulièrement motivé. Avec la collaboration du producteur Jan Mojto, le cinéaste cherchait, en effet, depuis dix ans à acquérir les droits lui permettant d’adapter la BD.

Une fiction à la qualité comparable à celle de Game of Thrones ?

« J’aime Thorgal depuis mon adolescence, quand j’habitais à Bruxelles. A chaque sortie d’un nouvel album, je faisais la queue pendant des heures devant une librairie avec des centaines d’autres fans », raconte Florian Henckel von Donnersmarck dans un communiqué.

L’accord du dessinateur polonais Grzegorz Rosinski, du scénariste belge Jean Van Hamme et de l’éditeur Le Lombard étant désormais acquis, les choses devraient pouvoir s’accélérer. Avec à la clé une fiction à la qualité et à l’univers qu’Hollywood Reporter compare à ceux de « Game of Thrones » ou « Vikings ».

« Nous allons essayer de retranscrire à l’écran toute la puissance de ce bijou », promet Florian Henckel von Donnersmarck, qui avoue cependant que « les intrigues sont tellement solides que ce sera presque plus dur d’échouer que de réussir ».

Source : Thorgal. Bientôt une série proche de l’univers de « Game of Thrones »

 

Avis Pimpf : excellente nouvelle, le mélange de l’ambiance viking, mystique et à la fois un peu science fiction se prétera bien à cet univers , par contre la comparaison avec Game of Thrones de nouveau semble lourde… on ne va pas faire que du GoT like maintenant pour ce genre la à télévision…

20160201 – News – BD: la Tunisienne Nadia Khiari lauréate du prix « couilles-au-cul »

La dessinatrice tunisienne Nadia Khiari a reçu samedi au Festival off de la BD d’Angoulême le prix « couilles-au-cul » récompensant « le courage artistique d’un auteur ».
« Je dédie ce prix à tous ceux qui privilégient la liberté à la sécurité, ceux qui n’ont pas peur, ceux qui résistent », a dit la dessinatrice.

Source : BD: la Tunisienne Nadia Khiari lauréate du prix « couilles-au-cul »

20160201 – News  : Le dessinateur belge Hermann lauréat du Grand prix d’Angoulême

Le dessinateur belge Hermann lauréat du Grand prix d'Angoulême

A 77 ans, le dessinateur belge a reçu, mercredi, l’une des plus hautes distinctions dans le monde de la BD.

Le dessinateur d’origine belge, Hermann, a reçu mercredi le Grand prix de la ville d’Angoulême, un des plus prestigieux prix de bande dessinée remis dans le monde, à la veille de l’ouverture du Festival international de la BD.

Un dessinateur prolifique. Considéré comme l’un des plus grands dessinateurs réalistes de la bande dessinée franco-belge, Hermann, 77 ans, a su aborder une multitude de genres, allant du western (Comanche), au récit d’anticipation (Jeremiah), en passant par la saga médiévale (Les Tours de Bois-Maury), la grande aventure (Bernard Prince), le fantastique (Abominable) et le thriller (Une nuit de pleine lune). Il a travaillé notamment pour les éditions Glénat, Dupuis et Le Lombard. Son dernier album, Old Pa Anderson, magnifique ouvrage sur la ségrégation raciale dans le sud des Etats-Unis au début des années 50, publié la semaine dernière aux éditions Le Lombard a été réalisé avec son fils, Yves H., qui signe le scénario. Le père et le fils ont pris l’habitude de collaborer et ont signé de nombreux ouvrages à quatre mains.

Un auteur reconnu dans le monde entier. Inspiré au départ par des artistes comme Jijé et Jean Giraud (alias Moebius), Hermann a réussi à développer son propre style et a influencé à son tour des générations de dessinateurs. Il est unanimement considéré comme l’un des auteurs majeurs du Neuvième Art. Ses débuts dans la BD remontent au début des années 1960. Il est engagé dans le studio Greg avant de commencer à la fin des années 1970 ses premières séries en solo avec Jeremiah. En 2009, il a été élevé au rang de chevalier des Arts et des Lettres. Sa série Jeremiah a été adapté en série pour la télévision aux Etats-Unis en 2001.

Un Grand Prix émaillé par la polémique. Hermann succède au palmarès à l’auteur de mangas japonais Katsuhiro Otomo, invité d’honneur du Festival cette année. L’absence de femmes dans la sélection pour le Grand prix avait déclenché des remous et le Festival avait été accusé de sexisme. Finalement, une femme, l’illustratrice française Claire Wendling, 48 ans, auteur des Lumières de l’Amaloufigurait parmi les trois ultimes sélectionnés pour le Grand prix de la ville d’Angoulême aux cotés de Hermann et du Britannique Alan Moore, créateur deWatchmen et de V comme vendetta.

Source : Le dessinateur belge Hermann lauréat du Grand prix d’Angoulême

20160120 – Les femmes et la bande dessinée : autorialités et représentations/ Women and comics, authorships and representations

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Fabula, actualités et ressources pour la recherche et les études littéraires : revue, annonces de colloques et d’appels à contribution, parutions, comptes rendus critiques et débats

 

 

Journée d’études le 2 juin:

Les femmes et la bande dessinée : autorialités et représentations/ Women and comics, authorships and representations
Aux Etats-Unis, les utilisatrices de Facebook représentent aujourd’hui 53% des utilisateurs de Facebook qui lisent de la bande dessinée, 40% de plus qu’il y a trois ans. Pourtant, moins de 30% des personnages et des écrivains de BD sont des femmes, même si ces chiffres progressent également (http://www.ozy.com/acumen/the-rise-of-the-woman-comic-buyer/63314). Le lectorat féminin représente donc un marché en expansion, qui pourrait être encore développé par un rattrapage entre productions – et représentations – féminines et productions masculines – ce dont les éditeurs américains semblent être bien conscients.

Qui sont ces auteurs féminins ? quelles productions proposent-elles ? Comment ces propositions ont-elles évolué au cours du temps ? Comment peut-on les comparer avec les productions masculines ? Comment les femmes, en particulier, sont-elles représentées par les auteurs masculins et par les auteurs féminins ?  Voici  quelques-unes des questions qui invitent par ricochet à poursuivre plusieurs pistes de réflexion, parmi lesquelles :

– La question des super-héroïnes (Wonder Woman, Batgirl, Supergirl, The Invisible Woman, Black Canary, Captain Marvel, Raven, Natasha Irons, Elektra, Hawkeye, Miss America, Catwoman, Storm, Spiderwoman, Black Widow, She-Hulk, etc). Comment les super-héroïnes, qui naissent progressivement après la Deuxième Guerre mondiale, se situent-elles par rapport aux super-héros qui les précèdent dans le temps ? Les super-héroïnes sont-elles des figures émancipatrices, ou correspondent-elles à des formes d’objectification nées du « regard masculin » (comme le théorise Laura Mulvey dans son essai “Visual Pleasure and Narrative Cinema” en 1975)?

– Le roman graphique, les femmes et le concept de minorité. Le roman graphique, en favorisant l’expression de l’intériorité, permet d’exprimer le trauma, de montrer le réprimé. En ce sens, il permettrait de rendre visibles des minorités raciales, culturelles, sociales, mais aussi sexuelles, qu’il s’agisse des thèmes abordés ou des auteurs qui les prennent en charge. On peut se demander si le roman graphique permet aux femmes de s’exprimer davantage qu’à travers le genre « majeur » que serait la BD, très investi par les hommes. C’est ce que suggère, notamment, l’étude de Hillary L. Chute, Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics(2010).

– Les femmes auteurs de BD,  l’avant-garde et le féminisme. La réflexion sur la minorité peut s’étendre à la question des avant-gardes, entendues comme minorités culturelles, à la fois esthétiquement et politiquement. Dans les années 1970, très peu de femmes auteurs de BD exerçaient dans le circuit « mainstream », comme l’a montré Trina Robbins. Elles sont par contre bien représentées dans l’underground. Comme le note Chute (2010),  It Ain’t me Babe: Women’s Liberation, dirigé par Trina Robbins, et dont un seul numéro sort en juillet 1970, est la première production entièrement réalisée par des femmes. Il sera suivi par Tits’n’Clits en 1972, coordonné par Joyce Farmer et Lyn Chevely, et dédié à la sexualité féminine. Lancé trois semaines après Tits’n’Clits, Wimmen’s Comix est la grande référence de l’époque, puisque la revue vivra pendant deux décennies grâce à un collectif de 10 femmes, dont Robbins, et influencera d’autres périodiques, dont en 1976 Twisted Sisters, né en réaction à ce qu’Aline Kominsky-Crumb percevait comme une idéalisation des femmes, un peu à la manière des super-héros, dans Wimmen’s Comix. Come Out Comics, le premier comic book lesbien, créé par Mary Wings en 1973, naît également en réaction à Wimmen’s Comix et à son hétérosexisme supposé, et encourage Howard Cruse à fonder en 1980 Gay Comics, qui deviendra à son tour une source d’inspiration pour Alison Bechdel et son Dykes to Watch Out Foren 1983.

Plus largement, on pourra s’intéresser à des sujets aussi variés que : les représentations (et l’évolution des représentations) du corps féminin chez les auteurs hommes, et des corps féminins et masculins chez les auteurs femmes ; les interactions entre l’histoire des femmes auteurs de bande dessinée et l’histoire des Etats-Unis ; les femmes précurseurs en bande dessinée ; les différents supports de la bande dessinée (et notamment les périodiques grand public non-spécialisés) ; le lectorat et son évolution ; les détournements et les réappropriations des canons masculins… la liste est non-exhaustive. Si l’on privilégiera le domaine américain, on pourra également utiliser des approches comparatistes.

 

Bibliographie primaire (essentiellement reprise de Hillary L. Chute, Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics, 2010):

Jessica Abel (Mirror, Window; La Perdida)

Marisa Acocella Marchetto (Cancer Vixen)

Linda Barry (What It Is, Erny Pook’s Comeeks, etc)

Alison Bechdel (Dykes to Watch Out For, Fun Home: A Family Tragicomic, Are You My Mother?)

Gabrielle Bell (Lucky, Cecil and Jordan in New York, The Voyeurs)

Lili Carré (The Lagoon)

Sue Coe (How to Commit Suicide in South Africa, Dead Meat)

Sophie Crumb (Belly Button Comix)

Vanessa Davis (Spaniel Rage)

Diane DiMassa (Hothead Paisan)

Julie Doucet (My New York Diary, 365 Days)

Debbie Dreschler (Daddy’s Girl, The Summer of Love)

Mary Fleener (Life of the Party: The Complete Autobiographical Collection)

Ellen Forney (I was Seven in 75, I Love Led Zeppelin)

Phoebe Gloeckner (A Child’s Life and Other Stories, Diary of a Teenage Girl: An Account in Words and Pictures)

Roberta Gregory (Bitchy Bitch, Bitchy Butch)

Miriam Katin (We Are on Our Own)

Megan Kelso (The Squirrel Mother)

Aline Kominsky-Crumb (Wimmen’s Comix, Dirty Laundry Comics, Weirdo, The Bunch’s Power Pak Comics)

Hope Larson (Salamander Dream, Gray Horses)

Miss Lasko-Gross (Escape from “Special”, A Mess of Everything)

Erika Lopez (Lap Dancing for Mommy)

Dale Messick (Brenda Starr)

Rutu Modan (Exit Wounds, Jamilti)

Jackie Ormes (Torchy Brown, Patty-Jo ‘n’ Ginger)

Lily Renee (The Werewolf Hunter, Senorita Rio)

Trina Robbins (It Ain’t me Babe: Women’s Liberation, Wimmen’s Comix)

Ariel Schrag (Awkward, Definition, Potential, Likewise)

Dori Seda (Dori Stories)

Posy Simmonds (Gemma Bovery, Tamara Drewe)

June Tarpé Mills (Miss Fury)

C. Tyler (Late Bloomer, You’ll Never Know: A Graphic Memoir)

Lauren Weinstein (Girl Stories, The Goddess of War)

 

Bibliographie secondaire:

David Barnett, “Kapow! The Unstoppable Rise of Female Comic Readers”, The Guardian, 18 septembre 2015, http://www.theguardian.com/books/2015/sep/18/female-comic-book-readers-women-avengers-a-force

Linda Brewster, Rose O’Neill, The Girl Who Loved to Draw, Boxing Day Books, 2009.

Hillary L. Chute, Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics, New York (NY): Columbia University Press, 2010.

Jose Fermoso, “The Rise of the Woman Comic Buyer”, Ozy, 11 septembre 2015, http://www.ozy.com/acumen/the-rise-of-the-woman-comic-buyer/63314

Nancy Goldstein, Jackie Ormes: The First African American Woman Cartoonist, University of Michigan Press, 2008.

Tim Hanley, Wonder Woman Unbound: The Curious History of the World’s Most Famous Heroine, Chicago: Chicago Review Press, 2014.

Jehanzeb, “The Objectification of Women in Comic Books”, Fantasy, Queers Destroy Fantasy! Special Issue, n°59, December 2015, http://www.fantasy-magazine.com/non-fiction/articles/the-objectification-of-women-in-graphic-novels/

Susan E. Kirtley, Lynda Barry: Girlhood Through the Looking Glass, University Press of Mississippi, 2012.

Mike Madrid, The Supergirls: Fashion, Feminism, Fantasy, and the History of Comic Book Heroines, Ashland (Or.): Exterminating Angel press, 2009.

Mike Madrid, Divas, Dames & Daredevils: Lost Heroines of Golden Age Comics, Ashland (Or.): Exterminating Angel Press, 2013.

Lillian S. Robinson, Wonder Women: Feminisms and Superheroes, New York and London: Routledge, 2004.

Trina Robbins, The Great Women Superheroes, Northampton, Mass.: Kitchen Sink Press, 1996.

Trina Robbins, From Girls to Grrrlz: A History of Women’s Comics from Teens to Zines [de 1941 à 1999], San Francisco (85 Second Street): Chronicle Books, 1999.

Trina Robbins, “Gender Difference in Comics”, Image & Narrative, Online Magazine of the Visual Narrative, n°4, September 2002, http://www.imageandnarrative.be/inarchive/gender/trinarobbins.htm

Trina Robbins, Pretty in Ink: North American Women Cartoonists, 1896-2013, Seattle (Wash.): Fantagraphics Books, 2013.

Brett Schenker, “Market Research Says 46.67% of Comic Fans are Female”, The Beat, The Newsblog of Comics Culture, 2 mai 2014, http://www.comicsbeat.com/market-research-says-46-female-comic-fans/

Lynne M. Thomas and Ellis, Sigrid, ed., Chicks Dig Comics; A Celebration of Comics by the Women Who Love Them, Mad Norwegian Press, 2012.

 

Call for Papers

June 2 2016 Workshop

Université de Picardie Jules Verne, laboratoire CORPUS, Amiens, France

With the Festival de BD d’Amiens, “On a marché sur la bulle”,

http://bd.amiens.com/

 

 

Women and comics, authorships and representations

 

 

In the USA, facebook users who read comics are 53% female, a figure that has risen by 40% in three years’ time. Yet fewer than 30% of comics authors and characters are female, even if this figure is also on the rise (http://www.ozy.com/acumen/the-rise-of-the-woman-comic-buyer/63314). The female readership of comics is an expanding market which should ideally be balanced more evenly between genders – a fact of which American publishing companies are acutely aware.

 

Who are these female authors and what do they offer? Has their production evolved in time and how can these be compared with their masculine counterparts? How are women represented by male and female authors? Prospective participants are invited to try and answer these questions with several themes that we suggest.

 

– Super heroines (Wonder Woman, Batgirl, Supergirl, The Invisible Woman, Black Canary, Captain Marvel, Raven, Natasha Irons, Elektra, Hawkeye, Miss America, Catwoman, Storm, Spiderwoman, Black Widow, She-Hulk, etc). Born after WW2, how do these heroines interact with their male predecessors? Are they the voice of emancipation or further means of objectifying women through the « male gaze » (Laura Mulvey’s thesis in her 1975 essay “Visual Pleasure and Narrative Cinema”)?

 

– Graphic novel, women and minorities. Graphic novels tend to express interiority, trauma and unconscious, repressed thoughts. Thus it could be a relevant medium to make racial, cultural, social and sexual minorities visible, whether through the subject of these novels or their authorship. Can graphic novels allow more freedom to women, as opposed to mainstream, male-dominated comics? Such is Hillary L. Chute’s hypothesis in Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics(2010).

 

– Women as authors, the avant-garde movement and feminism. The avant-garde can be defined as a form of cultural minority, both aesthetically and politically. In the 1970s, very few female comics authors published mainstream productions, as Trina Robbins demonstrated. They were however to be found in the underground movement. The first number of It Ain’t me Babe: Women’s Liberation, edited by Trina Robbins in July 1970, was entirely created by women. Tits’n’Clits in 1972, co-edited by Joyce Farmer and Lyn Chevely, was devoted to female sexuality. Wimmen’s Comix, published three weeks later, became a reference and was produced for two decades by a group of ten women, in turn influencing later periodicals, among whichTwisted Sisters in 1976, which came as a reaction against what Aline Kominsky-Crumb perceived as an idealisation of women in Wimmen’s Comix. The first lesbian comic book, Come Out Comics, by Mary Wings, was published in 1973 and encouraged Howard Cruse to found his Gay Comics in 1980; both being explicit sources of inspiration for Alison Bechdel and her 1983 Dykes to Watch Out For.

 

– More generally, a diversity of subjects can be broached within this workshop: an open list of topics could include the evolving representations of the female body under male authors’ pens and conversely, of male and female bodies under female authors’ pens; the interactions between the history of female comics authors and the history of the USA; the female forerunners of our contemporary female authors; the evolution of the medium of comics according to its authorship; the evolution of readership(s); the appropriations and subversions of masculine canons. If the American area is of particular interest to this workshop, foreign or international comparisons may apply.

 

Please send your proposals (300 words) in French or English to Céline Mansanti and Amélie Junqua before the 31rst of March, 2016.

cmansanti@gmail.com / celine.mansanti@u-picardie.fr

ajunqua@gmail.com / amelie.junqua@u-picardie.fr

 

A possibly useful bibliography may be found in Hillary L. Chute’s Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics, 2010, and is reproduced below with some additional references:

 

Primary sources

Jessica Abel (Mirror, Window; La Perdida)

Marisa Acocella Marchetto (Cancer Vixen)

Linda Barry (What It Is, Erny Pook’s Comeeks, etc)

Alison Bechdel (Dykes to Watch Out For, Fun Home: A Family Tragicomic, Are You My Mother?)

Gabrielle Bell (Lucky, Cecil and Jordan in New York, The Voyeurs)

Lili Carré (The Lagoon)

Sue Coe (How to Commit Suicide in South Africa, Dead Meat)

Sophie Crumb (Belly Button Comix)

Vanessa Davis (Spaniel Rage)

Diane DiMassa (Hothead Paisan)

Julie Doucet (My New York Diary, 365 Days)

Debbie Dreschler (Daddy’s Girl, The Summer of Love)

Mary Fleener (Life of the Party: The Complete Autobiographical Collection)

Ellen Forney (I was Seven in 75, I Love Led Zeppelin)

Phoebe Gloeckner (A Child’s Life and Other Stories, Diary of a Teenage Girl: An Account in Words and Pictures)

Roberta Gregory (Bitchy Bitch, Bitchy Butch)

Miriam Katin (We Are on Our Own)

Megan Kelso (The Squirrel Mother)

Aline Kominsky-Crumb (Wimmen’s Comix, Dirty Laundry Comics, Weirdo, The Bunch’s Power Pak Comics)

Hope Larson (Salamander Dream, Gray Horses)

Miss Lasko-Gross (Escape from “Special”, A Mess of Everything)

Erika Lopez (Lap Dancing for Mommy)

Dale Messick (Brenda Starr)

Rutu Modan (Exit Wounds, Jamilti)

Jackie Ormes (Torchy Brown, Patty-Jo ‘n’ Ginger)

Lily Renee (The Werewolf Hunter, Senorita Rio)

Trina Robbins (It Ain’t me Babe: Women’s Liberation, Wimmen’s Comix)

Ariel Schrag (Awkward, Definition, Potential, Likewise)

Dori Seda (Dori Stories)

Posy Simmonds (Gemma Bovery, Tamara Drewe)

June Tarpé Mills (Miss Fury)

C. Tyler (Late Bloomer, You’ll Never Know: A Graphic Memoir)

Lauren Weinstein (Girl Stories, The Goddess of War)

 

Secondary sources

David Barnett, “Kapow! The Unstoppable Rise of Female Comic Readers”, The Guardian, 18 septembre 2015, http://www.theguardian.com/books/2015/sep/18/female-comic-book-readers-women-avengers-a-force

Linda Brewster, Rose O’Neill, The Girl Who Loved to Draw, Boxing Day Books, 2009.

Hillary L. Chute, Graphic Women: Life Narrative and Contemporary Comics, New York (NY): Columbia University Press, 2010.

Jose Fermoso, “The Rise of the Woman Comic Buyer”, Ozy, 11 septembre 2015, http://www.ozy.com/acumen/the-rise-of-the-woman-comic-buyer/63314

Nancy Goldstein, Jackie Ormes: The First African American Woman Cartoonist, University of Michigan Press, 2008.

Tim Hanley, Wonder Woman Unbound: The Curious History of the World’s Most Famous Heroine, Chicago: Chicago Review Press, 2014.

Jehanzeb, “The Objectification of Women in Comic Books”, Fantasy, Queers Destroy Fantasy! Special Issue, n°59, December 2015, http://www.fantasy-magazine.com/non-fiction/articles/the-objectification-of-women-in-graphic-novels/

Susan E. Kirtley, Lynda Barry: Girlhood Through the Looking Glass, University Press of Mississippi, 2012.

Mike Madrid, The Supergirls: Fashion, Feminism, Fantasy, and the History of Comic Book Heroines, Ashland (Or.): Exterminating Angel press, 2009.

Mike Madrid, Divas, Dames & Daredevils: Lost Heroines of Golden Age Comics, Ashland (Or.): Exterminating Angel Press, 2013.

Lillian S. Robinson, Wonder Women: Feminisms and Superheroes, New York and London: Routledge, 2004.

Trina Robbins, The Great Women Superheroes, Northampton, Mass.: Kitchen Sink Press, 1996.

Trina Robbins, From Girls to Grrrlz: A History of Women’s Comics from Teens to Zines [de 1941 à 1999], San Francisco (85 Second Street): Chronicle Books, 1999.

Trina Robbins, “Gender Difference in Comics”, Image & Narrative, Online Magazine of the Visual Narrative, n°4, September 2002, http://www.imageandnarrative.be/inarchive/gender/trinarobbins.htm

Trina Robbins, Pretty in Ink: North American Women Cartoonists, 1896-2013, Seattle (Wash.): Fantagraphics Books, 2013.

Brett Schenker, “Market Research Says 46.67% of Comic Fans are Female”, The Beat, The Newsblog of Comics Culture, 2 mai 2014, http://www.comicsbeat.com/market-research-says-46-female-comic-fans/

Lynne M. Thomas and Ellis, Sigrid, ed., Chicks Dig Comics; A Celebration of Comics by the Women Who Love Them, Mad Norwegian Press, 2012.

 

 

ADRESSE

Amiens, le 2 juin 2016

Source : Les femmes et la bande dessinée : autorialités et représentations/ Women and comics, authorships and representations