20170504 – May The 4th Be With You : d’où vient le Star Wars Day ? – LCI

MAY THE 4TH BE WITH YOU : D’OÙ VIENT LE STAR WARS DAY ?

STAR WARS – Chaque 4 mai, les fans de « La Guerre des Etoiles » ont leur journée. Déguisements, défilés, manifestations, rassemblement : les Jedi de tous âges, les Dark Vador ou Stormtroopers témoignent de leur passion, de manière plus ou moins loufoque. Et pourtant, l’origine de ce jour est plutôt inattendue…

Rare sont ceux qui savent ce que de nombreux apprentis Jedi doivent à Margaret Thatcher. C’est pourtant grâce à la Dame de Fer que les fans de Star Wars célèbrent chaque année le 4 mai sous la bannière « May the 4th Be With You » (Que le 4 mai soit avec toi/vous). Un clin d’œil à la célèbre phrase du film, « May the Force Be With You » (Que la Force soit avec toi, en français) dont la prononciation est identique.

Il faut remonter à 1979 et la victoire de l’emblématique femme politique britannique aux législatives pour trouver trace de ce slogan détourné. Cette année-là, pour célébrer la victoire et l’accession pour la première fois d’une femme au poste de Premier ministre, le parti conservateur achète une demi-page de publicité dans le London Evening News. Y est placardé le message : « May The 4th Be With Wou, Maggie. Congratulations » (Que le 4 mai/la Force soit avec toi, Maggie. Félicitations).

#StarWarsDay

Durant les années 1980 et 1990, les fans de la saga ont donc commencé à choisir ce jour symbolique pour célébrer leur amour à travers de petits rassemblements et conventions. Il aura fallu attendre l’arrivée d’internet pour que le mouvement prenne une véritable ampleur, les internautes se passionnant pour ce détournement humoristique. Ils se l’approprient définitivement et en font un « Star Wars Day », Twitter lui confère un hashtag #Starwarsday empli chaque année de photos, vidéos et autres mèmes.

Partout dans le monde, on voit alors des Stormtroopers (les fameux soldats blancs de l’Empire), des Dark Vador, la princesse Leia ou encore Luke Skywalker, Han Solo et Chewbacca apparaître dans toutes les capitales du monde. Le rachat de LucasFilm par Disney en 2013 offre la licence Star Wars au géant américain du divertissement qui s’engouffre à son tour dans l’évènement. Le 4 mai devient officiellement le Star Wars Day, poussé par la société de la célèbre souris.

Dark Vador au chevet des enfants malades

Cette année encore, de nombreuses animations seront organisées. Les comptes officiels de la franchise Star Wars sur Twitter (@starwars #MayThe4thBeWithYou) et Facebook (facebook.com/starwars) mettront en avant les cosplayers les plus dingues, ces personnes qui se déguisent comme leurs héros préférés, les manifestations qui se tiennent un peu partout dans le monde, les combats au sabre laser et toutes les célébrations des fans.

Pour les 40 ans de Star Wars, Disney a également mise en place un programme de solidarité auprès des enfants malades de plusieurs hôpitaux pédiatriques français. Robert-Debré (Paris) accueillera ainsi une colonie de Stormtroopers accompagnant Dark Vador dès le mercredi 3 mai. Au programme également des enfants (et de leurs parents !) : projection du film Star Wars : Le Réveil de la Force, ateliers créatifs avec les bénévoles de l’opération Disney VoluntEars et distribution de cadeaux-souvenirs. Les CHU de Caen, Lille et Marseille-Nord poursuivront l’opération le 4 mai.

Si vous avez dans votre entourage des fans de Star Wars, LCI a dressé une liste de quelques cadeaux inattendussusceptibles de leur faire plaisir pour ce 4 mai.

Source : May The 4th Be With You : d’où vient le Star Wars Day ? – LCI

20160509 –  Analyse  : S’il vous plaît, arrêtez de nous harasser avec «Game of Thrones» | Slate.fr

L’engouement autour de la série met en lumière son succès, mais aussi la pression sociale que la format peut exercer sur ceux qui ne la regardent pas.

L’engouement autour de la série met en lumière son succès, mais aussi la pression sociale que la format peut exercer sur ceux qui ne la regardent pas.

N’ayez crainte, cet article ne contient absolument aucun spoiler. Mais vraiment aucun.

Je n’ai jamais regardé Game of Thrones. J’ignore qui est Jon Snow, s’il est mort ou vivant, mais également tout ce qui pousse autant de royaumes à se battre pour le même trôneEt pourtant, à force de vous voir phagocyter les conversations, au travail ou lors de soirées entre amis, j’ai parfois l’étrange sentiment d’en connaître moi-même les moindres détails.

Lundi 25 avril, lors du retour de Game of Thrones pour une sixième saison (c’est la dernière, rassurez-moi?), je me suis retrouvé piégé dans votre tourbillon de live-tweets, de photos de groupe sur Instagram, d’extraits de génériques partagés sur Snapchat ou de commentaires sur Facebook. La semaine suivante, rebelote. Après la diffusion du second épisode, près de 100.000 tweets (oui, vous avez bien lu) floqués du hashtag#GameofThrones et avec la mention «Jon Snow» ont été recensés. Après le coup de la saison passée, je crains déjà le final.

Soyons clairs, je n’ai jamais rien demandé de tout cela. Vous, fans et fidèles de Game of Thrones, ne le faites peut-être pas exprès, mais on n’entend que vous. En observant, impuissant, vos discussions quotidiennes sur l’intrigue de la série –comme c’était déjà le cas lors de la diffusion des précédentes saisons de Game of Thrones ou du dernier volet de la saga Star Wars que je ne n’ai jamais regardé–, je me suis alors demandé si j’étais tout seul dans cette situation. Est-ce que je n’exagèrerais pas un peu?

Visiblement, non.

Heureusement, il existe des dizaines, voire des centaines d’autres séries qui valent le détour. J’en suis moi-même un grand amateur. Je n’ai juste jamais été intéressé par l’imaginaire de Game of Thrones. Alors la pression que vous m’infligez, au travail comme lors de soirées entre amis, me fatigue et m’interroge. Comment dois-je réagir lorsqu’on me somme de regarder cette série, alors que je n’ai ni le temps, ni l’envie de le faire? Mélissa Thériault, professeure au département de philosophie et des arts de l’université du Québec à Trois-Rivières et auteure d’un article sur la dimension philosophique des séries télévisées, m’a rassuré:

«En quoi devrait-on être obligé à quoi que ce soit en matière de culture? Et de quel droit notre entourage se permet-il de juger de ce que l’on inclut ou non à notre agenda? S’il vous exclut parce que vous n’aimez pas la série, alors fuyez, c’est qu’ils ne sont pas vos amis!»

La pression sociale d’une série

Par leurs discussions en face-à-face ou leurs échanges en ligne, les fans de séries –en l’occurence de Game of Thrones– exerceraient-ils une forme de pression sociale sur ceux qui regardent pas ces programmes? Clément Combes, docteur en sociologie et auteur d’une thèse sur les amateurs de séries télévisées, résume:

«Les séries comme Game of Thrones sont très populaires et s’imposent dans les médias et les conversations. À tel point qu’il en devient “difficile”, toute proportion gardée, de passer à côté. Donc, de fait, de même que l’hypermédiatisation du football pèse sur les indifférents et allergiques à ce sport, la surmédiatisation deGame of Thrones pèse sur ceux qui ne la suivent pas.»

En quoi devrait-on être obligé à quoi que ce soit en matière de culture?

Mélissa Thériault, professeure au département de philosophie et des arts de l’université du Québec.

Dans les entretiens qu’il a mené pour sa thèse, il a remarqué qu’une partie des personnes interrogées affirmait même céder et regarder des séries «avant tout pour pouvoir prendre part aux échanges» et aux conversations, comme ici ou . Un cas de figure également observé dans des couples ou dans des familles, sans que cela soit forcément mal vécu par ces derniers, précise-t-il.

Mélissa Thériault, elle, reconnaît également s’être interrogée sur tout le boucan qui entoure le retour de la série Game of Thrones: «Je me suis demandé si je devais accepter de la regarder ou alors si je n’étais simplement pas assez cool.» Elle n’écarte pas non plus l’idée d’une pression sociale imposée par les fans de Game of Thones ou d’autres séries à succès. La professeure note qu’il arrive que certaines personnes cèdent et succombent parfois à la pression inconsciente de leur entourage afin de ne pas se retrouver largué ou mis de côté.

«Plutôt que de s’affirmer, certaines personnes s’en remettent à ce qu’on leur propose. Cela leur procure une devanture derrière laquelle se cacher. Être “dans le coup” donne une légitimité instantanée, mais qui est à renouveler constamment.»

Pour finir de m’inquiéter sur le sort de vos proches, j’ai recueilli l’avis d’un autre expert en la matière, Victor Wiard, doctorant en communication à l’université libre de Bruxelles et auteur d’une enquête sur la manière dont les jeunes Belges consomment les séries sur internet.

Lui aussi estime que l’engouement autour de programmes populaires peut, dans certains cas, peser sur ceux qui ne les regardent pas. «Beaucoup de jeunes commencent à regarder une série particulière en entendant leurs amis en parler lors d’une conversation, parce que si tu ne l’as pas regardée, alors “tu ne peux pas comprendre”», ajoute-t-il.

Les bienfaits d’une série

En quelques années, principalement grâce à internet et à l’amélioration considérable des productions, les séries ont bouleversé nos habitudes télévisuelles et redéfini certains standards de notre consommation culturelle. Désormais, on binge-watche, on enchaîne les saisons et les épisodes à une vitesse inouïe, parfois même jusqu’à l’écœurement. Que celui qui n’a jamais passé une grande partie de son week-end bloqué devant sa série préférée me jette la première pierre.

En clair, depuis que les séries sont parvenues à conquérir un large public, la télévision a perdu son titre de «maîtresse des horloges». Un retournement qui a ses effets négatifs, comme la pression sociale indéniable que l’on vient d’évoquer, et d’autres, plus bénéfiques pour les individus, ajoute Mélissa Thériault.

Les séries sont un moyen d’entrer en relation avec autrui et d’engager une conversation sans risque de polémique

À ses yeux, les séries comme Game of Thrones peuvent aussi nous permettre, dans une certaine mesure, de réfléchir à nos valeurs, de nous projeter dans des situations fictives et de nous aider à prendre les bonnes décisions. En ce sens, elles peuvent jouer un rôle important dans la vie individuelle et sociale.

«Les séries sont un moyen d’entrer en relation avec autrui et d’engager une conversation sans risque de polémique. Cela explique que, souvent, nos conversations se limitent à des sujets moins épineux que la politique ou la religion. Échanger sur un sujet “neutre” comme les séries permet d’établir une relation avec l’autre sans entrer, par exemple, dans sa vie personnelle. Le “small talk” joue un rôle plus important qu’il n’y paraît dans les rapports humains.»

À la fois oppressantes et libératrices, les séries déclenchent et alimentent les interactions sociales. Je me souviens, par exemple, d’avoir moi-même vécu ce besoin de partage, de dialogue, d’analyser collectivement certains moments de la série pendant la diffusion de la deuxième saison de The Leftovers, en particulier après l’incroyable épisode 8(«International Assassin»).

À bien y réfléchir, je me souviens aussi avoir été quelque peu insistant, comme vous avecGame of Thrones, lorsque je tentais de convaincre mon entourage, mes amis ou mes collègues de regarder cette série «qui allait changer leur vie». Je le reconnais volontiers: je ne suis pas exempt de tout reproche et j’ai probablement autant que vous ma part de responsabilité dans la pression sociale que je viens d’évoquer.

Alors, maintenant que nous savons l’embarras, la pression et l’inconfort que notre attachement à une série peut provoquer chez ceux qui n’y prêtent guère attention, tâchons de le canaliser. Vous verrez, cela profitera à tout le monde, vous et moi y compris.

Source : S’il vous plaît, arrêtez de nous harasser avec «Game of Thrones» | Slate.fr

 

Avis Pimpf : Je peux comprendre son « agacement »  à être « harcelé » ( il faut oublier « harassé » , ça fait anglicisme inutile la… [NB: je reviens un peu harasser est bien aussi un verbe français mais  n’est pas des plus utilisé dans le langage courant, alors que « harassment » en anglais  est plus fréquent… malheureusement…] un peu comme la sur-utilisation de « support » au lieu de soutien. Bref dit pépin…)

Oui Game of Thrones est une série qui cartonne, oui ça l’agace peut être d’entendre  ses collègues en parler mais s’ils aiment cela en quoi veut il les en empêcher de parler.? moi si je n’aime pas quelque chose ou un style d’émission ou de musique c’est pas parce-que mes contacts aiment ça que je vais obligatoirement aimer.

Je n’aime pas le foot  ( je n’en suis pas un grand on va dire), pourtant une bonne partie de ma famille et de mes amis sont des footeux, et combien de personnes au boulot parlent des résultats de foot , de rugby de façon passionné parce-qu’ils aiment tel ou tel équipe. Est ce que ça doit m’obliger à rentrer dans le lot ? non… de même ne jurent que par les émissions type Koh Lanta , Survivor et autre du genre, qui m’oblige à regarder et à « devoir supporter leur commentaires »  personne, les autres ont le droit d’avoir leurs goûts et moi les miens.

Je peux comprendre qu’il soit un peu dépassé et qu’il trouve que cela en fait trop , dans le même genre je me souviens de l’émission de télé réalité Loft Story , c’était le truc à voir et à suivre qui moi dès l’époque me gavait , j’ai du voir par curiosité deux épisodes et ça m’a vite gonflé, parce-que ça ne correspond pas à ce que je veux voir à la tv…

bref je comprends son « agacement » mais en même temps  quand on est face à des gens qui sont passionnés par un sujet que ce soit série, sport, autre activité et que tu ne partages pas le même engouement qu’eux dans la vie comment il fait ? il ne veut que côtoyer des gens qui partagent les mêmes goûts que lui ( ça s’appelle une secte pour moi ce genre d’approche…) il faut aussi accepter que les autres aiment autre chose mais aussi  se faire suffisamment entendre et clair sur le fait qu’on adhère pas plus à cette passion que d’autres peuvent partager ( ah oui le sentiment de ne pas être inclus dans ce trip, c’est peut être mon coté loup solitaire, même si je vis une passion je la vis à ma manière et comme il me plait de la vivre , pourquoi il n’y aurait qu’une seule manière d’agir et de penser au sein d’une même passion, pour avoir géré des associations de fan/ passionné , on s’aperçoit vite que même si on peut partager  des goûts communs pour des mêmes sujets, chacun le vit à sa manière on n’est pas que des robots ou des clones à vivre tous les choses de la même manière…. bref…)

c’est un peu mon contre coup de gueule à cet article,  sans aucune méchanceté  du moins à mon sens…. faut arrêter de vouloir « être dans la mode  » et se faire ses propres choix dans la vie et aussi prendre en compte que chacun fait les siens et chacun a ses goûts , ça me semble simple pourtant? Et les séries ne sont pas un phénomène récent, quand on prend l’engouement pour des séries TV tel que Dallas dans les années  80  ou autre la fan base était déjà la  ( la news sur la mort de JR je m’en souviens encore…), ça a juste pris de l’ampleur vu le nombre de chaines et de séries diffusées, mais ce phénomène n’a rien de nouveau…

bonne soirée….