20170323 – News / La moitié du territoire français est à l’abandon

25 % En deux ans, la pauvreté en région parisienne a progressé de 25 %.

Un Français sur six vit désormais dans un état de pauvreté aggravée.

Certains s’étonnent de la dégradation du respect de la fonction : insultes, tomates, enfarinage, fumier, pneus brulés  deviennent fréquents jusqu’au sommet de l’Etat, mais pourquoi ? Quelle est la crédibilité d’un Préfet, d’un député, d’un ministre, ou même d’un président, face à un jeune couple d’agriculteurs abandonné et isolé, face à un jeune des banlieues surdiplomé et sans boulot depuis trois ans ?

Voyons nos jeunes agriculteurs: la classe de leurs enfants est supprimée parce qu’il en manque temporairement  un dans l’effectif réglementaire, ou encore la Poste a supprimé tout service local en le remplaçant par une permanence hebdomadaire, le seul jour où c’est impossible pour eux.  Mais aussi  la brigade de gendarmerie peine à assurer la sécurité parce qu’elle n’a plus les moyens de faire ses rondes. Les élus se réfugient lâchement dans la technocratie ou des réunions sans fin, et ceux qui assument sur place finissent par exploser dans la dépression ou la démission. Ces jeunes agriculteurs ont financé leur projet par Internet parce que les banques locales disent systématiquement non à tout, mais ils ont attendu leur ligne téléphonique 6 mois et on leur annonce la fibre pour 2032… Leurs organismes locaux ont une dizaine de chargés de mission mais aucun n’a été capable de les aider dans la plus petite démarche.

La dérision du Salon de l’Agriculture à Paris

Comme désormais un quart rural de la France, ce jeune couple d’agriculteurs est dans un territoire oublié de la république. Dérisoire symbole en naufrage: : le salon de l’Agriculture se tient à Paris. C’est l’évènement que tout politicien ne manquerait pour rien au monde, sans comprendre qu’il est devenu un mirage folklorique complètement décalé des réalités, un parc d’attraction éphémère pour parisiens, une façade sur un terrain vague. Le géographe Christophe Guilluy parle de « l’enterrement cynique des classes populaires », de cette France périphérique. Ces territoires oubliés sont désormais gérés comme des réserves d’Indiens, tant décriées en Amazonie ou ailleurs mais pas en France par  ces fragiles « zurbains « surprotégés ou ces bobos à morale variable. Le bilan est catastrophique selon Reporterre:  » En vingt ans, la moitié des exploitants agricoles ont disparu. Le gaspillage des terres a continué à un rythme effréné, avec la perte d’1,7 millions d’hectares de terres agricoles. La balance agricole française se dégrade et l’agriculture est de plus en plus polluante, en termes d’engrais, de pesticides et de gaspillage de l’eau. »

Etat sans devoirs = Etat sans droit

Mais attention : quelle est la justification d’obéir à l’Etat, de payer ses impôts, de reconnaitre son autorité, de subir toute sa réglementation technocratique, alors que l’Etat n’assume quasiment plus aucune de ses missions essentielles sur place ? Aucune !!! A force d’abandonner ces territoires, qui représentent une moitié de la France, l’Etat y abandonne aussi l’espoir de s’y faire respecter. Son autorité y est grillée. Le crépuscule de la France d’en haut se constate par le bas. Paris est candidate aux Jeux olympiques avec 1 ménage sur six dans la misère. Les émeutes de Rio ou d’Athènes et la faillite de leurs jeux n’ont pas servi de leçon. Nous allons tout droit vers une longue période d’émeutes urbaines et rurales d’une population traitée comme des sous-êtres, qui n’en peut plus de cet abandon et se trouve prête à tout dans son désespoir. Ces masses représentent un sixième de la population et sont réparties sur la moitié de notre territoire. C’est le probable retour des Jacqueries, qui ont déjà commencé avec les émeutes des banlieues, les véhicules incendiés mais aussi les bonnets rouges, les traditionnels fumiers, les feux de pneus sur les autoroutes, ou les ZAD. Et ce n’est que le début, vu l’extrême aggravation récente en deux ans.

En deux ans, le trou noir: 1 Français sur 6 vit dans la pauvreté (Insee)

L’enquête SRCV de l’Insee nous apprend qu’en région parisienne, en  deux ans seulement, la pauvreté aggravée a augmenté de 25%, passant de 11 à 14 % des ménages, soit une progression énorme d’un tiers. Comme dans les zones rurales, un ménage sur six vit désormais dans la pauvreté aggravée en région parisienne. Dans certaines régions comme l’Auvergne, c’est encore pire. Avec les zones de non droit des banlieues, c’est près de la moitié du territoire français qui est aujourd’hui dans un abandon notoire.

Épuisement des forces de l’ordre et du corps enseignant

L’envoi épisodique de forces de l’ordre n’aboutit désormais qu’à l’épuisement de ces forces et même à leur rébellion, car elles ne sont même plus en état d’accomplir leurs missions et elles ne font que coller des rustines en permanence sur un système qui n’en peut plus.  Le corps enseignant est dans le même état que les forces de l’ordre avec cette formule des « territoires perdus de la république » pour parler de la grande difficulté de préserver également le territoire culturel. Sous pressions politiques, les signalements sociaux pour mauvais traitements, inceste, barbarie, sont de plus en plus étouffés parce que les élus ne veulent « pas d’histoires ».

Source : La moitié du territoire français est à l’abandon

20170321 – News / Couple : 5 erreurs qui condamnent les relations – Bibamagazine.fr

Réagir trop vite, rester dans une routine, ne faire qu’un… Certaines petites choses peuvent impacter le couple.

Toutes les histoires d’amour sont différentes, et ce qui cause la rupture d’un couple peut être une épreuve qui renforce dans un autre… Toutefois, il y a certaines choses qui sont à éviter formellement selon les psychologues, si on veut donner une chance à sa relation. Le site Elite Daily les a regroupées.

1/ Réagir sans réfléchir

Notre moitié vient de dire ou de faire quelque chose qui nous met hors de nous ? On a deux options : réagir spontanément (hurler, casser quelque chose, partir, pleurer…) ou bien prendre du recul et réfléchir. Se laisser le temps de comprendre pourquoi on se met dans cet état-là permet d’en savoir plus sur soi-même et d’en discuter avec Bibi… pour éviter que ça ne recommence.

2/ Être inflexible

En couple depuis longtemps, on entre inéluctablement dans une certaine routine. Ce n’est pas un problème, sauf si faire des entorses à cette routine nous pose problème. Pourquoi ? Tout simplement parce que la routine tue la passion et surtout limite notre épanouissement et celui de notre partenaire. Et quand on commence à s’ennuyer et à ne plus rien apprendre au contact de notre moitié, c’est le début de la fin…

3/ Être faux

Cela semble évident, mais dès lors qu’il y a un décalage entre ce que l’on dit ressentir et ce que l’on ressent vraiment (ou ce que l’on fait), cela a un impact sur la relation. Sans aller forcément jusqu’à la tromperie, le simple fait de mentir (ou du moins de cacher ce que l’on ressent) montre qu’il y a un problème dont il faut se parler.

4/ Ne pas respecter les limites

Dans un couple, il est impératif que chacun reste une personne à part entière et que le « nous » ne prenne pas le pas sur le « je » et le « tu ». Comme l’expliquent les experts, le souci, c’est qu’on perd ensuite la notion de l’autre et on peut ainsi être intrusive ou même lui manquer de respect.

5/ Manquer d’affection

Manquer de gestes tendres envers sa moitié et/ou entrer dans une routine sexuelle est souvent le résultat des 4 comportements précédents. Mais cela peut aussi être quelque chose de personnel, parce que l’on ne se sent pas bien et que l’on n’en parle pas. Or, si on ne fait rien pour changer cela (et dans un premier temps le comprendre), on risque de laisser s’installer une routine où l’on se soucie peu de l’autre… Pas terrible !

Voilà, on sait ce qu’il faut éviter…

Source : Couple : 5 erreurs qui condamnent les relations – Bibamagazine.fr

Avis Pimpf :  certaines choses sont vraies, mais il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, tous les couples ne fonctionnent pas pareil tout valoir cataloguer dans un seul mode me dérange un peu même si certains conseils peuvent être utiles.

20170321 – News / Pornographie : quelles conséquences sur la sexualité ?

ÉCLAIRAGE – Selon un sondage Ifop publié lundi 20 mars, un adolescent sur deux a déjà visionné une vidéo pornographique. Une pratique qui n’est pas sans conséquence sur la sexualité.

la consommation de porno entraîne une représentation erronée de la sexualité Crédit : HBO

Philippe Peyre

14 ans, c’est l’âge moyen du premier visionnage d’une vidéo pornographique. Selon un sondage de l’Ifop publié lundi 20 mars, un adolescent sur deux, en majorité les garçons, a déjà visionné une vidéo pornographique, la plupart du temps sur son téléphone portable. Rien de très étonnant jusque là, les études à ce sujet revenant régulièrement à la une de l’actualité.

Seulement, ce sondage nous apprend que si près d’un garçon sur deux (48%) et plus d’une fille sur trois (37%) estiment que la pornographie a participé à l’apprentissage de leur sexualité, il apparaît que 44% des adolescents ayant déjà eu des rapports sexuels ont reconnu avoir essayé de reproduire des scènes ou pratiques vues dans des films. 

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Cette pratique pose de sérieuses questions, tant les conséquences d’une consommation précoce de pornographie entraîne notamment une représentation erronée de la sexualité et également des troubles de l’érection.

Décalage entre fiction et réalité

En s’éduquant sexuellement à travers la consommation de porno, cela a pour conséquence directe de créer une représentation biaisée de la sexualité et des rapports entre hommes et femmes. « Les rapports entre hommes et femmes y sont faussés : les hommes sont des dominateurs toujours capables de donner du plaisir et les femmes des créatures toujours prêtes à dire oui ! », a expliqué Claude Rozier, sexologue et médecin de l’Education nationale, au magazine Psychologie.

De même, la plupart du temps, le porno met en scène des corps et des comportements qui n’existent pas dans la réalité. « Culte du corps, taille du pénis, durée et pratiques extrêmes confèrent aux pratiques sexuelles une dimension « no limit » qui peut bouleverser la conception de la sexualité dans la vie des couples », détaille la sexologue clinicienne Magali Croset-Calisto dans une tribune publiée sur le Huffington Post. Dès lors, la frontière entre fiction et réalité s’estompe au fur et à mesure que la consommation de porno augmente. Résultat, les hommes sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des consultations spécialisées pour addiction sexuelle, renchérit la sexologue qui parle de « fascination » ou encore de « sidération précoce ».

Perte de libido

Ce constat selon lequel la consommation excessive de vidéos pornographiques fausse la réalité a été étayé par le Docteur Frédéric Saldmann, cardiologue et spécialiste des questions de santé le weekend sur RTL. « Lorsque des hommes regardent trop de porno, ils idéalisent une sexualité qu’ils ne pourront jamais atteindre. Ils souffrent de la comparaison avec les acteurs. Ils rentrent ainsi dans un monde fictif et la réalité, à côté du film, est toujours médiocre », a-t-il expliqué au micro de RTL au mois de février. 

Si le porno a des conséquences négatives sur la sexualité de par des représentations erronées, il entraîne également une perte de la libido et des troubles de l’érection. Selon une étude publiée en 2013 dans le Journal of sexual medicine, 25% des hommes de moins de 40 ans présentent des troubles de l’érection. Une statistique que la sexologue Magali Croset-Calisto attribue en partie à la consommation de porno à outrance. « Une consommation excessive de porno peut engendrer une dépendance accompagnée d’un effet de tolérance, lequel provoque une angoisse de performance fréquente chez les hommes face à l’enjeu de « tenir dans la durée » », a-t-elle illustré.

Des constats qui appellent à la plus grande prudence quant à la consommation de porno et particulièrement pour les plus jeunes qui construisent leurs représentations de la sexualité à travers des images biaisées et irréalistes. Une problématique dont s’est déjà saisie la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, qui a annoncé lundi 20 février qu’elle souhaitait interdire l’accès des mineurs aux sites Internet qui diffusent ces images pornographiques.

Source : Pornographie : quelles conséquences sur la sexualité ?

20170321 – News / Trop drôle : la folle pyjama-party des jumeaux qui ne veulent pas dormir (VIDEO) – PARENTS.fr

Que font les enfants quand la lumière est éteinte et que les parents ont le dos tourné ? Ils dorment, pensez-vous… mais pas toujours ! Andrew et Ryan par exemple, des jumeaux de 2 ans, ont décidé d’organiser une pyjama-party dans leur chambre. Ce qu’ils ignorent en revanche, c’est qu’une caméra filme leurs moindres faits et gestes. Le résultat : une vidéo hilarante de deux petits monstres qui ont décidé de faire la java plutôt que de s’envoler au doux pays des rêves.

D’une durée de deux minutes, la vidéo montre en vitesse accélérée la folle soirée des deux garçons. Et vas-y que je sors de mon lit, et que je papote sur le canapé, et que je mets tous les coussins par terre dans un coin, puis dans un autre, puis dans le lit… L’énergie débordante de Ryan et Andrew nous donne vite le tournis et on compatit, quoique amusés, quand Jonathan et Susana, les parents, tentent de hausser le ton.

Mise en ligne par le papa, la vidéo a rapidement fait le tour du web, cumulant déjà plus de 11 millions de vues !

A noter que les deux petits noctambules n’en sont pas à leur coup d’essai. Jonathan avait déjà posté par le passé une vidéo quasi similaire où les deux garçons jouaient avec leurs oreillers de minuit à 7 heures du matin…

 

Source : Trop drôle : la folle pyjama-party des jumeaux qui ne veulent pas dormir (VIDEO) – PARENTS.fr

20170318 – News / Geek : Trahis par leur sex-toy  » intelligent « , des utilisateurs touchent 3,75 millions de dollars !

Quand les nouvelles technologies s’invitent sous notre couette, le résultat n’est pas toujours concluant. En preuve, le scandale du sex-toy  » intelligent  » we-vibe et le partage des données personnelles des utilisateurs… En procès depuis un an, la firme à l’origine du produit a été condamnée à payer aux victimes 3,75 millions de dollars de dommages et intérêts. Rien que ça !

C’est bien connu, on n’arrête pas le progrès. Après l’anneau connecté et la possibilité de connaître ses performances sexuelles, le sex-toy intelligent se retrouve à ses dépens sur les devants de la scène. En 2016, de nombreux utilisateurs de  » we-vibe « , vibromasseur 2.0, ont déposé plaintes contre la firme canadienne Standard Innovation. A l’origine du recours en justice,  » des données personnelles et sensibles «  divulguées à leur insu sur la toile ! Parmi elles, leur adresse mail directement liée à leur température corporelle, leur degré d’usage, l’intensité de vibration du sex-toy… Bref, des informations que personne ne souhaite voir devenir publiques !

Justice pour les consommateurs

Pour contrebalancer le poids de cette grossière erreur, l’entreprise créatrice de  » We-vibe  » a été condamnée à indemniser financièrement les victimes du piratage. Coût total des dommages et intérêts : 3,75 millions de dollars, soit 10 000 dollars par utilisateur. Heureuse  » d’avoir conclu un accord raisonnable et juste « , la direction de Standard Innovation affirme avoir résolu les problèmes liés à la sécurité. Vaut mieux tard que jamais comme dirait l’autre…

 

Que pensez-vous de ce genre de joujoux connectés ?

Source : Geek : Trahis par leur sex-toy  » intelligent « , des utilisateurs touchent 3,75 millions de dollars !

20170317 – News / Guide de la famille Tout-Écran : des conseils pratiques pour les parents – Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Vous vous posez des questions pour accompagner vos enfants dans ce monde numérique d’information en continu ? Le guide pratique « Famille Tout-Écran » propose des éclairages utiles et des conseils pratiques à tous les parents, autour de cinq thématiques : apprendre à ses enfants à s’informer, conseiller ses enfants sur l’usage des réseaux sociaux, maîtriser en famille le temps dédié aux écrans, protéger ses enfants des images violentes, s’engager et s’impliquer en tant que parents.

Cet ouvrage gratuit est une mine de conseils pour les parents souhaitant guider leurs enfants « connectés », à l’heure du numérique :

  • des conseils de professionnels, d’experts, journalistes, enseignants, associations, éducateurs, psychologues, scientifiques.
  • de nombreuses ressources et sites simples à utiliser avec vos enfants, pour les aider à comprendre l’actualité et à prendre du recul par rapport aux écrans et à l’information.
  • des pistes, des outils et des activités pour dialoguer avec vos enfants.
  • un quiz « Quel parent connecté êtes-vous ? »

Il s’adresse aussi à l’ensemble des acteurs éducatifs et associatifs.

Le guide pratique « Famille Tout-Écran » a été mis en place par le Clemi. Il est né de la réflexion d’un groupe de travail dédié aux pratiques informationnelles des plus jeunes, composé notamment des membres du Conseil d’orientation et de perfectionnement du Clemi : le ministère de la Culture, France Télévisions, Radio France, le CSA, la Cnil, la Caf, l’Unaf, le Cemea, la Ligue de l’enseignement, Parents 3.0, Jets d’encre, ICEM-Pédagogie Freinet, et le ministère de l’Éducation nationale.

Vignette Guide Famille Tout Ecran
Guide pratique « La famille Tout-Écran »

  • Être parent à l’ère du numérique
  • Présentation de la Famille Tout-Écran
  • Apprendre à vos enfants à s’informer
  • Conseiller vos enfants sur l’usage des réseaux sociaux
  • Maîtriser en famille le temps dédié aux écrans
  • Protéger vos enfants des images violentes
  • S’engager et s’impliquer en tant que parents

Guide « La Famille Tout-Écran »

Source : Guide de la famille Tout-Écran : des conseils pratiques pour les parents – Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

20170317 – News / La famille reste un sujet de clivage

Présidentielle 2017. L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes fait débat.

La politique familiale divise fortement les candidats. L’extrême droite et la droite veulent revenir sur certaines ­mesures emblématiques du quinquennat Hollande, en particulier la loi sur le mariage pour tous de mai 2013. Marine Le Pen est la seule à promettre son abrogation. Elle prévoit pour la remplacer la création d’une « union civile », qui ­serait un « pacs amélioré » (sur la transmission du patrimoine ­notamment), sans effet rétroactif : les couples mariés le resteraient.

François Fillon, lui, se pose en candidat de la famille et bénéficie du soutien indéfectible de Sens commun, composante des Républicains issue de La Manif pour tous, hostile à la loi Taubira. Il ne reviendrait pas sur le mariage entre personnes de même sexe mais réserverait l’adoption plénière aux couples hétérosexuels. « La filiation n’a de sens qu’à l’égard d’un homme et d’une femme », affirme le candidat sur son site. L’adoption simple, qui n’offre pas les mêmes droits et n’efface pas la filiation biologique d’origine, resterait possible pour les couples homosexuels.

De plus, le candidat LR veut des sanctions renforcées contre la gestation pour autrui. Il promet de restaurer l’universalité des ­allocations familiales (Marine Le Pen aussi) et de relever le plafond du quotient familial. Tous deux veulent revenir sur le congé parental, aujourd’hui raccourci si le père n’en prend pas une partie.

Avis attendu depuis quatre ans

A gauche, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon vont dans le sens opposé, en promettant d’accomplir une promesse faite par François Hollande en 2012 : l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA, aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels infertiles) à toutes les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle et sans indication médicale.

Emmanuel Macron assume la loi Taubira et affirme que « toutes les configurations familiales ont droit à une égale considération ». Il se ­déclare en outre favorable à l’ouverture de la PMA, mais se montre très prudent sur ce sujet qui divise. Dans un entretien à La Croix du 13 mars, il indique qu’il « respectera » l’avis du Comité ­consultatif national d’éthique pour trancher sur le sujet. Or, cet avis, qui est attendu depuis quatre ans, ne sera pas forcément conclusif. « Je regarderai aussi l’état de la société (…) pour agir de manière apaisée », ajoute le candidat.

En matière de soutien aux ­familles, Jean-Luc…

Source : La famille reste un sujet de clivage

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