20160620 – News : Biscuits, chewing-gums… Des nanoparticules retrouvées dans des produits alimentaires

Les chewing-gums Malabar et les gâteaux Napolitains de LU sont notamment concernés par l’étude de l’ONG Agir.

La blanquette de veau William Saurin, les chewing-gums Malabar, les gâteaux Napolitains de LU et un mélange d’épices pour guacamole Carrefour… L’ONG Agir pour l’environnement a placé ces produits sur une liste de produits à surveiller. Des nanoparticules ont été retrouvées dans ces produits alimentaires sans être signalées sur les étiquettes, a révélé mercredi l’ONG.

« Selon la réglementation européenne, la mention ‘nano’ aurait dû figurer sur les étiquettes », rappelle l’association. Pour Magali Ringoot, porte-parole de l’ONG, « cette enquête apporte la preuve qu’il y a défaillance dans l’information et la protection du consommateur ».

« Les industriels profitent d’une définition très vague, très alambiquée pour ne rien signaler« , estime la responsable, précisant que la définition parle de nanoparticules « de l’ordre de 100 nanomètres » utilisées « de manière intentionnelle ».

Des substances qui peuvent se retrouver dans les poumons ou le sang

Agir pour l’environnement veut saisir la direction de la consommation et de la répression des fraudes pour qu’elle « procède au rappel des produits incriminés ». Les nanomatériaux retrouvés sont notamment le dioxyde de titane (E171), qui permet de blanchir et rendre les produits brillants, et le dioxyde de silice (E551), un anti-agglomérant utilisé dans des poudres, le sucre.

Si les nanoparticules, de l’ordre du milliardième de mètre, sont utilisées dans de nombreux produits de consommation courante (alimentation, habillement, cosmétiques, électronique etc.), les risques qu’elles peuvent présenter pour la santé et l’environnement sont mal connus.

D’où l’obligation d’étiquetage imposée depuis fin 2014 par l’UE et les démarches de pays membres, dont la France, pour mieux recenser les usages et évaluer les risques. Une substance a priori inoffensive peut devenir toxique si elle est utilisée sous forme de nanomatériaux, estime l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Du fait de leur taille, les nanoparticules peuvent par exemple franchir des barrières physiologiques et se retrouver dans les poumons ou le sang.

Agir pour l’environnement, qui n’a trouvé aucun produit alimentaire étiqueté ‘nano’ dans les magasins, suppose que bien d’autres en contiennent. Dans l’attente d’une évaluation des risques, l’ONG demande au gouvernement « un moratoire » sur les nanoparticules dans l’alimentation et les produits destinés aux femmes enceintes et aux enfants.

Source : Biscuits, chewing-gums… Des nanoparticules retrouvées dans des produits alimentaires

 

Avis Pimpf:  ou comment ne plus faire confiance à ce que l’on achète pour manger, plus rien n’est bon poisson , légumes, viandes, même les produits dits « bio » ou « sans gluten  »  » sans matière grasse » etc..; ils arrivent toujours à rajouter quelque chose qui finalement n’est pas mieux pour la santé…

A quand les petites pilules avec tous les nutriments nécessaires à la journée? ça ne m’enchante guère mais tel que c’est parti on risque d’y venir un jour…

20160620 – News / Santé | Trisomie : vers la fin de l’amniocentèse ?

Les femmes enceintes pourront-elles bientôt éviter une amniocentèse pour détecter le risque de trisomie 21 ? C’est le souhait de la Société française de médecine prédictive (SFMP). Elle a lancé cette semaine un appel à généraliser le recours au DPNI (Diagnostic non invasif), un test sanguin permettant de dépister les anomalies chromosomiques.

Quel protocole aujourd’hui ?

En France, le dépistage de la trisomie 21 du futur bébé se déroule en deux temps. Tout d’abord, le médecin évalue un seuil de risque potentiel à partir de plusieurs paramètres (marqueurs sanguins, échographie et âge de la mère car le risque augmente avec l’âge : 1 sur 1 500 à 20 ans, 1 sur 900 à 30 ans, 1 sur 250 à 38 ans et 1 sur 100 à 40 ans).

Si le seuil de risque est atteint (égal ou supérieur à 1 sur 250), il faut alors passer à la deuxième étape : l’amniocentèse. Chaque année, sur quelque 800 000 naissances, environ 45 000 amniocentèses sont réalisées. L’examen ne confirme le risque que dans environ 5 % des cas (quelque 2 000 trisomies dépistées).

L’amniocentèse n’est pas un examen anodin. Pratiqué à partir de la 14e semaine de grossesse, il consiste à prélever du liquide amniotique dans l’utérus à l’aide d’une aiguille plantée dans le ventre de la mère. Cette technique invasive présente un risque de fausse couche de l’ordre de 1 %. C’est ce dernier que les médecins veulent éviter avec leur appel à remplacer l’amniocentèse par un test sanguin.

Un nouveau test fiable à 99 %

Le DPNI permet de dépister les anomalies chromosomiques à partir d’une prise de sang à la dixième semaine de grossesse.

Grâce au séquençage du génome, les progrès technologiques permettent d’analyser l’ADN du fœtus circulant dans le sang de la mère.

Le test est fiable à 99 %. En 2013, le Comité national consultatif d’éthique a rendu un avis favorable à sa généralisation en France. Les médecins de la SMFP appellent donc les pouvoirs publics à en tirer les conséquences, et à faire entrer le test sanguin en routine, pour remplacer l’amniocentèse, qui ne serait pratiquée que pour les personnes ayant un risque après cette prise de sang.

Aujourd’hui, le test est disponible en France, où il coûte entre 390 et 600 euros. Mais il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale. La SMFP pointe le risque d’une médecine à deux vitesses, entre les femmes qui pourront y avoir recours (à la fois financièrement et parce qu’un médecin leur prescrit) et les autres. La SMFP demande des mesures pour permettre à toutes les futures mamans à risque de pouvoir en bénéficier.

Source : Santé | Trisomie : vers la fin de l’amniocentèse ?

20160616 – News : Voici combien de temps doit vraiment dormir votre enfant – metronews

Les parents le savent bien, les enfants doivent bien se reposer pour mieux grandir. Mais de combien de temps ont-ils réellement besoin pour que leur sommeil soit réparateur ? L’American Academy of Sleep Medicine a publié ce lundi 13 juin ses toutes premières recommandations. Des directives qui s’accordent avec celles de l’American Academy of Pediatrics, rendues publiques en 2015.

EN SAVOIR + >> La durée d’une bonne nuit de sommeil varie avec l’âge (mais ne fait pas tout)

Avant d’élaborer ces précieux conseils, les chercheurs ont passé au crible les plus récentes études analysant l’impact de la durée du sommeil des enfants sur leur santé. Verdict :

⇒ Avant 4 mois : il n’y a pas de recommandation car la structure du sommeil des plus petits varie considérablement d’un nourrisson à l’autre.
⇒ De 4 à 12 mois : les bébés ont besoin de 12 à 16 heures de sommeil, siestes comprises.
⇒ De 1 à 2 ans : cette tranche d’âge doit dormir entre 11 et 14 heures en incluant les siestes.
⇒ De 3 à 5 ans : les enfants ont besoin de 10 à 13 heures.
⇒ De 6 à 12 ans : ils doivent dormir entre 9 et 12 heures.
⇒ De 13 à 18 ans : les adolescents ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil.

► Pourquoi le sommeil est important ?

Suivre ces recommandations permet aux enfants, toutes tranches d’âge confondues, d’être plus attentifs, plus concentrés et d’améliorer leurs facultés d’apprentissage. Outre les effets bénéfiques sur la mémoire, un sommeil réparateur permet aux enfants d’être plus en forme mais aussi d’être mieux moralement.

EN SAVOIR + >> La sieste en maternelle, c’est important (mais pas n’importe comment)

Quels sont les dangers du manque de sommeil ?
Les enfants qui ne dorment pas assez ont plus de risques de se blesser. Aussi, la tentation de manger est plus grande en cas de fatigue. Ces enfants ont donc un risque accru d’obésité et de diabète. Et comme la fatigue agit sur le moral, ils sont plus susceptibles de souffrir de dépression.

EN SAVOIR + >> Le manque de sommeil augmente le risque d’obésité

► Dormir plus que les recommandations est-il dangereux ?
Les auteurs ne préconisent pas de dormir plus que leurs directives. En effet, trop dormir peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment sur la tension artérielle. Les gros dormeurs s’exposent, eux aussi, à un risque de diabète et d’obésité.

EN SAVOIR + >> Dormir plus de 9 heures est dangereux pour la santé

L’American Academy of Pediatrics rappelle que les écrans gênent l’endormissement. Elle recommande donc aux parents de ne pas les laisser à portée de main des plus jeunes au moins 30 minutes avant le coucher. Si vous constatez un trouble du sommeil chez votre enfant, n’hésitez pas à consulter un spécialiste qui pourra en déterminer la cause et donc la traiter.

Source : Voici combien de temps doit vraiment dormir votre enfant – metronews

Avis Pimpf : notre ainé reste un gros dormeur  certain week-end il dort 2heures de plus dans l’après midi même si on le couche tôt le soir , cela change pas mal d’un enfant à l’autre.

20160610 – News : Porter des Crocs tous les jours, mauvais pour les pieds ?

Porter des Crocs tous les jours, mauvais pour les pieds ?

Selon deux podologues américains, ces sabots peuvent causer des douleurs articulaires et des déformations.

Ce sont les chaussures préférées des médecins et infirmiers. Les Crocs, ces sabots en plastique de toutes les couleurs, vendues par millions, sont pourtant pointées du doigt par deux podologues américains, rapporte Sciences et Avenir. Selon eux, les porter de façon quotidienne peut être mauvais pour les pieds.

Déformation des orteils. Une podologue de Chicago affirme sur le Huffington Postqu’elles ne soutiennent pas assez le talon et que dans ce cas là, les orteils ont tendance à se recroqueviller pour retenir la chaussure, provoquant parfois des tendinites. Porter ces chaussures pourraient aussi à long terme causer des déformations d’orteils, des cors, des problèmes d’ongles. Des complications également causées par un port excessif de tongs.

Un intérêt en cas d’œdème. Selon Alex Kor, le président de l’Académie américaine de podologie, les Crocs peuvent seulement convenir aux personnes ayant une voûte plantaire très élevée ou ceux qui ont des œdèmes importants au niveau de leurs jambes ou de leurs chevilles.

Ces chaussures ont à l’origine été créée pour être portée à la piscine ou à la plage.

Source : Porter des Crocs tous les jours, mauvais pour les pieds ?

20160609 – News / Santé : 5 millions de Français aident un proche malade du cancer – 09/06/2016 – ladepeche.fr

A l’occasion de son 5e rapport, fruit du travail de la Ligue contre le cancer et de l’Institut Ipsos, l’Observatoire sociétal des cancers révèle les difficultés psychologiques et financières des aidants proches des malades. Cet accompagnement concerne un Français sur 10. Ainsi, 62% travaillent et 12% sont obligés de s’endetter.
Le rôle d’aidant est loin d’être confortable au vu des réponses livrées à l’Observatoire sociétal des cancers. Malgré les difficultés rencontrées, 94% des accompagnants considèrent comme une évidence d’être auprès de leur proche.

Pour les 10% de Français qui accompagnent un proche malade du cancer, le quotidien est rythmé par les traitements, les rendez-vous médicaux et la logistique de la maison (repas, courses, ménage). 32% vivent et assument seules ces tâches auxquelles ils consacrent en moyenne 1 heure 45 par jour.

Ces aidants – principalement des femmes et des personnes actives – ont un moral qui fluctue avec l’état de santé de leur proche. La souffrance psychologique est en effet la conséquence la plus souvent mentionnée, par les aidants. 63% évoquent un impact néfaste sur leur sommeil.

Le bouleversement est aussi professionnel: 10% ont dû arrêter ou adapter leur activité professionnelle, et 24% des étudiants affirment un impact important sur leur projet professionnel. Pour les professionnels indépendants, l’étude révèle que 5% des aidants ont dû cesser leur activité professionnelle.

La vie privée et familiale n’est pas épargnée avec des loisirs mis entre parenthèses. 35% vont même jusqu’à accueillir leur proche malade chez eux ou déménager à son domicile.

Concernant la charge financière, l’étude révèle que 21% des aidants ne savent pas comment finir le mois sans être à découvert, 17% cachent à leur proche leur problème financier et 12% ont dû s’endetter.

Pour se sentir épaulés, les aidants attendent en priorité une aide psychologique (pour 34%), une aide dans les tâches quotidiennes et une aide dans l’organisation des soins pour pouvoir continuer à aider leur proche atteint de cancer.

Face à ces difficultés financières et professionnelles, la Ligue contre le cancer, émet plusieurs recommandations. Elle suggère d’intégrer les informations sur les aides disponibles aux dispositifs existants, comme l’annonce du diagnostic. Elle souhaite aussi que les conditions d’aide aux malades soient élargies, dans le but de lutter contre les inégalités socio-économiques.

Pour cela, les disparités entre les différents régimes sociaux doivent être gommées, estime l’association. Le financement des aides à domicile a aussi besoin d’un coup de pouce et de nouveaux critères. La Ligue propose notamment que l’âge et le niveau de dépendance soient pris en compte.

A compter de l’automne 2016, un outil produit par la Ligue contre le cancer, accessible sur le site www.ligue-cancer.net, apportera aux aidants des informations pratiques à tous les moments de la maladie de leur proche (au début, pendant et après les traitements).

Méthodologie : pour l’Observatoire sociétal des cancers, Ipsos a mené une étude en trois volets : 21 entretiens semi-directifs, d’une durée d’1 heure 15, une enquête en ligne auprès de 2148 Français âgés de 16 ans et plus représentatifs de la population française et une enquête en ligne auprès de 5010 aidants âgés de 16 ans plus.

Source : 5 millions de Français aident un proche malade du cancer – 09/06/2016 – ladepeche.fr

20160608 – News :Chasse aux allergènes : mieux vaut aller au fast-food qu’au bistrot pour avoir une information claire – metronews

ALLERGIES – Un an après la mise en place d’une obligation de signaler les allergènes dans les aliments proposés au restaurant, chez le traiteur, en boulangerie ou encore au rayon à la coupe du supermarché, l’UFC-Que Choisir fait son état des lieux. McDonald’s, Quick et KFC sont exemplaires, tandis que les supermarchés sont en bonne voie et les petits commerces à la traîne.

Et soudain des plaques rouges sur votre corps se mettent à gonfler. La faute aux oeufs utilisés pour fabriquer la sauce de votre salade. La présence d’allergènes doit pourtant être signalée par écrit non seulement sur les denrées emballées mais aussi, depuis le 1er juillet 2015 à proximité des produits sans emballage proposés dans les commerces ou en restaurant/cantine.

EN SAVOIR + >> Le décret qui impose de mentionner les allergènes

On estime que 6 à 9 millions de consommateurs souffrent d’allergies ou d’intolérances alimentaires. SI vous en faites partie, pour éviter toute déconvenue, mieux vaut aller au fast-food que chez le traiteur ou au rayon à la coupe d’un supermarché. C’est en tout cas ce qui ressort de l’enquête mystère menée sur 375 commerces par l’UFC-Que Choisir, un an après la mise en place de cette mesure.

► Restauration rapide : un sans-faute
Qu’il s’agisse de McDonald’s, Quick ou KFC, c’est un sans faute. Toutes les enseignes de fast-foods visitées ont affiché en bonne et due forme et systématiquement les allergènes présents dans leurs plats.

► Rayon à la coupe du supermarché : peut mieux faire
Un quart des enseignes testées sont hors-la-loi mais cela n’empêche pas certaines, comme Monoprix, Carrefour ou Intermarché, d’être en très bonne voie avec plus de 80% de leurs magasins qui publient les allergènes. En revanche, à peine plus d’un Géant Casino sur deux joue le jeu.

A noter  Le décret impose que la présence des allergènes soit mentionnée tout près de l’aliment avec par exemple une étiquette sur la vitrine ou un petit écriteau.

► Petits commerces : il reste beaucoup de chemin
Les boulangeries-pâtisseries, traiteurs et restaurants de quartier sont à la traîne. Puisque les trois quarts ne publient aucune information du la présence des allergènes dans leurs plats. Un petit tiers est cependant en mesure de donner cette information à l’oral. Voici les règles auxquelles les professionnels sont soumis :
pour une denrée en vitrine : les allergènes doivent être indiqués sur une étiquette ou une petite pancarte à proximité immédiate du produit ;
 pour un plat au restaurant : le personnel donner l’information et montrer, à la demande du client, une fiche mentionnant les allergènes présents. Rien n’empêche non plus de les écrire sur la carte.

EN SAVOIR +
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Allergies alimentaires : mythes et réalités sur le gluten
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Les 10 aliments qui provoquent le plus d’allergies

Les allergènes à mentionner

Quatorze familles d’allergènes doivent être signalées par écrit chez les traiteurs ou en restaurant/cantine lorsqu’ils sont présents dans la nourriture : gluten, crustacés, œufs, arachides, soja, lait, fruits à coques, céleri, moutarde, graines de sésame, sulfites, lupin, mollusques.

Article pour METRONEWS de :

Source : Chasse aux allergènes : mieux vaut aller au fast-food qu’au bistrot pour avoir une information claire – metronews

20160602 – Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

L’Assurance maladie propose ce montant comme tarif de base pour les généralistes interdits de dépassement d’honoraire.

Un passage chez le généraliste coûtera peut-être bientôt 25 euros minimum, contre 23 euros aujourd’hui. L’Assurance maladie propose ce montant comme tarif de base pour les généralistes de secteur 1, ceux qui ont signé une convention avec la « Sécu » et sont ainsi interdits de pratiquer des dépassements d’honoraire (hors urgence et déplacements), soit la majorité d’entre eux (93% en 2014). Cette proposition intervient alors que l’Assurance maladie a entamé mercredi un nouveau round de négociations avec les médecins libéraux, sur la future convention médicale. Ce  texte  régit pour cinq ans les relations entre les deux parties et fixe les honoraires des praticiens. Il arrive à son terme en juillet prochain.

>> Mais pourquoi 25 euros ?

Certains médecins voulaient 30. Pour les médecins, seule une hausse significative du tarif de base de consultation remboursable par la Sécurité sociale leur permettra une rémunération qu’ils estiment décente. Le syndicat MG France, premier chez les généralistes, fait campagne pour une consultation chez une généraliste à 25 euros depuis le début. Mais d’autres vont bien plus loin : la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), elle, exige une consultation de 30 euros minimum pour tous les praticiens, afin de les rapprocher (un peu) des tarifs de leurs voisins européens. Soucieuse d’éviter une fronde des médecins, déjà échaudés par l’instauration du tiers payant, l’Assurance maladie semble vouloir lâcher du lest en proposant d’augmenter le tarif de base.

Confrontée à l’objectif d’économiser plus de 3 milliards d’euros par an d’ici à la fin du quinquennat, elle a toutefois pris la fourchette basse des revendications, à savoir 25 euros. Il s’agit tout de même d’un pas en avant pour l’organisme gestionnaire de la branche santé de la « Sécu », qui avait jusque-là fermé la porte à toute hausse de ce tarif de base. Une hausse à 25 euros, c’est-à-dire une hausse de deux euros, coûterait 550 millions d’euros à l’Assurance maladie. Cette dernière a, en partie, cédé à la pression des médecins, qui avaient déjà trouvé l’oreille du gouvernement : « la rémunération des médecins sera augmentée, la question est sous quelle forme, de quelle manière et à quel rythme », avait déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en février.

Il s’agit d’un alignement sur les spécialistes. Le chiffre de 25 euros ne sort pas de nulle part : c’est le montant du tarif de base des médecins spécialistes de secteur 1 (excepté les psychiatres, les neuropsychiatres et les neurologues). Ces spécialistes (56% des spécialistes en France sont de secteurs 1) ont eux aussi signé une convention avec l’Assurance maladie, qui leur interdit un dépassement d’honoraires. Mais la « Sécu » les rémunère, pour l’heure, mieux que les généralistes de secteur 1. L’Assurance maladie propose donc de mettre « en place une majoration (de deux euros, ndlr) qui permettra aux médecins généralistes de secteur 1 (pratiquant des tarifs sécu) et secteur 2 adhérant au CAS (contrat d’accès aux soins, qui permet d’encadrer les dépassements d’honoraires) de bénéficier, selon un calendrier à définir, d’une valeur de la consultation équivalente à celle des autres spécialistes », lit-on dans un communiqué.

Encore une fois, avec cette proposition, l’Assurance maladie coupe la poire en deux : elle donne un gage aux généralistes, quitte à fâcher les spécialistes. Elle « ne propose que deux euros de plus pour les médecins généralistes, sans aucune visibilité sur le calendrier de mise en place, et rien pour les autres médecins spécialistes ! », dénonce d’ailleurs la CSMF, qui regroupe tous les corps de métier du médical, et pas seulement des généralistes.

Un leurre pour abandonner d’autres mesures ? Mais l’Assurance maladie ne semble pas prête à faire un pas de plus. La hausse à 25 euros, c’est tout ce qu’elle peut faire, assurent ses dirigeants. Cette proposition est même accompagnée d’une condition : si l’Assurance maladie accepte de monter à 25 euros pour les généralistes, c’est pour les pousser à abandonner une autre revendication. Laquelle ? Celle, avancées par les syndicats, et qui consiste à instaurer un « tarif sensiblement majoré pour les consultations longues et complexes ». Aujourd’hui, un généraliste peut toucher un bonus de la Sécurité sociale (forfaits et majoration) selon le profil de son patient : si ce dernier a moins de 6 ans, plus de 80 ans, sort d’une longue hospitalisation, nécessite un suivi particulier etc. Les généralistes veulent voir ce bonus augmenter « sensiblement ». Mais l’Assurance maladie répond : c’est soit les 25 euros, soit la majoration du bonus.

S’ils choisissent la première option, l’Assurance maladie propose de simplifier ces rémunérations forfaitaires annexes, en leur substituant « une rémunération unique dédiée ». Celle-ci tiendrait compte « du niveau de complexité de la prise en charge » et serait, éventuellement, majorée selon l’âge, la pathologie, ou la précarité du patient. « Largement insuffisant », ont répondu les généralistes de MG Francemercredi.

Au fait, combien gagne un généraliste ? Selon l’Assurance maladie, un médecin généraliste gagne déjà 31 euros par consultation en moyenne, grâce aux frais annexes. Selon des chiffres de 2014, cela lui assure en moyenne un revenu de 13.732 euros brut par mois. Ce n’est pas du net : avec ce revenu, il doit payer par exemple son local, son éventuel assistant, ses charges. Une fois tous les frais payés, il leur resterait environ 14 ou 15 euros par consultation sur les 31 euros en moyenne. Ce qui fait, du coup, un peu moins de 7.000 euros net par mois en moyenne.

Source : Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

20160602 – Un enfant sur trois est en surpoids en Europe

Selon un rapport de la société savante United European Gastroenterology, l’obésité infantile progresse de façon inquiétante en Europe. Les experts affirment que le nombre d’enfants obèses pourrait atteindre 70 millions en 2025. L’organisme européen appelle les gouvernements à prendre en charge le problème de surpoids infantile et à en faire une priorité.

 

Un enfant sur trois âgé de 6 à 9 ans est en surpoids ou obèse d’après la société à but non lucratif United European Gastroenterology. L’obésité des enfants touche particulièrement l’Italie et l’Espagne. En cause, une nourriture riche en graisses et en sucres et certains substituts au lait maternel de mauvaise qualité qui multiplient par trois le risque d’obésité chez l’enfant.

Les auteurs de cette étude estiment que le nombre d’enfants obèses de moins de 5 ans pourrait passer de 41 millions aujourd’hui à 70 millions en 2025. En France, la prévalence de l’obésité infantile est plus faible puisqu’un enfant sur cinq est en surpoids.

L’obésité est en lien avec de nombreuses maladies

L’obésité chez l’enfant est préoccupante car elle augmente les risques de développer de nombreuses maladies à l’âge adulte : diabète, cancers, maladies inflammatoires de l’intestin, problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.

De récentes recherches scientifiques ont établi que la nutrition prénatale et l’alimentation dans l’enfance exercent une influence tout au long de la vie sur les systèmes métabolique et endocrinien. « Une alimentation équilibrée, l’allaitement maternel et des choix alimentaires appropriés réduisent les risques de surpoids dans l’enfance et d’obésité à l’âge adulte », explique le professeur Koletsko qui a participé à l’étude.

En moyenne, selon cette étude, la population prendrait 1,5 kg de plus tous les dix ans, depuis 1975. Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants que90% des enfants obèses le sont encore à l’âge adulte.

Source : Un enfant sur trois est en surpoids en Europe

20160530 – Dépistage du cancer : des conseils personnalisés – 27/05/2016 – ladepeche.fr

En matière de cancer, pas toujours facile de savoir quand se faire dépister. C’est pourquoi l’Institut national du Cancer (INCa) met à disposition de chacun un ensemble d’outils permettant de repérer les examens qui le concernent. Voilà qui rappelle l’importance de la surveillance et du dépistage : plus le diagnostic est réalisé tôt, moins les traitements sont lourds et plus grandes sont les chances de guérison.

Plusieurs outils constituent cette initiative. Principalement l’outil Web « vosconseilsdepistage.e-cancer.fr ». Il permet à chaque internaute, en indiquant son âge et son sexe, d’accéder à une information personnalisée (notamment l’ensemble des dépistages qui le concerne). De plus, vous y trouverez des informations sur les symptômes à surveiller ou encore des conseils de prévention pour réduire autant que possible le risque de cancer.

L’INCa propose en complément plusieurs mémos visuels permettant à chacun d’être informé. Ainsi pouvez-vous télécharger un dépliant d’information proposant une information selon votre profil.

Les professionnels de santé sont eux aussi concernés puisque l’Institut met à leur disposition un « Mémo »

Source : Dépistage du cancer : des conseils personnalisés – 27/05/2016 – ladepeche.fr

20160525 – News :Les canapés sont-ils mauvais pour le sperme? | Slate.fr

Une étude laisse envisager que les retardateurs de flamme des canapés peuvent perturber la fonction reproductive masculine en modifiant notamment la production de deux hormones.

 

Les hommes qui envisagent de se reproduire seraient avisés de passer à la loupe la composition de leur sofa, car l’exposition à des concentrations élevées de PBDE –des retardateurs de flamme présents dans les mousses de polyuréthane– peut être liée à des modifications hormonales caractéristiques d’une fertilité en berne.

Là où il est encore possible de se rassurer, c’est que l’étude arrivant à cette conclusion, publiée dans le numéro de juillet de la revue Reproductive Toxicology, n’a été menée que sur un nombre réduit de participants –vingt-sept hommes vivant dans la région de Boston, dont le sérum sanguin a été testé à trois reprises. En outre, ils sont très majoritairement (vingt-trois sur vingt-sept) blancs et titulaire d’un diplôme universitaire, ce qui rogne d’autant sur la possibilité d’extrapoler ces résultats à la population masculine en général.

Des résultats contradictoires

On peut continuer à voir la bouteille à moitié pleine en constatant que des études similaires –à ceci près qu’elles ont été menées sur des rats– tombent sur des résultats contradictoires. Pour certaines, les agents ignifuges bromés ont un impact direct sur les récepteurs andro– ou œstrogéniques, ce qui perturbe salement les fonctions reproductives des mâles comme des femelles; ils peuvent aussi diminuer la taille et le poids des vésicules séminales, des testicules et de l’épididyme des rats mâles, tout en leur minimisant leur production spermatique quotidienne et en augmentant, dans celle qui reste, la proportion de spermatozoïdes mal-formés, incapables de féconder le moindre ovule. Mais pour d’autres, les PBDE n’ont aucun effet délétère sur la fertilité murine, que ce soit au niveau de la morphologie ou du fonctionnement des testicules.

Une conclusion que réfute l’étude de Reproductive Toxicology, qui vient s’ajouter à la liste de griefs sanitaires portés contre les retardateurs de flamme. Elle observe en effet que plus les PBDE sont présents dans le sang, plus l’inhibine B diminue et plus la FSH augmente, un tableau hormonal que l’on retrouve souvent chez les hommes souffrant d’infertilité, voire de stérilité. Une corrélation d’autant plus solide que les hommes ont dépassé les 40 ans. Par contre, les retardateurs de flamme semblent laisser la testostérone tranquille. Encore une raison (avec la surpopulation mondiale) d’attendre encore un peu avant d’appuyer sur le bouton «panique».

Source : Les canapés sont-ils mauvais pour le sperme? | Slate.fr