20160401 – News : Sida: «Il y a un défaut global d’éducation à la santé sexuelle chez les jeunes»

Avant le Sidaction qui débute ce vendredi, le directeur général délégué d’Aides revient sur le résultat alarmant d’un sondage sur la perception qu’ont les jeunes du VIH et du sida

Propos recueillis par Romain Scotto

C’est un mélange de confusions, manque de connaissance et sentiment d’invincibilité. Face aux risques que représente le VIH en 2016, les jeunes semblent encore très mal informés. A la veille du Sidaction, un  sondage Ifop* sur le sujet témoigne du décalage qui existe entre la perception des 15-24 ans et la réalité. 22 % des jeunes estiment ainsi qu’il existe un traitement pour guérir du virus. 17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence est un moyen d’empêcher la transmission du virus. Les chiffres sont d’autant plus alarmants que le sentiment d’information global sur le VIH se détériore depuis 2014. Marc Dixneuf, directeur général délégué de l’association Aides, regrette le manque d’éducation des jeunes sur leur santé globale, avant d’aborder les questions plus spécifiques au virus.

24 % des jeunes déclarent ne pas avoir peur du sida. En tant que responsable d’association, comment l’interprétez-vous ?

C’est un sentiment balancé. La peur n’est jamais bonne conseillère. Ne pas avoir peur peut aussi dire savoir, avoir les connaissances nécessaires. Ne pas avoir peur, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Mais si c’est ignorer les risques, là, c’est plus ennuyeux.

C’est visiblement le cas. 17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence empêche la transmission du virus…

Là, on est sur la méconnaissance des modes de transmission. C’est un défaut d’information, de connaissance sur la santé sexuelle de manière générale pour les jeunes. On voit que ce défaut d’information va avoir des effets négatifs sur une stratégie de prévention pour certaines pathologies, dont la transmission du VIH. En tant qu’association, nous appellons à un effort de fond pour la promotion de la santé sous tous ses aspects. Si c’est bien fait, il n’y aura pas de méconnaissance sur la façon dont tel outil (préservatif, pilule) protège de quoi.

22 % des jeunes estiment qu’il existe un traitement pour guérir du virus, c’est une méconnaissance ou une incompréhension des messages de prévention ?

Il y a peut-être une incompréhension de certains messages. Comme quand vous ne maîtrisez pas la différence entre le VIH et le sida, par exemple. La difficulté est de comprendre qu’ avoir une charge virale indétectable réduit fortement le risque de transmettre le virus à son partenaire sexuel. Mais ce n’est pas une forme de guérison. Le traitement de l’infection à VIH n’éradique pas le virus. Dire qu’une personne séropositive sous traitement ne risque plus de transmettre le VIH, c’est juste. Si les jeunes comprennent que cela est synonyme d’éradication complète, c’est erroné. C’est toute la difficulté d’interprétation.

Un effort doit-il être fait à l’école en matière de prévention ?

Je pense que suivant les niveaux scolaires, on doit avoir une éducation à la santé, la sexualité. Au lycée ou au collège, on ne parle pas de la même chose. L’enjeu, c’est bien la maîtrise de sa santé. A l’école primaire, on ne peut pas enseigner la différence entre VIH et sida. Dans les années qui suivent, il faut faire plus attention à la promotion de la santé pour ne pas qu’on ait cette incompréhension sur le rôle de la pilule (17 % déclarent que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence est un moyen d’empêcher la transmission du virus). Et de mieux expliquer ce qu’est un traitement, l’infection. Pas forcément spécifiquement sur le VIH. Ça fait 15 ans que l’Education nationale s’est dotée de circulaires très précises sur ce qu’il faut faire, selon les âges, mais elles ne sont pas mises en œuvre.

Un relâchement a eu lieu ces dernières années ?

Je pense que l’enjeu de la lutte contre le VIH, c’est la question du ciblage des interventions. L’épidémie d’infection à VIH concerne certains groupes plus que d’autres. On ne peut pas dire qu’il y ait eu un relâchement auprès des populations les plus exposées : les homes gays, les populations originaires d’Afrique subsahariennes font l’objet de campagnes très ciblées. Là où il y a peut-être eu un relâchement c’est sur une population générale, auprès des groupes de lycées où l’approche globale sur la santé est insuffisante. Il faut un socle de prévention bien installé sur lequel on construise des messages ciblés en fonction des groupes et des comportements des personnes.

Quel est l’impact de la communication faite sur la recherche d’un vaccin, les thérapies. Ce discours rassurant n’explique-t-il pas ces résultats alarmants ?

La vision morbide du VIH d’il y a quelques années a pu changer le rapport à la prise de risque. Mais encore une fois, ce n’est pas la peur qui permet de construire une bonne stratégie de prévention individuelle. Le fait qu’on donne des informations justes, dire qu’être sous traitement réduit le risque de transmission, n’est pas contradictoire avec le développement de la prévention. Je ne suis pas sûr que le VIH ne fasse plus peur. Les peurs irrationnelles sont extrêmement présentes encore aujourd’hui. Sinon les personnes vivant avec le VIH ne feraient pas l’objet de discriminations. Je ne pense pas qu’on puisse établir une corrélation entre le niveau de crainte et le taux de recours au préservatif. C’est malheureusement un petit peu plus compliqué que ça.

* L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans à 24 ans.

Source : Sida: «Il y a un défaut global d’éducation à la santé sexuelle chez les jeunes»

20160229 – News :La grande diversité des maladies rares | Actualité | LeFigaro.fr – Santé

Les maladies rares, qui font l’objet d’un appel à la sensibilisation ce lundi, touchent 3 millions de Français. Mais qu’entend-on par ce terme exactement ? La réponse en 6 points.

Source : La grande diversité des maladies rares | Actualité | LeFigaro.fr – Santé

20160224 – News : Pour éviter les carences, les bébés allaités auraient besoin de vitamine D

Plus que les autres nourrissons, les bébés nourris au sein pourraient avoir besoin de compléments alimentaires riches en vitamine D afin d’éviter la carence, et ainsi prévenir les risques de rachitisme.

Cette substance étant moins présente dans le lait maternel que dans le lait infantile, des suppléments alimentaires étaient déjà souvent recommandés pour les bébés allaités lors des 12 premiers mois de leur vie. Mais un ajout de vitamine D à l’alimentation pourrait en fait s’avérer bénéfique pendant toute la durée de l’allaitement.

Un surrisque de carence de presque 30 % à l’âge de trois ans

C’est la conclusion de scientifiques canadiens du ST. Michael’s Hospital à Toronto, qui ont mené pendant deux ans une étude sur 2.500 enfants âgés de un à cinq ans, dont certains ont reçu un supplément en vitamine D.

Les résultats, publiés jeudi dans l’American Journal of Public Health, montrent que le risque de carence en vitamine D chez les nouveau-nés allaités augmente de 6 % tous les mois au-delà de la première année d’allaitement par rapport aux bébés ayant ingéré des compléments alimentaires. Ainsi, à l’âge de trois ans, les enfants nourris au sein présentent un surrisque de carence de presque 30 %.

Ces constatations pourraient déboucher sur des changements dans les recommandations pédiatriques relatives à l’alimentation des jeunes enfants allaités. Et ce particulièrement dans les pays peu ensoleillés, où la quantité de vitamine D naturellement produite par les effets des rayons ultraviolets sur l’organisme est donc plus basse.

Source : Pour éviter les carences, les bébés allaités auraient besoin de vitamine D

20160223 – News / Santé  – Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

L’UFC-Que Choisir dresse une liste de 185 produits contenant des substances potentiellement dangereuses.

Les produits de beauté sont-ils presque tous potentiellement dangereux ? Dentifrices, déodorants, crèmes pour le visage, après-rasages, soins pour les cheveux… 185 produits cosmétiques courants contiennent des substances « préoccupantes », selon le dernier numéro de l’UFC-Que Choisir. Mais pourquoi ces substances ne sont-elles pas encore interdites ? Décryptage.

CE QU’A DÉCOUVERT L’UFC-QUE CHOISIR

Il y a, d’abord, les allergènes
Il y a, ensuite, les perturbateurs endocriniens,…
Enfin, il y a certains conservateurs, …

l’article en détail sur le lien ci dessous :

Article de  CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Source : Cosmétiques : pourquoi les “substances préoccupantes” sont-elles encore autorisées ?

20160223 – News / Santé : au moins 450 malformations à la naissance dues à un antiépileptique

 

La prise de l'antiépiléptique valproate (Dépakine et ses dérivés) par des femmes enceintes a entraîné au moins 450 malformations congénitales à la naissance.

Les effets de l’antiépiléptique valproate (Dépakine et ses dérivés) sont désormais démontrés. La prise de ce médicament par des femmes enceintes a entraîné au moins 450 malformations congénitales à la naissance, selon une estimation publiée mardi par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

En extrapolant des données obtenues dans la région Rhône-Alpes à la France entière, «ce sont entre 425 et 450 cas de naissances d’enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales», indique l’Igas dans son rapport, commandé par le ministère de la Santé pour faire le point sur la prescription de l’antiépileptique, commercialisé depuis 1967.

La suite de l’article sur le lien ci dessous :

Source : Santé : au moins 450 malformations à la naissance dues à un antiépileptique

20160209 – Etats-Unis: Un père alerte sur les dangers du syndrome du tourniquet

Un simple cheveu qui aurait pu mener au drame. Après que Molly, leur fille de quatre mois, a échappé à une infection aussi rare que dangereuse causée par un simple cheveu enroulé autour de son orteil, des parents du Texas (Etats-Unis) ont souhaité partager cette mésaventure avec le grand public.

Scott Walker, le père de famille, a ainsi posté une photo du pied de sa fille sur Facebook, pour alerter les autres parents et les pousser à rester attentifs. On y voit l’orteil de l’enfant, encore gonflé, 45 minutes après que le cheveu a été repéré et enlevé à la pince à épiler par les parents du nourrisson, comme le précise Fox8.

Had a small scare this afternoon with Ms. Molly. What happened was new to me, but apparently not totally uncommon, so I…

Posté par Scott Walker sur jeudi 21 janvier 2016

Des conséquences graves, pouvant aller jusqu’à l’amputation

C’est parce que la petite Molly avait une température élevée et qu’elle pleurait beaucoup que ses parents, cherchant à comprendre ce qui se passait, ont découvert le cheveu enroulé, pourtant peu visible.

Il s’agit d’un cas typique de « syndrome du tourniquet », également appelé « cheveu étrangleur », dont les conséquences peuvent être très sérieuses, pouvant mener jusqu’à l’amputation de la partie du corps du nourrisson, dans laquelle le sang ne circule plus.

Source : Etats-Unis: Un père alerte sur les dangers du syndrome du tourniquet

20160125 – News : Perturbateurs endocriniens et diabète, le lien existe – France Inter

Quels sont les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé ? C’est l’objet d’un colloque qui se tient à l’Institut Pasteur, sous l’égide de la ministre de l’écologie Ségolène Royal.

Bisphénol A, phtalates, pesticides… tous ces produits chimiques présents dans les détergents, les cosmétiques, les emballages alimentaires, bref les produits de la vie quotidienne, sont soupçonnés d’avoir des effets sur la reproduction, la croissance, le métabolisme.

 

Des soupçons de plus en plus étayés par la recherche sur l’animal et sur l’homme

Le diabète de type 2, c’est à dire le diabète le plus fréquent, celui qui se déclenche chez les adultes et se caractérise par un taux de glucose trop élevé dans le sang, peut quand il n’est pas bien traité, conduire à la cécité ou à des amputations.

Source : Perturbateurs endocriniens et diabète, le lien existe – France Inter

20160125 – News : Cancer du col de l’utérus: «C’est le seul cancer qu’on peut prévenir»

SANTE La prévention permet d’agir en amont de la maladie, qui représente la deuxième cause de cancer chez les femmes de moins de 45 ans…

C’est le deuxième cancer le plus meurtrier chez la femme dans le monde et même les pays développés, dont la France, ne sont pas épargnés. Et pour cause, beaucoup de chemin reste à parcourir sur le terrain de la prévention du cancer du col de l’utérus. Vaccin, suivi gynécologique et frottis régulier : des mesures simples permettent pourtant de contrer l’apparition de la maladie. A l’occasion de la Semaine de prévention du cancer du col de l’utérus, qui se déroule du 24 au 30 janvier, 20 Minutes fait le point sur les moyens d’éviter ce cancer, qui touche près de 2 800 femmes​ chaque année en France.

Source : Cancer du col de l’utérus: «C’est le seul cancer qu’on peut prévenir»

20151203 – Santé: La prise de poids entre deux grossesses serait dangereuse pour le bébé

Le risque d’avoir un bébé mort-né est 55 % plus important chez les mères qui ont pris plus de 11 kilos…

Une prise de poids, même modérée, entre une première et une deuxième grossesse augmenterait le risque pour une femme d’avoir un bébé mort-né ou décédant au cours de sa première année.

Pour arriver à ces conclusions, la prise de poids entre les deux grossesses de 40.000 Suédoises a été mesurée et il en ressort que les femmes qui avaient pris le plus de poids, soit plus de 11 kilos, avaient un risque accru de 55 % d’avoir un bébé mort-né. Chez ces mêmes femmes, le risque que le bébé meure avant un an était accru de 29 %.

Source : Santé: La prise de poids entre deux grossesses serait dangereuse pour le bébé

20151203 – News :Danger des médicaments sans ordonnance : « L’étude de 60 Millions de consommateurs n’est qu’exagération » – metronews

INTERVIEW – Selon une étude dévoilée jeudi par le magazine 60 Millions de consommateurs, une majorité des médicaments en vente libre les plus utilisés contre le rhume, la grippe, le mal de gorge ou les troubles intestinaux sont inefficaces, voire dangereux dans certains cas. Des résultats qui font bondir Gilles Bonnefond, le président de l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO).

Source : Danger des médicaments sans ordonnance : « L’étude de 60 Millions de consommateurs n’est qu’exagération » – metronews