20170625 – Après 50 ans, des relations sexuelles hebdomadaires aident à garder la mémoire

Les seniors qui ont une activité sexuelle au moins une fois par semaine sont aussi ceux qui ont de meilleures performances intellectuelles.@ BARBARA SAX / AFP

Selon une étude britannique, les personnes de plus de 50 ans qui ont une activité sexuelle hebdomadaire ont de meilleures performances intellectuelles.

Après les mots-croisés ou les sudokus, une nouvelle étude britannique affirme que le maintien d’une activité sexuelle régulière après 50 ans permet de maintenir les performances du cerveau. Les chercheurs, qui ont publié leurs conclusions dans la revue américaine Journals of Gerontology, ont interrogé 28 hommes et 45 femmes âgés de 50 à 83 ans sur la fréquence de leurs rapports sexuels et mesuré leurs capacités cognitives.

De meilleures performances intellectuelles. Les personnes qui ont affirmé avoir une activité sexuelle au moins une fois par semaine sont aussi celles qui avaient l’expression verbale la plus fluide et la meilleure capacité à se représenter leur environnement dans l’espace. « Il est possible qu’à une augmentation de la fréquence de l’activité sexuelle corresponde l’amélioration des performances intellectuelles », affirment les auteurs de l’étude menée conjointement dans les universités d’Oxford et de Coventry, dans le centre de l’Angleterre.

L’impact sociétal de l’activité sexuelle. « Les gens n’aiment pas s’imaginer que les personnes âgées peuvent avoir des relations sexuelles« , avance dans un communiqué Hayley Wright, qui a dirigé la recherche pour l’université de Coventry. « Mais nous devons mettre à mal cette représentation et examiner l’impact sociétal que peut avoir l’activité sexuelle sur les personnes de 50 ans et plus », estime-t-il. Les chercheurs vont poursuivre leur étude pour trouver une explication biologique à leur découverte. Ils veulent analyser l’influence que peuvent avoir certaines substances chimiques, notamment la dopamine et l’ocytocine, sur le lien entre l’activité sexuelle et le fonctionnement du cerveau.

Source : Après 50 ans, des relations sexuelles hebdomadaires aident à garder la mémoire

Avis Pimpf : après tout pourquoi ds tabous sur les relations sexuelles des personnaes agées? et si la santé le permet ( c’est quand même la condition) pourquoi pas? mais bon ce blocage de limite de « vieux » à 50 ans , ça me choque toujours mais bon…

20170625 – Famille : l’art d’être père

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Chaque matin, c’est le même rituel pour Léa et son père. Prendre le temps de petit-déjeuner ensemble avant l’école, un moment privilégié. La mère de Léa est partie travailler tôt pour aller la récupérer à la sortie de l’école. Un partage des tâches qui convient parfaitement à la famille. « On a voulu un enfant à deux, on l’élève à deux. Elle a la chance d’avoir ses deux parents, c’est important pour elle de sentir qu’on est là tous les deux, qu’on a chacun un rôle », précise Nigel Guittenit, le père de famille. Et sur le chemin de l’école maternelle, ces pères revendiquent leur nouveau rôle. « Il faut nous laisser la place, nous laisser faire des erreurs, ça ne sert à rien de nous reprendre systématiquement », continue Nigel Guittenit. On les appelle « papas poules », « superpapas » ou « nouveaux pères », et à leurs côtés les femmes sentent la différence.

« Un job qui paye en bonheur »

Certains pères ont la possibilité d’aménager leur temps de travail. Un photographe, freelance, s’occupe de ses enfants après la crèche et l’école. « Je trouve que le job de papa est sympa. C’est un job génial parce que c’est un job qui paye en bonheur », explique Nicolas Kalogeropoulos. Une implication dans les tâches quotidiennes qui s’est imposée dès la naissance. Mais l’idéal de partage des tâches parentales est encore loin d’être atteint au quotidien. Les femmes y consacrent toujours en moyenne deux fois plus de temps que les hommes. 

Famille : l’art d’être père

Source : Famille : l’art d’être père

20170611 – La « charge mentale » des femmes nuit gravement à la sexualité

Quand les tâches domestiques reposent sur les femmes, il ne faut pas s’étonner que cela pèse sur la sexualité du couple, pointe Maïa Mazaurette dans sa chronique hebdomadaire pour La Matinale.

Si vous avez raté le débat des dernières semaines sur la « charge mentale » pesant sur les femmes, vous vivez certainement sur une île déserte. (Invitez-moi !)

La charge mentale consiste à être considéré comme responsable par défaut des tâches domestiques… Or ce concept a des répercussions sur la sexualité, un domaine où les assignations de genre ont les reins solides.

Par exemple, si l’Insee nous apprend que les femmes s’occupent de 71 % des corvées domestiques et de 65 % des tâches parentales, nous retrouvons sous la couette un chiffre quasiment inverse : 44 % des femmes laissent souvent ou toujours les hommes prendre l’initiative du rapport sexuel (Ipsos, 2014). Et plus de la moitié d’entre elles passent leur tour quand il s’agit de demander franchement ce dont elles ont envie.

Les hommes sont donc censés faire le premier pas dans leur propre chambre à coucher, avec leur conjointe, au bar, avec une inconnue… ou dans la rue, quitte à se faire traiter de harceleurs. Même chose en ligne : non seulement les hommes hétérosexuels entament 3,5 fois plus souvent la conversation que les femmes hétérosexuelles (données OkCupid 2015), mais quand ces dernières prennent les devants, elles ont quasiment trois fois plus de chances d’obtenir une réponse.

Impératifs de « bonne présentation sexuelle »

J’entends sourdre du fond de la classe une conclusion simpliste : ah, voilà ! Les femmes sont chargées de la vaisselle, les hommes sont chargés des relations sexuelles, de la séduction et du réchauffement climatique, les tâches sont donc inégalement réparties, certes, mais égales en temps d’implication, auquel cas la nature est bien faite, les cochons bien gardés, et les féministes se sont en-coooore énervées pour rien.

A quoi nous objecterons que planifier une partie de jambes en l’air est plus rigolo que gratter une baignoire, et que si presque la moitié des femmes ne prend jamais l’initiative du rapport sexuel, elles prennent quasiment toutes les initiatives concernant le contexte dans lequel le rapport sexuel s’opère.

Ce sont en effet très majoritairement les femmes qui s’occupent de la contraception. C’est aussi sur leurs épaules que pèsent les impératifs de « bonne présentation sexuelle » – se montrer attirantes, propres, épilées, parfumées, maquillées, gommées, soyeuses comme des épagneuls bretons.

Selon une étude américaine (Today/AOL 2014), les jeunes femmes passent presque huit heures par semaine au récurage et à l’embellissement. Pour les femmes adultes, on « tombe » à six heures et demie. Et les hommes ? Ils consacrent à leur hygiène environ quatre heures par semaine (or, sans vouloir retourner le couteau dans la plaie, ces trois heures gagnées permettraient largement d’enchaîner une lessive, des courses et la préparation d’un tournedos Rossini aux chanterelles).

Dépense de temps et d’énergie

En France, une femme qui veut plaire passe 35 minutes dans la salle de bain (Harris Interactive, 2014), à quoi s’ajoutent des coûts supérieurs pour la lingerie, le maquillage, les soins – une charge financière qui s’ajoute, donc, à la dépense de temps et d’énergie.

A mon humble avis, si les femmes prennent moins l’initiative du rapport sexuel, c’est parce qu’elles sont épuisées de s’être préparées au rapport sexuel… mais aussi parce que les galipettes sont toujours plus plaisantes dans des draps propres, et que s’il faut s’infliger la lessive en plus de l’épilation, ça ne va pas être possible.

Il ne s’agit évidemment pas de disqualifier les hommes (ou alors un chouïa, pour les agacer). Personne ne remet en cause le côté harassant d’une prise systématique d’initiative : les hommes se sentent en demande, vulnérables, pas désirés. Ils sont toujours susceptibles de se voir décerner une fin de non-recevoir, merci, retentez votre chance samedi prochain.

Mais il faut bien considérer que poser la question prend quatre secondes, et qu’à ce titre, prétendre crouler sous la charge mentale sexuelle du couple laissera les méchantes femmes dans mon genre (celles qui comptent leur temps) de marbre.

Grand écart

Une manière de réégaliser les rapports consisterait évidemment à mieux diviser le domestique – de la vaisselle aux échanges intimes. S’ils prenaient en charge la moitié des tâches domestiques, les hommes libéreraient logiquement leurs partenaires du temps nécessaire à un réinvestissement sexuel.

Est-ce que cette stratégie fonctionne ? Du côté de la sociologie, ces dernières années, on a lu littéralement tout et son contraire.

A gauche du ring, l’American Sociology Review publiait en 2013 un article démontrant que les foyers les plus traditionnels (monsieur travaille dehors, madame travaille dedans) rapportaient une fréquence sexuelle plus haute que les couples à aspirateur partagé.

A notre droite cependant, le Council of Contemporary Families annonçait en 2016 une version exactement opposée des faits : « Les couples modernes qui adhèrent à une division égalitaire du travail sont les seuls à avoir connu une hausse de leur fréquence sexuelle par rapport aux années passées. Les autres types de couples, incluant ceux dont la femme est la pierre angulaire du foyer, voient leur fréquence sexuelle décliner. »

Et de fournir une explication au grand écart des recherches : plus un couple est inégalitaire, moins la femme peut dire non. Plus un couple est égalitaire, plus la femme peut dire oui. Entre le verre à moitié plein et la sexualité plus qu’à moitié coercitive, je vous laisse tirer vos propres conclusions.

Plus investies, et aussi plus souvent déçues

Ajoutons à la charge domestique et à la charge sexuelle notre joker du jour : la charge émotionnelle. Une fois encore, ce sont les femmes qui ont tendance à prendre sur elles l’injonction à « faire tenir » le couple (comme suggérer une thérapie, s’inquiéter du bon niveau de communication, penser aux anniversaires de mariage). Ce travail dépasse d’ailleurs le cadre du foyer puisque ce sont, encore et toujours, les femmes qui doivent sourire, écouter, être aux petits soins…

Plus investies, elles sont aussi plus souvent déçues. Ce sont elles qui divorcent quand ça ne va plus : comme si au désinvestissement progressif des femmes dans la sexualité répondait un désinvestissement progressif des hommes dans l’engagement émotionnel.

Comme l’explique Moira Weigel dans son ouvrage Labor of Love: The Invention of Dating (2016, éditions Farrar, Straus & Giroux), « nous donnons notre temps et notre énergie aux autres de manière aussi automatique qu’une vache broute ou que l’herbe pousse. Notre attention est une ressource naturelle… De nombreuses femmes finissent même par croire qu’il est dans leur nature de faire n’importe quoi par amour ».

Bilan des courses ? On dira que je prêche pour ma paroisse, alors autant laisser libre cours à un brin de mauvaise foi : les femmes font tout le boulot, au point que, les jours d’épuisement, la sexualité puisse sortir de la case des loisirs pour rentrer dans celle des tâches programmées. Quand le domestique est le lieu des corvées plutôt que celui du repos, il ne faut pas s’étonner que ça coince à tous les niveaux… y compris sexuel.

Source : La « charge mentale » des femmes nuit gravement à la sexualité

20170605 – News : Pourquoi les jeunes musulmans deviennent de plus en plus religieux | Atlantico.fr

Des jeunes plus religieux : effet d’âge ou effet de génération?

Si ce sont les plus jeunes qui se tournent en masse vers la religion, on a du mal à savoir si l’on a affaire à un effet d’âge (ils sont jeunes, ça leur passera) ou un effet de génération (les nouvelles générations seront plus religieuses que les précédentes). Pour trancher, il faudrait pouvoir comparer les mêmes générations, à des dates différentes.

Un début de réponse est apporté par une comparaison avec les résultats de l’enquête MGIS plus ancienne (1992), sur une portion d’échantillon commun.

Cette enquête menée 16 ans plus tôt n’avait pu toucher que les enfants d’immigrés suffisamment nombreux et à des âges encore jeunes. Seuls avaient été enquêtés les enfants d’immigrés d’Algérie, d’Espagne et du Portugal âgés de 20-29 ans.

En France, en moyenne, et dans les populations d’origine européenne, la sécularisation a progressé au fil de la vie, mais aussi d’une génération à la suivante. Si l’on prend les Européens les plus attachés à la religion, ceux d’origine portugaise, ils le sont moins en 2008 qu’ils ne l’étaient en 1992. Les jeunes d’origine portugaise d’aujourd’hui sont aussi nettement moins portés sur la religion que leurs devanciers du même âge 16 ans plus tôt.

Ce n’est plus vrai des personnes nées en France d’origine algérienne. Les jeunes de 2008 n’ont plus rien à voir avec ceux de 1992. Ils sont deux fois moins nombreux à se déclarer sans religion, et même près de trois fois moins chez les jeunes femmes. Par contre, ceux qui sont nés en 1963-1972 sont encore, 16 ans plus tard, ce qu’ils ont été dans leur jeune âge en 1992. La sécularisation semble même avoir progressé chez les hommes nés en 1963-1972 de deux parents immigrés.

La désécularisation serait donc plutôt un effet de génération. Si tel est bien le cas, le faible niveau de sécularisation atteint parmi les jeunes adultes pourrait perdurer au cours de leur vie. Si l’on en croît Eric Kaufmann, «Les identités religieuses ont tendance à se cristalliser aux débuts de l’âge adulte et à persister tout au long de la vie»1. Ce n’est cependant pas vrai pour la sortie de la religion catholique qui a tendance à toucher tous les âges de la vie.

Le constat est le même pour les enfants de couples formés d’un immigré d’Algérie et d’un natif, mais à un niveau de sécularisation beaucoup plus élevé. Dans les années 1963-1972, les enfants nés de ces couples mixtes étaient les plus sécularisés de leur génération. L’alliance entre un ou une immigré(e) d’Algérie et une native ou un natif se traduisait donc par un abandon massif de la religion chez les enfants. Ce n’est plus aussi vrai aujourd’hui.

Les musulmans vivent plus souvent dans un environnement social difficile, et c’est aussi là que la pression sociale risque d’être la plus élevée. Parmi les 18-50 ans, on l’a vu, la proportion de musulmans est de 36% dans le contexte le plus défavorable (C2-), et de 4% dans l’environnement le plus favorable (C2 +). Nul doute que l’indicateur de contexte social donne également une idée de la pression sociale exercée par les musulmans sur leurs coreligionnaires.

la suite de l’article dans le  lien ci-dessous :

Source : Pourquoi les jeunes musulmans deviennent de plus en plus religieux | Atlantico.fr

20170604 – La Poste « veille » sur vos parents : 5 arguments pour comprendre la polémique – L’Obs

Les visites de La Poste doivent « maintenir du lien social », assure le groupe. (Groupe La Poste)

Entré en vigueur il y a quelques jours, le service « Veiller sur mes parents » de La Poste fait déjà débat. « L’Obs » vous présente les arguments de La Poste et des opposants à la mesure.

C’est un nouveau service de La Poste qui fait parler de lui. « Veiller sur mes parents », dernière offre dans la stratégie de diversification de l’entreprise, propose un service de visite à domicile pour les aînés. Bien pratique pour les enfants qui s’inquiètent et ne peuvent – ou ne veulent – rendre visite à leurs parents. Ce qui alimente d’ailleurs beaucoup la polémique.

Testée depuis plusieurs mois et généralisée à la France métropolitaine le 22 mai, l’initiative suscite en effet de nombreuses réactions – des plus dithyrambiques aux plus critiques. Qu’ils soient pour ou contre, « l’Obs » a listé les arguments du débat.

#POUR : rassurer les familles et les personnes âgées

Dans le détail, La Poste propose quatre offres (de 19,90 euros à 139,90 euros) pour qu’un postier rende visite à la personne âgée de votre choix entre une et six fois par semaine. En cas de pépin, le service permet aussi une téléassistance 24h/24 (qui peut joindre les secours), assurée par un sous-traitant. Après chaque visite, le facteur envoie un compte-rendu au souscripteur du contrat, précisant l’heure de la visite et l’état du visité.

Patrick Brilouet est syndicaliste à SUD. Il a exercé comme postier durant plus de trente ans à Nantes. Sur le fond, il estime que l’initiative a du bon : « s’inquiéter de nos aînés, c’est plutôt une bonne chose ».

Idem pour Mireille, citée par « Le Monde », qui a souscrit à ce service pour son père.

« Je cherchais quelque chose qui me sécurise. […] Le fait que ça soit La Poste a beaucoup compté dans mon choix. J’ai plus confiance que dans une aide à domicile. »

La Poste peut en effet compter sur la bonne image dont bénéficie ses employés à vélo. Un sondage TNS-Sofres de 2012 révélait que le facteur était « le deuxième personnage préféré de la vie quotidienne des Français ».

#CONTRE : privatiser la gentillesse

« Ce service n’a rien inventé », assure néanmoins Patrick Brilouet.

« Bien souvent, les facteurs qui ont des personnes âgées dans leur tournée s’intéressent déjà à elles. La relation entre le facteur et la population est quotidienne, on finit forcément par connaître des choses sur les gens. »

Lui estime qu’avec ces nouveaux services, « on cherche à faire du facteur un commercial ». « En ce moment, les facteurs sont incités à faire leur tournée en démarchant les personnes âgées pour savoir si elles sont intéressées », regrette le facteur militant, qui revendique avoir un « rôle social ».

« La Poste joue sur la relation humaine qu’on a avec la population et la dénature. Aujourd’hui, on ouvre toujours la porte à un facteur. Si on se met à vendre des tas de trucs aux gens,  j’ai peur qu’à terme on ne nous ouvre plus. »

Surtout que ce service ne sera pas accessible à tout le monde. Si l’offre de lancement démarre à 19,90 euros par mois (pour une visite hebdomadaire), les frais montent à 139,90 euros pour se donner bonne conscience six jours sur sept. Ce que déplore Patrick Brilouet :

« Vu le prix assez onéreux, ça va s’adresser à une catégorie privilégiée de la population. En tant que syndicat, je très attaché au service public. Là on en est loin, on est dans un service commercial pur. »

Du côté de la Poste, on fait valoir qu’il ne s’agit pas « d’une monétisation d’une pratique existante », mais bien de la « création d’un nouveau service ». Eric Baudrillard, directeur des services aux particuliers de La Poste :

« On ne dit pas que les facteurs ne doivent plus parler gratuitement aux gens qu’ils croisent. Cela va continuer. Mais là c’est un service régulier, avec des visites fixées à des jours réguliers, avec des comptes-rendus envoyés aux proches, avec un service de téléassistance. »

#CONTRE : quelle qualité du service ?

Si l’offre est séduisante, que vaut-elle par rapport à celle d’un(e) aide à domicile – qui propose aussi de passer du temps avec vos parents ? En termes de prestation, l’aide à domicile offre un soutien matériel dans la vie quotidienne (alimentation, toilette, déplacements, etc.) que ne prend pas en charge « Veiller sur mes parents », qui est assure uniquement le côté « lien social », rappelle Eric Baudrillard.

La durée de la présence auprès de la personne âgée n’est pas la même non plus. Les aides à domicile ne se déplacent qu’à partir d’une heure d’activité, tandis que les visites de La Poste durent « quelques minutes, entre 2 et 10/12 selon les cas, le temps de prendre et de donner des nouvelles », précise le directeur des services aux particuliers. Et pas question de faire des heures sup’. « Ce qu’on apprend aux facteurs c’est de mettre un terme poliment à la conversation quand elle s’éternise au-delà du raisonnable. »

Niveau prix, l’offre de La Poste n’est finalement pas si intéressante. Pour une moyenne de sept minutes de visite (sur la base des « 2 à 10/12 » qu’a indiqué Eric Baudrillard à titre d’exemple), et compte tenu des tarifs indiqués plus haut, le service revient grosso modo à 42 euros de l’heure (pour une visite par semaine) et 49 euros de l’heure (pour six visites). Eh oui, plus vous vous inquiétez pour Papa, plus vous mettez la main à la poche.

A titre indicatif, sur le site d’Age et perspectives, une agence de services à la personne, il est indiqué qu’une heure d’intervention d’une aide à domicile revient… à 11,50 euros à Paris (après déduction fiscale). Rappelons bien sûr qu’il ne s’agit pas des mêmes offres – l’argument principal en faveur de celle de La Poste étant la fréquence à laquelle le facteur peut discuter (rapidement) avec votre aïeul.

#CONTRE : Facteurs, pas médecins

Pour convaincre les facteurs – et les familles -, l’entreprise vante une triple formation. La première étape, sur internet, a été « co-construite avec le gérontopôle ‘Autonomie et longévité’ des Pays de la Loire ». Concrètement, il s’agit de conseils aux facteurs, sur « les bonnes postures d’écoute » et « les manières d’appréhender les personnes âgées ». Une deuxième étape, réalisée avant la première visite du facteur, doit permettre à un encadrant de « valider les acquis » de la formation en ligne en délivrant une « habilitation » au postier. Enfin, Eric Baudrillard assure qu’il sera possible de se « former en continu » lors de sessions d’entraînements dans les bureaux de Poste, à partir des retours sur expériences des facteurs.

« On n’est pas médecin, on peut pas savoir si la personne est en bonne santé », s’inquiète Patrick Brilouet. « Tout le monde n’a pas son certificat de secouriste, et ce n’est pas avec une formation ‘made in Poste’ qu’on va devenir des urgentistes aguerris », raille un autre syndicaliste SUD de la région lyonnaise, dans un billet publié sur un blog.

Quid d’une formation aux premiers secours pour les facteurs ? « On ne fait pas de formation médicale », précise Eric Baudrillard, qui assure quand même que « pour un certain nombre de cas – comme lorsqu’une personne tient à peine debout – il est évident que les facteurs doivent le signaler ».

Un point inquiète particulièrement ces derniers : l’engagement de leur responsabilité.

« Sachant qu’on est dans une société de plus en plus procédurière, à quel point notre responsabilité est engagée si le matin on a signalé qu’une personne allait bien, et que l’après-midi elle fait un malaise ? », se demande Patrick Brilouet.

Eric Baudrillard est catégorique.

« La responsabilité du facteur ne peut pas être engagée, seule celle de La Poste peut l’être. Par ailleurs, on ne demande pas au facteur de détecter des symptômes physiques de maladie, on est vraiment sur de la visite de lien social. »

#POUR : pas de surcharge de travail pour les facteurs ?

C’est l’autre grande inquiétude des intéressés : comment assurer sa tournée habituelle s’il faut s’arrêter plus longtemps ? Faudra-t-il travailler plus ? Pour quel salaire ?

Dans « Le Monde », les syndicats s’inquiétaient que le nouveau service « ne donne pas lieu à une rétribution supplémentaire et que leur tournée ne soit pas aménagée de façon à laisser plus de temps ».

Mais Eric Baudrillard promet qu’il n’y aura « absolument pas plus d’heures de travail », assurant que « la tournée du facteur sera adaptée en fonction du nombre de visites qu’il aura à faire ». Le cadre rappelle au passage que « 3.000 nouveaux facteurs » vont être recrutés d’ici la fin de l’année. En 2015, l’entreprise avait supprimé plus de 7.000 postes, rappelait l’AFP.

Mathilde Goupil

Source : La Poste « veille » sur vos parents : 5 arguments pour comprendre la polémique – L’Obs

Avis Pimpf : Le métier de la poste doit évoluer, l’acheminement du courrier ne sera plus suffisant dans quelques temps, est ce une bonne chose que cette méthode ? en sachant déjà que dans les petites communes le postier / la postière fait déjà souvent effet de liens social avec les personnes âgées ou en difficultés, alors si ça peut être une activité volontaire et rémunérée pour eux pourquoi pas ?

20170603 – Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

Vous ne vous sentez pas tout à fait à votre place dans votre famille ? Plongez-vous dans vos albums photos ! Ces clichés qui racontent son histoire, officielle mais parfois aussi cachée, pourront vous aider à aller mieux.

Malgré les années qui passent, vous n’êtes toujours pas en paix avec votre ascendance. Vos rapports avec vos parents, frères et sœurs sont tumultueux, vous ne vous reconnaissez guère dans ces cousins, oncles et tantes. Ce sentiment d’étrangeté en terre intime vous pèse. Grâce aux photos, vous pourrez questionner l’inconscient familial. De quoi mieux comprendre votre mal-être et vous apaiser, à coup sûr.

Une mise en scène idéale

Sur les photos anciennes comme sur les plus récentes, le clan respire le bonheur, à la manière d’une pub Ricoré. De grandes tablées souriantes comme marque de fabrique. « Cette joie systématique est forcément suspecte. Aucune tribu ne peut faire l’économie de pulsions agressives, de sentiments ambivalents. Et il est impossible que cet aspect-là, plus sombre, n’apparaisse jamais au détour d’une photo prise par surprise » avance Christine Ulivucci, psychanalyste transgénérationnelle, auteure de « Ces photos qui nous parlent », éd. Payot. Il est donc probable que ces clichés qui ne cadraient pas avec l’image idéale ont été impitoyablement éliminés des albums. « Dans ce genre de lignée, ce n’est pas seulement au moment des photos qu’il faut sourire, mais tout le temps ! Chaque individu est sommé de faire fonctionner le système de manière idyllique et de ne pas jouer les grains de sable. Le sujet est nié, contraint de s’oublier » poursuit-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : En regardant de près vos photos de famille, vous repérerez facilement ce bonheur de façade grâce aux sourires contrits et expressions peu naturelles. Cette confirmation de la violence que vous subissez sans doute depuis toujours – devoir refouler vos pulsions jugées négatives par la famille – agira comme une libération.

Les injonctions silencieuses

Depuis des générations sur les clichés de votre famille, les femmes apparaissent toujours dans les mêmes postures : en jeunes coquettes, en épouses épanouies aux petits soins pour leur mari, en mères dévouées avec leurs enfants. « Les photos témoignent du roman que la famille a choisi d’écrire pour conter son histoire. Un récit dans lequel chaque personnage est implicitement assigné à un rôle. Ainsi, dans certaines familles, les femmes sont encouragées à incarner le féminin de manière traditionnelle » décrit la psychanalyste. Il est intéressant de constater que les photos entrent parfois en contradiction avec les mots. « Des discours féministes peuvent circuler dans la famille. Il n’empêche que ce qui apparait sur les photos, et fait tout autant empreinte que les mots, est aux antipodes ! Cette ambivalence peut provoquer de réels troubles chez certaines femmes dans leur rapport à leur féminité » note-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous-mêmes avez l’impression de porter le poids de stéréotypes familiaux qui vous enferment mais ne sont pas explicitement formulés, cherchez-en la trace dans les albums photos. Ainsi mises à jour, ces injonctions deviendront tout à coup beaucoup moins pesantes car «  le discernement rend possible la distanciation » encourage Christine Ulivucci.

Les grands absents

Il arrive qu’une personne de la famille subisse des escamotages systématiques sur les photos. Toujours floue, cachée derrière quelqu’un d’autre ou coupée car positionnée hors cadre. Sûrement pas un hasard… « Elle incarne peut-être des valeurs ou a fait des choix de vie insupportables pour la famille, incompatibles avec la bien-pensance familiale. Ou bien elle a elle-même pris ses distances et la famille l’exclut symboliquement en retour, sanctionne son désir d’indépendance par rapport au clan », analyse Christine Ulivucci. Parfois aussi, tel membre de la famille n’apparait carrément jamais sur les clichés, ou pire, les photos où il figure sont découpées. « Dans ce cas, cela renvoie souvent à un traumatisme qui n’a pu être assimilé par la famille, un décès, une disparition, un emprisonnement » remarque-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous avez du mal à vous sentir à votre place dans votre famille, intéressez-vous de près à ce personnage escamoté sur les photos. Pourquoi a-t-il été évincé, qu’est-ce qui dans son histoire pourrait entrer en résonnance avec la vôtre et vous fournir des éléments de compréhension sur votre statut actuel de « vilain petit canard » ? « Redonner une place à cet absent permettra de s’en créer une pour soi » insiste la psychanalyste.

 

A votre appareil !

En parallèle du décryptage des clichés de famille, pourquoi ne pas oser l’acte photographique en prenant vous-mêmes des photos ? Appareil en main, revenez vers des lieux de votre enfance, vers des membres de la famille qui comptent pour vous. Votre manière de les considérer à travers l’objectif, de les cadrer et de les mettre en scène vous en apprendra long sur votre propre subjectivité, sur la façon de vous positionner par rapport à votre histoire. Instructif.

Source : Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

20170531 – Libido: comment vaincre la routine dans son couple? | FranceSoir

La routine dans un couple est parfois inévitable, mais n’en reste pas moins mortelle. ©Capture d’écran YouTube

Auteur : Rodolphe Oppenheimer, édité par la rédaction  

Vivre à deux est une chance quand on connaît le nombre de personnes qui cherchent l’amour. Un couple c’est un début, une construction, une histoire, c’est un égrégore, une concorde entre deux êtres capables de se soutenir dans les bons comme dans les moments difficiles. Combien voyez-vous d’amis se séparer ou divorcer? Malheureusement vous en connaissez tous de plus en plus. Leur couple paraissait solide, à l’abri des orages. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont imaginé la situation comme acquise, imaginant que les fleurs n’avaient plus besoin d’eau.

Il faut vous battre pour éviter de vous retrouver, peut-être malgré vous, dans ce type de cas, un couple a besoin de s’épanouir à toutes les saisons de la vie. Lui regardez le foot dans le salon, elle tchat sur son portable avec ses copines ou regarde une série qu’il juge stupide dans la chambre. Ils ressemblent à deux colocataires. Vus pouvez dès lors déceler un problème. Vous avez cessé votre communication de couple, vous projetez l’un sur l’autre l’image de bons copains mais pas de conjoints. Vous devez restaurer un dialogue ensemble.

Pourquoi ne pas évoquer vos rêves de vacances? Vous pouvez les concrétiser ensemble, vous retrouvez dès lors un sujet de discussion pour amorcer à nouveau une communication. Il faut foncer comme au début où vous saviez qu’il fallait être pied au planché pour la ou le conquérir, n’ayez pas peur, dites-vous les choses avec calme et gentillesse. Expliquez ce qui vous convient et ce qui ne semble plus fonctionner entre vous sans en faire des reproches. Si vous vous désintéressez du quotidien de votre partenaire, de ses désirs, de ses souhaits ou de ses envies, vous pouvez considérer que vous vous éloignez tout doucement. Auparavant vous lui demandiez comment s’était déroulée sa journée, vous considérez à présent que tout cela n’a aucune importance.

Vous considérez que faire l’amour est réservé aux quelques samedis soirs où vous êtes ensemble. Il faut vous reprendre et vous offrir de la nouveauté. Cette nuit vous ouvrirez le Kamasutra: terminées les positions habituelles pas trop fatigantes et vous innovez ensemble. Prenez un foulard et bandez lui les yeux afin d’offrir à votre compagnon des sensations liées à son seul ressenti. Touchez-vous, caressez-vous, effleurez-vous, il faut découvrir son corps à nouveau. Pourquoi ne pas vous concentrer sur de nouvelles zones érogènes? N’êtes-vous pas épuisé de cette chambre à coucher? Réservez une chambre dans un hôtel sympathique et chaleureux. Donnez-vous rendez-vous au bar avec deux coupes de champagne; attendez-la (le) apprêté comme si c’était un premier rendez-vous; vous avez fait attention à votre ligne pendant la semaine qui vous a séparé de la réservation. Rechargez votre dictionnaire de mots tendres, embrassez-vous, oubliez la routine qui est en train de tuer à petit feu votre couple, produisez des ocytocines, l’hormone du plaisir. La stimulation peut se faire par un simple massage amoureux qui permet une détente formidable.

Revoyez tous les deux votre garde-robe intime, les vieux sous-vêtements à la poubelle; allez faire un peu de shopping en pensant à elle ou à lui; prenez soin de vous. Il est peut-être temps de vous remettre au régime ensemble, de partager ce plaisir de redevenir « slim » ensemble. Les prises de poids n’aident pas les corps à créer du désir; la métamorphose à deux va redonner cette jeunesse à votre couple.

La routine use les nerfs, si votre vie est un jour sans fin, si vous revivez chaque jour la même journée, vous mettez votre couple en péril. Consacrez-vous du temps pour vous deux, loin des portables, des télévisions et de tout ce qui peut parasiter votre proximité. Reconstruisez cette complicité, celle qui vous permet l’un et l’autre de savoir ce que l’un pense d’une situation.

Ne laissez pas votre partenaire dans quelques frustrations que ce soit car cette complicité vous servira à ressentir ses manques et ses envies, d’assouvir de nouveaux fantasmes et de l’aider à en imaginer de nouveaux afin de ne pas laisser s’installer l’ennui dans le couple; travailler sur l’épanouissement à deux. Pourquoi ne pas trouver une activité que vous pourriez faire ensemble, allez vous inscrire ensemble dans un cours de salsa ou de rock’n’roll. Si les jours se suivent, ils ne doivent pas se ressembler. Il est inutile de prendre la fuite pour se refugier ailleurs avec ses amis car cela retardera la résolution du problème et l’amplifiera. Vous n’êtes plus de jeunes adolescents, vous vous aimez alors il est impossible de ne pas en parler.

J’entends souvent dans mon cabinet, lors de thérapie de couple, les tourtereaux s’invectiver: « Non c’est toi qui ne fait plus ceci ou cela… «  ou bien « Ah, je ne savais pas que tu aimais tant aller diner à tel ou tel endroit… « . Il existe des moments de la vie ou l’on a besoin d’une tierce personne pour sauver son couple et rétablir une communication qui ne se fait plus. Se parler et discuter sans mettre en cause l’autre est la solution à bien des problèmes. Parler de son ressenti permet de mieux appréhender ce qui ne va pas. L’intervention d’un tiers permet de renouer un lien qui existe mais qui a parfois du mal à se faire jour à nouveau.

Cet article a été rédigé par Rodolphe Oppenheimer, spécialisé en TCC et membre de nombreuses associations de professionnels. Retrouvez plus d’informations à propos de l’auteur sur son site en cliquant ICI.

Auteur : Rodolphe Oppenheimer, édité par la rédaction

Source : Libido: comment vaincre la routine dans son couple? | FranceSoir