20160209 – News/Technologies : «L’erreur 53» qui rend l’iPhone inutilisable causée par un système de sécurité d’Apple

La polémique a pris de l’ampleur au cours du week-end. En ligne, plusieurs internautes affirment depuis novembre que leur iPhone est devenu inutilisable après avoir installé la dernière mise à jour d’iOS. Selon Le Guardian, « l’erreur 53 », fatale, touche principalement ceux qui ont fait réparer le capteur d’empreinte digitale, Touch ID, chez un réparateur non-agréé par Apple. Et Apple a confirmé au quotidien britannique qu’il s’agissait d’un système de sécurité pour protéger le smartphone.

« iOS vérifie que le capteur Touch ID correspond aux autres composants. Si ce n’est pas le cas, Touch ID, ainsi qu’Appe Pay sont désactivés. Les clients qui ont une Erreur 53 sont encouragés à contacter le service après-vente d’Apple.

Source : «L’erreur 53» qui rend l’iPhone inutilisable causée par un système de sécurité d’Apple

Avis Pimpf : mais non pas possible!!!  il n’y a pas que le vilain Microsoft qui a une politique à la c*n sur l’usage de leurs produits? quelle surprise !! ( mode ironie off) ah oui c’est vrai si tu as de quoi t’acheter un produit Apple , tu as de quoi te payer tous les services  qui vont avec  au prix fort ?  ( au cas où  vous vous poseriez la question je suis aussi bien un  utilisateur régulier de  Windows/ Linux/ Mac Os /Android , j’essaye de tirer le meilleur parti de chaque OS , il n’y a pas de système parfait…)

20160209 – News: Vent à Paris : un couple grièvement blessé par un panneau publicitaire

Une jeune femme, dans le coma, a été transportée ce lundi en urgence à l’hôpital sous escorte policière motorisée, après la chute d’un panneau publicitaire avenue de la Grande-Armée, au niveau de la porte Maillot, dans le XVIe arrondissement de Paris.

 Son compagnon, gravement blessé, souffre notamment d’une fracture du fémur.

L’accident est survenu peu avant 15 heures. Un grand panneau publicitaire qui était accroché sur des palissades de chantier s’est envolé. Il est venu s’écraser sur un jeune couple de piétons.

La jeune femme âgée de 24 ans, transportée à l’hôpital Georges-Pompidou, serait entre la vie et la mort. L’homme, âgé de 27 ans, qui souffre d’une fracture du fémur, a été conduit à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Source : VIDEO. Vent à Paris : un couple grièvement blessé par un panneau publicitaire

 

Avis Pimpf : sacrées bourrasques de vent en ce moment, petit conseil en ville et près des immeubles faite gaffe aux balcons et aux personnes imprudentes qui mettent leur pot de fleur/ plante sur le rebord extérieur de leur balcon, un pot de fleur poussé par le vent du 2ème ou 3ème étage  tombé sur la tête fait de sacrés dégâts !

20160209 – News / Cinéma : Une affiche et une date française pour « Jason Bourne 5 »

Le cinquième volet de la saga consacrée à l’espion américain amnésique sortira le 10 août 2016 dans les salles françaises, indique Universal.

Source : Une affiche et une date française pour « Jason Bourne 5 »

20160209 – Etats-Unis: Un père alerte sur les dangers du syndrome du tourniquet

Un simple cheveu qui aurait pu mener au drame. Après que Molly, leur fille de quatre mois, a échappé à une infection aussi rare que dangereuse causée par un simple cheveu enroulé autour de son orteil, des parents du Texas (Etats-Unis) ont souhaité partager cette mésaventure avec le grand public.

Scott Walker, le père de famille, a ainsi posté une photo du pied de sa fille sur Facebook, pour alerter les autres parents et les pousser à rester attentifs. On y voit l’orteil de l’enfant, encore gonflé, 45 minutes après que le cheveu a été repéré et enlevé à la pince à épiler par les parents du nourrisson, comme le précise Fox8.

Had a small scare this afternoon with Ms. Molly. What happened was new to me, but apparently not totally uncommon, so I…

Posté par Scott Walker sur jeudi 21 janvier 2016

Des conséquences graves, pouvant aller jusqu’à l’amputation

C’est parce que la petite Molly avait une température élevée et qu’elle pleurait beaucoup que ses parents, cherchant à comprendre ce qui se passait, ont découvert le cheveu enroulé, pourtant peu visible.

Il s’agit d’un cas typique de « syndrome du tourniquet », également appelé « cheveu étrangleur », dont les conséquences peuvent être très sérieuses, pouvant mener jusqu’à l’amputation de la partie du corps du nourrisson, dans laquelle le sang ne circule plus.

Source : Etats-Unis: Un père alerte sur les dangers du syndrome du tourniquet

20160208 – Sexualité : comment faire comprendre (gentiment) que ça ne va pas ?

La communication sexuelle est déjà compliquée quand tout se passe bien. Mais quand ça ne va pas, comment dire “je n’aime pas” ?

 

Quand sommes-nous plus vulnérables qu’au lit ? Jamais. Le sexe est dangereux. Il fait exploser notre taux d’adrénaline. Il s’associe souvent à des sentiments amoureux – psychotropes notoires. Une brouette thaïlandaise mal inspirée, sur un parquet trop bien ciré, peut envoyer un sain étalon aux urgences. Franchement ? Le sexe devrait être catalogué parmi les sports extrêmes, au même titre que le surf-sur-grizzli ou le parapente – je vous défie de faire la différence entre bondage et équipement d’alpinisme.

Vulnérables, donc, à une sexualité qui nous révèle : tous projecteurs allumés, même en pleine nuit. Le simple fait d’atterrir dans une chambre d’hôtel avec un partenaire inconnu (ou une amante de longue date) nous dépouille progressivement de tous nos artifices : plus d’entourage pour nous mettre en valeur, plus de vêtements pour masquer les complexes, plus de langage pour planquer notre sensibilité derrière notre sens de l’humour ou notre intelligence.

Nous sommes vulnérables, et parfois, nous serons critiqués. Aïe. La communication sexuelle est déjà compliquée quand tout se passe bien – le désir, le plaisir, flottants au bord de l’indicible. Mais quand ça ne va pas ? Car ils existent, ces moments où vraiment ça coince, où vraiment ça gratte, au point que le silence, d’une coquetterie érotique, devient un poids. On connaît le sexe-corvée, les relations-repoussoir : on connaît et on évite. Ce qu’on appelle « chute de libido » et qui souvent, n’est que la conséquence de non-dits assourdissants. Il faudra soit subir, soit s’exprimer. Mais comment dire « je n’aime pas » quand on peine à dire « j’aime » (sans même parler de « je t’aime ») ?

Suggérer une option alternative

Tout d’abord, et c’est crucial, le timing est critique. De même qu’on recommande de ne pas faire les courses le ventre vide, ne vous lancez pas dans des critiques sexuelles quand vous errez entre frustration et énervement. Plus il vous semble urgent d’en parler, plus vous risquez de choisir la mauvaise formulation : si ça vous démange, préparez-vous une tisane (ou un steak tartare au couteau, il paraît que ça calme). Laissez passer 24 heures. Soufflez.

Vous échapperez ainsi à la question clichée : dois-je parler avant l’acte, pendant, juste après ? Sous peine de tomber comme un cheveu sur la langue, parlez quand ça se présente – aspirateur à la main, pendant le film du soir qui justement touche au sujet, ou effectivement pendant la séance sexuelle, parce qu’il/elle se retrouve trois centimètres trop à gauche.

Une technique « corporate » de communication veut qu’on délivre ses critiques en sandwich : entre deux compliments. Bof. La ruse semble grossière et nos partenaires sont malins (sinon, comment auraient-ils eu l’intelligence de nous choisir). Je vous laisse imaginer la scène : « J’adore la manière dont tu ondules, cependant tu es totalement à côté de la plaque, oh, comme j’aime la courbure de ta nuque. »

A mon avis, mieux vaut mettre un peu de douceur dans la voix, et suggérer une option alternative. Dire par exemple : « Attends, tu ne voudrais pas essayer sans les dents ? » La personne devrait facilement comprendre le message. Vous n’aurez fait preuve d’aucune agressivité, et puisqu’on dit toujours que la critique devrait être constructive : dans cette situation, vous construisez.

Accepter d’écouter

En revanche, si vous aviez imaginé que la mise en mots serait le plus difficile et qu’ensuite vous pourriez vous reposer sur vos lauriers tel Jules César en vacances en Guadeloupe, désolée, c’est raté. La mise au point sexuelle commence à peine ! Car le propre de la communication, c’est d’opérer dans les deux sens (sinon ça s’appelle un décret, et il faudrait vraiment être Jules César).

Vous avez parlé, vous allez maintenant obtenir une réaction et peut-être, ta-daaam, une réponse. Il est possible que la personne change la technique incriminée, mais il est également possible qu’elle ne comprenne pas (insistez), qu’elle se braque, ou qu’elle profite de l’occasion pour fournir ses propres critiques. Dans tous les cas, rappelez-vous comme nous sommes vulnérables au lit. Comme nous y jouons nos identités les plus fondamentales (genre, orientation sexuelle, activité/passivité, mais aussi type de personnalité, êtes-vous plutôt bad femme ou garçon fatal ? Vastes questions). Quand vous demandez à l’une ou l’autre de ne pas griffer (vous avez piscine), peut-être démontez-vous un pilier de sa construction émotionnelle. Peut-être que pour lui, ou elle, griffer repose sur une tradition familiale millénaire, et que cette tendance au plaisir acide démontre un caractère puissant, cool et responsable.

Si vous parlez, vous acceptez d’écouter. Et parce que nous sommes fragiles, vous acceptez de vous confronter à cette vulnérabilité, parfois à ces souffrances enfouies, parfois aux sursauts de fierté. Ces émotions pourront vous être renvoyées en pleine tête comme mécanisme de protection (« c’est TOI qui n’est JAMAIS disponible ») – il faudra recevoir ces critiques, dans leur objectivité et dans leur éventuelle injustice.

Accepter d’entendre

Si vous écoutez, vous acceptez d’entendre : y compris des choses qui fâchent. Peut-être entendrez-vous que l’amour ne garantit pas la compatibilité sexuelle. Peut-être entendrez-vous que vous êtes incompétent-e, qu’on vous trompe, que vous auriez dû faire la vaisselle, que vous vous exprimez mal.

IL Y A DE LA GRÂCE DANS NOS FRAGILITÉS ET NOS FIASCOS : C’EST EN BAISSANT LES ARMES QU’ON PEUT ENFIN ACCUEILLIR. C’EST EN ACCEPTANT D’ÊTRE BLESSÉS, ET DE BLESSER, QUE NOUS COMMUNIQUONS RÉELLEMENT

C’est pourquoi en délivrant vos critiques, vous vous rappellerez comment accepter la critique. Ici, deux brèves remarques : si vous avez le sentiment d’être nul/le, d’ignorer comment vous y prendre, c’est qu’on ne vous a jamais appris – vous résultez de votre passé sexuel, et si tous vos précédents partenaires aimaient qu’on mette deux doigts, juste deux, il est bien naturel que vous tentiez de reproduire ce qui a fonctionné. Nous pouvons faire de notre mieux… mais ce mieux se heurtera toujours à l’expérience de l’altérité. Deuxième observation : le plus souvent, vous n’êtes pas la cible réelle des critiques énoncées. Contextualisez. Une personne qui vous « attaque » sexuellement peut le faire pour attirer votre attention, pour attiser votre désir, pour sonner l’alarme. Le champ est vaste.

Quand vous aurez parlé, écouté et entendu, il sera temps de négocier. Une des idées fondatrices de la communication moderne est qu’elle pourrait tout résoudre, mais c’est faux : on n’obtient pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Personne ne nous doit rien, surtout sexuellement. Et négocier ne consiste pas forcément à atteindre un juste milieu (quand l’un rêve d’orgie et l’autre de fidélité, bon courage pour le trouver). Négocier, c’est accepter de perdre de temps en temps – un bon exercice d’humilité.

Attention, enfin, à une stratégie qui se répand : l’évitement de la critique via la recherche de perfection. Les hommes prennent du Viagra pour n’être jamais pris en faute (l’impuissance n’en est pas une), les femmes simulent pour paraître ultra-orgasmiques. Nous nous lissons.

L’évitement fonctionne. Il ne résout rien, mais il fonctionne. Reste le prix à payer, le lourd prix de la perfection : à force de vouloir se protéger et/ou de protéger l’autre, rater la vulnérabilité. Passer à côté de la faiblesse. Il y a de la grâce, pourtant, dans nos fragilités et nos fiascos : c’est en baissant les armes qu’on peut enfin accueillir. C’est en acceptant d’être blessés, et de blesser, que nous communiquons réellement. Un sport extrême : un sport d’adultes.

  • Article de Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2016/02/07/s-exprimer-sans-blesser-donner-et-recevoir-des-critiques-sexuelles_4860886_4500055.html#S6uxcPCh2wZk4ASW.99

Source : Sexualité : comment faire comprendre (gentiment) que ça ne va pas ?

20160208 – News : Origine des viandes : les industriels ne jouent pas le jeu

ALIMENTATION. Trois ans après le scandale des « lasagnes au cheval », la provenance des viandes utilisées dans les plats préparés reste un mystère. Selon l’UFC-Que choisir, seule une étiquette sur deux précise cette information.

La réponse des industriels : 

Indiquer l’origine de la viande dans les raviolis, les saucisses, les rillettes ? La puissante Ania (Association nationale des industries alimentaires), qui regroupe les dix-huit fédérations du secteur en France — première industrie nationale avec un chiffre d’affaires de 157 Md€ et 493 000 salariés dans le pays — n’est pas contre. Un porte-parole signale quand même l’impact sur le prix à la consommation. «Un surcoût lié à la gestion des emballages n’est pas à négliger, surtout pour les plus petites entreprises, mais cela ne constitue pas un obstacle significatif», poursuit-il. Avant de mettre en garde, rappelant que les entreprises françaises évoluent dans un marché mondialisé : «L’impact économique se situe davantage sur la compétitivité de l’ensemble de la filière alimentaire française à l’étranger à moyen terme que sur le coût de l’emballage pour les industriels en France à court terme.» Mais à l’heure de la multiplication des labels et du made in France, l’Ania note que l’indication de l’origine est « un avantage concurrentiel » car «les consommateurs sont de plus en plus attentifs et exigeants sur la provenance des produits qu’ils consomment».

Source : Origine des viandes : les industriels ne jouent pas le jeu

20160204 – News : Les amis imaginaires des enfants prennent vie

Photos: Rankin/V&A Museum of Childhood
Le rêve est devenu réalité pour un groupe d’enfants chanceux. Leurs amis imaginaires se sont transformés en modèles rigolos. Voici un aperçu de cette série de photos exposées au V&A Museum of Childhood de Londres.

Source : Les amis imaginaires des enfants prennent vie

20160204 – News : Orthographe : adieu l’accent circonflexe ? – Yahoo Actualités France

Une réforme de l’orthographe majeure devrait être appliquée dès la rentrée scolaire, 26 ans après avoir été adoptée. L’accent circonflexe va progressivement disparaître, comme le trait d’union pour certains mots.

Des problèmes avec les traits d’union et les accents circonflexes ? Eh bien, rassurez-vous, les premiers devraient devenir plus rares et les seconds carrément disparaître de notre langue française !

Un chantier de Michel Rocard

Une réforme adoptée en 1990 à l’unanimité par l’Académie française devrait en effet entrer en vigueur à la rentrée prochaine. A l’époque, le Premier ministre, Michel Rocard, avait demandé aux Académiciens de plancher sur des simplifications de la langue, des mesures avaient été préconisées puis adoptées mais laissées en sommeil.

Des changements dès la rentrée prochaine

Selon TF1, ces modifications vont enfin entrer en vigueur, dès septembre prochain. Les manuels scolaires devraient être réimprimés avec des macarons « Nouvelle orthographe ».

Trait d’union, accent circonflexe, ce qui change :

Concrètement, voici les changements les plus marquants :

  • le trait d’union : un certain nombre de mots remplaceront le trait d’union par la soudure (exemple : portemonnaie comme portefeuille)
  • le participe passé : il sera invariable dans le cas de laisser suivi d’un infinitif (exemple : elle s’est laissé mourir)
  • l’accent circonflexe « ne sera plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les terminaisons verbales et dans quelques mots (exemples : qu’il fût, mûr) »

Les nostalgiques du circonflexe

Et c’est incontestablement cette dernière mesure qui vous fait le plus réagir sur Internet. Avec humour et parfois un peu de nostalgie…

A noter que quelque 2.400 mots seront concernés par ces changements, tels que nénuphar qui pourra s’écrire avec un « f » (nénufar) ou encore oignon sans « i » (ognon).

Source : Orthographe : adieu l’accent circonflexe ? – Yahoo Actualités France

 

Avis Pimpf : pauvre accent circonflexe qui avait déja été mis pour remplacer le « s » présent dans notre langage type feste ( rappel : festoyer), île ( isle) , etc…    je ne vois pas trop le problème 🙂 demain c’est le « ç » qui va poser problème afin que les jeunes puissent vraiment écrire « sa va? » ( j’ai des petits cousins qui envoient des sms comme cela ça me rebute à chaque fois… je dois être psycho-rigide :))

20160204 – News : Grève des conducteurs de RER : un train sur deux circule sur les lignes A et B

Ces deux lignes transportent chaque jour 1,9 million de voyageurs en région parisienne.

Un train sur deux circule, jeudi 4 février au matin, sur les lignes RER A et B en région parisienne, selon l’état du réseau RATP publié à 5h35. La faute à un appel à la grève lancé par la CGT pour réclamer la relaxe des huit ex-salariés condamnés de Goodyear.

Une grève par solidarité

Les RER A et B transportent chaque jour 1,9 million de voyageurs en région parisienne. Si l’interconnexion SNCF est maintenue à Nanterre-Préfecture pour la ligne A, un changement de train est obligatoire à gare du Nord pour la ligne B. Le reste du réseau Transilien doit fonctionner normalement, comme les lignes de métro, bus et tramway, conformément aux prévisions de la SNCF et de la RATP.

Cette mobilisation vise à demander la relaxe des ex-employés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord condamnés le 12 janvier à neuf mois ferme pour la séquestration durant 30 heures en 2014 de deux cadres dirigeants de l’entreprise. Sept d’entre eux étaient syndiqués à la CGT.

Source : Grève des conducteurs de RER : un train sur deux circule sur les lignes A et B

20160204 – News : Regardez, c’est aussi notre avenir qui meurt | Le Monde selon Ravanello – Yahoo Actualités France

Puisqu’il n’y a que ça qui marche, puisqu’il faut balancer l’horreur en pleine gueule, puisqu’il faut figer la mort d’un enfant sur les écrans pour que l’on prenne une heure, un jour, une semaine pour sortir des idées reçues et s’interroger sur quoi faire avec les réfugiés de guerre syriens, irakiens, kurdes… Et bien recommençons.

Cet enfant avait 9 ans. Il est mort noyé. On apprend peu à nager ces temps-ci en Syrie. Les enfants jouent dans les décombres des immeubles éventrés et si lui n’avait plus peur des bombes, la mer a été sa dernière terreur. Ses parents ne l’ont pas pleuré : ils sont morts avec lui, tout comme son petit frère. Emmitouflé dans une doudoune où l’on avait accroché une tétine à la fermeture éclair. Moi aussi j’avais accroché une tétine à la fermeture éclair de mes enfants. Lui est mort noyé et le voilà sur la grève avec son bonnet humide comme linceul. Dernier geste d’humanité des garde-côtes qui en retrouvent des dizaines comme lui chaque semaine qui hurlent et vomissent leur désespoir quand les photographes ne sont plus là. Ozan Kose reste. Lui qui avait photographié le petit Aylan. Depuis, 300 autres enfants sont morts noyés et le témoignage de Kose dans Le Monde est glaçant.

Non, ces photos ne sont pas le paroxysme de l’horreur. Elles sont au contraire, très banales, ce que vous voyez est très banal. 55 000 réfugiés sont arrivés en janvier. Malgré la mer démontée, le froid, les risques, ils seront encore plus nombreux au printemps parce que si le temps change en Europe, il pleut chaque jour des bombes en Syrie. L’Allemagne les accueillis. La Suède les a accueillis. Pas la France. Ou si peu. Si mal. En moyenne, 10 personnes par mois et par département sur 2 ans. C’est ridicule. Et encore, à entendre les commentaires ce serait déjà beaucoup. 1 million de réfugiés, environ 0.3% de la population européenne. 3 millions à terme ? Ce ne sera jamais qu’1% des habitants de notre bon vieux continent, le plus riche du monde mais où le taux de fécondité baisse.

À ceux qui disent « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », je répondrai en renvoyant sur les travaux de l’OCDE qui n’est pas à ma connaissance un réduit de gauchistes galvanisés. Ils y liront que non, l’essentiel des refugiés n’est pas constitué aujourd’hui d’hommes seuls (et potentiellement des terroristes ou des violeurs !) mais des femmes et des enfants. Les hommes partis seuls les premiers désertaient la guerre, ou affrontaient seuls ce voyage terrible en Europe avant d’essayer de faire venir le reste de leur famille restée sous les bombes en Syrie. Contrairement à ce que laissent penser les images de dénuement extrême, ils sont riches. Riches d’eux même. Leur niveau d’éducation est élevé : la moitié ont le bac, beaucoup plus encore. Et ils ne sont pas pauvres. Ils sont partis avec tout ce qu’ils avaient, des économies qui finissent dans les mains des passeurs (10 000 euros en moyenne la traversée d’une famille) ou qu’ils gaspillent en achetant les couvertures, les vêtements, la nourriture qu’on ne leur donne pas sur les routes d’Europe.

Mais surtout, leur intégration rapporterait des points de croissance à l’Europe. Certains pays ont besoin d’immigration et ce n’est pas nouveau. Sur 10 ans, les réfugiés rapporteraient de l’argent à l’Europe. De l’argent, des idées, une culture, des envies et des ponts vers ce monde arabe qui se cabre contre nous. Les réfugiés sont cyniquement une opportunité pour notre vieille Europe. N’oubliez jamais. Einstein était un réfugié.

Par | Le Monde selon Ravanello

Source : Regardez, c’est aussi notre avenir qui meurt | Le Monde selon Ravanello – Yahoo Actualités France