20180713 – Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Une voiture électrique Autolib’ en octobre 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP
  • Un collectif d’élus s’est formé autour de Philippe Brillault, maire LR du Chesnay, pour contester fermement la fin du service Autolib’ en Ile-de-France.
  • A l’issue de la réunion des élus et du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole ce mercredi, le collectif va déposer un recours au tribunal administratif et demander un référé.

« Vous me prenez pour une bille ! » La voix de Philippe Brillault, mairie LR du Chesnay (Yvelines), s’élève dans la salle des fêtes de la mairie du 12e arrondissement de Paris, où avait lieu mardi la réunion des élus franciliens avec le conseil syndical Autolib’Vélib’Métropole (SAVM).

Face à la virulence de Philippe Brillault, la présidente du SAVM Catherine Baratti-Elbaz peine à cacher son agacement, tandis que quelques élus ne peuvent réprimer un sourire. Un collectif d’une vingtaine de communes s’est formé autour du maire du Chesnay pour protester contre la fin du système d’autopartage  Autolib’. Et ses membres semblent ne pas avoir dit leur dernier mot.

« Qui ne conteste pas acquiesce »

Le collectif reproche notamment un « excès de pouvoir » de la maire PS de Paris Anne Hidalgo envers les communes plus petites ou plus lointaines de l’Ile-de-France. « Paris fait les choses sans nous. C’est inadmissible de ne pas avoir toutes les informations – ou trop tard – sur le sujet », peste Benoît Blot, adjoint à la mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et soutien de Philippe Brillault.

Parmi les communes, Arcueil (Val-de-Marne) s’inquiète de la « capacité à agir » de Smovengo alors que l’entreprise « annonce beaucoup ». Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) s’interroge sur le bon déroulement des objectifs par Smovengo. « On a payé un lourd tribut, nous les communes de banlieue. On espérait une égalité de traitement entre les villes », tranche Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

« Ne rien faire c’est accepter », prévient finalement Philippe Brillault, détachant chaque syllabe en dévisageant ses confrères. Avant de croiser à nouveau le regard de Catherine Baratti-Elbaz : « Nous voterons contre dans tous les cas. On ne peut juste pas accepter ça. » Le collectif envisage donc de déposer un recours au tribunal administratif. Mais pour devancer les deux mois de prise en charge de ce recours, elles comptent aussi demander un référé et se sont entourées de trois cabinets d’avocat.

Une solution transitoire pour l’été

Les Vélib’ résistent tant bien que mal, mais ne sont pas oubliés par les élus mécontents. Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) regrette ainsi amèrement le retard et l’abandon parfois de la construction de certaines stations, pour un coût souvent flou et très élevé. « Nous allons accompagner les maires », promet de son côté le SAVM.

En attendant de tomber d’accord, les élus ont décidé de faire un geste pour les usagers : du 16 juillet au 31 août, la première demi-heure de Vélib’ mécanique ou électrique est offerte. Le syndicat a annoncé également le remboursement des abonnements de juin, juillet et août.

Source : Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Avis Pimpf  : Ce sont encore les parisiens et aussi les communes de la banlieue de Paris qui vont devoir payer, suite à des choix desastreux de la mairie de Paris …

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20180511 – Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?

Les urgences médicales sont régulées par le centre d’appels. PHOTO D’ILLUSTRATION CHRISTINE PALASZ

Le service d’aide médicale d’urgence (Samu), montré du doigt après le décès d’une jeune femme à Strasbourg, est organisé dans chaque département pour répondre aux situations de détresse vitale. Mais que se passe-t-il lorsque l’on compose le 15.

Dans le centre de régulation dédié, la première personne qui décroche est un opérateur, dit « assistant de régulation médicale » (ARM). Sa mission est de créer une fiche de renseignements, de recueillir les données administratives de l’appelant et sa localisation, et de comprendre les motifs de l’appel pour les synthétiser. Il pose quelques questions, afin de faire une première évaluation de la gravité de la situation.

L’ARM n’est généralement pas un soignant

Secrétaire, agent administratif… l’ARM n’est généralement pas un soignant et ne doit jamais prendre de décision seul. En cas d’urgence vitale, il peut déclencher certaines procédures, comme l’envoi d’une équipe de secouristes. Mais « tous les appels doivent en principe être ensuite transférés à un médecin régulateur », explique François Braun, président de Samu-Urgences de France.

Le médecin régulateur

En fonction de la situation, l’opérateur choisit d’orienter l’appel vers un médecin urgentiste, donc spécialisé, ou vers un médecin généraliste libéral travaillant régulièrement pour le Samu. L’opérateur ne doit « jamais raccrocher » sans avoir obtenu l’avis du médecin, « surtout dans le cas d’une demande d’aide ou d’une urgence vitale ».

« Dans le cas de Strasbourg, il s’agit d’un dysfonctionnement », souligne François Braun. Le médecin pose des questions, pour connaître les symptômes ressentis, les causes possibles ou encore les antécédents médicaux, et évalue le degré de gravité.

Il peut alors choisir de donner un simple conseil, de réorienter le patient vers son médecin traitant ou un médecin généraliste, de faire appel à SOS médecins ou à un médecin de proximité pour organiser une visite à domicile. Il peut aussi proposer au patient de se rendre aux urgences s’il est en capacité de se déplacer.

Il peut enfin, quand le cas l’exige, envoyer une ambulance, faire appel aux sapeurs-pompiers, ou envoyer un véhicule du Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur).

En cas d’hospitalisation, le médecin régulateur, assisté de l’ARM, s’occupe de trouver une place au patient et s’assure de sa bonne prise en charge.

La formation des ARM à améliorer

Si tous les appels doivent en principe passer par un médecin, « ça n’est pas toujours le cas », estime l’urgentiste Patrick Pelloux, président de l’Amuf (Association des médecins urgentistes de France). Alors que « 30 millions de personnes » téléphonent au Samu chaque année, les centres de régulation, « dimensionnés dans les années 1980 et 1990 » ont souvent du mal à faire face.

« Aucun diplôme national »

De plus, la formation des ARM, bien qu’obligatoire, n’est pas homogène. « Aucun diplôme national n’existe », et les opérateurs sont formés « soit dans une école, soit par des associations, soit sur le tas », de manière « très variable », regrette M. Pelloux.

Source : Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?

Que pouvez-vous faire si un secret de famille vous hante ?

Le film « Everybody knows », présenté en ouverture du festival de Cannes mardi, met en scène de délicates affaires de famille, qui apparaissent soudainement au grand jour. L’occasion de nous interroger sur l’impact des secrets de famille.

Il est devenu un expert pour interroger les affres de la famille et du couple. Après ses films Le Client et La Séparation, l’Iranien Ashgar Farhadi a ouvert mardi le 71ème Festival de Cannes avec son film Everybody knows. Un polar qui nous plonge au cœur d’un vignoble espagnol, où les secrets de famille sont partout : un enlèvement, de vieux litiges autour de l’argent, des ventes contestées de parcelles de vignes qui pèsent encore sur les mémoires…

Mais les secrets de famille ne sont pas qu’une affaire de cinéma. Chacun d’entre nous peut, à un moment ou à un autre, avoir entendu parler d’un secret de famille, ces non-dits qui se transmettent parfois de génération en génération, et qui peuvent peser autant sur les détenteurs du secret que sur ceux qui l’ignorent. Si les films ou les faits divers (pensons à l’affaire Seznec, qui vient juste de rebondir) les exposent parfois sous les projecteurs, d’autres restent enfouis, peut-être à tout jamais. Et selon la manière dont ils sont accueillis, ils peuvent changer le cours de notre existence, voire celles de nos descendants, et nous hanter sur plusieurs générations. Comment l’éviter ? Europe 1 a tenté de percer le mystère de ces mystères.

Ce qui est souvent à l’œuvre dans les secrets de famille, c’est la honte

Un secret de famille, qu’est-ce que c’est ? Plusieurs cas de figures existent lorsque l’on parle de secrets de famille. Il y a d’abord les faits que nous pouvons nous-mêmes avoir commis et que l’on cache (une relation adultère, une période trouble de notre jeunesse, de l’argent mal acquis …). Il y a encore ceux dont a entendu parler et que l’on cache aussi, parfois sur plusieurs générations. Il y a enfin ceux qui remontent à un lointain passé, dont nous n’avons jamais entendu parler directement, mais dont on sent qu’ils pèsent encore sur notre famille, voire sur nous-même. « Les contenus des secrets de famille touchent essentiellement la mort, les origines, la sexualité, la stérilité, le divorce, la maladie mentale, le handicap, les transgressions morales et/ou juridiques, les revers de fortune « , observe Sylvie Angel, psychiatre et psychanalyste, citée par Psychologie magazine. Et d’ajouter : « Tout ce qui peut entacher l’image qu’une famille a d’elle-même, tout ce qui n’aurait jamais dû exister, tout ce dont on a honte. Même s’il s’agit d’un fait anodin ».

Quelle peut-en être la cause ? Face aux secrets dont on est au courant, la question à se poser est alors : pourquoi est-ce que je le cache ? « Ce qui est souvent à l’œuvre dans les secrets de famille, c’est la honte. C’est souvent elle qui pousse à ce que les choses restent secrètes », analyse pour Europe 1 la psychologue clinicienne Yvane Wiart, auteure de L’attachement, un instinct oublié.  « La honte entraîne la fuite par rapport à autrui, elle donne envie de disparaître. Sa mécanique est de dire : ‘je ne suis pas (ou plus) digne d’intérêt, digne d’amour’. Cela peut entraîner une douleur terrible, psychologique et physique, et mener à un comportement agressif. C’est pour cela que, souvent, un secret de famille peut donner lieu à des changements de comportements. A cause de la honte », poursuit la chercheuse.

Nous sommes moins libres que nous le croyons

Quid de ceux dont nous n’avons pas du tout conscience ? Au-delà des secrets dont nous sommes conscients, il y a encore des secrets que l’on ignore totalement, mais qui pourtant ont marqué l’histoire de la famille. Même si on ne s’en rend pas compte, eux aussi peuvent avoir une influence, directe ou indirecte, sur notre vie actuelle. La psychologue et inventrice de la psychogénéalogie, Anne Ancelin Schützenberger, a démontré dans ses ouvrages que certains de nos maux actuels peuvent avoir des résonances avec un secret de nos plus lointains aïeux, pourtant oublié depuis longtemps (voir encadré ci-dessous).

La mort cachée d’un enfant qui aboutit plusieurs générations après à la difficulté pour une jeune femme d’avoir un enfant, une trahison de guerre qu’un ancêtre a dissimulée et qui provoque des difficultés chez un descendant pour faire confiance à quelqu’un, un lointain adultère qui gâchent aujourd’hui nos relations de couple… Les exemples évoqués par les thérapeutes, surtout en psychanalyse, sont nombreux. Souvent, au début d’un suivi, le patient ne comprend pas l’origine de son mal. Puis au fur-et-à-mesure, il fait parfois le lien avec un secret qu’il avait oublié ou que l’on vient de lui révéler. « C’est une sorte de ‘loyauté invisible’ qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons », lit-on dans Aïe, mes aïeux !, de Anne Ancelin-Schützenberger.

Comment expliquer l’impact de ces vieux secrets ? Il y a, parfois, une part de mystère derrière. Comment expliquer, par exemple, que certains descendants angoissent de mourir de la même manière que l’un de leurs ancêtres, alors que leur mort leur est inconnue ? Certains partisans de la psycho-généalogie font l’hypothèse que le secret va jusqu’à transformer profondément l’ADN de celui qui le détient, et que cela se transmet de génération en  génération. Mais pour d’autres spécialistes, c’est surtout la manière dont nos ancêtres ont accueilli l’évènement qui se transmet et nous fait souffrir, pas le secret lui-même.

Le secret de famille est souvent un bouc émissaire pour éviter de se poser des questions plus sensibles

« En raison de leur éducation, leurs mœurs, nos ancêtres ont pu ressentir de la honte face à certains évènements. Et c’est cette éducation, ces mœurs et cette honte qui se transmettent de génération en génération. Cela peut ensuite affecter la manière dont vos grands-parents ou vos parents vous ont éduqués, dont ils ont réagi face à certains comportements (en condamnant vivement des adultères, par exemple). Et au final, cela vous affecte aussi et influence votre comportement, ce qui peut vous faire souffrir, vous rendre agressif et avoir un impact sur vos proches. Le secret de famille est souvent un bouc émissaire pour éviter de se poser des questions plus sensibles, comme la manière dont vous ont éduqué vos parents », avance Yvane Wiart.

Quand faut-il révéler un secret ? Certains secrets de famille doivent être dits. Les secrets de famille engagent la responsabilité de celui qui les détient. Et les conserver peut avoir des conséquences lourdes. Les rubriques faits divers des journaux foisonnent de crimes dissimulés, de viols qui ont été tus, et d’enquêtes qui n’avancent pas. Une relation adultère « à risque » qui n’est jamais avouée peut aussi avoir des conséquences terribles, et c’est un impératif de santé de révéler un tel secret.

« Lorsque la souffrance s’impose, la nôtre ou bien celle de nos proches, et dont on peut supposer qu’elle a un lien avec notre secret, il faut briser le silence », avance le psychanalyste Bruno Clavier dans Psychologie magazine. La présence d’une personne tierce (un psy, un médecin, un membre de la famille neutre, par exemple) peut alors s’avérer utile pour aider à se confier. Et il est important d’avoir, autant que possible, l’accord de toutes les personnes concernées avant de le révéler.

La psyhogénéalogie pour repérer les secrets de nos ancêtres ?

La psychogénéalogie, inventée par Anne Ancelin-Schützenberger, fournit une méthode pour tenter de déceler si certains secrets ont particulièrement pesé sur notre famille. Dans Exercices pratiques de psychogénéalogie (2013), la chercheuse propose, à travers cinq leçons, de vous guider pas à pas pour vous aider à comprendre les liens tissés avec nos lointains ancêtres. Vous pouvez, également, vous faire accompagner par un professionnel. Lors d’une thérapie, le sujet est amené à dessiner son arbre généalogique devant un thérapeute, chargé de déceler un signe, un lapsus, une particularité.

« L’arbre agit en quelque sorte comme une interface de révélation. Il permet à la personne de symboliser et de mettre à distance les relations et événements familiaux », explique à l’Express Christine Ulivucci, psychothérapeute. « Le thérapeute n’a pas pour fonction de ‘dire’ à la place du patient’. Il ne le laisse pas errer non plus. Le but est d’accompagner, sans pour autant interpréter à la place de l’autre », poursuit la praticienne (plus de détails dans notre article ici).

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Mais lorsqu’un secret nous hante, faut-il absolument le révéler pour s’en libérer ? Souvent, un changement de regard sur l’évènement que l’on cache et sur les raisons qui font que l’on en souffre suffit. « La clé, c’est de faire la différence entre la honte et la culpabilité », assure la psychologue Yvane Wiart. « La culpabilité, selon moi, porte sur les faits, alors que la honte est un jugement sur la personne elle-même. Si l’on se sent coupable de quelque chose, il suffit parfois de se rendre compte que l’on n’est pas une personne mauvaise pour autant, que la manière dont je réagis est peut-être influencée par la manière dont j’ai été jugé dans l’enfance, que le passé est derrière nous, et que l’on ne recommencera plus. La culpabilité est saine. C’est la honte qui nous fait souffrir de nos secrets et modifient nos comportements (ce qui peut, alors, faire souffrir nos proches). Quant à nos ancêtres, nous ne sommes pas responsables de ce qu’ils ont fait. De telles prises de conscience sont souvent libératrices », poursuit la chercheuse. Et d’enchaîner : « Dans certain cas, il vaut donc peut-être mieux assumer ce que l’on a fait ou se dire que l’on n’est pas responsable de ce que nos ancêtre ont commis et garder tout ça pour nous. Sinon, le risque est de décharger nos problèmes de conscience sur les autres, et de les faire souffrir également, bien plus que s’ils ne savaient rien ».

Il s’agit, donc, à chaque fois de se demander si les conséquences de l’aveu n’auraient pas plus d’impact négatif que le secret. Et si ce n’est pas, au bout du compte, la honte qui nous fait souffrir plutôt que le secret lui-même. Une honte qui peut disparaître après une prise de conscience : nous ne sommes pas ce que nous avons fait, encore moins ce que nos ancêtres ont fait. Et si nos ancêtres n’ont pas su faire une telle distinction et en ont souffert, il est temps de changer la donne pour soi.

>> Les conseils à retenir 

– Un secret de famille est souvent le fruit d’un événement dont on a honte et que l’on cache

– Bien souvent, c’est la honte (pas le secret) qui nous faire souffrir, affecte notre comportement et, ce faisant, nos proches

– À chaque fois, il est important de s’interroger : d’où vient cette honte ? De l’événement ou d’une mauvaise image de soi-même, des autres ?

– Pour chaque secret ancien, demandez-vous : quelle est la réaction de ma famille qui a pu entraîner mon mal-être actuel ?

– En cas de secret beaucoup trop lourd à porter ou qui engage votre responsabilité, vous pouvez vous faire accompagner par une personne tierce, neutre, pour le révéler

Source : Que pouvez-vous faire si un secret de famille vous hante ?

Avis Pimpf : Certains secrets peuvent avoir des effets dévastateurs, des générations après, il faut savoir aussi comment les transmettre…

20180511 – Radars privés : le maire de Naujac-sur-mer n’en veut pas dans sa commune

Le maire de Naujac-sur-mer (Gironde) ne souhaite pas dans sa commune des radars embarquées gérés par des sociétés privées. Le dispositif sera pourtant généralisé d’ici 2020. L’élu a publié un arrêté d’interdiction jugé illégal par la préfecture.

Le petit village de Naujac-sur-mer (Gironde) et ses 1 200 habitants a perdu de son calme habituel depuis que son maire s’est lancé dans une drôle de croisade contre les radars embarqués privés. Ce dernier rassemble des messages de soutien venus de toute la France. Avant même qu’ils ne soient actifs dans sa commune, il vient de les interdire. Les habitants sont partagés sur la démarche de ce maire frondeur.

La préfecture de Gironde réagit

Dans son arrêté, Jean-Bernard Dufourd s’appuie sur le code de la route. Il stipule qu’il est interdit de placer dans le champ de vision du conducteur un écran autre qu’un GPS. La préfecture de la Gironde a immédiatement réagi. « Le maire n’a aucune compétence pour prendre ce type d’arrêté. Il n’a pas le droit de le faire. S’il ne le retire pas, comme le préfet lui a déjà demandé, nous déferrerons l’arrêté au tribunal administratif », explique Thierry Suquet, le secrétaire général de la préfecture de la Gironde. La généralisation de ces radars mobiles privés est prévue d’ici 2020.

Source : Radars privés : le maire de Naujac-sur-mer n’en veut pas dans sa commune

20180511 – . L’homéopathie est-elle un placebo ?

L’homéopathie et la question de son efficacité sont au programme de notre rendez-vous hebdomadaire, « Les Idées claires », proposé par franceinfo et France Culture et destiné à lutter contre les désordres de l’information.

L’homéopathie, ses principes et la question de son efficacité, sont au coeur cette semaine de notre programme hebdomadaire « Les Idées claires ». Au moins le tiers des Français a recours à l’homéopathie pour se soigner. Pourtant, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré le 12 avril que homéopathie avait « sûrement un effet placebo ». Le débat sur l’efficacité de l’homéopathie est aussi vieux que cette médecine alternative.

Les Français, gros consommateurs d’homéopathie

En 1790, son inventeur le médecin allemand Samuel Hahnemann affrontait déjà la justice de son pays, pour exercice illégal de la médecine. Il s’installa alors à Paris où il reçut la permission d’exercer l’homéopathie.

Aujourd’hui, les Français font partie des plus grands consommateurs de gélules homéopathiques au monde. Mais les études remettant en cause leurs effets se multiplient. En 2004, l’Académie de médecine française dénonçait « une méthode obsolète, imaginée il y a deux siècles à partir d’a priori conceptuels dénués de fondement scientifique ». En 2015, le National Health and Medical Research Council (NHMRC) en Australie, l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), déduisait que les granules d’homéopathie n’étaient « pas plus efficaces qu’une pilule de sucre ».

Un principe actif très dilué

Cette médecine douce est toujours reconnue par l’Assurance maladie. Si Agnès Buzyn souligne l’effet placebo de l’homéopathie, elle ajoute qu’elle est favorable au maintien de son remboursement. Les petits tubes remplis de granulés coûtent en moyenne deux euros et sont remboursés à hauteur de 30 %.

Cette semaine dans « Les idées claires », Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de la revue Science & pseudo-sciences, nous explique comment la fabrication des gélules homéopathiques est fondée sur la très forte dilution d’un principe actif.

Toutes les études sont convergentes, aucun produit n’a montré un effet spécifique de l’homéopathie, c’est-à-dire un effet qui soit supérieur à l’effet placebo.

Jean-Paul Krivine

à franceinfo

Grâce à lui, nous comprenons pourquoi les scientifiques ont de sérieux doutes sur l’efficacité de l’homéopathie.

Source : VIDEO. L’homéopathie est-elle un placebo ?

20180511 – Lannion. Une main tendue aux parents d’enfants atypiques

Pas toujours simple, la vie de famille avec un enfant atypique. Qu’il soit surdoué, à fort potentiel, dys… Pour en parler et dédramatiser, des ateliers se mettent en place pour les parents. Dont un ce samedi, à Lannion.

Entretien

Antoine Nobilet, psychologue, et Hélène Renais, sophrologue

Vous organisez un premier atelier pour les parents d’enfants dits « atypiques », le samedi 12 mai à Lannion. Est-ce pour répondre à une forte demande à Lannion ?

Nous recevons effectivement beaucoup de parents d’enfants atypiques, notamment à haut potentiel intellectuel (HPI), qu’ils soient diagnostiqués comme tels ou pas. Mais aussi d’enfants surdoués, dysphasiques, ou ayant de légers troubles du spectre autistique. À cran, ces parents sont également mangés par la culpabilité, celle de ne pas savoir s’y prendre.

D’où l’idée de les réunir ?

Effectivement, ce premier atelier, qui est appelé à perdurer sous la forme de rendez-vous réguliers, vise à rassembler ces parents afin qu’ils se sentent moins seuls. Ce sera l’occasion pour eux de partager leurs expériences.

Qu’est-ce qui pousse ces parents à bout ?

L’hypersensibilité de l’enfant à haut potentiel, sa folie des « Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? » peuvent épuiser. S’ajoutent aussi des problèmes de concentration : ces enfants vont engager 36 choses à la fois. Ce qui s’avère difficile à suivre pour les enseignants et les parents.

Vous aborderez ce premier atelier sous l’angle du harcèlement. Pourquoi ?

Parce que plusieurs familles en ont exprimé l’envie. Ce qui n’est pas un hasard : si beaucoup d’entre eux vont bien (disons-le tout de même !), les enfants à fort potentiel peuvent mal vivre leurs relations avec les autres enfants. Voire se retrouver la cible d’insultes, de mise à l’écart, voire de harcèlement. Soit parce qu’ils n’ont pas les codes implicites de la cour d’école, ce qui les exclut des autres enfants. Soit en raison d’une perception décuplée de certains faits : la petite contrariété avec les copains sera vécue de façon disproportionnée. Car ces enfants se caractérisent souvent par un décalage entre une maturité intellectuelle – qui fait qu’on les considère comme plus grands qu’ils ne le sont – et une immaturité émotionnelle, difficile pour eux à gérer.

Votre atelier sera donc un groupe de parole, ni plus ni moins ?

L’enjeu est de sortir ces parents de l’isolement, en leur montrant qu’ils ne sont pas seuls. Tout en libérant leur parole. Mais nous leur donnerons aussi des clés pour comprendre et aider leur enfant. Puis nous pratiquerons un peu de sophrologie, pour intégrer tout ce qui a été dit. L’idée est d’apporter du réconfort et d’être constructif.

Justement, en quoi la sophrologie est-elle une alliée ?

Notre « binôme » s’est construit dans le cadre du réseau Bulle d’Enfance, à l’origine chaque année du Forum de la parentalité. Et la complémentarité entre psycho et sophro étant évidente, nous la cultivons depuis dans le cadre du suivi de ces enfants : très actifs du point de vue de l’intellect, ils puisent dans la sophro un moyen de se mettre en lien avec leurs corps et leurs émotions, qui deviennent peu à peu des alliées.

Et de façon pragmatique, que préconise le psy dans l’accompagnement d’un enfant atypique ?

Dans le cas précis des enfants à fort potentiel, la première étape consiste notamment à passer le test de QI, dit de « Wisc ». Et plutôt que de le voir comme une étiquette, il faut l’imaginer comme un point de départ, pour accompagner au mieux l’enfant par la suite.

Samedi 12 mai, à 10 h, atelier pour les parents au centre social de Ker Uhel à Lannion. Tarif : 40 € par famille. Info et réservation au 06 12 42 59 40 ou au 06 07 31 73 01.

Source : Lannion. Une main tendue aux parents d’enfants atypiques

20180511 – Crème solaire : 90 % des parents ne l’appliquent pas au bon moment pour leurs enfants | E-Santé

Quel est le bon moment pour mettre de la crème solaire à son enfant ? La plupart des parents ne connaissent pas la réponse. Et 35 % promènent leur bébé au pire moment de la journée.

Attention à bébé en été. Les parents n’ont pas toujours de bonnes habitudes avec leur bambin en période estivale, d’après une enquête commandée par Newpharma. 90 % d’entre eux ne choisissent pas le bon moment pour appliquer de la crème solaire à leur enfant, sur un panel représentatif de 1 199 adultes.

Ces parents étalent l’écran solaire au moment de l’exposition alors qu’il est important de laisser le produit former une barrière protectricesur la peau. De plus, ils sont 89 % à ne pas appliquer de protection solaire assez régulièrement à leur enfant.

Un parent sur trois ne sait pas choisir

Après 30 minutes d’exposition, l’efficacité de ces produits diminue de 90 %. Il est donc primordial de renouveler l’opération très souvent. Autre problème, plus de la moitié des parents ne remettent pas de crème à leur bébé lorsqu’ils sortent de baignade.

Or, lorsqu’il y a contact avec l’eau, la crème est « rincée » et l’eau va provoquer une réverbération qui accélère l’apparition de coups de soleil.

De plus, un tiers des parents ne choisit par le bon indice de protection pour la peau de leur enfant.  En effet, les peaux fragiles ou très claires sont plus vulnérables au soleil. Il est donc important de choisir un indice élevé (50) pour les protéger longtemps et efficacement.

C’est en raison de ces mauvais réflexes que 40 % des enfants de moins de trois ans ont déjà eu un coup de soleil. Or, ces événements augmentent le risque de développer un cancer de la peau.

Eviter le soleil entre 11h et 16h

Pour éviter ces risques pour la peau de vos tout petits, quelques conseils simples peuvent être appliqués :

  • Choisissez une crème solaire avec l’indice maximal (SPF50+) et l’appliquer 30 minutes avant l’exposition. Renouveler l’opération toutes les 2 heures voire toutes les 30 minutes pendant les heures où le soleil tape le plus (11h – 16h);
  • Rincer et sécher son enfant après la baignade pour lui remettre de la protection;
  • Préférez les heures où le soleil tape le moins fort pour sortir avec votre enfant. L’idéal étant les sorties avant 11 heures ou après 16 heures;
  • Mettre son enfant à l’ombre sous un parasol ou derrière un pare-soleil;
  • Lui mettre des lunettes de soleil ainsi qu’un chapeau ou casquette;
  • Lui faire porter des vêtements couvrants, voire anti-UV;
  • Pour éviter la déshydratation, faire boire de l’eau à son enfant régulièrement et en petite quantité;
  • Installer son bambin sur une serviette plutôt qu’à même le sable puisque 20 % des UV sont réverbérés par le sable.

Ces conseils peuvent également s’appliquer pour les grands enfants puisque la protection solaire 100 % n’existe pas.

Source : Crème solaire : 90 % des parents ne l’appliquent pas au bon moment pour leurs enfants | E-Santé