20160910 – News /Bonbonnes de gaz à Paris. Une première suspecte bientôt devant le juge

Une première suspecte devait être présentée samedi à la justice dans la double enquête sur un attentat avorté à la voiture piégée en plein Paris et sur

une autre attaque « imminente » que les autorités assurent avoir déjouée en démantelant un commando de femmes djihadistes.

Alors que la riposte face à la menace terroriste inédite est déjà au cœur de la campagne présidentielle, le gouvernement s’est félicité d’avoir pu éviter un nouveau drame après la série d’attentats qui ont endeuillé la France depuis 2015.

Ornella G., 29 ans, fichée pour des velléités de départ en Syrie, avait été arrêtée mardi dans le Sud. Elle devait être présentée dans l’après-midi à un juge antiterroriste. La garde à vue de son compagnon, interpellé avec elle, arrive également à son terme et il peut être déféré ou remis en liberté.

Une « cigarette à peine consumée »

Les empreintes d’Ornella G. ont été retrouvées dans la voiture pleine de bonbonnes de gaz découverte le week-end dernier à quelques centaines de mètres de Notre-Dame-de-Paris. Pour les enquêteurs, cette voiture piégée devait servir à un attentat qui a avorté pour des raisons qui restent à confirmer.

Selon le récit d’Ornella G., « après une tentative infructueuse » pour mettre le feu au véhicule, « les jeunes femmes ont fui à la vue d’un homme qu’elles ont pris pour un policier en civil », rapporte une source proche de l’enquête.

Une « cigarette à peine consumée » et une couverture avec « des traces d’hydrocarbures »ont été trouvées dans le coffre près des bonbonnes, a expliqué vendredi le procureur de Paris François Molins : si l’incendie « avait pris », il « aurait suffi à entraîner » la « destruction de l’ensemble du véhicule ».

Des gares et des policiers pour cibles

Avec Ornella G. se trouvait la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, également fichée « S » pour des raisons similaires et qui a prêté allégeance au groupe jihadiste État islamique (EI). Les enquêteurs cherchent à savoir si une troisième femme était présente : Sarah H., 23 ans, qui semble au cœur de connexions multiples avec d’autres jihadistes français.

En suivant la piste d’Inès Madani, la police a réussi à l’arrêter jeudi, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), avec Sarah H. et une troisième femme, Amel S., 39 ans. C’est chez elle que le trio, mué en commando, évoque des cibles pour un nouvel attentat, selon des sources proches de l’enquête : des gares de l’Essonne et de Paris, mais aussi des policiers. Elles envisagent aussi de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, précise une de ces sources.

Le dessein des trois femmes, entrées en contact via la messagerie privée Telegram, « était clairement de commettre un attentat », a estimé François Molins. Cette attaque, probablement par des moyens « assez artisanaux », était « imminente », prévue pour jeudi, le jour de leur arrestation, insistent les autorités. Dans la foulée, Mohamed Lamine A., 22 ans, compagnon de Sarah H., et la fille d’Amel S., 15 ans, ont aussi été placés en garde à vue.

Un réseau « téléguidé » depuis la Syrie

L’enquête a mis en lumière des liens avec les auteurs de récents attentats.

Sarah H. était ainsi « l’ancienne promise » de Larossi Abballa, qui a tué un policier et sa compagne le 13 juin à Magnanville (Yvelines), puis d’Adel Kermiche, l’un des deux auteurs de l’attaque du 26 juillet dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Le frère de son compagnon actuel est incarcéré pour ses liens avec Abballa. La jeune femme, qui vit dans le Var, n’a jamais vu physiquement ses promis.

Les enquêteurs, qui estiment que le commando a été « téléguidé » par des djihadistes de l’EI depuis la Syrie, tentent notamment d’éclaircir le rôle qu’a pu jouer Rachid Kassim. Ce djihadiste français originaire de Roanne se trouve en zone irako-syrienne d’où il s’est révélé être un propagandiste très actif sur les réseaux sociaux, appelant à frapper la France.

« Des éléments ont étayé qu’il avait été en contact via Telegram avec l’une des protagonistes », relève une source proche de l’enquête. Les appels au meurtre de Kassim ont pu inspirer les cibles évoquées par le commando de femmes, précise une autre.

Des liens ont déjà été établis entre lui et au moins un des tueurs d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray, et il a été identifié dans une vidéo mettant en scène l’exécution de prisonniers syriens dans laquelle il félicitait l’auteur de l’attentat qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice.

D’autres bouteilles de gaz découvertes en France : réalité ou paranoïa ?

Une bouteille de gaz devant un commissariat à La Plaine-Saint-Denis. Ce vendredi matin, une bonbonne de gaz a été découverte couchée devant la porte du commissariat à La Plaine Saint-Denis. Le laboratoire central de la Préfecture de police de Paris s’est immédiatement rendu sur place : il n’y avait pas de dispositif de mise à feu sur la bonbonne de gaz.

Fausse alerte à Montpellier. Selon La Dépêche, les gendarmes sont intervenus ce matin à Lodève, au nord de Montpellier, après avoir été alertés de la présence d’une voiture garée sous l’autoroute A75, remplie de bonbonnes de gaz. En fait, le véhicule avait été laissé pour réparation chez un Lodévois il y a plusieurs semaines. Ce dernier ne voyant pas revenir le propriétaire de la voiture a décidé de l’abandonner sous une pile du pont de Fozières sur l’A75.

Des bouteilles dans une voiture au Bono (Morbihan). Mouvement de panique, hier, au Bono, près d’Auray après la découverte de bouteilles de gaz pleines à l’arrière d’une Peugeot 205. Les gendarmes ont emporté avec eux les neuf bonbonnes de gaz et une enquête a été ouverte. Le propriétaire a été auditionné à la gendarmerie d’Auray et a reçu une contravention pour le mauvais arrimage des bouteilles. Rien à voir avec la piste terroriste.

 

Source : Bonbonnes de gaz à Paris. Une première suspecte bientôt devant le juge

20160820 Nouvelle ligne 15 du métro Parisien / Grand Paris Express

20160725 – Attacker dies in explosion in German town, injuring 12 others —

A man who blew himself up and injured 12 people after being turned away from an open-air music festival was a 27-year-old Syrian who had been denied asylum.

via Attacker dies in explosion in German town, injuring 12 others —

20160722 – Shopping Center in Germany Evacuated After Shots Fired — TIME

Shots were fired Friday at a shopping center in Munich, Germany, leading police to evacuate the location. Police spokesman Claudia Kvenzel said the shooting at the Olympia Einkaufszentrum shopping center was over Friday afternoon, The Guardian reports. One police spokesperson called it a “shooting spree,” CNN reports. A police operation was underway late Friday, and…

via Shopping Center in Germany Evacuated After Shots Fired — TIME

20160722 – News : Germans open their homes during Munich Shooting —

The good will comes after police asked people to stay inside or seek shelter after at least one gunman opened fire at the Olympia Einkaufszentrum shopping center.

via Germans open their homes during Munich Shooting —

20160721 – Pourquoi la France est-elle plus touchée par les attentats que ses voisins ? – Libération

Selon la tribune d’un sociologue publiée par le «New York Times», il existe une «exception française» en matière de jihadisme.

Attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher en janvier, tueries du Bataclan et des terrasses le 13 Novembre, double meurtre de Magnanville (Yvelines) et, la semaine dernière, attaque au camion sur la promenade des Anglais à Nice. La France apparaît ces derniers mois plus touchée par le terrorisme islamiste que ses voisins européens. Si aucun lien formel n’a encore été établi entre Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attaque qui a fait 84 morts le soir du 14 Juillet à Nice, et l’Etat islamique qui a revendiqué la tuerie, il faut, selon le sociologue franco-iranien Farhad Khosrokhavar, se poser une question essentielle : pourquoi autant d’attentats d’une telle envergure ont-ils lieu en France plutôt que dans d’autres pays d’Europe ?

Pour ce spécialiste de l’islam radical, qui signe une tribune (traduite en français) dans le New York Times, la réponse se trouve dans l’histoire et le modèle social hexagonaux, une «exception française» qui expliquerait selon lui le fait que le territoire français soit devenu la principale cible des jihadistes en Europe. D’autres pays européens ont également été touchés, comme la Belgique le 22 mars, note-t-il, mais dans une moindre mesure. Quant à l’Allemagne, aucun attentat de grande envergure n’a eu lieu sur son territoire.

Première raison, invoquée plusieurs fois par les spécialistes après les attentats de janvier et de novembre, la politique étrangère française. Paris se montre en effet plus interventionniste sur la scène internationale. L’armée française est engagée dans des pays musulmans, comme la Libye ou le Mali, et multiplie les frappes contre les positions de Daech en Irak et en Syrie – même si, comme le note le Monde, la France était dans le viseur de l’Etat islamique bien avant les frappes dans ces pays.

La France «plus frontale dans sa gestion de l’islam dans la sphère publique»

Mais, pour Farhad Khosrokhavar, c’est surtout le modèle universaliste français et son échec qui seraient en cause. «Le projet de citoyenneté de la nation française, qui insiste lourdement sur une adhésion à des valeurs politiques exaltées, a très mal résisté à l’usure», écrit le sociologue, qui évoque le lourd héritage de la décolonisation et les crises économiques à répétition. En comparaison, le Royaume-Uni a opté pour un modèle multiculturaliste, tandis que l’Allemagne «n’affiche pas la volonté de rassembler tous ses citoyens autour de principes universalistes», deux pays où le sentiment d’exclusion est moins fort, notamment chez les immigrés nord-africains, ghettoïsés dans les banlieues et qui peuvent se sentir «offensés» dans leur identité arabe ou musulmane par l’«inflexible» laïcité française. «En Angleterre comme en Allemagne, une large autonomie est laissée à la pratique religieuse et communautaire de minorités issues d’ailleurs et à leur expression dans l’espace public», constate le sociologue.

«La France, elle, exige qu’au nom de l’idéal républicain, la religion reste une affaire strictement privée. Nation idéologique par excellence, elle se focalise sur des sujets symboliques, limitant par exemple le port du foulard ou les prières collectives en public, écrit-il. Ces restrictions blessent par-delà leur réalité, ce qui permet aux islamistes d’en exagérer les enjeux plus encore et de s’en prévaloir pour accuser la France d’islamophobie. En réalité, la France n’est pas plus islamophobe que ses voisins ; elle est juste plus frontale dans sa gestion de l’islam dans la sphère publique.»

Pour Farhad Khosrokhavar, le système d’intégration à la française, obsolète car «trop rigide» et «trop idéologique», doit être revu. «Les réalités de la société française aujourd’hui exigent une approche plus pragmatique et plus souple», défend-il, avant de conclure : «La France n’est plus ce qu’elle était et il est temps qu’elle se fasse à cette idée.»

LIBERATION

Source : Pourquoi la France est-elle plus touchée par les attentats que ses voisins ? – Libération

 

Avis Pimpf : Analyse et vue intéressante, même si je ne suis pas d’accord avec sa conclusion, en fait sa conclusion est que l’Allemagne et la Grande Bretagne s’en sortent mieux car ils laissent tout faire et tout pratiquer comme ils le veulent?  C’est peut être une erreur qu’ils subiront à long terme. Par contre au fait que la France n’ai rien fait pour mieux aider à l’intégration de ses populations immigrés, soyons réalistes c’est vrai, la majorité des populations immigrés et modestes  ont rempli ces zones de banlieue HLM , à bon marché car peu de moyens, et cela crée automatiquement une séparation des populations, comment raler contre le communautarisme quand cela fait 60 ans qu’on fait tout pour que cela perdure?

20160720 – News / Val-de-Marne : Un chauffeur VTC fiché « S » arrêté, de la dynamite retrouvée chez lui – metronews

POLICE – Un homme a été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi. La perquisition menée chez cet homme à Boissy-Saint-Léger a permis de découvrir des explosifs et une photo du drapeau de l’EI dans son portable. Connu pour des faits de cambriolages, il était fiché « S ».

A l’origine, l’homme de 23 ans a été arrêté au cours d’un simple contrôle routier. Mais après son interpellation dans la nuit de dimanche à lundi à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), les policiers ont découvert des bâtons de dynamite et des détonateurs lors d’une perquisition à son domicile, a appris metronews de sources proches de l’enquête. Le suspect, un chauffeur de VTC, a été placé en garde à vue.

Les policiers pensaient avoir affaire à un simple individu qui conduisait mal. Peut-être alcoolisé à bord de sa voiture. Lors de son interpellation, des passeports de clients cambriolés quelques jours auparavant sont retrouvés sur lui. Visiblement, l’homme volait le domicile de ses clients après les avoir déposés à leur destination, la plupart du temps aux aéroports. Il a déjà été condamné pour vols avec effraction et incarcéré à Fresnes.

Dynamite et sites de propagande

Mais surtout, les policiers se rendent compte qu’il est connu des services pour sa radicalisation. Fiché « S », il a été signalé il y a quelques mois par les services du renseignement territorial. Son matériel informatique, saisi il y a quelques mois, avait révélé la consultation de sites djihadistes.

Plus inquiétant encore, lors des perquisitions de son domicile, lundi matin, les policiers découvrent quatre bâtons de dynamite ainsi que deux détonateurs. Mais rien ne dit qu’il s’apprêtait à passer à l’acte, nuance une source proche de l’enquête. La police judiciaire est chargée des investigations.

Article de WILLIAM MOLINIÉ pour MetroNews

Source : Val-de-Marne : Un chauffeur VTC fiché « S » arrêté, de la dynamite retrouvée chez lui – metronews

20160720 – News : EN DIRECT – Attentat de Nice : l’Assemblée vote massivement pour une prolongation de l’état d’urgence de 6 mois – metronews

L’enquête se poursuit sur l’attentat qui a tué au moins 84 personnes jeudi, sur la Promenade des Anglais à Nice. Si Daech a revendiqué l’attaque perpétrée par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel qui a foncé sur la foule en camion en pleine célébration du 14 Juillet, de nombreuses zones d’ombre persistent. Voici les principaux éléments à retenir ce mardi matin.

► L’état d’urgence jusqu’en 2017
L’état d’urgence devrait être prolongé jusqu’en 2017. C’est ce qu’ont indiqué lundi soir des sources parlementaires et gouvernementales à l’AFP, précisant que la gauche et la droite devraient parvenir à un accord sur ce point. Par ailleurs, Manuel Valls a précisé que l’opération Sentinelle serait « rééquilibrée » de Paris vers les lieux de rassemblements estivaux.

► Pronostic vital toujours engagé pour 19 blessés
Lundi soir, il restait 70 personnes blessées et hospitalisées, dont « 19 pour lesquelles le pronostic vital reste engagé », a indiqué mardi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, sur RTL.

► La polémique politique sur la lutte contre le terrorisme s’enflamme 
Après d’autres élus républicains ou encore Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy s’en est pris dimanche soir sur TF1 à la politique gouvernementale de lutte contre le terrorisme. L’ancien chef de l’Etat estime notamment que « tout ce qui aurait dû être fait » depuis l’attentat à Charlie Hebdo « ne l’a pas été ». Bernard Cazeneuve a dénoncé des « polémiques indignes ». Lundi, Manuel Valls a été largement hué avant et après l’hommage. Un accueil glacial déploré par Philippe Tabarot, élu Les Républicains et vice-président de la région Paca, qui rejette la faute sur « une petite bande aux abords, clairement identifiée FN. » Dans la soirée de lundi, Bruno Le Maire a appelé gauche et droite à « éviter les querelles » et « les petites phrases ». « Nous devons le respect aux victimes (…). Il faut être à la hauteur des enjeux » a ajouté l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Source : EN DIRECT – Attentat de Nice : l’Assemblée vote massivement pour une prolongation de l’état d’urgence de 6 mois – metronews

20160720 – News :Allemagne : attaque à la hache dans un train, un drapeau de Daech retrouvé chez l’agresseur – metronews

ALLEMAGNE – Un jeune Afghan de 17 ans a été tué après avoir violemment agressé à la hache et au couteau les passagers d’un train régional dans le sud du pays. Alors qu’un drapeau de Daech a été retrouvé au domicile de l’agresseur, le groupe islamiste a affirmé que l’attaque avait été menée par « un de ses combattants ».

Source : Allemagne : attaque à la hache dans un train, un drapeau de Daech retrouvé chez l’agresseur – metronews

20160716 – News / Portugal : la victoire à l’Euro, un bol d’air financier

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Lisbonne (AFP)

Echarpe du Portugal autour du cou, le ministre des Finances Mario Centeno a été acclamé par ses pairs à Bruxelles pour le sacre de la Seleçao à l’Euro-2016. Certes, ce triomphe n’a pas écarté la menace de sanctions budgétaires, mais il apporte un bol d’air à l’économie lusitanienne.

« La marque +Portugal+ a gagné en notoriété, le nom du pays a été mentionné un nombre incalculable de fois. Jamais le gouvernement n’aurait eu les moyens de se payer une telle campagne de pub! », commente à l’AFP Daniel Sa, directeur de l’Institut portugais de marketing (IPAM).

Avant même la finale gagnée in extremis par l’équipe de Cristiano Ronaldo face aux Bleus, une étude de l’IPAM avait chiffré à 609 millions d’euros les retombées potentielles sur l’économie portugaise d’un tel exploit sportif, qui paraissait alors un rêve lointain.

Hôtels, restaurants, cafés, agences de voyages, publicité, médias, paris sportifs, supermarchés, magasins de foot, entreprises de transports ou encore le business de la sécurité sont les grands gagnants: « On boit, on mange, on se déplace … cette consommation n’aurait pas existé sans l’Euro », fait valoir Daniel Sa.

Au total 3,7 millions de téléspectateurs au Portugal, soit plus d’un habitant sur trois, et 20,8 millions en France ont suivi cette finale qui a mis sous les projecteurs un petit pays accueillant où le football est roi.

De quoi regonfler le moral des Portugais, qui peinent à se remettre de la quasi-faillite de leur pays en 2011, suivie d’une sévère cure d’austérité mise en oeuvre en échange d’un plan d’aide international de 78 milliards d’euros.

« Cette victoire va nous requinquer. C’est un tournant dans l’histoire de notre pays », se réjouit Nuno Brito, un chômeur de 39 ans venu applaudir les héros nationaux lundi à leur retour au Portugal.

Mais si « cet exploit va redonner confiance aux investisseurs, banques et chefs d’entreprises, il est loin de résoudre les problèmes du pays », relève l’expert en marketing Daniel Sa.

‘Pas de miracle économique’

L’investissement au Portugal est quasiment à l’arrêt, et la croissance a subi un net coup de frein dans un contexte d’incertitude entourant les élections législatives en octobre 2015, qui ont porté au pouvoir un gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale.

Le triomphe de la Selecçao donnera des ailes à « un pays qui croule sous les problèmes financiers. Mais il n’y aura pas de miracle économique grâce au football », estime Domingos Amaral, professeur d’économie du sport.

Si le Premier ministre Antonio Costa continue à s’accrocher à l’espoir de voir l’économie croître de 1,8% cette année, le Fonds monétaire international (FMI) n’en prévoit que 1%.

Et le Portugal a eu beau remporter l’Euro, les ministres des Finances de la zone euro sont eux restés intraitables. Ils ont décidé mardi de maintenir leur menace d’infliger à Lisbonne, tout comme à Madrid, des sanctions pour déficits excessifs.

Primes de victoire

Pour le professeur d’économie Joao Cesar das Neves, la réussite sur le terrain de foot est loin d’être synonyme de reprise économique, même si « l’image du pays en sort renforcée ».

Il en veut pour preuve la finale maudite de l’Euro 2004, perdue à domicile contre l’équipe hellénique: « Dans la foulée, la Grèce a subi un des pires désastres financiers de l’histoire ».

En attendant, les 23 joueurs de la Seleçao sont assurés d’empocher une prime d’au moins 300.000 euros chacun, grâce au pactole de 25,5 millions d’euros que la Fédération portugaise de football recevra de l’UEFA.

S’y ajoutent des gains liés aux produits dérivés, comme les maillots rouges officiels de l’équipe nationale, vendus 140 euros à Lisbonne, qui étaient en rupture de stock dès le lendemain de la finale.

Au Nike Store dans le quartier historique du Chiado, les clients ressortent bredouilles. « J’étais prêt à payer bien plus pour le maillot du Portugal, mais il n’y en a plus », regrette Ali Kabli, un touriste venu du Koweït.

Source : Portugal: la victoire à l’Euro, un bol d’air financier