20171102 – News : Attentat de Manhattan: Pourquoi Daech ne revendique pas (pour le moment)

BRENDAN MCDERMID / REUTERS

TERRORISME – C’est à n’y rien comprendre. Alors que les motivations de Sayfullo Saipov -qui a tué 8 personnes à Manhattan le 31 octobre avec une camionnette bélier- sont limpides et assumées, Daech refuse, pour le moment, de revendiquer l’attentat. Pourtant, le terroriste a très clairement fait part de son allégeance au groupe jihadiste et a affirmé avoir agi selon ses recommandations. Originaire de l’Ouzbékistan, foyer islamiste connu pour avoir fourni un très important contingent de jihadistes à l’Etat islamique, l’homme de 29 ans n’a pas eu droit à son communiqué diffusé par l’agence Amaq.

Un silence radio d’autant plus étonnant qu’il n’avait fallu que quelques heures pour que Daech revendique les attentats de Marseille et New-York, alors que les profils de leurs auteurs paraissaient beaucoup moins « EI-compatibles ». À la gare Saint-Charles, c’est un toxicomane sans-domicile fixe, âgé de 30 ans, qui a tué deux étudiantes avec son couteau. Stephen Paddock est lui le sexagénaire armé jusqu’aux dents qui, depuis sa chambre d’hôtel, a ouvert le feu sur la foule qui assistait à un concert de country à Las Vegas. Le FBI réfute tout lien que ce dernier aurait eu avec l’organisation jihadiste, bien que celle-ci ait dévoilé la « kunya » (le nom de guerre) de Stephen Paddock.

Le silence de l’Etat islamique pose donc question, d’autant qu’il s’agit du premier attentat meurtrier ayant frappé New York et de surcroît Manhattan depuis le 11 septembre, symbole ô combien important dans la propagande et l’imaginaire jihadistes.

L’écueil des revendications (trop) rapides

Cela a été dit et répété: Daech ne fait, a priori, pas de revendication opportuniste. Exemple confirmant cette règle, l’EI n’a jamais revendiqué le crash de l’avion EgyptAir, alors qu’elle en aurait tiré un bénéfice énorme en termes d’impact sur les opinions publiques occidentales. Surtout que les autorités égyptiennes estimaient à l’époque que la probabilité d’un acte terroriste était « plus élevée » que celle d’une défaillance technique.

Autre caractéristique, la promptitude à s’attribuer une attaque. « S’ils sont responsables, ils revendiquent presque tout le temps dans la journée leurs actes. Daech est très prompt à revendiquer ce genre d’actions, surtout lorsqu’elles sont aussi importantes », expliquait à Challenges le spécialiste Matthieu Guidère en octobre 2015, quand l’EI avait revendiqué le crash l’Airbus A321. Une rapidité qui implique de nombreuses erreurs factuelles, que ce soit pour les attentats de Bruxelles ou de Paris. Celles-ci entament la crédibilité de ces revendications, à tel point que les soupçons de récupérations opportunistes ont amplifié ces derniers mois.

Des soupçons d’autant plus forts que, à ce jour, aucun lien n’a été établi entre l’auteur de l’attentat de Nice et l’Etat islamique et que la revendication d’une attaque aux Philippines par l’EI s’est avérée mensongère. Reste que chaque attentat à son propre timing. « Il n’y a aucune règle » en la matière, expliquait à L’Obs le journaliste spécialiste des réseaux jihadistes, David Thomson. À titre d’exemple, les attentats de Paris ont été revendiqués le samedi 14 novembre en fin de matinée, quand il a fallu 36 heures à l’organisation jihadiste pour revendiquer l’attentat de Nice.

La suite de l’article sur le site de Huffington Post en lien ci dessous :

Source : Attentat de Manhattan: Pourquoi Daech ne revendique pas (pour le moment)

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20171003 – News / Fusillade de Las Vegas : pourquoi il n’y a aucune chance que les Etats-Unis modifient la loi sur la vente d’armes

La scène de la fusillade devant l’hôtel Mandalay Bay à Las Vegas (Etats-Unis), le 2 octobre 2017. (MARK RALSTON / AFP)

Après chaque tuerie de masse, le débat sur le contrôle des armes à feu est relancé aux Etats-Unis. La fusillade de Las Vegas (Etats-Unis), la plus meurtrière de l’histoire récente du pays, n’échappe pas à la règle. Les démocrates ont renouvelé, lundi 2 octobre, leurs appels à un durcissement de la législation. La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a estimé à l’inverse qu’il était « prématuré » de discuter d’une politique de contrôle des armes à feu. Plusieurs raisons expliquent le blocage américain sur le sujet.

Parce que porter une arme fait partie de la culture américaine

Le port d’arme est constitutif de l’identité américaine. Ce droit remonte à l’époque des pionniers et de la conquête de l’Ouest. « L’arme est importante au moment de la colonisation des Etats-Unis. Elle signifie l’émancipation, l’exploitation des territoires, le développement vers l’Ouest, bien plus que les chevaux et les chemins de fer », explique aux Inrocks Jean-Eric Branaa, maître de conférences à l’université Paris-II Assas.

L’objectif était aussi de conforter des milices locales comme contrepoids à l’autorité centrale. « Les fondateurs de l’Amérique, sous l’influence des Lumières, pensaient que la présence de multiples groupes armés au sein d’une même nation était nécessaire afin d’éviter une tyrannie centralisée », développe Howard Fineman, éditorialiste américain pour le Huffington Post.

Parce que c’est un droit constitutionnel

Après la guerre d’indépendance, les treize Etats fédérés ratifient en 1791 les dix premiers amendements à la Constitution américaine, qui forment la Déclaration des droits. …

La suite de l’article sur le site de France Info :

Source : Fusillade de Las Vegas : pourquoi il n’y a aucune chance que les Etats-Unis modifient la loi sur la vente d’armes

20170414 – Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

Jusqu’où ira l’escalade ? Depuis le bombardement américain en Syrie, la tension est montée progressivement entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. L’armée de Pyongyang a promis une « réponse sans pitié » à toute provocation américaine, dans une déclaration publiée vendredi 14 avril par KCNA, l’agence de presse officielle du régime soupçonné de vouloir mener, ce week-end, un essai nucléaire.

Franceinfo reprend le fil de ces dernières semaines.

Acte 1. Les Etats-Unis envoient un porte-avions vers la Corée

Moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne, les Etats-Unis ont décidé de montrer les muscles sur le dossier nord-coréen. Dimanche 9 avril, un porte-parole du commandement américain dans le Pacifique a annoncé que l’USS Carl Vinson, un porte-avions, et sa flotte se dirigeaient vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution ». « La menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires », a exposé le commandant Dave Benham.

La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts américains suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai pour l’anniversaire, le 15 avril, du fondateur du régime, Kim Il-sung. La veille de l’annonce du déploiement du Carl Vinson, le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, avait déclaré que les Etats-Unis étaient prêts à « agir seuls ».

Acte 2. La Corée du Nord dénonce « un déploiement insensé » et se dit prête à la guerre

Deux jours plus tard, le régime nord-coréen dénonce le « déploiement insensé américain »« La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les Etats-Unis, a ajouté le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Nous prendrons les mesures de contre-attaque les plus fermes contre les provocateurs, afin de nous défendre par la voie des armes. Nous tiendrons les Etats-Unis totalement responsables des conséquences catastrophiques provoquées par ses actions scandaleuses. »

Acte 3. Donald Trump affirme que le problème nord-coréen « sera traité »

De son côté, le président américain, Donald Trump, a multiplié cette semaine les déclarations guerrières. « La Corée du Nord cherche les ennuis. Si la Chine décide d’aider, ce serait bien. Sinon, nous réglerons le problème nous-mêmes », tweete-t-il le 11 avril.

North Korea is looking for trouble. If China decides to help, that would be great. If not, we will solve the problem without them! U.S.A.

Le 13 avril, il en remet une couche. « La Corée du Nord est un problème » qui « sera traité », déclare le président américain.

Acte 4. L’armée de Pyongyang promet une « réponse sans pitié »

Pyongyang hausse également le ton, en promettant, vendredi, une « réponse sans pitié » en cas d’attaque. Dans une déclaration publiée par KCNA, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord, l’armée assure que les bases américaines en Corée du Sud, « tout comme les quartiers généraux du Mal », comme la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient « pulvérisés en quelques minutes » en cas de guerre.

Principal soutien de la Corée du Nord, la Chine s’inquiète. Pékin a averti de son côté qu’un « conflit pouvait éclater à tout moment ». « Le dialogue est la seule issue », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi lors d’un point de presse à Pékin en compagnie de son homologue français Jean-Marc Ayrault. Se disant « très inquiète », la Russie a appelé toutes les parties à la « retenue » et a mis en garde contre « toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation ».

Source : Asie : l’escalade entre la Corée du Nord et les Etats-Unis en quatre actes

20170325 – Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Touristes russes | UPPLANDSMUSEET LANSMUSEUM via Flickr CC License by

Le site du ministère des Affaires étrangères russe a mis en ligne une liste de recommandations pour les touristes russes à l’étranger. Le ministère parle d’«éléments généraux de comportement» mais, en gros, il s’agit de prévenir les touristes qu’à l’étranger, ils ne pourront pas être aussi ouvertement racistes, homophobes, sexistes et antisémites qu’en Russie.

«Dans les pays avec de fortes populations noires, évitez d’utiliser les mots nègre, négro et leurs dérivés» explique le site, traduit par le Moscow Times.

Le ministère donne ensuite des conseils par pays, et la section Kenya ne peut que surprendre:

«Comparer un Kenyan à un singe peut provoquer de très fortes réactions, ainsi que le fait de remettre en question ses capacités mentales.»

En France, le Russe doit faire attention à ne pas être trop sexiste ou homophobe:

«Il est nécessaire d’éviter tout comportement envers les femmes qui pourrait être considéré comme “sexiste”. Il est aussi souhaitable de ne pas faire de commentaires sur les membres de la communauté LGBT, et de ne pas leur parler en utilisant des mots ou des gestes insultants.»

Les touristes sont aussi sommés de ne pas «manquer de respect pour la langue française». Selon le ministère, commander des plats au restaurant avec un fort accent russe peut vite mal tourner.

  «Essayer de prononcer les noms de plats en français sans connaissance des règles de la langue française peut mener à des conflits.»

Le Canada dangereux?

Comme la France, le Canada est décrit comme un pays potentiellement dangereux pour le touriste russe sexiste et homophobe:

«Ce n’est pas l’endroit idéal pour raconter des blagues “obscènes de mec” ou des blagues sur les personnes “non-traditionnelles”».

Le ministère recommande  d’être particulièrement vigilant dans les quartiers gays de Toronto, Montréal et Vancouver, où les comportements homophobes sont passsibles «d’amendes et même d’inculpation pour “crime de haine”.»

Les lois russes sont en effet à l’opposé de celles-ci. En 2013, quatre touristes hollandaisavaient été arrêtés en Russie parce qu’ils avaient parlé de droits des personnes LGBT avec des jeunes, un type de discussion interdit par une loi anti-gay récente.

Tout comme on ne peut pas être trop raciste au Kenya, le ministère précise qu’il faut aussi éviter l’antisémitisme en Israël.

«Il est inadmissible d’utiliser le mot « zhid », soit youpin, en parlant à un juif, même s’il celui-ci ne parle pas russe.»

Source : Le gouvernement russe conseille aux touristes de ne pas dire «nègre», «youpin» ou «pédé» à l’étranger | Slate.fr

Avis Pimpf : cela montre bien la considération du gouvernement russe pour les pays étrangers, par contre attention à l’amalgame, tous les russes ne sont pas xénophobes ou racistes

20170324 – News : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre la candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, au Kremlin à Moscou le 24 mars. MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP

Le président russe a déclaré que la candidate du Front national à l’élection présidentielle représente « un spectre politique en Europe qui croît rapidement ».

Moins de quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, Vladimir Poutine a officiellement reçu pour la première fois au Kremlin, vendredi 24 mars, la candidate du Front national, Marine Le Pen. Cette entrevue avec le président russe, qui ne figurait dans aucun agenda, s’est déroulée hors de toute présence de la presse étrangère. Seuls des médias russes y ont eu accès.

« Nous ne voulons en aucune façon influencer les événements en cours [les élections], mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, ainsi que le font nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis », a déclaré M. Poutine, selon des propos rapportés par l’agence TASS.

Le chef du Kremlin, qui s’est dit « très heureux de voir » son interlocutrice, ne s’est pas contenté d’une poignée de main dont il mesure, en bon stratège, tout l’impact qu’elle peut avoir. Il a adoubé la présidente du FN comme un partenaire à part entière. « Bien sûr, il sera intéressant d’échanger nos points de vue sur le développement de nos relations bilatérales et sur la situation qui se crée en Europe », a déclaré M. Poutine, ajoutant : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement. »

Montrer les convergences de vues

Là où, aux Etats-Unis, Marine Le Pen avait échoué à rencontrer Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine a offert à la candidate en campagne le marchepied souhaité sur la scène internationale.

Lire aussi :   Au Tchad, Marine Le Pen tente de renforcer sa stature présidentielle et étrille le franc CFA

L’échange, qui a duré une heure et demie, selon Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de la présidente du FN, qui l’accompagnait, était avant tout destiné à mettre en avant les convergences de vue, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

« Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est seulement en combinant nos efforts que nous pourrons effectivement faire face à la menace terroriste », a assuré M. Poutine après avoir évoqué les « événements tragiques en Syrie et en Irak, autour de Mossoul où des milliers de réfugiés ont été forcés de quitter leurs maisons ». La crise migratoire qui déstabilise l’Europe est très suivie en Russie, où elle fait l’objet d’un traitement anxiogène – à dessein – dans les médias proches du pouvoir.

« Peut-être devrions-nous réfléchir ensemble à la façon d’aider la région africaine, je pense en particulier au Sahara et au Sahel », a suggéré la dirigeante du parti d’extrême droite, en avançant le poids des conflits militaires dans l’économie de cette zone, qui entraverait son développement et pousserait des « jeunes, désespérés (…) à rejoindre les rangs des organisations terroristes ». « Donc, nous devons combiner nos actions stratégiques au niveau international pour aider le développement de cette région », a-t-elle poursuivi. « Tout à fait d’accord », a de nouveau approuvé M. Poutine.

Haro contre les sanctions européennes

Des rumeurs sur une rencontre antérieure entre le président russe et Marine Le Pen ont déjà circulé de façon insistante. Mais la dirigeante du FN avait elle-même démenti, en décembre 2014, son ex-conseiller international Aymeric Chauprade, qui avait évoqué une entrevue officieuse.

Vendredi, la dirigeante d’extrême droite française est parvenue à éclipser la candidature de François Fillon, qualifié il y a peu encore par le chef du Kremlin comme un « professionnel », mais embourbé aujourd’hui dans les affaires.

Marine Le Pen, dont c’était la quatrième visite à Moscou depuis 2011, a donné tous les gages attendus par son hôte. Reçue quelques instants auparavant à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, par la commission des affaires étrangères, puis par son président Viatcheslav Volodine, un proche du président, la candidate à l’élection présidentielle a salué l’intervention de la Russie en Syrie, « qui a porté un sérieux coup au fondamentalisme ».

Elle a parlé d’or sur les sanctions infligées à la Russie, liées au conflit ukrainien. « Nous ne croyons pas en une diplomatie de menaces, de sanctions ou dans une diplomatie de chantage que l’Union européenne, malheureusement, applique de plus en plus contre la fédération de Russie et contre ses propres membres », a souligné Marine Le Pen. Elle a réitéré son « point de vue sur l’Ukraine qui coïncide avec celui de la Russie », réaffirmant sa volonté de faire lever les sanctions. Le 17 janvier, dans un entretien au quotidien Izvestia, elle soulignait déjà : « La Crimée n’a jamais été ukrainienne. »

Traitement de faveur

Vendredi, la députée européenne a ajouté un couplet sur la politique étrangère : « Le problème auquel nous sommes confrontés peut se résumer de la manière suivante : la France a cessé d’être pleinement un pays souverain. » « J’essaie de lutter pour que la France retrouve sa souveraineté, sa liberté et sa politique étrangère harmonieuse et stratégiquement défendue par Charles de Gaulle (…), a-t-elle poursuivi. C’est ma bataille, c’est ma stratégie, et j’ose espérer que la victoire de Donald Trump accélérera ce processus et le simplifiera. »

Puis, fuyant la presse, qui l’attendait dans l’enceinte de la Douma, Marine Le Pen a filé vers le Kremlin. Le site officiel de la présidence affichait quelques instants plus tard une galerie de photos, non seulement lors de son tête-à-tête avec Vladimir Poutine, mais également marchant à pied sur la place Rouge ou visitant l’église des Douze-Apôtres dans l’enceinte du Kremlin. Un traitement de faveur rarement accordé, mais peu surprenant en Russie, où Marine Le Pen a souvent les faveurs de la presse pro-pouvoir. Deux jours plus tôt, elle avait été décrite par Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, comme une politique « réaliste » et « antimondialiste ».

A aucun moment, il n’a été question du prêt de 9 millions d’euros qu’une banque privée russe avait accordé, en 2014, à la présidente du FN (ni du remboursement par la suite réclamé) qui a nourri les soupçons quant à la volonté du Kremlin de soutenir le parti de Marine Le Pen. Le média pro-pouvoir LifeNews s’y est sans doute trompé lorsqu’il a annoncé, vendredi, sur son site « Moscou aidera le Pen », avant d’effacer cette information quelques minutes plus tard par ce titre : « Le Pen n’a peur de rien ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/24/marine-le-pen-recue-par-vladimir-poutine-a-moscou_5100247_4854003.html#VCS3ZzUKhPi4TTWz.99

Source : Marine Le Pen reçue par Vladimir Poutine à Moscou

Avis Pimpf : ces deux la ont du bien s’entendre…

20170323 – News / Attaque terroriste à Londres: Le tweet «honteux» du fils de Donald Trump

Le fils de Donald Trump, Donald Trump Jr. – Carolyn Kaster/AP/SIPA

MONDE Donald Trump Jr a critiqué le maire de Londres en ressortant une vieille citation de son contexte…

P.B.

Moins de trois heures après l’attaque terroriste qui a fait cinq morts et 40 blessés à Londres, le fils de Donald Trump a attaqué le maire de la capitale britannique. Et s’est fait remettre en place par les internautes et un parlementaire outrés.

« C’est une plaisanterie ! ? Le maire de Londres Sadiq Khan dit que les attaques terroristes font partie de la vie dans les grandes villes », a écrit Donald Trump Jr, en partageant un article du quotidien The Independent.

Sauf que la citation n’est pas une réaction du jour à l’attentat. Il s’agit d’une déclaration du 22 septembre 2016. Et le maire de Londres expliquait, après une attaque à New York, que le risque terroriste « fait partie de la vie dans les grandes villes » et qu’il faut « être préparé et vigilant ».

La récupération du fils de Donald Trump a fait réagir de nombreux internautes et un député britannique. « Vous utilisez une attaque terroriste contre notre ville pour attaquer le maire de Londres pour votre propre gain politique. Vous devriez avoir honte », a répondu Wes Streeting.

« Est-ce utile, @DonaldJTrumpJr ? Est-ce que vous avez lu l’article avant d’attaquer le maire de Londres pendant un incident en cours ? », lui demande le journaliste de Channel 4 Ciaran Jenkins. Vu le temps au présent du tweet de Donald Trump Jr, il est probable que le fils du président américain ait cru qu’il s’agissait d’une déclaration de mercredi.

Source : VIDEO. Attaque terroriste à Londres: Le tweet «honteux» du fils de Donald Trump

 

Avis Pimpf : ah la connerie et la bêtise a l’air héréditaire chez eux …

20170323 – News / Un ressortissant français enlevé au Tchad

ENLEVEMENT Aucune information n’a été donnée sur l’identité de la victime ou sur celle de ses ravisseurs…

Une photo aérienne de N’Djamena, capitale du Tchad – SIA KAMBOU / AFP

C.Ape avec AFP

  • Mis à jour le 23.03.2017 à 14:03

Un ressortissant français a été enlevé jeudi matin près d’Abéché, dans l’est du Tchad, a annoncé une source militaire française à quelques journalistes.

Il s’agit d’un civil, a précisé cette source, indiquant que « tous les moyens sont mobilisés pour obtenir sa libération ». Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement, sans donner aucun détail supplémentaire.

 

Le dernier enlèvement date de 2009

Le dernier enlèvement d’un Français au Tchad remonte au 9 novembre 2009. Laurent Meurice, un agronome français travaillant pour le CICR, avait été kidnappé dans l’est du Tchad, une prise d’otage revendiquée par un groupe soudanais du Darfour, les « Aigles de libération de l’Afrique ». Il avait été libéré le 6 février 2010, après 89 jours de détention.

 

Le Tchad est un des principaux alliés de la France dans la lutte contre le terrorisme, et héberge à N’Djamena le QG de la force antiterroriste Barkhane, qui mène avec 4.000 hommes des opérations dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso).

A l’heure actuelle, le seul cas connu de Français otage est celui de Sophie Pétronin, enlevée à Gao, dans le nord du Mali, le 24 décembre 2016, par des hommes armés. La sexagénaire dirigeait une association d’aide à l’enfance et son enlèvement n’a jamais été revendiqué.

Source : Un ressortissant français enlevé au Tchad