20160429 – News : Cas de pédophilie à Bayonne : le parquet ouvre une enquête préliminaire visant un prêtre

L’abbé Jean-François Sarramagnan avait été mis en cause pour des faits de pédophilie remontant aux années 1990, mercredi.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le Procureur de la République de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans l’affaire du prêtre du diocèse de Bayonne mis en cause pour faits de pédophilie, a annoncé vendredi le Procureur au cours d’une conférence de presse.

Des faits remontant aux années 1990. Mercredi, le parquet de Bayonne avait indiqué la mise en cause de l’abbé Jean-François Sarramagnan, et sa suspension de toute fonction ecclésiastique. La mère d’une des victimes, un adolescent à l’époque, par ailleurs neveu du prêtre, avait porté plainte auprès du parquet de Clermont-Ferrand, où la famille réside aujourd’hui. Les faits remontent, pour certains d’entre eux, à 1990. Mercredi soir, dans une lettre à ses « chers diocésains », Mgr Marc Aillet, l’évêque de Bayonne indiquait avoir déjà signalé l’affaire au parquet.

Le prêtre « exfiltré » à deux reprises. Le procureur adjoint, Marc Marié, a confirmé la réception d’une lettre de signalement de l’évêque, datée du 15 avril, soit trois jours après la conférence des évêques de France, le 12 avril, sur la thématique ultra-sensible des cas de pédophilie en son sein, un dossier dans lequel le cardinal-archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, fait l’objet d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Lyon. L’abbé Jean-François Sarramagnan avait été une première fois suspendu par l’ancien évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, prédécesseur de Mgr Aillet, puis « exfiltré » en 2008 et 2009 à l’abbaye Notre-Dame de Tournay, près de Lourdes, où il suivait une thérapie.

Réintégré en 2010. Après l’avoir rencontré en 2009 au cours d’un entretien dans lequel le prêtre l’a informé des faits de pédophilie, Mgr Aillet l’a réintègré en 2010 dans le circuit écclésiastique, le nommant  prêtre coopérateur à mi-temps à la paroisse de Saint-Pierre-Nive-Adour et Saint-Pierre-d’Irube, près de Bayonne, et adjoint du directeur diocésain, chargé de la pastorale auprès des adultes. Selon l’évêque, « il était entendu qu’il n’aurait pas de responsabilité directe auprès d’enfants et de jeunes. »

Source : Cas de pédophilie à Bayonne : le parquet ouvre une enquête préliminaire visant un prêtre

20160429 – News : SNCF – TGV et Intercités en tarifs Loisirs : jusqu’à 15 euros de retenue pour un échange ou un remboursement – metronews

La SNCF durcit à compter du 1er mai les conditions d’échange et de remboursement des billets à tarifs Loisirs (rien ne change en revanche pour les tarifs Pro) pour mieux gérer le taux de remplissage de ses trains, précisent ce vendredi 29 avril 2016 nos confrères des Echos. Voici, concrètement ce qui sera désormais retenu :

Jusqu’à J-30 ⇒ L’échange ou le remboursement des tarifs Loisirs reste gratuit.

De J-30 à J-2 ⇒ Ces opérations sont désormais facturées 5 euros. (Pour rappel, elles étaient auparavant gratuites juqu’à la veille du départ puis facturées 12 euros le jour J.)

Veille et jour du départ ⇒ La retenue équivaut à 40% du prix du billet, plafonné à 15 euros pour les TGV et 12 euros pour les trains Intercités à réservation obligatoire. Ce qui donne par exemple 8 euros de retenue pour un billet à 20 euros, 12 euros pour un billet Intercités à 50 euros ou 15 euros pour un billet de TGV à 100 euros.

A noter ⇒ Si vous êtes titulaire d’une carte de réduction (Carte Jeune, Week-end, Senior, Enfant+, etc.) vous êtes avantagés. Jusqu’à deux jours avant le départ, l’échange ou le remboursement est gratuit. La veille et le jour-J l’opération et facturée 5 euros.

Source : SNCF – TGV et Intercités en tarifs Loisirs : jusqu’à 15 euros de retenue pour un échange ou un remboursement – metronews

20160429 – News / Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

L’Assurance-maladie veut instaurer un bonus lié au respect des durées types des arrêts-maladie. En 2015, près de 90 000 médecins ont perçu 4 500 euros en moyenne au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique.

Quelques semaines avant de rentrer dans le « dur » des négociations conventionnelles, Nicolas Revel a-t-il voulu tester les syndicats de médecins libéraux ? A peine formulées, les deux « pistes de réflexion » avancées, jeudi 28 avril, par le directeur général de l’Assurance-maladie ont suscité une levée de boucliers. L’une visait à mettre en place un « malus » pour les praticiens n’atteignant pas certains objectifs minimums de santé publique, l’autre consistait à « valoriser » financièrement les médecins prescrivant des arrêts de travail respectant les durées de référence figurant sur le site Ameli.fr.

Deux propositions inacceptables pour les responsables syndicaux qui ont vu dans ces nouveaux critères, contribuant à définir la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP), une « immixtion » de l’Assurance-maladie dans la« relation de confiance » entre médecins et patients et la « fin de l’indépendance professionnelle ». « Cette volonté de tout encadrer est insupportable, il faut arrêter de nous infantiliser », fait valoir Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France. « On peut inciter les médecins à faire des choses sans les sanctionner quand ils ne le font pas », ajoute Claude Leicher, de MG France, premier syndicat chez les généralistes.

S’ajoutant aux paiements à l’acte, d’un montant moyen de 4 500 euros (6 750 euros pour les généralistes), la ROSP a été perçue en 2015 par près de 90 000 médecins libéraux. Un « treizième mois » indexé sur le respect d’une vingtaine d’indicateurs très variés, qui touchent aussi bien la prescription de génériques que l’informatisation du cabinet ou le dépistage de certains cancers. Pour améliorer l’efficacité du dispositif, l’Assurance-maladie souhaite profiter de l’actuelle négociation pour augmenter – voire peut-être même quasi doubler – le nombre de ces indicateurs.

Mais, face au tollé suscité jeudi matin, son directeur a prudemment amorcé une marche arrière. Il a annoncé qu’il renonçait à introduire dans la ROSP un « malus », qui aurait eu pour conséquence de minorer la prime des moins bons élèves. « Ce n’est pas un point majeur pour moi, cela ne figurera pas dans le document finalisé », confirme-t-il au Monde, s’avouant « surpris » de l’émoi suscité par la mesure. Au regard du grand nombre d’objectifs à remplir, une rémunération négative aurait été impossible, explique l’Assurance-maladie, en réponse à certains leaders syndicaux qui avaient comparé ce malus à une amende.

Contre une « médecine normée »

Nicolas Revel n’a en revanche pas dit clairement quelle suite il entendait donner à sa proposition de « valoriser » financièrement les médecins qui déclareraient leurs prescriptions d’arrêts-maladie sur le site de l’Assurance-maladie et qui respecteraient les « référentiels », élaborés par la Haute Autorité de santé, qui y figurent. En libre accès sur Ameli.fr, ces fiches donnent par exemple une durée indicative d’arrêt-maladie de trois jours pour une angine, de cinq pour une grippe et de trois à quatre-vingt-quatre pour une entorse du poignet, en fonction de la gravité et du travail effectué par le patient.

« C’est un mécanisme terrible et complètement inacceptable, car il transforme la médecine en médecine normée et informatisée », déplore Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, le principal syndicat de médecins libéraux, qui a fait de cette proposition un casus belli. « Si cela figure dans le texte final, je ne le signerai pas », assure-t-il.

« Il n’est pas question de lier un élément de rémunération au volume des arrêts de travail, mais nous avons constaté que les médecins qui prescrivaient par télétransmission délivraient, à pathologie identique, des durées légèrement moins longues », explique M. Revel. « Je suis dans mon rôle d’ouvrir des pistes, ajoute-t-il. S’il y a un refus généralisé, je serai obligé d’en tenir compte mais cela n’épuise pas le sujet. » Quelques heures plus tôt, sur France Inter, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait dû se livrer à une première explication de texte pour désamorcer les craintes des praticiens libéraux, mais aussi des patients. « Il ne s’agit en aucun cas de dire aux médecins “vous serez mieux payés si vous prescrivez moins d’arrêts-maladie” », avait-elle souligné.

La proposition de M. Revel témoigne d’une volonté de renforcer le plan mis en place pour maîtriser l’envolée des indemnités journalières. Si l’Assurance-maladie annonçait, en juillet 2015, attendre 300 millions d’euros d’économie sur trois ans de la mise en place de « recommandations » pour aider les médecins dans la prescription d’arrêts pour les maladies chroniques, le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’Assurance-maladie a relevé, le 13 avril, une hausse de 3,5 % des indemnités journalières en 2015 par rapport à 2014. Pour le comité, « les effets du plan de maîtrise des dépenses d’indemnités journalières » sont pour l’heure « inférieurs de moitié aux attentes ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/financement-de-la-sante/article/2016/04/28/l-assurance-maladie-veut-mieux-remunerer-les-medecins-en-fonction-de-la-pertinence-des-arrets-de-travail_4910492_1655421.html#3CO2HLeh8g0jwOX5.99

Source : Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

20160429 – News : Téléphonie. Les frais d’itinérance en Europe vont bientôt disparaître

Les frais d’itinérance appliqués lors de l’utilisation d’un téléphone portable dans l’UE chutent à partir de samedi. Ils disparaîtront définitivement à partir du 15 Juin 2017

Les frais d’itinérance appliqués lors de l’utilisation d’un téléphone portable dans l’UE chutent à partir de samedi, dernière étape avant leur disparition en 2017, supervisée par Bruxelles.

Des plafonds à 5 cents la minute par appel passé, 2 cents par SMS envoyé et 5 cents par mégabit de données mobiles, hors TVA: les nouveaux tarifs imposés aux opérateurs, en plus du tarif national, sont divisés par quatre environ pour les appels et les données, par trois pour les SMS.

Dernière ligne droite avant la suppression« Nous sommes dans la dernière ligne droite avant la fin des frais d’itinérance en 2017. Il ne s’agit pas seulement d’économies réalisées par les Européens, mais aussi d’abattre les barrières pour un marché unique numérique », a déclaré le commissaire européen en charge du dossier Andrus Ansip, cité dans un communiqué publié vendredi.

A partir du 15 juin 2017, ces frais seront en effet entièrement supprimés et les consommateurs paieront un prix identique où qu’ils se rendent dans l’UE, selon l’accord trouvé entre les différentes institutions européennes à l’été 2015.

Privilégier le WIFI jusqu’en 2017Les frais d’itinérance (ou roaming en anglais) ont déjà été progressivement réduits au sein de l’UE ces dernières années et certains opérateurs de téléphonie ont anticipé leur disparition en proposant à leurs clients d’intégrer des destinations européennes dans leurs forfaits illimités.

« Le plus difficile à négocier avec les opérateurs téléphoniques dans le cadre de la disparition du « roaming » est incontestablement le coût des échanges de données, grosse source de dépenses chez le consommateur européen », a réagi de son côté le député européen Marc Tarabella (socialiste), co-auteur de la première diminution tarifaire.

« Je conseille donc de toujours rester sur wifi jusqu’en 2017 », a-t-il ajouté.

De son côté, le Bureau européen des Unions de consommateurs (BEUC) s’est félicité de la fin des frais d’itinérance, tout en soulignant que des négociations importantes étaient encore à venir.

Améliorer les prix« Le BEUC exhorte la Commission européenne à publier des propositions ambitieuses pour réformer les prix que les opérateurs téléphoniques paient les uns aux autres pour les appels transfrontaliers et l’utilisation des données. Cette réforme est cruciale pour soutenir la concurrence dans le secteur des télécoms », estime l’association.

Un autre élément de législation entre également en vigueur samedi: le principe de « neutralité du net », qui interdit aux fournisseurs d’accès à internet de ralentir ou bloquer certains contenus ou applications, sauf dans un certain nombre d’exceptions, notamment pour empêcher des cyber-attaques.

Source : Téléphonie. Les frais d’itinérance en Europe vont bientôt disparaître

20160429 – News : La bibliothèque de Vanves se met aux livres numériques

Illustration. L’ouvrage de Joël Diker, « La vérité sur l’affaire Quebert » est l’un des titres les plus demandés à la bibliothèque de Vanves. (L.P./O.C.)

Les livres numériques font leur entrée à la bibliothèque municipale de Vanves. Et en nombre. Le groupe Hachette, fraîchement installé dans la ville, a offert 400 titres à la structure.

Fruit d’un partenariat signé avec la mairie lors de l’installation d’Hachette.

Ce don permettra à la médiathèque de compléter son fond mais aussi de permettre à davantage de lecteurs de profiter de titres très demandés et parfois disponibles uniquement sur liste d’attente. Ainsi « La vérité sur l’Affaire Harry Québert » de Joël Dicker, et son autre ouvrage « Le livre des Baltimore », « D’après une histoire de vraie » de Delphine de Vigan ou encore la série des « Vernon Subutex » de Virginie Despentes.

200 autres livres numériques seront offerts par Hachette en 2016, puis 200 nouveaux en 2017 : « Nous n’avons pas encore choisi ces futurs titres. Nous le ferons en fonction des goûts des lecteurs et réajusterons au fur et à mesure », se réjouit Danielle Julliard, chef de service de la bibliothèque. Le service est disponible gratuitement à tous les Vanvéens inscrits à la bibliothèque municipale (inscription elle-aussi gratuite). Disponible 24h/24 heures et 7j/7j, il permet d’emprunter deux titres (en plus des livres traditionnels) pour une période de 21 jours. Le nombre de prêts devrait croître à l’approche des vacances estivales.

Bibliothèque de Vanves, 16, rue Sadi-Carnot. Informations : 01.41.33.92.17 .J. Va

Source : La bibliothèque de Vanves se met aux livres numériques

20160429 – News : A l’hôpital, les patients passent trop de temps en salle d’attente

Selon une étude, près d’un patient sur trois attendrait plus d’une demi-heure lors d’un rendez-vous à l’hôpital.

L’association de défense des consommateurs et usagers en France, « Consommation Logement et Cadre de Vie » (CLCV) a enquêté sur les temps d’attente des patients à l’hôpital, non pas aux urgences, mais lors de rendez-vous programmés, que ce soit dans des établissements publics ou privés. Et dans les deux cas, il faut prendre son mal en patience avant de pouvoir rentrer dans la salle de consultation.

La charte du patient à l’hôpital précise que les établissements de santé doivent « garantir la qualité des traitements, des soins, et de l’accueil ». Pourtant, un patientsur trois attend plus d’une demi-heure à l’hôpital lors d’un rendez-vous. Parmi eux, 17% ont patienté plus d’une heure, révèle l’étude conduite par CLCV. Les services d’ophtalmologie ont été reconnus comme la spécialité où le temps d’attente est le plus long. Au total, seulement 24% des patients ont été reçus à l’heure.

Des plannings surchargés. C’est surtout le manque d’information qui est critiqué par les personnes interrogées dans l’étude, seuls 22% des médecins s’excusant de leur retard. « Il y a parfois des bonnes raisons, quand le médecin qui fait la consultation est appelé sur une intervention d’urgence, mais il y a d’autres raisons ; par exemple, le fait que l’on donne à la même heure un rendez-vous à plusieurs personnes », explique François Carlier, délégué général de la CLCV au micro d’Europe 1. « Globalement, les plages pour les rendez-vous ne sont pas très longues, souvent les rendez-vous à l’hôpital c’est de 9h à 15-16h. Donc, si on réduit les plages de rendez-vous, on va forcément créer des étranglements », note-t-il. « Il y a une question de culture professionnelle, ce qui importe pour les médecins c’est de soigner les patients […], la notion de satisfaction de l’usager du service public, ça existe peu à l’hôpital. »

« Les patients c’est toute les demi-heures. Il suffit qu’il y ait un patient difficile, qui arrive en retard, pour que ça démolisse l’ensemble de la consultation », explique de son côté le professeur François Forette. « Les secrétaires médicales, et ça n’est pas leur faute, bourrent les consultations. Elles sont la proie des personnes qui veulent absolument une consultation, donc on rajoute une ou deux personnes dans la consultation, et ça met le planning par terre. Et ça, le patient doit l’accepter. »

Confort. Mais pour François Carlier, la gestion même du retard doit être améliorée, avec « des tableaux par exemple qui indiquent le temps d’attente, comme il y en a dans d’autres services publics de plus en plus fréquemment, et aussi le confort et la praticité des salles d’attente. Tout cela joue sur l’état de stress de la personne. »

Source : A l’hôpital, les patients passent trop de temps en salle d’attente