20160402 – News : L’étude santé du jour: une personne sur cinq pourrait être obèse en 2025 – metronews

Diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires ou articulaires… l’obésité fait des ravages sur la santé. En plus de dégrader la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes, la maladie chronique réduit significativement l’espérance de vie.

Une nouvelle étude britannique, publiée ce vendredi dans la revue The Lancet, alerte sur la propagation « épidémique » de l’obésité. La tendance est en effet à la hausse dans toutes les régions du monde. Alors qu’elle ne touchait « que » 105 millions de personnes en 1975, elle en concerne près de 641 millions en 2014.

Méthodologie : une analyse à l’échelle mondiale
Les chercheurs de l’école de santé publique de l’Imperial College de Londres (Grande-Bretagne) ont suivi l’indice de masse corporelle (IMC) moyen de près de 19 millions de personnes âgées de plus de 18 ans. Réalisée entre 1975 et 2014, l’analyse a été menée dans 186 pays. C’est à ce jour l’une des plus détaillée en la matière.

A savoir ⇒ L’IMC se calcule en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètres) multipliée par la taille (toujours en mètres). L’équivalent de la formule : poids/taille².
Quand le résultat est inférieur à 18,5, on parle de maigreur. S’il est compris entre 18,5 et 24,9, le poids est considéré comme « normal ». Entre 25 et 29,9, la personne concernée est en surpoids. A partir de 30, on parle d’obésité et, dès 35, d’obésité sévère.

► Ce que l’étude a montré : la France, bonne élève
D’après les résultats, la population mondiale aurait ainsi pris 1,5 kilo par décennie. L’IMC moyen des hommes est ainsi passé de 21,7 à 24,2. Celui des femmes de 22,1 à 24,4. Si cette tendance se poursuit, un homme et une femme sur cinq seront obèses en 2025. Les auteurs soulignent que le nombre d’hommes obèses a déjà plus que triplé (de 3,2% à 10,8%) et celui de femmes, doublé (de 6,4% à 14,9%).

Curieusement, les chercheurs ne démontrent pas une baisse importante du nombre de personnes en situation de maigreur. « En 40 ans, nous sommes passés d’un monde où la maigreur était deux fois plus importante que l’obésité à un monde où les personnes obèses sont plus nombreuses que celles en sous-poids », explique le Pr Majid Ezzati, l’auteur principal de l’étude.

Il y a quand même une bonne nouvelle du côté des Français. S’ils ne sont pas épargnés par le phénomène, la situation globale semble s’améliorer. Au classement de l’obésité par pays, l’Hexagone a perdu cinq rangs. Il y a encore 40 ans, la France figurait à la cinquième place chez les hommes et à la huitième chez les femmes. Les pays les plus concernés par l’épidémie sont la Chine, qui fait son entrée au classement, et les Etats-Unis.

EN SAVOIR + >> Obésité : près d’un Français sur deux en surpoids

► Ce qu’il faut en conclure : freinez sur les produits industriels
Le but de cette étude est très clairement d’inciter les pouvoirs publics à réagir. « Si cette tendance se poursuit, nous ne serons pas en mesure de stopper la progression de l’obésité pour revenir aux niveaux atteints en 2010, d’ici l’année 2025. Et à cette date, plus de femmes seront atteintes d’obésité morbide que de maigreur », prévient le Pr Majid Ezzati.

Outre l’importance d’adapter les politiques de santé publique, il est nécessaire de prendre conscience des enjeux et des risques liés à cette pathologie. Comme les scientifiques le soulignent, l’essor de l’épidémie est dû à la hausse de la consommation des produits industriels, trop riches en glucides transformés. Dans la mesure du possible, essayez de concocter vos plats vous-mêmes et non de les acheter déjà préparés. Privilégiez également des aliments « plus sains », comme les fruits et les légumes. Votre corps, en meilleure forme et plus svelte, vous dira merci.

Source : L’étude santé du jour: une personne sur cinq pourrait être obèse en 2025 – metronews

20160401 – News : Sida: «Il y a un défaut global d’éducation à la santé sexuelle chez les jeunes»

Avant le Sidaction qui débute ce vendredi, le directeur général délégué d’Aides revient sur le résultat alarmant d’un sondage sur la perception qu’ont les jeunes du VIH et du sida

Propos recueillis par Romain Scotto

C’est un mélange de confusions, manque de connaissance et sentiment d’invincibilité. Face aux risques que représente le VIH en 2016, les jeunes semblent encore très mal informés. A la veille du Sidaction, un  sondage Ifop* sur le sujet témoigne du décalage qui existe entre la perception des 15-24 ans et la réalité. 22 % des jeunes estiment ainsi qu’il existe un traitement pour guérir du virus. 17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence est un moyen d’empêcher la transmission du virus. Les chiffres sont d’autant plus alarmants que le sentiment d’information global sur le VIH se détériore depuis 2014. Marc Dixneuf, directeur général délégué de l’association Aides, regrette le manque d’éducation des jeunes sur leur santé globale, avant d’aborder les questions plus spécifiques au virus.

24 % des jeunes déclarent ne pas avoir peur du sida. En tant que responsable d’association, comment l’interprétez-vous ?

C’est un sentiment balancé. La peur n’est jamais bonne conseillère. Ne pas avoir peur peut aussi dire savoir, avoir les connaissances nécessaires. Ne pas avoir peur, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Mais si c’est ignorer les risques, là, c’est plus ennuyeux.

C’est visiblement le cas. 17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence empêche la transmission du virus…

Là, on est sur la méconnaissance des modes de transmission. C’est un défaut d’information, de connaissance sur la santé sexuelle de manière générale pour les jeunes. On voit que ce défaut d’information va avoir des effets négatifs sur une stratégie de prévention pour certaines pathologies, dont la transmission du VIH. En tant qu’association, nous appellons à un effort de fond pour la promotion de la santé sous tous ses aspects. Si c’est bien fait, il n’y aura pas de méconnaissance sur la façon dont tel outil (préservatif, pilule) protège de quoi.

22 % des jeunes estiment qu’il existe un traitement pour guérir du virus, c’est une méconnaissance ou une incompréhension des messages de prévention ?

Il y a peut-être une incompréhension de certains messages. Comme quand vous ne maîtrisez pas la différence entre le VIH et le sida, par exemple. La difficulté est de comprendre qu’ avoir une charge virale indétectable réduit fortement le risque de transmettre le virus à son partenaire sexuel. Mais ce n’est pas une forme de guérison. Le traitement de l’infection à VIH n’éradique pas le virus. Dire qu’une personne séropositive sous traitement ne risque plus de transmettre le VIH, c’est juste. Si les jeunes comprennent que cela est synonyme d’éradication complète, c’est erroné. C’est toute la difficulté d’interprétation.

Un effort doit-il être fait à l’école en matière de prévention ?

Je pense que suivant les niveaux scolaires, on doit avoir une éducation à la santé, la sexualité. Au lycée ou au collège, on ne parle pas de la même chose. L’enjeu, c’est bien la maîtrise de sa santé. A l’école primaire, on ne peut pas enseigner la différence entre VIH et sida. Dans les années qui suivent, il faut faire plus attention à la promotion de la santé pour ne pas qu’on ait cette incompréhension sur le rôle de la pilule (17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence est un moyen d’empêcher la transmission du virus). Et de mieux expliquer ce qu’est un traitement, l’infection. Pas forcément spécifiquement sur le VIH. Ça fait 15 ans que l’Education nationale s’est dotée de circulaires très précises sur ce qu’il faut faire, selon les âges, mais elles ne sont pas mises en œuvre.

Un relâchement a eu lieu ces dernières années ?

Je pense que l’enjeu de la lutte contre le VIH, c’est la question du ciblage des interventions. L’épidémie d’infection à VIH concerne certains groupes plus que d’autres. On ne peut pas dire qu’il y ait eu un relâchement auprès des populations les plus exposées : les homes gays, les populations originaires d’Afrique subsahariennes font l’objet de campagnes très ciblées. Là où il y a peut-être eu un relâchement c’est sur une population générale, auprès des groupes de lycées où l’approche globale sur la santé est insuffisante. Il faut un socle de prévention bien installé sur lequel on construise des messages ciblés en fonction des groupes et des comportements des personnes.

Quel est l’impact de la communication faite sur la recherche d’un vaccin, les thérapies. Ce discours rassurant n’explique-t-il pas ces résultats alarmants ?

La vision morbide du VIH d’il y a quelques années a pu changer le rapport à la prise de risque. Mais encore une fois, ce n’est pas la peur qui permet de construire une bonne stratégie de prévention individuelle. Le fait qu’on donne des informations justes, dire qu’être sous traitement réduit le risque de transmission, n’est pas contradictoire avec le développement de la prévention. Je ne suis pas sûr que le VIH ne fasse plus peur. Les peurs irrationnelles sont extrêmement présentes encore aujourd’hui. Sinon les personnes vivant avec le VIH ne feraient pas l’objet de discriminations. Je ne pense pas qu’on puisse établir une corrélation entre le niveau de crainte et le taux de recours au préservatif. C’est malheureusement un petit peu plus compliqué que ça.

* L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans à 24 ans.

Source : Sida: «Il y a un défaut global d’éducation à la santé sexuelle chez les jeunes»

20160229 – News :La grande diversité des maladies rares | Actualité | LeFigaro.fr – Santé

Les maladies rares, qui font l’objet d’un appel à la sensibilisation ce lundi, touchent 3 millions de Français. Mais qu’entend-on par ce terme exactement ? La réponse en 6 points.

Source : La grande diversité des maladies rares | Actualité | LeFigaro.fr – Santé

20160223 – News / Santé  – Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

L’UFC-Que Choisir dresse une liste de 185 produits contenant des substances potentiellement dangereuses.

Les produits de beauté sont-ils presque tous potentiellement dangereux ? Dentifrices, déodorants, crèmes pour le visage, après-rasages, soins pour les cheveux… 185 produits cosmétiques courants contiennent des substances « préoccupantes », selon le dernier numéro de l’UFC-Que Choisir. Mais pourquoi ces substances ne sont-elles pas encore interdites ? Décryptage.

CE QU’A DÉCOUVERT L’UFC-QUE CHOISIR

Il y a, d’abord, les allergènes
Il y a, ensuite, les perturbateurs endocriniens,…
Enfin, il y a certains conservateurs, …

l’article en détail sur le lien ci dessous :

Article de  CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Source : Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

20160223 – News / Santé : au moins 450 malformations à la naissance dues à un antiépileptique

 

La prise de l'antiépiléptique valproate (Dépakine et ses dérivés) par des femmes enceintes a entraîné au moins 450 malformations congénitales à la naissance.

Les effets de l’antiépiléptique valproate (Dépakine et ses dérivés) sont désormais démontrés. La prise de ce médicament par des femmes enceintes a entraîné au moins 450 malformations congénitales à la naissance, selon une estimation publiée mardi par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

En extrapolant des données obtenues dans la région Rhône-Alpes à la France entière, «ce sont entre 425 et 450 cas de naissances d’enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales», indique l’Igas dans son rapport, commandé par le ministère de la Santé pour faire le point sur la prescription de l’antiépileptique, commercialisé depuis 1967.

La suite de l’article sur le lien ci dessous :

Source : Santé : au moins 450 malformations à la naissance dues à un antiépileptique