20160420 – News : Les bienfaits des sodas light vantés grâce à des pots-de-vins ?

Les bienfaits des sodas light vantés grâce à des pots-de-vins ?

D’après l’ONG Foodwatch, Coca-Cola aurait versé près de 7 millions d’euros à des organismes et médecins pour qu’ils vantent les mérites des boissons « light ».

Selon l’ONG Foodwatch, la marque Coca-Cola aurait versé des pots-de-vins à plusieurs organismes et médecins français afin qu’ils fassent la promotion des sodas « light », les vantant comme moins dangereux pour la santé que les boissons gazeuses traditionnelles. « La liste des projets et organismes subventionnés en France illustre comment les près de 7 millions d’euros injectés par le géant du soda sont savamment employés à brouiller le débat sur l’obésité et le diabète », assure l’ONG. Des chercheurs, nutritionnistes et diététiciens sont concernés.

Un million d’euros pour le CNDS. Foodwatch publie la liste des organismes qui ont perçu de l’argent. Parmi eux figurent notamment le Centre national pour le développement du sport (CNDS), qui mène des actions contre l’obésité des jeunes. Il aurait reçu plus d’un million d’euros. La fédération française des diabétiques, elle, aurait touché au moins 268.000 euros. « Près de 8 diabétiques sur 10 recourent à ces édulcorants régulièrement, souvent sur les recommandations de leur médecin », souligne l’ONG, se basant sur un sondage du CSA.

Une stratégie de désinformation. Foodwatch dénonce une stratégie de « désinformation » de la part de Coca-Cola et rappelle que « les sodas contribuent à l’inquiétante progression du taux de surpoids (30%) et d’obésité (13%) chez les adultes en France et augmentent le risque de diabète, selon plusieurs études. » En 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) avait conclu que les édulcorants intenses, employés dans les sodas light, n’avaient pas d’effet bénéfique sur le contrôle glycémique des personnes diabétiques, et que leur consommation prolongée pouvait comporter des risques.

Source : Les bienfaits des sodas light vantés grâce à des pots-de-vins ?

Avis Pimpf : (mode ironie on ) quoi ? comment on nous aurait menti ? il y aurait un lobby de l’industrie agro alimentaire, du moins certains gros du secteur pour nous inciter à acheter tous leurs articles soi disant meilleur pour notre santé? oh mais quelle surprise !! ( mode ironie off)

Ces dernières années pour avoir eu affaire à diététicien et médecin, bizarrement les produits lights sont tout autant voir plus à bannir que les produits classique, par contre modérer et varier son alimentation c’est ce qui est la méthode la plus facile à appliquer, mais bon ça ne va pas s’arranger je le sens à l’avenir  …

20160414 – News :Santé, éducation, bien-être… Les enfants français pas franchement les mieux lotis

Un enfant triste – Mood Board / Rex Featur/REX/SIPA

La France, pays rêvé pour les enfants ? Pas vraiment à en croire le rapport Equité entre les enfants de l’ Unicef qui paraît ce jeudi. Sur l’ensemble des critères d‘inégalité qu’il analyse, la France occupe le 28e rang sur 35 pays d’un ensemble d’Etats de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de quoi pavoiser, donc.

Un système social favorable aux plus pauvres

Aux rayons des bonnes nouvelles, les écarts de revenus entre les familles les plus pauvres avec enfants et celles de la classe moyenne sont peu importants. Ce qui permet à la France d’occuper le 13e rang du classement dans ce domaine, avec au final relativement peu d’enfants vivant dans la pauvreté (9 %) par rapport aux autres pays. « C’est le résultat des politiques de transferts sociaux qui fonctionnement bien. Le système des allocations familiales et des aides sociales a joué un rôle d’amortisseur de crise. Au final, les enfants des familles défavorisées ont accès à des biens et des services dont ils seraient privés si ce système redistributif n’existait pas », explique Sébastien Lyon, directeur général de l’Unicef France. D’ailleurs, si ce système social n’existait pas, l’écart de revenus entre les familles les plus pauvres et celles de classes moyennes serait doublé.

Des inégalités scolaires criantes

A contrario, dans le domaine de l’éducation, les inégalités font rage. S’appuyant surl’étude Pisa de l’OCDE de 2012 qui mesure les performances scolaires des élèves de 15 ans, l’Unicef souligne que la France compte une minorité d’élèves très performants et beaucoup plus d’élèves en difficulté que lors de l’enquête Pisa de 2003. Et que les écarts de niveaux sont corrélés avec le milieu socio-économique des élèves. Ce qui lui vaut la 35e place dans le classement des écarts de performance scolaire de l’Unicef. « Et pourtant le système éducatif français n’est pas mal doté financièrement, bien au contraire. C’est plutôt son efficacité qui est en cause car on ne dirige pas les moyens vers les élèves qui ont le plus besoin d’être soutenus », estime Sébastien Lyon.

Une écoute des problèmes de santé à revoir

Autre domaine où l’équité entre les enfants français est largement perfectible : la santé. Ce qui paraît très étonnant, notre pays possédant un des systèmes de santé les plus efficaces au monde et une protection sociale de qualité. Mais selon l’Unicef, plus de 30 % des enfants âgés de 11, 13 et 15 ans signalent qu’ils sont touchés quotidiennement par un ou plusieurs problèmes de santé : douleurs à la tête, au dos ou au ventre, vertiges, sentiment d’être nerveux ou déprimé, insomnies… La France est classée 37e dans ce domaine, au même niveau que Malte. « Ces données montrent que l’on écoute mal les maux des enfants dans notre pays et que beaucoup d’entre eux rencontrent des problèmes d’hygiène de vie, dus à une mauvaise alimentation et à un déficit d »activités physiques », décrypte Sébastien Lyon.

Des enfants qui n’aiment pas leur vie

Est-ce une relation de cause à effet ? En tout cas, les enfants français sont profondément inégaux face à leur satisfaction à l’égard de leur propre vie, ce qui place l’Hexagone à la 28e place du classement. Un fort taux d’enfants (8,5 %) donne un 4/10 à leur vie et un grand fossé les séparent sur ce point de leurs pairs plutôt contents de la leur. Et les enfants les plus défavorisés économiquement voient leur probabilité d’être peu satisfaits de leur vie augmenter de 13 %. « Cette insatisfaction des enfants est à mettre en parallèle avec les mauvais résultats de certains d’eux à l’école. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux ont la certitude que leur génération sera moins bien lotie que la précédente », explique Sébastien Lyon.

Les solutions proposées

Pour changer la donne, l’Unicef estime que l’Education nationale devrait mieux identifier les enfants en difficulté scolairement pour davantage cibler le soutien scolaire et les moyens proposés aux établissements. « Pour davantage prendre en compte le mal-être de ces derniers et leurs problèmes de santé, il faudrait aussi développer les campagnes de santé publiques et favoriser notamment la participation des enfants les plus démunis à des activités physiques », conclut Sébastien Lyon.

Source : Santé, éducation, bien-être… Les enfants français pas franchement les mieux lotis

20160414 – News / Cancer : un diagnostic à la cellule près

Un test réalisé à partir d’une simple prise de sang permet d’évaluer précisément le stade réel de développement d’un cancer. Cette nouvelle méthode permet d’instaurer les traitements les mieux indiqués le plus rapidement possible, avant même la formation de métastases.

Il a nécessité plus de vingt ans de recherches… Le test Iset devrait être commercialisé d’ici cet été. Il permet de détecter la moindre cellule cancéreuse présente dans le sang d’un patient à partir d’une simple prise de sang. « En quelques secondes, l’appareil est capable de traiter les 10 ml de sang et d’extraire les cellules tumorales, s’il y en a« , explique le Pr Patrizia Paterlini-Bréchot, biologiste à la Faculté de médecine de Necker-Enfants malades (Paris), qui a mis au point ce test. Les cellules suspectes sont ensuite examinées au microscope afin d’identifier leur nature précise. « Cela permet de savoir si le cancer a déjà diffusé ses cellules dans le sang, ce que l’on ne peut pas voir à l’imagerie. Cela permet de faire un traitement plus personnalisé pour chaque patient« .

Cet outil de diagnostic permet, par exemple, de décider de faire, en plus d’une chirurgie, un traitement par chimiothérapie et d’évaluer ensuite son efficacité en vérifiant que le nombre de cellules en circulation dans le sang a bien diminué. La détection précoce des cellules cancéreuses circulantespermettrait également d’instaurer les traitements les mieux adaptés le plus rapidement possible, bien avant la formation de métastases. Des études sont en cours pour savoir si ce test pourrait être utilisé pour détecter la présence de cellules suspectes avant même le développement d’une tumeur primitive.

À ce jour, le test n’est pas encore remboursé par la Sécurité sociale mais il est déjà accessible pour compléter le bilan initial des patients atteints de tous types de cancers, sauf les cancers du sang.

Source : Cancer : un diagnostic à la cellule près

20160416 – News / Varicelle : attention à l’Ibuprofène !

Une mère de famille britannique a posté sur Facebook une mise en garde à l’attention des autres parents concernant l’administration d’Ibuprofène aux enfants atteints de varicelle. Son fils a failli en mourir. Sur Facebook,  elle a posté des clichés effrayants de la varicelle de son fils,  assortis de cette mise en garde : ne surtout pas donner d’Ibuprofène à son enfant atteint de cette maladie infantile.

Les parents de Lewis avaient pourtant consulté plusieurs médecins. Atteint de la varicelle, leur fils a eu une fièvre très forte qu’ils ne parvenaient pas à faire baisser avec du paracétamol. Selon Hayley Lyons, quatre médecins différents, consultés à leur hôpital de quartier, leur ont prescrit de l’Ibuprofène, l’un d’entre eux ayant même administré de cette molécule par intraveineuse à l’enfant.

Une septicémie

A ce moment-là, les boutons du petit Lewis commencent à s’infecter, la fièvre ne baisse toujours pas et les parents inquiets emmènent leur garçons à l’hôpital de Liverpool. Là-bas, ils apprennent que leur fils Lewis est atteint de septicémie, une infection généralisée qui peut être mortelle si elle n’est pas prise à temps.

Des cas de surinfection déjà signalés

En cause, a priori : l’Ibuprofène. Plusieurs cas de surinfection grave des boutons de varicelle ont été signalés chez des enfants ayant absorbé cette molécule dans des médicaments comme l’Advil. Anti-inflammatoire, l’Ibuprofène réagirait avec la varicelle en la repoussant plus profondément dans la peau et aggravant les lésions cutanées jusqu’à l’infection.

En France, une mise en garde depuis 2004

En France, déjà en 2004, l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait émis une mise en garde sur le sujet, indiquant sur son site “qu’il est prudent d’éviter leur utilisation en cas de varicelle”. Toujours sur son site, l’organisme préconise dans ce cas de s’en tenir au paracétamol “associé aux moyens physiques habituels (déshabillage, bains, enveloppement humide, hydratation)”.
Pour voir la liste des médicaments contenant de l’Ibuprofène, c’est ici.

L’ANSM déconseille aussi l’administration d’aspirine “sans avis médical, en raison du risque de survenue d’une maladie rare mais grave (Syndrome de Reye)”.

Avec son alerte lancée sur les réseaux sociaux, la jeune mère de famille britannique a réussi à avertir des centaines de milliers de familles : son message a été partagé près de 400.000 fois.

Source : Varicelle : attention à l’Ibuprofène !

20160413 – News : Luc Ferry : « Des parents utiliseront les nouvelles techniques pour améliorer leur progéniture »

Ancien ministre, Luc Ferry était l’invité d’Anne Sinclair, samedi, pour la sortie de son livre. Au menu : l’homme de demain, génétiquement modifié.

INTERVIEW -Et si vivre 300 ans n’était pas si utopique ? Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, aborde la question dans son nouveau livre, La révolution transhumaniste, qui paraît chez Plon. Le philosophe était l’invité d’Anne Sinclair, samedi, au micro d’Europe 1. Transhumanisme, un gros mot ? « Le projet des transhumanistes est de repousser la mort. Ce qui est certain, c’est que l’on va parvenir un jour ou l’autre àallonger la vie humaine considérablement. Ce qui m’intéresse, c’est de penser le monde dans lequel nos enfants vont vivre, celui de la troisième révolution industrielle. »

« Les armées s’empareront du projet ». Dans ce monde une nouvelle fois révolutionné, les manipulations génétiques seront possibles, notamment pour éviter les maladies. « Si les manipulations génétiques pourront guérir le cancer, on le fera », assure le spécialiste, qui n’écarte pas l’aspect dangereux de l’évolution : la question du bouleversement de l’identité humaine. Le philosophe prend un exemple. Celui de la rétinite pigmentaire, une maladie qui rend aveugle. « Une firme allemande a inventé une petite puce électronique que l’on greffe derrière la rétine et qui rend la vue. Imaginons que d’ici dix ans, cette puce soit améliorée et qu’elle permettre d’obtenir une vue d’aigle. On passera du modèle thérapeutique au modèle augmentatif. Les armées s’empareront de ce projet ‘d’augmenter’ l’être humain, de le rendre plus fort. »

« Améliorer leur progéniture ». L’étape suivante viendra des familles qui s’en empareront. « Si un père de famille ‘augmente’ son gamin, le voisin le fera aussi », promet Luc Ferry. La question de l’égalité d’accès à ces transformations ne se posera pas, selon lui, car « la diminution des coûts s’applique dans le domaine de la bio-chirurgie. » Les inégalités pourront venir du fait que certains parents décideront « d’utiliser ces nouvelles techniques pour améliorer leur progéniture », d’autres pour des raisons religieuses par exemple ne voudront pas le faire.

« Corriger les inégalités naturelles ». Il s’agit de « passer de la loterie de la génétique très inégalitaire au choix de l’ingénierie génétique, c’est-à-dire de modifier la nature. Au fond, l’idée des transhumanistes n’est pas simplement de corriger les inégalités sociales, mais aussi les inégalités naturelles. Je pense qu’il sera très difficile de s’opposer à ça, si ça va dans le bons sens », prophétise le philosophe. Le bon sens ? « Si ça rend l’humain meilleur et plus humain, je suis pour. Si c’est pour fabriquer des monstres, évidemment je suis contre. La ligne de partage est difficile à définir. C’est pour cela qu’il faut que nos politiques s’en saisissent. » Pour faire la balance entre danger et promesse fascinante.

« La mort est inscrite en nous ». Et l’immortalité ? « Pur fantasme », d’après Luc Ferry, pour qui les hommes mourrons toujours, ne serait que par suicide, ou en étant victimes d’attentats. « Nous ne serons jamais immortels. La mort est inscrite en nous. » Il le rappelle néanmoins. Nous n’en sommes pas encore à une vie qui se mesure en siècles. Mais l’idée ne semble pas le rebuter. « Si on y parvient, il y a tellement d’hommes et de femmes à aimer et de livres à lire que trois siècles c’est très peu. »

Source : Luc Ferry : « Des parents utiliseront les nouvelles techniques pour améliorer leur progéniture »

20160411 – News : Produits ménagers : découvrez la liste des produits toxiques

Produits ménagers : découvrez la liste des produits toxiques

Elle est présente dans un hors-série de « 60 millions de consommateurs » qui sortira mardi.

De nombreux produits ménagers contiennent une ou plusieurs substances « indésirables », pointe une enquête de 60 Millions de consommateurs à paraître dans un hors-série mardi. Après évaluation d’une centaine de produits, il a aussi dressé un « mémo des toxiques » qui récapitule par ordre alphabétique les produits nocifs pour la santé, accompagné des marques produits et marques correspondants.

Irritant et corrosif. « Mauvaise nouvelle, la quasi-totalité contient une ou plusieurs substances indésirables », indique le hors-série. Si la plupart de ces substances sont irritantes et corrosives, certaines sont aussi allergisantes et présentent une menace pour la faune et la flore, notamment les organismes aquatiques. Plus étonnant, certaines substances peuvent, en cas de mélange, dégager des gaz toxiques.

Europe 1 a pu consulter le hors-série en avant-première et vous propose la liste des substances toxiques pour vérifier si celles-ci figurent dans la liste des composants au dos de vos produits ménagers. Dans son magazine, 60 millions de consommateurs dresse une liste de marques et produits spécifiquement concernés pour chacune de ces substances.

Le « mémo des toxiques » de 60 millions de consommateurs :

  • Acide hydro-chlorique (acide chlorhydrique) : irritant pour la peau et le système respiratoire, corrosif
  • Acide oxalique : irritant pour les yeux et la peau, corrosif, dégagement de gaz toxiques en cas de mélange
  • Acide sulfamique : irritant, corrosif, toxique pour les organismes aquatiques
  • Alkyl ethoxylates et dérivés : irritant, toxique pour les organismes aquatiques
  • Benzisothiazo-linone : irritant, allergisant, toxique pour les organismes aquatiques
  • Butoxyéthanol (EGBE) : irritant, cancérogène possible pour l’homme
  • Chlorure de benzalkonium : favorise l’apparition de micro-organismes résistants
  • Didécylméthyl-ammonium chloride : irritant, corrosif, favorise l’apparition de micro-organismes résistants
  • EDTA : faible biodégradabilité, risque de persistance dans l’environnement
  • Ethanolamine : irritant pour la peau et les voies respiratoires, corrosif
  • Ethoxydiglycol  (DEGEE) : irritant pour la peau et les voies respiratoires, corrosif
  • Hydrogen peroxyde ou peroxyde d’hydrogène : irritant, corrosif, dangereux en cas de mélange (acides, ammoniaque), comburant (qui permet la combustion)
  • Hydroxyisohexyl 3 cyclohexene carboxaldehyde (lyral) : très allergisant
  • Hypochlorite de soude : irritant pour la peau et le système respiratoire, corrosif, dégagement possible de gaz toxiques en cas de mélange, toxique en cas de rejet dans les eaux usées
  • Iodopropynylbutyl carbamate : allergisant, irritant, corrosif, très toxique pour les organismes aquatiques
  • Metaperiodate de sodium : irritant, corrosif, toxique pour les organismes aquatiques
  • Méthylchloroisothiazolinone : très allergisant, très toxique pour les organismes aquatiques, avec effets à long terme
  • Méthylisothiazolinone : très allergisant, très toxique pour les organismes aquatiques
  • Phénoxyétahnol : allergisant, irritant, effets reprotoxiques à forte dose chez l’animal
  • Sodium hydroxyde ou hydroxyde de sodium : irritant, corrosif, menace potentielle pour la faune et la flore

 

Source : Produits ménagers : découvrez la liste des produits toxiques

20160411 – News : Faut-il prendre au sérieux la « liste noire des aliments » ?

 

Faut-il prendre au sérieux la "liste noire des aliments" ?

Un livre qui paraît jeudi dresse une liste de 107 produits alimentaires à bannir de son chariot de supermarché.

Faire ses courses relève parfois du casse-tête. Et la « liste noire des aliments », établie par un groupe de diététiciens et de journalistes, risque d’encore compliquer les choses. Selon les résultats de cette enquête, publiée jeudi dans Le guide du bon choix au supermarché (édition Thierry Souccar), pas moins de 323 aliments seraient à « éviter » et 107 carrément à « bannir », en raison de leur forte teneur en colorants, émulsifiants, conservateurs et autres additifs chimiques et controversés. Alors faut-il prendre cette liste au sérieux ? Décryptage.

Quels sont les aliments à éviter ? Des tagliatelles à la carbonara « Marque repère » à la soupe moulinée 9 légumes « Sveltesse » de « Maggi » en passant par les « Danio de Danone »… La liste épingle tout type de produits, et tout type de marques. Les résultats varient également pour les produits d’une même marque. L’étude montre par exemple que l’on trouve le pire comme le meilleur dans les « pastas box » (boîtes de pâtes) : ainsi chez Sodebo, celles aux fromages italiens sont bien notées alors que les ricotta-épinards sont le bonnet d’âne de ce classement.

L’étude épingle aussi beaucoup de produits « sans » : « sans » matière grasse (les Taillefine 0% par exemple), « sans » sucre ajouté (les galettes de riz au chocolat noir de Gerblé par exemple) ou même… »sans gluten », des produits pourtant très en vogue et considérés comme sains. En réalité, la raison est simple : pour compenser ce qu’il y a en moins dans ces produits et pour qu’ils ne perdent pas trop de goût, les marques rajoutent souvent des « horreurs », dixit Thierry Souccar, l’un des auteurs de ce guide. Pour le gluten, par exemple, « On remplace la farine de blé et il faut donner l’illusion que l’on a à peu près le même goût en bouche, que l’on a à peu près le même aspect, donc on met des graisses qui sont souvent de mauvaise qualité, on met des émulsifiants et au final c’est un produit complètement éloigné de l’idéal nutritionnel que l’on recherche ».

Y a-t-il vraiment des composants à risque dans ces produits ?  Les produits « à bannir » sont épinglés par les auteurs à cause de leur forte teneur en additifs et en graisse dites « mauvaises ». On trouve ainsi des colorants (le jaune de quinoléine (E104), l’azorubine ou carmoisine (E122), l’amarante (E123), le rouge ponceau 4R/le rouge cochenille (E124), l’erythrosine (E127), le rouge allura AC (E129)), des émulsifiants (des polysorbates et autres acides gras), des conservateurs (nitrate et nitrite de sodium, parabènes, hexaméthylènetétramine etc.) ou encore des additifs au phosphate, tous plus ou moins soupçonnés d’avoir des effets néfastes sur la santé. Parmi les risques, citons pêle-mêle : la favorisation des allergies, un potentiel cancérogène à forte dose, voire même le développement d’une hyperactivité chez les enfants.

Contactés par Europe 1, les dirigeants de l’Association nationale des industries argumentaires (Ania) préfèrent ne pas prendre position avant d’avoir lu le livre. Mais de manière générale, l’Association regrette « la cacophonie nutritionnelle, le ‘food bashing’ du moment ». « On essaie de faire peur aux gens, cela fait vendre du papier. Nous serons attentifs au débat. Il sera intéressant d’entendre le point de vue de tous les nutritionnistes », nous explique-t-on encore.

Dans quelle mesure faut-il s’inquiéter ? En réalité, les risques autour des additifs existent bel et bien, et plusieurs des composants cités plus haut ont même été interdits dans certains pays européens, voire aux Etats-Unis. Mais il ne faut pas non plus s’alarmer si vous ou vos enfants avez déjà mangé l’un de ces produits, ni forcément les jeter à la poubelle.

« Consommés en petites quantités, aucun de ces produits n’est vraiment dangereux », explique à Europe 1 le nutritionniste Patrick Serog. « Même sur la question de savoir s’ils sont sains ou non, on manque de recul, d’études scientifiques à long terme. Si tous ces composants au nom qui fait peur sont commercialisés en France, c’est que l’on ne sait pas encore grand-chose sur eux. En général, dès que l’on a la preuve qu’un produit est vraiment néfaste, qu’il provoque une allergie par exemple, il est retiré de la vente », poursuit le scientifique. Qui conclut : « la règle, ce doit être de varier son alimentation. Pour un goûter, on peut manger quelques biscuits avec des additifs une ou deux fois dans la semaine, puis varier avec des fruits, du pain et du chocolat les autres jours ».

Le nutritionniste partage également les quelques conseils de bons sens donnés par l’ouvrage. Les voici :

  • Entre deux produits industriels, mieux vaut toujours choisir celui qui a la liste d’ingrédients la plus courte. En d’autres termes, boycottez autant que possible les additifs et les sucres ajoutés, même si un petit plaisir de temps en temps ne vous tuera pas.
  • Dans cette liste, préférez également les produits contenant des ingrédients que l’on peut trouver dans son placard, c’est à dire de la farine et du sucre, plutôt que de l’amidon modifié et du sirop de glucose.
  • Préférez les corps gras de « qualité » : huiles végétales en l’état, beurre, crème et graisse d’oie.

Source : Faut-il prendre au sérieux la « liste noire des aliments » ?

20160407 – News : Cholestérol et risques cardiovasculaires : un nouveau pavé dans la mare ?

La molécule était prometteuse : dans les essais cliniques, l’evacetrapib modulait de façon très efficace les taux de transporteurs du cholestérol dans le sang. Une alternative aux statines, qui réjouissait d’avance son promoteur, le groupe pharmaceutique Eli Lilly. Pourtant, une vaste étude révèle que l’effet sur le risque cardiovasculaire est inexistant.

Durant des décennies, les transporteurs du cholestérol ont été désignés comme l’un des indicateurs clef du risque cardiovasculaire. Des études épidémiologiques avaient en effet suggéré une forte corrélation entre de hauts taux de transporteurs à faible densité (les fameux « LDL », popularisés sous le nom de « mauvais cholestérol ») et les maladies cardiaques. Même si la validité et l’universalité de ces recherches a depuis été contesté, ceci n’a eu que peu d’influence sur le succès des médicaments anti-cholestérol.

À en croire une partie des études, l’administration de statines – véritables stars des molécules « anti-cholestérol » – aux patients survivants d’un accident cardiovasculaire réduirait le risque de récidive. Aux Etats-Unis, il existe un intense lobbying pour que ces statines soient administrées en « prévention primaire« , c’est-à-dire aux patients présentant de forts taux de cholestérol LDL qui n’ont encore eu aucun problème vasculaire et cardiaque. Le bénéfice réel d’une telle intervention n’est cependant pas démontré.

L’utilisation de statines est associée à de nombreux effets secondaires (notamment musculaires), aussi de nombreux laboratoires sont à la recherche d’alternatives thérapeutiques anti-cholestérol. Une nouvelle classe de médicaments, capable de limiter les échanges de cholestérol entre les transporteurs LDL et HDL, semblait prometteuse sur le papier [1]. Si les premiers candidats évalués ont déçu [2], le groupe pharmaceutique Eli Lilly avait identifié un champion : l’evacetrapib.

En effet, durant les phases préliminaires de tests, cet evacetrapib diminuait d’un tiers le taux de LDL, et parvenait à doubler le taux de HDL (transporteurs de haute densité, réputés bénéfiques). Un vaste essai clinique, initié il y a quelques années sur 12.092 patients, est venuconfirmer cet effet biologique. Mais en octobre 2015, Eli Lilly interrompt prématurément cette étude, à la surprise de nombreux observateurs.

Un échec cuisant

Les raisons de cet arrêt ont été précisées ce 3 avril lors d’un important congrès international de cardiologie [3]. Durant l’étude, sur environ 6.000 participants sous evacetrapib, 256 ont fait une crise cardiaque. Dans le groupe témoin, qui prenait un placebo, le nombre de crise cardiaque était de… 255, soit une totale absence de différence statistique. De même, le nombre d’AVC dans le premier groupe était de 82, contre 95 dans le groupe placebo. Et le nombre de décès liés aux maladies cardiovasculaires de 434, contre 444. En bref : l’evacetrapib n’a absolument aucun intérêt thérapeutique.

Cité par le New York Times, le docteur Stephen Nicholls, responsable de l’étude avortée, résume l’interrogation qui se trouve sur toutes les lèvres :« nous avions un médicament qui semblait agir sur tout ce qu’il fallait ; […] comment un traitement qui diminue quelque chose identifié comme délétère ne peut entraîner aucun bénéfice ? »

Quelle explicaton à ce paradoxe ?

Doit-on conclure que les taux de LDL habituellement associés au risque cardiovasculaire sont moins une cause qu’un symptôme des maladies cardiovasculaires ? Pas nécessairement. Ainsi, il est possible que l’evacetrapib, en diminuant d’un côté un facteur de risque, en augmente parallèlement un second, encore non identifié.

Il faut observer que 96.4% des participants à l’étude étaient, initialement, traités sous statines. Une hypothèse alternative pourrait être que cette succession de traitements a des effets délétères. Quoi qu’il en soit, cet échec conduit à la mise au rebut définitive de l’evacetrapib – et peut-être de l’ensemble des inhibiteurs de CETP.


[1] Ce sont les inhibiteurs de la protéine de transfert des esters de cholestérol (inhibiteurs de CETP).

[2] Ces échecs étaient soit liés à des effets secondaires toxiques (pour une molécule nommée torcetrapib), soit à l’incapacité à diminuer les taux de LDL (dalcetrapib).

[3] « Impact of the Cholesteryl Ester Transfer Protein Inhibitor Evacetrapib on Cardiovascular Events: Results of the ACCELERATE trial ».

Source : Cholestérol et risques cardiovasculaires : un nouveau pavé dans la mare ?

20160405 – News : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles

Paru ce lundi à l’initiative de la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ce nouveau guide remplace l’ancien Livret de la paternité. Passage en revue des principaux points qui y sont évoqués.

Il ne fait que 16 pages mais se donne une mission d’envergure: répondre aux principales interrogations des futurs parents, des plus concrètes aux plus existentielles. Réalisé conjointement par le ministère des Familles avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et la Mutualité sociale agricole (MSA), le Livret des parents sera envoyé à tous les futurs parents entre le 4ème et le 5ème mois de grossesse. Ce nouveau guide remplace le Livret de la paternité édité en 2002, au moment de l’instauration du congé paternité.

Son but est de s’adapter à une parentalité plus large, trois ans après l’adoption du mariage pour tous. Un bouleversement sociétal qui ne change rien aux droits fondamentaux des futurs parents en matière de suivi pendant la grossesse.

Entretien prénatal et séances de préparation à la naissance

Un entretien prénatal est par exemple prévu par la loi depuis 2007 au quatrième mois de grossesse, afin d’exprimer ses doutes, ses peurs et ses appréhensions face à une sage-femme ou à un gynécologue. Ce rappel peut s’avérer judicieux tant le rendez-vous est peu connu des principaux intéressés. Le livret souligne aussi que sept séances de préparation à la naissance sont proposées au cours de la grossesse.

Aux conseils pratiques s’ajoute un message pédagogique: « Instaurez l’échange avec votre enfant, trouvez le bon dosage entre fermeté et souplesse (…) vous l’aiderez à bien grandir. » Si les parents sont dépassés, deux pages détaillent les différentes structures d’accueil vers lesquelles ils peuvent se tourner.

« Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative »

Une démarche pédagogique afin de promouvoir le dialogue et éviter les punitions corporelles: « Frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative » et « se fâcher après un bébé qui pleure ne sert à rien et peut l’angoisser », rappelle le livret.

Dans un contexte de débat accru autour de l’interdiction de la fessée, pas question pour autant de culpabiliser les parents « qui, à un moment, n’ont pas imaginé d’autres solutions ». En mars 2015, la France avait été épinglée par le Conseil de l’Europe pour ne pas avoir interdit de « manière suffisamment claire, contraignante et précise les châtiments corporels ». Elle n’a toujours pas légiférée sur la question.

Source : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles

20160405 – News : Grossesse : 10 minutes de soleil par jour pour réduire les risques d’asthme chez l’enfant ? – metronews

Pendant longtemps, il a été l’ennemi public numéro 1, celui qu’il fallait éviter à tout prix. Mais voilà que le soleil revient (un petit peu) en odeur de sainteté. On sait qu’il est essentiel pour faire le plein de vitamine D et il semblerait que pour les femmes enceintes, cela puisse aussi jouer sur la santé de leur bébé.

Une nouvelle étude vient de démontrer que 10 minutes d’exposition quotidienne de la femme enceinte pouvaient réduire les risques d’asthme chez l’enfant à naître.

Une carence en vitamine D pointée du doigt

Les chercheurs de l’université du Kansas, aux Etats-Unis, ont étudié la corrélation entre le taux d’enfants asthmatiques et l’ensoleillement du territoire où les mères avaient passé le second trimestre de leur grossesse. Les résultats de leurs travaux, parus dans l’American Journal of Health Economics tendent à démontrer que le risque de développer cette pathologie respiratoire augmente avec le déficit de vitamine D chez la mère.

Ainsi, quand les mères avaient un peu pris le soleil, leur taux de vitamine D augmentait et les enfants étaient moins nombreux à présenter des symptômes asthmatiques. Et la bonne nouvelle c’est que, selon les auteurs, seules 10 minutes quotidiennes d’exposition suffiraient à faire baisser les risques.

Soleil et grossesse : quelques règles à respecter

Mais attention, n’allez surtout pas en déduire que le soleil est anodin pour la santé, surtout si vous êtes enceinte. Car avec les hormones, la femme enceinte peut souffrir de ce que l’on appelle communément le « masque de grossesse », à savoir un dérèglement de la pigmentation de la peau qui conduit à la formation de taches marron sur le visage et le décolleté. Le mieux est donc de se protéger le visage et le cou avec un écran total, de porter un chapeau et de n’exposer que le reste du corps. Encore une fois, seules 10 minutes suffisent pour maintenir un taux de vitamine D protecteur.

Et puis, pas de panique, les femmes enceintes sont en général supplémentées pour éviter les carences. Mais gardez en tête que la vitamine D de synthèse sera toujours moins efficace que celle provenant d’une source naturelle. A l’approche des beaux jours, il est donc temps d’investir dans un chapeau de paille et dans un bon soin solaire.

Source : Grossesse : 10 minutes de soleil par jour pour réduire les risques d’asthme chez l’enfant ? – metronews