20160517 – News : Etats-Unis : il se fait greffer un pénis et c’est un succès – metronews

Le cancer lui a pris une partie de sa virilité, la médecine la lui a redonnée. Thomas Manning, un Américain de 64 ans, a dû se faire amputer d’une partie de son anatomie des suites d’un cancer du pénis. Il a ainsi vécu pendant quatre ans avec un sexe de 2,5cm de longueur. L’homme s’était porté candidat à une greffe.

« Il devrait pouvoir uriner normalement d’ici quelques semaines »

Les espoirs du banquier se sont concrétisés la semaine dernière. Les chirurgiens du Massachussets General Hospital de Boston (Etats-Unis) ont ainsi passé près de15 heures à greffer le pénis d’un patient décédé. Lors de l’opération, les médecins ont réussi à « rattacher » l’urètre, les veines, les artères et les nerfs à ceux du nouveau pénis.

« Si tout se passe comme prévu, Thomas Manning devrait uriner normalement d’ici quelques semaines et reprendre une activité sexuelle d’ici quelques mois », précise le Dr Curtis Cetrulo, qui a dirigé l’opération, au New York Times.

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Un enjeu pour les militaires

La première transplantation de ce type a été réalisée en 2006 en Chine. Le patient, âgé de 44 ans, n’avait pas supporté psychologiquement ce changement. Deux semaines après l’opération, il en a demandé le retrait. La seconde intervention, réalisée en 2014 en Afrique du Sud, sur un jeune homme de 21 ans a, quant à elle, était un succès. Celui-ci est même devenu papa en 2015.

D’autres patients sont dans l’attente de ce type de greffe. Un programme a d’ailleurs été annoncé en décembre 2015 pour soigner les 1 367 militaires américains ayant subi des lésions génitales lors d’opérations en Irak et en Afghanistan.

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Source : Etats-Unis : il se fait greffer un pénis et c’est un succès – metronews

20160429 – News / Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

L’Assurance-maladie veut instaurer un bonus lié au respect des durées types des arrêts-maladie. En 2015, près de 90 000 médecins ont perçu 4 500 euros en moyenne au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique.

Quelques semaines avant de rentrer dans le « dur » des négociations conventionnelles, Nicolas Revel a-t-il voulu tester les syndicats de médecins libéraux ? A peine formulées, les deux « pistes de réflexion » avancées, jeudi 28 avril, par le directeur général de l’Assurance-maladie ont suscité une levée de boucliers. L’une visait à mettre en place un « malus » pour les praticiens n’atteignant pas certains objectifs minimums de santé publique, l’autre consistait à « valoriser » financièrement les médecins prescrivant des arrêts de travail respectant les durées de référence figurant sur le site Ameli.fr.

Deux propositions inacceptables pour les responsables syndicaux qui ont vu dans ces nouveaux critères, contribuant à définir la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP), une « immixtion » de l’Assurance-maladie dans la« relation de confiance » entre médecins et patients et la « fin de l’indépendance professionnelle ». « Cette volonté de tout encadrer est insupportable, il faut arrêter de nous infantiliser », fait valoir Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France. « On peut inciter les médecins à faire des choses sans les sanctionner quand ils ne le font pas », ajoute Claude Leicher, de MG France, premier syndicat chez les généralistes.

S’ajoutant aux paiements à l’acte, d’un montant moyen de 4 500 euros (6 750 euros pour les généralistes), la ROSP a été perçue en 2015 par près de 90 000 médecins libéraux. Un « treizième mois » indexé sur le respect d’une vingtaine d’indicateurs très variés, qui touchent aussi bien la prescription de génériques que l’informatisation du cabinet ou le dépistage de certains cancers. Pour améliorer l’efficacité du dispositif, l’Assurance-maladie souhaite profiter de l’actuelle négociation pour augmenter – voire peut-être même quasi doubler – le nombre de ces indicateurs.

Mais, face au tollé suscité jeudi matin, son directeur a prudemment amorcé une marche arrière. Il a annoncé qu’il renonçait à introduire dans la ROSP un « malus », qui aurait eu pour conséquence de minorer la prime des moins bons élèves. « Ce n’est pas un point majeur pour moi, cela ne figurera pas dans le document finalisé », confirme-t-il au Monde, s’avouant « surpris » de l’émoi suscité par la mesure. Au regard du grand nombre d’objectifs à remplir, une rémunération négative aurait été impossible, explique l’Assurance-maladie, en réponse à certains leaders syndicaux qui avaient comparé ce malus à une amende.

Contre une « médecine normée »

Nicolas Revel n’a en revanche pas dit clairement quelle suite il entendait donner à sa proposition de « valoriser » financièrement les médecins qui déclareraient leurs prescriptions d’arrêts-maladie sur le site de l’Assurance-maladie et qui respecteraient les « référentiels », élaborés par la Haute Autorité de santé, qui y figurent. En libre accès sur Ameli.fr, ces fiches donnent par exemple une durée indicative d’arrêt-maladie de trois jours pour une angine, de cinq pour une grippe et de trois à quatre-vingt-quatre pour une entorse du poignet, en fonction de la gravité et du travail effectué par le patient.

« C’est un mécanisme terrible et complètement inacceptable, car il transforme la médecine en médecine normée et informatisée », déplore Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, le principal syndicat de médecins libéraux, qui a fait de cette proposition un casus belli. « Si cela figure dans le texte final, je ne le signerai pas », assure-t-il.

« Il n’est pas question de lier un élément de rémunération au volume des arrêts de travail, mais nous avons constaté que les médecins qui prescrivaient par télétransmission délivraient, à pathologie identique, des durées légèrement moins longues », explique M. Revel. « Je suis dans mon rôle d’ouvrir des pistes, ajoute-t-il. S’il y a un refus généralisé, je serai obligé d’en tenir compte mais cela n’épuise pas le sujet. » Quelques heures plus tôt, sur France Inter, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait dû se livrer à une première explication de texte pour désamorcer les craintes des praticiens libéraux, mais aussi des patients. « Il ne s’agit en aucun cas de dire aux médecins “vous serez mieux payés si vous prescrivez moins d’arrêts-maladie” », avait-elle souligné.

La proposition de M. Revel témoigne d’une volonté de renforcer le plan mis en place pour maîtriser l’envolée des indemnités journalières. Si l’Assurance-maladie annonçait, en juillet 2015, attendre 300 millions d’euros d’économie sur trois ans de la mise en place de « recommandations » pour aider les médecins dans la prescription d’arrêts pour les maladies chroniques, le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’Assurance-maladie a relevé, le 13 avril, une hausse de 3,5 % des indemnités journalières en 2015 par rapport à 2014. Pour le comité, « les effets du plan de maîtrise des dépenses d’indemnités journalières » sont pour l’heure « inférieurs de moitié aux attentes ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/financement-de-la-sante/article/2016/04/28/l-assurance-maladie-veut-mieux-remunerer-les-medecins-en-fonction-de-la-pertinence-des-arrets-de-travail_4910492_1655421.html#3CO2HLeh8g0jwOX5.99

Source : Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

20150929 – News : Des millions de personnes meurent encore d’un cancer curable – Sciencesetavenir.fr

Faute d’accès aux chirurgies ou aux radiothérapies, de très nombreuses personnes continuent de mourir de cancers pourtant guérissables.

Source : Des millions de personnes meurent encore d’un cancer curable – Sciencesetavenir.fr