20180107 – News / Attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher : un dimanche d’hommage, trois ans après

Le 12 janvier 2015, 5 jours après l’attentat contre le journal, près de ses locaux parisiens. BERTRAND GUAY/AFP

Emmanuel Macron se rendra sur les lieux des attaques qui avaient fait 17 morts à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015. Des commémorations voulues dans la sobriété, sans prise de parole.

De la sobriété, c’est ce qu’ont demandé les familles des victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 pour les commémorations ce dimanche. Organisé par la Mairie de Paris, l’hommage se fera en présence du président de la République Emmanuel Macron, ainsi que de la maire Anne Hidalgo. D’après RTL, Brigitte Macron devrait être au côté de son époux. Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, la ministre de la justice Nicole Belloubet, la ministre de la culture Françoise Nyssen et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux participeront également à la cérémonie.

En mémoire des 17 personnes assassinées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly il y a trois ans, un hommage est prévu sur chaque lieu des attaques. À 11 heures, Emmanuel Macron et sa femme se rendront rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de Paris, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo.

Une minute de silence sera respectée à l’égard de Cabu, Charb, Honoré, Tignou, Wolinski, Elsa Cayat, Bernard Maris et de Franck Brinsolaro.

Le cortège se dirigera ensuite boulevard Richard Lenoir, où a été tué le policier Ahmed Merabet. Il avait perdu la vie alors qu’il tentait de stopper les terroristes dans leur fuite.

 

À midi enfin, les commémorations auront lieu devant l’Hyper Cacher, porte de Vincennes, dans le XXe arrondissement de la capitale. Après avoir abattu la policière Clarissa Jean-Philippe la veille, c’est là que le 9 janvier, Amedy Coulibaly avait pris en otage et tué quatre clients et employés juifs: Yohan Cohen, Yohav Hattab, Philippe Braham et François-Michel Saada.

La Marseillaise et des dépôts de gerbes sont prévus pour chacun des lieux. En revanche, aucun discours ne sera prononcé, en accord avec la volonté des familles. Une cérémonie en continuité de celle de 2016, où le président François Hollande n’était, en revanche, pas présent.

Source : Attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher : un dimanche d’hommage, trois ans après

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20171227 – Paris : la mairie retire des barrières anti SDF après un tweet, « on voit qu’il y a une prise de conscience » estime la Fondation Abbé Pierre

L’installation de ce mobilier urbain a été motivée à l’époque par la multiplication des nuisances, à en croire certains habitants.

La mairie de Paris vient d’annoncer, mardi 26 décembre, le retrait « sans délai » de barrières anti SDF implantées dans le 19ème arrondissement, selon les informations rapportées par France Bleu Paris.

Elles ont été installées rue de Meaux, il y a huit ans, en diagonales au-dessus de bouches d’aération afin d’empêcher les SDF de s’y allonger. C’est l’un des sans-abri qui a interpellé la mairie lundi via twitter en postant une photo.

Les riverains se plaignaient des nuisances sonores que cela engendrait

L’installation de ce mobilier urbain a été motivée à l’époque par la multiplication des nuisances, à en croire certains habitants. « Les SDF se donnaient le tuyau, ce qui fait qu’ils se battaient pour garder leur place », raconte à France Bleu Paris un commerçant de la rue. Les riverains se plaignaient des nuisances sonores que cela engendrait. « Aujourd’hui, il n’y a plus de groupes, mais toujours un ou deux SDF qui vient dormir de temps en temps », témoigne une habitante du quartier.

Pour le maire du 19ème, François Dagnaud, le dispositif a été installé « il y a plus de cinq ans pour préserver l’accessibilité d’une bouche CPCU » [Compagnie parisienne de chauffage urbain]. L’élu précise sur son compte twitter qu’en « fonctionnement normal, aucune émission de chaleur à cet endroit ».

Mais pour la Fondation Abbé Pierre, « l’objectif de ce mobilier, tel qu’il a été conçu, (…)

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Source : Paris : la mairie retire des barrières anti SDF après un tweet, « on voit qu’il y a une prise de conscience » estime la Fondation Abbé Pierre

Avis Pimpf : il est dur d’être pauvre ou SDF à Paris, cela fait « tâche » sur les trottoirs parisiens 😦 si on rajoute à cela toutes les mesures mises en place pour éviter que les sans abris viennent s’abriter devant certains immeubles cela donne vriament l’impression que  » ah oui les pauvres doivent être protégés mais pas devant chez moi… » ce n’est pas nouveau mais cela ne fait que s’amplifier.

20171226 – Paris : place de la Nation, un test grandeur nature avant travaux – Le Parisien

Paris, ce lundi, place de la Nation (XIIe-XIe). Préfiguration avant les grands travaux avec ses plots en béton. LP/C.B.

Avant les grands travaux, la place de la Nation (XIe) est en phase de préfiguration : au menu, terre-plein central agrandi et végétalisé, piétons et cyclistes grands gagnants.

« Pour l’instant c’est un peu l’anarchie, et on ne se rend pas bien compte de ce que cela va donner ». Place de la Nation (XIIe-XIe), François, habitant des lieux depuis 25 ans, est un peu dans l’expectative devant les murets de béton et autres potelets métalliques, qui neutralisent les accès de plusieurs voies dans l’attente des grands travaux destinés à reconfigurer totalement ces 5 ha entre le printemps 2018 et la fin de l’année 2019. Pour l’heure, automobilistes et riverains sont invités à se faire une idée de ce que sera la nouvelle Nation, partie intégrante du vaste plan de réaménagement de sept grandes places de Paris, « Réinventons les Places » avec cette simple simulation. A terme : la priorité aux circulations douces avec une réduction drastique de la place de la voiture, plus d’espace aux piétons et aux cyclistes qui bénéficieront de cheminements et de pistes sécurisés, contre-allées apaisées et mise en valeur du terre-plein central où le végétal devrait reprendre ses droits, dans un environnement plutôt minéral. « Je ne sais pas quoi en penser, s’interroge Yaël. Cette place doit être réaménagée, elle n’est pas très conviviale, mais j’espère seulement que ça ne générera pas d’embouteillages… Et les coups de klaxon qui vont avec ! ». La Ville l’assure sur ses documents : depuis la mise en place de la préfiguration, il y aurait une plus grande fluidité de la circulation autour de l’anneau central et une diminution de la vitesse par 2 : elle serait passée de 31 km/h à 17 km. Le trafic aurait également diminué sur les avenues Dorian et Bel Air. Il aurait en revanche augmenté rue Fabre-d’Eglantine, mais uniquement dans le sens Nation-Saint-Mandé (de 150 à 300 véhicules aux heures de pointe). A terme, avec l’agrandissement et l’embellissement du rond-point central, l’espace dédié aux voitures devrait passer de 27 à 12 m, avec une réduction du nombre de voies de circulation. Certaines parties des contre-allées seront également rendues aux piétons qui gagneront quelque 7 000 m2.

Source : Paris : place de la Nation, un test grandeur nature avant travaux – Le Parisien

 

Avis Pimpf : oui pour le changement progressif à Paris, et redonner un peu de place à la vie des habitants et pas seulement aux voitures mais il faut aussi gérer tout le reste, faire l’exemple sur les trasnports RATP BUs et autre qui polluent toujours autant,  créer des axes de circulation que ce soit vélos classiques, electriques, penser aussi au moyen d’accès aux personnes agées ou à mobilité réduite (pour lesquels le métro n’est pas adapté) bref tout ça est bien sur le papier mais comme d’habitude c’est « on met ça en place et par la suite démerdez vous et surtout les banlieusards qui venez sur paris ne nous faites pas chier et rester chez vous avec vos vilaines voitures et vos véhicules car des gens qui travaillent ou passe par Paris on n’en veut pas »

Pour moi oui à l’évolution de la vie à Paris ( et  à la baisse de la pollution) mais pas comme cela et surtout aux dépens de tous les citoyens ou du moins des  franciliens.

20170320 – Paris aussi ferme ses bureaux de Poste

Pour les seules deux dernières années, 28 bureaux de poste ont déjà fermé leurs portes à Paris, au profit de supérettes dans lesquelles on peut venir chercher un colis.

L’Etat a augmenté de quatre millions d’euros par an sa subvention aux bureaux de poste pour maintenir son réseau de 17.000 « points de contact ». Un montant qui est passé en janvier dernier de 170 à 174 millions d’euros par an. Pourtant de plus en plus souvent, pour aller chercher une lettre recommandée ou un colis, il faut prendre la direction les supérettes. Les points relais fleurissent en province, et le phénomène s’étend de plus en plus à la capitale.

En 2015, il n’y avait aucun point relais, aujourd’hui on en recense 24. Des « relais poste » qui annonceraient la fin des bureaux de poste. 28 ont déjà fermé leurs portes ces deux dernières années.C’est le cas par exemple de celui de la gare du Nord, le plus grand bureau de poste d’Europe, dans le Xe arrondissement. Cette fois, c’est le bureau de poste près de la gare de l’Est qui est visé. Il se situe lui aussi dans le Xe arrondissement ce qui inquiète usagers, syndicats et élus. Ils font signer une pétition nationale. Riverains, syndicats et élus interpellent les passants pour récolter des signatures devant les portes closes du bureau de poste.

►ÉCOUTER | Près de la gare de l’Est à Paris, les usagers du bureau de poste protestent contre sa fermeture : le reportage de Aimie Faconnier

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Olivier Gaut, syndicaliste CGT de la Poste, craint une fermeture définitive dans quelques mois car il a vu les « signes avant-coureurs qui annoncent une fermeture définitive dans quelques mois. La poste a fermé le matin, y compris le samedi matin, a réduit l’offre de service en retirant les colis et les lettres recommandées en instance. Ca fait à peu près trois mois qu’il y a eu une réorganisation. »

La Poste sous-estime le nombre d’utilisateur des bureaux

Pourtant, le bureau est situé sur un lieu de passage très fréquenté par les voyageurs de la gare qui viennent travailler dans le quartier : « Quand on a des colis à envoyer, on vient les porter ici. On va aller où ? Et puis à la Poste les gens répondent à des questions précieuses, pas comme dans les points relais. »

Une centaine d’élus se sont joint au mouvement. Pour Nicolas Bonnet Oulajld, élu du front de gauche et président de la commission départementale de présence postale, la baisse de fréquentation avancée par la poste n’est qu’un prétexte pour fermer « A Paris c’est un non-sens de compter le nombre de bureaux par habitats car il y a des arrondissements où il y a plus de salariés que d’habitants et que la majorité des salariés font des opérations dans la journée ».

Ce que confirme Olivier. Ce parisien se rend très fréquemment à la Poste près de son lieu de travail : « c’est vrai je pourrais me rendre au bureau de Poste de mon domicile, mais mes horaires de travail étendus rendent la chose compliquée. C’est donc finalement beaucoup plus simple de quitter quelques minutes mon bureau pour me rendre à la poste la plus proche qui est à juste deux minutes ».

Pour savoir si un bureau de Poste va fermer, le signe à guetter c »est l’ouverture d’un point relais dans un commerce proche d’un bureau. Pour la Poste, bureau ou point relais, la qualité du service est inchangée. Selon un poste-parole « Nous ne réduisons pas notre présence, mais nous l’adaptons aux nouvelles habitudes de nos clients. »

Source : Paris aussi ferme ses bureaux de Poste

20170320 – News  / L’alerte à la bombe a été levée au pôle financier du palais de justice de Paris

Le pôle financier du palais de justice de Paris a été évacué, lundi 20 mars, en raison d’une alerte à la bombe, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police. Les démineurs du laboratoire de la police se sont rendus sur place pour vérifications et l’alerte a été levée à 12h27. Un vaste périmètre de sécurité avait été mis en place et 200 personnes ont été évacuées des locaux situés rue des Italiens à Paris.

L’alerte a été donnée après un appel anonyme, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP. Cet appel « a été passé à 10h12 au standard de la police pour une alerte à la bombe au pôle financier de la rue des Italiens », explique cette source, ajoutant que « les vérifications habituelles sont en cours ».

Ces locaux du tribunal de grande instance de Paris, situés dans le 9e arrondissement, abritent le très discret parquet national financier, chargé de traquer la grande délinquance financière. Il est au centre de l’attention depuis le début de l’affaire des emplois supposés fictifs de Penelope Fillon.

Source : L’alerte à la bombe a été levée au pôle financier du palais de justice de Paris

20170317 – News / Le Grand Paris Express gagne en profondeur – Libération

Balade le long de la future ligne de métro 15, qui reliera Pont-de-Sèvres (Boulogne) à Noisy-Champs, où la construction des gares, parfois spectaculaire, a commencé.

A force d’entendre parler du projet de métro automatique Grand Paris Express depuis 2008, on avait fini par oublier qu’il faudrait un jour le creuser. Ce jour, c’est maintenant. Après avoir été projetés, négociés, dessinés, financés, concertés, enquêtés, déclarés d’utilité publique et progressivement attribués aux constructeurs, les 205 kilomètres commencent à se traduire en chantiers. On n’en est pas encore aux tunneliers, qui ne perceront qu’à partir de 2018, mais la construction des gares est lancée. Et se révèle plutôt spectaculaire.

Pour le donner à voir, la Société du Grand Paris (SGP), commanditaire de l’ouvrage, a organisé fin février une visite au long de la future ligne 15 sud, qui part du pont de Sèvres (à l’ouest) pour rejoindre la gare de Noisy-Champs (à l’est). A bord de l’autocar, on apprend que la ligne mesure 33 kilomètres, traverse 22 communes, comporte 16 gares, dont 15 en interconnexion avec les réseaux métro et RER. Elle concernera un million de personnes et doit ouvrir avant 2025.

Tournicotis

A Sèvres, on apprend aussi de la bouche d’Isabelle Rivière, chargée des relations territoriales, que le maire de l’époque, François Kosciusko-Morizet (le père de NKM), «aurait bien aimé avoir la gare sur sa commune». Mais à Boulogne, l’interconnexion avec le métro 9 était bien meilleure. «M. Kosciusko-Morizet a accepté de n’avoir que le puits de ventilation.» Isabelle Rivière, qui a mené des dizaines de négociations de ce genre, souligne qu’il faut «saluer les élus qui acceptent un puits. Une gare, c’est sexy, un équipement comme ça…»

Une gare du Grand Paris Express est une boîte de 109 mètres de long sur 22 à 25 mètres de large. Ces parallélépipèdes seront glissés dans le sous-sol plus ou moins profondément et s’accompagneront en surface d’une construction bien plus ambitieuse qu’une bouche de métro. Les 68 nouvelles gares ont été confiées à des architectes, et à peu près toutes les célébrités du secteur ont été servies. Pour le génie civil, en revanche, il n’existe pas tant de joueurs capables de répondre aux appels d’offres d’un projet de 24,9 milliards d’euros.

Côté ingénierie, les deux tronçons de la ligne 15 sud ont été attribués aux sociétés Ingérop et Systra. La construction elle-même fait l’objet de huit marchés dont les deux plus gros sont celui que pilote Bouygues (entre Villejuif et Créteil, 6,6 kilomètres de tunnel, 807 millions d’euros) et Vinci Construction (entre Fort d’Issy-Vanves-Clamart et Villejuif, 8 kilomètres, 926 millions d’euros). Les marchés comportent des clauses réservant 20 % des dépenses aux PME et 5 % d’emplois d’insertion.

Dès septembre, les 4,7 kilomètres de tunnel entre la ¬ligne et le site de maintenance de Bry-Villiers-Champigny ont été remportés par le groupement Alliance, piloté par Demathieu Bard, entreprise ne faisant pas partie du club des majors mais qui, pour faire bon poids, s’était alliée avec des italiens et des belges. Un marché de 363 millions seulement, si l’on ose dire, mais la présence de constructeurs étrangers «a fait grincer les dents», admet-on à la SGP.

Le savoir-faire n’est sans doute pas réservé aux français mais pour réaliser ce métro, il va en falloir. Entre Pont-de-Sèvres et Clamart, «tous les ouvrages sont dans l’eau et il y a trois traversées sous-fluviales», explique Guillaume Pons, le directeur de la ligne, tandis que nous longeons le fleuve. Entre Châtillon et Arcueil-Cachan, ajoute-t-il, «nous avons un sujet géologie». 5 kilomètres de carrières. Contrairement au métro parisien qui passe sous les rues, le Grand Paris Express tracera sa voie dans les profondeurs (à 40 ou 50 mètres par endroits), ce qui permet de s’affranchir des tournicotis de la voirie, de tracer de grandes lignes droites et de vastes courbes pour atteindre une vitesse moyenne de 110 km/h (55 km/h dans Paris).

 

«Ripage»

Nous voilà devant la gare SNCF de Clamart. Ici s’ajoutera celle de Fort d’Issy-Vanves-Clamart. Sa «boîte» sera glissée sous les voies actuelles, après avoir été construite en surface puis poussée : cela ¬s’appelle un «ripage» – on peut voir la vidéo du premier, à Champigny en janvier. Ce deuxième est prévu le 15 août : la population est invitée à partager ce moment spectaculaire.

Le car poursuit son trajet. On longe quantité d’immeubles d’habitation qui profiteront un jour du métro mais vont d’abord déguster les nuisances. A ¬défaut de pouvoir diminuer les décibels, la SGP distribue de l’info à haute dose aux riverains. «Nous avons des comités de suivi des travaux tous les deux mois et je fais des réunions de quartier à la demande», explique Isabelle Rivière. «Elle va tout le temps chez les gens, elle prend le café», chuchote Philippe Yvin, le président du directoire de la SGP, admiratif. A Clamart, le chantier va se dérouler pendant dix-huit mois, jour et nuit. Se soucier des voisins est la moindre des choses, éviter des recours au tribunal est prudent aussi.

Quatre futures stations plus loin, le chantier de la gare de Cachan, où le Grand Paris Express se connectera au RER B, donne une idée de l’environnement sonore. Le marché a été déménagé à 100 mètres de là, «à nos frais», précise Yvin. Le Café du marché, lui, est resté sur place, comme la pharmacie et la retoucherie, tous trois aux premières loges du potin. A nouveau, une gare va se glisser sous les rails du train, du RER B en ¬l’espèce. Vu l’âge vénérable de la «ligne de Sceaux», qui remonte au XIXe siècle, la RATP a préféré s’occuper elle-même de la construction d’un pont pour soutenir ses voies. La SGP se chargera, elle, du ripage de sa boîte, le week-end de la Toussaint. Avec arrêt de la circulation des RER évidemment.

«Chance inouïe»

Entre Cachan (altitude 42 mètres) et Villejuif, le car grimpe par des rues sinueuses vers l’Institut Gustave-Roussy, perché sur une butte en haut du parc des Hautes-Bruyères (120 mètres). Le métro va devoir faire le même trajet en sous-sol, sachant que le matériel ferroviaire n’apprécie pas trop les pentes de plus de 5 %. La gare Villejuif-Institut-Gustave-Roussy va donc être l’une des plus profondes de la ligne, à plus de 40 mètres. Les premières études la plaçaient à - 70. «On l’a remontée au maximum», dit Guillaume Pons. Mais, mais, mais… comme ce sera un grand fût à ciel ouvert, il se peut que la lumière du jour atteigne le fond. Très fort. Pour le moment, sur le site, il n’y a rien sauf le premier adjoint au maire, Jorge Carvalho, qui accueille les visiteurs.

A Villejuif, les lignes 14 (Saint-Denis Pleyel-Aéroport d’Orly, à terme) et 15 vont se croiser. «On a une chance inouïe de faire partie de ce noyau des transports», s’enthousiasme l’élu, qui souligne le projet de 3 300 logements prévu pour accompagner l’arrivée du métro. La gare va consommer 7 500 m² du parc. «Un don ¬foncier de la ville, ce qui n’est pas si courant», note le président du directoire. Il vient d’acheter 29 hectares sur l’ancien site des usines Peugeot d’Aulnay-sous-Bois pour y mettre un des centres de maintenance du métro. PSA ne lui en a pas fait cadeau : «29 millions, 100 euros le mètre carré mais PSA paie la dépollution. Ça nous met le prix final à 70. C’est une bonne affaire…»

Villejuif aura deux gares : la seconde est en centre-ville, au terminus de l’actuelle ligne 7. Sur l’avenue Louis-Aragon, toute une rangée de bâtiments viennent d’être démolis. Le métro a beau traverser les tréfonds, il lui faut pas mal d’émergences en surface, et quand elles rencontrent une construction qui barre le chemin, on la démolit. La SGP bénéficie d’un droit de passage dans les sous-sols, sorte de servitude qui lui évite d’avoir à acquérir des cubages démentiels de tréfonds. En surface, elle achète. Nombre de bâtiments et terrains ont été acquis grâce aux talents de négociatrice de Marie-Françoise Hébrard, «une star du métier», précise Yvin. En tout cas, d’une efficacité incontestable : les instances judiciaires contre les expropriations sont «marginales», assure-t-on à la SGP. Et vu qu’on arrose abondamment les chantiers de démolition pour éviter la poussière, le Café des Sports de Villejuif a, paraît-il, pu garder sa terrasse ouverte.

Source : Le Grand Paris Express gagne en profondeur – Libération

20170317 – News / Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

L’individu de 31 ans qui a égorgé son frère de 29 ans puis son père de 63 ans rue de Montreuil dans le 11e arrondissement de Paris vient d’être interné à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, connue sous le sigle I3P, située dans le 13e. Il n’a pas pour autant été déclaré irresponsable de ses actes. « Seules une évaluation approfondie ainsi qu’une décision de l’autorité judiciaire » pourraient le permettre, indique-t-on à la préfecture de police.

L’individu a pu être identifié : Ramzi D., un Tunisien originaire de la ville de Tataouine, est fiché S en raison de sa radicalisation. Les premiers témoins avaient déclaré avoir entendu Allahou Akbar, « une formulation qui, si elle a bien été prononcée et cela reste à déterminer, ne suffit pas à qualifier un acte criminel en « terroriste », précise une source judiciaire qui écarte toute « connotation terroriste ». En clair, les motifs de son acte, à ce stade de l’enquête, semblent internes à la famille. Aucune appartenance à une quelconque raison n’a pu être établie jusqu’à présent.

Vers 11 h 15, au 119 rue de Montreuil, tout près de la place de la Nation, l’auteur présumé, né à Paris, a porté plusieurs coups de couteau à la gorge de son frère cadet dans le hall de l’immeuble. Une dispute – peut-être liée au mode de vie supposé du cadet – serait à l’origine de l’assassinat. Il a ensuite frappé son père, de nationalité tunisienne, de trois coups de couteau, avant de l’égorger une fois à terre.

Source : Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

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