20170529 – Vie de couple : trop de boulot, libido à zéro – Madame Figaro

Si l’arrivée d’un bébé justifie souvent la disparition temporaire du désir, d’autres facteurs peuvent également jouer. Photo RubberBall Productions / Getty images

 

À s’investir à corps perdu dans leur travail, les femmes ne trouvent plus d’énergie pour vivre leur sexualité. Analyse et conseils d’experts pour regagner une vitalité intérieure salvatrice.

Pas facile d’aborder le sujet. Quand on a «tout pour être heureuse» (bien dans sa peau, dans son boulot, dans son couple…), et qu’on est décidée à réussir sur tous les fronts, comment avouer qu’il y a tout de même une ombre au tableau, une part de vie un peu moins triomphante… Surtout quand c’est au chapitre sexe que s’inscrivent des ratés, à une époque où l’épanouissement en la matière fait partie de la panoplie des gagnant(e)s…

“C’est le nouveau mal du siècle !”

«Je n’en suis pas très fière, j’en parle peu, reconnaît Hélène. Pourtant, quand on lance entre amies le sujet, chacune a son mot à dire. Certaines traversent de vrais déserts sexuels. C’est le nouveau mal du siècle !» À 42 ans, Hélène est responsable marketing dans une grosse société d’informatique. Un poste qui lui plaît mais dévore par périodes tout son temps et son énergie. «J’ai une pression et des horaires lourds, explique-t-elle. Et comme j’ai la “chance” de pouvoir travailler à la maison, les jours où je rentre plus tôt, dès que j’ai couché mes deux enfants, je me reconnecte. C’est un vrai problème, ce no limit entre vie pro et vie perso. Quand j’arrive dans mon lit, souvent je n’ai plus envie de rien : j’aspire au vide.»

Pas grave, pense Hélène. Son mari, encore plus débordé mais toujours désirant, ne lui a pas encore posé d’ultimatum («ça ne peut pas continuer comme ça»). Et puis, elle est «vigilante» : ils se retrouvent pendant les vacances… Quand beaucoup de couples autour d’eux sont en train d’exploser. Caroline, 35 ans, chef de pub dans un groupe de presse, en couple avec Antoine, directeur artistique, aussi work addict qu’elle, vit le même syndrome, à sa manière : «Il y a des périodes où on oublie de faire l’amour, on est plus en mode câlins, explique-t-elle. Parfois ça dure des mois. Il suffit d’un week-end loin de tout, et ça repart.»

Horaires élastiques, fatigue et stress chroniques

La concurrence boulot-libido est devenue un phénomène de société. «La fatigue accumulée durant votre journée de travail vous a-t-elle déjà empêché(e) de faire l’amour le soir ?» La question a été posée il y a cinq ans à plus de 1 500 salariés (1). La réponse ? Oui, pour 72,6% des répondants. «Avez-vous l’impression que le stress au travail joue un rôle négatif sur votre vie sexuelle et amoureuse ?» Réponse : oui, à 66%, avec un pic de 70% chez les cadres. Un quart d’entre eux (23,8 %) confessent même des «troubles sexuels». Plus précisément, des «troubles du désir», pour 84% de ces femmes et 65,4% de ces hommes.

«C’est encore pire en 2017», affirme Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia, qui a commandité l’étude (cabinet d’expertise spécialisé dans les risques psychosociaux). «L’emprise du travail et son pouvoir symbolique sur la vie sexuelle et amoureuse ne font que s’aggraver.» Tendre n’est plus la nuit…

Horaires élastiques, fatigue et stress chroniques, prise de médicaments pour tenir le coup, rapports sexuels bâclés… Jean-Claude Delgènes égrène tout ce qui coupe les ailes à la libido. En première ligne, les fameuses NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), qui permettent au travail de s’immiscer désormais dans la sphère très privée.

«Les individus n’arrivent plus à lâcher prise, résume-t-il. On leur en demande de plus en plus, mais ils sont souvent eux-mêmes compulsifs avec le travail, de plus en plus connectés, même en vacances ! Si l’on veut sauver la libido, il faut faire des arbitrages, dégager du temps pour soi. Peut-être travailler différemment, moins et mieux.»

Le syndrome DSH, désir sexuel hypoactif

Trop de boulot, zéro libido.

Le désir est en danger, il existe même un terme aujourd’hui pour désigner le syndrome : DSH (désir sexuel hypoactif), qui «affecterait la moitié des femmes adultes», alerte le sexologue Pascal de Sutter, dans un article sur le site masantésexuelle.com. En cause, «le double travail» qui leur demande de «performer sur tous les plans. Elles se passent très bien de sexualité, souligne-t-il. Elles disent juste “ne plus avoir envie” même si rationnellement elles voudraient bien “avoir envie”».

Envie d’avoir envie, cela peut faire très mal. Les cabinets de psys comme de sexologues voient aujourd’hui affluer un type nouveau de patientes qui souffrent du même symptôme, malgré des enjeux socioprofessionnels très différents. «La fatigue physique est la grande responsable», confirme Patrick Papazian, médecin sexologue hospitalier, auteur de Parlez-moi d’amour !, (Éditions de l’Opportun). «Cela vaut pour une caissière qui souffre de troubles musculo-squelettiques et dont le corps est devenu un ennemi, comme pour une businesswoman explosée par les jet lags à répétiton. L’autre ennemi, c’est le stress.»

La grande différence, c’est que pour les unes, le travail est subi dans la peine. Celui-là peut tuer la libido à petit feu, l’absence de désir pouvant même devenir à la longue un signe de burn-out ou de dépression. Alors que chez les exaltées du travail, toutes celles qui «prennent leur pied au boulot», la libido ne meurt pas, elle change simplement d’objet. Elle se déplace. Sublimation de la pulsion sexuelle ? Le travail peut, de fait, devenir un amant magnifique.

La jouissance trouvée dans le travail

À 33 ans, en plein boom professionnel dans une société de jeux vidéo, Claire, ex-sex addict (c’est elle qui le dit en riant), traîne un «no sex» arrogant depuis bientôt trois ans. «Je m’éclate tellement dans mon travail qu’il est devenu ma priorité. Je ne compte pas mes heures, j’en rêve la nuit, je trouve des solutions au réveil… Forcément, il n’y a plus de place pour grand-chose, surtout pas pour un homme. Même mes sex-friends ont arrêté d’appeler. Le pire, c’est que ça ne me manque pas.»

Combien sont-elles aujourd’hui, créatrices de start-up, avocates, chirurgiennes ou femmes politiques, à trouver tellement de jouissance au travail que le sexe a du mal à rivaliser ? «La libido, c’est une décharge d’hormones, explique Florence Lautrédou, psychanalyste et coach, auteure de L’Amour, le vrai, (éditions Odile Jacob). Œstrogènes, mais aussi dopamine, endorphine, sérotonine, adrénaline…, qui sont les hormones du plaisir et de l’action. Exactement les mêmes que sécrète l’«état de flux» (l’expression est du psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi, NDLR) que peut provoquer le travail : on est tellement emporté(e) dans ce qu’on fait que tout paraît fluide, on se sent “au top”, on ne voit pas le temps passer… Comme quand on était petit(e), qu’on jouait avec un copain et que soudain on entendait : “au bain !”. C’est un état d’extrême présence.»

Créer un sas de décompression

Ce n’est pas Camille, 47 ans, qui dira le contraire. Romancière, elle décrit le travail d’écriture comme une vraie alternative à l’amour. «J’ai des souvenirs plus intenses d’écriture que de moments de sexe, avoue-t-elle en riant. Plus précis… C’est un état d’exaltation, de jouissance. Quand j’écris, j’oublie tout, tout ce que j’ai tant de mal à oublier quand je fais l’amour. Il n’y a plus de place pour rien. C’est presque masturbatoire. Je n’ai besoin de personne, je suis sûre de trouver mon plaisir.» Orgasme garanti. C’est tellement plus simple, au fond, avec le travail, tellement moins risqué que dans la relation amoureuse…

«Le désir sexuel suppose une dimension d’échange, de partage, de don, souligne Florence Lautrédou. La relation à l’autre. Dans le travail, la jouissance est davantage solitaire. Aussi, quand on arrive du boulot chez soi “en high”, comme sous cocaïne, on est sur une autre planète. Il se trouve que l’autre n’est pas dans le même état, ou l’est également mais alors chacun est dans sa bulle narcissique. Pour entrer en phase avec l’autre, un ajustement est nécessaire, une synchronisation. Pour que la rencontre sexuelle ait lieu, il faut savoir s’arrêter et aménager un espace pour son partenaire.»

L’art du sas, cet espace-temps où l’on «redescend» vers l’autre, et vers soi, où l’on se rend disponible… C’est ce que prêche aussi Patrick Papazian, même dans des cas moins extrêmes. «Le travail, c’est étymologiquement la contrainte, le contrôle, tout le contraire de l’abandon que nécessite le désir, rappelle le médecin. À quelques exceptions près, il impose l’asexuation des rapports humains. Pour les femmes, en particulier, il exige d’étouffer tous les signaux de désir si l’on veut mener sa carrière le plus sereinement possible. Il faudrait donc huit ou dix heures par jour, gommer toute expression de son être sexuel, animal, et soudain, de retour à la maison, passer en mode sexe, désirer, être conquise, se laisser approcher… Ce n’est pas facile de switcher, il n’y a pas d’interrupteur On/Off. Pour que le désir s’installe, il faut se créer des sas d’érotisation, se faire belle, faire du sport, s’autoriser à passer trois heures chez le coiffeur, et prendre du temps avec l’autre…»

Créer des ponts, passer d’un monde à l’autre en douceur, jouer sur tous les tableaux. Cesser d’opposer vie pro et vie perso, mais en faire des alliées. Elles se nourrissent à la même source, et alors ? Le désir est un réservoir inépuisable.

(1) Enquête Technologia/ UMC, Les effets du travail sur la vie privée.

Source : Vie de couple : trop de boulot, libido à zéro – Madame Figaro

 

Avis Pimpf : même si l’article s’oriente pas mal sur les femmes,  la réciproque reste vrai chez les hommes aussi, le boulot, certains évènements de la vie le stress , et certaines types de maladie, tout peut être un frein à la libido et aux relations dans le couple, il faut savoir en parler , communiquer et ne pas laisser les problèmes s’installer même si ce n’est pas évident.

20170529 – Vanves : les habitants boudent la navette devenue payante – Le Parisien

Vanves, le 22 mai 2017. La navette a vu sa fréquentation diminuer depuis qu’elle est devenue payante, en janvier dernier. LP/A.L.

Malena, 12 ans, grimpe dans la navette de Vanves à la sortie de son collège, ce mardi après-midi. A l’intérieur, inutile de chercher bien loin une place assise, le véhicule est… quasi vide. « Avant, il y avait au moins cinq personnes de plus », note l’adolescente. Mais depuis le 1er janvier, date de la fin de la gratuité de ce service, une nette baisse de sa fréquentation a été observée.

Son tarif est désormais le même que sur tout le tarif francilien, soit celui, par exemple, d’un ticket de métro (1,90 € ; 14,50 € le carnet de dix). Résultat : des usagers ayant l’habitude de l’utiliser pour seulement quelques arrêts ont décidé de bouder la navette.

« Je la prends moins et je connais beaucoup de gens qui ont arrêté de l’utiliser, car ils trouvent que c’est devenu trop cher », confirme Mounyrate, une utilisatrice de 46 ans. Elle parle surtout de personnes âgées, « ceux qui ont des petites retraites. » « Moi, je suis obligée d’acheter des carnets pour ma fille qui va à la bibliothèque, cela ne vaut pas le coup », grommelle-t-elle.

Pour la relancer, la ville aidera financièrement les personnes en difficulté« Il y a moins de monde, mais parfois certaines personnes la prenaient un peu pour se promener », analyse Antonio, l’un des chauffeurs de cette navette. Désormais, ceux qui montent sont « ceux qui en ont vraiment besoin », estime-t-il. « En heure de pointe, je devais parfois refuser des gens car elle était pleine. »

Le service, lancé par la ville dans les années 1980, n’a pourtant « jamais connu une affluence extraordinaire », nuance le maire (UDI) de Vanves, Bernard Gauducheau, également vice-président au territoire Grand Paris Seine Ouest (GPSO), qui gère la navette. « Beaucoup d’usagers ne sont pas concernés car ils avaient déjà le Pass Navigo », rappelle l’élu. Une étude menée par GPSO avait permis d’estimer que 25 % des utilisateurs étaient déjà abonnés, et que 57 % possédaient déjà des tickets, ce qui limitait l’impact du changement.

Sa modification tarifaire permet, d’après le territoire, de pérenniser son service, renforcé et passé au 100 % électrique en 2015. Le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) versera ainsi un peu plus de 30 000 € par an, ce qui couvrira 14 % du déficit d’exploitation de la navette.

Conscient, toutefois, que ce changement « a généré une baisse de fréquentation » de la navette, le maire de Vanves décidé d’ouvrir prochainement la possibilité « aux personnes dans le besoin » d’obtenir une aide financière au cas par cas, via le centre communal d’action sociale (CCAS). Une somme qui pourrait atteindre les 120 €.

  leparisien.fr

Source : Vanves : les habitants boudent la navette devenue payante – Le Parisien

20170529 – TGV rebaptisé inOui : la « vraie grave erreur » de la SNCF

Un TGV en Gare de Lyon, le 10 juin 2014 à Paris. (YANN KORBI / CITIZENSIDE.COM / AFP)

La SNCF a annoncé qu’elle allait progressivement changer sa marque historique des trains à grande vitesse TGV, devenant inOui à partir du mois de juillet. Pour Jean-Marc Lehu, enseignant-chercheur en stratégie de marque à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, la SNCF commet une grosse erreur de communication, a-t-il expliqué samedi 27 mai sur franceinfo.

franceinfo : TGV est une marque très forte, est-ce une bonne idée de changer de nom ?

Jean-Marc Lehu : C’est une vraie grave erreur. On détruit un capital de marque. On va vous dire qu’on ne détruit pas vraiment la marque, puisqu’on dira toujours : ‘je monte dans le TGV’, mais là vous êtes dans un double problème. Vous dites que vous montez dans un TGV qui s’appelle ‘inOui’ et vous communiquez sur ‘inOui’ par rapport à des TGV. Encore une fois, nous sommes au XXIe siècle, vous avez un consommateur qui est devenu très exigeant par rapport à la marque. Quand vous dites que c’est ‘inOui’, il s’attend à des monts et merveilles, il s’attend à utopia, il s’attend au monde des bisounours, il s’attend à avoir tout sur un plateau d’argent. Et là, vous avez en face la SNCF, avec tout son passé historique, avec ses problèmes sociaux de temps en temps, avec naturellement la lourdeur d’un gros établissement qui n’est pas une start-up. Si demain, à la moindre incartade, et il y en aura, tout le monde connaît le train qui arrive en retard, la grève, la crise, l’accident sur la voie, vous serez effectivement dans une situation inouïe, celle d’avoir fait une promesse qui n’est pas remplie.

Qu’est-ce qui pousse la SNCF à changer le nom du TGV ?

Il y a deux éléments fondamentaux. Le premier, c’est de suivre la tendance. Le deuxième élément est certainement une volonté stratégique dite d’ombrélisation. Cela signifie avoir une marque commune à l’ensemble de ses activités. Cette marque serait évocatrice de ce qu’est le cœur de promesse de la SNCF avec les transports en bus, en automobile, ou les transports ferroviaires. Ce nom est ‘oui’, malheureusement. Je ne suis pas devin et je mangerai mon chapeau si ça devient un grand succès, mais si vous me posez la question aujourd’hui, je pense que la SNCF commet une véritable erreur. D’un point de vue stratégique, elle avait tout compris. Elle quittait progressivement le seul cœur de métier du transport ferroviaire pour se diriger vers la mobilité. On aurait pu penser à une réflexion stratégique autour du terme de mobilité ou du thème même de la mobilité.

La suite de l’article dans le lien ci dessous :

Source : TGV rebaptisé inOui : la « vraie grave erreur » de la SNCF

 

Avis Pimpf : sincèrement je ne vois pas l’intérêt de changer de nom il y a peut être plus urgent pour investir les sous de la SNCF comme rénover les voies et le matériel ? je vais paraitre vieux con mais pour moi ce restera toujours TGV , que ce soit Lyria, etc… le TGV reste toujours le point commun de tous… bref…

20170523 – News : Attentat à Manchester: Que sait-on de l’attaque terroriste qui a fait au moins 22 morts?

Les secours prennent en charge des spectateurs après une explosion à la salle de concerts Manchester Arena, le 22 mai 2017. – Peter Byrne/AP/SIPA

Tragédie à Manchester. La police britannique considère qu’il s’agit « jusqu’à preuve du contraire d’un incident terroriste », qui a fait au moins 22 morts et une soixantaine de blessés lundi soir à la salle de concerts Manchester Arena, où se produisait la chanteuse américaine Ariana Grande. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait.

Que s’est-il passé ?

La police a été alertée à la suite d’informations faisant état d’une ou plusieurs explosions d’origine indéterminée, peu après 22 h 30 (23 h 30, heure française), qui ont provoqué la panique dans la salle de concert, au moment où les spectateurs commençaient à quitter la salle. Un communiqué de la police des transports mentionne une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros.

Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique à l’intérieur de la salle de concerts.

« Nous étions en train de quitter la salle après le concert d’Ariana Grande vers 22 h 30 (23 h 30, heure française) lorsqu’on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle », a raconté Majid Khan, 22 ans, à l’agence britannique Press Association. « Tous les gens qui étaient de l’autre côté de la salle de concerts où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu’il pouvait trouver le plus rapidement possible », a-t-il ajouté. « C’était la panique ».

Quel est le bilan ?

Selon les dernières informations communiquées par la police, il est d’au moins 22 morts et une soixantaine de blessés.

L’identité des victimes n’a pas été communiquée, mais un numéro de téléphone a été mis en place pour les proches de personnes qui se trouvaient dans les environs. Il s’agit du (+44) 0161-856-9400. Facebook a par ailleurs activé son outil « Safety Check ».

Parmi les blessés figure notamment un couple de Leeds venu chercher ses enfants à la sortie du concert, Gary Walker et sa femme, qui ont témoigné sur la radio 5 de la BBC. Le père de famille a dit avoir été blessé au pied par un éclat de métal et sa femme a été blessée à l’estomac.

Ariana Grande, elle, serait « saine et sauve », selon son équipe, rapporte Billboard. La chanteuse a réagi dans la nuit, se disant « brisée ». « Je m’excuse du fond du coeur. Je n’ai pas de mots », écrit-elle sur Twitter.

S’agit-il d’une attaque terroriste ?

Les autorités, qui restent prudentes à ce stade, confirment néanmoins que le drame est « considéré comme un incident terroriste, jusqu’à preuve du contraire ». Le secrétaire d’Etat britannique à la sécurité, Ben Wallace, a lui parlé d’une « attaque », tandis que la Première ministre Theresa May condamnait « l’attaque terroriste épouvantable ». Cette possible attaque n’a, à l’heure actuelle, pas été revendiquée.

La police, qui aurait trouvé un « colis suspect » sur les lieux, a annoncé sur Twitter qu’elle allait procéder à une « explosion contrôlée », appelant les gens à ne pas paniquer. Le paquet contenait finalement des vêtements.

Selon deux sources du renseignement américain de Reuters, la piste d’un attentat suicide à la bombe est privilégiée. Un homme présent sur les lieux aurait été identifié comme le kamikaze, indique de son côté CNN, citant aussi une source du renseignement américain.

Source : VIDEO. Attentat à Manchester: Que sait-on de l’attaque terroriste qui a fait au moins 22 morts?

 

Avis Pimpf : De nouveau ces stupides barbares s’attaque à nous , notre mode de vie et la ils ciblent les enfants et les plus jeunes et donc l’impact psychologique que cela aura sur nous, ce sont des actes horribles que je ne peux pas justifier,

pensées pour toutes ces familles atteintes, pour ces victimes qui n’ont rien demandé…  et tout mon mépris pour ces décérébrés religieux 😦

20170521 – Thérapie de couple: mieux vaut tôt que tard | Charles-Édouard Carrier | Vivre

PHOTO ARCHIVES REUTERS, CARLO ALLEGRI

Selon l’avis de plusieurs professionnels, les conjoints attendent trop longtemps avant de consulter lorsque le couple va mal. Les frustrations et les sources d’irritation en viennent à prendre beaucoup de place dans le quotidien et c’est souvent en dernier recours que l’on songera à la thérapie de couple.

Michel* est père de deux garçons, âgés de 4 et 6 ans. À l’arrivée du deuxième enfant, son couple s’est mis à battre de l’aile jusqu’au jour où sa femme lui a avoué avoir eu une aventure avec un autre homme. « Nous étions conscients que ça n’allait pas bien entre nous. Nous avons pris nos distances chacun de notre côté. On minimisait les choses. Puis, elle m’a avoué son aventure. Ça nous a secoués. On s’est dit qu’on devait arranger ça, on ne pouvait pas laisser ça aller, surtout pour les enfants. On a rencontré un psychologue pendant deux mois. Mais malgré les efforts, on n’y est pas arrivés. Il était trop tard », confie l’homme de 43 ans.

OBSERVER LES SIGNAUX D’ALARME

Pour Yvon Dallaire, psychologue et auteur, à partir du moment où un des besoins légitimes de l’homme ou de la femme est frustré, le couple est en péril. « Que ce soit au niveau de la sexualité, de l’affection, de la confiance ou de la communication, s’il y a des choses qui sont frustrantes, le couple est sur la pente descendante. »

Du côté de Michel, comme c’est le cas de bien d’autres couples, l’option d’une démarche en thérapie conjugale n’a été considérée qu’à la toute fin.

« J’ai l’impression que les gens viennent tard dans la problématique, en dernier recours. Ils ont essayé plein de choses, ils veulent arranger les choses, ils traînent ça pendant des mois, des années, d’autres problèmes s’ajoutent, puis on demande au thérapeute de sauver le couple. Ils sont déjà très enlisés. »

– Marie-Eve Demers-Morabito, sexologue et psychothérapeute

Il existe plusieurs approches en thérapie, différentes écoles de pensée sur lesquelles se basent les thérapeutes pour mener à bien leurs interventions. Comment s’y retrouver en tant que couple ? Pour Ghassan El-Baalbaki, psychologue thérapeute conjugal et directeur adjoint au département de psychologie de l’UQAM, « la thérapie conjugale est axée sur l’intégration de différentes techniques. Pour certaines personnes, une approche peut fonctionner mieux alors qu’une autre fonctionne moins bien ».

Il n’y a pas un cadre théorique nécessairement meilleur qu’un autre, c’est plutôt le thérapeute lui-même qui aura à reconnaître les forces et les limites de son approche. « Il se peut que le couple ne se sente pas à l’aise dans la relation interpersonnelle qu’il a avec le thérapeute, peu importe l’approche. Il ne faut pas continuer si on ne se sent pas à l’aise, s’il n’y a pas une bonne alliance », prévient le psychologue.

L’ENGAGEMENT DU COUPLE DANS LA THÉRAPIE

Pour mener à bien la thérapie, le couple doit apprendre à parler des émotions qui sont ressenties de part et d’autre, une chose pas toujours simple, comme le remarque Mme Demers-Morabito. « Pour la plupart, c’est plus difficile de parler de leurs émotions que de parler de leur sexualité. Ça les rend encore plus vulnérables. »

Puis, au-delà des rencontres périodiques avec le thérapeute, les couples doivent aussi s’investir dans la démarche qu’ils entreprennent.

« La thérapie, ce n’est pas juste une heure par semaine dans le bureau, ça continue aussi à l’extérieur, c’est ça le plus important. Le couple doit être capable d’intégrer les outils reçus en thérapie pour justement les utiliser à la maison. »

– Marie-Eve Demers-Morabito, sexologue et psychothérapeute

Si plusieurs couples arrivent à retrouver une certaine harmonie avec l’aide d’un professionnel, pour d’autres, c’est malheureusement l’étape qui précède la séparation. « Souvent, je n’ai pas besoin de le leur dire, plus je leur pose des questions, plus ils finissent par se rendre compte d’eux-mêmes que ça ne peut pas fonctionner », souligne Mme Demers-Morabito.

Pour sa part, lorsqu’il constate que le couple est continuellement en train d’escalader, Yvon Dallaire choisira de recommander aux conjoints la médiation. « Il y a des éléments que l’on peut voir, à partir du moment où l’un dit quelque chose et que l’autre est toujours en train d’infirmer ou de contredire, ou alors lorsqu’ils se disputent devant moi sans cesse. Je ne peux pas faire pour eux ce qu’eux-mêmes ne sont pas prêts à faire pour eux, c’est-à-dire désamorcer leurs conflits, leurs tensions. »

Comme dans tout conflit, la communication est souvent la clé. Et lorsque les mots ne suffisent plus pour le dire, l’aide d’un professionnel peut tout changer. C’est pourquoi il vaut mieux consulter le plus tôt possible et prévenir plutôt que d’en arriver à une situation qui devient toxique.

Et même lorsqu’un des deux conjoints refuse de participer, il y a des solutions et il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide. « Ça prend deux personnes pour former un couple, mais une seule pour le transformer », conclut M. Dallaire.

* Pour se confier en toute liberté, Michel a requis l’anonymat.

LA TRILOGIE DU BONHEUR

En 40 ans de pratique, le psychologue Yvon Dallaire a vu défiler bien des couples dans son bureau. Auteur d’une trentaine d’ouvrages sur le sujet, il a publié ce qu’il appelle la « trilogie du bonheur conjugal », parue aux éditions Option Santé, dans laquelle il expose les principes mis en application lors des processus thérapeutiques. La trilogie comprend les livres Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du couple, Qui sont ces femmes heureuses ? La femme, l’amour et le couple et Qui sont ces hommes heureux ? L’homme, l’amour et le couple.

Source : Thérapie de couple: mieux vaut tôt que tard | Charles-Édouard Carrier | Vivre

20170521 – News : S’engager en couple, c’est signer un contrat inconscient – Le Temps

«J’ai un nouveau copain, mais il ne veut pas aller plus loin.» Eh oui, ce sont des choses qui arrivent. Mais pourquoi? Et finalement, qu’est-ce que l’engagement à plus long terme?

En chantant «Je te promets» dans les années 1980, Johnny Hallyday garantissait monts et merveilles à la femme de sa vie. Ou du moins, celle du moment, et avec un petit avertissement dans les paroles: «Et même si c’est pas vrai, si on te l’a trop fait. […] Peut-être avec le temps à la force d’y croire, on peut juste essayer pour voir.» Ce bon vieux Johnny décrivait-il là sa difficulté à s’engager dans une histoire? Comme on dit: une femme avertie en vaut deux…

Toujours est-il que nombreux sont ceux et celles qui se plaignent d’être tombés sur un partenaire fuyant, laissant l’autre rongé par le doute et l’espoir. «Chacun a sa propre définition de l’engagement, et, en plus, n’a pas conscience de cette définition», explique la thérapeute de couple Imago Anouk Truchot. «Lorsque vous êtes engagé pour un job, vous avez un contrat de travail. Et si vous ne le remplissez pas, vous risquez de vous faire virer. Dans les couples, on n’établit pas de contrat auparavant. Tout est basé sur les histoires familiales, culturelles ou religieuses, sur nos croyances. A partir de là, nous créons un contrat inconscient.» Un contrat propre à chacun, établi en fonction de ses attentes et de ses manques.

Des réponses très variées

Lorsqu’on demande autour de soi ce qu’est l’engagement en couple, les réponses sont extrêmement variées. Quelques définitions en vrac, données par des hommes et femmes de 20 à 50 ans: être liés par des intérêts communs, faire preuve d’ouverture et de confiance, faire des choix au bénéfice du couple, consacrer à l’autre une place privilégiée au quotidien, prendre une responsabilité vis-à-vis du couple ou de la famille, fonder une famille, habiter ensemble, avoir des valeurs et des projets communs. Ou encore: être solidaire, avec un farouche désir d’aller dans la même direction avec amour, respect, empathie, générosité et tolérance. Autant dire que la notion est vaste… Et que si elle n’est pas respectée par l’autre, ou pas claire, la prise de distance risque d’être immédiate! La chute peut alors être rapide et douloureuse.

Ce non-engagement, ou désengagement, correspond à une blessure ou à une peur. Les femmes de 35-40 ans en savent quelque chose: nombreux sont les hommes qui disent ne pas vouloir s’engager, par crainte de la perspective «famille». Pauline*, 45 ans, ne souhaite plus vivre avec un homme. Ce qui, justement, fait partie des marques importantes d’engagement. «J’ai l’impression de les avoir tellement servis que j’ai une overdose. Et j’aurais peur d’être à nouveau privée de ma liberté de femme. Mais je pourrais aussi accepter de vivre avec quelqu’un, en m’affirmant et en négociant mes droits, en m’exprimant et en me faisant respecter. En faisant cela, je gagnerais certainement ma propre estime de moi!»

La peur, virus ambiant

Pour Anouk Truchot, la peur est un virus ambiant. Mais il est possible de modifier ce fonctionnement si l’on prend conscience des raisons pour lesquelles on ne s’engage pas, si l’on comprend quelles sont les blessures ravivées. «La plupart des gens pensent que l’engagement est une perte de liberté. Alors qu’il peut au contraire être le meilleur moyen de trouver sa liberté et de grandir. Mais il ne faut pas mélanger engagement et choix. Il faut prendre le temps de se dire: «Est-ce que cette personne me convient?»

Et la thérapeute de rappeler que s’engager à vivre avec quelqu’un au bout de trois semaines de relation est souvent une décision prise sous l’effet de la PEA (l’hormone de l’amour qui nous pose des lunettes roses sur le nez). «Beaucoup de gens ne parviennent pas à dépasser la phase de l’amour romantique. Tout à coup, ils réalisent que ce n’est du tout ce qu’ils voulaient, et c’est là qu’ils reculent.»

 

Source : S’engager en couple, c’est signer un contrat inconscient – Le Temps

 

Avis Pimpf : c’est un mal très moderne, de celui de ne plus vouloir s’engager, je ne dis pas qu’il faut s’emprisonner et se mettre dans une situation que l’on n’aimera pas mais le couple est aussi le symptôme global on ne s’engage pas en couple, dans des amitiés, dans la famille, dans tout car on ne veut penser qu’a soi, pas de limites  , pas de contraintes, rien à donner mais rien en retour aussi… Certes ce n’est pas toujours aussi évident, mais cela devient de plus en plus fréquent de nos jours…

20170521 – Quand le perfectionnisme perturbe la sexualité

Une recherche obsessionnelle de la perfection est susceptible d’affecter tous les domaines de la vie, y compris la vie sexuelle. Les normes sexuelles élevées – que l’on s’impose ou que l’on impose à son partenaire – peuvent altérer la vie sexuelle de celui ou celle qui les subit. Comment reconnaître le perfectionnisme sexuel et s’extraire de son carcan ?

Le perfectionnisme sexuel, des conséquences positives et/ou négatives

Subir la pression de son partenaire, de soi-même ou de la société pour être « parfait(e) » sexuellement n’est pas anodin, et peut altérer la confiance sexuelle. Le perfectionnisme sexuel conduit à cette pression, dont les conséquences ont été explorées dans une étude [1] publiée en 2016 dans les Archives of Sexual Behavior. Elle portait sur 366 femmes âgées de 17 à 69 ans. Celles-ci ont complété des questionnaires portant sur le perfectionnisme sexuel, l’estime sexuelle, l’auto-blâme en cas de problèmes sexuels, l’anxiété sexuelle et sur divers autres paramètres relatifs à la sexualité (excitation, désir, orgasme). Les mêmes questionnaires ont été remplis une seconde fois 3 à 6 mois plus tard.

Les réponses furent classées alors en quatre formes de perfectionnisme : vis-à-vis de soi-même, orienté vers le partenaire (les normes que le partenaire s’impose à lui-même), prescrit socialement (celles tirées de la société) et prescrit par le partenaire (celles que le partenaire vous impose).

Les deux premiers provoquaient une adaptation à la fois positive et négative. La première forme est associée à une augmentation de l’estime de soi, de « l’efficacité » sexuelle et de la satisfaction de la vie sexuelle ; en revanche, la préoccupation sur les « erreurs » commises durant le rapport était augmentée. La seconde forme est elle aussi associée de façon positive à ces critères, mais l’inquiétude était diminuée. En d’autres termes, s’imposer une certaine exigence dans le domaine sexuel peut avoir un impact positif sur la sexualité, à condition de ne pas se mettre trop de pression !

La pression nocive de la société et du partenaire

En revanche, le perfectionnisme induit par la société et par le partenaire avaient un retentissement négatif sur les différents paramètres évalués.

Dans le premier cas, il apparait corrélé avec l’anxiété, la dépression en lien avec la sexualité, la préoccupation due aux erreurs commises durant le rapport ; l’estime de soi et l’optimisme sur le plan sexuel étaient également diminués.

Dans le cas du perfectionnisme induit par le partenaire, les femmes souffraient davantage d’anxiété sexuelle, et se blâmaient à propos de leurs troubles sexuels. Elles avaient également plus de douleurs durant les rapports et d’anxiété. L’estime sexuelle, le désir, l’excitation, la lubrification et l’orgasme étaient diminués

Une autre étude [2] parue en novembre 2016, confirme l’impact négatif du perfectionnisme induit par le partenaire. La femme a tendance à prêter à son partenaire des attentes démesurées. En découle une pression importante, qui nuit à son orgasme. En effet, être spectatrice du rapport peut conduire à se détacher de ses sensations érotiques, et à s’éloigner de l’orgasme. Si la femme pense à sa cellulite ou à ses bourrelets durant l’amour, elle n’est pas dans les conditions propices et ne peut pas profiter sereinement de l’étreinte. D’après Annette Kluck, auteure de ces travaux, être exigeante avec soi-même n’est pas forcément un problème quand cette observation sert à décupler ses sensations érotiques ou à assouvir ses envies.

Que dissimule le perfectionnisme sexuel ?

En pratique, un perfectionniste a tendance à savoir à l’avance comment doit se passer un rapport et à imposer cette vision à sa partenaire. Il est déçu si cer apport ne se déroule pas de la manière anticipée. Il peut être critique sur les performances de sa partenaire au lit ; il est souvent plus intéressé par la performance sexuelle que par le partage émotionnel (faire l’amour quatre fois par semaine, une fellation de telle façon, avoir un désir permanent et important…) On comprend à quel point cela peut être frustrant et anxiogène pour le ou la partenaire. Mais aussi pour le perfectionniste !

« J’ai beaucoup de patients qui sont concernés, davantage chez les hommes que chez les femmes », commente Joëlle Mignot, psychologue sexologue. « Les hommes sont très sensibles au perfectionnisme, notamment par rapport à l’érection. On retrouve ce perfectionnisme dans la sexualité féminine aussi mais cela prend d’autres formes, plutôt autour du corps et de la norme, des critères physiques ». Dans les deux cas, le perfectionnisme est très délétère pour la sexualité, d’après la sexologue. « Plus il y a une quête de performance et de perfection, plus il y a de l’anxiété derrière cette quête. » Or, l’anxiété fait mauvais ménage avec la sexualité et le plaisir…

Trop d’exigences vis-à-vis de soi-même

Le perfectionnisme bloque entrave parfois profondément la vie sexuelle. Chez l’homme, il peut s’agir d’exigences comme avoir une érection sur demande. « Finalement ils ne s’écoutent pas, analyse Joëlle Mignot. Ils sont pris dans des schémas sociétaux, ou liés à leur propre histoire (en rivalité avec un père ou un frère), ou encore en lien avec une représentation de l’homme construite à partir des films pornographiques ».

Les femmes sont tiraillées entre des exigences multiples : être une bonne mère, une collaboratrice efficace, une bonne amante, etc. Et d’après la sexologue, les magazines féminins décrivent une image qu’elles ne reconnaissent pas et qui les angoissent : elles ne se sentent pas dans la norme. « Mais la perfection sexuelle n’existe pas ! » s’exclame-t-elle.

Pour la psychologue, la question du narcissisme est aussi au cœur de la quête de perfection, avec la volonté d’être le meilleur. « Il y a derrière un schéma inconscient, décrypte-t-elle. Mais être le meilleur par rapport à qui, à quoi ? »

Autre concept se cachant derrière le perfectionnisme : la volonté de satisfaire l’autre. Si l’intention est bonne en théorie, elle peut en pratique être excessive, et source d’angoisse et d’insatisfaction. Conséquence : on ne vit plus sa sexualité pour soi. « Les gens trop tournés vers l’autre s’oublient, et quand on s’oublie dans sa sexualité, on n’est pas heureux… »

Comment sortir du perfectionnisme ?

L’amélioration de la situation passe par le dialogue. Mais il peut être difficile avec un perfectionniste, qui redoute d’être vulnérable en abandonnant ses normes. Et un perfectionniste a rarement conscience de son « travers » d’après la sexologue. La (ou le) partenaire peut alors lui suggérer gentiment que la vie sexuelle s’enrichirait sans doute de davantage de spontanéité. Une autre option est d’inviter les jeux de rôle dans la chambre : la partenaire prend le pouvoir et dirige les rapports, qui seront moins codifiés et plus surprenants. Cette alternative a le mérite de lui faire du bien en augmentant sa confiance sexuelle, et de faire découvrir au partenaire l’excitation de ne pas être en charge du déroulement du rapport. S’il l’accepte…

On peut aussi proposer à son partenaire de consulter. « Au départ, les patients ne viennent pas pour leur perfectionnisme, ils n’en ont pas conscience, estime Joëlle Mignot. En parlant, on se rend compte qu’ils se sont mis dans un système dont ils sont prisonniers. » Et pour en sortir, la thérapeute fait prendre conscience du caractère vivant de la sexualité, comme se nourrir ou dormir. « On ne dort pas toujours pareil, on ne mange pas pareil, il y a aussi une variabilité dans la sexualité qu’il faut accepter, constate la sexologue. Et cela dédramatise beaucoup la faille. Alors plus c’est vivant, mieux c’est pour eux ! » Le thérapeute travaille donc avec son patient pour voir de quelle façon dont ils peuvent faire autrement, en adaptant à leur façon d’être. Les techniques comme l’hypnose ou la relaxation sont intéressantes parce qu’elles ouvrent le champ des possibles, qui est rétréci chez le perfectionniste. Elles aident à modifier le mode de fonctionnement, et à réinjecter de la spontanéité et du vivant dans la sexualité…


[1] Multidimensional sexual perfectionism. J. Stoeber, et al. Archives of Sexual Behavior (2013), 42, 1593– 1604.

[2] Sexual Perfectionism in Women: Not as Simple as Adaptive or Maladaptive. Kluck. Arch Sex Behav (2016) 45: 2015. doi:10.1007/s10508-016-0805-4

Source : Quand le perfectionnisme perturbe la sexualité