20170212 – News / Vie de couple et enfants : comment concilier les deux ?

Avoir un enfant est un véritable bouleversement pour un couple. Fonder une famille et avoir une vie de couple épanouie sont-elles deux choses conciliables ?

Et aussi merveilleuse soit-elle, la naissance d’un premier enfant puis parfois d’un deuxième peut fragiliser la vie d’un couple : manque de sommeil, réorganisation de son emploi du temps, baisse de la libido, routine qui s’installe… Alors, fonder une famille et avoir une vie de couple épanouie, est-ce possible ? La réponse est oui, sans aucun doute, mais à condition de respecter quelques règles…

Préserver sa vie de couple quand on a des enfants

Passer du couple à la vie avec des enfants peut parfois demander un peu de temps pour retrouver un nouvel équilibre.

rouver un nouvel équilibre et accepter ce changement

Des ajustements sont souvent nécessaires. Il arrive parfois qu’un enfant comble tellement ses parents, que ces derniers perdent l’habitude d’être simplement heureux à deux. Pour que cet enfant ne sépare pas votre couple, il va être essentiel que le lien qui vous unit se transforme.

Selon Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, la naissance d’un enfant oblige le couple à se différencier, à ne plus former une seule entité. La première des choses à faire est donc d’accepter l’idée que votre vie va changer radicalement, que la relation fusionnelle sur laquelle votre couple s’est fondée va devoir se transformer.

La structure, le modèle et le contenu de votre relation doivent évoluer afin que l’enfant s’insère le mieux possible dans votre relation de couple. Bien souvent, une naissance renforce l’attachement entre un homme et une femme car il est l’expression de l’amour et marque une étape importante dans leur vie de couple.

Il vous suffit alors de réinventer votre relation, de laisser le temps à chacun de prendre ses nouvelles marques, sans vous soucier du « normal/pas normal » . À propos du couple, Serge Hefez ajoute : « C’est un lien en perpétuel mouvement, menacé de l’intérieur par l’individualité de chaque membre du couple et de l’extérieur par des modèles qui ont tendance à accorder une telle importance à la relation de couple qu’elle est toujours menacée d’imperfection. »

Communiquer

Entre le boulot, les courses, les enfants, la routine qui s’est installée, il n’est pas toujours facile de prendre du temps pour communiquer vraiment. Pourtant, cette communication est essentielle. Tout d’abord pour dénouer certaines tensions et désamorcer les conflits.

Plutôt que de garder les choses chacun de son côté, mieux vaut discuter, cela évitera les mauvaises interprétations et permet aussi d’entendre et d’essayer de comprendre les attentes de votre partenaire. Yvon Dallaire, psychologue et auteur de Qui sont ces couples heureux ? recommande au moins 5h de tête-à-tête par semaine pour le couple afin de se retrouver, d’échanger sur le quotidien et le ressenti de chaque partenaire. Il ajoute que « les marques d’affections sont indispensables » pour qu’un couple soit véritablement heureux.

Alors, montrez-vous attentionné et attentif à votre partenaire. Et puis souvenez-vous, au début de votre relation, vous pouviez passer des heures à discuter et à refaire le monde. Cette complicité n’est pas très loin, il vous suffit de quelques efforts pour la retrouver et pour faire en sorte qu’elle ne s’étiole jamais.

Préservez votre intimité

L’amour, la tendresse passent aussi par la sexualité. Il est normal, après avoir eu un enfant que la sexualité passe au second plan pendant un temps. Cependant, au bout de quelques semaines, il est important de prendre le temps de se retrouver pour se séduire à nouveau et ranimer le désir.

Une fois cet équilibre rétabli, il reste fragile. En effet, la routine et la fatigue empêchent souvent le couple de se retrouver sous la couette. Ils sont préoccupés par les enfants et fatigués par leur travail. Le bon moment pour faire l’amour n’est jamais simple à trouver souligne Serge Hefez : « Le soir, ils sont épuisés et n’ont envie que de dormir ; le matin, ils sont pressés ».

Pour y remédier, le psychologue suggère au couple d’oser exprimer leurs désirs respectifs, pourquoi pas notamment à travers des rituels ludiques qu’il convient à chacun d’inventer. Il évoque dans son ouvrage, l’exemple des rubans qui peut permettre de désamorcer des situations : s’il a envie de faire l’amour, l’un des deux partenaires pose un ruban sur la table de nuit. Si l’autre partenaire a envie aussi, il pose son ruban à côté. Si ce n’est pas le cas, il ne fait rien. Cela permet à chacun de dépasser ses inhibitions, de se sentir plus à l’aise face à la question du premier pas, de dédramatiser l’absence d’envie du conjoint ce soir là, voire même d’en rire.

Charge à votre couple de préserver cette intimité si précieuse, de lui consacrer le temps qu’il faut pour vous sentir épanouis dans votre sexualité. Certains soirs, lorsque les enfants sont couchés, coupez les écrans, retrouvez-vous en couple et continuez à vous séduire ! Si vous n’y parvenez pas, n’hésitez pas à consulter un thérapeute, il saura vous aider à comprendre vos difficultés.

Prenez du temps pour votre couple

Dans La danse du couple, Serge Hefez évoque « la musique du couple » et nous dit : « Pour construire sa relation et la faire tenir, le couple a besoin d’éléments extérieurs. Pour danser, il faut de la musique. Dans le couple, ce sont souvent les enfants qui permettent d’accorder les violons, mais d’autres peuvent aussi donner le tempo et le faire vibrer. Le rôle de la musique peut ainsi être tenu par des projets communs… ».

Il est donc essentiel d’oser accorder du temps à votre couple, de faire des projets ensemble, de continuer à rêver en quelques sortes : réalisation d’un rêve commun, organisation d’un voyage en amoureux… Ces projets vont enrichir votre couple et lui donner l’élan dont il a besoin pour continuer à fonctionner malgré la routine familiale. « Plus ces projets sont nombreux et diversifiés, mieux ils sont dosés, et moins le couple risque de perdre de vue qu’il est un couple conjugal avant tout. À trop se polariser sur un projet ou un investissement commun, les partenaires courent en effet le risque de mettre en péril leur évolution conjugale et leur relation amoureuse. »

Alors, multipliez les projets, sortez ensemble, surprenez-vous et profitez de chaque instant à deux. Vous n’êtes pas qu’un couple parental, vous êtes avant tout un couple à part entière.

Source : Vie de couple et enfants : comment concilier les deux ?

20160926 – News / Parents, faire l’amour en paix | Psychologies.com

Petits, nos enfants nous réclament tout le temps; ados, ils sont envahissants… Comment maintenir une vie sexuelle épanouie lorsque l’enfant paraît ?

Qu’il était attendu ce nouveau-né… et voilà que, dès sa naissance, il impose à ses parents un rythme anarchique. C’est à ce moment de l’histoire que tout commence. Et que le déséquilibre s’installe. Le duo se transforme en famille, et certains parents en « bébédolâtres », selon les mots du pédopsychiatre Daniel Marcelli. Le règne de bébé est instauré, celui d’un nourrisson roi qui devient même, dans des cas extrêmes – par exemple lorsqu’il est installé dans le lit conjugal –, le censeur des rapports sexuels de ses parents. Les rôles se renversent : il prend toute la place et le couple, lui, ne parvient plus à garder la sienne.

Enfants : poser les interdits

L’enfant grandit, il se déplace seul. Parfois jusqu’au lit parental… « Une nuit, tard, alors que Jean et moi faisions l’amour, nous nous sommes rendu compte avec horreur que notre fils de 7 ans se tenait à côté de notre lit et nous regardait. Depuis combien de temps ? » se souvient Nathalie, encore sous le choc d’avoir été surprise en plein rapport sexuel. Des « scènes primitives » comme celle-là, Freud en avait abondamment commenté et disséqué. Aujourd’hui encore, des parents, soucieux de préserver leur enfant de tout traumatisme de cet ordre, peuvent en arriver à une véritable inhibition sexuelle. « Je ne peux pas me laisser aller quand tout le monde est à la maison, je suis aux aguets », confie Jean-Daniel, père de trois enfants de 12 ans, 10 ans et 6 ans.

Une situation dont Daniel Marcelli souligne le paradoxe : « Ne plus parvenir à faire l’amour sous prétexte que les petits chéris sont dans la chambre à côté revient, pour les adultes, à se mettre dans une position infantile vis-à-vis de leur progéniture, à renverser la loi. Les parents deviennent les enfants de leurs enfants, créant ainsi un lien névrotique. » Comment (re)définir les territoires ? « Il y a un âge, dès la mise en place de la marche et de la parole, où les enfants ne doivent plus entrer dans la chambre conjugale sans autorisation, répond le pédopsychiatre. Pas plus d’ailleurs que les parents ne doivent entrer sans frapper dans celle des enfants. » Faute de quoi, l’enfant est confirmé dans sa place de chef de famille, dirigeant et ordonnant l’existence de tous. « Quand on a pris le pouvoir, on ne le rend pas, c’est une règle humaine », poursuit Daniel Marcelli, qui rappelle à cette occasion que « les comportements à l’adolescence prennent leurs racines dans l’enfance ».

Afin que chacun reste à sa place, pas d’autre solution que l’affrontement. Le couple père-mère doit savoir s’affirmer, insiste le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, « dire non à l’enfant, ne pas satisfaire tous ses désirs; ainsi le couple homme-femme retrouvera un espace à lui dans lequel il pourra laisser s’exprimer son propre désir ».

Ados : imposer le respect

Ils sont devenus ados, les choses se compliquent encore. Au risque de les choquer ou d’exciter leur curiosité s’ajoute celui de subir leurs commentaires sarcastiques. Ainsi, Marie, 43 ans, dont le fils de 16 ans, un matin au petit déjeuner, a commenté, méprisant : « Ça fait encore l’amour, les vieux ? » Situation douloureuse qu’a parfaitement comprise l’écrivaine Anne de Rancourt, auteur, notamment, de Comment élever un ado d’appartement ? (J’ai Lu) : « Les jeunes peuvent débarquer sans crier gare, ils squattent le salon, la cuisine, à deux, à plusieurs, se couchent à 2 heures du matin. Impossible d’envisager un moment érotique. On en arrive parfois à vivre des épisodes sexuels en dehors de la maison : c’est plus confortable. » Des adultes obligés de fuir leur domicile pour faire l’amour, laissant la place à des adolescents qui, eux, étalent leurs amours sans vergogne : le comble du paradoxe est atteint !

Réaction de Jean-Claude Liaudet : « Finalement, les parents demandent l’autorisation à leurs ados de vivre leur vie sexuelle. Or, ce qu’ils doivent apporter à l’enfant, c’est de la trahison, lui faire savoir qu’il existe des moments d’intimité et d’amour dans lesquels il n’a aucune part ! Ils lui offrent ainsi la possibilité, plus tard, de créer son propre espace. » Cela posé, aux parents de faire en sorte que leur vie sexuelle ne provoque ni n’agresse leur ado. Le respect marche dans les deux sens. Daniel Marcelli : « Si les adultes exhibent bruyamment leurs ébats, c’est une intrusion dans l’intimité de l’enfant, à eux de faire le nécessaire pour le protéger de ces manifestations. Mais ils ne doivent pas non plus déserter la place. Leur rôle est d’énoncer la limite en termes de loi symbolique : “Tu n’as pas de commentaire à faire, je t’interdis de te mêler de notre vie.” »

Conclusion du pédopsychiatre : « Quand les interdits sont clairement définis, cela se passe bien, les conflits ne s’éternisent pas. La difficulté est d’arriver à poser des limites alors que la tendance est à la permissivité. » Si les parents n’y arrivent pas ? Un bon verrou sur la porte de la chambre à coucher peut être très utile. Les enfants, ainsi confrontés à l’existence concrète de l’amour parental, découvrent et comprennent que leur vie est différente de celles de papa-maman, et qu’ils doivent la respecter. Cette découverte leur permettra d’élaborer, plus tard, leur propre sexualité.

Il vous a surpris : comment réagir ?

Pour le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, quelles que soient les circonstances, un enfant qui surprend ses parents en train de faire l’amour vit avec un traumatisme qu’il convient de désamorcer. « L’enfant a vu une scène interdite. Malgré lui, il a transgressé un tabou : la sexualité des parents. Par ailleurs, cette vision troublante satisfait chez lui une curiosité fondamentale de la sexualité et des origines. Il sait désormais comment il a été conçu. Si la vision en reste là, il peut en garder une image “animalière” de la sexualité, c’est-à-dire dépourvue de sens, d’affectivité, comme dans la pornographie. C’est cela qu’il faut réparer », explique Jean-Claude Liaudet.

« Pour réparer, il faut parler. La parole est vitale, pour redonner sa dimension d’amour à la sexualité, pour que l’enfant ne s’imagine pas issu d’un rapport brutal », poursuit le psychanalyste. En invitant à la parole, en aidant l’enfant à dire ce qu’il a vu, en expliquant, le sens reprend sa place : « Nous avons fait l’amour parce que nous nous aimons. L’amour des parents est différent de celui des enfants. C’est un amour d’amoureux. C’est parce que nous nous aimons que nous avons voulu ta naissance. » L’intervention d’un adulte de la famille (une grand-mère, un oncle…) suffisamment compréhensif et ouvert peut faciliter cette prise de parole. « Une personne différente des parents permet à l’enfant, qui se sent coupable, de s’exprimer sans craindre de les affronter », commente Jean-Claude Liaudet. Et peu importe combien de temps sépare la scène de son récit : le plus vite est le mieux, mais le plus important reste d’en parler…

Idés clés

– Imaginer que l’enfant puisse surprendre ses parents est l’un des plus gros freins à la sexualité.
– Le couple a besoin d’un territoire intime pour exister.
– On ne laisse pas les enfants occuper la chambre conjugale.
– Des limites posées dès le plus jeune âge habituent l’enfant, et plus tard, l’adolescent, au respect mutuel.

Source : Parents, faire l’amour en paix | Psychologies.com

20160620 – News  / Social / Famille : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

Atlantico : Aujourd’hui est le jour de la fête des pères. Quelle photographie peut-on faire de leur rôle dans la famille actuelle ?

Dr Stéphane Clerget : Les pères occupent bien entendu une place fondamentale dans l’éducation de leurs enfants et notamment dans leur construction identitaire en tant que modèle masculin auprès de leur fils comme de leur fille. Leur rôle apparaît moins figé qu’autrefois et ils sont présents dès l’accouchement (et ne sont plus maintenus à l’écart dans les couloirs de la maternité) pour ensuite participer aux soins dit (encore) de maternage du nouveau né. Mais aujourd’hui encore ils se sentent trop souvent les assistants de leur compagne qu’il cherche à « aider » plus que de véritables associés.

Beaucoup refusent désormais de n’être qu’un symbole d’autorité et ont à cœur d’être présents aux différentes étapes du développement du bambin. C’est dans l’éducation des filles que leur implication a le plus progressé tandis qu’autrefois elle n’était l’affaire que des femmes de la famille. Les filles grâce à cela gagnent en assurance. Encore faut il qu’ils soient présents. Avoir un enfant avec un homme, donner un père à son enfant, devient une liberté de femme : elle seule peut en décider. Et s’il peut reconnaître son enfant, en cas de séparation, il est trop souvent condamné à ne pouvoir l’élever dans son studio que deux weekend par mois.

Comment ce rôle a-t-il pu évoluer depuis 1968, date à partir de laquelle la société a commencé à vouloir le redéfinir ?

Le rôle paternel a peu changé au cours des siècles jusqu’à l’époque contemporaine. Il détenait seul l’autorité sur sa femme et ses enfants. Et en son absence, le patriarcat sociétal prenait le relais. Et l’image du père, son autorité, étaient alors dévolus à des figures tutélaires masculines. Cependant l’éducation des filles et des jeunes garçons n’était globalement que l’affaire des mères. Le père dominait la maison mais l’éducation au quotidien, le ministère de l’intérieur, était un champ de compétence maternel. L’égalité des droits entre hommes et femmes, acquise progressivement depuis le milieu du XXe siècle et l’autorité parentale désormais commune dans les années 70 en France a redistribué les rôles. Mais alors que les femmes ont su prendre toute leur place dans la société et notamment les postes de pouvoir, les hommes ont tardé en tant que père à faire de même dans les territoires dont ils étaient jusqu’alors exclus. Qu’il s’agisse des champs professionnels comme celui de la petite enfance mais surtout du champ domestique, ils ne s’y sentent pas toujours, loin s’en faut, aussi légitimes que les femmes.

Entre injonctions d’indifférenciation vis-à-vis du rôle de la mère, les sociologues préférant parler de « parentalité » pour gommer les différences entre les deux, et celui d’accomplir leur rôle spécifique, comment s’y retrouvent-ils actuellement ?

Difficilement. Ils manquent de modèles. Celui de leur père a pu être insatisfaisant en raison de son absence au quotidien ou apparaître inadapté s’ils ont été éduqués « à l’ancienne ». Leur mère est alors le modèle dominant pour s’occuper des jeunes enfants mais ils ne s’y retrouvent pas toujours pour des raisons identitaires et éducatives. Les nouveaux pères qui font ce choix en font parfois des tonnes avec un perfectionnisme ou un jusqu’au boutisme qui rappellent celui des premières femmes qui accédaient à des postes de responsabilités et se devaient de faire mieux que les hommes. Pour les autres, il s’agit d’inventer une nouvelle identité paternelle qui reste encore à définir sur un plan sociologique. On est à l’heure de l’expérimentation et les jeunes pères ne se sont jamais autant qu’aujourd’hui passionnés pour les sciences de l’éducation et la psychologie de l’enfant. Sur un plan psychologique justement, les garçons de ces nouveaux pères seront plus à l’aise pour investir au quotidien l’éducation de leurs propres enfants car alors cette fonction sera en concordance avec leur modélisation identitaire (autrement dit conforme a leur sexe). L’avenir est certainement des façons d’être père diverses sans pour autant une indifférenciation avec les façons d’être des mères aux yeux de l’enfant. En effet dès l’âge de quelques mois ce dernier perçoit une différence des sexes et l’interprète à sa manière.

 

Source : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

 

Avis Pimpf : Oui je sais qu’il y a encore une partie qui restent sur l’ancien modèle  d’éducation et relation parentale, mais le rôle du père pour ceux qui s’investissent avec leur enfant a beaucoup changé,  mais n’est pas toujours bien vu de nos jours  bizarre non ?

20160525 – News : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

Sources d’information, de partage et de réconfort, les réseaux sociaux font partie de la vie des parents d’aujourd’hui, souvent pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Quand Geneviève Jetté a lancé son blogue et sa page Facebook Tatouée maman, elle visait à réunir une centaine de mamans tout au plus.

Mais 24 heures après avoir mis son groupe en ligne, la maman de deux jeunes enfants comptait déjà 1 500 abonnés. Aujourd’hui, la blogueuse au bagage d’éducatrice à l’enfance est suivie par plus de 26 000 personnes.

«Au départ, j’ai créé un blogue parce que j’avais besoin d’écrire ce que je vivais en tant que mère», explique-t-elle. Visiblement, celle qui travaille maintenant plus qu’à temps plein sur son blogue et sur les réseaux sociaux associés répond à un besoin réel des mamans qui la suivent. «Dans ma communauté, les mamans cherchent à se comprendre et à se faire rassurer», dit-elle, ajoutant que les mamans échangent énormément entre elles sur ses pages, partageant anecdotes et encouragements.

«Une fille qui a un bébé qui ne dort pas, un chum fatigué et un autre enfant en terrible two a le goût de se faire dire: « Moi aussi j’ai vécu ça, tu vas t’en sortir », et elle a aussi besoin qu’on mette un peu de poudre de fée dans sa vie», fait valoir la blogueuse, qui partage sur Tatouée maman de petits trucs, des coups de cœur, des recettes, des découvertes, des anecdotes et des idées pour rendre le quotidien familial plus doux.

Source d’information à double tranchant
Nancy Doyon, coach familiale, éducatrice spécialisée, chroniqueuse et auteure à succès, tient aussi un blogue et une page Facebook suivis par plus de 25 000 personnes, SOS Nancy.  Selon elle, les gens qui fréquentent ses pages sont moins à la recherche de soutien que d’information.

«Étant donné nos horaires chargés, le web devient un bel outil pour aller chercher de l’information», croit celle qui tourne actuellement de nouvelles capsules de formation pour le web.

Nancy Doyon met toutefois en garde contre les blogueurs qui s’improvisent spécialistes. «Un blogue tenu par un parent qui parle de sentiments liés à la parentalité en général sans s’improviser expert des TDAH, par exemple, c’est très bien, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui respecte les limites de sa propre expertise.» La coach recommande aux parents de prendre le temps de vérifier les qualifications de l’auteur d’un texte ou d’une vidéo.

Certains réseaux sociaux entretiennent par ailleurs beaucoup de négativisme. «J’ai vu une page Facebook qui s’appelait Enfant TDAH, parents découragés, raconte Nancy Doyon. Il y a rarement du positif là-dedans. Certains parents semblent se trouver une identité à travers les problèmes de leurs enfants. Ces forums, blogues et pages deviennent de longues litanies de plaintes.»

Le fast-food de l’intervention
Toutes ces sources d’information 2.0 influencent-elles la façon dont on est parent aujourd’hui? Tout à fait, croit la coach. «Un des pièges dans lequel les parents ont tendance à tomber est la recherche de petites recettes d’interventions toutes faites sur le web, souligne Nancy Doyon. On est dans le fast-food en termes d’interventions. On désapprend à réfléchir et à observer nos enfants, on pose des diagnostics rapides. À un comportement, on cherche une solution.»

L’éducatrice spécialisée rappelle que chaque enfant est unique. Avant même d’aller chercher des outils sur le web, la meilleure approche est toujours de prendre du recul par rapport à son enfant, son âge, ce qu’il vit, sa personnalité et la relation entre le parent et lui.

Et les parents d’ados?
Si les parents de jeunes enfants sont très actifs sur la toile, les parents d’adolescents semblent être plus effacés. Selon la coach familiale Nancy Doyon, les parents d’ados sont aussi beaucoup moins nombreux à assister à des conférences. Deux explications possibles, selon elle : soit les parents ont acquis une sorte de sentiment de compétence, soit ils ont démissionné.

Voici quelques données provenant des États-Unis.

  • 14 %. des mères américaines bloguent.
  • 3,4. Nombre moyen de réseaux sociaux auxquels les mères américaines sont abonnées.
  • 17,4 heures. Nombre d’heures que les mères passent sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

Source : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

20160523 – News : Les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents

Les bébés pleurent très souvent. C’est un fait et un moyen pour eux d’exprimer leurs besoins et ce qu’ils ressentent. Face à leurs larmes, la très grande majorité des parents ont tendance à accourir pour vérifier si tout va bien et, le cas échéant, les aider. D’ailleurs , la plupart des parents ont du mal à ignorer les pleurs de leurs enfants. Pourquoi ?

C’est la question que se sont posés des chercheurs de l’université de Toronto. Ces derniers ont décidé de travailler sur l’impact que pouvaient avoir les pleurs d’un enfant sur ses parents.
Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont réuni un panel de volontaires. Ces derniers se sont prêtés à plusieurs tests dont l’un consistait à identifier des couleurs… après avoir entendu un bébé pleurer ou rire.

Les participants ayant entendu un bébé rire n’ont eu aucune difficulté à compléter le test.
En revanche, ceux ayant eu droit aux pleurs d’un bébé ont rencontré davantage de difficultés, semblaient avoir beaucoup de mal à se concentrer sur l’exercice et souffraient de conflits cognitifs, c’est-à-dire qu’il existait une sorte de contradiction entre leurs idées et ce qu’ils faisaient.
En clair, ils ne parvenaient pas à se concentrer à 100% sur la tâche qui leur avait été confiée.

Les pleurs d’un bébé modifient le fonctionnement du cerveau

Si l’on en croit les résultats obtenus par les chercheurs de l’université de Toronto et publiés dans la revue médicale Public Library of Sciences One, le cerveau des parents aurait été modifié.

Si les pleurs d’un enfant activent des conflits cognitifs dans le cerveau, ils peuvent également apprendre aux parents à concentrer leur attention de façon plus efficiente et plus sélective.
D’un côté, les pleurs de l’enfant déconcentreraient les parents, et ce, même durant les minutes suivant la fin des larmes.
D’un autre côté, ils participeraient à une modification du cerveau de ces derniers, leur permettant ainsi d’être plus flexibles.

D’après les chercheurs, les parents seraient dotés de flexibilité cognitive leur permettant de passer du mode “réponse aux pleurs de mon enfant” au mode “vie quotidienne” de façon rapide.

Cette flexibilité cognitive serait plus présente chez les parents pour la simple et bonne raison que ces derniers sont confrontés quotidiennement à ce type de stimuli, contrairement aux nullipares qui ne s’y frottent que rarement. Néanmoins, selon les chercheurs, tous les êtres humains auraient, en eux, cette capacité cérébrale.
Il suffirait simplement de la travailler pour la “réveiller”.

Ravis des résultats obtenus, les chercheurs de l’université de Toronto pensent avoir trouvé en leur étude, une hypothèse permettant d’expliquer pourquoi un parent ne peut ignorer les pleurs de son bébé. Cette réaction quasi-immédiate serait plus forte qu’eux et serait désormais un réflexe. Les parents agiraient naturellement, sauraient évaluer, simplement en écoutant les pleurs, les besoins de leur enfant, et fonctionneraient en « pilote automatique ».

Qui aurait cru que les pleurs d’un bébé étaient le secret de la polyvalence ?

A lire aussi: Ce pédiatre dévoile une méthode infaillible pour calmer un bébé en quelques secondes

Source : Les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents

20160519 – News / Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. – France-Monde – La Voix du Nord

 

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. Toute la journée : trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Peu à peu, des entreprises s’emparent de la question de la parentalité. Celles qui l’ont fait sont convaincues : des parents plus sereins font des salariés plus performants.

« Les collaborateurs ne laissent pas leur vie privée sur le parking le matin en arrivant à leur bureau. » Les salariés ont beau porter tailleur, chaussures de chantier, blouse médicale ou bleu de travail, ils ne quittent jamais leur casquette de papa ou de maman. Membre du directoire de la Caisse d’Épargne Nord France Europe, Christine Goeury connaît bien le sujet : la banque travaille depuis quelques années sur l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle de ses salariés. C’est par ce biais qu’elle s’est intéressée aux questions de la parentalité en entreprise.

« Si les salariés sont contents de venir au bureau, s’ils sont disponibles à leur travail, l’entreprise est gagnante », assure Christine Goeury. Des mesures ont été prises pour contribuer à leur bien-être. Bannies les réunions après 17 heures. Acceptés les aménagements d’horaires (si le poste le permet) ou les demandes de travail à temps partiel. Réservés les berceaux en crèche. Bonifiés les chèques emploi service universel pour payer des heures de garde d’enfants ou de ménage… Les parents y gagnent. Les aidants familiaux aussi et, finalement, tous les salariés. « Ça a un coût, reconnaît Christine Goeury. Mais c’est moins cher ou, en tout cas, pas plus cher que de gérer des dysfonctionnements. Cette politique facilite les recrutements, renforce la fidélisation des collaborateurs… » L’intuition du retour sur investissement est difficile à mesurer. « Le seul critère observable, c’est celui de l’absentéisme. Et il décroit régulièrement depuis quatre ans. »

Aujourd’hui, 61 % des salariés en France ne sont pas satisfaits de leur employeur sur la question de la conciliation vie privée-vie professionnelle selon le baromètre de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. L’articulation des temps de vie est pourtant un thème obligatoire du rapport de situation comparée (RSC), y compris pour les entreprises de moins de 300 salariés.

Performance économique

Environ 500 entreprises – qui comptent tout de même 5 millions de salariés – ont signé la charte de la parentalité en entreprise. Toutes les sociétés ont pourtant intérêt à s’intéresser à la question, estime Luc Derache, directeur du développement durable de Bayer à Lille : « l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un vecteur de performance économique. » L’accompagnement de la parentalité, une question d’efficacité.

Une question de société, aussi selon Christine Goeury : « Une entreprise de la taille de la nôtre doit contribuer à l’évolution des comportements en son sein mais aussi au-delà, en dehors du lieu de travail. » Luc Derache confirme : « Nous estimons que nous ne pouvons pas perpétuer les inégalités entre les hommes et les femmes au sein de notre groupe . » Chez Bayer, le processus de recrutement, l’accès à la promotion, le système de rémunération : tout est complètement asexué. Parent et salarié. Un beau métier.

Apprendre à être parent au bureau

Pendant la pause-déjeuner, ou pendant une journée, Marjorie Danna organise des ateliers consacrés à l’accompagnement à la parentalité. « Il s’agit d’activités ludiques et créatives pendant lesquelles on apprend à mieux se connaître et à se définir en tant que parents. » Elle intervient dans des établissements scolaires, des centres sociaux ou des collectivités mais aussi dans des entreprises de plus en plus intéressées par le sujet. « La France est un peu en retard sur ces thèmes mais c’est en train de changer. On commence à parler d’éducation positive, par exemple. Et puis les modèles économiques changent. Il y a une prise de conscience, notamment chez les jeunes entrepreneurs. »

Prendre un moment pour prendre soin de soi, pour réfléchir à son rôle de parent et pour en apprendre un peu plus. Et voilà un salarié plus serein à la maison et donc au bureau. « Au-delà, beaucoup de personnes qui ont assisté aux ateliers me disent qu’ils leur ont été utiles dans leur vie professionnelle. Par exemple, j’évoque les langages relationnels. Certains témoignent de leur affection en rendant service, d’autres en faisant des compliments… Mieux comprendre ces modes de fonctionnement permettent de mieux communiquer. Avec ses enfants. Mais aussi avec ses collègues. » Les parents sont gagnants. Les salariés aussi.

http://comandcit.free.fr/

Source : Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

Avis Pimpf : C’est bien que certaines entreprises veuillent le prendre en compte, avec la mise en place par exemple de crèches d’entreprises, de solutions de ce genre  ( le télétravail aussi par exemple) qui peuvent permettre de simplifier la vie et de rassurer les salariés.

Mais c’est aussi un choix personnel , si je prends mon cas personnel , j’aurai pu certainement obtenir des postes à salaires plus élevés mais tout en bossant je préfère garder aussi du temps pour les miens, autant tu peux changer de boulot pas mal de fois dans ta vie, autant les personnes que tu aimes comme tes parents  tes enfants, tu n’en changent pas autant , du moins normalement…)

On n’a pas toujours le choix de pouvoir trouver un équilibre entre vie privée et vie  professionnelle mais quand on le peut c’est quand même idéal. Il y a aussi certains pour lesquels le boulot prime plus que le reste  et surtout leur vie personnelle et familiale mais sur le fond je me demande si souvent c’est parce-que leur vie perso ne les motive pas , je peux me tromper mais  c’est souvent mon sentiment…

J’ai souvent dit que je ne pourrai pas prendre un boulot ou je ne verrais pas mes enfants grandir ,car si c’est pour se mettre plein de sous dans les poches ou ne faire un bisou qu’a mes enfants qui dorment déjà parce-que je rentre tard , je trouverai cela difficile ( du moins c’est mon choix et je l’assume 🙂 ) .

Maintenant il faut aussi faire attention sur les plus jeunes ou ceux qui n’ont pas d’enfant, dans l’entreprises afin qu’ils ne sentent pas lésés, et d’entendre toujours la réflexion dans l’entreprise   » il n’y en a que pour ceux qui ont des enfants »

Sinon pour en revenir à l’article je suis pour ce genre d’initiative en entreprise , c’est très bien et ce serait génial que cela s’étende, mais par défaut en France de nos jours on a du mal à faire confiance ou à mettre en confiance les salariés, à part leur mettre la pression  , « faire ses heures » et les presser comme des citrons, j’ai du mal à voir un cadre agréable dans lequel travailler… vivement que la mentalité au boulot en France évolue… sur les grosses boites, car souvent les PME sont plutôt novatrices  dans ces approches et dans les méthodes de travail.

20160512 – News : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

Atlantico : Quelles peuvent être les conséquences de cette addiction des parents aux smartphones sur leurs enfants (manque de sociabilité, d’interaction parent-enfant, addiction au smartphone, illettrisme etc…) ?

Dan Véléa : La grande majorité des utilisateurs de smartphone ou d’Internet s’en servent beaucoup trop ou de la mauvaise façon, ce qui peut conduire à une addiction. Cela induit chez des parents une déconnexion, avec comme conséquence un retard de développement ou un mimétisme chez les jeunes enfants. C’est-à-dire qu’ils vont forcément imiter ce que leur père ou leur mère fait sur son smartphone ou sur sa tablette et sa façon de communiquer. Un enfant avec qui on ne dialogue pas de manière saine va manquer de liens avec ses parents, sera en retard dans l’élaboration d’une conversation.

Il sera lui-même à l’écart de ses camarades car il n’aura pas acquis les outils pour maintenir une conversation et les rudiments de l’expression. Il discutera bien souvent de la même manière qu’il le fait par sms, avec des réponses brèves et peu construites.

Comment expliquer ce phénomène d’addiction aux smartphones des parents au détriment de l’éducation des enfants ?

C’est un phénomène très simple dans la mesure où, dans la société actuelle, la plupart de nos communications se font forcément via un outil électronique comme le sms ou le mail. Le rejet de la frustration, de l’ennui et de l’attente pousse à donner une réponse immédiate à son interlocuteur, que l’on se trouve dans les transports ou même dans un repas de famille par exemple. Dans ce dernier cas, la discussion est bien souvent coupée net lorsqu’une notification comme Facebook, Twitter s’affiche. Certains sont complètement déconnectés de la réalité et de leur rapport à l’autre, à ceux qui leur font face. Une société hyper connectée nous coupe des liens réels et remplace la simplicité d’une discussion, d’un tête-à-tête, par une discussion par sms. C’est le cas dans de nombreuses familles, où tout les membres, parents comme enfants, ont souvent le nez dans leur écran et communiquent donc très peu.

Est-ce que ce phénomène d’addictions aux smartphones au détriment de l’éducation des enfants se multiplie ?

Les jeunes parents sont les plus concernés par la peur de perdre leurs copains, leurs amis, le groupe auquel ils appartiennent lorsqu’ils ne sont pas connectés. Le fait de ne pas pouvoir se brancher et de communiquer va créer quelque chose de terrible chez eux. Ils peuvent mettre de coté leurs enfants et leur famille car ils auront perdu leur liberté d’agir sans se connecter. Et ce mimétisme des enfants, comme mentionné plus tôt, les pousse à imiter les comportements sur-connectés de leurs parents, ce qui fait qu’ils risquent à leur tour, de transmettre cela à leurs enfants.

Les déclinaisons de cette forme d’addictions des parents (addiction à l’ordinateur, jeux vidéo, etc) sont-elles similaires ?

C’est exactement le même phénomène chez une personne passant beaucoup trop de temps devant l’ordinateur ou devant un jeu vidéo par exemple. Un “no life” aura tendance à être totalement enfermé dans son univers et déconnecté de la réalité, de son rapport à la famille et à ses enfants.

Comment faire pour recréer un lien sain et bénéfique entre ces parents drogués aux smartphones et ces enfants qui risquent de ne pas être habitués à la vie en société ?

Bien souvent, un parent souhaitant consulter un spécialiste à cause de la surexposition de son enfant à un écran pourra prendre conscience qu’il est en lui-même la cause, et il s’agira de le responsabiliser.

Le parent doit se remettre en question car il doit prendre conscience que c’est bien son enfant et non pas lui qui risque de pâtir de cette surexposition aux smartphones. Un enfant a besoin d’échanges, d’un mode de communication normal avec l’adulte pour bien grandir et se développer sainement.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

Source : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr