20170320 – Paris aussi ferme ses bureaux de Poste

Pour les seules deux dernières années, 28 bureaux de poste ont déjà fermé leurs portes à Paris, au profit de supérettes dans lesquelles on peut venir chercher un colis.

L’Etat a augmenté de quatre millions d’euros par an sa subvention aux bureaux de poste pour maintenir son réseau de 17.000 « points de contact ». Un montant qui est passé en janvier dernier de 170 à 174 millions d’euros par an. Pourtant de plus en plus souvent, pour aller chercher une lettre recommandée ou un colis, il faut prendre la direction les supérettes. Les points relais fleurissent en province, et le phénomène s’étend de plus en plus à la capitale.

En 2015, il n’y avait aucun point relais, aujourd’hui on en recense 24. Des « relais poste » qui annonceraient la fin des bureaux de poste. 28 ont déjà fermé leurs portes ces deux dernières années.C’est le cas par exemple de celui de la gare du Nord, le plus grand bureau de poste d’Europe, dans le Xe arrondissement. Cette fois, c’est le bureau de poste près de la gare de l’Est qui est visé. Il se situe lui aussi dans le Xe arrondissement ce qui inquiète usagers, syndicats et élus. Ils font signer une pétition nationale. Riverains, syndicats et élus interpellent les passants pour récolter des signatures devant les portes closes du bureau de poste.

►ÉCOUTER | Près de la gare de l’Est à Paris, les usagers du bureau de poste protestent contre sa fermeture : le reportage de Aimie Faconnier

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Olivier Gaut, syndicaliste CGT de la Poste, craint une fermeture définitive dans quelques mois car il a vu les « signes avant-coureurs qui annoncent une fermeture définitive dans quelques mois. La poste a fermé le matin, y compris le samedi matin, a réduit l’offre de service en retirant les colis et les lettres recommandées en instance. Ca fait à peu près trois mois qu’il y a eu une réorganisation. »

La Poste sous-estime le nombre d’utilisateur des bureaux

Pourtant, le bureau est situé sur un lieu de passage très fréquenté par les voyageurs de la gare qui viennent travailler dans le quartier : « Quand on a des colis à envoyer, on vient les porter ici. On va aller où ? Et puis à la Poste les gens répondent à des questions précieuses, pas comme dans les points relais. »

Une centaine d’élus se sont joint au mouvement. Pour Nicolas Bonnet Oulajld, élu du front de gauche et président de la commission départementale de présence postale, la baisse de fréquentation avancée par la poste n’est qu’un prétexte pour fermer « A Paris c’est un non-sens de compter le nombre de bureaux par habitats car il y a des arrondissements où il y a plus de salariés que d’habitants et que la majorité des salariés font des opérations dans la journée ».

Ce que confirme Olivier. Ce parisien se rend très fréquemment à la Poste près de son lieu de travail : « c’est vrai je pourrais me rendre au bureau de Poste de mon domicile, mais mes horaires de travail étendus rendent la chose compliquée. C’est donc finalement beaucoup plus simple de quitter quelques minutes mon bureau pour me rendre à la poste la plus proche qui est à juste deux minutes ».

Pour savoir si un bureau de Poste va fermer, le signe à guetter c »est l’ouverture d’un point relais dans un commerce proche d’un bureau. Pour la Poste, bureau ou point relais, la qualité du service est inchangée. Selon un poste-parole « Nous ne réduisons pas notre présence, mais nous l’adaptons aux nouvelles habitudes de nos clients. »

Source : Paris aussi ferme ses bureaux de Poste

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20170320 – News  / L’alerte à la bombe a été levée au pôle financier du palais de justice de Paris

Le pôle financier du palais de justice de Paris a été évacué, lundi 20 mars, en raison d’une alerte à la bombe, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police. Les démineurs du laboratoire de la police se sont rendus sur place pour vérifications et l’alerte a été levée à 12h27. Un vaste périmètre de sécurité avait été mis en place et 200 personnes ont été évacuées des locaux situés rue des Italiens à Paris.

L’alerte a été donnée après un appel anonyme, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP. Cet appel « a été passé à 10h12 au standard de la police pour une alerte à la bombe au pôle financier de la rue des Italiens », explique cette source, ajoutant que « les vérifications habituelles sont en cours ».

Ces locaux du tribunal de grande instance de Paris, situés dans le 9e arrondissement, abritent le très discret parquet national financier, chargé de traquer la grande délinquance financière. Il est au centre de l’attention depuis le début de l’affaire des emplois supposés fictifs de Penelope Fillon.

Source : L’alerte à la bombe a été levée au pôle financier du palais de justice de Paris

20170317 – News / Le Grand Paris Express gagne en profondeur – Libération

Balade le long de la future ligne de métro 15, qui reliera Pont-de-Sèvres (Boulogne) à Noisy-Champs, où la construction des gares, parfois spectaculaire, a commencé.

A force d’entendre parler du projet de métro automatique Grand Paris Express depuis 2008, on avait fini par oublier qu’il faudrait un jour le creuser. Ce jour, c’est maintenant. Après avoir été projetés, négociés, dessinés, financés, concertés, enquêtés, déclarés d’utilité publique et progressivement attribués aux constructeurs, les 205 kilomètres commencent à se traduire en chantiers. On n’en est pas encore aux tunneliers, qui ne perceront qu’à partir de 2018, mais la construction des gares est lancée. Et se révèle plutôt spectaculaire.

Pour le donner à voir, la Société du Grand Paris (SGP), commanditaire de l’ouvrage, a organisé fin février une visite au long de la future ligne 15 sud, qui part du pont de Sèvres (à l’ouest) pour rejoindre la gare de Noisy-Champs (à l’est). A bord de l’autocar, on apprend que la ligne mesure 33 kilomètres, traverse 22 communes, comporte 16 gares, dont 15 en interconnexion avec les réseaux métro et RER. Elle concernera un million de personnes et doit ouvrir avant 2025.

Tournicotis

A Sèvres, on apprend aussi de la bouche d’Isabelle Rivière, chargée des relations territoriales, que le maire de l’époque, François Kosciusko-Morizet (le père de NKM), «aurait bien aimé avoir la gare sur sa commune». Mais à Boulogne, l’interconnexion avec le métro 9 était bien meilleure. «M. Kosciusko-Morizet a accepté de n’avoir que le puits de ventilation.» Isabelle Rivière, qui a mené des dizaines de négociations de ce genre, souligne qu’il faut «saluer les élus qui acceptent un puits. Une gare, c’est sexy, un équipement comme ça…»

Une gare du Grand Paris Express est une boîte de 109 mètres de long sur 22 à 25 mètres de large. Ces parallélépipèdes seront glissés dans le sous-sol plus ou moins profondément et s’accompagneront en surface d’une construction bien plus ambitieuse qu’une bouche de métro. Les 68 nouvelles gares ont été confiées à des architectes, et à peu près toutes les célébrités du secteur ont été servies. Pour le génie civil, en revanche, il n’existe pas tant de joueurs capables de répondre aux appels d’offres d’un projet de 24,9 milliards d’euros.

Côté ingénierie, les deux tronçons de la ligne 15 sud ont été attribués aux sociétés Ingérop et Systra. La construction elle-même fait l’objet de huit marchés dont les deux plus gros sont celui que pilote Bouygues (entre Villejuif et Créteil, 6,6 kilomètres de tunnel, 807 millions d’euros) et Vinci Construction (entre Fort d’Issy-Vanves-Clamart et Villejuif, 8 kilomètres, 926 millions d’euros). Les marchés comportent des clauses réservant 20 % des dépenses aux PME et 5 % d’emplois d’insertion.

Dès septembre, les 4,7 kilomètres de tunnel entre la ¬ligne et le site de maintenance de Bry-Villiers-Champigny ont été remportés par le groupement Alliance, piloté par Demathieu Bard, entreprise ne faisant pas partie du club des majors mais qui, pour faire bon poids, s’était alliée avec des italiens et des belges. Un marché de 363 millions seulement, si l’on ose dire, mais la présence de constructeurs étrangers «a fait grincer les dents», admet-on à la SGP.

Le savoir-faire n’est sans doute pas réservé aux français mais pour réaliser ce métro, il va en falloir. Entre Pont-de-Sèvres et Clamart, «tous les ouvrages sont dans l’eau et il y a trois traversées sous-fluviales», explique Guillaume Pons, le directeur de la ligne, tandis que nous longeons le fleuve. Entre Châtillon et Arcueil-Cachan, ajoute-t-il, «nous avons un sujet géologie». 5 kilomètres de carrières. Contrairement au métro parisien qui passe sous les rues, le Grand Paris Express tracera sa voie dans les profondeurs (à 40 ou 50 mètres par endroits), ce qui permet de s’affranchir des tournicotis de la voirie, de tracer de grandes lignes droites et de vastes courbes pour atteindre une vitesse moyenne de 110 km/h (55 km/h dans Paris).

 

«Ripage»

Nous voilà devant la gare SNCF de Clamart. Ici s’ajoutera celle de Fort d’Issy-Vanves-Clamart. Sa «boîte» sera glissée sous les voies actuelles, après avoir été construite en surface puis poussée : cela ¬s’appelle un «ripage» – on peut voir la vidéo du premier, à Champigny en janvier. Ce deuxième est prévu le 15 août : la population est invitée à partager ce moment spectaculaire.

Le car poursuit son trajet. On longe quantité d’immeubles d’habitation qui profiteront un jour du métro mais vont d’abord déguster les nuisances. A ¬défaut de pouvoir diminuer les décibels, la SGP distribue de l’info à haute dose aux riverains. «Nous avons des comités de suivi des travaux tous les deux mois et je fais des réunions de quartier à la demande», explique Isabelle Rivière. «Elle va tout le temps chez les gens, elle prend le café», chuchote Philippe Yvin, le président du directoire de la SGP, admiratif. A Clamart, le chantier va se dérouler pendant dix-huit mois, jour et nuit. Se soucier des voisins est la moindre des choses, éviter des recours au tribunal est prudent aussi.

Quatre futures stations plus loin, le chantier de la gare de Cachan, où le Grand Paris Express se connectera au RER B, donne une idée de l’environnement sonore. Le marché a été déménagé à 100 mètres de là, «à nos frais», précise Yvin. Le Café du marché, lui, est resté sur place, comme la pharmacie et la retoucherie, tous trois aux premières loges du potin. A nouveau, une gare va se glisser sous les rails du train, du RER B en ¬l’espèce. Vu l’âge vénérable de la «ligne de Sceaux», qui remonte au XIXe siècle, la RATP a préféré s’occuper elle-même de la construction d’un pont pour soutenir ses voies. La SGP se chargera, elle, du ripage de sa boîte, le week-end de la Toussaint. Avec arrêt de la circulation des RER évidemment.

«Chance inouïe»

Entre Cachan (altitude 42 mètres) et Villejuif, le car grimpe par des rues sinueuses vers l’Institut Gustave-Roussy, perché sur une butte en haut du parc des Hautes-Bruyères (120 mètres). Le métro va devoir faire le même trajet en sous-sol, sachant que le matériel ferroviaire n’apprécie pas trop les pentes de plus de 5 %. La gare Villejuif-Institut-Gustave-Roussy va donc être l’une des plus profondes de la ligne, à plus de 40 mètres. Les premières études la plaçaient à - 70. «On l’a remontée au maximum», dit Guillaume Pons. Mais, mais, mais… comme ce sera un grand fût à ciel ouvert, il se peut que la lumière du jour atteigne le fond. Très fort. Pour le moment, sur le site, il n’y a rien sauf le premier adjoint au maire, Jorge Carvalho, qui accueille les visiteurs.

A Villejuif, les lignes 14 (Saint-Denis Pleyel-Aéroport d’Orly, à terme) et 15 vont se croiser. «On a une chance inouïe de faire partie de ce noyau des transports», s’enthousiasme l’élu, qui souligne le projet de 3 300 logements prévu pour accompagner l’arrivée du métro. La gare va consommer 7 500 m² du parc. «Un don ¬foncier de la ville, ce qui n’est pas si courant», note le président du directoire. Il vient d’acheter 29 hectares sur l’ancien site des usines Peugeot d’Aulnay-sous-Bois pour y mettre un des centres de maintenance du métro. PSA ne lui en a pas fait cadeau : «29 millions, 100 euros le mètre carré mais PSA paie la dépollution. Ça nous met le prix final à 70. C’est une bonne affaire…»

Villejuif aura deux gares : la seconde est en centre-ville, au terminus de l’actuelle ligne 7. Sur l’avenue Louis-Aragon, toute une rangée de bâtiments viennent d’être démolis. Le métro a beau traverser les tréfonds, il lui faut pas mal d’émergences en surface, et quand elles rencontrent une construction qui barre le chemin, on la démolit. La SGP bénéficie d’un droit de passage dans les sous-sols, sorte de servitude qui lui évite d’avoir à acquérir des cubages démentiels de tréfonds. En surface, elle achète. Nombre de bâtiments et terrains ont été acquis grâce aux talents de négociatrice de Marie-Françoise Hébrard, «une star du métier», précise Yvin. En tout cas, d’une efficacité incontestable : les instances judiciaires contre les expropriations sont «marginales», assure-t-on à la SGP. Et vu qu’on arrose abondamment les chantiers de démolition pour éviter la poussière, le Café des Sports de Villejuif a, paraît-il, pu garder sa terrasse ouverte.

Source : Le Grand Paris Express gagne en profondeur – Libération

20170317 – News / Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

L’individu de 31 ans qui a égorgé son frère de 29 ans puis son père de 63 ans rue de Montreuil dans le 11e arrondissement de Paris vient d’être interné à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, connue sous le sigle I3P, située dans le 13e. Il n’a pas pour autant été déclaré irresponsable de ses actes. « Seules une évaluation approfondie ainsi qu’une décision de l’autorité judiciaire » pourraient le permettre, indique-t-on à la préfecture de police.

L’individu a pu être identifié : Ramzi D., un Tunisien originaire de la ville de Tataouine, est fiché S en raison de sa radicalisation. Les premiers témoins avaient déclaré avoir entendu Allahou Akbar, « une formulation qui, si elle a bien été prononcée et cela reste à déterminer, ne suffit pas à qualifier un acte criminel en « terroriste », précise une source judiciaire qui écarte toute « connotation terroriste ». En clair, les motifs de son acte, à ce stade de l’enquête, semblent internes à la famille. Aucune appartenance à une quelconque raison n’a pu être établie jusqu’à présent.

Vers 11 h 15, au 119 rue de Montreuil, tout près de la place de la Nation, l’auteur présumé, né à Paris, a porté plusieurs coups de couteau à la gorge de son frère cadet dans le hall de l’immeuble. Une dispute – peut-être liée au mode de vie supposé du cadet – serait à l’origine de l’assassinat. Il a ensuite frappé son père, de nationalité tunisienne, de trois coups de couteau, avant de l’égorger une fois à terre.

Source : Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

20170317 – News / A Paris, bientôt de nouveaux sièges anti-SDF dans le métro ? – Libération

L’installation expérimentale de nouveaux types d’assises par la RATP sur le quai de la station de métro Stalingrad interroge.

Depuis quelques jours, la RATP expérimente de nouveaux types d’assises sur les quais du métro de la station Stalingrad, à Paris. Des sortes de sièges ou de banquettes qui n’en sont pas vraiment et qui s’apparentent à des blocs inclinés de couleur bleu.

A y regarder de plus près, on ne peut s’empêcher de se demander si la structure même de ces modules et le peu d’espace qui les sépare ne sont tout simplement pas étudiés pour entraver l’installation des sans domicile fixe. Que ce soit dessus ou entre. D’autant que dans cette station, ils sont nombreux à y dormir. L’initiative n’étonne pas certaines associations leur venant en aide et notamment celle du Carillon, qui commente : «C’est malheureusement la politique actuelle du mobilier urbain».

Contactée par Libération, la RATP reste trés évasive sur le sujet. «Ces nouvelles assises offrent une possibilité de s’asseoir à tous les voyageurs et facilitent le nettoyage», argumente-t-elle. Lorsqu’on les questionne sur le lien de causalité entre la mise en place de ces sièges et les SDF, l’entreprise se dit «très mobilisée et préoccupée par ce sujet» avec la création en 1994 d’une équipe dédiée, le Recueil Social, «pour prendre en charge les SDF» séjournant sur son réseau et les orienter vers des «structures adaptées». Avant de concéder, qu’«en effet, les espaces de la RATP ne sont pas adaptés à des séjours prolongés et le métro ne peut avoir vocation à devenir un lieu de vie et d’accueil des personnes sans domicile fixe, car rien n’est pensé comme tel.» Elle rappelle aussi que «le métro ne dispose pas de moyens d’accueil ni d’installations d’hygiène» et que «par ailleurs il est démontré par les équipes de terrain que l’installation prolongée dans le métro entraîne une désocialisation rapide et un risque accru d’accident pour la personne concernée […]».

Dans les rues de Paris, il n’est pas rare de voir des plots, des sortes de pics et même des décos façon cactus pour les éviter d’investir des lieux, comme le racontait Le Parisien. Des «astuces» prises en photo par le collectif Survival Group.

Aurore Coulaud

Source : A Paris, bientôt de nouveaux sièges anti-SDF dans le métro ? – Libération

Avis Pimpf : ah l’influence bobo parisienne, on ne voit pas voir les pauvres SDF  qui nous « gênent » au quotidien… oui il y a un soucis avec les SDF mais faire ça pour les éloigner, ne résoudra pas leur misère et détresse

20170317 – News / Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

La Ville Lumière fait rêver. Mais connaissez-vous vraiment son histoire? En partenariat avec Le Pavillon de l’Arsenal, chaque semaine, Le Figaro Immobilier vous fait remonter le temps. Épisode 10 : la ville ouverte.

À la veille de la Première guerre mondiale, Paris doit faire face à un problème de surpopulation. Avec presque trois millions de personnes, la question du logement devient un problème crucial. Elle n’est d’ailleurs toujours pas réglée, cent ans plus tard. Résultat: 12.000 personnes meurent alors chaque année à Paris de la tuberculose – cette «maladie de l’habitat» comme on la nommait à l’époque -, selon une grande enquête menée par Paul Juillerat, ancien chef du service d’hygiène de Paris et membre du Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine. Les spécialistes expliquent l’apparition de cas de tuberculose par la trop forte densité et en particulier à l’étroitesse des voies de circulation par rapport à la hauteur des immeubles.

» Lire aussi – Mal-logement: un quinquennat de Hollande jugé «en demi-teinte»

La Ville engage alors les premières opérations complètes de rénovation. Plus tôt au début du siècle, le Conseil municipal a créé une liste de six îlots dits «tuberculeux» ou insalubres qui s’étendra à 17, après la Première Guerre mondiale. L’îlot numéro 1 (quartier Saint-Merri et le plateau Beaubourg) ne sera entièrement détruit qu’en 1930.

Les ancêtres des offices HLM voient le jour en 1914

Cette période voit également la création, en 1914, de l’Office public d’habitation à bon marché (OPHBM), l’ancêtre de notre actuel Office public d’aménagement et de construction (Opac). Les premiers logements sociaux, appelés, à l’époque, habitations à bon marché (HBM) sont construits. Les gouvernements successifs décident la suppression de l’enceinte fortifiée de la capitale, qui n’est plus adaptée aux besoins de la Défense, et l’aménagement de la partie située entre les boulevards des Maréchaux et la limite extrême de la zone de servitude militaire. Celle-ci sur laquelle a été tracé par la suite le boulevard périphérique avait été laissée volontairement en friche par la Défense de Paris pour des raisons militaires à la fin du XIXe siècle. Sur ces terrains, ont été bâtis des immeubles de briques oranges, hauts généralement de six étages pour les foyers modestes de la capitale. Une loi de 1949 les transformera en habitations à loyer modéré qui constituent aujourd’hui l’outil principal de l’État pour lutter contre la crise du logement.

Source : Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

20170114 – Paris : la vignette anti-pollution devient obligatoire à partir de lundi

Petit rappel de tout ce que vous ne savez pas déjà sur les vignettes Crit’Air anti-pollution, obligatoires pour tous les véhicules motorisés autorisés à circuler à Paris à partir de lundi.

La ville de Paris instaure à partir de lundi 16 janvier sa zone de circulation restreinte, comme l’ont déjà fait Grenoble et Lyon. L’objectif est de lutter contre la pollution de l’air au quotidien et plus efficacement pendant les pics. Les automobilistes et conducteurs de deux-roues doivent donc apposer sur leur pare-brise une vignette Crit’Air anti-pollution, obligatoire pour tous les véhicules motorisés autorisés à circuler dans la capitale. Franceinfo vous rappelle tout ce que vous ne savez pas déjà sur ce dispositif.

Si vous n’avez pas déjà votre vignette, vous pouvez encore la commander

Depuis cet été, vous pouvez obtenir ce « certificat qualité de l’air » sur le site du ministère de l’environnement. Il n’est pas trop tard pour le faire. Vous devez remplir un questionnaire sur votre véhicule, payer 4,18 euros et votre vignette vous sera envoyée par la poste à l’adresse figurant sur votre carte grise.

Une couleur par niveau de pollution

Il y a six vignettes Crit’Air de couleurs différentes en fonction du niveau de pollution du véhicule. La verte va aux voitures électriques ou à hydrogène. La violette, numéro 1, pour les essences de moins de 6 ans. La jaune, numéro 2, pour les essences qui ont entre 6 et 10 ans et les diesels de moins de 6 ans. La orange, numéro 3, pour les essences qui ont entre 10 et 20 ans et les diesels qui ont entre 6 et 10 ans. La marron et la grise, numéro 4 et 5, vont aux vieux diesels.

Pas de panique si vous n’êtes pas encore équipés !

Il y a une tolérance prévue de deux mois. Pendant cette période, les contrôles ne seront d’abord que « pédagogiques » et vous ne risquez pas d’amende si vous présentez votre carte grise, à condition toutefois que votre voiture ait moins de 20 ans ou moins de 15 ans si c’est un scooter. Ces engins, qui ne peuvent pas prétendre à une vignette sont déjà interdits à la circulation depuis le 1er juillet dans Paris en semaine entre 8h et 20h. Et là (…) Lire la suite sur Francetv info

Source : Paris : la vignette anti-pollution devient obligatoire à partir de lundi

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