Un trafic plus dense sur un périphérique déjà saturé, des temps de parcours rallongés sur la rocade et l’A86.
Un trafic plus dense sur un périphérique déjà saturé, des temps de parcours rallongés sur la rocade et l’A86… Le rapport, publié par Le Figaro et commandé par Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, est accablant pour la maire de Paris Anne Hidalgo. Un comité d’experts indépendants dirigé par le médecin-chef du Samu de Paris se penche depuis septembre 2016 sur la circulation à Paris et publie un compte rendu mensuel de l’état des embouteillages et de la pollution.
Les premiers résultats sont tombés cette semaine et ils confortent les critiques adressées à la maire de Paris selon lesquelles la piétonnisation des voies sur berges a été décidée pour le confort de Parisiens mais handicape fortement les travailleurs de banlieue. Ainsi, aux heures de pointe, le soir, le temps des trajets augmente de 16 % à proximité de Vélizy, de 22 % entre Thiais et Créteil. Le matin, cela coince également sur le périphérique, en particulier dans l’Ouest parisien (voir carte publiée dans Le Figaro).
Bataille de chiffres
Dans Paris, le trafic est fortement ralenti un peu partout, matin et soir, avec des temps de trajets qui peuvent parfois doubler. L’équipe d’Anne Hidalgo conteste ces chiffres et s’appuie sur ceux de la préfecture de police, plus conformes, affirme-t-elle, à ce qui avait été prévu dans l’étude d’impact. Une bataille d’experts en vue ?
Mieux comprendre comment se déplacent les Français et les Franciliens. C’est l’objectif de l’UTP, union qui regroupe les entreprises du transport. Ce jeudi, elle a rendu les résultats d’un sondage, réalisé par l’IFOP, partout dans l’Hexagone auprès des usagers des transports en commun. « L’intérêt est d’être en capacité de mieux entendre, comprendre et proposer à l’occasion des prochaines élections présidentielles », détaille Jean-Pierre Farandou, président de l’UTP. Les résultats se déclinent aussi pour l’Ile-de-France. En voici les principaux enseignements.
Des Franciliens particulièrement mobiles. Ils sont 87% à prendre les transports, soit 20 points de plus que dans le reste de la France. Une majorité d’usagers se tournent vers le métro (74%), suivis du bus (59%) puis du RER (50%). 51% disent prendre les transports pour éviter les embouteillages et les problèmes de stationnement. Mais, selon l’UTP, le RER et le Transilien ont perdu 3 points par rapport à l’enquête de l’année dernière. La faute selon les professionnels à divers facteurs : « Le passe Navigo unique a attiré de nouveaux usagers sur certaines lignes, précise Pierre Izard, directeur Sécurité à la SNCF. Mais le faible prix du pétrole, les grèves du printemps 2015, les attentats, la perception d’insécurité ainsi que les travaux sur les lignes en ont poussé d’autres à se déplacer autrement». Des chiffres à relativiser puisque de son côté la SNCF assurait fin octobre que son Transilien avait gagné près de 6,8% de hausse de fréquentation.
La fraude ? Pas grave selon les usagers. Au grand dam de l’UTP, 51% des Franciliens interrogés estiment la fraude « acceptable ». D’autant plus si les distributeurs sont en panne ou les revenus du ménage trop faibles. Eventuellement, frauder pour de petites distances peut-être toléré. « Il va falloir faire un peu de pédagogie, reconnaît Jean-Pierre Farandou. Nous n’avons pas d’autres choix que de réduire la fraude pour disposer de plus de ressources ».
Mais une plaie pour les transporteurs. La lutte contre la fraude s’est intensifiée en Ile-de-France, mais les entreprises de transport veulent aller plus loin. L’UTP a ainsi mis au point un logiciel qui permettrait de retrouver les contrevenants, même s’ils ont donné une mauvaise adresse. Les noms et prénoms donnés lors des contrôles pourraient être croisés avec ceux détenus par les banques ou la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). Pour être mis en oeuvre, ce logiciel devrait obtenir un feu vert légal par décret gouvernemental, après consultation de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Il permettrait de récupérer une partie des 5 millions d’amendes non recouvertes par an.
Le rêve des transports gratuits. Pour 30% des franciliens interrogés, les transports en communs devraient être un service public gratuit (29% des Français). Avant même l’eau (28%) ou la distribution d’énergie (18%). « C’est très positif, estime Richard Dujardin, directeur Général France de Transdev et vice-président de l’UTP. Cela signifie qu’ils considèrent les transports comme un service de première nécessité. Mais si l’on veut donner de la valeur à un service, il faut lui donner un prix. Nous avons déjà du mal à éviter le vandalisme et les incivilités ».
L’UTP veut au contraire une hausse des prix et la mise en place d’une tarification non pas basée sur le statut (étudiant, retraité, salarié, etc) mais sur les revenus : « Cela permettrait de répercuter l’inflation, augmenter les tarifs lorsqu’il y a de nouvelles lignes ou des matériels neufs, affirme Jean-Pierre Farandou. En 2000, l’utilisateur contribuait pour moitié au coût de son déplacement en transport public. Aujourd’hui, il n’en paie que 30% ». 62% des Franciliens estiment eux que le prix du ticket doit rester basé sur le statut.
A terme, 200 résidants seront hébergés sur des périodes de trois à six mois…
Le centre d’hébergement d’urgence pour SDF, situé allée des Fortifications, en lisière du bois de Boulogne dans le 16e arrondissement a ouvert ses portes. « Nous visions une ouverture aux alentours du 5 novembre mais les équipes techniques ont été très performantes, ce qui a permis d’ouvrir le 2. Ce qui est une très bonne chose avec l’actuelle chute des températures », commente-t-on au sein de l’association Aurore, qui assure la gestion du site.
Les premières personnes sont arrivées
Ce centre de 2.800 m², clos et tout en longueur, composé de cinq bâtiments de deux étages au maximum a d’ores et déjà accueilli 17 personnes en famille, le premier jour, 15 ce jeudi et 15 autres ce vendredi. « Au fil du mois, nous accueillerons encore 50 personnes isolées, 50 personnes en famille et à nouveau 50 personnes en famille », indique-t-on du côté d’Aurore. A terme, 200 résidants seront hébergés sur des périodes de trois à six mois
Cette structure – qui ne diffère pas de ceux existant déjà dans la capitale – avait été très mal accueillie par une partie des riverains de cet arrondissement cossu de Paris, guère enchantés par la perspective de voir s’installer un centre d’hébergement pour sans-abri dans leur quartier. Une réunion publique à l’université Dauphine avait même tourné à la foire d’empoigne en mars dernier. Plus récemment, une tentative d’incendie contre le centre avait eu lieu.
Si les flammes avaient fait des dégâts minimes, une bouteille en verre, qui aurait visiblement contenu de l’essence, avait été retrouvée sur place, ce qui laissait à penser que l’acte était volontaire. Une enquête avait été ouverte.
À Paris, la première navette sans chauffeur a été lancée hier, samedi 24 septembre. Le but est écologique. Ce n’est pour l’instant qu’un test, mais d’autres expérimentations sont prévues dans les prochains mois.
Le véhicule mesure quatre mètres de long sur deux de large, peut transporter douze passagers à 20 km/h en moyenne. Il est électrique, bardé de capteurs et surtout sans chauffeur. La RATP l’a présenté aux Parisiens hier, samedi 24 septembre, sur un circuit aménagé de 130 mètres sur la voie piétonne Georges Pompidou. « Je trouve ça prometteur pour Paris et je pense que ça serait une belle image de la ville moderne qui a des voitures autonomes », explique une passagère de cette navette sans chauffeur.
Plusieurs essais effectués par la RATP courant 2017
Cette navette autonome devrait être testée en situation réelle avant la fin de l’année sur le pont Charles de Gaulle. Aux heures de pointe, ce sont 1 000 personnes qui empruntent ce pont à pied pour leurs correspondances entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. L’idée de ce type de transport est la politique du dernier kilomètre, là où le transport de masse n’est pas rentable, le minibus autonome vient combler ce manque. Plusieurs essais seront effectués par la RATP courant 2017. On reste loin du test à Lyon où deux navettes électriques circulent entre les passants depuis le 5 septembre pour un an.
Métro, RER, bus, Autolib, Vélib, tramway,… Les habitants de Paris et d’Ile-de-France ne manquent pas de choix en matière de transports en commun. Pourtant, évoquer l’idée d’une ville sans voitures, c’est déclencher à coup sûr un flot de protestations des automobilistes qui n’ont pas renoncé à utiliser leur voiture dans la capitale. Alors que ce dimanche, la « Journée sans voitures » voudrait illustrer ce que pourrait être un Paris sans les bruits de moteur ni les gaz d’échappement, la ville semble en retard par rapport à ses voisins européens ou d’autres villes françaises : à Nantes, Strasbourg ou Bordeaux, la ville se ferme aux voitures bien plus souvent qu’une fois par an.
Alors, qu’est-ce qui bloque à Paris ? « Il n’y a pas du tout de consensus sur ce genre de mesures dans la capitale, remarque Olivier Blond, président de l’association Respire, qui milite pour la réduction de la pollution atmosphérique. Il n’y a qu’à voir les débats qui ont eu lieu sur la fermeture des voies sur berge de la rive droite alors que cela ne concerne que 3,3kms de voie dans un lieu historique et très symbolique. » Si les débats sont si vifs, c’est peut-être parce que la contrainte n’est pas la méthode la plus efficace pour réduire la circulation : selon un rapport de la direction de la voirie et des déplacements de la mairie de Paris, publié ce dimanche dans le JDD, la fermeture de la voie Georges-Pompidou entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri-IV n’a fait que reporter la circulation. Le nombre de véhicules par heure sur les trois premières semaines de septembre a ainsi augmenté de 73% sur les quais hauts [alternative aux voies sur berge] aux heures de pointe du matin par rapport à la même période en 2015 et sur le boulevard Saint-Germain, « identifié comme le principal axe de report », le trafic a augmenté de 41% le matin et « seulement de 4% le soir ».
Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », la ville de Paris « crée des bouchons » à dessein : « Quand on passe les Grands boulevards en double sens plutôt qu’à sens unique, on est obligé d’installer des feux et on crée des bouchons », estime-t-il. « Mais on oublie que l’alternative n’existe pas encore : imaginez que 50.000 automobilistes abandonnent leur voiture pour prendre la ligne 1 du métro, qui suit les berges de Seine. Vous imaginez 50.000 personnes de plus dans cette ligne déjà surchargée ? »
Encore trop facile de rouler
Paris mettrait-elle la charrue avant les bœufs ? Pas pour Olivier Razemon, auteur deComment la France a tué ses villes (éd.Rue de l’échiquier) qui estime que dans la capitale, la place de la voiture est disproportionnée : « A Paris, la voiture individuelle représente 11% des trajets mais 70% de l’espace public », chiffre-t-il. « La seule solution pour rééquilibrer ça est de limiter l’espace octroyé aux voitures ». En piétonisant les voies sur berge par exemple, ou en réduisant les espaces de stationnement. « Créer de nouvelles infrastructures routières, c’est une fuite en avant. Il n’y a que sous la contrainte, quand on se dit que ce n’est plus possible de subir de tels embouteillages, qu’on change de comportement », estime Olivier Razemon.
Est-ce qu’il ne serait pas encore trop facile de circuler en région parisienne pour rebuter les automobilistes ? Le premier bilan de la fermeture des voies sur berge est éloquent : « Il apparaît que les automobilistes mettent 14 minutes, soit une minute de plus qu’en 2015, pour aller des Tuileries au Bassin de l’Arsenal sur les quais hauts le matin; et 20 minutes, contre 15 minutes en 2015 le soir. » Six minutes de plus dans la journée seront-elles suffisantes pour pousser les automobilistes à laisser la voiture au garage ? Et quel impact aura cette fermeture sur la qualité de l’air parisien si les moteurs tournent plus longtemps ? Seuls les résultats des campagnes de mesure de la qualité de l’air, qui seront réalisées par Airparif durant l’hiver puis au printemps 2017, permettront de savoir si les Parisiens respirent mieux avec des berges de Seine sans voitures.
ATMO France présente mercredi 21 septembre un bilan de la pollution de l’air sur les vingt dernières années. Les taux de particules sont encore loin des normes légales. Illustration dans les transports souterrains parisiens.
Quand deux RER freinent à la station Auber en plein Paris, ils font immédiatement grimper les mesures de particules des capteurs du laboratoire situé sur le quai. Le caisson métallique est surplombé de cheminées qui aspirent l’air ambiant. La RATP y mesure en temps réel les taux de dioxyde d’azote, de CO2 et des particules.
Aux heures de pointe, le compteur peut aller jusqu’à indiquer un taux de particules de 300 microgrammes par m3. Un tel seuil mesuré dans l’air extérieur provoquerait une alerte sanitaire générale… Sauf que la réglementation n’est pas la même dans le métro.
La pollution aux particules est pointée du doigt dans le bilan de la fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (ATMO France). De son bilan présenté mercredi 21 septembre, il ressort que l’air que nous respirons s’est amélioré sur les vingt dernières années. Nous sommes en revanche toujours loin des normes légales concernant les particules.
De nouvelles rames moins polluantes
À Paris, sur les quais et dans les couloirs du métro et du RER, la pollution aux particules provient à la fois de l’air extérieur, qui ventile les couloirs, que des travaux en cours. Elle est produite également par le freinage mécanique des trains. En 2011, de nouvelle rames plus modernes ont été mises en circulation sur le RER A. « Ce matériel dispose d’un très bon freinage à récupération électrique et on a donc de plus faibles émissions de particules », détaille Sophie Mazoué, responsable développement durable à la RATP.
En changeant les trains de la ligne 1 du métro en 2011, la RATP a également réussi à diminuer de 60% le taux de particules. D’autres améliorations techniques sont prévues l’an prochain.
Et si, la prochaine fois que vous vous mettez en tête de trouver un resto sur la capitale, vous tentiez cette crêperie inspirée par Star Wars ?
Qu’on en commun les crêpes au sarrasin et la licence Star Wars ? A priori, pas grand chose, rien du tout même. A moins que vous vous aventuriez dans le quartier Latin de Paris.
Là-bas, vous trouverez l’Odyssey, une crêperie unique en son genre – et ça, on vous l’assure -, qui sert comme son nom l’indique, crêpes, galettes et bolées de cidre, le tout dans une ambiance faisant largement honneur à la saga intergalactique de Disney. Point de drapeau breton à l’horizon, plutôt des sabres laser accrochés au mur, aux côtés de fresques qui feraient frémir n’importe quel apprenti Jedi !
Curieux ? Rendez-vous au 6 rue Dante, dans le 5e arrondissement de Paris !
Bientôt la fin des trottoirs sales, grâce à la nouvelle brigade lancée par la Mairie de Paris. Des agents seront mobilisés dans les rues de la capitale pour verbaliser les incivilités du quotidien. La mairie de Paris lance ce lundi son nouveau service de sécurité : la DPSP (direction-prévention-sécurité-protection
), une brigade de lutte contre les incivilités, rapporte Le Parisien.
1800 brigadiers
La nouvelle unité, composée de l’ensemble des agents verbalisateurs de différents services municipaux ainsi qu’une trentaine de recrutements extérieurs et de 110 ASP (”pervenches”) débauchés par la préfecture de police, l’unité comptera à terme plus de 1800 brigadiers.
Ils auront en charge de traquer et de verbaliser toutes les incivilités du quotidien : dégradations, ventes à la sauvette, dépôts d’ordures, jets de mégots, crottes de chien… Mais le nouveau service ne s’occupera pas du stationnement, ni des affaires de petite délinquance.
Une amende de 68 euros pour un mégot
Les agents pourront mettre des amendes en cas d’incivilité : 68 euros pour un mégot ou un chewing-gum, de quoi faire réfléchir… “La prévention en elle-même ne suffit pas, et donc au bout d’un moment il faudra mettre des amendes”, explique Emmanuel Grégoire, adjoint PS à la maire de Paris, chargé des services publics, interrogé par BFMTV. La DSCP pourra également être munie de bombes lacrymogènes et de matraques pour certaines missions.
“L’objectif de cette réforme est de renforcer la présence visible des agents sur le terrain” rappelle Colombe Brossel, adjointe (PS) à la maire de Paris chargée de la sécurité. Une nouvelle équipe mobile de 320 agents pourra ainsi intervenir dans toute la capitale, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
En 2015, les agents de la Ville de Paris ont distribué 52 000 PV. Plus de la moitié des infractions sanctionnées concernaient des encombrements de la voie publique comme le dépôt de déchets mais aussi les mégots.