20160926 – News / Présidentielle américaine: Sécurité, affaires… Les enjeux du débat du siècle entre Trump et Clinton

*Philippe Berry

Jamais sans doute un débat n’avait eu autant d’importance dans une présidentielle américaine. D’un côté, Hillary Clinton, archi-favorite de l’élection il y a encore un an, qui peine toujours à convaincre les électeurs qu’elle est « honnête et digne de confiance ». En face, Donald Trump n’a aucune expérience mais il joue à fond la carte antisystème, toujours prêt à faire exploser le politiquement correct. Et dans cet affrontement qui sent le soufre, les deux candidats ont gros à perdre.

>> A lire aussi : Trump menace d’inviter une ex-maîtresse de Bill Clinton au débat

Qui profite du climat sécuritaire tendu ?

« Le premier débat est crucial pour les deux candidats. Les récentes attaques terroristes à New York et les fusillades impliquant la police à Tulsa et Charlotte vont sans doute avantager Donald Trump », estime Philip Ardoin, professeur de sciences politiques à Appalachian State University. Selon lui, « Hillary Clinton, qui est associée à Obama, va devoir être ferme et montrer qu’elle a des solutions. » Comme lors de la convention républicaine, Trump devrait noircir le tableau domestique et accuser l’ancienne secrétaire d’Etat d’être responsable de l’essor de Daesh et de l’instabilité au Moyen-Orient. Clinton, elle, va mettre en avant son expérience et privilégier le calme.

Trump fera-t-il mieux que prévu ?

C’est l’avantage d’arriver dans une position d’outsider. « Trump a placé la barre assez bas », note Phillip Adroin. Pour certains observateurs, il suffit que le candidat républicain modère ses attaques et évite une gaffe majeure pour avoir l’air « présidentiel » et marquer des points. Mais Robert Erickson, professeur à l’université Columbia et spécialiste des élections, estime pour sa part qu’il s’agit du « strict minimum ». Lors des primaires, au milieu de 10 candidats, Trump n’a jamais eu à affronter un habile débatteur en duel. Cette fois, s’il connaît mal un sujet, Clinton tentera sans doute de le mettre K.O.

Jusqu’où iront les attaques personnelles ?

Alors que les deux candidats battent des records d’impopularité, la campagne a pris un virage toxique où tous les coups semblent permis. Trump attaquera-t-il la santé de Clinton ? Jusqu’où poussera-t-il la rhétorique sur le dossier des emails et de Benghazi ? Clinton accusera-t-elle son adversaire d’être raciste et de fricoter avec les suprémacistes blancs ? Traditionnellement, un débat présidentiel reste respectueux. Mais le républicain a prévenu que s’il était attaqué, il rendrait « coup pour coup. »

Quel impact dans les sondages ?

Hillary Clinton ne compte plus que 2,5 points d’avance sur Donald Trump dans la moyenne des sondages de Real Clear Politics. « Les débats ont souvent un impact sur l’opinion. Reste à voir si le changement sera temporaire ou dans la durée », souligne Sam Wang, expert data de l’université de Stanford. Selon lui, on peut modéliser une présidentielle comme un pendule qui oscille autour d’un équilibre. Mathématiquement, parce que Clinton a perdu du terrain par rapport à sa moyenne récemment, « elle dispose d’un plus grand potentiel pour rebondir », explique Wang. Trump, lui, n’a jamais vraiment réussi à percer un plafond situé à 45 % des voix. S’il y parvient, la donne aura alors vraiment changé

Source : Présidentielle américaine: Sécurité, affaires… Les enjeux du débat du siècle entre Trump et Clinton

20160723 – It’s Hillary Clinton’s moment — so why is she the most hated woman in the United States? — National Post – Top Stories

America looked most favourably on Hillary Clinton when she was at her lowest. It was December 1998, and the U.S. House of Representatives had just impeached her husband on charges of perjury and obstruction of justice in relation to his extramarital affair with former White House intern Monica Lewinsky. The impeachment would be just one of…

via It’s Hillary Clinton’s moment — so why is she the most hated woman in the United States? — National Post – Top Stories

20160716 -Turquie : au moins 60 morts et 754 militaires arrêtés, après la tentative de coup d’Etat

De violents affrontements ont eu lieu pendant la nuit en Turquie, après la tentative de coup d’Etat menée par des militaires. Des avions de chasse turcs ont bombardé les chars des putschistes à Ankara, près du palais présidentiel. Les violences ont fait au moins 60 morts, tandis que plusieurs centaines de militaires ont été arrêtés.

 

La situation est toujours très confuse en Turquie ce samedi matin, quelques heures après le début d’une tentative de coup d’Etat pour renverser le régime de Recep Tayyip Erdogan. Un groupe de militaires putschistes a tenté vendredi soir de prendre le pouvoir, entraînant plusieurs manifestations, notamment près de l’aéroport Ataturk d’Istanbul, où se sont réunis des partisans du putsch, ou encore place Taksim, où des milliers de personnes sont venues protester contre ce coup d’Etat.

  • La riposte violente d’Ankara

Dans la nuit, Ankara a répondu par une violente riposte. Des avions militaires ont bombardé les chars des putschistes près du palais présidentiel, dans la capitale. Les affrontements ont fait pour l’heure au morts 60 morts, parmi les civils et les policiers, tandis que plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, d’après un responsable turc.

  • Sanctions immédiates au sein de l’armée

Au petit matin, un groupe de putschistes s’est rendu aux autorités, en direct à la télévision. Au total, 754 militaires en lien avec cette rébellion ont été arrêtés, d’après l’agence de presse progouvernementale Anadolu. Cinq généraux et 29 colonels ont aussi été démis de leurs fonctions.

Le Premier ministre Yildirim avait ordonné à l’armée d’abattre les avions et les hélicoptères se trouvant aux mains des militaires putschistes, selon un responsable turc. Il a aussi annoncé avoir nommé un nouveau chef de l’armée par intérim, pour remplacer le général Hulusi Akar, retenu prisonnier par des militaires pendant quelques heures et libéré tôt dans la matinée.

  • Retour précipité d’Erdogan

Au cours de cette nuit de violence, le président turc est revenu précipitamment de vacances, pour tenter de reprendre la main. Accueilli à l’aéroport d’Istanbul en provenance de Marmaris, une station balnéaire du sud-ouest du pays, il a prédit l’échec de la rébellion et assuré qu’il assumerait ses fonctions « jusqu’à la fin ». Erdogan, qui a estimé qu’une « minorité » de l’armée était impliquée dans cette rébellion, a aussi affirmé que l’hôtel dans lequel il se trouvait quelques heures plus tôt avait été bombardé après son départ.

Pris de court par ces événements, le chef de l’Etat a d’abord donné une allocution via l’application Facetime, avant de tenir un point presse plus traditionnel à la télévision.

  • Fehtullah Gülen nie son implication dans le putsch

Dès son arrivée, le président a accusé les putschistes d’être liés à Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux Etats-Unis et qui est son ennemi juré. Des accusations que ce dernier a réfutées « catégoriquement », dans un communiqué envoyé depuis les Etats-Unis.

« J’ai souffert de plusieurs coups d’Etat militaires au cours des 50 dernières années et trouve donc particulièrement insultant d’être accusé d’avoir un quelconque lien avec cette tentative », a-t-il déclaré.

  • L’armée turque n’en est pas à son premier coup d’Etat

Par le passé, l’armée turque, la plus importante en nombre au sein de l’OTAN après les Etats-Unis, a mené trois coups d’Etat, en 1960, 1971 et 1980. Les deux derniers avaient été réalisés sous le contrôle de la hiérarchie militaire, qui avait pris le pouvoir dans le pays. Cette fois-ci, de hauts responsables, habituellement silencieux, se sont exprimés pendant la nuit pour dénoncer un « acte illégal » de leurs compagnons d’armes.

  • Les réactions se multiplient à l’étranger

Samedi, l’Union européenne a appelé à « un retour rapide à l’ordre constitutionnel en Turquie », par la voix du président du Conseil européen, Donald Tusk. « L’UE soutient totalement le gouvernement démocratiquement élu, les institutions du pays et l’Etat de droit », ont affirmé dans un communiqué commun Donald Tusk, le président de la Commission Jean-Claude Juncker, et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

« Les tensions et les défis auxquels fait face la Turquie ne peuvent être résolus par les armes. Il n’y a pas d’alternative à la démocratie et au régime de droit », a par ailleurs insisté Donald Tusk devant la presse. Les dirigeants européens se sont exprimés depuis la Mongolie, où se tient un sommet Europe-Asie depuis vendredi.

Vendredi soir, la chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir par le biais de son porte-parole que « l’ordre démocratique devait être respecté », tout en déclarant soutenir le gouvernement turc élu. Le président américain, Barack Obama, a quant à lui appelé à « faire preuve de retenue et éviter violence ou bain de sang », invitant toutes les parties à soutenir également le gouvernement « démocratiquement élu » du président Erdogan.

Alexis Tsipras, le chef du gouvernement grec, a lui aussi exprimé son soutien au gouvernement d’Erdogan. Les deux hommes, dont les pays sont voisins, s’entretiendront dans la journée par téléphone.

Source : Turquie: au moins 60 morts et 754 militaires arrêtés, après la tentative de coup d’Etat

20160711 – Everyone Is Talking About This Photo From the Protests in Baton Rouge — TIME

Over the past 48 hours in Baton Rouge, where the fatal shooting of Alton Sterling by police officers last week has reignited a national conversation on race and policing, over 120 protesters have been arrested — including prominent Black Lives Matter activist DeRay McKesson. But intense attention, however, has been focused on the image of…

via Everyone Is Talking About This Photo From the Protests in Baton Rouge — TIME

20160708 – News :La mort de Philando Castile et Alton Sterling embrase les Etats-Unis – L’Obs

Deux jeunes hommes noirs ont été abattus coup sur coup par des agents, en Louisiane et au Minnesota, réveillant le spectre du racisme dans la police américaine.

Leur mort a embrasé les Etats-Unis : à un jour d’intervalle, mardi 5 et mercredi 6 juillet, deux jeunes hommes noirs, Philando Castile et Alton Sterling, ont été abattus par la police, provoquant des rassemblements dans tout le pays. L’une de ces manifestations, à Dallas, s’est conclue jeudi par la mort de cinq policiers, tués par des tirs.

La première affaire à avoir mis le feu aux poudres survient mardi à Bâton-Rouge, en Louisiane. Tout commence lorsque Alston Sterling, un vendeur de CD à la sauvette, refuse d’obtempérer aux injonctions d’agents, sur un parking.

Une vidéo amateur montre une partie du déroulement des faits. Sterling, 37 ans, est plaqué et maîtrisé au sol par deux policiers.

Sterling, abattu à bout portant

« Il est armé ! » entend-on crier. Les deux policiers dégainent alors leur arme et plusieurs détonations retentissent. Alton Sterling, père de cinq  enfants, semble avoir été abattu à bout portant.

Source : La mort de Philando Castile et Alton Sterling embrase les Etats-Unis – L’Obs

20160703 – News / Irak : 82 morts et 200 blessés dans deux attentats à Bagdad

Photo : AFP L’attentat le plus meurtrier a été revendiqué par le groupe Etat islamique. Il a fait plus de 80 morts dans une rue commerçante.  C’est l’attentat le plus meurtrier de l’année à Bagdad.

Un camion réfrigéré, bourré d’explosifs, a explosé dans une rue commerçante de la capitale irakienne, dans la nuit de samedi à dimanche. L’explosion a fait au moins 75 morts et 130 blessés.

De nombreux Irakiens, qui dînent tard durant le mois de ramadan, étaient réunis dans cette rue commerçante. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un incendie important dans la rue principale de Karrada après l’explosion.

 Une autre attaque à Bagdad

Le groupe Etat islamique a revendiqué l’attaque, qui a lieu une semaine après la perte de la ville de Fallouja, considérée comme le fief de l’EI.

Un second attentat, non revendiqué, a également eu lieu dans la capitale irakienne, dans un quartier chiite. Une mine a explosé, faisant deux morts. François Hollande a dénoncé “l’oeuvre de criminels abjects”.

Source : Irak : 82 morts et 200 blessés dans deux attentats à Bagdad

20160702 – News : Bangladesh : terreur à Dacca

La prise d’otages a duré près de 12 heures. Vingt personnes, toutes de nationalité étrangère, ont été tuées dans l’attaque d’un restaurant par un commando islamiste hier soir à Dacca, la capitale du Bangladesh.

Les forces de sécurité ont mis fin ce matin à cette attaque, revendiquée par l’Etat islamique, libérant treize otages dont deux Sri-Lankais et un Japonais.

L’armée n’a pas été en mesure de préciser immédiatement la nationalité des ressortissants ayant péri. La plupart ont été tués à l’arme blanche au début de l’attaque. Six assaillants ont été abattus, un septième a été capturé après douze heures de siège.

Selon les médias transalpins, sept Italiens, dont plusieurs travaillant pour l’industrie textile, se trouvaient dans le restaurant quand le commando a fait irruption.
Pour sa part, le Quai d’Orsay a annoncé  ce matin qu’aucun Français ne figure parmi les victimes de cette attaque.

L’attaque a débuté quand plusieurs hommes armés se sont retranchés dans le restaurant du Holey Artisan, situé dans le quartier chic de Gulshan, vendredi aux alentours de 21h00 heure locale.
Plus de cent policiers des forces spéciales ont donné l’assaut aux alentours de 8h00 heure locale dans ce restaurant du quartier diplomatique de Dacca. Les assaillants ont riposté lors d’une “intense fusillade”.

Cette prise d’otages marque une nouvelle étape dans la vague de violences islamistes qui secoue le Bangladesh depuis dix-huit mois et a coûté la vie à des défenseurs des libertés ou des membres de minorités religieuses non musulmanes.

Vendredi, un prêtre hindou a été tué à coups de machette dans un temple du district de Jhinaidah, à 300 km environ au sud-ouest de Dacca.

Source : Bangladesh : terreur à Dacca

20160627 – News : Attentats suicide meurtriers dans un village libanais

Une série d’attentats suicide menés par quatre kamikazes a coûté la vie à cinq personnes dans un village à majorité chrétienne dans l’est du Liban, une région troublée en raison de sa proximité avec la Syrie en guerre.

Cette attaque est survenue quelques heures après que le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué un attentat suicide perpétré en Jordanie à la frontière syrienne, qui avait fait sept morts et 13 blessés mardi.

La série d’explosions s’est produite avant l’aube à Al-Qaa, un village situé dans la région de la Bekaa, à quelques kilomètres de la frontière.

« Le premier assaillant a frappé à la porte de l’une des maisons, mais face à la méfiance des habitants, il a déclenché sa ceinture explosive », a indiqué une source militaire.

Alertés, les habitants se sont rassemblés sur les lieux, à une centaine de mètres de l’église, et c’est à ce moment là que les trois autres kamikazes sont entrés en action, a-t-elle ajouté.

Le maire d’Al-Qaa, Bachir Matar, a indiqué que deux des kamikazes s’étaient fait exploser lorsque « les habitants se sont réunis pour soigner les blessés ». « Nous avons poursuivi le quatrième assaillant et tiré sur lui avant qu’il ne se fasse sauter ».

« Mon voisin prenait son souhour (petit déjeuner du Ramadan avant l’aube) lorsqu’il a vu des assaillants dehors. Il est sorti pour leur parler mais il a rapidement compris qu’ils cherchaient des problèmes », a raconté à l’AFP Fadi Bsherrawi, un habitant. « Son fils est sorti avec son fusil de chasse et a tiré sur eux (…) J’ai entendu des tirs et des explosions », a-t-il ajouté.

Selon Georges Kettaneh, le secrétaire général de la Croix-Rouge libanaise, « au moins huit personnes dont trois kamikazes ont été tuées et quinze ont été blessées ». Quatre blessés sont des soldats, a précisé l’armée.

Un correspondant de l’AFP a constaté que les forces de sécurité libanaise s’étaient déployées à la suite de l’attaque, qui n’avait pas été revendiquée en fin de matinée.

– Victime du conflit syrien –

Al-Qaa est situé sur le principal axe routier reliant la ville syrienne de Qousseir à la Bekaa libanaise. Il est majoritairement chrétien mais un quartier est peuplé de musulmans sunnites et des réfugiés syriens ont établi un camp à sa périphérie.

Comme de nombreuses autres localités de l’est du Liban, Al-Qaa n’est pas épargné par la guerre syrienne qui a fait plus de 280.000 morts et poussé des millions de personnes à la fuite depuis plus de cinq ans.

« Le village est toujours sur ses gardes et nous surveillons nos maisons avant d’y entrer », a expliqué Fadi Bsherrawi.

La zone frontalière a été le théâtre de multiples affrontements entre l’armée libanaise et des groupes jihadistes comme le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al Qaïda, ou le groupe extrémiste sunnite État islamique (EI).

La tension a culminé en août 2014 lorsque Al Nosra et l’EI ont enlevé une trentaine de soldats et policiers libanais, à Aarsal, dans l’est du pays. 16 d’entre eux ont été libérés fin 2015 à l’issue de négociations longues et ardues menées par Beyrouth.

L’implication du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah aux côtés du régime syrien de Bachar al-Assad, a accru les tensions confessionnelles au Liban, qui accueille plus de 1,1 million de réfugiés syriens, soit le quart de sa population.

Le Hezbollah, proche de l’Iran, un autre allié de Damas, a envoyé plusieurs milliers de combattants pour venir en aide au régime syrien face aux rebelles et jihadistes.

En Jordanie, l’EI a revendiqué dimanche soir l’attentat suicide ayant visé mardi dernier un poste des garde-frontières et provoqué la mort de sept personnes, selon l’agence Amaq liée à l’organisation jihadiste.

Ce genre d’attentats est rare dans le royaume, proche allié de Washington, qui participe depuis 2014 à la coalition internationale conduite par les États-Unis contre le groupe EI, implanté en Syrie et en Irak. La Jordanie a en outre mis des bases aériennes à la disposition des États-Unis et la France pour lutter contre l’EI.

Source : Attentats suicide meurtriers dans un village libanais

20160620 – News : Le monde compte 65,3 millions de déracinés en 2016, un nouveau record

À titre de comparaison, ce chiffre représente la population de la France. Outre la Syrie, l’année 2015 a vu l’émergence de nouvelles situations d’urgence, au Burundi, au Soudan du Sud et en Afghanistan.

Un nouveau record a été battu dans le monde en 2015. Plus de 65 millions de personnes sont désormais déracinées, annonce le Haut-commissariat de l’Onu pour les réfugiés. Ils ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

Année après année, depuis 2011, date du début du conflit syrien, ce chiffre ne cesse d’augmenter, selon le dernier rapport statistique annuel publié lundi par le HCR, alors qu’il a été relativement stable entre 1996 et 2011. Par rapport à 2014, la hausse est de 9,7%. Ces 65,3 millions de personnes représentent plus que la population du Royaume-Uni.

«Nous vivons dans un monde inégal», il y a des guerres, des conflits et «il est inévitable que les gens veuillent aller vers un monde plus sûr», a commenté Filippo Grandi, haut-commissaire aux Réfugiés, lors de la présentation à Genève de ce rapport, publié à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

40,8 millions, un chiffre record, sont des «déplacés internes»

De son côté, Jan Egeland, secrétaire général de l’ONG norvégienne NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés, qui a contribué à la rédaction de ce rapport), a estimé que les réfugiés «sont victimes d’une paralysie générale» de la part des gouvernements dans le monde, qui «renoncent à prendre leurs responsabilités». Selon Filippo Grandi, la plupart des crises qui poussent les déracinés sur le chemin de l’exil, sont les mêmes, d’une année sur l’autre, avec la Syrie qui arrive en première position.

L’année 2015 a cependant vu l’émergence de nouvelles situations d’urgence, au «Burundi, au Soudan du Sud et en Afghanistan». Les Afghans, a indiqué Filippo Grandi, forment aujourd’hui le deuxième groupe de réfugiés dans le monde, derrière les Syriens, qui sont près de 5 millions. «Même des Afghans, qui sont réfugiés depuis plusieurs années en Iran, se rendent à présent en Europe» pour demander l’asile, a ajouté Filippo Grandi.

Parmi les 65,3 millions de déracinés dans le monde, 21,3 millions sont des réfugiés ayant quitté leur pays et 40,8 millions, un chiffre record, sont des «déplacés internes» qui ont quitté leur foyer sans quitter le pays. Les 3,2 millions restant sont des demandeurs d’asile dans les pays industrialisés.

Selon le HCR, «un être humain sur 113 est aujourd’hui déraciné, il est demandeur d’asile, déplacé interne ou réfugié». Sur ces 65,3 millions de personnes, 16,1 millions sont sous mandat du HCR, soit «le chiffre le plus élevé depuis 20 ans». Les autres réfugiés, 5,2 millions, sont des Palestiniens. Ils dépendent d’une autre agence spécialisée de l’ONU.

La Turquie accueille le plus de réfugiés au monde

En 2015, plus de la moitié des nouveaux réfugiés viennent de Syrie, soit un million de personnes. Fin 2015, 55% des 16,1 millions de réfugiés sous mandat du HCR étaient établis en Europe ou en Afrique subsaharienne. L’Afrique accueille à elle seule 4,41 millions de réfugiés (+20%), qui proviennent essentiellement de cinq pays: Somalie, Soudan du Sud, RDC, Soudan et Centrafrique. L’Europe et la Turquie arrivent en deuxième place dans le monde, avec 4,39 millions de réfugiés (+43%). Les réfugiés se rendent surtout en Allemagne, en Russie, en France, en Suède, au Royaume-Uni et en Italie. Dans la région Asie-Pacifique, le nombre de réfugiés a légèrement diminué en 2015 pour atteindre 3,8 millions (-2%). À la fin 2015, sur les 10 pays accueillant le plus de réfugiés, 5 sont situés en Afrique subsaharienne.
LIRE AUSSI: Un rapport alarme sur la détresse des migrants mineurs isolés en France

La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde, avec 2,5 millions de personnes, suivie par le Pakistan (1,6 million) et le Liban (1,1 million). La situation s’est particulièrement aggravée au Yémen, où 10% des habitants ont fui leur foyer.

Source : Le monde compte 65,3 millions de déracinés en 2016, un nouveau record

 

Avis Pimpf : vu l’état actuel du monde ce n’est pas près de s’arranger malheureusement ,  comme disait Coluche il ne fait pas bon d’être pauvre de nos jours ou d’être dans la détresse, et en plus d’être « étranger » …

 

Dieu a dit : il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux et il y aura des hommes moches, et tous seront égaux ; mais ça sera pas facile… Et puis il a ajouté : il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur !

  • Le blouson noir, Coluche, album Coluche : l’intégrale, vol. 2, 1989 chez Carrère.

Dieu a dit : « je partage en deux. Les riches auront de la nourriture, et les pauvres auront de l’appétit ».

  • Revue de presse, Coluche, album Coluche : l’intégrale, vol. 4, 1989 chez Carrère.

Source : Wikiquote

 

 

20160613 – News / Tuerie d’Orlando : l’émotion unanime de la communauté internationale

RÉACTIONS – Une «attaque odieuse», un «terrible massacre», un «crime barbare»… Les dirigeants du monde entier ont exprimé leur soutien aux États-Unis après l’attaque d’une boîte de nuit gay en Floride qui a fait 50 morts et 53 blessés.

Source : Tuerie d’Orlando : l’émotion unanime de la communauté internationale