20170417 – Et vous, voterez-vous comme vos parents ?

A fake campaign poster by street artist Jae Ray Mie showing a portrait of French actor Francis Huste is plastered on a wall next to a graffiti poster that reads in French, ‘Vote for? here? what? for? here? what? vote’ in Paris on April 8, 2017. The first round of French presidential elections will take place on April 23, with second-round runoff on May 7, 2017. / AFP / JOEL SAGET JOEL SAGET / AFP

Sexe, âge, niveau d’études, catégorie socioprofessionnelle : voilà le portrait-robot de l’électeur dans les enquêtes d’intentions de vote. De l’orientation politique de son entourage, il n’est quasiment jamais question. Pourtant, ce que pensent les proches compte dans le choix d’un candidat. En particulier la culture politique des parents. « Contrairement aux idées reçues, la continuité idéologique reste forte entre les générations en termes d’affiliation à la droite, à la gauche, ou à aucun des deux, même si elles ne vont pas forcément voter pour les mêmes candidats. Les changements de bord sont minoritaires », explique la sociologue Anne Muxel, directrice de recherches au Cevipof, qui a consacré de nombreux travaux au sujet.

L’appel à témoignages lancé auprès des lecteurs du Monde.fr, intitulé « Votez-vous comme vos parents ? », auquel plus de 120 personnes ont répondu (dont certaines ont été interrogées par téléphone), confirme le rôle prépondérant de la famille dans la fabrique des opinions. « Depuis notre naissance, elle est la première fenêtre qui s’ouvre entre nous et le reste du monde. Elle est celle qui va longtemps nous permettre de savoir si quelque chose est bien ou ne l’est pas », résume Odile, 21 ans. Dans les propos, débat public et vie privée s’entremêlent. Qu’il soit accepté ou rejeté, l’héritage parental est très présent. Mais deux caractéristiques de cette présidentielle font bouger les lignes : l’incertitude et le brouillage des repères idéologiques.

Pour beaucoup, la politique a d’abord été simple comme un jeu d’enfants. « Il y avait le bon Mitterrand et le méchant Giscard », se souvient Stéphane, 51 ans. Des soirées électorales restent en mémoire. « Je voulais qu’il y ait un camp qui gagne, la droite, comme dans un match de foot », se rappelle Isabelle. « Nous sommes le 10 mai 1981, raconte Alexandre. Je viens d’avoir 10 ans. Je regarde s’afficher le visage du futur président…

Source : Et vous, voterez-vous comme vos parents ?

20170414 – « Ce n’est pas un endroit pour faire ça » : un père et une mère interdits d’allaiter leur bébé dans un commissariat

« Pouvoir allaiter son bébé me semblait être un droit acquis. En fait, ce n’est pas le cas », s’indigne Nicolas, « un peu sous le choc » après ce qui vient de lui arriver. D’après ce père de 30 ans, des policiers du commissariat du 2e arrondissement de Paris n’ont pas laissé son épouse allaiter leur bébé dans le bâtiment. « Ils nous ont dit que ce n’était pas un endroit pour faire ça, qu’on n’avait pas à imposer ça aux autres, et qu’on était des mauvais parents », raconte-t-il  à franceinfo.

« Il nous a dit que les gens n’avaient pas à voir ma femme en train d’allaiter »

Après une balade dans les rues de Paris, lundi 10 avril, ce père de famille se rend au commissariat avec sa compagne et leur fils de deux mois pour faire des procurations avant l’élection présidentielle. La petite famille fait la queue à l’extérieur du bâtiment, quand leur bébé se met à pleurer. « J’avais mon fils contre moi, maintenu dans une écharpe, et il a commencé à avoir faim, explique Nicolas. Nous avons alors demandé à une policière s’il était possible d’entrer dans le bâtiment », pour s’asseoir et allaiter le bébé. « On nous a d’abord dit que c’était pas possible parce qu’il n’y avait pas de salle disponible », explique Nicolas précisant aux fonctionnaires qu’ils peuvent encore patienter un peu à l’extérieur.

Un des supérieurs vient alors les avertir qu’il est impossible d’allaiter à l’intérieur des bâtiments : « Il nous a dit que les gens n’avaient pas à voir ma femme en train d’allaiter. On leur a expliqué qu’on pouvait bien sûr mettre un drap sur mon bébé, mais il a dit non. »

Nicolas et sa compagne décident alors de rentrer chez eux. Mais quelques minutes plus tard, la mère retourne au commissariat pour demander le nom du fonctionnaire de police dans le but d’écrire une lettre racontant la situation à la préfecture. Elle s’entretient avec un troisième policier. Le ton monte, selon la famille.

Il nous a dit avec mépris qu’on était des parents indignes pour emmener un enfant dans un commissariat. Qu’on avait qu’à venir chacun notre tour pour faire notre procuration.

Nicolas

à franceinfo

« C’est inadmissible que l’on puisse empêcher l’accès à un bâtiment »

Dans la loi, rien n’interdit à une femme d’allaiter son nouveau-né dans un lieu public. Pour défendre leur droit à allaiter leur enfant, le couple a lancé une pétition sur la plateforme Change.org. Vendredi midi, elle avait recueilli près de 9 000 signatures. L’ex-ministre, Cécile Duflot, s’en est fait le relais sur Twitter.

Respecter et faites respecter le droit aux femmes d’allaiter et aux bébés de téter en public. Signer là : https://www.change.org/p/droit-a-l-allaitement?recruiter=23993511&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink 

Photo published for droit a l’allaitement

droit a l’allaitement

Le 10 avril 2017, par une journée merveilleusement ensoleillée, mon compagnon, mon fils et moi nous promenons dans le 2ème arrondissement de Paris. Mon compagnon porte notre fils, âgé de 2 mois, à…

change.org

Le couple a aussi obtenu le soutien de la mairie du 2e arrondissement. « Nous avons envoyé un courrier à la commissaire pour faire le clair sur ce qu’il s’est passé, explique-t-on au cabinet de l’édile écologiste, Jacques Boutault. C’est inadmissible que l’on puisse empêcher l’accès à un bâtiment à une maman qui souhaite allaiter. C’est tout ce qu’il y a de plus normal et de plus naturel.

« Des conditions d’intimité et d’hygiène non adaptées »

Sollicitée par franceinfo, la préfecture de police de Paris évoque une situation « exceptionelle » et « regrette de n’avoir pas pu donner satisfaction à cette famille dont la demande était bien compréhensible. » 

Au vu de l’affluence forte au commissariat ce jour-là du fait des procurations ainsi que des conditions d’intimité et d’hygiène non adaptées à la situation, le policier en charge de l’accueil du public a fait part à cette famille de l’impossibilité de pouvoir donner une suite favorable à leur requête.

Préfecture de police de Paris

De son côté, Nicolas espère recevoir un appel de la commissaire. « Le plus choquant, c’est la fragilité dans laquelle on se trouve, conclut Nicolas. Quand on est parent et que son enfant pleure, ça devient très important de le nourrir. Alors, lorsqu’on est face à une institution de la République qui ne peut pas le comprendre, on se sent très vulnérable. » 

Source : « Ce n’est pas un endroit pour faire ça » : un père et une mère interdits d’allaiter leur bébé dans un commissariat

 

Avis Pimpf : Si tout s’est passé comme décrit dans l’article je trouve cela stupide de la part du commissariat et c’est quoi ces remarques comme quoi ils sont mauvais parents?  je ne comprends pas , le commissariat est plus sale et insalubre qu’un banc public?

20170414 – Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

Jusqu’où ira l’escalade ? Depuis le bombardement américain en Syrie, la tension est montée progressivement entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. L’armée de Pyongyang a promis une « réponse sans pitié » à toute provocation américaine, dans une déclaration publiée vendredi 14 avril par KCNA, l’agence de presse officielle du régime soupçonné de vouloir mener, ce week-end, un essai nucléaire.

Franceinfo reprend le fil de ces dernières semaines.

Acte 1. Les Etats-Unis envoient un porte-avions vers la Corée

Moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne, les Etats-Unis ont décidé de montrer les muscles sur le dossier nord-coréen. Dimanche 9 avril, un porte-parole du commandement américain dans le Pacifique a annoncé que l’USS Carl Vinson, un porte-avions, et sa flotte se dirigeaient vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution ». « La menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires », a exposé le commandant Dave Benham.

La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts américains suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai pour l’anniversaire, le 15 avril, du fondateur du régime, Kim Il-sung. La veille de l’annonce du déploiement du Carl Vinson, le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, avait déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à « agir seuls ».

Acte 2. La Corée du Nord dénonce « un déploiement insensé » et se dit prête à la guerre

Deux jours plus tard, le régime nord-coréen dénonce le « déploiement insensé américain »« La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les Etats-Unis, a ajouté le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Nous prendrons les mesures de contre-attaque les plus fermes contre les provocateurs, afin de nous défendre par la voie des armes. Nous tiendrons les Etats-Unis totalement responsables des conséquences catastrophiques provoquées par ses actions scandaleuses. »

Acte 3. Donald Trump affirme que le problème nord-coréen « sera traité »

De son côté, le président américain, Donald Trump, a multiplié cette semaine les déclarations guerrières. « La Corée du Nord cherche les ennuis. Si la Chine décide d’aider, ce serait bien. Sinon, nous réglerons le problème nous-mêmes », tweete-t-il le 11 avril.

North Korea is looking for trouble. If China decides to help, that would be great. If not, we will solve the problem without them! U.S.A.

Le 13 avril, il en remet une couche. « La Corée du Nord est un problème » qui « sera traité », déclare le président américain.

Acte 4. L’armée de Pyongyang promet une « réponse sans pitié »

Pyongyang hausse également le ton, en promettant, vendredi, une « réponse sans pitié » en cas d’attaque. Dans une déclaration publiée par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée assure que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers généraux du Mal », comme la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Principal soutien de la Corée du Nord, la Chine s’inquiète. Pékin a averti de son côté qu’un « conflit pouvait éclater à tout moment ». « Le dialogue est la seule issue », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi lors d’un point de presse à Pékin en compagnie de son homologue français Jean-Marc Ayrault. Se disant « très inquiète », la Russie a appelé toutes les parties à la « retenue » et a mis en garde contre « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ».

Source : Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

20170331 – #TOUTSEXPLIQUE. Porno: Ce qui fait jouir les femmes

Le porno, ce n’est pas qu’une affaire d’hommes, et les attentes des femmes en la matière ont bien évolué. – DAVID MCNEW / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Anissa Boumediene

Mater du porno, c’est un peu comme aller au resto. Sur la multitude de sites dédiés, après avoir fait son choix sur la longue carte des réjouissances proposées – Milf, belle-mère ou encore BDSM – on trouve tout aussi bien les raisonnables qui ne prendront qu’une entrée légère que les gourmands amateurs de gras ou ceux qui passent leur tour, redoutant l’intoxication alimentaire. Mais pas que. Il y a aussi de plus en plus de femmes, elles aussi en quête d’images (s)explicites pour s’offrir un plaisir solitaire.

« Plus de 30 % des spectateurs de porno sont en réalité des spectatrices », indique à 20 Minutes Ovidie, ancienne actrice X désormais documentariste et réalisatrice de films pornos féministes. Mais que veulent regarder les femmes quand elles ont envie d’un petit quickie avec elle-même ? Du classique, du hard, du lesbien ou du 100 % féministe ? 20 Minutes sonde les attentes des femmes en matière de porno.

Se libérer des conventions

Au départ, beaucoup de femmes pensent que la voie de leur plaisir intime n’emprunte pas les chemins parfois sinueux du porno. Dans Future sex (éd. du Seuil), la journaliste américaine Emily Witt raconte sa longue enquête de quatre ans, au cours de laquelle elle atesté de nombreuses choses en matière de sexualité, revu ses positions sur le porno et appris à se libérer des conventions. « Je n’avais jamais essayé de me masturber devant des vidéos pornos. (…) Pour moi, le porno, c’était des pubs qui vendaient des « salopes avides de foutre » », raconte-t-elle. « Je pensais que se masturber « devant » quelque chose marquait une suprématie des idées masculines sur la sexualité ».

 

Inutile, donc, de dire que jamais elle ne se serait imaginé « se masturber sur le net devant Gang bang très hard pour salope amatrice de bondage, ce que j’ai pourtant fini par faire un jour ». Aujourd’hui libérée dans ses paroles et ses pratiques, celle qui d’habitude mettait « longtemps à jouir » en se masturbant sans vibro confesse qu’il lui a « suffi de regarder la vidéo pendant dix minutes » pour atteindre l’orgasme.

« En bannissant le porno de sa vie, on se prive aussi d’un répertoire complet des fantasmes sexuels de toute l’histoire de l’humanité », estime la journaliste. Tout comme elle, Camille, 27 ans, parle assez librement de sa sexualité. « Moi, je regarde du classique : un mec, une nana, et faut que ça baise bien fort ! Un peu comme ça pourrait se passer entre mon copain et moi dans la chambre quoi », explique Camille. « Certes, c’est pas tout à fait comme ce qui se passe dans mon lit, plaisante-t-elle. Mais c’est efficace, quelques minutes de masturbation devant ça et c’est l’orgasme assuré ! »

« Je ne regarde que des vidéos de femmes »

Ovidie avance une explication concernant ce phénomène : « Les femmes consomment ce qu’on leur donne à voir : du porno mainstream. C’est intéressant de s’interroger sur ces femmes qui regardent des films de Rocco [Siffredi], des vidéos centrées sur le coït ou qui mettent en scène les femmes dans l’humiliation. La seule explication pour moi, c’est l’intégration dans nos propres fantasmes de tous ces stéréotypes si longtemps véhiculés, analyse la réalisatrice. Les goûts en matière de porno sont forcément conditionnés par l’environnement dans lequel on évolue. Or aujourd’hui, le porno sur les plus gros tubes représente 250 milliards de vidéos consommées chaque année, c’est colossal. Après ça, c’est dur de lutter contre la représentation majoritaire de la sexualité ». Emily Witt, elle, ne partage pas ce point de vue. Après avoir assisté à un tournage porno hardcore, la journaliste comprend aujourd’hui qu’une femme puisse aussi avoir envie de regarder des vidéos pornos plus corsées, « des douches dorées » ou du bondage.

Hétéro et heureuse en ménage, Mélanie ne partage pas ces goûts-là. Si elle ne regarde qu’occasionnellement du porno, à chaque fois, il ne s’agit que de vidéos mettant en scène des femmes. Auto initiée assez tard au porno, vers 25 ans, la jeune femme est depuis le début sûre de ses choix. « Je trouve hyper excitant de regarder une femme se caresser ou deux femmes en train de faire l’amour, indique-t-elle. Quand je suis seule, centrée uniquement sur mon plaisir sexuel de femme, ce que j’aime, c’est de regarder une femme jouir, avoir un vrai orgasme sous les caresses d’une autre, plutôt qu’une femme qui se prend une éjaculation en plein visage ou offre à la caméra un gros plan de son anus dilaté ! », poursuit-elle. « Peut-être que c’est ma vision féministe du porno, ou simplement mes goûts, mais je ne prends aucun plaisir à voir une femme « gang-banguée » ou qui n’a l’air d’être là que pour servir de « réceptacle » à l’homme », confie la jeune femme de 31 ans, qui a l’impression que « ces vidéos-là ne servent qu’à satisfaire le plaisir masculin ».

« Etre désirable et bandante même avec des poils et des vergetures ! »

Car s’il y a des femmes hermétiques aux films pour adultes, il y a aussi « celles qui ne se retrouvent pas dans l’offre mainstream, confirme Ovidie. Des femmes qui ont tendance à se tourner vers le porno queer ou gay, et de plus en plus vers le porno féministe », pour prendre du plaisir. Le plaisir féminin, Ovidie le soigne et le satisfait dans ses productions. Aujourd’hui réalisatrice, l’ancienne actrice signe aujourd’hui des pornos féministes. Un courant qui a émergé il y a quelques années, avec un cinéma fait le plus souvent par et pour les femmes. « Ça leur permet d’avoir accès à une diversité de fantasmes. Une amie m’a confié se sentir beaucoup mieux dans son corps depuis qu’elle regarde du porno féministe, raconte Ovidie. Ces productions-là mettent en scène des silhouettes différentes et grâce à ça, elle et beaucoup d’autres voient qu’on peut être désirable et bandante même avec des poils et des vergetures ! Pour une nana lambda, c’est difficile de s’identifier à une femme peroxydée refaite de la tête aux pieds et intégralement épilée. Et plus difficile encore de se projeter dans une sexualité ultra-simulée, où la femme simule l’orgasme dès qu’on l’effleure ».

 

Préservatif à la cerise sur le gâteau : la gent masculine peut elle aussi prendre beaucoup de plaisir à regarder ces « pornos féministes ». « Beaucoup d’hommes ne se retrouvent pas non plus dans le porno mainstream, qui met en scène des mecs bodybuildés dans des positions pas naturelles avec des femmes siliconées, rapporte la réalisatrice, là, c’est plus réaliste ». Réaliste mais pas soft, comme le croient certains, imaginant que les pornos féministes ne sont qu’un ersatz de romances érotiques pour femmes. « Il faut sortir de cette confusion très française, la vocation du porno féministe est de proposer un porno différent, pas moins sexuel mais plus réel, qui casse les stéréotypes », décrypte Ovidie. Mais, au-delà du sexe du spectateur, ce qui importe, « c’est qu’il se passe quelque chose de réel sur le visage de l’actrice, car c’est le plaisir de l’autre qui est excitant ».

Source : #TOUTSEXPLIQUE. Porno: Ce qui fait jouir les femmes

20170327 – La satisfaction sexuelle, un élément essentiel pour entretenir une relation de couple | Santé Magazine

La satisfaction sexuelle, un élément essentiel pour entretenir une relation de couple

Le sexe serait un véritable atout de longévité pour le couple, affirment des chercheurs américains. La sensation de satisfaction qu’il procure serait en effet notable sur le court terme mais aussi sur le long terme.

Si, d’un point de vue biologique, le sexe est lié à la reproduction, des chercheurs de la Florida State University suggèrent qu’il peut servir à un but supplémentaire au-delà de ce domaine: lier durablement les partenaires. Leur étude publiée dans Psychological Science indique en effet que ces derniers éprouvent une « persistance » sexuelle qui dure jusqu’à deux jours, et cette rémanence est liée à la qualité de la relation à long terme.

« Notre recherche montre que la satisfaction sexuelle reste élevée 48 heures après les rapports sexuels », explique la psychologique Andrea Meltzer, auteur principal de l’étude. Plus les personnes ont une plus grande persistance sexuelle, soit qui déclarent un niveau plus élevé de satisfaction sexuelle 48 heures après le rapport, plus celles-ci rapportent des niveaux plus élevés de satisfaction relationnelle plusieurs mois plus tard.

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que le sexe joue un rôle crucial pour maintenir les liens d’un couple mais la plupart des adultes rapportent avoir des relations sexuelles à quelques jours d’intervalle et non tous les jours. Ils ont donc voulu savoir si le sexe pouvait faire office de stimulant sur le court terme en matière de satisfaction sexuelle en améliorant la satisfaction de la relation, et si son effet était toujours positif sur un plus long terme.

Un effet positif qui dure jusqu’à 48h

Pour tester leur hypothèse, ils ont examiné les données de deux études indépendantes, l’une avec 96 couples mariés et l’autre avec 118 couples mariés, réunis dans le cadre d’une étude plus vaste. Tous les couples avaient terminé de remplir pendant 14 jours un journal quotidien dans lequel, chaque soir avant de se coucher, ils déclaraient indépendamment s’ils ont eu des relations sexuelles avec leur partenaire ce jour-là.

Quelle que soit la réponse, ils devaient également noter leur degré de satisfaction sexuelle ce jour-là et leur degré de satisfaction à l’égard de leur partenaire, de leur relation et de leur mariage sur une échelle de 7 points (7 étant le plus haut niveau de satisfaction). Les couples étaient également invités à mesurer la qualité de leur mariage au début de l’étude puis 4 à 6 mois plus tard. L’analyse des journaux intimes a montré qu’en moyenne, les participants ont déclaré avoir eu des rapports sexuels sur 4 des 14 jours de l’étude, même si les réponses variaient vraiment selon les participants.

Le fait le plus important a été de constater que le sexe un jour donné était lié à une satisfaction sexuelle persistante au fil du temps. Cette satisfaction était bien sûr notable le premier jour, mais aussi le lendemain et jusqu’à deux jours plus tard. Ainsi, les participants ont continué de signaler une satisfaction sexuelle élevée 48 heures après un acte sexuel unique. Cette association était la même selon le sexe ou l’âge et se maintenait même après que la fréquence sexuelle, les traits de personnalité, la durée de la relation et d’autres facteurs ont été pris en compte.

Et qui s’avère utile sur le long terme

Dans l’ensemble, la satisfaction maritale des participants a diminué entre le début de l’étude et la séance de suivi 4 à 6 mois plus tard. Mais les participants qui ont signalé des niveaux élevés d’épanouissement sexuel semblaient plus satisfaits de leur conjoint, grâce à deux facteurs: une satisfaction maritale initiale plus élevée et une baisse moins prononcée de la satisfaction au cours des quatre à six premiers mois de mariage.

Par ailleurs, les résultats étaient similaires dans les deux études examinées. Aux yeux des chercheurs, ce même schéma d’effets constitue donc une preuve que le sexe est bien lié à la qualité de la relation au fil du temps grâce aux effets persistants de la satisfaction sexuelle.

« Cette recherche est importante parce qu’elle s’associe à d’autres recherches suggérant que les fonctions sexuelles servent à garder un couple lié« , conclut Andrea Meltzer. L’Organisation mondiale de la santé fait même état d’une santé sexuelle à part entière qui se définit comme « un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité qui requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles ».

Source : La satisfaction sexuelle, un élément essentiel pour entretenir une relation de couple | Santé Magazine

20170327 – Sexualité : qu’est-ce qu’un bon coup ?

Pour la chroniqueuse de La Matinale du « Monde » Maïa Mazaurette, nous sommes tous des candidats potentiels à la virtuosité sexuelle. Un bon coup ne s’autoproclame pas et, surtout, ne peut se concevoir au singulier.

LE MONDE | 26.03.2017 à 07h41 • Mis à jour le 26.03.2017 à 14h20 |Par Maïa Mazaurette

Certaines personnes sont-elles, dans l’absolu, plus douées en sexe que les autres ? Belle et vaste question, qui pose celle du don – intervention divine, apprentissage forcé, 10 % de nature, 90 % de labeur, quelle est l’exacte équation ? Car évidemment, de même que nous ne naissons pas femmes, nous ne naissons pas doués.

Mais peut-être naissons-nous dotés. Bien dotés. Du côté des femmes, on sait par exemple qu’un gland clitoridien rapproché de l’entrée du vagin facilite l’obtention d’orgasmes vaginaux – le missionnaire le plus classique suffira à frotter leur clitoris. Du côté des hommes, un bon coup possède-t-il forcément une matraque télescopique – et serait-ce vraiment utile, sachant que la majorité des terminaisons nerveuses se situe au premier tiers du vagin ? Peut-être. Si les partenaires ont les idées larges, s’ils ou elles ont le fantasme d’être « très » remplis… et seulement si l’on se limite à une sexualité de pénétration ultraclassique.

On pourrait d’ailleurs donner un exemple opposé : une fellation est plus commode, plus efficace, sur des formats plus petits. Pour une pénétration anale, selon les goûts et les couleurs, on portera nos préférences sur le double décimètre ou les plaisirs de taille auriculaire, au choix.

Cependant, ces questions de taille ou de forme restent périphériques. Nous disposons à peu près des mêmes anatomies, les zones érogènes diffèrent peu – et dépendent plus de l’histoire d’une personne, de ses fantasmes, que de la pure dotation à la naissance.

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On peut être son propre mauvais coup

Essayons donc avec le désir, et abordons les personnes dans leur entièreté : une femme physiquement belle, un homme imparablement attrayant, sont-ils de meilleurs coups parce qu’ils et elles induisent plus de désir chez leurs partenaires ? Cette idée se défend. Quand l’appétit va, tout va… au moins dans la théorie ! Mais si le désir participe du plaisir, on ne peut pas les limiter l’un à l’autre. Le bon coup ne limite rien. Au contraire, il ouvre des portes.

Et c’est sans doute plus dans ces fameuses portes ouvertes que dans les capacités physiques qu’on trouvera le bon coup. La sexualité est un apprentissage, l’intelligence est souvent décrite comme une capacité d’adaptation. Si nous sommes tous différents, le bon coup est-il avant tout fluide ? Est-il (ou elle) non seulement intelligent(e) émotionnellement, mais aussi physiquement et culturellement ? Revenons rapidement sur ces aspects : une intelligence émotionnelle permet de « lire » les réactions de ses partenaires (c’est un bon début, mais attention aux langages du corps pas toujours universels).

Une intelligence physique saura tirer le meilleur des morphologies en contact – un petit pénis fera des miracles, une ambidextre fournira les meilleures masturbations du monde. Mais, au-delà de nos fonctionnements personnels et uniques, si un amant ne comprend pas que le vagin active les racines du clitoris, ou que sa zone anale est connectée à son pénis, ou que la maîtrise du périnée, le serrage de la base des testicules, permet de retarder une éjaculation, le rapport est mal engagé (y compris dans la masturbation : car on peut être le mauvais coup de soi-même).

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Le bon coup contemporain n’est pas celui de 1917

Enfin, une intelligence culturelle fournira aux amants une boîte à outils amusante, infinie, et qui alimentera les autres intelligences. De même qu’en mathématiques nous aurons parfois plusieurs manières d’aboutir à un résultat satisfaisant, la sexualité repose sur plusieurs approches (je ne conseillerai jamais assez de s’intéresser à l’érotisme en général, comme champ transversal, géographique, historique, anatomique, psychologique, etc.). Si une sexualité coupe le corps de l’intellect, le réel du fantasme, la tension de la mollesse, le va du vient (je ne te hais point), l’alpha de l’oméga – alors ce sont des milliards de possibilités qui tombent. Peut-on prétendre être un bon coup dans un cadre aussi peu ambitieux ?

Ces connaissances seront évidemment mises à jour, parce que les études défilent, et les jouets, et les fantasmes, qui sont de formidables plates-formes de connexion entre les amants. Même si nous apprenons parfois dans la douleur et la maladresse (je vous renvoie à mon article sur les fiascos), nos remises en question font de nous tous, et toutes, des candidats à la virtuosité sexuelle (personne ne nous demande 500 parrainages, personne n’est refoulé à l’entrée).

La plus grosse remise à jour du dernier demi-siècle concerne le genre : le bon coup contemporain n’est pas celui de 1917. Il ne parle plus d’hommes et de femmes comme de catégories figées, aux préférences uniformes, et chacun son rôle, et l’actif-passif, et le pénétrant-pénétré – quel ennui ! Le paradigme ancien confond non seulement la pénétration avec l’à-coup (je bâille), mais aussi la sexualité avec la pénétration (rzzzz).

Par ailleurs, cette priorité au rôle actif serait aujourd’hui problématique : une femme anorgasmique pourrait plonger ses partenaires dans la béatitude totale ! Le bon coup contemporain ne se contente pas de donner, il prend. Et même, il rejette le « don » et la « prise » (on n’est pas à Wall Street) : il parlerait plutôt d’emprunts et de jeux. Car attention, si le bon coup donne du plaisir mais que seuls les hommes sont actifs (dans la sexualité hétérosexuelle traditionnelle), alors seuls les hommes peuvent être des bons coups. Et là, moi, je brûle votre soutien-gorge (le bon coup mâle contemporain porte peut-être des soutiens-gorge).

Le bon coup est un bon couple

Enfin, « le » bon coup ne peut pas se concevoir au singulier. Si un individu parvenait à envoyer tous ses amants, toutes ses amantes, au septième ciel, déjà j’aimerais rencontrer ce bienheureux (non, en fait : j’aimerais que ce soit moi), mais cela signifierait que « tout le monde » a des goûts similaires, des historiques similaires, d’éventuels complexes en commun… et que, in fine, nous sommes interchangeables. Pour l’interchangeabilité, merci, nous avons déjà l’ubérisation des rapports !

« Le » bon coup implique « une » recette du « bon sexe ». Le concept fait vendre des magazines, d’accord, mais je garde un doute – pourquoi continuerait-on à chercher la pierre philosophale du plaisir si nous la connaissions déjà ? On serait au courant, non ? Si l’humanité est parvenue à poser ses pattes sur la Lune sans réussir, jamais, à se mettre d’accord sur ce qu’est LA sexualité (LE bon coup), soit nous sommes tous des mauvais coups ou tous des imbéciles ou nous faisons preuve d’un redoutable acharnement dans la mauvaise volonté (cette option étant parfaitement envisageable)… soit la question n’a pas de réponse.

Dans ce chaos, je n’ai qu’une certitude. Dès lors qu’une personne se définit comme un bon coup, publiquement ou secrètement, elle est à mon humble avis, automatiquement, disqualifiée. Un bon coup ne s’autoproclame pas. Il ne doit son existence qu’au ressenti des autres, ponctuellement. Il appartient à un état transitionnel, une connexion : le bon coup est toujours, finalement, même pour un soir, un bon couple.

  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

Source : Sexualité : qu’est-ce qu’un bon coup ?

20170327 – News : Et si les meilleures mères étaient les plus âgées ? – LCI

PARENTALITÉ – Mère plus âgée, enfant heureux ? C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude danoise qui s’est penchée sur l’épanouissement des bambins. L’âge idéal pour avoir son premier enfant serait ainsi compris entre 30 et 40 ans.

Qu’est-ce qu’une bonne mère ? La notion peut prêter à débat. En revanche, l’épanouissement et le développement émotionnel de l’enfant, moins. C’est pour cette raison que les chercheurs de l’université d’Aarthus au Danemark ont décidé de se focaliser sur ce critère. D’après les conclusions de leurs travaux, publiés dans le Journal of Developmental Psychology, les enfants des mères âgées de 30 à 40 ans seraient les plus heureux au moins jusqu’à l’âge de 15 ans.

Les mères deviennent plus flexibles avec l’âge, plus tolérantes et s’épanouissent davantageLes chercheurs de université d’Aarthus

Pour cette étude, les scientifiques ont suivi 4 741 mères danoises, de tout âge, et leurs enfants jusqu’à l’âge de 15 ans. Les conclusions suggèrent que les enfants de mères âgées de 30 à 40 ans souffrent de moins de problèmes comportementaux, sociaux et émotionnels à 7 et 11 ans. Des bienfaits qui s’estomperaient les 15 ans passés, où l’âge de la mère aurait alors moins d’influence dans le développement de l’enfant.

Comment l’expliquer ? Les chercheurs indiquent que les mères plus âgées ont des relations et une vie plus stable, mais aussi des niveaux d’éducation plus élevés et de meilleures ressources matérielles. Mais ce n’est pas tout. L’âge est aussi un signe de maturité psychologique : « Les mères deviennent plus flexibles avec l’âge, plus tolérantes et s’épanouissent davantage. » Bref, que des bons ingrédients pour créer un environnement positif, favorable au bon développement de sa progéniture.

Des travaux qui ne doivent, cependant, pas faire oublier les risques d’une maternité à un âge avancé. A plus de 40 ans, les cas de fausses-couches ou de diabète gestationnel, entre autres, sont plus fréquents. Mais les résultats devraient surtout  rassurer de nombreuses femmes qui ne sont pas pressées d’enfanter. Une tendance qui est d’ailleurs en pleine expansion en Europe. Au Danemark, l’âge moyen de la première grossesse est estimé à 30,9 ans. En France, l’âge moyen du premier enfant est de 28 ans.

Source : Et si les meilleures mères étaient les plus âgées ? – LCI