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La BD d’Emma met sous les projecteurs le concept de « charge mentale » : le fait que les femmes, en plus des tâches ménagères, ont à leur charge toute la partie logistique du fonctionnement d’un ménage. (EMMA / FACEBOOK)
Une bande dessinée de la blogueuse Emma, publiée le 9 mai, a fait un carton sur les réseaux sociaux. Elle parle d’un problème dont le nom était jusqu’ici peu connu : la charge mentale. Franceinfo fait le point pour vous, sans vous prendre la tête.
Vous, nos frères, nos cousins, nos mecs, vous avez sans doute dû voir passer cette petite bande dessinée. Postée le 9 mai, elle a déjà été partagée plus de 200 000 fois, lundi 15 mai. Emma, dessinatrice et auteure de la bande dessinée Un autre regard, nous parle de « charge mentale » et inscrit cette expression dans une revendication féministe. Ça vous agace déjà ? Franceinfo vous explique pourquoi ce n’est pas méchant, et même, pas inintéressant.
La « charge mentale », c’est quoi encore ce concept ?
La bande dessinée d’Emma, intitulée « Fallait demander », illustre une situation qu’elle juge classique. Elle arrive chez une amie alors que celle-ci est encore en train de s’occuper de ses enfants tout en gérant la préparation du repas. Quand arrive la catastrophe d’une casserole qui déborde, son compagnon jusqu’alors bien calé dans le canapé du salon lui rétorque que si elle avait besoin d’aide, « fallait [lui] demander ».
C’est ça, la charge mentale : en plus d’assurer sa part des tâches ménagères, la femme a, bien souvent, la charge de l’organisation et de la répartition de ces tâches dans le foyer. Son esprit est toujours occupé à anticiper, planifier et réguler le fonctionnement d’une maison et le bien-être de ses habitants.
Et ce concept n’est pas nouveau ! Selon Sandra Frey, sociologue et politologue spécialiste des questions de genre, contactée par franceinfo, la charge mentale a été pour la première fois évoquée dans les années 1990. A l’époque, la sociologue Danièle Kergoat, spécialiste de la division sexuelle du travail, se penche sur les revendications du mouvement des infirmières. L’une de leurs demandes est que leur travail soit reconnu comme une activité qualifiée, et non comme un prolongement de leurs supposés attributs « de femmes ». En poussant plus avant l’analyse des spécificités du travail dit « féminin », Danièle Kergoat met au jour cette notion de charge mentale.
Le marxisme s’est lui aussi penché sur la question. « On appelle ça, dans l’analyse marxiste,‘l’entretien et la reproduction de la force de travail’. On dévolue toujours prioritairement aux femmes la satisfaction des besoins de chacun, enfant et travailleur, la bonne marche de la maisonnée », rappelle la sociologue.
Franchement, il n’y a pas plus urgent pour les féministes, comme se battre pour l’égalité des salaires ?
Les combats ne sont pas exclusifs, hein… Et, en réalité, tout est lié.Selon Sandra Frey, « la charge mentale est invisible, mais c’est l’infrastructure du sexisme dans notre société ». Elle est à la fois une cause et une conséquence de l’attribution de rôles sociaux en fonction du genre. Le fait que la femme doive être mentalement dévouée à son foyer insinue qu’elle n’est pas à sa place dans le milieu professionnel.
C’est le pendant du plafond de verre dans la vie professionnelle. Mais ce n’est pas compréhensible si on n’a pas à l’esprit, ou qu’on ne veut pas voir, la prédominance du sexisme dans la société.
Sandra Frey, spécialiste des questions de genre
à franceinfo
La sociologue va même plus loin dans sa définition du phénomène : « C’est quelque chose de l’ordre de l’esclavagisme : c’est-à-dire un travail non rémunéré, nié dans sa valeur, non reconnu et illimité. » Car la charge mentale mobilise en permanence les femmes, les épuise, donc les handicape.
Sandra Frey voit un lien direct entre la charge mentale et le fait pour une femme d’interrompre temporairement une carrière, souvent à la naissance d’un enfant. « Les femmes qui arrêtent leur métier pendant un an, deux ans, le revendiquent, et c’est dénoncé comme traditionaliste. Mais si on a à l’esprit la difficulté d’affronter, de subir, de durer sur le quotidien dans ces conditions – tout ça pour parfois même pas le smic – le compte est vite fait pour elles. » C’est aussi une manière d’éviter le burn out.
Il y a quand même un impact positif de ce rôle permanent de chef de rang : les femmes développent de vraies capacités logistiques. Sandra Frey a mené une étude, La dimension du genre dans l’engagement politique local. Elle s’est intéressée à des femmes retirées de la vie professionnelle qui, à force de s’engager bénévolement autour de leurs enfants, sont repérées par des responsables locaux et font ensuite une carrière en politique. Problème : ce n’est pas la règle générale et, le plus souvent, on ne tient pas compte de cette potentialité.
Je fais ma part des tâches ménagères, moi. Qu’on ne vienne pas m’accuser de sexisme !
Comme le montrent les réactions suscitées par la BD sur Facebook, mais aussi les statistiques, c’est un peu plus compliqué que ça.
Une étude de l’Insee montre qu’en 2010, les femmes consacraient encore quatre heures par jour au « temps domestique », contre deux heures environ pour les hommes. Depuis 1986, l’écart a tendance à se resserrer, mais très lentement. S’il s’est réduit de 15 minutes en ce qui concerne la cuisine, il n’a diminué que de deux minutes pour ce que l’Insee appelle les tâches « diverses », catégorie qui regroupe entre autres la gestion du ménage ou l’attention portée aux autres adultes… La charge mentale, en fait.
L’étude de l’INSEE a porté son attention sur la répartition et l’évolution du temps domestique des hommes et des femmes. (INSEE)
Sous la publication d’Emma, les réactions des hommes sont nombreuses et mitigées. « Merci de m’avoir ouvert les yeux car je me suis reconnu avec le ‘Si tu as besoin d’aide, tu me dis’. Nous attendons notre second enfant et même si parfois je prends des initiatives (…) je ne le fais pas tout le temps et laisse reposer la charge mentale sur ma compagne… », reconnaît un internaute. D’autres rejettent totalement le concept, comme celui-ci : « Ce sont sûrement des mots écrits par les créatrices du concept fantôme de pervers narcissique », ou cet autre : « Ou l’art de faire le buzz , je trouve votre avis et vision très peu progressistes, voire même réducteurs à souhait. »
La sociologue Sandra Frey a jeté un œil à ces commentaires : « Les hommes qui s’étonnent, ils sont en posture ouverte, c’est le stade 1 ! C’est normal que d’autres se sentent accusés : quand on déplace les représentations mentales, la première réaction peut être un choc. »
Car la charge mentale est le fruit d’un sexisme que l’on appelle structurel, et qui est inconscient : on peut être sexiste même sans le faire exprès, parce que certains éléments de notre éducation vont dans ce sens.
Et vous pensez vraiment qu’une BD sur Facebook va changer quelque chose ?
Ça y contribue. Pour les femmes qui vivent cette situation, lire la BD d’Emma a permis de mettre des mots sur une souffrance et de se rendre compte qu’elles n’étaient ni paranoïaques ni seules.
Autre avantage : aider à parler de cette réalité à ceux qui ne la vivent pas ou ne la comprennent pas – les hommes, la plupart du temps. Et nombreux sont ceux qui acceptent de se reconnaître dans ces situations du quotidien illustrées par Emma.
Pour Sandra Frey, l’efficacité de ce petit récit est certaine : « Il n’y a pas une façon de changer les choses, il faut activer tous les leviers.Tous les gens qui auront eu accès à ce débat peuvent prendre conscience. C’est super que cette réflexion leur soit offerte, c’est un mini-mai 68. »
The Force has two sides. It is not a malevolent or a benevolent thing. It has a bad side to it, involving hate and fear, and it has a good side, involving love, charity, fairness and hope.
— George Lucas
« There’s no place for personal triumph in a film like this, » says Harrison Ford dryly, referring to his return to the screen as mercenary adventurer Han Solo in Star Wars‘ monumental sequel, The Empire Strikes Back. Although Ford shares star billing, he is painfully aware that he and the other featured performers are mere pawns in a projected nine-part series of sci-fi films, cartoonlike components with little more dimension than the hapless androids C-3PO and R2D2.
Star Wars, the creation of writer-director-producer George Lucas, is the largest-grossing film of all time — over $400 million at last count — and Empire, directed by Irvin Kershner, looks to be its nearest box-office rival. Yet the cast of this spectacular saga seems almost lost in an interplanetary shuffle.
« The star is the movie, » says Mark Hamill, a.k.a. Luke Skywalker, and his cohorts sadly concur. Indeed, Harrison Ford has learned so little about his own character that he cannot explain why Solo is being pursued by bounty hunters throughout Empire.
« There’s no, er, I don’t know why that is. » He shrugs, red-faced. « I can imagine, but basically, I just work here, you know what I mean? In fact, I didn’t get the script to the second picture until three weeks before we started shooting. [Some of the actors in Empire were given only partial scripts to ensure the secrecy of plot twists.] I haven’t gotten the script for the third one, The Revenge of the Jedi.
« One of George’s real strengths, » adds Ford, « is not giving you all the information you need, yet at the same time not denying you anything essential. You have a feeling that you want to know more at all times.
« I have heard frequently, » he continues, « that there is a certain kind of disappointment with the ending of the second film. I’ve heard people say, ‘There’s no end to this film’ or ‘I can’t wait to find out what happens.’ But they will, and that’s exactly the effect intended by the ending. »
To feed the seemingly insatiable appetite for news about Star Wars, Twentieth Century-Fox and Lucasfilm (George’s production company) have mounted a promotional onslaught whose scope resembles a rock & roll world tour. Over the last few weeks, the films’ stars have been hustled from Los Angeles to New York to Washington to London to Japan and then on to Australia to sit for literally hundreds of newspaper, radio and television interviews. The effort is further supported by a multimillion-dollar ad campaign and a glut of aggressive merchandising schemes that include everything from a soundtrack album to a proposed Yoda doll, the gnomelike Jedi master.
The films’ principals were not often together on the set — especially during the shooting of Empire — and the same goes for their promo tours. While they get along well with one another, there’s little sense of a shared experience. And as for the actual creation of the film fantasy, vivid anecdotes are rare; Carrie Fisher, who plays Princess Leia, admits that the actors had to « pretend a lot.
« On the set, I would have to say, ‘Don’t blow up my planet, please!’ and all I’m doing is looking at a board with an X on it, held by an assistant director who couldn’t wait for the tea break.
« There are certain things you can bring to a movie that have substitutions in your life, » she adds. « Well, you can’t do that in this type of film. I had never seen hyperspace till I saw the finished films, so I could never imagine how they would do it. You just make what Kierkegaard called the ‘great leap of faith.' »
« I felt curiously detached watching Empire, » says Hamill. « I sound like my therapist, but you do start taking these things to heart, thinking, ‘Yes, you are a terrible actor, and it was only the special effects that made it all memorable.' »
It is perhaps a sign of the times that the biggest entertainment phenomenon in history is also a wondrous cliffhanger that is as mesmerizing as it is manipulative. At this rate, we will have to wait until sometime around the year 2000 to see the final episode of Lucas’ cinematic fairy tale, while the actors, who were paid sizable salaries (and, in the case of Star Wars, a reported bonus cut of Lucas’ own profits), may never derive any great satisfaction from the most celebrated roles of their careers.
The man getting the most personal gratification from this project must be Lucas himself, who, after miraculously surviving a car crash at the age of eighteen, decided, « I should do something positive with my life because I was spared for a reason. Maybe I was here for Star Wars.« *
None of the actors are apologetic about their part in this unfolding drama, but one gets the feeling that they would relish a greater comprehension of, and control over, the science-fiction serial that has assumed such power over their lives and careers. (Ford, Hamill, Fisher, Billy Dee Williams and most of the other costars are signed for The Revenge of the Jedi.)
« The Force is what you perceive it to be, » Lucas notes, « and it is always changing. »
I was nineteen, chosen at random, and told to lose weight, which at the time was a problem, » says pretty, petite Carrie Fisher, 23, curled up in an overstuffed chair in her New York apartment. « This time around, for Empire, I was told to gain weight. The only film I’d done before Star Wars was Shampoo. But they decided to go with me anyway, a strong girl with a low voice and self-righteous nature. »
Sardonic would be a better word. Fisher’s flippant outlook on life may be the result of a childhood spent enduring mother Debbie Reynolds’ two celebrated divorces (« She’s a Texas chain-saw survivor; she’s real great ») and the gossip-magazine prattle that plagued father Eddie Fisher (« He’s a little shellshocked from thirteen years of doing speed, but he’s real friendly »). Her quick-witted style, heavily influenced by the blasé-just-before-the-gallows banter of Saturday Night Live alumnus Michael O’Donoghue (who’s a close chum), contains traces of Joan Rivers, Bette Midler and a dollop of Dorothy Parker.
« I liked whenever Harrison and I yelled at each other, » she giggles, recalling her favorite scenes from both films. « And whenever Darth Vader came in, a lot of the scenes were funny, because he was physically depicted by David Prowse, this muscle man from Cornwall or Devon. [Vader’s eerie, wheezing voice was dubbed in by James Earl Jones.] And ’cause he had this Devon farmer’s accent, we used to call him Darth Farmer!
« In the first film, » Fisher adds, « I had to wear that white dress and I couldn’t wear a bra. Everything was bouncing around, so I had to wear gaffer’s tape for three months to keep my breasts down. A new crew member used to come up every day and get to rip it off—only kidding!
« Lucas always had to remind me to ‘Stand up! Be a princess!’ And I would act like a Jewish princess and lean forward, slouching, chewing gum. »
Avant la sortie de « French Touch », un album de reprises en anglais produit par David Foster, Carla Bruni dévoile son premier extrait. Elle y revisite le tube « Enjoy the Silence » de Depeche Mode. Regardez le clip !
Carla Bruni est de retour en musique. Quatre ans après « Little French Songs », la chanteuse qui a écrit pour Christophe Willem ou Isabelle Boulay s’apprête à publier le 6 octobre prochain son cinquième album « French Touch ». Un disque produit par David Foster (Michael Jackson, Céline Dion, Whitney Houston…) et qui sera composé de reprises, sur lequel l’ex-Première Dame de France revisitera des tubes d’ABBA (« The Winner Takes It All »), des Rolling Stones (« Miss You ») ou encore The Clash (« Jimmy Jazz »). (« David) m’a dit qu’il adorerait produire un de mes albums pour les Etats-Unis mais que mes chansons étaient trop françaises. Il m’a dit que les gens en Amérique adoreraient m’entendre chanter en anglais. Je lui ai dit que j’adorerais mais que je n’écrivais qu’en français et je n’avais jamais pensé à faire un album de reprises » a confié Carla Bruni à Billboard.
« Words are very unnecessary »
A 49 ans, l’interprète de « Quelqu’un m’a dit » a misé sur des titres emblématiques qu’elle revisite en acoustique. A commencer par le titre culte « Enjoy The Silence » de Depeche Mode, choisi comme premier extrait de « French Touch ». Tout le monde connait ce refrain mythique : « All I ever wanted / All I ever needed / Is here in my arms ». Ici, Carla Bruni se l’approprie avec la douceur qui la caractérise. Dans son clip, la chanteuse nous invite à Pigalle où elle chante dans un cabaret avant de se promener dans la ville, de nuit, croisant un homme en porte-jarretelles, et se ressourcer au bord de l’eau quand le soleil se lève.
De nombreuses entreprises dont Apple militent pour empêcher des états américains de promulguer une loi en faveur du droit à la réparation. Une démarche à l’encontre des arguments écolos que la marque promeut lors de ses conférences.
Apple et l’environnement, c’est une histoire un peu compliquée. Selon nos confrères américains de Motherboard, la marque à la pomme ainsi que de grande entreprises comme Toyota, Lexmark ou encore Caterpillar ont fait appel à des cabinets spécialisés pour faire pression sur les 11 états américains qui ont mis en place un projet de loi dit « Fair repair act ». Ce projet vise à forcer les industriels à commercialiser des pièces de rechange auprès du grand public et les guides de réparation idoines. Il interdirait les blocages logiciels ou toute autre protection empêchant la réparation des produits. Une suite d’obligations qui ne plaisent pas à certains.
Si Motherboard a pu déterminer avec précision quelles marques avaient investi dans tel ou tel groupe de pression et pour soutenir/contrer telle ou telle loi, c’est parce que les lois de l’état de New York obligent à une grande transparence en matière de lobbying : la commission jointe sur l’éthique publique oblige les entreprises et autres associations à consigner scrupuleusement les noms, cabinets, sommes et projets soutenus/combattus. Ainsi, plusieurs entreprises dont Apple ont conjointement dépensé 366.634 $ (on vous a dit que c’était précis !) pour lutter contre le « Fair repair act » dans le seul état de New York entre Janvier 2017 et Avril 2017, soit presque 100.000 $ chaque mois.
VIDÉO – Donnant le coup d’envoi de leur série de concerts, vendredi 12 mai, les musiciens irlandais ont interprété un titre inédit, The Little Things That Give You, à Vancouver.
La bande à Bono a le chic pour débuter ses tournées. Pour son premier concert à Vancouver, le groupe a surpris ses fans en dévoilant vendredi 12 mai une nouvelle chanson intitulée The Little Things That Give You Away. Le titre doit paraître sur son prochain album, Songs of Experience, dont la sortie est prévue dans les mois prochains. Le groupe a même donné un aperçu de ce qui pourrait être la pochette du disque en projetant sur l’écran géant derrière la scène, à la fin du morceau, deux personnes adossées à un mur se tenant la main.
Le Joshua Tree Tour porte le nom de leur album star sorti en 1987. Le groupe rejoue toutes les chansons de ce cinquième disque qui les a rendus célèbres. Les quatre artistes ont ainsi interprété des morceaux délaissés depuis plusieurs années. Trip Through Your Wires n’avait pas été entendu en live depuis trente ans. Red Hill Mining Town, chantée pour la première fois à Vancouver, n’avait même jamais été joué sur scène.
Comme à leur habitude Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen Jr. se sont lancés dans une petite séquence politique. Le chanteur a souligné que le peuple uni et plus fort que ses dirigeants et rappelant que «l’amour est plus fort que la haine». Les Irlandais feront une halte en France pour leur tournée événement au Stade de France les 25 et 26 juillet.
Une grande première. » Le collectif SVT Egalité, un réseau de professeurs qui lutte contre les stéréotypes dans l’enseignement, s’est réjoui dans un message publié jeudi 11 mai sur Facebook que le clitoris soit « enfin » bien représenté dans un manuel scolaire. Les éditions Magnard ont, en effet, proposé dans leur dernier ouvrage un schéma fidèle de cet organe féminin, qui est le grand absent des manuels de Sciences de la vie et de la Terre, au collège et au lycée.
« Tous les autres éditeurs (Belin, Bordas, Didier, Nathan, Hachette, Lelivrescolaire) ont recyclé leurs éternels schémas faux : sans clitoris, ou le mentionnant sans le représenter, ou en le réduisant à un organe de quelques millimètres », regrette le collectif SVT Egalité dans cette publication.
« J’ai rencontré en 2014 des membres du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) qui m’ont alertée sur cette question, explique Isabelle Magnard, la directrice adjointe de la maison d’édition, contactée par franceinfo. En sortant, j’ai demandé que cela soit corrigé dans les prochains ouvrages de SVT. »
« Le clitoris a été gommé »
Pourtant, cela fait des siècles qu’un schéma complet du clitoris existe. « Le premier a vu le jour en 1848 », explique Alexandre Magot, professeur et membre du collectif SVT Egalité. Lorsque le chirurgien britannique Henry Gray publie, en 1858, la première édition de son livre d’anatomie médicale, Gray’s Anatomy, l’organe sexuel y figure dans son entièreté. « Un siècle plus tard, il a totalement disparu de l’ouvrage. Il a simplement été gommé », déplore Alexandre Magot.
Ces dernières années, plusieurs initiatives ont voulu familiariser les femmes avec leur clitoris. En 2016, la chercheuse indépendante Odile Fillod a modélisé, grâce à une imprimante 3D, l’appareil à échelle réelle pour que les élèves puissent avoir une idée précise de sa taille. Sur le site de SVT Egalité, un schéma réalisé par Vincent Guili est à disposition des professeurs qui souhaitent en parler.
Sur le site de SVT-Egalité, un schéma de l’appreil sexuel féminin est disponible en ligne. (Vincent Guili / SVT-Egalité)
Selon Alexandre Magot, les éditeurs de manuels scolaires sont tout à fait au courant de l’existence de telles ressources. « Nous sommes plusieurs enseignants à leur avoir écrit pour les alerter, et nous n’avons jamais eu de réponse », explique-t-il.
Un « sujet polémique » pour certains éditeurs
Contactées par franceinfo, les éditions Belin assurent n’avoir jamais reçu le moindre courrier. Et disent avoir cherché à favoriser « une représentation du sexe féminin en vue externe de face, qui a paru à nos auteurs la plus utile à l’enseignement ». Assurant que « la lutte contre les stéréotypes sexistes est une préoccupation de [ses] auteurs comme des éditeurs », la maison d’édition précise avoir accompagné leur schéma d’une légende explicite : « Organe érectile et érogène ».
Les éditions Magnard affirment également ne pas avoir reçu de courrier de la part de professeurs. « Je ne savais pas que nos schémas étaient erronés avant que le HCE n’attire mon attention là-dessus, explique Isabelle Magnard. Quand je l’ai su, je nous ai trouvés très ringards. On continue d’apprendre à tout âge. »
Les autres éditeurs de manuels scolaires contactés par franceinfo n’ont pas souhaité répondre à nos questions. « Nous ne voulons pas entrer dans des sujets polémiques », s’est justifié l’un d’eux.
Il y a une part d’autocensure très forte.
Alexandre Magot, professeur et membre du collectif SVT Egalité
à franceinfo
Interrogée par Buzzfeed en 2016, Odile Fillod a dénoncé la pression exercée par certains établissements scolaires. « J’ai eu l’occasion de faire des entretiens avec des contributeurs aux manuels de SVT, qui, lorsque je les ai questionnés sur la raison pour laquelle certains biais dans la présentation de la sexualité étaient présents, m’ont expliqué très clairement qu’ils avaient subi une censure, et que celle-ci était directement liée à la puissance de l’enseignement privé catholique en France », a déclaré la chercheuse indépendante.
Un organe sexuel méconnu
Pour Alexandre Magot, « connaître son corps est fondamental en termes d’éducation ». Mais selon un rapport sur l’éducation sexuelle remis en juin par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris et 83% des collégiennes en classe de quatrième et de troisième ignorent sa fonction.
Si l’absence de représentation fiable pose problème, d’après le professeur de Sciences de la vie et de la Terre, c’est parce que cette absence est fondamentalement sexiste : « Parler du clitoris, c’est aussi parler du désir féminin et ne plus le voir comme annexe. »
De son côté, Isabelle Magnard considère que la démarche de sa maison d’édition n’est pas du militantisme : « Notre rôle n’est pas de militer mais d’avoir des représentations qui tirent les choses vers le progrès. »