20170414 – Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

Jusqu’où ira l’escalade ? Depuis le bombardement américain en Syrie, la tension est montée progressivement entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. L’armée de Pyongyang a promis une « réponse sans pitié » à toute provocation américaine, dans une déclaration publiée vendredi 14 avril par KCNA, l’agence de presse officielle du régime soupçonné de vouloir mener, ce week-end, un essai nucléaire.

Franceinfo reprend le fil de ces dernières semaines.

Acte 1. Les Etats-Unis envoient un porte-avions vers la Corée

Moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne, les Etats-Unis ont décidé de montrer les muscles sur le dossier nord-coréen. Dimanche 9 avril, un porte-parole du commandement américain dans le Pacifique a annoncé que l’USS Carl Vinson, un porte-avions, et sa flotte se dirigeaient vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution ». « La menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires », a exposé le commandant Dave Benham.

La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts américains suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai pour l’anniversaire, le 15 avril, du fondateur du régime, Kim Il-sung. La veille de l’annonce du déploiement du Carl Vinson, le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, avait déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à « agir seuls ».

Acte 2. La Corée du Nord dénonce « un déploiement insensé » et se dit prête à la guerre

Deux jours plus tard, le régime nord-coréen dénonce le « déploiement insensé américain »« La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les Etats-Unis, a ajouté le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Nous prendrons les mesures de contre-attaque les plus fermes contre les provocateurs, afin de nous défendre par la voie des armes. Nous tiendrons les Etats-Unis totalement responsables des conséquences catastrophiques provoquées par ses actions scandaleuses. »

Acte 3. Donald Trump affirme que le problème nord-coréen « sera traité »

De son côté, le président américain, Donald Trump, a multiplié cette semaine les déclarations guerrières. « La Corée du Nord cherche les ennuis. Si la Chine décide d’aider, ce serait bien. Sinon, nous réglerons le problème nous-mêmes », tweete-t-il le 11 avril.

North Korea is looking for trouble. If China decides to help, that would be great. If not, we will solve the problem without them! U.S.A.

Le 13 avril, il en remet une couche. « La Corée du Nord est un problème » qui « sera traité », déclare le président américain.

Acte 4. L’armée de Pyongyang promet une « réponse sans pitié »

Pyongyang hausse également le ton, en promettant, vendredi, une « réponse sans pitié » en cas d’attaque. Dans une déclaration publiée par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée assure que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers généraux du Mal », comme la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Principal soutien de la Corée du Nord, la Chine s’inquiète. Pékin a averti de son côté qu’un « conflit pouvait éclater à tout moment ». « Le dialogue est la seule issue », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi lors d’un point de presse à Pékin en compagnie de son homologue français Jean-Marc Ayrault. Se disant « très inquiète », la Russie a appelé toutes les parties à la « retenue » et a mis en garde contre « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ».

Source : Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

20170325 – Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Touristes russes | UPPLANDSMUSEET LANSMUSEUM via Flickr CC License by

Le site du ministère des Affaires étrangères russe a mis en ligne une liste de recommandations pour les touristes russes à l’étranger. Le ministère parle d’«éléments généraux de comportement» mais, en gros, il s’agit de prévenir les touristes qu’à l’étranger, ils ne pourront pas être aussi ouvertement racistes, homophobes, sexistes et antisémites qu’en Russie.

«Dans les pays avec de fortes populations noires, évitez d’utiliser les mots nègre, négro et leurs dérivés» explique le site, traduit par le Moscow Times.

Le ministère donne ensuite des conseils par pays, et la section Kenya ne peut que surprendre:

«Comparer un Kenyan à un singe peut provoquer de très fortes réactions, ainsi que le fait de remettre en question ses capacités mentales.»

En France, le Russe doit faire attention à ne pas être trop sexiste ou homophobe:

«Il est nécessaire d’éviter tout comportement envers les femmes qui pourrait être considéré comme “sexiste”. Il est aussi souhaitable de ne pas faire de commentaires sur les membres de la communauté LGBT, et de ne pas leur parler en utilisant des mots ou des gestes insultants.»

Les touristes sont aussi sommés de ne pas «manquer de respect pour la langue française». Selon le ministère, commander des plats au restaurant avec un fort accent russe peut vite mal tourner.

  «Essayer de prononcer les noms de plats en français sans connaissance des règles de la langue française peut mener à des conflits.»

Le Canada dangereux?

Comme la France, le Canada est décrit comme un pays potentiellement dangereux pour le touriste russe sexiste et homophobe:

«Ce n’est pas l’endroit idéal pour raconter des blagues “obscènes de mec” ou des blagues sur les personnes “non-traditionnelles”».

Le ministère recommande  d’être particulièrement vigilant dans les quartiers gays de Toronto, Montréal et Vancouver, où les comportements homophobes sont passsibles «d’amendes et même d’inculpation pour “crime de haine”.»

Les lois russes sont en effet à l’opposé de celles-ci. En 2013, quatre touristes hollandaisavaient été arrêtés en Russie parce qu’ils avaient parlé de droits des personnes LGBT avec des jeunes, un type de discussion interdit par une loi anti-gay récente.

Tout comme on ne peut pas être trop raciste au Kenya, le ministère précise qu’il faut aussi éviter l’antisémitisme en Israël.

«Il est inadmissible d’utiliser le mot « zhid », soit youpin, en parlant à un juif, même s’il celui-ci ne parle pas russe.»

Source : Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Avis Pimpf : cela montre bien la considération du gouvernement russe pour les pays étrangers, par contre attention à l’amalgame, tous les russes ne sont pas xénophobes ou racistes

20170324 – News : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre la candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, au Kremlin à Moscou le 24 mars. MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP

Le président russe a déclaré que la candidate du Front national à l’élection présidentielle représente « un spectre politique en Europe qui croît rapidement ».

Moins de quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, Vladimir Poutine a officiellement reçu pour la première fois au Kremlin, vendredi 24 mars, la candidate du Front national, Marine Le Pen. Cette entrevue avec le président russe, qui ne figurait dans aucun agenda, s’est déroulée hors de toute présence de la presse étrangère. Seuls des médias russes y ont eu accès.

« Nous ne voulons en aucune façon influencer les événements en cours [les élections], mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, ainsi que le font nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis », a déclaré M. Poutine, selon des propos rapportés par l’agence TASS.

Le chef du Kremlin, qui s’est dit « très heureux de voir » son interlocutrice, ne s’est pas contenté d’une poignée de main dont il mesure, en bon stratège, tout l’impact qu’elle peut avoir. Il a adoubé la présidente du FN comme un partenaire à part entière. « Bien sûr, il sera intéressant d’échanger nos points de vue sur le développement de nos relations bilatérales et sur la situation qui se crée en Europe », a déclaré M. Poutine, ajoutant : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement. »

Montrer les convergences de vues

Là où, aux Etats-Unis, Marine Le Pen avait échoué à rencontrer Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine a offert à la candidate en campagne le marchepied souhaité sur la scène internationale.

Lire aussi :   Au Tchad, Marine Le Pen tente de renforcer sa stature présidentielle et étrille le franc CFA

L’échange, qui a duré une heure et demie, selon Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de la présidente du FN, qui l’accompagnait, était avant tout destiné à mettre en avant les convergences de vue, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

« Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est seulement en combinant nos efforts que nous pourrons effectivement faire face à la menace terroriste », a assuré M. Poutine après avoir évoqué les « événements tragiques en Syrie et en Irak, autour de Mossoul où des milliers de réfugiés ont été forcés de quitter leurs maisons ». La crise migratoire qui déstabilise l’Europe est très suivie en Russie, où elle fait l’objet d’un traitement anxiogène – à dessein – dans les médias proches du pouvoir.

« Peut-être devrions-nous réfléchir ensemble à la façon d’aider la région africaine, je pense en particulier au Sahara et au Sahel », a suggéré la dirigeante du parti d’extrême droite, en avançant le poids des conflits militaires dans l’économie de cette zone, qui entraverait son développement et pousserait des « jeunes, désespérés (…) à rejoindre les rangs des organisations terroristes ». « Donc, nous devons combiner nos actions stratégiques au niveau international pour aider le développement de cette région », a-t-elle poursuivi. « Tout à fait d’accord », a de nouveau approuvé M. Poutine.

Haro contre les sanctions européennes

Des rumeurs sur une rencontre antérieure entre le président russe et Marine Le Pen ont déjà circulé de façon insistante. Mais la dirigeante du FN avait elle-même démenti, en décembre 2014, son ex-conseiller international Aymeric Chauprade, qui avait évoqué une entrevue officieuse.

Vendredi, la dirigeante d’extrême droite française est parvenue à éclipser la candidature de François Fillon, qualifié il y a peu encore par le chef du Kremlin comme un « professionnel », mais embourbé aujourd’hui dans les affaires.

Marine Le Pen, dont c’était la quatrième visite à Moscou depuis 2011, a donné tous les gages attendus par son hôte. Reçue quelques instants auparavant à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, par la commission des affaires étrangères, puis par son président Viatcheslav Volodine, un proche du président, la candidate à l’élection présidentielle a salué l’intervention de la Russie en Syrie, « qui a porté un sérieux coup au fondamentalisme ».

Elle a parlé d’or sur les sanctions infligées à la Russie, liées au conflit ukrainien. « Nous ne croyons pas en une diplomatie de menaces, de sanctions ou dans une diplomatie de chantage que l’Union européenne, malheureusement, applique de plus en plus contre la fédération de Russie et contre ses propres membres », a souligné Marine Le Pen. Elle a réitéré son « point de vue sur l’Ukraine qui coïncide avec celui de la Russie », réaffirmant sa volonté de faire lever les sanctions. Le 17 janvier, dans un entretien au quotidien Izvestia, elle soulignait déjà : « La Crimée n’a jamais été ukrainienne. »

Traitement de faveur

Vendredi, la députée européenne a ajouté un couplet sur la politique étrangère : « Le problème auquel nous sommes confrontés peut se résumer de la manière suivante : la France a cessé d’être pleinement un pays souverain. » « J’essaie de lutter pour que la France retrouve sa souveraineté, sa liberté et sa politique étrangère harmonieuse et stratégiquement défendue par Charles de Gaulle (…), a-t-elle poursuivi. C’est ma bataille, c’est ma stratégie, et j’ose espérer que la victoire de Donald Trump accélérera ce processus et le simplifiera. »

Puis, fuyant la presse, qui l’attendait dans l’enceinte de la Douma, Marine Le Pen a filé vers le Kremlin. Le site officiel de la présidence affichait quelques instants plus tard une galerie de photos, non seulement lors de son tête-à-tête avec Vladimir Poutine, mais également marchant à pied sur la place Rouge ou visitant l’église des Douze-Apôtres dans l’enceinte du Kremlin. Un traitement de faveur rarement accordé, mais peu surprenant en Russie, où Marine Le Pen a souvent les faveurs de la presse pro-pouvoir. Deux jours plus tôt, elle avait été décrite par Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, comme une politique « réaliste » et « antimondialiste ».

A aucun moment, il n’a été question du prêt de 9 millions d’euros qu’une banque privée russe avait accordé, en 2014, à la présidente du FN (ni du remboursement par la suite réclamé) qui a nourri les soupçons quant à la volonté du Kremlin de soutenir le parti de Marine Le Pen. Le média pro-pouvoir LifeNews s’y est sans doute trompé lorsqu’il a annoncé, vendredi, sur son site « Moscou aidera le Pen », avant d’effacer cette information quelques minutes plus tard par ce titre : « Le Pen n’a peur de rien ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/24/marine-le-pen-recue-par-vladimir-poutine-a-moscou_5100247_4854003.html#VCS3ZzUKhPi4TTWz.99

Source : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Avis Pimpf : ces deux la ont du bien s’entendre…

20170323 – News / Attaque terroriste à Londres: Le tweet «honteux» du fils de Donald Trump

Le fils de Donald Trump, Donald Trump Jr. – Carolyn Kaster/AP/SIPA

MONDE Donald Trump Jr a critiqué le maire de Londres en ressortant une vieille citation de son contexte…

P.B.

Moins de trois heures après l’attaque terroriste qui a fait cinq morts et 40 blessés à Londres, le fils de Donald Trump a attaqué le maire de la capitale britannique. Et s’est fait remettre en place par les internautes et un parlementaire outrés.

« C’est une plaisanterie ! ? Le maire de Londres Sadiq Khan dit que les attaques terroristes font partie de la vie dans les grandes villes », a écrit Donald Trump Jr, en partageant un article du quotidien The Independent.

Sauf que la citation n’est pas une réaction du jour à l’attentat. Il s’agit d’une déclaration du 22 septembre 2016. Et le maire de Londres expliquait, après une attaque à New York, que le risque terroriste « fait partie de la vie dans les grandes villes » et qu’il faut « être préparé et vigilant ».

La récupération du fils de Donald Trump a fait réagir de nombreux internautes et un député britannique. « Vous utilisez une attaque terroriste contre notre ville pour attaquer le maire de Londres pour votre propre gain politique. Vous devriez avoir honte », a répondu Wes Streeting.

« Est-ce utile, @DonaldJTrumpJr ? Est-ce que vous avez lu l’article avant d’attaquer le maire de Londres pendant un incident en cours ? », lui demande le journaliste de Channel 4 Ciaran Jenkins. Vu le temps au présent du tweet de Donald Trump Jr, il est probable que le fils du président américain ait cru qu’il s’agissait d’une déclaration de mercredi.

Source : VIDEO. Attaque terroriste à Londres: Le tweet «honteux» du fils de Donald Trump

 

Avis Pimpf : ah la connerie et la bêtise a l’air héréditaire chez eux …

20170323 – News / Un ressortissant français enlevé au Tchad

ENLEVEMENT Aucune information n’a été donnée sur l’identité de la victime ou sur celle de ses ravisseurs…

Une photo aérienne de N’Djamena, capitale du Tchad – SIA KAMBOU / AFP

C.Ape avec AFP

  • Mis à jour le 23.03.2017 à 14:03

Un ressortissant français a été enlevé jeudi matin près d’Abéché, dans l’est du Tchad, a annoncé une source militaire française à quelques journalistes.

Il s’agit d’un civil, a précisé cette source, indiquant que « tous les moyens sont mobilisés pour obtenir sa libération ». Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement, sans donner aucun détail supplémentaire.

 

Le dernier enlèvement date de 2009

Le dernier enlèvement d’un Français au Tchad remonte au 9 novembre 2009. Laurent Meurice, un agronome français travaillant pour le CICR, avait été kidnappé dans l’est du Tchad, une prise d’otage revendiquée par un groupe soudanais du Darfour, les « Aigles de libération de l’Afrique ». Il avait été libéré le 6 février 2010, après 89 jours de détention.

 

Le Tchad est un des principaux alliés de la France dans la lutte contre le terrorisme, et héberge à N’Djamena le QG de la force antiterroriste Barkhane, qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

A l’heure actuelle, le seul cas connu de Français otage est celui de Sophie Pétronin, enlevée à Gao, dans le nord du Mali, le 24 décembre 2016, par des hommes armés. La sexagénaire dirigeait une association d’aide à l’enfance et son enlèvement n’a jamais été revendiqué.

Source : Un ressortissant français enlevé au Tchad

20170323 – News / Ce que l’on sait de l’attaque survenue aux abords du Parlement de Londres

Un homme a lancé sa voiture sur la foule mercredi après-midi, avant de poignarder un policier. L’EI a revendiqué l’attaque.

Une attaque a touché le cœur de Londres, mercredi 22 mars. Un homme a lancé sa voiture sur des piétons traversant le pont de Westminster avant de pénétrer dans l’enceinte du Parlement. Il a été abattu.

  • Que s’est-il passé ?

Selon la police britannique, il semble que l’assaillant a d’abord renversé à bord d’une voiture plusieurs piétons sur le pont de Westminster menant au Parlement et à Big Ben. Puis il s’est rendu devant l’entrée principale du Parlement, Old Palace Yard, et a poignardé un policier. La séance parlementaire a été suspendue et la zone a été bouclée. Les députés et le personnel ont reçu l’ordre de rester à l’intérieur du bâtiment. La Chambre des communes devrait toutefois reprendre ses travaux normalement jeudi.

  • Trois morts et quarante blessés

Contrairement à ce qui avait été annoncé mercredi soir, il n’y a pas eu quatre personnes tuées mais trois au cours de cette attaque, a rectifié jeudi matin le chef de l’antiterrorisme, Mark Rowley.

La première ministre britannique, Theresa May, a fait savoir que quarante personnes avaient été blessées, parmi lesquelles douze Britanniques, quatre Sud-Coréens, trois lycéens français, deux Roumains, deux Grecs, un Allemand, un Polonais, un Irlandais, un Chinois, un Italien et un Américain.

Les trois jeunes Français qui figurent parmi les blessés, élèves au lycée Saint-Joseph de Concarneau, se trouvaient en voyage scolaire outre-Manche. Selon la préfecture du Finistère, deux sont dans un état grave, mais leurs jours ne sont pas en danger. Un avion du gouvernement devait conduire jeudi leurs familles à Londres.

  • Une attaque revendiquée par l’EI

L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi, par le biais de son organe de propagande Aamaq, l’attaque. « L’auteur de l’attaque d’hier devant le Parlement britannique à Londres est un soldat de l’Etat islamique qui a répondu aux appels à viser des citoyens des Etats de la coalition », a revendiqué Aamaq, citant « une source de sécurité ».

  • Que sait-on de l’assaillant ?

Theresa May a confirmé devant le Parlement que l’auteur de l’attaque de mercredi était connu des services de renseignement.

« Ce que je peux confirmer, c’est que l’individu était né en Grande-Bretagne, et qu’il y a quelques années, il a été surveillé par le MI5 pour des soupçons d’extrémisme violent. C’était une figure secondaire. Il n’était pas dans le radar des services de renseignement ces temps-ci ».

Après avoir ouvert une enquête mercredi soir, la police a fait savoir, jeudi matin, qu’elle avait arrêté huit personnes. Le chef de l’antiterrorisme a également indiqué que des perquisitions avaient été effectuées à six adresses, à Londres et Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, mais également ailleurs dans le pays.

Trois ressortissants français ayant été blessés dans l’attaque, le parquet de Paris a annoncé, jeudi matin, l’ouverture d’une enquête en France.

Mercredi, le haut responsable de Scotland Yard avait précisé que l’homme semblait avoir agi seul.

  • Le niveau d’alerte terroriste reste inchangé

La première ministre britannique, Theresa May, a estimé, quant à elle, que le lieu de l’attaque n’était pas un hasard :

« Le terroriste a choisi de frapper au cœur de notre capitale, là où les gens de toutes nationalités, de toutes religions, de toutes cultures se rassemblent pour célébrer les valeurs de liberté, de démocratie et de liberté d’expression. »

Mme May a signalé que le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni restait inchangé. Depuis août 2014, ce niveau est fixé à « grave », le quatrième sur une échelle de cinq. Scotland Yard a annoncé au début de mars que les services de sécurité britanniques avaient « déjoué treize tentatives d’attentat terroriste depuis juin 2013 » dans le pays. A la suite des attentats de novembre 2015 en France, la police avait annoncé le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres, portant leur nombre à 2 800.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, a assuré à ses administrés que des renforts de police allaient être déployés dans les rues de la capitale. « Les Londoniens ne céderont jamais au terrorisme », a-t-il promis.

Le mode opératoire de l’attaque de Londres rappelle l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et celui de Berlin, en décembre, qui a fait 12 morts. Toutes deux ont été revendiquées par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI). Cette offensive survient un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles – à l’aéroport de Zaventem et dans une station de métro proche des institutions européennes.

  • Les réactions internationales

Le président américain, Donald Trump, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont été parmi les premiers dirigeants étrangers à exprimer leur soutien au gouvernement britannique. Le président français, François Hollande, s’est entretenu avec Theresa May au téléphone et lui a adressé les condoléances de la France.

Après avoir adressé « ses pensées aux familles et aux personnes touchées », le maire de Londres, Sadiq Khan, a lancé jeudi un appel au rassemblement à 18 heures sur le lieu de l’attaque.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/03/22/des-coups-de-feu-entendus-devant-le-parlement-britannique-a-londres_5099062_3214.html#xgcCQXFZ2Pzdq5Iy.99

Source : Ce que l’on sait de l’attaque survenue aux abords du Parlement de Londres

Avis Pimpf : encore des actes ignobles de ces fanatiques. La mission était suicidaire et avait peu de chance de réussir mais comme d’habitude ils installent la peur  dans les consciences et ça c’est terrible.

20170320 – News / Pays les plus heureux du monde: quel est le quinté gagnant ?

Haut niveau de vie, bon système de santé, bon niveau d’égalité… La Norvège figure au top du classement des «pays les plus heureux du monde».© Johansen, Erik / NTB SCANPIX MAG / NTB scanpix/AFP

Norvège, Danemark, Islande, Suisse et Finlande, tel est le quinté gagnant des pays les «plus heureux du monde», selon le World Happiness Report 2017 du Réseau des solutions pour le développement durable (SDSN), un programme mondial lancé par les Nations Unies en 2012.

Les Etats-Unis se classent 14e, l’Allemagne 16e, le Royaume-Uni 19e et la France 31e.

«Les pays heureux sont ceux qui jouissent d’un équilibre sain entre la prospérité, mesurée de manière conventionnelle, et le capital social, qui signifie un degré de confiance élevé dans une société, des inégalités faibles et la confiance dans le gouvernement», explique le directeur de l’organisme organisateur du classement, le SDSN.

Extrait du classement du World Happiness Report 2017 © SDSN

La France derrière le Brésil et l’Italie derrière le Panama
Le classement est établi en fonction de six facteurs: Produit intérieur brut par habitant, espérance de vie en bonne santé, liberté, générosité, aide sociale et perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires. Mais les limites statistiques, complexes dans ce classement, sont vite atteintes. Les pays de tête «sont si étroitement groupés que les différences parmi eux ne sont pas statistiquement significatives», note les auteurs de l’étude.

Si certains facteurs paraissent logiques et indiscutables (PIB, espérance de vie), d’autres sont beaucoup plus discutables, comme celui de la générosité (mesuré par l’ampleur de dons) qui dépend beaucoup de la politique fiscale et sociale des pays. Dans le classement 2017, l’accent est en effet mis sur la possibilité «de compter sur quelqu’un»…

C’est en raison de ces facteurs plus subjectifs que certains pays «riches» comme la France peuvent se retrouver derrière des Etats comme le Mexique ou le Brésil. Et que l’Italie se retrouve derrière le…Panama.

En queue de classement des 155 pays étudiés, on trouve le Soudan du Sud, le Liberia, la Guinée, le Togo, le Rwanda, la Tanzanie, le Burundi et la République centrafricaine (qui n’affiche selon l’Etude aucun PIB par habitant).
 

Source : Pays les plus heureux du monde: quel est le quinté gagnant ?