Vanves, janvier 2005. Nous avions rencontré Sophie Cluzel, qui accompagnait alors sa fille Julia (à gauche), atteinte de trisomie 21 et inscrite en CE1 à l’école Larmeroux. Elle travaille aujourd’hui dans les cuisines de l’Elysée. LP/Guy Gios
Son nom était, jusqu’à mercredi, totalement inconnu du grand public… Ou presque. Car dans les Hauts-de-Seine, beaucoup saluent l’entrée au gouvernement de Sophie Cluzel, en tant que secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées.
Cette habitante de Vanves est bien connue dans le département pour son engagement en faveur des enfants en situation de handicap. C’est à Nanterre qu’elle a créé le collectif SAIS 92 (Service d’accompagnement et d’information pour la scolarisation des élèves handicapés), puis l’association Grandir à l’Ecole, qui œuvre spécifiquement pour les enfants atteints de trisomie 21.
Le maire (UDI) de Vanves, Bernard Gauducheau, s’est ainsi réjoui de cette nomination « méritée pour une femme entièrement dévouée à la cause du handicap depuis de très nombreuses années. » L’élu, qui parle d’une « femme généreuse et compétente », voit dans cette décision « le moyen de faire avancer » sa cause.
Jusqu’à sa nomination, Sophie Cluzel dirigeait également la FNASEPH (Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap). C’est à Vanves que sa fille, Julia, née en 1995 et atteinte de trisomie 21, a débuté sa scolarité à l’âge de trois ans.
« Totalement dévouée à cette cause »Nous l’avions suivie en 2005. Elle était alors inscrite en CE1 à l’école Larmeroux. « Je sais parfaitement que Julia n’a pas le niveau CE 1, mais elle s’épanouit et acquiert des tas de connaissances », racontait alors Sophie Cluzel dans nos colonnes.
Elle se souvenait de la naissance de sa fille : alors contrôleuse de gestion, déjà mère de trois enfants, elle avait été « assommée ». « Je ne connaissais rien à la trisomie. Notre chance, avec mon mari, a été de rencontrer une mère qui était passée par là. Elle nous a appris à connaître nos droits et à nous battre pour imposer notre choix. »
Aujourd’hui, sa fille âgée de 22 ans travaille désormais… dans les cuisines de l’Elysée ! « C’est un modèle d’intégration », sourit Isabelle Debré, sénatrice (LR) et surtout amie de longue date de Sophie Cluzel. L’ancienne conseillère municipale de Vanves se dit également « très heureuse » pour la nouvelle secrétaire d’Etat : « Elle est très compétente, connaît parfaitement son sujet et elle est totalement dévouée à cette cause. »
CONTRE LES DOULEURS – De nombreux parents achètent des colliers d’ambre pour calmer les douleurs de leurs bambins en pleine poussée dentaire. Des colliers utiles, certes, mais une nouvelle étude de la Répression des fraudes tire la sonnette d’alarme sur les risques de strangulation et de suffocation.
19 mai 2017 09:53La rédaction LCI
Réputé pour soulager les douleurs des enfants lorsque leurs dents commencent à pousser, le collier d’ambre s’attire les foudres de la Répression des fraudes (DGCCRF). Dans un rapport publié ce jeudi, l’autorité chargée de contrôler la sécurité des consommateurs pointe du doigt les dangers que représente le petit objet, à commencer par le risque d’étouffement.
« Sur 32 bracelets et colliers prélevés, 28 ont été considérés comme dangereux en raison d’un risque de strangulation ou de suffocation (87,5 % des échantillons) », prévient la DGCCRF. Ajoutant que « 16 avertissements liés au non-respect de l’obligation générale de sécurité ont été adressés aux opérateurs ».
Le manque d’information des consommateurs
Une précédente étude menée en 2011 et portant sur la sécurité des colliers et bracelets pour jeunes enfants avait déjà mis en évidence un « risque non négligeable de strangulation ». Quatre ans plus tard, en 2015, « compte tenu de la persistance de ces produits sur le marché », l’autorité compétente a mené une nouvelle étude, dont les résultats sont sensiblement les mêmes.
Pour cette étude, la solidité des fermoirs et la résistance du fil du collier ou du bracelet ont été testées. Verdict : il ressort de l’enquête que les commerçants ne contrôlent pas suffisamment la qualité des produits, fabriqués pour la plupart de manière artisanale en Pologne ou en Lituanie, et n’informent pas assez bien des risques. La DGCCRF vient de corriger le tir.
La BD d’Emma met sous les projecteurs le concept de « charge mentale » : le fait que les femmes, en plus des tâches ménagères, ont à leur charge toute la partie logistique du fonctionnement d’un ménage. (EMMA / FACEBOOK)
Une bande dessinée de la blogueuse Emma, publiée le 9 mai, a fait un carton sur les réseaux sociaux. Elle parle d’un problème dont le nom était jusqu’ici peu connu : la charge mentale. Franceinfo fait le point pour vous, sans vous prendre la tête.
Vous, nos frères, nos cousins, nos mecs, vous avez sans doute dû voir passer cette petite bande dessinée. Postée le 9 mai, elle a déjà été partagée plus de 200 000 fois, lundi 15 mai. Emma, dessinatrice et auteure de la bande dessinée Un autre regard, nous parle de « charge mentale » et inscrit cette expression dans une revendication féministe. Ça vous agace déjà ? Franceinfo vous explique pourquoi ce n’est pas méchant, et même, pas inintéressant.
La « charge mentale », c’est quoi encore ce concept ?
La bande dessinée d’Emma, intitulée « Fallait demander », illustre une situation qu’elle juge classique. Elle arrive chez une amie alors que celle-ci est encore en train de s’occuper de ses enfants tout en gérant la préparation du repas. Quand arrive la catastrophe d’une casserole qui déborde, son compagnon jusqu’alors bien calé dans le canapé du salon lui rétorque que si elle avait besoin d’aide, « fallait [lui] demander ».
C’est ça, la charge mentale : en plus d’assurer sa part des tâches ménagères, la femme a, bien souvent, la charge de l’organisation et de la répartition de ces tâches dans le foyer. Son esprit est toujours occupé à anticiper, planifier et réguler le fonctionnement d’une maison et le bien-être de ses habitants.
Et ce concept n’est pas nouveau ! Selon Sandra Frey, sociologue et politologue spécialiste des questions de genre, contactée par franceinfo, la charge mentale a été pour la première fois évoquée dans les années 1990. A l’époque, la sociologue Danièle Kergoat, spécialiste de la division sexuelle du travail, se penche sur les revendications du mouvement des infirmières. L’une de leurs demandes est que leur travail soit reconnu comme une activité qualifiée, et non comme un prolongement de leurs supposés attributs « de femmes ». En poussant plus avant l’analyse des spécificités du travail dit « féminin », Danièle Kergoat met au jour cette notion de charge mentale.
Le marxisme s’est lui aussi penché sur la question. « On appelle ça, dans l’analyse marxiste,‘l’entretien et la reproduction de la force de travail’. On dévolue toujours prioritairement aux femmes la satisfaction des besoins de chacun, enfant et travailleur, la bonne marche de la maisonnée », rappelle la sociologue.
Franchement, il n’y a pas plus urgent pour les féministes, comme se battre pour l’égalité des salaires ?
Les combats ne sont pas exclusifs, hein… Et, en réalité, tout est lié.Selon Sandra Frey, « la charge mentale est invisible, mais c’est l’infrastructure du sexisme dans notre société ». Elle est à la fois une cause et une conséquence de l’attribution de rôles sociaux en fonction du genre. Le fait que la femme doive être mentalement dévouée à son foyer insinue qu’elle n’est pas à sa place dans le milieu professionnel.
C’est le pendant du plafond de verre dans la vie professionnelle. Mais ce n’est pas compréhensible si on n’a pas à l’esprit, ou qu’on ne veut pas voir, la prédominance du sexisme dans la société.
Sandra Frey, spécialiste des questions de genre
à franceinfo
La sociologue va même plus loin dans sa définition du phénomène : « C’est quelque chose de l’ordre de l’esclavagisme : c’est-à-dire un travail non rémunéré, nié dans sa valeur, non reconnu et illimité. » Car la charge mentale mobilise en permanence les femmes, les épuise, donc les handicape.
Sandra Frey voit un lien direct entre la charge mentale et le fait pour une femme d’interrompre temporairement une carrière, souvent à la naissance d’un enfant. « Les femmes qui arrêtent leur métier pendant un an, deux ans, le revendiquent, et c’est dénoncé comme traditionaliste. Mais si on a à l’esprit la difficulté d’affronter, de subir, de durer sur le quotidien dans ces conditions – tout ça pour parfois même pas le smic – le compte est vite fait pour elles. » C’est aussi une manière d’éviter le burn out.
Il y a quand même un impact positif de ce rôle permanent de chef de rang : les femmes développent de vraies capacités logistiques. Sandra Frey a mené une étude, La dimension du genre dans l’engagement politique local. Elle s’est intéressée à des femmes retirées de la vie professionnelle qui, à force de s’engager bénévolement autour de leurs enfants, sont repérées par des responsables locaux et font ensuite une carrière en politique. Problème : ce n’est pas la règle générale et, le plus souvent, on ne tient pas compte de cette potentialité.
Je fais ma part des tâches ménagères, moi. Qu’on ne vienne pas m’accuser de sexisme !
Comme le montrent les réactions suscitées par la BD sur Facebook, mais aussi les statistiques, c’est un peu plus compliqué que ça.
Une étude de l’Insee montre qu’en 2010, les femmes consacraient encore quatre heures par jour au « temps domestique », contre deux heures environ pour les hommes. Depuis 1986, l’écart a tendance à se resserrer, mais très lentement. S’il s’est réduit de 15 minutes en ce qui concerne la cuisine, il n’a diminué que de deux minutes pour ce que l’Insee appelle les tâches « diverses », catégorie qui regroupe entre autres la gestion du ménage ou l’attention portée aux autres adultes… La charge mentale, en fait.
L’étude de l’INSEE a porté son attention sur la répartition et l’évolution du temps domestique des hommes et des femmes. (INSEE)
Sous la publication d’Emma, les réactions des hommes sont nombreuses et mitigées. « Merci de m’avoir ouvert les yeux car je me suis reconnu avec le ‘Si tu as besoin d’aide, tu me dis’. Nous attendons notre second enfant et même si parfois je prends des initiatives (…) je ne le fais pas tout le temps et laisse reposer la charge mentale sur ma compagne… », reconnaît un internaute. D’autres rejettent totalement le concept, comme celui-ci : « Ce sont sûrement des mots écrits par les créatrices du concept fantôme de pervers narcissique », ou cet autre : « Ou l’art de faire le buzz , je trouve votre avis et vision très peu progressistes, voire même réducteurs à souhait. »
La sociologue Sandra Frey a jeté un œil à ces commentaires : « Les hommes qui s’étonnent, ils sont en posture ouverte, c’est le stade 1 ! C’est normal que d’autres se sentent accusés : quand on déplace les représentations mentales, la première réaction peut être un choc. »
Car la charge mentale est le fruit d’un sexisme que l’on appelle structurel, et qui est inconscient : on peut être sexiste même sans le faire exprès, parce que certains éléments de notre éducation vont dans ce sens.
Et vous pensez vraiment qu’une BD sur Facebook va changer quelque chose ?
Ça y contribue. Pour les femmes qui vivent cette situation, lire la BD d’Emma a permis de mettre des mots sur une souffrance et de se rendre compte qu’elles n’étaient ni paranoïaques ni seules.
Autre avantage : aider à parler de cette réalité à ceux qui ne la vivent pas ou ne la comprennent pas – les hommes, la plupart du temps. Et nombreux sont ceux qui acceptent de se reconnaître dans ces situations du quotidien illustrées par Emma.
Pour Sandra Frey, l’efficacité de ce petit récit est certaine : « Il n’y a pas une façon de changer les choses, il faut activer tous les leviers.Tous les gens qui auront eu accès à ce débat peuvent prendre conscience. C’est super que cette réflexion leur soit offerte, c’est un mini-mai 68. »
De nombreuses entreprises dont Apple militent pour empêcher des états américains de promulguer une loi en faveur du droit à la réparation. Une démarche à l’encontre des arguments écolos que la marque promeut lors de ses conférences.
Apple et l’environnement, c’est une histoire un peu compliquée. Selon nos confrères américains de Motherboard, la marque à la pomme ainsi que de grande entreprises comme Toyota, Lexmark ou encore Caterpillar ont fait appel à des cabinets spécialisés pour faire pression sur les 11 états américains qui ont mis en place un projet de loi dit « Fair repair act ». Ce projet vise à forcer les industriels à commercialiser des pièces de rechange auprès du grand public et les guides de réparation idoines. Il interdirait les blocages logiciels ou toute autre protection empêchant la réparation des produits. Une suite d’obligations qui ne plaisent pas à certains.
Si Motherboard a pu déterminer avec précision quelles marques avaient investi dans tel ou tel groupe de pression et pour soutenir/contrer telle ou telle loi, c’est parce que les lois de l’état de New York obligent à une grande transparence en matière de lobbying : la commission jointe sur l’éthique publique oblige les entreprises et autres associations à consigner scrupuleusement les noms, cabinets, sommes et projets soutenus/combattus. Ainsi, plusieurs entreprises dont Apple ont conjointement dépensé 366.634 $ (on vous a dit que c’était précis !) pour lutter contre le « Fair repair act » dans le seul état de New York entre Janvier 2017 et Avril 2017, soit presque 100.000 $ chaque mois.
Une grande première. » Le collectif SVT Egalité, un réseau de professeurs qui lutte contre les stéréotypes dans l’enseignement, s’est réjoui dans un message publié jeudi 11 mai sur Facebook que le clitoris soit « enfin » bien représenté dans un manuel scolaire. Les éditions Magnard ont, en effet, proposé dans leur dernier ouvrage un schéma fidèle de cet organe féminin, qui est le grand absent des manuels de Sciences de la vie et de la Terre, au collège et au lycée.
« Tous les autres éditeurs (Belin, Bordas, Didier, Nathan, Hachette, Lelivrescolaire) ont recyclé leurs éternels schémas faux : sans clitoris, ou le mentionnant sans le représenter, ou en le réduisant à un organe de quelques millimètres », regrette le collectif SVT Egalité dans cette publication.
« J’ai rencontré en 2014 des membres du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) qui m’ont alertée sur cette question, explique Isabelle Magnard, la directrice adjointe de la maison d’édition, contactée par franceinfo. En sortant, j’ai demandé que cela soit corrigé dans les prochains ouvrages de SVT. »
« Le clitoris a été gommé »
Pourtant, cela fait des siècles qu’un schéma complet du clitoris existe. « Le premier a vu le jour en 1848 », explique Alexandre Magot, professeur et membre du collectif SVT Egalité. Lorsque le chirurgien britannique Henry Gray publie, en 1858, la première édition de son livre d’anatomie médicale, Gray’s Anatomy, l’organe sexuel y figure dans son entièreté. « Un siècle plus tard, il a totalement disparu de l’ouvrage. Il a simplement été gommé », déplore Alexandre Magot.
Ces dernières années, plusieurs initiatives ont voulu familiariser les femmes avec leur clitoris. En 2016, la chercheuse indépendante Odile Fillod a modélisé, grâce à une imprimante 3D, l’appareil à échelle réelle pour que les élèves puissent avoir une idée précise de sa taille. Sur le site de SVT Egalité, un schéma réalisé par Vincent Guili est à disposition des professeurs qui souhaitent en parler.
Sur le site de SVT-Egalité, un schéma de l’appreil sexuel féminin est disponible en ligne. (Vincent Guili / SVT-Egalité)
Selon Alexandre Magot, les éditeurs de manuels scolaires sont tout à fait au courant de l’existence de telles ressources. « Nous sommes plusieurs enseignants à leur avoir écrit pour les alerter, et nous n’avons jamais eu de réponse », explique-t-il.
Un « sujet polémique » pour certains éditeurs
Contactées par franceinfo, les éditions Belin assurent n’avoir jamais reçu le moindre courrier. Et disent avoir cherché à favoriser « une représentation du sexe féminin en vue externe de face, qui a paru à nos auteurs la plus utile à l’enseignement ». Assurant que « la lutte contre les stéréotypes sexistes est une préoccupation de [ses] auteurs comme des éditeurs », la maison d’édition précise avoir accompagné leur schéma d’une légende explicite : « Organe érectile et érogène ».
Les éditions Magnard affirment également ne pas avoir reçu de courrier de la part de professeurs. « Je ne savais pas que nos schémas étaient erronés avant que le HCE n’attire mon attention là-dessus, explique Isabelle Magnard. Quand je l’ai su, je nous ai trouvés très ringards. On continue d’apprendre à tout âge. »
Les autres éditeurs de manuels scolaires contactés par franceinfo n’ont pas souhaité répondre à nos questions. « Nous ne voulons pas entrer dans des sujets polémiques », s’est justifié l’un d’eux.
Il y a une part d’autocensure très forte.
Alexandre Magot, professeur et membre du collectif SVT Egalité
à franceinfo
Interrogée par Buzzfeed en 2016, Odile Fillod a dénoncé la pression exercée par certains établissements scolaires. « J’ai eu l’occasion de faire des entretiens avec des contributeurs aux manuels de SVT, qui, lorsque je les ai questionnés sur la raison pour laquelle certains biais dans la présentation de la sexualité étaient présents, m’ont expliqué très clairement qu’ils avaient subi une censure, et que celle-ci était directement liée à la puissance de l’enseignement privé catholique en France », a déclaré la chercheuse indépendante.
Un organe sexuel méconnu
Pour Alexandre Magot, « connaître son corps est fondamental en termes d’éducation ». Mais selon un rapport sur l’éducation sexuelle remis en juin par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris et 83% des collégiennes en classe de quatrième et de troisième ignorent sa fonction.
Si l’absence de représentation fiable pose problème, d’après le professeur de Sciences de la vie et de la Terre, c’est parce que cette absence est fondamentalement sexiste : « Parler du clitoris, c’est aussi parler du désir féminin et ne plus le voir comme annexe. »
De son côté, Isabelle Magnard considère que la démarche de sa maison d’édition n’est pas du militantisme : « Notre rôle n’est pas de militer mais d’avoir des représentations qui tirent les choses vers le progrès. »
SFR veut pouvoir poser beaucoup plus de fibre dans les villes moyennes que la part qui lui a été allouée en 2011.
Le ton monte entre SFR* et Orange. La filiale du groupe Altice a en effet assigné l’opérateur historique devant le tribunal de commerce de Paris au sujet du conflit qui les oppose sur le déploiement de la fibre optique dans certaines zones, ont-ils indiqué ce 16 mai 2017 à l’AFP, confirmant une information des Echos.
L’affaire remonte déjà à quelques années. En 2011, les deux opérateurs s’étaient réparti les zones moyennement denses à couvrir en France : 80% pour Orange et 20% pour SFR. Mais le nouveau propriétaire de SFR estime pouvoir équiper 50% du territoire. Cela fait donc deux ans que les deux opérateurs discutent sans trouver un accord.
Des avis divergents
« SFR a couvert sa partie des zones moyennement denses et a besoin de nouveaux territoires pour investir. Sinon, cela fait courir un risque au plan de déploiement du très haut débit en France », explique une source anonyme au sein de l’entreprise au carré rouge au journal économique avant de poursuivre que cette assignation va permettre à l’opérateur de plaider sa cause devant la justice en arguant d’un « défaut de négociation de bonne foi, pourtant prévue par l’accord signé entre Orange et SFR en 2011 ».
Chez Orange, on se dit confiant face à cette plainte. « Il y a chez SFR et Numericable une longue tradition d’attaquer Orange », a indiqué Pierre Louette, directeur général délégué de l’opérateur historique à l’AFP. Et contrairement à ce qu’il avance, « SFR n’a absolument pas exécuté ce qui était dans ses engagements initiaux. Il faut d’abord finir ce qu’on doit faire avant de réclamer plus, a encore jugé Pierre Louette. Le déploiement de la fibre est un projet industriel de longue haleine, que l’on ne peut pas prendre à la légère et modifier » en cours de route, a fait valoir le porte-parole d’Orange.
Avis Pimpf : quelle bonne blague dans cette répartition, ils se réveillent bien tard SFR, Orange a fait la majorité du boulot, et sur le reste de la France et la position de certaines communes qui sera le premier à se déplacer? Orange , pas SFR ni Free ni Bouygues
Selon des chercheurs palestiniens, eau gazeuse et autres boissons pétillantes encourageraient la prise de poids en ouvrant l’appétit.
Si les bienfaits de l’eau sur la santé sont connus et reconnus depuis longtemps, les effets de l’eau gazeuse restent néanmoins sous-traités. Selon des chercheurs de l’Université palestinienne de Birzeit qui publient une étude à charge reprise mardi par Top Santé, l’eau pétillante encouragerait la prise de poids en ouvrant l’appétit.
Une eau qui sollicite l’hormone de la faim. Menés sur des rats et 20 volontaires, les tests montrent que l’eau et d’autres boissons contenant du gaz susciteraient une augmentation des niveau de ghréline, l’hormone digestive qui stimule l’appétit. Cette évolution soudaine de l’hormone de la faim favoriserait à engloutir de plus grandes quantités de nourriture afin d’atteindre une sensation de satiété.
Certains rats ont grossi jusqu’à 20% de plus. D’après cette étude, les rats et les volontaires qui avaient bu de l’eau gazeuse dès le matin présentaient des niveau de ghréline six fois supérieurs à ceux qui buvaient de l’eau plate. Ainsi, les rongeurs ont vu la graisse autour de leur foie augmenter et certains ont grossi jusqu’à 20 % de plus que les autres.
Top Santé rappelle toutefois que d’autres études sont nécessaires pour croiser les résultats de l’étude palestinienne. Et déterminer si l’adjonction de gaz carbonique dans les boissons peut jouer un rôle dans le surpoids ou l’obésité.
J’ai un doute sur le bien fondé de cette étude, c’est mené sur quoi c’est quoi le résultat sur « certains rats » ?? c’était un test avec les eaux aromatisées à bulles aussi ? bref ça me semble très vague…
LE MONDE | 16.05.2017 |Par Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)
CHRONIQUE. La nomination à Matignon, lundi 15 mai, du maire (Les Républicains, LR) du Havre (Seine-Maritime) Edouard Philippe, c’est l’amère victoire d’Alain Juppé qui s’était trompé sur la nature de la primaire de la droite et du centre mais qui avait vu juste sur la recomposition politique.
C’est l’histoire d’un homme battu par son propre camp et qui avait pourtant eu la vision gagnante. Celle d’un ancien premier ministre qui ne sera jamais chef de l’Etat mais qui a la consolation de voir l’un de ses anciens conseillers – « unhomme de grand talent » – devenir chef du gouvernement et être ainsi l’artisan de la recomposition politique menée par Emmanuel Macron.
Edouard Philippe a sauvé l’honneur du maire de Bordeaux. Il a réhabilité le camp des juppéistes. Cette revanche ne va cependant pas sans un pincement de cœur ni une certaine gêne car Alain Juppé n’oublie pas qu’il a été, en 2002, le principal artisan de la création de l’UMP qui se voulait, face au Front national de Jean-Marie Le Pen, l’indestructible parti de la droite et du centre.
Implacable logique
Aujourd’hui, il peut difficilement assumer de voir l’un de ses lieutenants être nommé premier ministre pour dynamiter son camp. « Pendant cette campagne, je soutiendrai les candidats investis par LR et l’UDI [Union des démocrates et indépendants] », a-t-il précisé.
Et pourtant, tout ce qui arrive aujourd’hui est d’une implacable logique : pendant des mois, le maire de Bordeaux, au faîte de sa popularité, a préparé l’avènement d’un nouveau rassemblement.
Défenseur de l’« identité heureuse » là où une partie de son camp s’employait à exacerber les passions tristes, Alain Juppé avait promis, s’il était élu président de la République de faire ce à quoi s’attelle aujourd’hui M. Macron : « couper les deux morceaux de l’omelettepour que les gens raisonnables gouvernent ensemble et laissent…
Une enquête de l’Insee révèle que 9,7 millions d’enfants vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, et près de 4 millions dans des schémas familiaux éclatés.
Plus des deux tiers des enfants vivent avec leurs deux parents
Sur les 13,7 millions d’enfants mineurs résidant en France métropolitaine, 9,7 millions (71%) vivent dans des familles «traditionnelles», c’est-à-dire avec leurs deux parents, sans demi-frère ni demi-sœur, indique une enquête de l’Insee publiée lundi. Les autres (29%) sont dans des schémas plus éclatés : 2,5 millions vivent dans des familles monoparentales et 950 000 avec un seul de leur parent au sein d’une famille recomposée.
Au total, 3,45 millions d’enfants vivent donc principalement avec un seul parent. Les raisons sont multiples : la séparation des deux conjoints, la volonté des parents ne pas vivre ensemble ou encore l’éloignement géographique du père ou de la mère à cause de sa situation professionnelle. L’enquête de l’Insee considère chaque personne dans sa résidence principale, c’est-à-dire dans la configuration familiale dans laquelle elle vit «la plupart du temps».
En majorité chez la mère
Vivre principalement avec un seul de ses parents ne signifie pas vivre exclusivement avec lui. Parmi les 3,45 millions d’enfants qui habitent «principalement avec un seul de leurs parents», seuls 900 000, soit un quart d’entre eux, séjournent «une partie du temps» chez leur autre parent. Les trois quarts restant n’y résidant «pas régulièrement», voire «épisodiquement», souvent en raison de l’éloignement géographique. Au sein même des familles monoparentales, différentes configurations existent : l’enquête révèle par exemple que ces enfants vivent en majorité chez leur mère et visitent peu leur père (65%). A contrario, seuls 8% d’entre eux vivent chez leur père en visitant peu leur mère. De même, les enfants qui habitent principalement chez leur mère et se rendent chez leur père (19%) sont plus nombreux que ceux vivant chez leur père et visitant leur mère (8%).
La situation des enfants de familles monoparentales peut changer selon les moments : parmi les 2,5 millions d’enfants évoluant dans cette situation, 200 000 partagent leur résidence principale avec leur parent et un conjoint résidant principalement ailleurs, qui vient vivre une partie du temps dans leur logement.
Pour 80 000 enfants, cet autre adulte est le père ou la mère. Même si leurs deux parents sont en couple, ceux-ci ne cohabitent pas. Ces enfants vivent donc une partie du temps en «famille traditionnelle», quand leur autre parent rejoint le domicile familial. Ils vivent pour la quasi-totalité d’entre eux dans un seul logement tandis que le parent non-cohabitant alterne son temps entre son logement et celui ou vivent ses enfants. Pour les 120 000 autres, cet adulte n’est le parent d’aucun des enfants du foyer.
Les familles «traditionnelles» se transforment, elles aussi, lorsque des demi-frères et sœurs viennent vivre dans la résidence principale. Parmi les 9,8 millions d’enfants mineurs vivant avec leurs deux parents, l’Insee en recense 140 000, qui partagent «une partie du temps» leur logement avec des demi-frères ou demi-sœurs issus de précédentes unions. Ces familles «traditionnelles» deviennent alors des familles recomposées. A l’inverse, entre 90 000 et 120 000 enfants en familles recomposées vivant avec leurs deux parents, se retrouvent, une partie du temps, en famille traditionnelle, lorsque leurs demi-frères et sœurs vont chez leur autre parent.
Depuis vendredi, de nombreux PC sont les victimes d’un ransomware. 3 jours après, quel est le premier bilan du virus WannaCry ?
Si la propagation du ransomware WannaCry a pu être mitigée in extremis ce week-end, de nombreuses variantes sont en préparation et pourraient même déjà être en cours de propagation. Au moment où de nombreuses entreprises rentrent de week-end et pourraient être victimes de ce virus, qui chiffre l’ordinateur et exige le paiement d’une rançon pour un déverrouillage, petit bilan chiffré de cette attaque informatique sans précédent.
200 000
C’est le nombre de machines infectées par le virus WannaCry d’après le chef d’Europol, Rob Wainwright. Cette attaque, « sans précédent », créé un véritable chaos dans des dizaines d’institutions. Des hôpitaux britanniques ont perdu accès à leur service informatique et ont dû annuler de nombreux rendez-vous. En France, Renault fait partie des victimes de l’attaque et a dû fermer des usines. Le constructeur automobile s’est retrouvé contraint de mettre près de 5000 employés au chômage technique.
150 pays
WannaCry se déploie à une vitesse impressionnante et multiplie les victimes dans le monde entier. Les données collectées par MalwareTechBlog révèlent que 150 pays auraient déjà été touchés par cette attaque. Lors des premières heures du virus vendredi, ils n’étaient que 11 à avoir été touchés.
Après avoir chiffré vos données, WannaCry réclamera en premier lieu une rançon de 300$ payable sous 3 jours. Au-delà de cette limite, le virus augmentera son tarif à 600$. Une somme d’autant plus frustrante qu’elle ne garantit pas forcément un retour de vos données. Rien ne prouve dans le code du virus qu’il est capable d’annuler son action.
7 jours pour payer
Si vous résistez aux rançons, le virus menace de supprimer « définitivement » les fichiers de votre ordinateur au bout de 7 jours. cette durée n’étant pas encore atteinte, il est impossible de savoir à ce jour si le virus tiendra sa « promesse » et sa manière de faire.
174 victimes ont payé
Lundi matin à 11h, seulement 174 des 200 000 victimes auraient payé la rançon exigée par le ransomware. Un nombre particulièrement faible qui pourrait augmenter dans les jours qui suivent, le délai des 3 jours risquant d’être de plus en plus souvent atteint.
42 352€ :
Ces 174 victimes auraient permis au virus de remporter l’équivalent de 42 352€. Il y aurait trois sources différentes de paiements Bitcoin pour les rançonneurs. Blockchain oblige, ces trois sources sont publiques et permettent à n’importe qui de suivre l’évolution des gains des pirates.
Si vous êtes curieux et souhaitez regarder les sommes récoltées en temps réel :
C’est la somme qui a suffi à un jeune Anglais de 22 ans pour stopper la propagation du malware. Employé d’une entreprise de sécurité informatique, il remarque en récupérant une copie du malware la présence d’un nom de domaine sans aucun sens (ifferfsodp9ifjaposdfjhgosurijfaewrwergwea.com) et décide de l’enregistrer pour 10,69$ (soit 9,78€). Il comprendra ensuite que cette adresse jouait le rôle de relais entre le virus et l’ordinateur infecté. En en devenant propriétaire, il empêche le virus d’accéder à de nombreux ordinateurs. Encore plus intéressant pour lui : passionné de sécurité informatique, il reçoit désormais la provenance géographique de chaque infection.
So I can only add »accidentally stopped an international cyber attack » to my Résumé. ^^
16 ans que Windows XP existe, 3 ans qu’il est abandonné de tout support de sécurité. Et pourtant, des milliers d’entreprises continuent à l’utiliser au risque d’attaques informatiques toujours plus nombreuses. Devant l’ampleur des dégâts de WannaCry, Microsoft s’est tout de même résolu à publier un patch de sécurité pour son ancien OS afin de protéger les vieux systèmes de la faille. Les versions actuelles de Windows on été corrigées en mars dernier.