20171023 – Prénom des enfants : qu’est-ce qui détermine le choix des parents ?

En 2018, Louise et Gabriel devraient s’arroger, une nouvelle fois, le haut du classement des prénoms les plus donnés.

Il n’y aura pas de révolution dans le choix des prénoms donnés aux nouveau-nés en 2018. Comme cette année, Louise devrait conserver sa première place chez les filles. Et les Gabriel devraient être les plus nombreux chez les garçons. Si quelques modifications de classement s’opèrent, le top 10 comportera les mêmes prénoms chez les filles comme chez les garçons (retrouver le classement 2017 ici). C’est en tout cas ce que prédit L’Officiel des prénoms 2018, qui arrive jeudi en librairie. Comme chaque année depuis la fin du 19e siècle, l’ouvrage établit ses tendances à partir des registres d’état civil et des statistiques de l’Insee. Et en 2018 comme en 2017, la mode sera aux prénoms courts, d’inspiration ancienne, avec une forte présence des terminaisons en « a » chez les filles et en « o » chez les garçons (voir le classement 2018 ici ou en fin d’article).

>> Mais comment chaque époque choisit-elle ses prénoms ? Europe 1 a posé la question à Baptiste Coulmont, sociologue au CNRS et auteur de Sociologie des prénoms.

Il y a cent ans, selon l’Insee, une fille sur cinq s’appelait Marie. Aujourd’hui, Louise, prénom le plus courant, n’est porté « que » par une petite fille sur 100. Notre époque est-elle donc plus originale ?

Oui, il y a de plus en plus de prénoms, effectivement. Au début du 20e siècle, le prénom n’était utilisé qu’en petit comité, en couple, en famille. Au travail, les gens s’appelaient par leur nom de famille. Mais depuis, le prénom a acquis beaucoup plus d’importance. Et plus le prénom est utilisé, plus la recherche d’originalité s’accentue. En outre, depuis une loi de 1996, il n’y a presque plus aucun contrôle. Si vous voulez appeler votre fille Elisabeth, l’Etat ne va pas vérifier si vous l’écrivez avec un « z » ou un « s ». Cela renforce la quête de créativité. Ajoutez à cela l’impact des différentes migrations, y compris les plus petites (asiatiques, norvégiennes) et cela peut expliquer cette diversité.

Mais cette quête d’originalité est à nuancer. Les prénoms ressemblent toujours à des prénoms, ils permettent souvent d’identifier s’il s’agit d’un garçon ou d’une fille. L’originalité se traduit souvent par des légères modifications orthographiques. Beaucoup de parents cherchent encore la normalité. 80% des nouveau-nés ne sont nommés « que » par 1.200 prénoms. Et 20% se partagent encore une dizaine de prénoms.

On a tout de même l’impression que les sources d’influences se sont élargies. Avant, beaucoup d’enfants portaient le nom d’un grand-parent…

Il y a eu plusieurs types d’évolution. A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, c’est le parrain qui donnait systématiquement le prénom à son enfant. Et comme le parrain était souvent un grand-parent, l’enfant portait souvent son prénom. Ensuite, les parents ont voulu s’autonomiser et cela explique cette quête de la nouveauté.

Pendant une partie du 20ème, les classes populaires s’inspiraient des classes bourgeoises. On voulait donner à son enfant un prénom qui faisait ‘prestigieux’, comme un gage de réussite. Puis les classes populaires ont pris leur autonomie. Aujourd’hui, on assiste à des sortes de ‘marchés parallèles’ qui ne s’inspirent pas forcément les uns les autres. Le prénom Kévin, par exemple, est né et mort dans des milieux plutôt populaires, sans s’inspirer de la bourgeoisie ni l’influencer. Pareillement, un prénom choisi dans un milieu bourgeois a de forte chance d’y rester. Et il sera même considéré comme bizarre ailleurs.

Il y a aussi une question de sonorité. Jusqu’aux années 50, on était plutôt adepte des prénoms longs. Et depuis, les parents ont eu besoin de changer et ont cherché à raccourcir. C’est une simple question de cycles, et on y est toujours. Année après année depuis les années 50, le nombre moyen de lettres dans les prénoms diminue ! Ce fut déjà le cas entre la Révolution et le début du 20ème siècle.

Comment expliquer que des prénoms anciens réapparaissent ?

Les parents ont tendance à ne plus donner des prénoms qui sont en usage depuis trop longtemps. Souvent, il faut attendre que tous les porteurs d’un prénom décèdent avant qu’il ne réapparaisse.

Quel est l’impact réel des « stars » et de la culture ?

Cet impact a toujours existé. En leur temps, Victor Hugo et d’autres écrivains moquaient déjà le manque d’originalité des parents, qui s’inspiraient de personnages de romans pour leurs enfants. On retrouve ça aujourd’hui. Lorsqu’une chanson à succès a un prénom comme titre, on constate une hausse du nombre de ce prénom juste après. Mais ce n’est que temporaire, cela ne dure pas dans le temps. En outre, pour qu’un prénom de « star » imprime vraiment, il faut déjà qu’il ait eu une petite « carrière » auparavant. Si le prénom Kévin a eu autant de succès, cela a certes été influencé par la carrière de Kévin Costner ou par le film Maman, j’ai raté l’avion. Mais ce prénom commençait déjà à apparaître depuis quelques années, sinon il n’aurait jamais connu une pareille expansion.

Aujourd’hui, par exemple, si le prénom Jacky était au centre d’une série à succès, même auprès des jeunes, je ne suis pas sûr que beaucoup de parents se mettraient à l’adopter de nouveau. La carrière de ce prénom est clairement sur la fin.

Les tendances 2018 chez les filles :

1) Louise (déjà 1ere en 2017)
2) Emma (3e en 2017)
3) Jade (2e)
4) Chloé (4e)
5) Alice (5e)
6) Léa (7e)
7) Lina (9e)
8) Mila (10e)
9) Manon (8e)
10) Inès (6e)

Et chez les garçons :

1) Gabriel (déjà 1er en 2017)
2) Raphaël (2e en 2017)
3) Jules (2e à égalité)
4) Léo (4e)
5) Lucas (6e)
6) Adam (5e)
7) Louis (7e)
8) Liam (8e)
9) Ethan (9e)
10) Hugo (10e)

Source : Prénom des enfants : qu’est-ce qui détermine le choix des parents ?

20170925 – Perpignan: Une maman jugée pour avoir donné une claque à son enfant

 

Une mère de famille âgée de 32 ans a été jugée par le tribunal correctionnel de Perpignan pour avoir donné une claque à son enfant âgé de deux ans et demi. Hospitalisé pour une gastro-entérite, l’enfant refusait d’avaler ses médicaments. La mère a expliqué aux enquêteurs, puis à la barre du tribunal, qu’elle était à bout de nerf après 48 heures quasiment sans dormir à tenter de soigner son enfant.

C’est une infirmière de l’hôpital qui avait aperçu la scène. Elle avait alors prévenu ses collègues, lesquels avaient prévenu à tour de rôle un psychiatre, un médecin légiste puis une assistante sociale. Alertés, les policiers l’avaient placée en garde à vue. Dans sa déposition, l’infirmière avait expliqué avoir été témoin « d’un coup violent ».

Le procureur requiert six mois de prison avec sursis

A la barre, l’avocat de la prévenue a exhibé les nombreux certificats médicaux du médecin généraliste de l’enfant. Aucun d’entre eux ne faisait allusion à des traces de violence. « On ne peut pas assimiler une simple gifle à de la maltraitance, a plaidé l’avocatSinon, il faudrait juger la moitié des parents du département », relate France Bleu Roussillon. Le procureur avait requis six mois de prison avec sursis pour « violences sur mineur ». Les juges ne l’ont pas suivi. La mère de famille a été relaxée.

Source : Perpignan: Une maman jugée pour avoir donné une claque à son enfant

20170825 – News : Bouées de cou pour les bébés: « Si jamais elles se percent, c’est catastrophique »

Les bouées de cou, un danger pour les enfants? Selon une étude de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa), ce type de bouée censé favoriser la coordination des bébés est en réalité « le moins sécuritaire » pour la baignade. Rémy Assathiany, pédiatre, recommande plutôt les dispositifs de flottaison en liège ou en mousse.

Source : Bouées de cou pour les bébés: « Si jamais elles se percent, c’est catastrophique »

Avis Pimpf : quelle très mauvaise idée que ces bouées, je ne trouve pas que ce soit idéal pour les petits enfants. De plus je trouve la remarque dans l’article que quelque soit le système de bouée utilisée ON NE LAISSE PAS UN ENFANT SEUL OU SANS SURVEILLANCE DANS UNE PISCINE !!!!! cela me semble tellement évident !

20170825 – ReplyASAP : l’application qui oblige les enfants à répondre à leurs parents – Le Point

Agacé par le comportement de son fils qui ignorait ses appels et ses SMS, un père de famille britannique a développé une application mobile pour y remédier.

L’application ReplyASAP permet d’obliger quelqu’un à répondre à un appel ou à un SMS. © WANG ZHAO / AFP/ WANG ZHAO

Ignorer purement et simplement un appel ou un message envoyé sur notre téléphone est quelque chose qui arrive à tout le monde. Lorsqu’un parent tente de joindre son rejeton de façon urgente et importante, ce comportement peut cependant mettre les nerfs du correspondant à rude épreuve. C’est ce qui est arrivé à Nick Herbert, un père de famille britannique, avec son fils Ben. Alors que la plupart du temps celui-ci ne lui répondait pas, il a décidé de développer une application mobile nommée ReplyASAP (« Réponds dès que possible ») pour régler ce problème.

Fonctionnant sur Android, ReplyASAP affiche d’office sur l’écran du destinataire un message accompagné d’une sonnerie, y compris lorsque le téléphone se trouve en mode silencieux, jusqu’à ce que la personne réponde à l’appel ou au SMS. Il faut évidemment que les deux personnes l’aient installée sur leur téléphone et que des numéros « prioritaires » soient renseignés. Dans le cas d’un SMS, l’expéditeur reçoit une notification dès que le message a été lu.

Une application qui fonctionne dans les deux sens

Nick Herbert précise que l’application est utilisable dans les deux sens et que les enfants peuvent également obliger leurs parents à leur répondre, forçant les deux parties à faire preuve de retenue et de discernement. Il n’est cependant pas obligatoire d’utiliser ReplyASAP uniquement entre parents et enfants, tout le monde peut ainsi forcer quelqu’un à lui répondre, à condition de le convaincre au préalable d’installer l’application et de jouer le jeu. Reste à réussir à ne l’utiliser que dans les cas d’urgence, chose plus facile à dire qu’à faire à une époque où le fait d’être joignable n’importe où et n’importe quand a tendance à devenir la norme.

Source : ReplyASAP : l’application qui oblige les enfants à répondre à leurs parents – Le Point

20170625 – Famille : l’art d’être père

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Chaque matin, c’est le même rituel pour Léa et son père. Prendre le temps de petit-déjeuner ensemble avant l’école, un moment privilégié. La mère de Léa est partie travailler tôt pour aller la récupérer à la sortie de l’école. Un partage des tâches qui convient parfaitement à la famille. « On a voulu un enfant à deux, on l’élève à deux. Elle a la chance d’avoir ses deux parents, c’est important pour elle de sentir qu’on est là tous les deux, qu’on a chacun un rôle », précise Nigel Guittenit, le père de famille. Et sur le chemin de l’école maternelle, ces pères revendiquent leur nouveau rôle. « Il faut nous laisser la place, nous laisser faire des erreurs, ça ne sert à rien de nous reprendre systématiquement », continue Nigel Guittenit. On les appelle « papas poules », « superpapas » ou « nouveaux pères », et à leurs côtés les femmes sentent la différence.

« Un job qui paye en bonheur »

Certains pères ont la possibilité d’aménager leur temps de travail. Un photographe, freelance, s’occupe de ses enfants après la crèche et l’école. « Je trouve que le job de papa est sympa. C’est un job génial parce que c’est un job qui paye en bonheur », explique Nicolas Kalogeropoulos. Une implication dans les tâches quotidiennes qui s’est imposée dès la naissance. Mais l’idéal de partage des tâches parentales est encore loin d’être atteint au quotidien. Les femmes y consacrent toujours en moyenne deux fois plus de temps que les hommes. 

Famille : l’art d’être père

Source : Famille : l’art d’être père

20170603 – Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

Vous ne vous sentez pas tout à fait à votre place dans votre famille ? Plongez-vous dans vos albums photos ! Ces clichés qui racontent son histoire, officielle mais parfois aussi cachée, pourront vous aider à aller mieux.

Malgré les années qui passent, vous n’êtes toujours pas en paix avec votre ascendance. Vos rapports avec vos parents, frères et sœurs sont tumultueux, vous ne vous reconnaissez guère dans ces cousins, oncles et tantes. Ce sentiment d’étrangeté en terre intime vous pèse. Grâce aux photos, vous pourrez questionner l’inconscient familial. De quoi mieux comprendre votre mal-être et vous apaiser, à coup sûr.

Une mise en scène idéale

Sur les photos anciennes comme sur les plus récentes, le clan respire le bonheur, à la manière d’une pub Ricoré. De grandes tablées souriantes comme marque de fabrique. « Cette joie systématique est forcément suspecte. Aucune tribu ne peut faire l’économie de pulsions agressives, de sentiments ambivalents. Et il est impossible que cet aspect-là, plus sombre, n’apparaisse jamais au détour d’une photo prise par surprise » avance Christine Ulivucci, psychanalyste transgénérationnelle, auteure de « Ces photos qui nous parlent », éd. Payot. Il est donc probable que ces clichés qui ne cadraient pas avec l’image idéale ont été impitoyablement éliminés des albums. « Dans ce genre de lignée, ce n’est pas seulement au moment des photos qu’il faut sourire, mais tout le temps ! Chaque individu est sommé de faire fonctionner le système de manière idyllique et de ne pas jouer les grains de sable. Le sujet est nié, contraint de s’oublier » poursuit-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : En regardant de près vos photos de famille, vous repérerez facilement ce bonheur de façade grâce aux sourires contrits et expressions peu naturelles. Cette confirmation de la violence que vous subissez sans doute depuis toujours – devoir refouler vos pulsions jugées négatives par la famille – agira comme une libération.

Les injonctions silencieuses

Depuis des générations sur les clichés de votre famille, les femmes apparaissent toujours dans les mêmes postures : en jeunes coquettes, en épouses épanouies aux petits soins pour leur mari, en mères dévouées avec leurs enfants. « Les photos témoignent du roman que la famille a choisi d’écrire pour conter son histoire. Un récit dans lequel chaque personnage est implicitement assigné à un rôle. Ainsi, dans certaines familles, les femmes sont encouragées à incarner le féminin de manière traditionnelle » décrit la psychanalyste. Il est intéressant de constater que les photos entrent parfois en contradiction avec les mots. « Des discours féministes peuvent circuler dans la famille. Il n’empêche que ce qui apparait sur les photos, et fait tout autant empreinte que les mots, est aux antipodes ! Cette ambivalence peut provoquer de réels troubles chez certaines femmes dans leur rapport à leur féminité » note-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous-mêmes avez l’impression de porter le poids de stéréotypes familiaux qui vous enferment mais ne sont pas explicitement formulés, cherchez-en la trace dans les albums photos. Ainsi mises à jour, ces injonctions deviendront tout à coup beaucoup moins pesantes car «  le discernement rend possible la distanciation » encourage Christine Ulivucci.

Les grands absents

Il arrive qu’une personne de la famille subisse des escamotages systématiques sur les photos. Toujours floue, cachée derrière quelqu’un d’autre ou coupée car positionnée hors cadre. Sûrement pas un hasard… « Elle incarne peut-être des valeurs ou a fait des choix de vie insupportables pour la famille, incompatibles avec la bien-pensance familiale. Ou bien elle a elle-même pris ses distances et la famille l’exclut symboliquement en retour, sanctionne son désir d’indépendance par rapport au clan », analyse Christine Ulivucci. Parfois aussi, tel membre de la famille n’apparait carrément jamais sur les clichés, ou pire, les photos où il figure sont découpées. « Dans ce cas, cela renvoie souvent à un traumatisme qui n’a pu être assimilé par la famille, un décès, une disparition, un emprisonnement » remarque-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous avez du mal à vous sentir à votre place dans votre famille, intéressez-vous de près à ce personnage escamoté sur les photos. Pourquoi a-t-il été évincé, qu’est-ce qui dans son histoire pourrait entrer en résonnance avec la vôtre et vous fournir des éléments de compréhension sur votre statut actuel de « vilain petit canard » ? « Redonner une place à cet absent permettra de s’en créer une pour soi » insiste la psychanalyste.

 

A votre appareil !

En parallèle du décryptage des clichés de famille, pourquoi ne pas oser l’acte photographique en prenant vous-mêmes des photos ? Appareil en main, revenez vers des lieux de votre enfance, vers des membres de la famille qui comptent pour vous. Votre manière de les considérer à travers l’objectif, de les cadrer et de les mettre en scène vous en apprendra long sur votre propre subjectivité, sur la façon de vous positionner par rapport à votre histoire. Instructif.

Source : Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

20170515 – Plus des deux tiers des enfants vivent avec leurs deux parents – Libération

Une enquête de l’Insee révèle que 9,7 millions d’enfants vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, et près de 4 millions dans des schémas familiaux éclatés.

Sur les 13,7 millions d’enfants mineurs résidant en France métropolitaine, 9,7 millions (71%) vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, sans demi-frère ni demi-sœur, indique une enquête de l’Insee publiée lundi. Les autres (29%) sont dans des schémas plus éclatés : 2,5 millions vivent dans des familles monoparentales et 950 000 avec un seul de leur parent au sein d’une famille recomposée.

Au total, 3,45 millions d’enfants vivent donc principalement avec un seul parent. Les raisons sont multiples : la séparation des deux conjoints, la volonté des parents ne pas vivre ensemble ou encore l’éloignement géographique du père ou de la mère à cause de sa situation professionnelle. L’enquête de l’Insee considère chaque personne dans sa résidence principale, c’est-à-dire dans la configuration familiale dans laquelle elle vit «la plupart du temps».

En majorité chez la mère

Vivre principalement avec un seul de ses parents ne signifie pas vivre exclusivement avec lui. Parmi les 3,45 millions d’enfants qui habitent «principalement avec un seul de leurs parents», seuls 900 000, soit un quart d’entre eux, séjournent «une partie du temps» chez leur autre parent. Les trois quarts restant n’y résidant «pas régulièrement», voire «épisodiquement», souvent en raison de l’éloignement géographique. Au sein même des familles monoparentales, différentes configurations existent : l’enquête révèle par exemple que ces enfants vivent en majorité chez leur mère et visitent peu leur père (65%). A contrario, seuls 8% d’entre eux vivent chez leur père en visitant peu leur mère. De même, les enfants qui habitent principalement chez leur mère et se rendent chez leur père (19%) sont plus nombreux que ceux vivant chez leur père et visitant leur mère (8%).

A LIRE AUSSILes pères solos sont-ils des mères comme les autres ?

La situation des enfants de familles monoparentales peut changer selon les moments : parmi les 2,5 millions d’enfants évoluant dans cette situation, 200 000 partagent leur résidence principale avec leur parent et un conjoint résidant principalement ailleurs, qui vient vivre une partie du temps dans leur logement.

Pour 80 000 enfants, cet autre adulte est le père ou la mère. Même si leurs deux parents sont en couple, ceux-ci ne cohabitent pas. Ces enfants vivent donc une partie du temps en «famille traditionnelle», quand leur autre parent rejoint le domicile familial. Ils vivent pour la quasi-totalité d’entre eux dans un seul logement tandis que le parent non-cohabitant alterne son temps entre son logement et celui ou vivent ses enfants. Pour les 120 000 autres, cet adulte n’est le parent d’aucun des enfants du foyer.

Les familles «traditionnelles» se transforment, elles aussi, lorsque des demi-frères et sœurs viennent vivre dans la résidence principale. Parmi les 9,8 millions d’enfants mineurs vivant avec leurs deux parents, l’Insee en recense 140 000, qui partagent «une partie du temps» leur logement avec des demi-frères ou demi-sœurs issus de précédentes unions. Ces familles «traditionnelles» deviennent alors des familles recomposées. A l’inverse, entre 90 000 et 120 000 enfants en familles recomposées vivant avec leurs deux parents, se retrouvent, une partie du temps, en famille traditionnelle, lorsque leurs demi-frères et sœurs vont chez leur autre parent.

Rozenn Morgat

Source : Plus des deux tiers des enfants vivent avec leurs deux parents – Libération

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