20171229 – A contresens sur l’autoroute, très alcoolisé et sous cannabis, il tue une famille

Dans la nuit de ce mardi 26 au mercredi 27 décembre, un homme sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants a pris l’autoroute A6 à contresens et tué une famille.

Le contresens aura été fatal. Dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 décembre derniers, un conducteur de 68 ans a provoqué un accident mortel. Le chauffard avait emprunté l’autoroute A40 à contresens au niveau de Feillens (Ain) pour poursuivre sa route pendant une quinzaine de kilomètres pour rejoindre l’A6. La collision a eu lieu à hauteur de Viré (Saône-et-Loire). D’après le parquet de Mâcon, il était sous l’emprise d’alcool et de drogue. Son taux d’alcoolémie s’élevait à 1,91 gramme par litre de sang et était positif au cannabis, comme l’a précisé la même source ce jeudi 28 décembre. L’accident a provoqué sa mort ainsi que celle d’un père de famille et sa fillette âgée 4 ans. La famille tuée était à bord d’un monospace transportant cinq personnes.

Contrairement aux deux conducteurs décédés sur le coup, la petite fille a succombé à ses blessures quelque temps plus tard. Quant à son frère âgé de 13 ans, il a été hospitalisé « dans un état critique », d’après le parquet qui s’est exprimé ce jeudi 28 décembre son état de santé s’est amélioré et son pronostic vital n’est plus engagé. La mère de famille et son troisième enfant âgé du même âge que son frère, ont été pris en charge psychologiquement, en état de choc. D’après la même source, le père de famille, lui, n’était pas sous emprise de stupéfiants. Une enquête a été lancée par l’escadron départemental de sécurité routière de la gendarmerie pour connaître (…)

Source : A contresens sur l’autoroute, très alcoolisé et sous cannabis, il tue une famille

Avis Pimpf : malheureusement encore un fait divers mais aux conséquences tragiques pour cette famille. Par contre quand on regarde les circonstances : prise d’une voie à contresens et usage d’alcool et stupéfiant pour le conducteur à contresens, il me semble bien que l’alcool au volant fait partie des premières causes d’accident grave (donc avec la vitesse, le manque d’attention, les réflexes amoindris…), c’est dingue d’en être encore la de nos jours. Certes on est un pays avec une tradition à aimer le vin mais de la à tolérer les gens qui boivent et prennent le volant c’est dingue, on devrait être plus répressif pour eux.
L’alcool ne résout rien aux problèmes de la vie , les drogues et les stupéfiants non plus , mais une de ses substances ou le mélange des deux et le fait de prendre le volant on devient vite un vrai danger potentiel pour soi et pour les autres !!! Certes on ne peut rien faire pour bloquer les gens qui boivent chez eux et qui fument ou se shootent chez eux, par contre mettre en place des systèmes type alcootest pour démarrer la voiture ou autre ça limiterait les choses ( de même que pour les effets de certains médicaments qui marque clairement aujourd’hui que suite à leur usage il est déconseillé de prendre le volant). Vous me direz qu’il y aura toujours possibilité de faire souffler ou activer la voiture par une autre personne que celle qui va conduire, oui il y a et il y aura toujours des combines , mais si on ne fait rien cela ne s’arrangera pas (oui je n’occulte pas non plus le fort lobbying de l’industrie viticole  qui ne veut pas d’image négative liée à la consommation du vin, mais il y a une différence entre boire un verre et se bourrer la gueule, ça peut déjà venir dans l’éducation que l’on donne à nos enfants)

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20171228 – Contraception masculine : où en est-on ?

Contraception masculine : de quoi parle-t-on ?

Lorsque l’on parle « contraception masculine », on songe à l’incontournable préservatif, ou à la méthode beaucoup plus aléatoire consistant à « se retirer » au beau milieu de l’acte sexuel. Mais s’agit-il des seules options qui s’offrent aux hommes qui veulent être acteur de la contraception dans leur couple ? Une « pilule pour homme » est-elle dans les tuyaux des laboratoires ?

Le principe de la contraception masculine pourrait se résumer en peu de mots : empêcher à tout prix que des spermatozoïdes viables parviennent à féconder l’ovule. Pour ce faire, il est possible d’imaginer plusieurs stratégies :

  • empêcher la production de spermatozoïdes
  • fragiliser leur flagelle ou leur tête pour qu’ils ne parviennent pas à traverser la paroi de l’ovule,
  • leur bloquer le passage

Vasectomie : stérilisation ou contraception ?

Quand on parle de « bloquer le passage des spermatozoïdes », on pense spontanément à la vasectomie [1]. Toutefois, on parle là plus d’une méthode de stérilisation (ou de stérilisation à visée contraceptive) que de contraception. Elle n’est d’ailleurs proposée que lorsque toutes les autres méthodes semblent vouées à l’échec.

Lorsque l’on parle de contraception, on envisage en effet une réversibilité garantie du procédé. Ici, l’opération inverse est possible (vasovasectomie, qui consiste à relier les canaux sectionnés lors d’une vasectomie), avec un taux de succès de 7 à 9 cas sur 10… soit 10 à 30% de non-réversibilité. Si par contraception, on parle d’avoir une maîtrise de sa fertilité, on se confronte ici à beaucoup d’incertitude…

Quelles autres méthodes sont proposées en France ?

Contraception hormonale injectable

Sur la thématique de la contraception masculine, les magazines grand public français se font régulièrement l’écho de deux méthodes… qui ne sont aujourd’hui proposées que dans deux établissements français.

La première de ces méthodes, est une contraception à base d’une injection régulière d’hormones. Sur cette thématique, beaucoup de recherches ont été menées à l’échelle internationale depuis plus d’un quart de siècle, avec divers protocoles proposés de par le monde par l’Organisation Mondiale de la Santé (voir encadré). Plusieurs synthèses de ces études ont été publiées récemment [2].

Les résultats des différents essais cliniques sont très bons… chez l’animal. Chez l’homme ils sont beaucoup plus mitigés [4]. Premièrement, tout le monde ne répond pas au traitement. Ensuite, on constate un taux d’effets indésirables lourds vraiment nettement plus fréquents que ceux observés chez les utilisatrices de pilule [5]. Enfin, dans plusieurs essais, certains volontaires sont restés stériles.

De nombreux protocoles (et dosages) restent à l’étude, mais l’on ne trouve pas encore la bonne « recette », qui pourrait être mise sur le marché en se disant que ça va fonctionner avec le même taux de succès, et surtout le même niveau de sécurité que la contraception hormonale féminine.

Slips chauffants ?

Partant du constat que l’on peut stopper la genèse des spermatozoïdes en maintenant les testicules à 37°C, un médecin andrologue de Toulouse vante les vertus d’une « contraception thermique ». L’idée serait de proposer un vêtement qui plaquerait les testicules près du corps plus de 14h par jour : au bout de deux mois et demi du cycle de production des spermatozoïdes, le porteur ne sera plus fécondant – tant qu’il poursuit le port du dispositif. Voilà pour la théorie… En pratique : au vu du très faible volume de données scientifiques publiées [6] et d’expériences reproduites sur le sujet, bien peu d’andrologues se risqueraient à promouvoir la technique. Sur le territoire français, on ne compterait une vingtaine utilisateurs confiants… Pour combien de déçus ?

L’avenir ?

Durant les dix dernières années, une quantité impressionnante de molécules ont été identifiées qui, ingérées ou injectées, ont démontré des effets très intéressants… chez l’animal [7]. Certaines fragilisent le flagelle du spermatozoïde, d’autres sa membrane. Dans les essais sur des primates non humains, une partie de ces molécules n’ont hélas plus du tout cet effet.

Celles qui semblent efficaces chez le singe vont tôt ou tard être expérimentées chez l’homme… mais bien malin celui qui dira si aura la même efficacité et une balance bénéfice/risque équivalente ou supérieure à la pilule féminine.

Gel contraceptif

Une dernière technique est dans les tuyaux (sans mauvais jeu de mots), qui consiste à injecter un gel dans les canaux déférents (et donc sur le passage des spermatozoïdes lors d’une éjaculation). Il se répartit sur les parois du canal, et désagrège la membrane des gamètes. À la fin des années 90, des tests ont été menés en Inde (procédé RISUG), qui ont été arrêtés pour des suspicions de toxicité. Si ceux-ci ont été relancés dans les années 2000, leurs résultats ne sont pas encore publiés. Aux États-Unis (procédé VASALGEL), des essais chez le lapin ont semblé très bons. Chez le babouin, les premiers résultats obtenus étaient en revanche très mitigés. Les essais ont été relancés l’an dernier, en laissant des femelles babouins côtoyer les mâles… S’il ne naît pas de petits babouins, l’homme est le prochain sur la liste !

la rédaction d’Allodocteurs.fr

Source : Contraception masculine : où en est-on ?

20171102 – News / Harcèlement: Nadia Daam s’attaque aux trolls antiféministes de Jeuxvidéo.com et se fait lyncher

La chroniqueuse Nadia Daam sur Europe 1 ce mercredi 1er novembre 2017. — Capture d’écran/Dailymotion

Le numéro de portable « anti-relou »  n’aura tenu que trois jours. Ce service, destiné à décourager les auteurs de harcèlement, a subi une « une attaque  » coordonnée sur le forum 18-25 du site Jeuxvideo.com, soit l’envoi de quelque « 20.000 messages d’insultes », obligeant Clara Gonzales et Elliot Lepers, les créateurs service, à fermer temporairement la ligne.

« Des gens dont la maturité cérébrale n’a visiblement pas excédé le stade embryonnaire »

Ces derniers ont également été victimes d’« une campagne de harcèlement ». « Plusieurs dizaines de messages de haine, et notamment des menaces de mort » ont été publiées sur Twitter et d’autres plateformes. L’information n’a pas échappé à  la chroniqueuse d’Europe 1 Nadia Daam, qui a consacré son « Coup de patte » ce mercredi à ces trolls antiféministes.

La suite de l’article en lien ci dessous :

Source : VIDEO. Harcèlement: Nadia Daam s’attaque aux trolls antiféministes de Jeuxvidéo.com et se fait lyncher

20171102 – News / Harcèlement sexuel : Natasha Henstridge et Olivia Munn accusent le réalisateur Brett Ratner

Brett Ratner, février 2017 © Farrell/BFA/Shutterstoc/SIPA

Nouvelles accusations contre Harvey Weinstein et Kevin Spacey mais aussi le cinéaste Brett Ratner et l’acteur Dustin Hoffman… Les actrices Natasha Henstridge et Olivia Munn accusent Brett Ratner – réalisateur de « Rush Hour » et « X-Men : L’affrontement final » – de violences sexuelles.

Selon le Los Angeles Times mercredi, Natasha Henstridge (« La Mutante »), affirme qu’il l’a forcée à lui faire une fellation alors qu’elle était encore mannequin et âgée de 19 ans à New York. Brett Ratner, qui réalisait alors des vidéos musicales, lui « a tordu le bras » et « s’est imposé physiquement », a déclaré l’actrice reconnaissant qu’elle avait cédé. Olivia Munn, qui a joué dans la série télévisée « The Newsroom », a affirmé au quotidien que le réalisateur s’était masturbé devant elle quand elle était sur le plateau de « Coup d’éclat ».

Le cinéaste et son avocat Martin Singer ont rejeté ces accusations. Ils ont déposé une plainte en diffamation contre une autre accusatrice, Mélanie Kohler. « Ceci est une procédure en diffamation contre les accusations délibérément fausses et malfaisantes selon lesquelles le plaignant a violé l’accusée il y a environ douze ans », indique la plainte, déposée à Hawaï et dont l’AFP a reçu copie. D’après le Los Angeles Times, le studio Warner Bros rompt ses relations avec la société de production de Ratner à la suite des multiples accusations qui viennent d’émerger.

Semblant indiquer qu’elle était au courant de certains agissements inappropriés de Ratner, l’actrice Jessica Chastain a twitté « OUAIS » en légende de l’article du Los Angeles Times révélant les accusations contre le cinéaste. « Je soutiens Olivia Munn et Nathasha Enstridge et toutes les autres qui ont osé parler pour cet article », a renchéri Ashley Judd sur Twitter. Elle est l’une des premières à avoir parlé dans l’article du New York Times ayant révélé les abus d’Harvey Weinstein, accusé par 80 femmes, dont des stars comme Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie et Lea Seydoux, de harcèlement, d’agressions sexuelles et parfois viol.

Onde de choc

Le producteur, l’un des plus influents de Hollywood, a été forcé de démissionner de sa société. Des enquêtes contre lui sont en cours à Londres, New York et Los Angeles. D’après le Hollywood Reporter, une actrice anonyme a entamé une procédure judiciaire contre Weinstein et le studio Disney – qui a racheté sa maison de production Miramax – pour dénoncer des agressions sexuelles du début des années 2000.

La police de Beverly Hills a indiqué mardi enquêter sur le producteur ainsi que sur le réalisateur James Toback, accusé par 200 femmes de harcèlement ou agressions sexuelles. Il nie lui aussi ces accusations.

Autre idole hollywoodienne, l’acteur Kevin Spacey mis en cause par l’acteur Anthony Rapp qui affirme qu’il s’était jeté sur lui lors d’une soirée alors qu’il n’avait que 14 ans, a fait l’objet de nouvelles accusations. Le réalisateur Tony Montana a raconté au site internet Radar Online que Spacey, lors d’une soirée dans un bar en 2003, lui a « attrapé tout le paquet » puis l’a suivi aux toilettes après qu’il se soit dégagé. Le comédien mexicain Roberto Cavazos raconte sur Facebook avoir eu « plusieurs rencontres désagréables avec Spacey qui frôlent le harcèlement » et précise : « nous sommes beaucoup à avoir une anecdote sur Kevin Spacey ». Le tournage de la saison six de la série phare de Netflix « House of Cards » a été interrompu dans la foulée des allégations contre son interprète vedette.

Autre monument hollywoodien montré du doigt : dans un édito au Hollywood Reporter,l’écrivaine Anna Graham Hunter a accusé Dustin Hoffman – aujourd’hui âgé de 80 ans – de lui avoir mis la main aux fesses à de nombreuses reprises et de lui avoir tenu des propos chargés sexuellement alors qu’elle n’avait que 17 ans.

Des milliers de femmes politiques ou de l’art contemporain ont signé des lettres ouvertes pour dénoncer des abus de pouvoir et violences sexuelles.

Source : Harcèlement sexuel : Natasha Henstridge et Olivia Munn accusent le réalisateur Brett Ratner

20171023 – Abandonner les clichés pour aller plus loin dans son couple

ANTIDOTE EST UNE CHRONIQUE DE L’ÉMISSION LA VIE DEVANT SOI 

Pour aller plus loin dans la construction de son couple, il est nécessaire d’oublier les clichés de la « femme-trophée » ou de « l’homme-trophée ».

Isabelle : Alors Anne, aujourd’hui, c’est vendredi. Et le vendredi, on s’occupe de nos chéris !

Nos chéris, vos chéris, leurs chéris… : avec lesquels tout le monde composent dans la sphère sociale ou dans l’intimité. Parce que cette année, on va tenter d’aller un peu plus loin dans la construction (ou la consolidation) du couple. Aller pas à pas vers le « couple conscient » parce que « le couple conventionnel », hein, on a déjà bien donné, hein ? Comment peut-on être si seul parfois, en présence de l’autre ? hum ? On s’est déjà rendu compte des limites de ce schéma, à la suite de multiples échecs. Plus aucun des deux ne s’amusaient, donc vous avez créé des règles pour et êtes entrés dans une routine qui endort la créativité et l’invention. Puis les ressentiments ont fait leur apparition et chacun a commencé à croire que l’autre était la cause de son malheur et que pour cela, il fallait l’éviter !

Oui, à tous les niveaux, il est plus que temps de lâcher le modèle de la « femme-trophée » – celle qui a des mensurations parfaites, que vous remplacerez dès que l’obsolescence programmée aura fait son œuvre – ou de « l’homme-trophée » – celui qui a du pouvoir, qui est socialement reconnu et que vous dégagerez à la moindre faillite professionnelle. Oui parce qu’il va falloir faire le deuil de la perfection (qui n’existe pas je le rappelle) et surtout pas en amour et que la quête de la perfection repousse à jamais l’intimité amoureuse.

Ah bon bah d’accord. Oui, parce qu’un jour ou l’autre, dans la pénombre ou sous un néon qui clignote, à un moment donné, vous vous êtes mis à nu ou vous n’allez pas tarder à le faire, physiquement, j’entends. Et vous avez cru, naïvement que cela suffisait ou que cela suffirait. Dommage !

« Et mes fesses, tu les trouves comment mes fesses ? et ma bouche ? ». Vous vous souvenez forcément de cette scène magnifique tournée par Jean-Luc Godard et Brigitte Bardot dans « Le Mépris ». Sauf que là, Brigitte, en demandant à Paul comment il trouve ses chevilles, ses cuisses, ses fesses ouvre grand la porte au Mépris, mais surtout, au mépris de soi ! Oui, en posant ces questions, allongée, là, lascive, devant son amoureux, en accordant de la valeur à des critères esthétiques, notre BB nationale trébuche et se fourvoie allègrement dans le piège de la comparaison.

De la comparaison avec ce que l’on pense effectivement de notre corps. En sollicitant le jugement de l’autre sur – ce que je crois être – mes défauts, d’abord, je donne tout mon pouvoir à l’autre. Et ensuite, je révèle, une jolie part d’ombre de moi-même. Ma vanité ! Celle-ci conjuguée à l’orgueil, ne fera qu’augmenter la difficulté de se mettre à nu et ne fera que diminuer le plaisir de se dévêtir. Parce que pour être intime avec l’autre, il est mieux de commencer par cesser d’être en compétition avec soi-même. Sinon, ça fait un peu trop de monde sur le terrain.

Alors oui, l’intimité, on l’envie, quand on la voit chez d’autres.., mais au fond, on la redoute ! Parce que « choisir l’intimité » comme le dit Boris Cyrulnik, c’est accepter d’être vulnérable, et donc parfois, d’être désemparé. C’est accepter de mettre son corps à nu, mais aussi et surtout, c’est mettre son cœur à nu ! Affronter sa peur de l’intimité, c ’est accepter d’être dérouté par la rencontre.

Source : Abandonner les clichés pour aller plus loin dans son couple

20171023 – Prénom des enfants : qu’est-ce qui détermine le choix des parents ?

En 2018, Louise et Gabriel devraient s’arroger, une nouvelle fois, le haut du classement des prénoms les plus donnés.

Il n’y aura pas de révolution dans le choix des prénoms donnés aux nouveau-nés en 2018. Comme cette année, Louise devrait conserver sa première place chez les filles. Et les Gabriel devraient être les plus nombreux chez les garçons. Si quelques modifications de classement s’opèrent, le top 10 comportera les mêmes prénoms chez les filles comme chez les garçons (retrouver le classement 2017 ici). C’est en tout cas ce que prédit L’Officiel des prénoms 2018, qui arrive jeudi en librairie. Comme chaque année depuis la fin du 19e siècle, l’ouvrage établit ses tendances à partir des registres d’état civil et des statistiques de l’Insee. Et en 2018 comme en 2017, la mode sera aux prénoms courts, d’inspiration ancienne, avec une forte présence des terminaisons en « a » chez les filles et en « o » chez les garçons (voir le classement 2018 ici ou en fin d’article).

>> Mais comment chaque époque choisit-elle ses prénoms ? Europe 1 a posé la question à Baptiste Coulmont, sociologue au CNRS et auteur de Sociologie des prénoms.

Il y a cent ans, selon l’Insee, une fille sur cinq s’appelait Marie. Aujourd’hui, Louise, prénom le plus courant, n’est porté « que » par une petite fille sur 100. Notre époque est-elle donc plus originale ?

Oui, il y a de plus en plus de prénoms, effectivement. Au début du 20e siècle, le prénom n’était utilisé qu’en petit comité, en couple, en famille. Au travail, les gens s’appelaient par leur nom de famille. Mais depuis, le prénom a acquis beaucoup plus d’importance. Et plus le prénom est utilisé, plus la recherche d’originalité s’accentue. En outre, depuis une loi de 1996, il n’y a presque plus aucun contrôle. Si vous voulez appeler votre fille Elisabeth, l’Etat ne va pas vérifier si vous l’écrivez avec un « z » ou un « s ». Cela renforce la quête de créativité. Ajoutez à cela l’impact des différentes migrations, y compris les plus petites (asiatiques, norvégiennes) et cela peut expliquer cette diversité.

Mais cette quête d’originalité est à nuancer. Les prénoms ressemblent toujours à des prénoms, ils permettent souvent d’identifier s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. L’originalité se traduit souvent par des légères modifications orthographiques. Beaucoup de parents cherchent encore la normalité. 80% des nouveau-nés ne sont nommés « que » par 1.200 prénoms. Et 20% se partagent encore une dizaine de prénoms.

On a tout de même l’impression que les sources d’influences se sont élargies. Avant, beaucoup d’enfants portaient le nom d’un grand-parent…

Il y a eu plusieurs types d’évolution. A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, c’est le parrain qui donnait systématiquement le prénom à son enfant. Et comme le parrain était souvent un grand-parent, l’enfant portait souvent son prénom. Ensuite, les parents ont voulu s’autonomiser et cela explique cette quête de la nouveauté.

Pendant une partie du 20ème, les classes populaires s’inspiraient des classes bourgeoises. On voulait donner à son enfant un prénom qui faisait ‘prestigieux’, comme un gage de réussite. Puis les classes populaires ont pris leur autonomie. Aujourd’hui, on assiste à des sortes de ‘marchés parallèles’ qui ne s’inspirent pas forcément les uns les autres. Le prénom Kévin, par exemple, est né et mort dans des milieux plutôt populaires, sans s’inspirer de la bourgeoisie ni l’influencer. Pareillement, un prénom choisi dans un milieu bourgeois a de forte chance d’y rester. Et il sera même considéré comme bizarre ailleurs.

Il y a aussi une question de sonorité. Jusqu’aux années 50, on était plutôt adepte des prénoms longs. Et depuis, les parents ont eu besoin de changer et ont cherché à raccourcir. C’est une simple question de cycles, et on y est toujours. Année après année depuis les années 50, le nombre moyen de lettres dans les prénoms diminue ! Ce fut déjà le cas entre la Révolution et le début du 20ème siècle.

Comment expliquer que des prénoms anciens réapparaissent ?

Les parents ont tendance à ne plus donner des prénoms qui sont en usage depuis trop longtemps. Souvent, il faut attendre que tous les porteurs d’un prénom décèdent avant qu’il ne réapparaisse.

Quel est l’impact réel des « stars » et de la culture ?

Cet impact a toujours existé. En leur temps, Victor Hugo et d’autres écrivains moquaient déjà le manque d’originalité des parents, qui s’inspiraient de personnages de romans pour leurs enfants. On retrouve ça aujourd’hui. Lorsqu’une chanson à succès a un prénom comme titre, on constate une hausse du nombre de ce prénom juste après. Mais ce n’est que temporaire, cela ne dure pas dans le temps. En outre, pour qu’un prénom de « star » imprime vraiment, il faut déjà qu’il ait eu une petite « carrière » auparavant. Si le prénom Kévin a eu autant de succès, cela a certes été influencé par la carrière de Kévin Costner ou par le film Maman, j’ai raté l’avion. Mais ce prénom commençait déjà à apparaître depuis quelques années, sinon il n’aurait jamais connu une pareille expansion.

Aujourd’hui, par exemple, si le prénom Jacky était au centre d’une série à succès, même auprès des jeunes, je ne suis pas sûr que beaucoup de parents se mettraient à l’adopter de nouveau. La carrière de ce prénom est clairement sur la fin.

Les tendances 2018 chez les filles :

1) Louise (déjà 1ere en 2017)
2) Emma (3e en 2017)
3) Jade (2e)
4) Chloé (4e)
5) Alice (5e)
6) Léa (7e)
7) Lina (9e)
8) Mila (10e)
9) Manon (8e)
10) Inès (6e)

Et chez les garçons :

1) Gabriel (déjà 1er en 2017)
2) Raphaël (2e en 2017)
3) Jules (2e à égalité)
4) Léo (4e)
5) Lucas (6e)
6) Adam (5e)
7) Louis (7e)
8) Liam (8e)
9) Ethan (9e)
10) Hugo (10e)

Source : Prénom des enfants : qu’est-ce qui détermine le choix des parents ?

20170927 – Relations sexuelles avec une fillette de 11 ans : faut-il instaurer un principe de non-consentement de l’enfant ? – LCI

@ ILLUSTRATION / AFP

POLÉMIQUE – A Pontoise (Val-d’Oise), un homme était jugé mardi 26 septembre pour « atteinte sexuelle sur mineure » après avoir eu des relations sexuelles avec une fillette âgée de 11 ans. Les associations de défense des droits de l’enfant réclament une loi instaurant le principe de non-consentement en dessous d’un certain âge. Explications.

C’est une affaire qui relance un débat sociétal. Ce mardi 26 septembre, un jeune homme de 28 ans comparaissait au tribunal de Pontoise, dans le Val-d’Oise, pour avoir eu des relations sexuelles avec une fillette de 11 ans. Et alors que la famille de la victime a déposé plainte pour « viol », c’est bien pour le simple délit d' »atteinte sexuelle sur mineure de quinze ans » que le prévenu était poursuivi, comme l’ont dévoilé nos confrères de Mediapart.

La raison ? Elle est simple : le parquet de Pontoise estime que la petite fille, qui a suivi l’homme dans une cage d’escalier puis dans un appartement, subissant deux relations sexuelles, était consentante. En clair : puisqu’elle ne s’est pas débattue, puisque l’homme n’a usé ni de menace, surprise ou violence, alors la victime, aux yeux de la justice, était d’accord.

 Mais au-delà du fait divers, cette affaire soulève une question fondamentale : à partir de quel âge la question du consentement d’un enfant se pose-t-elle ? A 11 ans, en l’occurrence, a-t-on la maturité et le recul nécessaire pour reconnaître une agression sexuelle ?

La suite de l’article sur le lien vers LCI :

Source : Relations sexuelles avec une fillette de 11 ans : faut-il instaurer un principe de non-consentement de l’enfant ? – LCI

 

Avis Pimpf : C’est la ou je me dis qu’il devrait y avoir un peu de jugeote que juste regarder des lois, on va commencer à estimer si un ado ou enfant de 10 à 12 ans est consentant pour des relations sexuelles dans nos pays? mais c’est ignoble comme  approche, je ne comprends pas que l’on puisse  polémiquer la dessus et remettre cela en cause, il ya déjà suffisamment de détraqués lâchés dans la nature sans leur donner un cas de jurisprudence qui pourrait justifier leur geste, non !