20170825 – ReplyASAP : l’application qui oblige les enfants à répondre à leurs parents – Le Point

Agacé par le comportement de son fils qui ignorait ses appels et ses SMS, un père de famille britannique a développé une application mobile pour y remédier.

L’application ReplyASAP permet d’obliger quelqu’un à répondre à un appel ou à un SMS. © WANG ZHAO / AFP/ WANG ZHAO

Ignorer purement et simplement un appel ou un message envoyé sur notre téléphone est quelque chose qui arrive à tout le monde. Lorsqu’un parent tente de joindre son rejeton de façon urgente et importante, ce comportement peut cependant mettre les nerfs du correspondant à rude épreuve. C’est ce qui est arrivé à Nick Herbert, un père de famille britannique, avec son fils Ben. Alors que la plupart du temps celui-ci ne lui répondait pas, il a décidé de développer une application mobile nommée ReplyASAP (« Réponds dès que possible ») pour régler ce problème.

Fonctionnant sur Android, ReplyASAP affiche d’office sur l’écran du destinataire un message accompagné d’une sonnerie, y compris lorsque le téléphone se trouve en mode silencieux, jusqu’à ce que la personne réponde à l’appel ou au SMS. Il faut évidemment que les deux personnes l’aient installée sur leur téléphone et que des numéros « prioritaires » soient renseignés. Dans le cas d’un SMS, l’expéditeur reçoit une notification dès que le message a été lu.

Une application qui fonctionne dans les deux sens

Nick Herbert précise que l’application est utilisable dans les deux sens et que les enfants peuvent également obliger leurs parents à leur répondre, forçant les deux parties à faire preuve de retenue et de discernement. Il n’est cependant pas obligatoire d’utiliser ReplyASAP uniquement entre parents et enfants, tout le monde peut ainsi forcer quelqu’un à lui répondre, à condition de le convaincre au préalable d’installer l’application et de jouer le jeu. Reste à réussir à ne l’utiliser que dans les cas d’urgence, chose plus facile à dire qu’à faire à une époque où le fait d’être joignable n’importe où et n’importe quand a tendance à devenir la norme.

Source : ReplyASAP : l’application qui oblige les enfants à répondre à leurs parents – Le Point

20170625 – Famille : l’art d’être père

//embedftv-a.akamaihd.net/24a92fa440c69c8ccaf9cfa35aaba769

Chaque matin, c’est le même rituel pour Léa et son père. Prendre le temps de petit-déjeuner ensemble avant l’école, un moment privilégié. La mère de Léa est partie travailler tôt pour aller la récupérer à la sortie de l’école. Un partage des tâches qui convient parfaitement à la famille. « On a voulu un enfant à deux, on l’élève à deux. Elle a la chance d’avoir ses deux parents, c’est important pour elle de sentir qu’on est là tous les deux, qu’on a chacun un rôle », précise Nigel Guittenit, le père de famille. Et sur le chemin de l’école maternelle, ces pères revendiquent leur nouveau rôle. « Il faut nous laisser la place, nous laisser faire des erreurs, ça ne sert à rien de nous reprendre systématiquement », continue Nigel Guittenit. On les appelle « papas poules », « superpapas » ou « nouveaux pères », et à leurs côtés les femmes sentent la différence.

« Un job qui paye en bonheur »

Certains pères ont la possibilité d’aménager leur temps de travail. Un photographe, freelance, s’occupe de ses enfants après la crèche et l’école. « Je trouve que le job de papa est sympa. C’est un job génial parce que c’est un job qui paye en bonheur », explique Nicolas Kalogeropoulos. Une implication dans les tâches quotidiennes qui s’est imposée dès la naissance. Mais l’idéal de partage des tâches parentales est encore loin d’être atteint au quotidien. Les femmes y consacrent toujours en moyenne deux fois plus de temps que les hommes. 

Famille : l’art d’être père

Source : Famille : l’art d’être père

20170603 – Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

Vous ne vous sentez pas tout à fait à votre place dans votre famille ? Plongez-vous dans vos albums photos ! Ces clichés qui racontent son histoire, officielle mais parfois aussi cachée, pourront vous aider à aller mieux.

Malgré les années qui passent, vous n’êtes toujours pas en paix avec votre ascendance. Vos rapports avec vos parents, frères et sœurs sont tumultueux, vous ne vous reconnaissez guère dans ces cousins, oncles et tantes. Ce sentiment d’étrangeté en terre intime vous pèse. Grâce aux photos, vous pourrez questionner l’inconscient familial. De quoi mieux comprendre votre mal-être et vous apaiser, à coup sûr.

Une mise en scène idéale

Sur les photos anciennes comme sur les plus récentes, le clan respire le bonheur, à la manière d’une pub Ricoré. De grandes tablées souriantes comme marque de fabrique. « Cette joie systématique est forcément suspecte. Aucune tribu ne peut faire l’économie de pulsions agressives, de sentiments ambivalents. Et il est impossible que cet aspect-là, plus sombre, n’apparaisse jamais au détour d’une photo prise par surprise » avance Christine Ulivucci, psychanalyste transgénérationnelle, auteure de « Ces photos qui nous parlent », éd. Payot. Il est donc probable que ces clichés qui ne cadraient pas avec l’image idéale ont été impitoyablement éliminés des albums. « Dans ce genre de lignée, ce n’est pas seulement au moment des photos qu’il faut sourire, mais tout le temps ! Chaque individu est sommé de faire fonctionner le système de manière idyllique et de ne pas jouer les grains de sable. Le sujet est nié, contraint de s’oublier » poursuit-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : En regardant de près vos photos de famille, vous repérerez facilement ce bonheur de façade grâce aux sourires contrits et expressions peu naturelles. Cette confirmation de la violence que vous subissez sans doute depuis toujours – devoir refouler vos pulsions jugées négatives par la famille – agira comme une libération.

Les injonctions silencieuses

Depuis des générations sur les clichés de votre famille, les femmes apparaissent toujours dans les mêmes postures : en jeunes coquettes, en épouses épanouies aux petits soins pour leur mari, en mères dévouées avec leurs enfants. « Les photos témoignent du roman que la famille a choisi d’écrire pour conter son histoire. Un récit dans lequel chaque personnage est implicitement assigné à un rôle. Ainsi, dans certaines familles, les femmes sont encouragées à incarner le féminin de manière traditionnelle » décrit la psychanalyste. Il est intéressant de constater que les photos entrent parfois en contradiction avec les mots. « Des discours féministes peuvent circuler dans la famille. Il n’empêche que ce qui apparait sur les photos, et fait tout autant empreinte que les mots, est aux antipodes ! Cette ambivalence peut provoquer de réels troubles chez certaines femmes dans leur rapport à leur féminité » note-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous-mêmes avez l’impression de porter le poids de stéréotypes familiaux qui vous enferment mais ne sont pas explicitement formulés, cherchez-en la trace dans les albums photos. Ainsi mises à jour, ces injonctions deviendront tout à coup beaucoup moins pesantes car «  le discernement rend possible la distanciation » encourage Christine Ulivucci.

Les grands absents

Il arrive qu’une personne de la famille subisse des escamotages systématiques sur les photos. Toujours floue, cachée derrière quelqu’un d’autre ou coupée car positionnée hors cadre. Sûrement pas un hasard… « Elle incarne peut-être des valeurs ou a fait des choix de vie insupportables pour la famille, incompatibles avec la bien-pensance familiale. Ou bien elle a elle-même pris ses distances et la famille l’exclut symboliquement en retour, sanctionne son désir d’indépendance par rapport au clan », analyse Christine Ulivucci. Parfois aussi, tel membre de la famille n’apparait carrément jamais sur les clichés, ou pire, les photos où il figure sont découpées. « Dans ce cas, cela renvoie souvent à un traumatisme qui n’a pu être assimilé par la famille, un décès, une disparition, un emprisonnement » remarque-t-elle.

Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous avez du mal à vous sentir à votre place dans votre famille, intéressez-vous de près à ce personnage escamoté sur les photos. Pourquoi a-t-il été évincé, qu’est-ce qui dans son histoire pourrait entrer en résonnance avec la vôtre et vous fournir des éléments de compréhension sur votre statut actuel de « vilain petit canard » ? « Redonner une place à cet absent permettra de s’en créer une pour soi » insiste la psychanalyste.

 

A votre appareil !

En parallèle du décryptage des clichés de famille, pourquoi ne pas oser l’acte photographique en prenant vous-mêmes des photos ? Appareil en main, revenez vers des lieux de votre enfance, vers des membres de la famille qui comptent pour vous. Votre manière de les considérer à travers l’objectif, de les cadrer et de les mettre en scène vous en apprendra long sur votre propre subjectivité, sur la façon de vous positionner par rapport à votre histoire. Instructif.

Source : Ce que nos photos de famille disent de nous – Femme Actuelle

20170515 – Plus des deux tiers des enfants vivent avec leurs deux parents – Libération

Une enquête de l’Insee révèle que 9,7 millions d’enfants vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, et près de 4 millions dans des schémas familiaux éclatés.

Sur les 13,7 millions d’enfants mineurs résidant en France métropolitaine, 9,7 millions (71%) vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, sans demi-frère ni demi-sœur, indique une enquête de l’Insee publiée lundi. Les autres (29%) sont dans des schémas plus éclatés : 2,5 millions vivent dans des familles monoparentales et 950 000 avec un seul de leur parent au sein d’une famille recomposée.

Au total, 3,45 millions d’enfants vivent donc principalement avec un seul parent. Les raisons sont multiples : la séparation des deux conjoints, la volonté des parents ne pas vivre ensemble ou encore l’éloignement géographique du père ou de la mère à cause de sa situation professionnelle. L’enquête de l’Insee considère chaque personne dans sa résidence principale, c’est-à-dire dans la configuration familiale dans laquelle elle vit «la plupart du temps».

En majorité chez la mère

Vivre principalement avec un seul de ses parents ne signifie pas vivre exclusivement avec lui. Parmi les 3,45 millions d’enfants qui habitent «principalement avec un seul de leurs parents», seuls 900 000, soit un quart d’entre eux, séjournent «une partie du temps» chez leur autre parent. Les trois quarts restant n’y résidant «pas régulièrement», voire «épisodiquement», souvent en raison de l’éloignement géographique. Au sein même des familles monoparentales, différentes configurations existent : l’enquête révèle par exemple que ces enfants vivent en majorité chez leur mère et visitent peu leur père (65%). A contrario, seuls 8% d’entre eux vivent chez leur père en visitant peu leur mère. De même, les enfants qui habitent principalement chez leur mère et se rendent chez leur père (19%) sont plus nombreux que ceux vivant chez leur père et visitant leur mère (8%).

A LIRE AUSSILes pères solos sont-ils des mères comme les autres ?

La situation des enfants de familles monoparentales peut changer selon les moments : parmi les 2,5 millions d’enfants évoluant dans cette situation, 200 000 partagent leur résidence principale avec leur parent et un conjoint résidant principalement ailleurs, qui vient vivre une partie du temps dans leur logement.

Pour 80 000 enfants, cet autre adulte est le père ou la mère. Même si leurs deux parents sont en couple, ceux-ci ne cohabitent pas. Ces enfants vivent donc une partie du temps en «famille traditionnelle», quand leur autre parent rejoint le domicile familial. Ils vivent pour la quasi-totalité d’entre eux dans un seul logement tandis que le parent non-cohabitant alterne son temps entre son logement et celui ou vivent ses enfants. Pour les 120 000 autres, cet adulte n’est le parent d’aucun des enfants du foyer.

Les familles «traditionnelles» se transforment, elles aussi, lorsque des demi-frères et sœurs viennent vivre dans la résidence principale. Parmi les 9,8 millions d’enfants mineurs vivant avec leurs deux parents, l’Insee en recense 140 000, qui partagent «une partie du temps» leur logement avec des demi-frères ou demi-sœurs issus de précédentes unions. Ces familles «traditionnelles» deviennent alors des familles recomposées. A l’inverse, entre 90 000 et 120 000 enfants en familles recomposées vivant avec leurs deux parents, se retrouvent, une partie du temps, en famille traditionnelle, lorsque leurs demi-frères et sœurs vont chez leur autre parent.

Rozenn Morgat

Source : Plus des deux tiers des enfants vivent avec leurs deux parents – Libération

20170507 – Parents : les solutions pour réduire l’anxiété | Santé Magazine

 

La vie de parent est remplie de situations anxiogènes pénibles. Découvrez les bonnes techniques pour reprendre le contrôle.

Être parent n’est déjà pas une tâche facile, mais quand l’anxiété s’en mêle, elle peut sembler insurmontable. L’angoisse peut rendre chaque petit geste difficile et gâcher des bons moments en famille. Voici quelques astuces pour reprendre le contrôle et créer une dynamique parent-enfant équilibrée :

Astuce n°1 : ne pas rester seul

Si vous sentez que le stress vous empêche de profiter des petites joies du quotidien, ne vous enfermez pas, demandez de l’aide et cherchez du soutien auprès de vos proches. Les amis et la famille peuvent vous écouter et vous aider. Le simple fait d’exprimer ses craintes peut suffire à calmer une crise. Et si vous sentez que ce n’est pas assez, n’ayez pas honte de faire appel à un professionnel de santé. L’anxiété et le stress peuvent être soulagés par de nombreuses techniques allant de la méditation jusqu’aux traitements spécifiques.

Astuce n°2 : prendre le temps de souffler

Pas facile de communiquer calmement avec ses enfants lorsque l’anxiété prend le dessus. Parfois une bonne solution lorsqu’on se sent étouffé par le stress consiste à sortir de la pièce pendant quelques minutes pour prendre le temps de se calmer. Noter ses angoisses dans un carnet peut faire du bien aussi. Une fois apaisé, vous pouvez essayer d’expliquer vos sentiments à vos enfants. Masquer son ressenti peut être nocif sur le long terme, et les tout petits peuvent apprendre comment affronter les situations anxiogènes en vous observant.

Astuce n°3 : ne pas se mettre la pression

Quand les petites tâches quotidiennes prennent le dessus et nous empêchent d’avancer, un peu de recul permet de relativisez : passer du temps avec vos enfants est plus important que de bien repasser votre linge. Et prendre du temps pour vous pour faire du sport, par exemple, et apaiser vos nerfs, peut éviter d’avoir à gérer des problèmes bien plus graves.

Source : Parents : les solutions pour réduire l’anxiété | Santé Magazine

20170503 – Un parent sur deux reconnaît avoir des difficultés pour élever ses enfants

(Photo d’illustration) – Denis Charlet-AFP

Pour 46% des parents, ce n’est pas facile d’élever leurs enfants. Au cœur des sujets de discorde: en grande majorité, l’utilisation des écrans.

Source : Un parent sur deux reconnaît avoir des difficultés pour élever ses enfants

20170503 – Pourquoi les repas de famille virent à la bataille rangée dès qu’on parle politique ? – LCI

SECOND TOUR – C’est presque une tradition française : la politique, on adore en parler, en famille, à table. Avec un risque : que le repas familial ne tourne à la foire d’empoigne généralisée. Pourquoi ? Comment éviter cela ? Eléments de réponse avec Caroline Kruse, membre de l’Association nationale des conseillers conjugaux et familiaux.

« J’ai presque fondu en larmes d’énervement ! » Marie s’en souvient encore, de son dernier repas de famille où l’on a parlé politique. Pourtant c’était il y a quelques années. « Il y avait cet oncle qui votait Front national… Personne ne s’entendait parler. Je me suis promise de ne plus jamais me remettre dans un état comme ça, ça ne servait à rien », raconte-t-elle. « Les discussions politiques, c’est intéressant à partir du moment où l’on peut échanger, convaincre. C’est peut-être plus dur avec les extrêmes… Mais j’arrête les frais. » Le combo week-ends à rallonge, réunions familiales et élections qui approchent peut être fatal dans les familles ; laissant beaucoup de prétextes, à l’heure du déjeuner, à des discussions politiques enflammées.

La politique est-elle vraiment un sujet à risque dans les discussions entre proches ? Comment éviter que le dîner familial ou entre amis ne tourne au mauvais remake de Festen, cette réunion de famille qui vire au psychodrame ? LCI a posé quelques questions à Caroline Kruse, conseillère conjugale et familiale, membre du bureau de l’Association nationale des conseillers conjugaux et familiaux.

LCI : La politique peut-elle réellement faire tourner des repas de famille à la foire d’empoigne, ou est-ce un cliché ?

Caroline Kruse : Ce n’est pas une question si idiote ! En couple ou en famille, il y a des sujets sensibles, et on cherche à tout prix à les éviter. L’objectif n’est pas d’aller au conflit. C’est pour ça que du coup, les disputes surviennent souvent plutôt sur des broutilles, dans la cuisine ou des histoires de ménage… Mais elles vont aussi s’inviter dans des circonstances où c’est la matière même de l’événement qui peut être source de dispute : comme les grandes fêtes de famille, les anniversaires, où peuvent ressortir des rivalités entre les membres de la famille, des histoires d’ex, d’enfants des ex, des familles d’origine, mais aussi, les deuils avec ces questions d’héritages, ou bien encore… les élections. Les sujets de société, de l’ordre du « pour ou du contre », comme la peine de mort, le mariage pour tous, peuvent être ravageurs…

LCI : Comment expliquer ces crispations ?

Caroline Kruse : Pour prendre ce cas particulier des élections, on a l’impression que cela se passe comme si le pays se représentait à lui-même comme étant une grande famille, qui doit se choisir un père – ou une mère – , une famille composée d’enfants rivaux, qui se projettent dans les différentes propositions des candidats : il y a le rebelle, le bon garçon, le classique, le révolté… Et chacun essaie de persuader, séduire. Mais à travers les candidats qu’on défend, c’est soi-même qu’on met en avant. Du coup, on a l’impression que si l’autre rejette votre candidat, il vous rejette aussi.

LCI : Cela n’arrive pourtant pas dans tous les cas…

Caroline Kruse : Pour que vraiment cela s’enflamme, il faut qu’il existe une certaine proximité, à la fois entre les gens, et les choix. D’abord parce qu’entre collègues de travail ou groupes d’activité, on évite les sujets qui fâchent, on cherche à se montrer sous son meilleur jour, notamment parce que cela peut avoir des conséquences sur le travail, les relations sociales. Ensuite, le débat sera sans doute plus enflammé entre des partisans de Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, ou Emmanuel Macron, qu’avec quelqu’un qui vote FN. Car quand les positions de départ sont trop différentes, il n’y a pas de vrai désir de convaincre l’autre. Alors que si vous pensez de quelqu’un qu’il est comme vous, il y aura une certaine tristesse à constater qu’en fait il est différent là-dessus. Et la perception de ces différences peut susciter de la violence, avec la volonté de convaincre.

LCI : Est-ce que ces discussions enflammées peuvent affecter en profondeur les liens affectifs ?

Caroline Kruse : Cela dépend. Il y a les cas où l’on « s’attrape » un peu, et puis cela passe. Mais si à cette occasion, dans des circonstances où un couple ne va pas bien, on fait passer un message vraiment méprisant, s’il y a quelque chose de l’ordre de l’emprise, du mépris (« Tu ne comprends vraiment jamais rien, pauvre cruche ! », par exemple), la discussion peut évidemment affecter. Il faut être un peu vigilant à ne pas être trop personnel dans ses arguments ou ses attaques, ne pas se servir de la discussion comme prétexte pour faire passer d’autres messages.

LCI : Comment, alors, éviter ces situations de tension ?

Caroline Kruse : On trouve des tas de sites de développement personnel qui donnent des conseils type coaching : il faut s’entraîner à la communication non-violente ou bienveillante, dire « je » au lieu de dire « tu », exprimer ses sentiments, prendre des précautions, être empathique… On peut reconnaître le bon sens et le bien-fondé de ces méthodes mais… elles ne sont pas forcément faciles à appliquer. Car quand le débat commence à réellement s’enflammer, que l’agressivité est très forte, c’est souvent qu’il y a autre chose qui ressort derrière : quand ça s’enflamme, on n’est plus dans la raison, mais dans le « tu ne n’aimes pas ».

LCI : Comment enrayer cette réaction ?

Caroline Kruse : Soit on décide, au cours d’un repas de famille, de ne pas parler politique… soit être conscient que celui qui attaque mon candidat, se trouve tout aussi attaqué personnellement quand j’attaque le sien. Comme je l’ai dit, quand cela s’enflamme, on n’est plus dans la raison, on prend les choses comme des attaques personnelles. On est en quelque sorte « au-delà », on est dans une espèce de « jouissance d’agressivité ». Si on a déjà conscience de cela, on peut peut-être jouer là-dessus. Il faut éviter de rentrer dans cet état-là. Mais pour éviter d’y rentrer, soit donc on passe la consigne d’éviter ce genre de sujet, soit on essaie de réfléchir à « pourquoi ça me blesse tellement, quand on attaque mon candidat », « pourquoi je me mets hors de moi, je suis agressif, violent, en colère ». En essayant de réfléchir sur soi, on peut faire tomber un peu la pression, mettre de la distance. On peut aussi se demander si cela vaut la peine de se mettre dans des états comme ça… pour des gens qu’on aime !

Source : Pourquoi les repas de famille virent à la bataille rangée dès qu’on parle politique ? – LCI

20170501 – Epargne : 7 Français sur 10 aident financièrement leur famille

Pour 86 % des Français, l’entraide familiale est une évidence, selon le baromètre annuel la Carac, avec Opinionway. – Shutterstock

Quel est le poids de l’entraide financière au sein de la famille ? La Carac, mutuelle d’épargne et de retraite, vient de publier les résultats de son baromètre annuel sur le sujet.

Argent et famille ne font pas toujours bon ménage… mais restent indéfectiblement liés. D’après le dernier baromètre annuel de la mutuelle d’épargne et de retraite la Carac, avec Opinionway (*), l’entraide financière en famille ne faiblit pas. Ainsi, pour 86 % des Français, l’entraide familiale est une évidence. Ils étaient 85 % à déclarer la même chose en 2016 et 90 % en 2015. Cette entraide financière est répandue puisque 7 Français sur 10 disent avoir déjà apporté une aide de ce type à un membre de leur famille.

194 euros par mois aux enfants

Les Français donnent en moyenne 154 euros par mois quelle que soit la personne aidée. Cette somme passe à 194 euros mensuels quand il s’agit des enfants. Au cours des 12 derniers mois, 1.972 euros ont ainsi été distribués aux enfants et 1.096 euros aux parents.

Mais qui aide-t-on le plus en 2017 et sous quelle forme ? La majorité des Français interrogés aident en priorité leurs frères et/ou soeurs (76 %), devant les parents (non dépendants) à 53 % et les enfants à 50 %. Pour 69 %, aider c’est donner de l’argent (particulièrement chez les 55/75 ans pour 74 % d’entre eux).

Au coeur des discussions

Autre enseignement de cette enquête, parler d’argent en famille n’est pas un sujet aussi tabou qu’imaginé. Le contexte économique « plus optimiste mais toujours fragile » y est pour beaucoup, puisque selon les auteurs, celui-ci « incite à parler d’argent avec les membres de sa famille ». C’est le cas pour 68 % des sondés. Mais de quoi parlent-ils précisément s’interroge le baromètre ? L’argent s’invite au centre des discussions familiales particulièrement quand : un membre de sa famille a des problèmes financiers (36 % contre 42 % en 2015) ; il traverse un moment difficile (divorce, perte d’emploi,…) pour 32 % (39 % en 2015) ; l’avenir de ses enfants est évoqué (études, permis de conduire…) pour 29 % (30 % en 2015).

Progression de l’épargne de précaution

Dès lors, si 34 % des interviewés déclarent épargner pour leurs proches, cet argent mis de côté est essentiellement consacrée aux études supérieures, au permis de conduire ou à un premier achat immobilier. 60 % des sondés considèrent d’ailleurs l’épargne comme le meilleur moyen de protéger sa famille. Ils étaient 72 % en 2016. A ce sujet, les livrets d’épargne gagnent du terrain avec 69 % contre seulement 52 % en 2016. L’assurance-vie arrive en seconde position avec 54 % des suffrages contre 41 % l’an dernier.

Par ailleurs, épargner pour anticiper une perte d’autonomie, la sienne ou celle de ses proches, gagne un peu de terrain. Le baromètre relève ainsi qu’un tiers des Français affirment avoir déjà abordé le sujet avec un membre de leur famille. Mais, seuls 2 Français sur 10 déclarent avoir commencé à préparer financièrement leur perte d’autonomie. Enfin, quand ils se projettent face à la perte d’autonomie d’un parent ou d’un grand-parent, les sondés considèrent à 64 % que le maintien à domicile est la meilleure solution. Au demeurant, l’épargne est encore le moyen le plus souvent envisagé pour préparer financièrement sa propre perte d’autonomie devant les contrats spécialisés de prévoyance ou de dépendance (66 % contre 60 % en 2016). Elle est toujours en première position quand il s’agit de préparer la perte d’autonomie d’un de ses parents et gagne 6 points par rapport à la précédente édition du baromètre (58 % contre 52 % en 2016).

(*) Échantillon de 1.000 Français âgés de 18 à 75 ans ayant au moins 1 enfant, frère, soeur, parent ou grand-parent au sein de leur cercle familial actuel. Individus issus d’un échantillon national représentatif de la population française selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socio-professionnelle et de région de résidence. Questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI. Dates de terrain : interviews réalisées du 22 février au 3 mars 2017.

Source : Epargne : 7 Français sur 10 aident financièrement leur famille

20170501 – Quelle est la place des grands-parents au XXIe siècle ?

Patrick Avrane, psychanalyste et auteur du livre Les grands-parents une affaire de famille, est l’invité du 13 heures ce jeudi 27 avril. Les grands-parents du XXIe siècle inaugurent un nouveau rôle. « Ce qu’il y a d’absolument nouveau c’est que pour la première fois il y a une présence effective des grands-parents. Ils sont dans la vie. Ils partagent la vie avec leurs enfants et leurs petits-enfants. Ils sont souvent encore actifs. On peut avoir des parents épanouis s’ils ont des grands-parents qui les aident« , explique Patrick Avrane.

Les grands-parents, mieux qu’un livre d’histoire

Les grands-parents aident, sans se substituer aux parents. « Les grands-parents sont là pour, lorsqu’on leur demande, faire ce que les parents n’arrivent pas à faire. Mais surtout ils sont là pour transmettre. Ce qu’il y a d’important, c’est que les grands-parents racontent l’histoire, la grande Histoire et la petite histoire. Et c’est comme ça qu’un enfant va pouvoir apprendre les choses. Mieux qu’en les lisant dans un livre d’histoire« , conclut le psychanalyste.

Source : Quelle est la place des grands-parents au XXIe siècle ?

20170426 – La culpabilité, un sentiment fréquent chez les parents – 26/04/2017 – ladepeche.fr

Les parents veulent le meilleur pour leur enfant. Et pour y parvenir, ils tentent eux-mêmes d’être parfaits. Or en matière d’éducation et a fortiori de relations humaines, la perfection est illusoire. Et pas forcément souhaitable. Le sentiment, parfois fort, de culpabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants est donc tout à fait naturel. Il ne doit toutefois pas prendre une place trop démesurée.

« Les parents se mettent souvent en quatre pour répondre au  moindre désir de leur enfant et imaginent qu’ainsi la vie s’écoulera harmonieusement, sans heurt », pointe Laurence Pernoud dans son ouvrage J’élève mon enfant. Or cette erreur commune entraîne chez tous un sentiment récurrent de culpabilité. Car la vie n’est jamais sans obstacle, même pour les plus petits. Et c’est bien normal, car c’est ainsi qu’ils apprendront.

Il est difficile d’éviter à un tout petit qui apprend à marcher de trébucher. Les petits bobos et des égratignures sont inévitables. En grandissant, il testera la patience de ses parents. Lesquels doivent apprendre à ne pas s’énerver et appliquer les règles de l’éducation bienveillante. Mais quel parent n’a jamais élevé la voix d’exaspération ? Même s’il est évidemment recommandé d’être ferme sans crier, sachez que le parent parfait n’existe pas. Accordez-vous d’être tout simplement humain !

Demandez de l’aide si besoin

Evidemment, la volonté des pères et des mères d’épargner blessures et souffrances à leurs petits est bien naturelle. Ne changez donc pas vos habitudes. Toutefois, ne vous laissez pas déborder par ce sentiment bien désagréable. « Les parents ne sont ni tout puissants ni parfaits. Ils ne peuvent empêcher toutes les difficultés de la vie et ne sont pas les seuls responsables des complications qui surviennent », rappelle Laurence Pernoud. « C’est ce qu’il faut garder à l’esprit lorsque vous doutez de vos capacités à élever votre enfant. »

Et si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à rencontrer des professionnels de la petite enfance, dans les crèches, PMI ou un pédiatre. Autre astuce, échangez avec d’autres parents. « Partager des expériences permet de réaliser que les difficultés rencontrées le sont aussi par d’autres et qu’elles peuvent être surmontées. »

Source : La culpabilité, un sentiment fréquent chez les parents – 26/04/2017 – ladepeche.fr

%d blogueurs aiment cette page :