20160405 – News : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles

Paru ce lundi à l’initiative de la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ce nouveau guide remplace l’ancien Livret de la paternité. Passage en revue des principaux points qui y sont évoqués.

Il ne fait que 16 pages mais se donne une mission d’envergure: répondre aux principales interrogations des futurs parents, des plus concrètes aux plus existentielles. Réalisé conjointement par le ministère des Familles avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et la Mutualité sociale agricole (MSA), le Livret des parents sera envoyé à tous les futurs parents entre le 4ème et le 5ème mois de grossesse. Ce nouveau guide remplace le Livret de la paternité édité en 2002, au moment de l’instauration du congé paternité.

Son but est de s’adapter à une parentalité plus large, trois ans après l’adoption du mariage pour tous. Un bouleversement sociétal qui ne change rien aux droits fondamentaux des futurs parents en matière de suivi pendant la grossesse.

Entretien prénatal et séances de préparation à la naissance

Un entretien prénatal est par exemple prévu par la loi depuis 2007 au quatrième mois de grossesse, afin d’exprimer ses doutes, ses peurs et ses appréhensions face à une sage-femme ou à un gynécologue. Ce rappel peut s’avérer judicieux tant le rendez-vous est peu connu des principaux intéressés. Le livret souligne aussi que sept séances de préparation à la naissance sont proposées au cours de la grossesse.

Aux conseils pratiques s’ajoute un message pédagogique: « Instaurez l’échange avec votre enfant, trouvez le bon dosage entre fermeté et souplesse (…) vous l’aiderez à bien grandir. » Si les parents sont dépassés, deux pages détaillent les différentes structures d’accueil vers lesquelles ils peuvent se tourner.

« Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative »

Une démarche pédagogique afin de promouvoir le dialogue et éviter les punitions corporelles: « Frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative » et « se fâcher après un bébé qui pleure ne sert à rien et peut l’angoisser », rappelle le livret.

Dans un contexte de débat accru autour de l’interdiction de la fessée, pas question pour autant de culpabiliser les parents « qui, à un moment, n’ont pas imaginé d’autres solutions ». En mars 2015, la France avait été épinglée par le Conseil de l’Europe pour ne pas avoir interdit de « manière suffisamment claire, contraignante et précise les châtiments corporels ». Elle n’a toujours pas légiférée sur la question.

Source : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles

20160405 – News : Grossesse : 10 minutes de soleil par jour pour réduire les risques d’asthme chez l’enfant ? – metronews

Pendant longtemps, il a été l’ennemi public numéro 1, celui qu’il fallait éviter à tout prix. Mais voilà que le soleil revient (un petit peu) en odeur de sainteté. On sait qu’il est essentiel pour faire le plein de vitamine D et il semblerait que pour les femmes enceintes, cela puisse aussi jouer sur la santé de leur bébé.

Une nouvelle étude vient de démontrer que 10 minutes d’exposition quotidienne de la femme enceinte pouvaient réduire les risques d’asthme chez l’enfant à naître.

Une carence en vitamine D pointée du doigt

Les chercheurs de l’université du Kansas, aux Etats-Unis, ont étudié la corrélation entre le taux d’enfants asthmatiques et l’ensoleillement du territoire où les mères avaient passé le second trimestre de leur grossesse. Les résultats de leurs travaux, parus dans l’American Journal of Health Economics tendent à démontrer que le risque de développer cette pathologie respiratoire augmente avec le déficit de vitamine D chez la mère.

Ainsi, quand les mères avaient un peu pris le soleil, leur taux de vitamine D augmentait et les enfants étaient moins nombreux à présenter des symptômes asthmatiques. Et la bonne nouvelle c’est que, selon les auteurs, seules 10 minutes quotidiennes d’exposition suffiraient à faire baisser les risques.

Soleil et grossesse : quelques règles à respecter

Mais attention, n’allez surtout pas en déduire que le soleil est anodin pour la santé, surtout si vous êtes enceinte. Car avec les hormones, la femme enceinte peut souffrir de ce que l’on appelle communément le « masque de grossesse », à savoir un dérèglement de la pigmentation de la peau qui conduit à la formation de taches marron sur le visage et le décolleté. Le mieux est donc de se protéger le visage et le cou avec un écran total, de porter un chapeau et de n’exposer que le reste du corps. Encore une fois, seules 10 minutes suffisent pour maintenir un taux de vitamine D protecteur.

Et puis, pas de panique, les femmes enceintes sont en général supplémentées pour éviter les carences. Mais gardez en tête que la vitamine D de synthèse sera toujours moins efficace que celle provenant d’une source naturelle. A l’approche des beaux jours, il est donc temps d’investir dans un chapeau de paille et dans un bon soin solaire.

Source : Grossesse : 10 minutes de soleil par jour pour réduire les risques d’asthme chez l’enfant ? – metronews

20160331 – News : Syndrome d’alcoolisation fœtale : pour être à l’abri c’est 0 alcool pendant toute la grossesse – metronews

C’était une autre génération, une autre époque. Il y a encore quelques années les recommandations en matière d’alcool pouvaient s’avérer… fluctuantes. Il était communément accepté d’entendre « qu’un petit verre par-ci, par-là, au final cela ne pouvait pas faire de mal ». Mais aujourd’hui,  la position des professionnels de santé est on ne peut plus claire : c’est 0 alcool pendant toute la grossesse.

Mais malgré un encadrement de plus en plus strict, le pictogramme sur les boissons alcoolisées et les messages de prévention à répétition, etc. trop d’enfants naissent encore atteints de ce que les médecins appellent le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF).

8000 nourrissons concernés

Cette maladie, provoquée par l’ingestion d’alcool lors de la grossesse, débouche sur des handicaps terribles tels que des malformations de la boîte crânienne et des retards moteurs et de croissance.

EN SAVOIR + >> 15% des femmes enceintes consomment de l’alcool

En France, le SAF concerne moins de 1% des naissances, soit environ 8000 nouveau-nés par an mais ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent au cours de leur vie de séquelles plus ou moins importantes de l’alcoolisation fœtale selon les chiffres de l’ARS de Haute Normandie en date du 9 septembre 2015

Des degrés divers de la maladie

Dans ce contexte où de nombreux efforts restent à faire, l’Académie nationale a publié un rapport qui revient sur les conséquences de la consommation d’alcool durant la grossesse et sur la prise en charge des enfants touchés.

Les symptômes mentionnés plus haut correspondent à une consommation chronique de la mère durant la grossesse. Autrement dit, cela recouvre les situations où la patiente souffre d’alcoolisme. Mais sans aller jusqu’à ces situations extrêmes, boire quand on est enceinte peut entraîner des problèmes de santé conséquents pour l’enfant à naître. Troubles du comportement, retard scolaire, et difficultés d’adaptation d’ordre social peuvent alors apparaître chez l’enfant, certes, mais également poursuivre ce dernier au cours de son adolescence puis de sa vie d’adulte.

Le fœtus exposé au même taux d’alcoolémie que sa mère

Après avoir été absorbé par le tube digestif, l’alcool ingéré par la mère passe directement dans le placenta, puis gagne le secteur fœtal. Le taux d’alcoolémie est alors identique chez la mère et le fœtus. Mais, contrairement à sa mère, et en raison d’un foie encore très fragile, ce dernier est dans l’incapacité d’éliminer l’alcool qui va se diffuser dans tous les tissus de son organisme en construction.

Dès le début de la grossesse les répercussions de la consommation d’alcool peuvent être lourdes ; dès la troisième semaine de gestation, l’organogenèse (la formation des organes) commence et, dès cette période, le fœtus est exposé en cas d’ingestion d’alcool à de potentielles malformations. Les risques de retard perdurent du début à la fin de de la grossesse. Vous l’aurez compris, par mesure de précaution il est recommandé aux femmes enceintes d’observer une abstinence totale pendant toute la durée de gestation. Si vous pensez avoir un problème d’alcool et que vous attendez un enfant, vous devez impérativement en parler à votre médecin ou à votre sage-femme pour mettre en place, avec ces derniers, des solutions adaptées.

Source : Syndrome d’alcoolisation fœtale : pour être à l’abri c’est 0 alcool pendant toute la grossesse – metronews

20151203 – Santé: La prise de poids entre deux grossesses serait dangereuse pour le bébé

Le risque d’avoir un bébé mort-né est 55 % plus important chez les mères qui ont pris plus de 11 kilos…

Une prise de poids, même modérée, entre une première et une deuxième grossesse augmenterait le risque pour une femme d’avoir un bébé mort-né ou décédant au cours de sa première année.

Pour arriver à ces conclusions, la prise de poids entre les deux grossesses de 40.000 Suédoises a été mesurée et il en ressort que les femmes qui avaient pris le plus de poids, soit plus de 11 kilos, avaient un risque accru de 55 % d’avoir un bébé mort-né. Chez ces mêmes femmes, le risque que le bébé meure avant un an était accru de 29 %.

Source : Santé: La prise de poids entre deux grossesses serait dangereuse pour le bébé