20160519 – News / Santé : La moitié des crises cardiaques sont silencieuses – metronews

Douleur vive au niveau de la poitrine, essoufflement, sueurs, nausées ou encore étourdissements sont les symptômes « normaux » d’une crise cardiaque. Lorsqu’un de ces signes se manifeste, il est important de réagir vite en alertant les secours. Mais une nouvelle étude, publiée dans la revue scientifique Circulation, montre qu’ils ne sont pas automatiques. Pire, près d’un infarctus sur deux ne présente aucun symptôme. Ainsi, le risque de récidiver est d’autant plus important.

Dans cette étude, les scientifiques ont suivi près de 9500 personnes sur 20 ans. Parmi les participants, 386 ont eu un infarctus du myocarde avec les symptômes classiques. Pour 317 autres, la crise cardiaque s’est révélée être silencieuse. L’équivalent de 45% des participants.

Pourquoi c’est plus dangereux ?
« Ce type d’infarctus fait autant de dégâts qu’une crise cardiaque plus classique, explique le Dr Elsayed Soliman, un auteur de l’étude. Mais comme les patients ne savent pas qu’ils ont eu un problème cardiaque, ils ne peuvent pas recevoir le traitement adéquat qui leur permettrait d’en éviter un autre. » Ainsi, le risque de décéder d’une maladie cardiovasculaire est multiplié par trois.

Comment détecter une crise cardiaque silencieuse ?
La crise cardiaque ne laisse pas le cœur indemne. Même si elle est silencieuse, un électrocardiogramme (ECG) permettra de la détecter. Après l’examen, si le diagnostic est confirmé, un traitement au long cours sera mis en place pour limiter le risque de récidive.

EN SAVOIR + >> Les infarctus sont moins bien diagnostiqués chez les femmes

Quels sont les facteurs de risques ?
L’étude montre que les hommes sont les plus touchés par les crises cardiaques silencieuses. Pourtant, ce sont les femmes qui en meurent le plus. Après 50 ans, les hommes doivent se montrer prudents et à partir de 60 ans pour ces dames. Les antécédents familiaux sont un facteur de risque important, comme le souligne le site de l’Assurance maladie. Ainsi, « si un parent proche (père, mère, frère ou sœur) a présenté une maladie cardiovasculaire à un âge précoce, le risque cardiovasculaire est augmenté. » En revanche, vous pouvez agir sur d’autres facteurs. Cela passe par arrêter de fumer, modérer sa consommation d’alcool, rester vigilant à son poids, pratiquer une activité physique régulière et surveiller son taux cholestérol et sa pression artérielle.

Source : La moitié des crises cardiaques sont silencieuses – metronews

20160518 – News :La solution miracle au vieillissement enfin découverte? | Slate.fr

Un médicament pourrait prévenir l’apparition de certaines maladies liées au vieillissement et améliorerait la santé cardiaque.

Des souris, des chiens et bientôt des humains jeunes plus longtemps ? Le scientifique Matt Kaeberlein, biologiste à l’Université de Washington spécialisé dans les recherches sur le vieillissement, y croit, comme il l’explique un article du New York Times.

La fontaine de jouvence porterait le nom de rapamycine. Les premiers tests sur des chiens confirment en effet les observations constatées pour la première fois sur des souris en 2009ce médicament habituellement utilisé pour prévenir les rejets de greffe chez l’être humain ralentit le vieillissement en diminuant l’activité d’une protéine qui en est responsable.

«Si vous faites l’extrapolation des résultats chez les humains, nous parlons probablement d’un gain d’une vingtaine d’années avec l’espoir que ces années se déroulent en relative bonne santé», s’enthousiasme Kaeberlein. Jusqu’à présent, les premiers essais sur les 1.500 chiens participants à l’étude ne comportent pas d’effets secondaires mais au contraire une amélioration des capacités cardiaques.

Jeunesse éternelle

Ces analyses marquent une nouvelle étape dans la course à la jeunesse lancée chez les biologistes moléculaires dans les années 1990. Jusqu’alors expérimentée chez des mouches, des parasites et des souris, l’arrivée de la rapamycine sur les chiens change notre rapport au médicament selon Kaeberlein. «Si les propriétaires des chiens constatent qu’il y a un moyen de retarder considérablement le vieillissement de leur animal de compagnie, cela aura peut-être une influence sur ce qu’on peut faire du médicament par la suite», espère-t-il.

Alors que la plupart des maladies mortelles dans les pays développés –maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, Alzheimer, diabète, cancer– ont toutes pour facteur de risque commun le vieillissement, la jeunesse éternelle devient un véritable enjeu. Les chercheurs penchés sur cette thématique réclament toujours plus de subventions alors que Google avec Calico et la start-up Unity travaillent déjà sur la question.

Source : La solution miracle au vieillissement enfin découverte? | Slate.fr

Avis Pimpf :  Je vais être un peu cynique mais je n’ai pas envie de vivre jusqu’à 300 ans , pour vivre dans quel état ? avec une grande partie robotique dans le corps ? ça ne me fait pas trop envie.
Personnellement je pense qu’on a chacun notre temps à faire  si c’est pour vivre plus longtemps de manière déraisonnable et en mauvaise santé ( ne rien voir ne  rien entendre , plus pouvoir se déplacer) bof bof…

20160513 – News / Santé : Ce couple réussit à rire (et faire rire) de ses problèmes de fertilité

SANTÉ – Essayer d’avoir un enfant lorsque l’on a des problèmes de fertilité relève souvent du parcours du combattant.

SANTÉ – Essayer d’avoir un enfant lorsque l’on a des problèmes de fertilité relève souvent du parcours du combattant. Pendant quatre ans, ce couple américain a enchaîné les tentatives. Et les deux amoureux ont décidé d’affronter cette épreuve avec humour.

Pendant la semaine de sensibilisation sur le sujet, du 25 avril au 1er mai, ils ont raconté sur leur blog comment ils ont vécu leurs différents échecs et se sont mis en scène.

En photos, Spencer et Whitney Blake mettent en scène leur enthousiasme d’une future naissance, et la comparent avec la déception finale. On peut donc les voir devant un four se souriant l’un l’autre, et puis finalement, malgré avoir « préparé la pâte » , il n’y a toujours pas de petit pain ».

Sur une affiche de film dont le titre est « Enceinte », ils mangent sans limite. Alors que sur la deuxième ils dépriment sous le titre « Infertile ». Sur une autre image encore la jeune femme sourit sous un panneau annonçant un dos d’âne, puis elle déchante lorsqu’un nouveau panneau lui indique une impasse.

Source : Ce couple réussit à rire (et faire rire) de ses problèmes de fertilité

Avis Pimpf : Bravo je les félicite car ce n’est pas un sujet facile à aborder que ce soit au sein même du couple , en famille ou avec des amis. je trouve leur initiative vraiment bien.

Pour une fois je vais parler de mon expérience perso, avec mon épouse on est ensemble depuis 2001 , on a profité pendant  un long moment de notre vie à deux   avant de se décider à vouloir une  petite canaille pour bouleverser notre quotidien.

Et la ou pour certains hop en 2/3 mois la chose est faite  bien pour nous le chemin a été plus long, de la tu passes des tests de fertilité pour les deux  et tu t’aperçois finalement que beaucoup , mais beaucoup de couples de nos jours passent par la … Est ce qu’on en parle réellement et ouvertement  ? Non car cela reste dans le cadre de la sphère privée, mais tu t’aperçois que dans beaucoup de cas aujourd’hui que ce soit pour vous mesdames et pour nous messieurs et bien le bilan ne s’arrange pas. donc faire évoluer son mode de vie, son alimentation, plus bouger, voila faire changer certaines choses afin de simplifier la vie.  Ça peut bien se passer et ça peut aussi être une tension dans le couple avec la famille et autre ( voir dernier message sur la pression sociale , sur le choix d’avoir des enfants ou de ne pas en avoir c’est aussi dur de s’affirmer sur le fait d’en avoir ou de ne pas en vouloir ).

Cela peut des fois partir d’une simple remarque de proches ou personnes que l’on connait avec peu de subtilité genre  » ben alors c’est pour quand ? à votre age c’est le temps d’avoir des enfants…. » heu d’abord on fait ce qu’on veut mais aussi ce que l’on peut … Quand ceux qui veulent en avoir passent par le parcours du combattant entre différents tests , les prélèvements les injections et les recours  type stimulations, injections , FIV  , opérations et autre c’est loin d’être une partie de plaisir et cela n’enlève en rien leur détermination à vouloir  avoir des enfants ( et la j’entends aussi la remarque de bigot   , de grenouille de bénitier , qui te disaient :  » ah ben si  tu ne peux en avoir naturellement  c’est que Dieu en a décidé ainsi…. » ah oui en effet, je suis croyant moi aussi mais un peu plus ouvert d’esprit  ce à quoi je pouvais rétorquer  » Dieu a aussi laissé se propager un bon nombre de cons sur terre , pas ouvert d’esprit ni sur les autres, on doit faire avec aussi , on ne peut pas les supprimer  non plus car on vivrait mieux sans… »  bizarrement ça calme de suite …

bref tout ça pour vous dire qu’avec un certain parcours on avait un peu parfois perdu l’espoir d’en avoir et quand P Jr est arrivé en 2011 , ça s’est fait souvent parce que finalement on avait pris du recul qu’on se mettait moins la pression et cela a  finalement marché comme sur des roulettes.

Tout cela pour vous dire que oui j’admire ce couple de prendre cela avec du recul d’avoir pu ainsi se mettre en scène sur à la fois l’espoir et la déception et que malheureusement aujourd’hui ça devient des cas de plus en plus fréquents, mais surtout que la pression ou les questions parfois un peu déplacées ( du type à quand ton enfant , quand est ce que tu te maries, quand est ce que tu investis .. blah blah blah)  ça devient chiant  et vraiment cela fout une pression inutile , qu’on ne peut présager ni deviner ce par quoi chacun passe  aujourd’hui on s’assume on choisit en fonction de ce que la vie peut nous amener, peut nous aider à l’améliorer et chacun fait son chemin , il n’y a pas de ligne toute tracée pour tout le monde et de la même manière  .

bref je ferme  ici cette parenthèse personnelle . ah si dernier point on attend un 2ème heureux événements pour la fête nationale prochaine en France, nous sommes des parents comblés avec notre premier garçon nous pensons et espérons l’être tout autant avec ce petit cadet qui arrive, et bon courage aux couples qui passent par ce genre d’épreuve!

20160513 – News : Perturbateurs endocriniens – Des chercheurs dénoncent l’inertie – UFC Que Choisir

Alors qu’elle devait définir avant décembre 2013 les critères permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens, première étape vers une réglementation plus protectrice des consommateurs, la Commission européenne freine des quatre fers sous l’influence de lobbies. Des chercheurs montrent que cette inertie n’est inspirée par aucune considération scientifique.

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La présence de perturbateurs endocriniens dans les produits que nous utilisons au quotidien, comme les produits cosmétiques, est un des défis majeurs concernant la santé publique. On aurait pu croire que l’Union européenne s’en était saisie notamment à travers la publication de deux règlements sur les pesticides et les biocides en 2009 et 2012. Pour appliquer les articles de ces lois concernant les perturbateurs endocriniens, la Commission devait définir avant décembre 2013 les critères permettant de les identifier. Au lieu de quoi, elle tergiverse à l’envi sous l’influence de divers lobbies, ce qui lui a même valu une condamnation en décembre 2015. Évocation de quatre options pour établir cette définition, annonce d’une étude d’impact qui permettrait de choisir entre les quatre… De quoi enterrer la question pour un moment.

Fait inhabituel, des chercheurs issus de divers pays européens et des États-Unis tapent du poing sur la table dans un article publié dans la revue scientifiqueEnvironmental Health Perspectives. En substance, ils expliquent que la façon dont l’Europe gère les substances cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction pourrait parfaitement être utilisée pour les perturbateurs endocriniens et qu’il n’y a aucune justification scientifique à différer encore les décisions alors que les critères pertinents ont été établis depuis longtemps par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). En particulier, introduire un critère de « puissance », moyen habile de diminuer le nombre de substances considérées comme des perturbateurs endocriniens, n’est pas pertinent puisqu’il s’agit de composés pour lesquels le vieux précepte « c’est la dose qui fait le poison » n’est plus de mise. Surtout, les chercheurs estiment qu’une étude d’impact n’a rien à voir avec la définition de critères scientifiques : à leurs yeux comme aux yeux de nombreux observateurs, elle n’est qu’un prétexte pour soumettre la science à des considérations politiques et économiques et différer l’application des directives sur les pesticides et les biocides. Ce retard est d’autant plus inquiétant que définir les perturbateurs endocriniens n’est que la première étape vers l’établissement d’une liste et la protection de la santé publique, concluent-ils.

Définition

Les perturbateurs endocriniens ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé en 2002 comme des substances exogènes (ou des mélanges de substances) qui altèrent le système endocrinien (hormonal) et, en conséquence, induisent des effets délétères sur l’organisme d’un individu ou sa descendance ou sur des groupes de population. Les perturbateurs endocriniens ont ceci de particulier qu’on n’observe pas de relation dose-réponse : une faible dose peut avoir davantage d’effets qu’une plus élevée. Il est donc impossible de fixer un seuil en deçà duquel une  substance serait inoffensive.

Des médecins lancent une campagne de prévention

 L’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP) vient de lancer une campagne intitulée « Perturbateurs endocriniens : protégeons les femmes enceintes et leurs bébés ». L’idée est de sensibiliser les (futurs) parents de jeunes enfants à la présence des perturbateurs endocriniens au quotidien, que ce soit dans les récipients en plastique, les cosmétiques, les produits d’entretien, les meubles ou la peinture. Une brochure donne des conseils pour les éviter. A-S. S.

Article de Fabienne Maleysson pour UFC que choisir

Source : Perturbateurs endocriniens – Des chercheurs dénoncent l’inertie – UFC Que Choisir

20160511 – News /Santé : des femmes enceintes payées pour arrêter de fumer

Être payé pour ne plus fumer. Dans le cadre d’une étude, des femmes enceintes vont recevoir une compensation financière en échange d’un arrêt de la cigarette.

Elles pourront recevoir jusqu’à 300 euros. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et l’INCA, l’institut national du cancer, proposent à des femmes qui attendent un bébé, volontaires et fumeuses, de mettre un terme à leur consommation de tabac contre des bons d’achats d’une valeur de 20 euros minimum à chaque visite pré-natale.

Seize hôpitaux expérimentent le dispositif

L’étude a été lancée début avril. Seize hôpitaux français, dont ceux de Caen, de Nîmes ou de Angers, ont accepté de tester ce dispositif. Cette mesure a déjà été expérimentée dans d’autres pays. “On a pas de traitements vraiment efficaces pour aider les femmes enceintes à arrêter de fumer. Quelques études antérieures anglo-saxonnes ont montré qu’il pouvait être intéressant de récompenser l’arrêt tabagique par des bons d’achat”, estime Ivan Berlin, pharmacologue au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière à Paris.

Le record français

Selon les chiffres de l’INPES, en 2014, 17,8 % des femmes enceintes fumaient toujours au troisième trimestre de leur grossesse, et ce, en dépit des risques que le tabagisme fait courir à leur bébé : retard de croissance intra-utérin, malformations, mort subite, asthme… Il s’agit des chiffres les plus élevés en Europe

Source : Santé : des femmes enceintes payées pour arrêter de fumer

20160511 – News : Penser à boire de l’eau — Virginie Jeanjacquot

via Penser à boire de l’eau — Le blog de Fanny Freya

via Penser à boire de l’eau — Virginie Jeanjacquot

Très vrai   surtout qu’il commence à faire chaud il faut penser à boire de l’eau et bien s’hydrater au quotidien 🙂

20160503 – Une photo choc avec un grand prématuré envoyée aux députés pour les alerter

Cette carte postale a été envoyée à tous les députés par une association pour les interpeller sur la dure réalité de la prématurité.

 

Au recto, la photo de Louise, un bébé prématuré né à seulement 5 mois et quelques jours de grossesse. Le nourrisson d’à peine 600 grammes, intubé, tient dans sa minuscule main l’ongle de l’index de sa maman. Au verso, son histoire et celle de ses parents dont le quotidien a été bouleversé. Cette carte postale a été envoyée à tous les députés, pour les interpeller sur la dure réalité de la prématurité, a annoncé lundi 2 mai l’association SOS Prema.

« Si tout va bien, je sortirai [de la maternité] dans trois mois. Je ne pourrai pas aller en crèche car mes poumons sont trop fragiles. (…) J’aurai besoin d’un suivi adapté pour détecter et traiter des séquelles éventuelles », est-il écrit. L’association espère que de nombreux députés intégreront le groupe d’études Prématurité et nouveau-nés vulnérables, récemment créé à l’Assemblée, sous la houlette d’Isabelle Le Callennec, députée Les Républicains d’Ille-et-Vilaine.

Environ 60 000 prématurés par an en France

Car une naissance prématurée n’est pas sans conséquences. Trois enfants sur quatre qui meurent sont des prématurés. Et 40% des grands prématurés –nés avant 30 semaines de grossesse– présentent des difficultés ou un handicap. En France, environ 60 000 bébés prématurés (nés au bout de 35 semaines de grossesse) voient le jour chaque année. Cela concernait 7,4% des naissances en 2010 contre 5,9% en 1995, soit près de 22% d’augmentation en quinze ans, selon l’association SOS Préma.

L’augmentation du nombre de prématurés s’explique notamment par le développement de la procréation médicalement assistée, qui favorise les grossesses multiples et donc les naissances prématurées, mais aussi par le mode de vie des femmes (la fatigue liée à un travail pénible, le stress, le tabagisme ou la mauvaise alimentation).

Source : Une photo choc avec un grand prématuré envoyée aux députés pour les alerter

20160429 – News / Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

L’Assurance-maladie veut instaurer un bonus lié au respect des durées types des arrêts-maladie. En 2015, près de 90 000 médecins ont perçu 4 500 euros en moyenne au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique.

Quelques semaines avant de rentrer dans le « dur » des négociations conventionnelles, Nicolas Revel a-t-il voulu tester les syndicats de médecins libéraux ? A peine formulées, les deux « pistes de réflexion » avancées, jeudi 28 avril, par le directeur général de l’Assurance-maladie ont suscité une levée de boucliers. L’une visait à mettre en place un « malus » pour les praticiens n’atteignant pas certains objectifs minimums de santé publique, l’autre consistait à « valoriser » financièrement les médecins prescrivant des arrêts de travail respectant les durées de référence figurant sur le site Ameli.fr.

Deux propositions inacceptables pour les responsables syndicaux qui ont vu dans ces nouveaux critères, contribuant à définir la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP), une « immixtion » de l’Assurance-maladie dans la« relation de confiance » entre médecins et patients et la « fin de l’indépendance professionnelle ». « Cette volonté de tout encadrer est insupportable, il faut arrêter de nous infantiliser », fait valoir Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France. « On peut inciter les médecins à faire des choses sans les sanctionner quand ils ne le font pas », ajoute Claude Leicher, de MG France, premier syndicat chez les généralistes.

S’ajoutant aux paiements à l’acte, d’un montant moyen de 4 500 euros (6 750 euros pour les généralistes), la ROSP a été perçue en 2015 par près de 90 000 médecins libéraux. Un « treizième mois » indexé sur le respect d’une vingtaine d’indicateurs très variés, qui touchent aussi bien la prescription de génériques que l’informatisation du cabinet ou le dépistage de certains cancers. Pour améliorer l’efficacité du dispositif, l’Assurance-maladie souhaite profiter de l’actuelle négociation pour augmenter – voire peut-être même quasi doubler – le nombre de ces indicateurs.

Mais, face au tollé suscité jeudi matin, son directeur a prudemment amorcé une marche arrière. Il a annoncé qu’il renonçait à introduire dans la ROSP un « malus », qui aurait eu pour conséquence de minorer la prime des moins bons élèves. « Ce n’est pas un point majeur pour moi, cela ne figurera pas dans le document finalisé », confirme-t-il au Monde, s’avouant « surpris » de l’émoi suscité par la mesure. Au regard du grand nombre d’objectifs à remplir, une rémunération négative aurait été impossible, explique l’Assurance-maladie, en réponse à certains leaders syndicaux qui avaient comparé ce malus à une amende.

Contre une « médecine normée »

Nicolas Revel n’a en revanche pas dit clairement quelle suite il entendait donner à sa proposition de « valoriser » financièrement les médecins qui déclareraient leurs prescriptions d’arrêts-maladie sur le site de l’Assurance-maladie et qui respecteraient les « référentiels », élaborés par la Haute Autorité de santé, qui y figurent. En libre accès sur Ameli.fr, ces fiches donnent par exemple une durée indicative d’arrêt-maladie de trois jours pour une angine, de cinq pour une grippe et de trois à quatre-vingt-quatre pour une entorse du poignet, en fonction de la gravité et du travail effectué par le patient.

« C’est un mécanisme terrible et complètement inacceptable, car il transforme la médecine en médecine normée et informatisée », déplore Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, le principal syndicat de médecins libéraux, qui a fait de cette proposition un casus belli. « Si cela figure dans le texte final, je ne le signerai pas », assure-t-il.

« Il n’est pas question de lier un élément de rémunération au volume des arrêts de travail, mais nous avons constaté que les médecins qui prescrivaient par télétransmission délivraient, à pathologie identique, des durées légèrement moins longues », explique M. Revel. « Je suis dans mon rôle d’ouvrir des pistes, ajoute-t-il. S’il y a un refus généralisé, je serai obligé d’en tenir compte mais cela n’épuise pas le sujet. » Quelques heures plus tôt, sur France Inter, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait dû se livrer à une première explication de texte pour désamorcer les craintes des praticiens libéraux, mais aussi des patients. « Il ne s’agit en aucun cas de dire aux médecins “vous serez mieux payés si vous prescrivez moins d’arrêts-maladie” », avait-elle souligné.

La proposition de M. Revel témoigne d’une volonté de renforcer le plan mis en place pour maîtriser l’envolée des indemnités journalières. Si l’Assurance-maladie annonçait, en juillet 2015, attendre 300 millions d’euros d’économie sur trois ans de la mise en place de « recommandations » pour aider les médecins dans la prescription d’arrêts pour les maladies chroniques, le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’Assurance-maladie a relevé, le 13 avril, une hausse de 3,5 % des indemnités journalières en 2015 par rapport à 2014. Pour le comité, « les effets du plan de maîtrise des dépenses d’indemnités journalières » sont pour l’heure « inférieurs de moitié aux attentes ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/financement-de-la-sante/article/2016/04/28/l-assurance-maladie-veut-mieux-remunerer-les-medecins-en-fonction-de-la-pertinence-des-arrets-de-travail_4910492_1655421.html#3CO2HLeh8g0jwOX5.99

Source : Arrêts de travail : l’Assurance-maladie ulcère les médecins

20160424 – News : Autisme : les aides financières aux parents augmentées

Les familles le réclamaient de longue date. La secrétaire d’Etat en charge du Handicap a annoncé que les aides financières aux parents d’enfants autistes serait améliorée..

Victoire pour les familles d’enfants autistes. L’une de leurs principales revendications, martelée à l’occasion de la journée mondiale de l’autisme du 2 avril, a été entendue. Ils voulaient améliorer les aides financières aux familles pour une meilleure prise en charge des enfants, c’est désormais chose faite. Lors du Comité national autisme qui se réunissait hier, Ségolène Neuville, secrétaire d’État en charge du handicap, a dit vouloir pallier « l’insuffisance de prise en charge financière » de certains spécialistes tels que les psychologues, éducateurs ou psychomotriciens.

Ces acteurs sociaux travailleront au sein de « pôles de compétences externalisés », et les frais seront remboursés par l’Assurance maladie. « Les familles qui ont déjà recours à de tels professionnels pourront les proposer à ces pôles » et « elles n’auront plus rien à payer », a assuré la secrétaire d’État.

Une victoire pour les associations

« C’est ce qu’on attendait depuis 10 ans », s’est félicité auprès de l’AFP Florent Chapel, porte-parole du Collectif autisme, tout en se montrant prudent. Il faut que cette ambition soit financée car ça va être la cohue, des dizaines de milliers de parents vont déposer des dossiers.»

Les crédits seront prélevés sur les fonds du Plan autisme attribués aux Agences régionales de santé, ou dans l’enveloppe de 15 millions d’euros débloquée en octobre dernier pour améliorer la prise en charge de proximité.

Cette décision fait suite aux demandes des familles de s’affranchir définitivement des pratiques anciennes du secteur public, qui se limitent souvent à des psychanalyses, pourtant pointées du doigt par un rapport de la Haute autorité de santé (HAS) datant de 2012.

Des années de retard à combler

Ségolène Neuville a aussi rappelé que la méthode du « packing », qui consiste à envelopper les enfants autistes dans des draps humides et froids, doit être totalement abandonnée, car elle s’apparente à de la maltraitance.

En France, 650 000 personnes dont 250 000 enfants sont identifiées comme étant autistes, d’après SOS Autisme France. C’est environ une naissance sur 100. Les enfants autistes ne sont que 20 % à être scolarisés. Un manque d’investissement coupable pour le Conseil de l’Europe, qui avait « condamné la France pour ne pas avoir respecté le droit des personnes avec autisme à recevoir une éducation en vertu de la Charte sociale européenne », explique le site Autisme Europe.

Jusqu’à présent, les choix disponibles aux parents d’autistes étaient minces : placer leur enfant en hôpital psychiatrique, un choix par défaut qui ne profite ni aux parents, ni aux enfants, ni à l’Assurance maladie pour laquelle la charge financière est énorme (1 500 euros par jour) ; ils pouvaient aussi tenter un accompagnement scolaire et faire appel à des éducateurs et des psychomotriciens, avec une maigre allocation handicap de 500 euros, loin d’être suffisante pour financer la surcharge de 3 000 à 4 000 euros par mois.

Source : Autisme : les aides financières aux parents augmentées

20160420 – News : Le poisson n’est pas si sain à manger

60 millions de consommateurs révèlent que le poisson et d’autres produits de la mer subissent des transformations plutôt inattendues et inquiétantes.

Des métaux lourds dans le poisson frais, des additifs peu rassurants dans des préparations industrielles. Le poisson, aliment réputé sain, se retrouve dans le viseur d’une étude-choc menée par 60 millions de consommateurs. Des traces de mercure ou d’arsenic ont été retrouvées dans des poissons issus de la pêche, dans du thon en conserve ou dans certains sushis. À haute dose, ces substances sont cancérogènes et toxiques pour le système nerveux.

Trop d’acides gras et de sucres

Autre révélation: des traces d’arêtes et des fragments d’organes de poisson ont été détectés dans des produits transformés comme dans certaines conserves, mais aussi dans de simples morceaux de filet. L’étude révèle également la présence d’additifs trop nombreux. Certains produits comme les surimis sont riches en acides gras saturés et les terrines présentent un taux de sucre trop élevé. Comme pour le jambon, les filets de poisson ou les noix de Saint-Jacques peuvent être gonflés à l’eau pour augmenter leur masse. Des résultats alarmants qui vont du simple au double selon les marques étudiées.

Source : Le poisson n’est pas si sain à manger