20170212 – News / Vie de couple et enfants : comment concilier les deux ?

Avoir un enfant est un véritable bouleversement pour un couple. Fonder une famille et avoir une vie de couple épanouie sont-elles deux choses conciliables ?

Et aussi merveilleuse soit-elle, la naissance d’un premier enfant puis parfois d’un deuxième peut fragiliser la vie d’un couple : manque de sommeil, réorganisation de son emploi du temps, baisse de la libido, routine qui s’installe… Alors, fonder une famille et avoir une vie de couple épanouie, est-ce possible ? La réponse est oui, sans aucun doute, mais à condition de respecter quelques règles…

Préserver sa vie de couple quand on a des enfants

Passer du couple à la vie avec des enfants peut parfois demander un peu de temps pour retrouver un nouvel équilibre.

rouver un nouvel équilibre et accepter ce changement

Des ajustements sont souvent nécessaires. Il arrive parfois qu’un enfant comble tellement ses parents, que ces derniers perdent l’habitude d’être simplement heureux à deux. Pour que cet enfant ne sépare pas votre couple, il va être essentiel que le lien qui vous unit se transforme.

Selon Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, la naissance d’un enfant oblige le couple à se différencier, à ne plus former une seule entité. La première des choses à faire est donc d’accepter l’idée que votre vie va changer radicalement, que la relation fusionnelle sur laquelle votre couple s’est fondée va devoir se transformer.

La structure, le modèle et le contenu de votre relation doivent évoluer afin que l’enfant s’insère le mieux possible dans votre relation de couple. Bien souvent, une naissance renforce l’attachement entre un homme et une femme car il est l’expression de l’amour et marque une étape importante dans leur vie de couple.

Il vous suffit alors de réinventer votre relation, de laisser le temps à chacun de prendre ses nouvelles marques, sans vous soucier du « normal/pas normal » . À propos du couple, Serge Hefez ajoute : « C’est un lien en perpétuel mouvement, menacé de l’intérieur par l’individualité de chaque membre du couple et de l’extérieur par des modèles qui ont tendance à accorder une telle importance à la relation de couple qu’elle est toujours menacée d’imperfection. »

Communiquer

Entre le boulot, les courses, les enfants, la routine qui s’est installée, il n’est pas toujours facile de prendre du temps pour communiquer vraiment. Pourtant, cette communication est essentielle. Tout d’abord pour dénouer certaines tensions et désamorcer les conflits.

Plutôt que de garder les choses chacun de son côté, mieux vaut discuter, cela évitera les mauvaises interprétations et permet aussi d’entendre et d’essayer de comprendre les attentes de votre partenaire. Yvon Dallaire, psychologue et auteur de Qui sont ces couples heureux ? recommande au moins 5h de tête-à-tête par semaine pour le couple afin de se retrouver, d’échanger sur le quotidien et le ressenti de chaque partenaire. Il ajoute que « les marques d’affections sont indispensables » pour qu’un couple soit véritablement heureux.

Alors, montrez-vous attentionné et attentif à votre partenaire. Et puis souvenez-vous, au début de votre relation, vous pouviez passer des heures à discuter et à refaire le monde. Cette complicité n’est pas très loin, il vous suffit de quelques efforts pour la retrouver et pour faire en sorte qu’elle ne s’étiole jamais.

Préservez votre intimité

L’amour, la tendresse passent aussi par la sexualité. Il est normal, après avoir eu un enfant que la sexualité passe au second plan pendant un temps. Cependant, au bout de quelques semaines, il est important de prendre le temps de se retrouver pour se séduire à nouveau et ranimer le désir.

Une fois cet équilibre rétabli, il reste fragile. En effet, la routine et la fatigue empêchent souvent le couple de se retrouver sous la couette. Ils sont préoccupés par les enfants et fatigués par leur travail. Le bon moment pour faire l’amour n’est jamais simple à trouver souligne Serge Hefez : « Le soir, ils sont épuisés et n’ont envie que de dormir ; le matin, ils sont pressés ».

Pour y remédier, le psychologue suggère au couple d’oser exprimer leurs désirs respectifs, pourquoi pas notamment à travers des rituels ludiques qu’il convient à chacun d’inventer. Il évoque dans son ouvrage, l’exemple des rubans qui peut permettre de désamorcer des situations : s’il a envie de faire l’amour, l’un des deux partenaires pose un ruban sur la table de nuit. Si l’autre partenaire a envie aussi, il pose son ruban à côté. Si ce n’est pas le cas, il ne fait rien. Cela permet à chacun de dépasser ses inhibitions, de se sentir plus à l’aise face à la question du premier pas, de dédramatiser l’absence d’envie du conjoint ce soir là, voire même d’en rire.

Charge à votre couple de préserver cette intimité si précieuse, de lui consacrer le temps qu’il faut pour vous sentir épanouis dans votre sexualité. Certains soirs, lorsque les enfants sont couchés, coupez les écrans, retrouvez-vous en couple et continuez à vous séduire ! Si vous n’y parvenez pas, n’hésitez pas à consulter un thérapeute, il saura vous aider à comprendre vos difficultés.

Prenez du temps pour votre couple

Dans La danse du couple, Serge Hefez évoque « la musique du couple » et nous dit : « Pour construire sa relation et la faire tenir, le couple a besoin d’éléments extérieurs. Pour danser, il faut de la musique. Dans le couple, ce sont souvent les enfants qui permettent d’accorder les violons, mais d’autres peuvent aussi donner le tempo et le faire vibrer. Le rôle de la musique peut ainsi être tenu par des projets communs… ».

Il est donc essentiel d’oser accorder du temps à votre couple, de faire des projets ensemble, de continuer à rêver en quelques sortes : réalisation d’un rêve commun, organisation d’un voyage en amoureux… Ces projets vont enrichir votre couple et lui donner l’élan dont il a besoin pour continuer à fonctionner malgré la routine familiale. « Plus ces projets sont nombreux et diversifiés, mieux ils sont dosés, et moins le couple risque de perdre de vue qu’il est un couple conjugal avant tout. À trop se polariser sur un projet ou un investissement commun, les partenaires courent en effet le risque de mettre en péril leur évolution conjugale et leur relation amoureuse. »

Alors, multipliez les projets, sortez ensemble, surprenez-vous et profitez de chaque instant à deux. Vous n’êtes pas qu’un couple parental, vous êtes avant tout un couple à part entière.

Source : Vie de couple et enfants : comment concilier les deux ?

20161105 – Le fantasme sexuel ? Un excellent moyen de relancer le désir et un redoutable aphrodisiaque

Il faudrait être apte à connaître vraiment ses fantasmes. Posez la question à vos proches, vous serez étonnés du peu de réponses que vous obtiendrez. Alors bien sûr, parler de ses fantasmes est du domaine de l’intime et cela semble normal que l’on ne veuille pas les évoquer comme ça.

Pourtant, j’ai constaté que de nombreuses personnes ne savent pas très bien ce qu’est un fantasme et forcément quels sont les leurs. Ne compliquons pas les choses, un fantasme, c’est un désir, un rêve éveillé ou encore une vague envie pas tout à fait consciente.

Qui n’a pas eu le désir de se retrouver dans le lit d’un acteur célèbre ou d’une personnalité sexy ? Qui n’a pas eu un flash en croisant le regard d’un ou d’une inconnu(e) ? Qui n’a pas souri en voyant une séquence de film en se disant que ce que vivent les comédiens serait tout de même bien sympathique à vivre ? Nos fantasmes sont multiples, infinis et parfois fugaces. Malheureusement, il y a souvent un mur infranchissable entre eux et notre conscience. Ainsi si votre partenaire vous répond qu’il n’a pas de fantasmes, il ne vous ment pas, il n’y a juste pas accès. Mais bien sûr, certaines personnes en ont bien plus que d’autres. Quoiqu’il en soit, nos fantasmes font tout de même partie de notre jardin secret. Inutile donc de dévoiler vos désirs à tout bout de champ.

Méfiez-vous d’ailleurs si la prochaine fois que votre partenaire évoque un désir fantasmatique durant le rapport sexuel, il le fait peut-être sous le coup de l’excitation mais rien ne dit qu’il ou elle désire vraiment que vous passiez à l’acte ! Par exemple, un homme qui demande à sa partenaire de raconter comment un autre homme lui fait l’amour s’excite mais il n’a pas forcément envie qu’elle s’autorise cette fantaisie.

Jouer avec les fantasmes peut relancer le désir

La fantasmatique, c’est un peu comme de la nitroglycérine, elle est donc à manier avec précaution. En revanche, jouer avec les fantasmes peut relancer le désir et c’est un excellent aphrodisiaque. A condition de comprendre qu’il est permis de tout imaginer sans se sentir obligé de pratiquer. Ce qui demande tout d’abord une bonne entente dans votre relation. En d’autres termes, vous ne devez jamais prendre au premier degré les propositions que l’on vous fait. J’ai par exemple remarqué que de nombreuses personnes évoquent le fantasme   de   l’échangisme   mais   en   fait,   elles   ne   savent   pas franchement ce qu’elles désirent et en évoquant de but en blanc ce désir   de   libertinage,   elles   risquent   d’instaurer   de   nombreux malentendus. L’autre partenaire peut imaginer qu’il ou elle ne lui suffit plus,   que   c’est   une   manière   déguisée   d’envisager   l’adultère   ou   au contraire,   il   ou   elle   peut   s’engouffrer   dans   la   brèche   pour   enfin s’autoriser d’autres aventures sexuelles.  Avoir du  désir  pour  quelqu’un  d’autre est naturel,  il n’y a  rien de répréhensible. Seul le passage à l’acte est à prendre en compte et peut être répréhensible. Faites   fonctionner   votre   imaginaire   érotique,   comme   lorsque   vous étiez enfant, racontez-vous des histoires. La réalisation de ces actes n’est pas nécessaire. D’ailleurs ne dit-on pas qu’un fantasme qui a été réalisé perd tout son pouvoir érotique et excitant ? Alors oui, osez de nouvelles fantaisies dans le respect et la complicité mais à dose homéopathique. Jouez à imaginer des situations érotiques intenses, torrides. Mais ne pratiquez pas si cela vous inquiète. Car oser des   pratiques   particulières   sans   être   à   l’aise laisse   ensuite   des sentiments assez complexes comme de la honte, de la culpabilité ou du dégoût. Le sexe, ce n’est pas anodin mais c’est pour ça que c’est si bon, si fort…

Source : Le fantasme sexuel ? Un excellent moyen de relancer le désir et un redoutable aphrodisiaque

20161024 – News : Les Inrocks – Le modèle du couple survivra-t-il à l’invention de Tinder ?

Dans La Fin du couple, Marcela Iacub, toujours provocatrice, dresse le constat de décès d’une institution laminée par une explosion des divorces et propose l’invention de nouvelles formes de conjugalité. Nous avons demandé à d’autres chercheurs s’ils pensaient eux aussi que le couple était en voie de disparition.

Le titre n’est pas très optimiste, dans La Fin du couple de Marcela Iacub, paru aux éditions Stock, la chercheuse au CNRS dresse un constat accablant : les Français ne se sont jamais sentis aussi seuls. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la France serait le pays le plus touché au monde par la solitude. Pour elle, le nombre de divorces et la baisse de la conjugalité seraient aussi les indicateurs de la fin d’une institution : celle du couple.

Écrivaine aux théories souvent décriées par les féministes, Marcela Iacub reproche à l’Etat de s’immiscer aujourd’hui dans les relations de couple. Grand émancipateur des individus, il se serait substitué au rôle que jouaient autrefois les groupes sociaux. Aujourd’hui “un adulte doit être capable de survivre à n’importe quelle solitude”, écrit-elle. L’auteur prend ainsi l’exemple du personnage de Sandra Bullock dans le film Gravity, obligé de puiser dans ses souvenirs lointains pour ne pas échouer. La quête de réussite, l’évolution vers une société plus émancipatrice n’a-t-elle pas littéralement bousculé le modèle du couple tel qu’on l’entendait il y a encore quelques années ? Le couple est-il vraiment en train de disparaître ? Nous avons posé la question à plusieurs chercheurs.

“Le couple ne disparaîtra jamais”

Loin d’évoquer sa disparition, pour eux, le couple se transforme et évolue au même titre que la société. Pour Claude-Michel Gagnon, chercheur et psychologue à l’Université de Chicoutimi au Québec, spécialiste des dépendances affectives, il y a aujourd’hui une “diversité” de couples qui n’existait pas avant.

“Le couple ne disparaîtra jamais. Il y a toujours des gens qui se retrouveront en couple, mais pas comme on l’entend dans une famille nucléaire.”

Pour lui, il y a plusieurs manières de vivre le couple aujourd’hui.“Aujourd’hui on voit de plus en plus de couples avec des différences en termes d’âge, il y a de nouvelles amitiés amoureuses qui se vivent de façon très saines”. Et dans cette diversité de relations, il voit “une belle évolution” qui permet de correspondre “davantage aux besoins des individus”.

Dans son ouvrage, Marcela Iacub indique également qu’entre 1964 et 2013, le nombre de divorces a été multiplié par quatre. Mais encore une fois, difficile de prédire l’avenir à partir d’une tendance lourde. Pour Eric Dacheux, chercheur et enseignant spécialiste du lien social à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, “c’est justement parce qu’on ne trouve pas le couple idéal qu’on divorce de plus en plus. Et cette instabilité pourrait signifier non pas la mort du couple, mais pourquoi pas la recherche du couple idéal” explique-t-il.

De son côté, le sociologue spécialiste des questions de couple Jean-Claude Kauffman, estime que le couple est devenu “le maillon faible” de l’ensemble familial, tiraillé entre deux pôles : d’une part l’individu autonome qui veut maîtriser sa vie, d’autre part l’engagement familial autour de l’enfant, qui pousse à un engagement “inconditionnel”. Si aujourd’hui le nombre de personnes célibataires ne cesse d’augmenter, le rêve d’une relation demeure très fort, pour le chercheur auteur de Piégée dans son couple, une enquête sur des femmes qui ne parviennent pas à quitter leurs conjoints.

Les causes d’instabilité du couple

Le modèle du couple, plus instable, doit aujourd’hui faire face à de nouvelles contraintes. Eric Dacheux, chercheur en communication au CNRS évoque par ailleurs l’accélération du temps comme premier facteur d’instabilité : “Il y a une contradiction entre la stabilité du couple et l’injonction de la société qui voudrait qu’on gagne du temps. On cherche de plus en plus à gagner du temps alors qu’être en couple, c’est perdre du temps ensemble”. Retomber en enfance, passer des journées à jouer, mais surtout perdre du temps à deux, à chacun sa conception de l’amour.

La suite sur :

Source : Les Inrocks – Le modèle du couple survivra-t-il à l’invention de Tinder ?

20160530 – La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson

Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.

On veut que nos clichés Instagram du week-end montrent deux tasses à café, qu’il y ait une autre paire de chaussures sur les photos pseudo-artistiques de nos pieds. On veut un statut Facebook « En couple » avec son lot de mentions « J’aime » et de commentaires. On veut que les réseaux sociaux nous désignent comme le « petit couple parfait », un rancard pour bruncher le dimanche matin. On veut quelqu’un qui compatit quand vient le moment de reprendre le boulot le lundi, qui nous envoie des textos pour nous souhaiter une bonne journée, quelqu’un avec qui partager notre fast-food hebdomadaire, un-e cavalier-ère pour tous les mariages auxquels on ne cesse d’être invités (mais comment font ces gens pour trouver l’âme sœur?). Mais notre génération ne veut pas d’une vie de couple.

Sur Tinder, on « swipe » à gauche pour passer au suivant, toujours dans l’espoir de rencontrer la bonne personne. On essaie de passer commande pour trouver sa moitié comme on va sur Allo Resto. On lit des articles comme 5 moyens de savoir que tu lui plais et 7 méthodes pour qu’il/elle soit à vos pieds », dans l’espoir de transformer quelqu’un en partenaire idéal-e, comme un projet sur Pinterest. On passe plus de temps sur son profil Tinder qu’à travailler sur soi-même. Et pourtant, on ne veut pas être en couple.

On « discute », on s’envoie des textos et des sextos, on va sur Snapchat. On traîne ensemble, on prend l’apéro, on va au café et on boit une bière, tout sauf un vrai rendez-vous. On s’envoie des messages privés sur Facebook pour se retrouver, on parle de tout et de rien pendant une heure, tout ça pour rentrer chez soi et continuer à s’envoyer des textos. On se prive de la chance d’établir la moindre connexion en jouant à des jeux auxquels personne ne sort gagnant. C’est à celui ou celle qui se montrera le/la « plus détaché-e », qui aura « l’attitude la plus nonchalante » et sera le/la « plus sentimentalement indisponible ». A ce petit jeu, on finit par gagner le statut de « personne la plus susceptible d’être seule ».

On veut la forme d’une relation sans le fond. On veut se prendre la main sans se regarder dans les yeux, flirter sans se parler sérieusement. On veut les belles paroles sans le véritable engagement, les anniversaires à fêter sans se taper les 364 jours restants. On veut vivre un conte de fées mais on refuse de s’impliquer dans le moment présent. On veut créer des liens très forts tout en gardant le côté superficiel. On rêve d’un amour à toute épreuve, sans les épreuves.

On veut accorder notre confiance à une personne, mais pas suffisamment pour qu’elle nous fasse du mal. On veut des répliques à l’eau de rose quand on nous drague sans pour autant se laisser embarquer… ce qui impliquerait la possibilité de se faire larguer. On veut être transportés, mais en gardant les pieds sur terre. On veut continuer à chercher l’amour mais pas tomber amoureux.

On ne veut pas être en couple mais on veut des sex friends, regarder une série et plus si affinités, ou des photos de nus sur Tinder. On veut tout ce qui nous donne l’illusion d’être en couple sans l’être véritablement. On veut les avantages sans les inconvénients, la victoire sans l’effort. On veut créer le lien, mais pas trop. S’engager juste ce qu’il faut. On avance pas à pas, histoire de voir où la relation nous mène. Aucune urgence à coller des étiquettes, on fait simplement des trucs ensemble, point. On reste sur nos gardes, sans trop s’approcher. On joue avec leurs émotions mais encore plus avec les nôtres.

Quand la relation commence à devenir sérieuse, on fuit. On se cache, on se défile. On se dit : « Un-e de perdu-e, dix de retrouvé-e-s ». Trouver l’amour est toujours possible. Le garder, aujourd’hui, c’est autre chose …

On espère que notre prochain coup de cœur nous rendra heureux-se. On veut pouvoir télécharger la personne idéale comme une nouvelle application, que l’on peut mettre à jour à la moindre anicroche, classer sans encombre, et supprimer quand elle ne nous est plus d’aucune utilité. On ne veut pas voir qui on est vraiment ni, pire encore, aider l’autre à savoir qui il est. On veut dissimuler nos faiblesses derrière des artifices, camoufler les imperfections à l’aide d’un filtre Instagram, choisir un nouvel épisode sur Netflix au lieu d’avoir une vraie discussion. L’idée d’aimer quelqu’un malgré ses défauts nous séduit. Pourtant, nous avons des secrets inavouables que nous ne comptons jamais dévoiler.

Notre génération pense que tout lui est dû, de l’amour au boulot à temps plein à la fin des études. La culture de « la médaille pour tous ceux qui ont participé  » nous a appris que si on voulait quelque chose, c’est qu’on y avait droit. Nos cassettes vidéo Disney, usées jusqu’à la corde, nous ont montré l’amour véritable et les happy ends. Avec si peu d’efforts, on se demande bien pourquoi notre prince charmant ne s’est pas manifesté… On attend sans rien faire, inquiets de ne pas trouver chaussure à notre pied. Où est notre lot de consolation? On était pourtant à l’heure au rendez-vous. Où est la relation que l’on est en droit d’attendre? Le véritable amour qu’on nous a promis?

On veut un bouche-trou, pas quelqu’un. Une présence physique, pas un-e partenaire. On veut quelqu’un à nos côtés sur le canapé pendant qu’on fait défiler notre fil d’actu par désœuvrement ou qu’on ouvre une nouvelle application pour passer le temps. On veut jouer sur tous les tableaux: prétendre qu’on ne ressent rien et ne rien cacher de nos sentiments, vouloir être désiré par quelqu’un mais ne désirer personne. On joue les difficiles, juste pour savoir si quelqu’un ira suffisamment loin pour tenter de nous conquérir, un comportement qui nous laisse même parfois perplexes. On discute des règles du jeu entre amis mais personne ne les connaît vraiment. Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.

Source : La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson

20160519 – News : Les enfants détruisent le couple, et on l’a bien cherché | Slate.fr

Les parents se sentent globalement moins heureux que les couples sans enfants. À qui la faute?

Un magazine féminin français assénait, avec le plus grand sérieux, que «la fellation était le ciment du couple» (et ne me lancez pas là-dessus). Un article publié sur le site The Conversation vient, lui, rappeler que l’enfant est la boule de chantier qui va méthodiquement défoncer le fragile édifice que s’était fabriqué le couple avant de se reproduire. On avait déjà quelques indices mais, pour ceux qui en doutaient encore, ce brillant récapitulatif d’études portant sur trois décennies entérine en effet l’idée qu’avoir des enfants nuit fortement au couple.

En compilant l’ensemble des études portant sur les couples avec et sans enfants, Matthew D. Johnson, professeur à l’université de Binghamton (l’université d’État de New York), a en effet constaté que les couples avec enfants sont presque deux fois plus déçus par leur relation amoureuse que les couples qui n’ont pas eu d’enfant. Dans le cas d’une grossesse non planifiée, les parents ont un jugement encore plus négatif sur leur relation.

Et cela prend encore davantage de sens quand on considère le fait que, pour décrire leur état de bonheur global, les gens se basent généralement sur leur rapport avec leur partenaire. Ce qui reviendrait alors à dire que les parents se sentent globalement moins heureux que les couples sans enfants.

Quotidien parental

Il ne faut guère compter sur les études qui entrent davantage dans le détail pour espérer voir les conclusions générales s’amoindrir ou se complexifier: quand on s’intéresse plus précisément au quotidien des couples de parents, c’est encore pire.

Ainsi, l’arrivée d’un enfant va par exemple changer la façon dont le couple va interagir. Là aussi, on s’en doutait un peu, mais il est ainsi confirmé que «les tâches banales telles que nourrir les enfants, les laver et les vêtir demande de l’energie, du temps, et de la détermination. Pour que la famille fonctionne bien, les parents discutent alors trajets en voiture et courses au lieu de partager les derniers potins ou leurs réflexions sur l’élection présidentielle. Plutôt que de demander comment la journée de l’autre s’est passée, on se demande si la couche est pleine […], les textos coquins sont remplacés par la liste des courses».

(Si vous trouvez que cette description est exagérée, c’est que vous avez une nounou à mi-temps et/ou que vous avez été fécondée par Ryan Gosling.)

Là non plus, personne ne tombera de sa chaise d’étonnement: les femmes sont encore celles qui tirent le moins leur épingle du jeu, l’arrivée d’un enfant affectant généralement davantage leur quotidien que celui des hommes. Même dans le cas où les deux partenaires travaillent hors de la maison et où ils affirment partager équitablement les tâches, à l’arrivée d’un enfant, les pères vont se mettre à passer davantage de temps au travail et les femmes à se consacrer davantage aux enfants et aux tâches ménagères. Les femmes deviennent aussi de manière quasi systématique «le parent que l’on appelle» la nuit pour récupérer un doudou perdu ou pour venir à l’école quand l’enfant est souffrant. De telles disparités génèrent alors frustration, culpabilité et anxiété pour chaque membre du couple.

Et il en va ainsi quelle que soit la géométrie du couple et ses spécificités. On observe le même sentiment de déception indifféremment de l’orientation sexuelle, du niveau de vie et même du statut marital, y compris dans les pays qui proposent des politiques familiales avantageuses.

Sacrifice conjugal

On peut avoir l’impression trompeuse que l’enfant ne heurte le couple que superficiellement s’il n’est question que de textos pas très sexys et de rab de tâches ménagères. Il n’en est rien. Le stress dans le couple peut affecter physiologiquement et psychologiquement, à tel point que les chercheurs ont découvert que les thérapies de couples étaient l’un des moyens les plus efficaces pour traiter la dépression et plusieurs troubles mentaux.

Si ces conclusions peuvent ne pas paraître franchement inédites à quiconque a déjà eu une reflexion lucide sur le sujet (et à beaucoup de parents divorcés), on peut néanmoins s’étonner du fait que, comme le rappelle l’auteur, «partout dans les monde, la majorité des gens considèrent que devenir parents est ce qu’il y a de plus enrichissant à faire dans une vie» et surtout que, malgré tout cela, les femmes continuent à considérer qu’être mère est leur plus grande source de joie, avec la certitude que «regarder son enfant grandir vaut bien la peine de sacrifier sa relation amoureuse».

Et ce, alors que, comme Slate l’écrivait, la notion usée jusqu’à la corde de «sacrifice pour les enfants» est dommageable à tous les protagonistes et qu’«il serait judicieux de cesser de systématiquement opposer le bien-être des enfants et celui des parents, comme si seuls les parents sacrifiels pouvaient faire le bonheur des enfants».

S’il faut trouver le responsable de la mise en échec du couple, il n’est probablement pas à chercher du côté de l’enfant, mais des adultes qui, une fois devenus parents, se sentent parfois obligés de renoncer à leur épanouissement personnel en voulant prendre au pied de la lettre le sacro-saint «les enfants d’abord».

Source : Les enfants détruisent le couple, et on l’a bien cherché | Slate.fr

 

Avis Pimpf : Article intéressant, car même si les enfants sont certes une source de bonheur ils sont aussi une source d’inquiétude, de friction principale dans le couple, car on n’a pas toujours le même avis sur le comportement à avoir dans le couple et est parfois un des critères de séparation dans le couple ( pas le seul mais il en fait souvent partie)

Maintenant ce qui me gène un peu dans cette approche sont les éléments suivants :

  •  Certes personne ne demande aux parents de se sacrifier totalement à leurs enfants pour s’oublier  et ne vivre que pour leurs enfants ce n’est pas pas le plus sain
  • Le culte de l’enfant roi ( ah les ravages de l’approche Dolto … ou du moins celle de l’ approche qui consiste à laisser l’enfant s’exprimer ou s’orienter de lui même dès sa naissance, je ne suis pas sûr que cela marche avec tous les enfants et dans tous les cadres familiaux, certains ont besoin de plus d’encadrement que d’autres…)  a fait beaucoup de mal  laisser tout faire à son enfant est pour moi une hérésie, il faut à la fois le guider , l’aider à grandir et se forger son caractère, se faire une vision critique dans la vie savoir remettre en cause mais aussi savoir répondre à des règles  car que l’on veuille ou non on vit tous avec des règles, on ne peut pas dans notre quotidien décider du jour au lendemain , tiens aujourd’hui pour aller au boulot je vais y aller à poil ( oui drôle d’idée me direz vous mais malgré tout  pourquoi pas , mais essayez donc je ne sais pas combien de mètres vous arriverez à faire car non ça ne se fait pas , on est bien régis par des « règles » des droits et des devoirs … cela s’apprend aussi…
  • Le grand risque en tant que couple  c’est de passer de ce statut de couple à deux tranquille cocooning so in love , à celui uniquement de parent et de s’oublier en tant que couple , vous allez me dire « non pas possible… » pourtant si , regardez bien ça se produit plus souvent que l’on ne croit , et ce n’est pas terrible.
  • A contrario ceux qui ne pensent qu’a leur gueule et finalement les enfants sont des boulets  continuent d’agir en égoïste et finalement donneront aussi un schéma et une image d’attitude égoiste à leurs enfant ce n’est pas très bon non plus
  • Un juste milieu entre les deux est pour moi l’idéal . Il faut savoir s’occuper des enfants que l’on fait car eux n’ont rien demandé ,  c’est bien nous en tant qu’adultes qui faisons nos bébés et qui les accompagnons dans ce monde et cette société , ils sont de notre responsabilité,  c’est cool d’avoir fait youpla boom sous la couette et le fun et ne pas assumer ensuite d’avoir eu des gamins, à se moment la autant ne pas en faire  de gamins , d’user  de capote ou d’autre  moyens contraceptif pour être tranquille…
    Mais aussi en tant que couple il ne faut pas s’oublier non plus, savoir se créer de temps à autre des moments à deux, pouvoir sortir , aller au cinéma , au restau , pouvoir faire appel à de la famille, des amis, une nounou pour une soirée pour garder les enfants et pouvoir se retrouver c’est important pour un  couple, car si c’est pour au bout de certains nombres d’années quand les enfants sont grands, quittent la maison, ne plus avoir de vie de couple, ne plus rien avoir à échanger à partager ensemble et se regarder dans le blanc des yeux pour ne rien avoir à se dire , c’est dommage…

Je ne dis pas que tout  est  facile chacun l’aborde comme il peut, il faut à la fois donner à ses enfants les moyens de s’épanouir et de grandir  mais ne pas s’oublier non plus … les enfants seront aussi les premiers bénéficiaires de votre état d’âme si vous vous effacez  et vous vous oubliez vous n’êtes pas au meilleur de votre forme ni même le plus content de votre état  et les enfants le sentent,

Bref….

 

20160513 – News / Santé : Ce couple réussit à rire (et faire rire) de ses problèmes de fertilité

SANTÉ – Essayer d’avoir un enfant lorsque l’on a des problèmes de fertilité relève souvent du parcours du combattant.

SANTÉ – Essayer d’avoir un enfant lorsque l’on a des problèmes de fertilité relève souvent du parcours du combattant. Pendant quatre ans, ce couple américain a enchaîné les tentatives. Et les deux amoureux ont décidé d’affronter cette épreuve avec humour.

Pendant la semaine de sensibilisation sur le sujet, du 25 avril au 1er mai, ils ont raconté sur leur blog comment ils ont vécu leurs différents échecs et se sont mis en scène.

En photos, Spencer et Whitney Blake mettent en scène leur enthousiasme d’une future naissance, et la comparent avec la déception finale. On peut donc les voir devant un four se souriant l’un l’autre, et puis finalement, malgré avoir « préparé la pâte » , il n’y a toujours pas de petit pain ».

Sur une affiche de film dont le titre est « Enceinte », ils mangent sans limite. Alors que sur la deuxième ils dépriment sous le titre « Infertile ». Sur une autre image encore la jeune femme sourit sous un panneau annonçant un dos d’âne, puis elle déchante lorsqu’un nouveau panneau lui indique une impasse.

Source : Ce couple réussit à rire (et faire rire) de ses problèmes de fertilité

Avis Pimpf : Bravo je les félicite car ce n’est pas un sujet facile à aborder que ce soit au sein même du couple , en famille ou avec des amis. je trouve leur initiative vraiment bien.

Pour une fois je vais parler de mon expérience perso, avec mon épouse on est ensemble depuis 2001 , on a profité pendant  un long moment de notre vie à deux   avant de se décider à vouloir une  petite canaille pour bouleverser notre quotidien.

Et la ou pour certains hop en 2/3 mois la chose est faite  bien pour nous le chemin a été plus long, de la tu passes des tests de fertilité pour les deux  et tu t’aperçois finalement que beaucoup , mais beaucoup de couples de nos jours passent par la … Est ce qu’on en parle réellement et ouvertement  ? Non car cela reste dans le cadre de la sphère privée, mais tu t’aperçois que dans beaucoup de cas aujourd’hui que ce soit pour vous mesdames et pour nous messieurs et bien le bilan ne s’arrange pas. donc faire évoluer son mode de vie, son alimentation, plus bouger, voila faire changer certaines choses afin de simplifier la vie.  Ça peut bien se passer et ça peut aussi être une tension dans le couple avec la famille et autre ( voir dernier message sur la pression sociale , sur le choix d’avoir des enfants ou de ne pas en avoir c’est aussi dur de s’affirmer sur le fait d’en avoir ou de ne pas en vouloir ).

Cela peut des fois partir d’une simple remarque de proches ou personnes que l’on connait avec peu de subtilité genre  » ben alors c’est pour quand ? à votre age c’est le temps d’avoir des enfants…. » heu d’abord on fait ce qu’on veut mais aussi ce que l’on peut … Quand ceux qui veulent en avoir passent par le parcours du combattant entre différents tests , les prélèvements les injections et les recours  type stimulations, injections , FIV  , opérations et autre c’est loin d’être une partie de plaisir et cela n’enlève en rien leur détermination à vouloir  avoir des enfants ( et la j’entends aussi la remarque de bigot   , de grenouille de bénitier , qui te disaient :  » ah ben si  tu ne peux en avoir naturellement  c’est que Dieu en a décidé ainsi…. » ah oui en effet, je suis croyant moi aussi mais un peu plus ouvert d’esprit  ce à quoi je pouvais rétorquer  » Dieu a aussi laissé se propager un bon nombre de cons sur terre , pas ouvert d’esprit ni sur les autres, on doit faire avec aussi , on ne peut pas les supprimer  non plus car on vivrait mieux sans… »  bizarrement ça calme de suite …

bref tout ça pour vous dire qu’avec un certain parcours on avait un peu parfois perdu l’espoir d’en avoir et quand P Jr est arrivé en 2011 , ça s’est fait souvent parce que finalement on avait pris du recul qu’on se mettait moins la pression et cela a  finalement marché comme sur des roulettes.

Tout cela pour vous dire que oui j’admire ce couple de prendre cela avec du recul d’avoir pu ainsi se mettre en scène sur à la fois l’espoir et la déception et que malheureusement aujourd’hui ça devient des cas de plus en plus fréquents, mais surtout que la pression ou les questions parfois un peu déplacées ( du type à quand ton enfant , quand est ce que tu te maries, quand est ce que tu investis .. blah blah blah)  ça devient chiant  et vraiment cela fout une pression inutile , qu’on ne peut présager ni deviner ce par quoi chacun passe  aujourd’hui on s’assume on choisit en fonction de ce que la vie peut nous amener, peut nous aider à l’améliorer et chacun fait son chemin , il n’y a pas de ligne toute tracée pour tout le monde et de la même manière  .

bref je ferme  ici cette parenthèse personnelle . ah si dernier point on attend un 2ème heureux événements pour la fête nationale prochaine en France, nous sommes des parents comblés avec notre premier garçon nous pensons et espérons l’être tout autant avec ce petit cadet qui arrive, et bon courage aux couples qui passent par ce genre d’épreuve!

20160424 – 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

VIE DE COUPLE – Au tout début d’une relation, il est facile d’aimer l’autre. On est encore très curieux de l’autre et le couple se construit chaque jour.

Mais à un moment, c’est inévitable, des obstacles viennent tester notre amour.

Des thérapeutes de couples évoquent ci-dessous sept obstacles majeurs que chaque couple doit affronter, et nous donnent quelques conseils pour les surmonter.

1. Il ou elle ne pourra pas assumer tous les rôles

On attend beaucoup de lui ou d’elle: qu’il ou elle soit notre âme sœur, notre meilleur-e ami-e, notre partenaire sexuel-le, notre binôme parental, qu’il ou elle nous offre un œil critique, nous conseille sur nos finances et notre carrière. Mais la vérité, c’est qu’il est presque impossible pour un être humain de remplir toutes ces fonctions, selon Angela Skurtu, thérapeute basée à St. Louis.

“Différentes personnes peuvent répondre à ces besoins, y compris vous-même”, précise-t-elle. “Si vous êtes extraverti-e et marié-e à un-e introverti-e, par exemple, il y a des chances que vous ayez besoin de quelques amis en plus de votre compagnon ou de votre compagne. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas sortir ensemble mais qu’il vous faut trouver une autre façon de satisfaire votre besoin d’extraversion.”

2. Votre téléphone s’immiscera dans votre relation de couple

Au début d’une relation, votre téléphone est un intermédiaire bienvenu: vous vous écrivez des textos toute la nuit, et vous vous envoyez des emojis trop mignons avec des cœurs pendant la journée. Mais plus le temps passe, plus votre smartphone peut perturber la communication, explique Andrea Wachter, une psychothérapeute installée en Californie du Nord.

“Dans une culture où tout va très vite et où l’on est toujours connecté, il est très facile de perdre la connexion que l’on entretenait avec l’autre aux débuts de la relation”, ajoute-t-elle.

Pour montrer à votre compagnon ou votre compagne que les moments en tête-à-tête sont plus importants à vos yeux que le temps passé devant l’écran, faîtes-lui la surprise de ranger votre téléphone et proposez-lui une conversation déconnectée.

“Concentrez-vous vraiment sur ce qu’il ou elle a à dire”, conseille-t-elle. “Rappelez-vous que si ce qu’il ou elle dit est suffisamment important pour qu’il ou elle vous en parle, cela mérite votre attention la plus complète.”

3. Ça ne sera pas toujours génial au lit

Préparez-vous à des parties de jambes en l’air un peu ternes à un certain stade de votre relation: changements liés au désir, emplois du temps incompatibles ou calendrier trop chargé, il est normal que la vie sexuelle soit reléguée au second plan au bout d’un moment. Pour surmonter cette dépression dans la sphère intime, le Dr Wachter conseille aux couples de se concentrer sur le toucher, même si cela ne mène pas forcément à des ébats torrides.

Selon elle, “le manque d’intimité traduit souvent la présence de problèmes plus graves. Les couples doivent arrêter de considérer l’amour physique comme l’objectif ultime et approcher les choses de manière plus simple, en se prenant la main, en s’embrassant ou en se faisant des massages. Plus vous traitez l’autre comme un ami que vous prenez le temps de connaître sous tous ses aspects, plus il y a de chances de raviver la flamme entre vous.”

4. Vous ne réussirez pas à remplir tous vos #objectifscouples.

Vous vous êtes sûrement lancé-e dans cette relation avec plein d’idées préconçues sur l’amour: vous pensiez ne jamais passer trois nuits séparés l’un de l’autre, comme vos parents, ou vous espériez connaître sur le bout des doigts le langage amoureux de l’autre.

Même le fait d’avoir des objectifs dans sa relation est une bonne chose, il est aussi probable que certains d’entres eux ne puissent être remplis, selon Laurel Steinberg, sexologue, spécialiste des relations amoureuses et professeur adjointe en psychologie à l’université de Columbia.

Mais voyez le bon côté des choses: sur quelques points, il est probable que votre relation dépasse certaines de vos attentes. “Il faut juste que vos attentes restent du côté du désir et non du besoin”, conseille-t-elle.

5. Il ou elle ne se débarrassera pas de ses mauvaises habitudes.

Vous avez pété un plomb la première fois où elle a passé la nuit chez vous et laissé des cheveux dans la douche. Dans un monde idéal, vous lui feriez poliment la remarque une ou deux fois et elle rectifierait le tir sans tarder. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal. Aimer votre compagnon ou votre compagne, c’est aussi accepter ses mauvaises habitudes, selon Stephanie Buehler, psychologue et sexologue en Californie du Sud. Pour illustrer ses propos, elle utilise un exemple tiré de sa vie personnelle:

« Mon mari, à qui j’ai dit oui il y a trente ans, mange souvent une banane le matin et jette la peau dans l’évier. Il a beau m’avoir entrainée à mettre mes sachets de thé usés dans la poubelle et pas dans l’évier parce que ça le rendait fou, il fait la même chose avec sa peau de banane. C’est là qu’intervient l’amour, tout comme la compassion. Cela doit être difficile pour mon mari de se rappeler de mettre sa peau à la poubelle. J’ai de la compassion pour lui. Je l’aime. Je continue donc de le lui rappeler mais je m’occupe aussi de la peau de banane pour lui. C’est aussi ça, le mariage. »

6. Les problèmes d’argent s’immisceront entre vous

Les Beatles avaient tort quand ils chantaient “All you need is love”. On doit aussi être capable de naviguer sur les eaux tumultueuses des finances du couple, indiqueAmanda Deverich, spécialiste du mariage et de la famille, basée à Williamsburg, en Virginie.

“De ce que j’ai vu, les angoisses liées à l’argent sont l’une des causes principales de la dépression chez les hommes, et la dépression entraîne souvent un éloignement dans le couple tout en rendant les choses plus difficiles à résoudre. »

Pour contrer les facteurs de stress liés à l’argent, faites face aux problèmes ensemble et résolvez-les au fur et à mesure, suggère-t-elle. “Si vous ne le faites pas, l’un de vous deux deviendra responsable des finances, et le déséquilibre engendré par cet état de fait entraînera lui-même rancœur et distance.”

7. La monogamie sera parfois source de tensions

Rester fidèle est difficile. Vous vous sentirez inévitablement attiré-e par d’autres personnes, vous vous demanderez si vous avez bien fait de vous engager avec un seul homme ou une seule femme, et il est assez probable que l’un d’entre vous, voire les deux, soit tenté-e par une aventure romantique ou sexuelle. L’infidélité est moins rare que l’on ne croît, indique le Dr Buehler.

Cependant, il est important de se souvenir que la monogamie, même si elle est difficile, en vaut vraiment la peine. A condition que ce soit ce que vous voulez tous deux.

“Parlez-en franchement, parce que c’est un choix restrictif et probablement contre nature”, conclut le Dr Buehler. “Mais se rendre au travail en voiture tous les matins est aussi peu naturel, et pourtant nous le faisons quand même parce que, comme la monogamie, ça a ses avantages.”

Ce blog, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Laura Pertuy pour Fast for Word.

Source : 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

20160420 – News :  «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

Par Anastasia Vécrin 18 avril 2016  pour Libération

De l’Antiquité à nos jours, le philologue Jean-Claude Bologne raconte les différentes formes d’alliances existant en dehors du mariage. Couples libres et concubinages ont toujours existé, et progressent face à une institution matrimoniale en crise.

Il semble loin, le cliché éculé du patron qui se met en couple avec sa secrétaire. L’hypergamie féminine – propension des individus à former des couples au sein desquels la femme se trouve en infériorité par rapport à l’homme – recule, selon une étude de l’Ined, publiée la semaine dernière. La vie de couple demeure cependant le modèle dominant malgré une population mariée désormais minoritaire. D’où vient cette aspiration à former une paire ? Dans Histoire du couple(éditions Perrin), Jean-Claude Bologne, philologue et romancier, s’est intéressé aux couples formés hors mariage, de l’Antiquité à nos jours. Concubinages, unions libres et couples homosexuels ont toujours existé.

Vous avez choisi d’étudier l’histoire du couple en dehors du prisme du mariage, qu’est-ce qui définit selon vous un couple ?

Le couple est un objet difficile à cerner parce que ce sont les individus qui le forment qui le décrètent, il ne se définit pas de l’extérieur. Les données sont en plus très rares car c’est le mariage qui a laissé des traces historiques. A partir de quel moment un couple est un couple ? C’est extrêmement subjectif, depuis deux adolescents qui se donnent leur premier baiser jusqu’au couple marié, les critères sont complètement différents. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann proposait de considérer la lessive commune comme un signe de formation du couple parce que mélanger son linge est un signe fort d’intimité. Mais la vie commune ne fait pas forcément le couple : Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre en ont donné la preuve. Les couples non cohabitants concernent aujourd’hui 1 314 000 personnes en France. Ce sont des couples non mariés qui se voient deux ou trois fois par semaine ou plus ou moins, qui ont chacun leur appartement. Au XVIIIe siècle, dans la haute aristocratie, les hôtels avaient des appartements séparés, et parfois, l’un des deux vivait à la cour et l’autre à la campagne. Mais ils étaient mariés. Longtemps, on a cru que madame de La Fayette était veuve, avant de lui découvrir un mari vivant paisiblement dans son château d’Auvergne.

Avons-nous toujours vécu en couple ?

On observe quelques rares endroits où le couple n’est pas la règle, mais ils sont souvent mythiques ou projetés sur des peuples lointains et barbares. En Asie mineure, les Amazones auraient vécu entre elles et formé un couple temporaire pour avoir des enfants. Elles repartaient ensuite vivre entre elles. Mais ce type d’exemple est rare. L’examen des fonds de cabane a suggéré que la cellule familiale réduite était privilégiée dès la préhistoire. Et dès lors qu’il y a écriture, le couple existe presque partout. Le mariage constitue l’acte fondateur des sociétés occidentales quand le premier roi l’institue : Romulus à Rome, Cécrops à Athènes, Ménès en Egypte… Par le mariage, la transmission du patrimoine est rendue possible. Cette nécessité fait que le modèle matrimonial s’impose. Les autres types de couple se définissent donc au départ dans les marges du mariage : concubinages, unions entre esclaves, couples homosexuels… Pourtant, en observant la diversité des alliances possibles à travers les époques, on se rend compte que le couple dépasse largement le mariage, depuis toujours et dans toutes les cultures anciennes. Dans l’Athènes antique, il est parfois difficile de définir le statut d’un couple, et des procès sont intentés pour contester un héritage. Selon les sources, Aspasie, compagne de Périclès, a été considérée comme son épouse, sa concubine ou une courtisane !

Comment les couples non mariés sont-ils perçus selon les époques ?

Dans l’Antiquité, les choses sont très codifiées et la société les accepte dès lors qu’ils entrent dans les cases. A Rome, par exemple, une dizaine d’unions différentes sont possibles, le plus souvent selon les classes sociales : on ne peut pas proposer le même type d’union à une femme libre, à une esclave ou à une affranchie… Au Moyen-Age, en revanche, le mariage est la seule forme de couple reconnue par l’Eglise, ce qui rejette dans l’illégalité les autres couples. Pourtant, les dénonciations pour concubinage sont la preuve que la pratique existe. L’ensemble de la communauté est concernée puisque le péché de l’un est susceptible d’allumer la colère divine contre ceux qui l’ont toléré. La dénonciation est dès lors un devoir. Mais cela ne fait pas pour autant régresser le concubinage.

Selon les zones géographiques, les autorités ne traitent pas la chose de la même façon. Dans le nord de l’Europe, le concubinage est considéré comme un mariage après un certain nombre d’années ; dans le sud, l’autorité civile définit un véritable concubinage par contrat devant notaire, ce qui permet de régler les successions, la cohabitation, comme la barraganía en Espagne. Mais il est bien précisé que l’Eglise ne peut y voir un véritable mariage et qu’une sanction religieuse est possible. On trouve de tels contrats en Espagne, dans le sud de la France, en Italie… A Bonifacio, en 1287, l’un d’eux définit ainsi la cohabitation, l’entretien, les soins et l’amour pour six ans !

Aujourd’hui, notre vision du couple est encore très marquée par l’héritage chrétien…

En effet, le modèle de l’amour unique perdure et reste majoritaire, même s’il ne s’agit plus de couples éternels. La fidélité reste un idéal fort. Dans l’Antiquité, au contraire, les liaisons hors mariage étaient admises pour les hommes, c’est la morale chrétienne qui a étendu la condamnation aux hommes. La réprobation morale est toujours attachée aujourd’hui aux deux sexes. Et surtout, la volonté de régler la vie de couple nous vient du christianisme, qui interdisait le divorce et qui a dû se pencher sur les difficultés de la vie commune lorsque le couple ne s’entendait plus. Jamais il ne fut écrit autant de pages sur la vie de couple et, paradoxalement, par des célibataires. La conséquence la plus durable fut d’inscrire dans les mentalités que le couple ne pouvait se vivre qu’au sein du mariage. Le modèle occidental, hétérosexuel et conjugal en est hérité.

Vous soulignez que l’amour concernait plus le couple que le mariage…

Pendant très longtemps, l’amour était considéré comme le trublion du mariage, car il était conclu par les parents. L’autorité passait du père au mari et si la fille tombait amoureuse, cela pouvait détruire les projets d’alliance, politiques ou économiques. L’amour concernait plutôt les autres formes de couples : le concubinage, l’amour libre, des unions légales facilement dissoutes lorsqu’une vraie union se présentait. Charlemagne, par exemple, a vécu en couple avec neuf femmes successives. La première lui avait été donnée par son père, il s’agissait de donner à l’adolescent une épouse de rang inférieur pour apaiser ses sens avant qu’il prenne une femme de sa condition. Lorsqu’il est en âge de se marier, une princesse lombarde qui se révèle stérile lui est alors donnée. L’union est rompue, une autre épouse entre alors en scène qui lui donnera quatre enfants. Une fois la descendance assurée, Charlemagne prend des concubines pour ne pas multiplier les héritages et diviser l’empire outre mesure.

Selon vous, la sexualité a toujours été un moyen dans le couple, que voulez-vous dire ?

La sexualité n’a jamais été définie comme le but premier du mariage. Mais elle a toujours été nécessaire pour l’accomplissement des buts qu’on lui fixait. S’il s’agit de transmettre son patrimoine, il faut des héritiers. A l’époque chrétienne, le mariage comme sacrement devient le symbole de l’union entre Dieu et son Eglise, la sexualité est alors la manière de montrer que l’homme et la femme ne font qu’une seule chair et que l’union est indissoluble. Aujourd’hui, le mariage couronne l’amour, et la sexualité est perçue comme un moyen de le témoigner.

Comment expliquez-vous la persistance de l’aspiration à former un couple malgré l’évolution des mentalités ?

L’apprentissage de la vie sociale passe par le couple. C’est pourquoi le couple résiste malgré une culture qui privilégie l’individu et le développement personnel. Pour le sociologue François de Singly, le regard de l’autre, régulier, stable et exclusif, est aussi une façon de construire sa propre identité. Narcisse a besoin d’un miroir. Le couple engendre une image irremplaçable, confortée par la confiance et la connaissance réciproques. Des liaisons passagères, un changement de conjoint peuvent permettre le cas échéant de valider un changement ou de faire le point sur son identité, mais on a aussi besoin d’une référence constante.

Anastasia Vécrin

Source : (6) «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

 

Avis Pimpf :  Article intéressant sur l’évolution de la notion de couple mais à ma vision de la chose sans vouloir asséner à chaque fois une vérité, un dogme ou même une seule et unique vérité à suivre, après tout un couple c’est une relation entre deux personnes qui si elles sont suffisamment franche , et respectueuse entre elles peuvent le vivre comme elle le souhaitent du moment que les deux parties sont d’accord , les autres n’ont rien à voir avec cela. C’est du moins ma vision des choses ( la société et nos modes de vies par contre sont loin de nous pousser à cela je l’admets)

20160405 -Sexo: la simulation dans le couple

Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.

Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.

Si on analyse les chiffres, 50 à 70 % des femmes avouent avoir recours à la simulation pendant leurs rapports sexuels. Pas systématiquement mais régulièrement.

Fait moins connu, les hommes aussi simulent. Ça étonne car historiquement, même les sexologues n’étaient pas au courant, néanmoins des études le démontrent. C’est évidemment plus difficile à concevoir. En effet pour l’homme on se focalise généralement sur l’éjaculation, parce qu’à priori il est difficile defeindre une éjaculation. Cependant peu de femme ont réellement conscience de l’éjaculation et ne la ressentent pas vraiment. D’autre part, l’homme peut tout à fait simuler tout le reste, il peut bouger plus énergiquement, ou gémir, ce qui donne l’impression qu’il a terminé et effectivement jouit.

Pourquoi les hommes et le femmes simulent?

Il existe un scenario commun chez toutes les personnes qui simulent. Ce scenario est qu’ils pensent que la jouissance doit se produire de manière simultanée ou encore que la femme doit avoir son orgasme juste avant la jouissance de l’homme.

Les personnes qui sont trop attachées à ce scenario peuvent passer à côté de leur plaisir. Soit parce qu’ils se disent « je vais l’attendre », soit parce qu’ils ont l’impression que le partenaire est sur le point de jouir et qu’ils s’imaginent devoir faire comme si, juste avant ou au même moment. Dans le premier cas ils auront trop attendu, et dans l’autre pas assez, mais le résultat est le même, pas de jouissance pour eux.

Une autre raison qui pousse les gens à simuler c’est lorsque, pour x raisons, ils n’ont pas trop la tête à ça, ils vont alors simuler pour accélérer les choses et en terminer au plus vite.

Une troisième raison qui est plus négative est que certaines personnes ne veulent pas dire à leur conjointqu’ils n’éprouvent pas ou peu de plaisir, souvent parce qu’ils ne veulent pas blesser le partenaire en faisant la lumière sur ses piètres performances au lit.

Tout cela n’est pas vraiment jojo, la simulation à l’air de rimer avec une mauvaise communication dans le couple. Dans tous les cas c’est mieux de dire honnêtement si on ne ressent pas bien les choses, mais il y a néanmoins aussi du positif dans la simulation.

C’est bien plus excitant pour le partenaire si on en rajoute un peu plutôt que de faire l’étoile ou la planche (c’est selon). Et même pour soi, le fait de se mettre dans le mood et de jouer le jeu, voir même d’amplifier certaines sensations peut augmenter le plaisir et permettre d’accéder plus facilement au 7ème ciel. Il faut considérer la simulation comme un aphrodisiaque pour décupler les sensations.

Conclusion: un peu de simulation c’est bon. Il faut par contre éviter qu’elle ne soit le reflet d’unemauvaise communication érotique dans le couple.

Source : Sexo: la simulation dans le couple

20160402 – News : Etre en couple, un boulot à temps plein? – DH.be

Être en couple demande des concessions, et parfois même des sacrifices. À tel point que certains vont jusqu’à dire que le mariage réclame un travail quotidien.

Entretenir la flamme, travailler son couple, réinventer son intimité… Quelle que soit la formule, elle n’est pas magique : faire durer son couple ne coule pas toujours de source. Chez les scientifiques, le sujet a déjà fait couler beaucoup d’encres, dont récemment celle d’un chercheur américain de l’université du Maryland spécialisé dans l’étude des couples sur le long terme. Après avoir rappelé qu’être en relation n’est pas une compétence innée – cela s’apprend, comme les mathématiques, certains ont la bosse, d’autres non – il insiste sur le fait qu’une relation de couple, c’est un peu comme une carrière. Il faut beaucoup de travail, de temps et d’engagement pour la réussir, mais si elle nous épanouit et nous donne assez de satisfaction, nous n’avons pas vraiment l’impression d’y travailler… Ou en tout cas, ce travail-là est agréable.

Il donne l’exemple d’un pâtissier qui aime faire des gâteaux et des cookies : il lui faut passer par tout le processus de production, de marketing et de vente – ce qui est un sacré boulot qui prend du temps. C’est contraignant. Il doit être productif, et convaincre sans cesse les autres que son travail a de la valeur. Mais s’il a de la passion pour ce qu’il fait, ce processus a du sens pour lui.

C’est ce que les psychologues appellent l’immersion complète : quand la passion et l’épanouissement que nous procure notre travail nous permet d’abattre des montagnes de boulot, et de nous concentrer sans effort pendant des heures sur notre tâche. Travailler n’est plus travailler, même si cela reste du boulot.

À cet égard, il estime que les relations de couple qui durent ressemblent fort à une carrière : elles réclament notamment des concessions, une certaine constance, un engagement certain, et du soin. Qui ne sont pas vécus comme problématiques si l’épanouissement suit.

Force est de constater que les dernières données en terme de sexualité des couples établis vont dans le même sens : le désir aussi, ça se travaille. Pas étonnant quand on sait que, selon une étude récente menée aux États-Unis, 80 % des couples connaissent des périodes où leur désir n’est pas sur la même longueur d’onde. Ces fluctuations de libido et pertes de complicité sont on ne peut plus normales quand un couple dure : son degré d’intimité est fortement influencé par les événements de vie. Prendre soin de son couple passe donc aussi par travailler son intimité, afin qu’elle reste épanouissante pour l’un et pour l’autre.

Les clefs d’Alexandra

Vous vous souvenez très certainement des premiers mois de votre relation : vous ne pouviez pas vous passer l’un de l’autre, et vous ne vous lassiez pas de vous étreindre passionnément. C’est ce qu’on appelle l’effet “lune de miel”. Pour de nombreux couples, cet effet s’estompe après quelques mois. Et c’est là que le vrai engagement commence : il s’agit d’entretenir le désir. Voici quelques conseils pour y parvenir tout en s’amusant.

– Déjouez la routine. Au fil des ans, un couple construit sa zone de confort : dans le lit, en missionnaire, le samedi,… Autant d’habitudes qui rendent la chose moins savoureuse. Faites différemment, cela ne fera que donner du piment à vos ébats.

– Ne vous reposez pas sur vos lauriers. Vous pensez connaître les goûts et les fantasmes de votre partenaire ? Détrompez-vous : notre imaginaire sexuel évolue au fil du temps. Explorez régulièrement de nouveaux horizons sous la couette, vous n’en serez que plus complices.

Faites un effort. Fatigue, stress, lassitude… Parfois, notre état d’esprit nous empêche de profiter des bonnes choses. C’est dans ces moments-là qu’entretenir l’intimité de son couple peut paraître plus difficile. Souvenez-vous : en termes de sexualité aussi, l’appétit vient en mangeant. Même si se mettre à table peut parfois sembler éreintant…

Source : Etre en couple, un boulot à temps plein? – DH.be

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