Illustration d’un père faisant un câlin à son bébé. — Pixabay
Comment savoir si un nourrisson, peu expressif, a besoin de câlins?
Comment notre cerveau réagit-il à cette tendresse?
Quels sont les bienfaits des câlins, surtout chez les nouveaux-nés?
« Bébé câliné, bébé rassuré ». C’est un slogan clamé par une affiche à l’hôpital de Lillebonne en Normandie qui rappelle combien le contact physique avec un bébé est indispensable.
Si des expériences de privation de contact humain sur des bébés sont impensables aujourd’hui, des études menées dans les années 1970 sur des singes peuvent être extrapolées aux humains. Harry Harlow, un psychologue américain isole des bébés macaques de leur mère. Résultat, quand les singes adultes retrouvent leurs congénères, ils ne savent pas interagir avec eux. Plus impressionnant encore, lorsque le chercheur laisse dans leur cage une poupée poilue et un biberon, le bébé singe se dirige d’abord vers l’objet censé représenter la mère affectueuse… « Le câlin est donc un besoin primaire plus important que la nourriture ! », conclut Céline Rivière, psychologue et auteure de La Câlinothérapie*.
D’autres observations viennent corroborer ce besoin vital de contact physique pour les humains. « On a découvert que les bébés dans des orphelinats qui manquaient de contact corporel risquaient de se laisser mourir ou de développer des problèmes surtout psychiques, souligne Claire Laurent, médecin généraliste en PMI, aujourd’hui à la retraite.
La méthode peau à peau, c’est quoi ?
Ce besoin vital de câlins dès la naissance n’est plus un secret ; portage, massages, peau à peau sont aujourd’hui encouragés. En 1983, en Bolivie, dans un service de néonatologie de Bogota en manque de couveuses naît cette technique du « peau à peau », qui consiste à poser le prématuré sur le ventre de la mère pendant au moins une heure. On se rend alors compte que les prématurés survivent davantage et prennent plus facilement du poids.
Une méthode qui s’est peu à peu imposée dans les maternités de France et dont les bénéfices sont impressionnants, pour tous les nouveau-nés. Claire Laurent aide l’association Initiative Hôpital Ami des Bébés (IHAB), qui propose un label pour un meilleur accueil des nouveau-nés et plaide notamment en faveur du peau à peau systématique et prolongé. Elle témoigne d’une vraie révolution : « Pendant des années, j’ai entendu des parents qui s’inquiétaient de donner trop de câlins (« ça va le rendre capricieux », « il va vouloir les bras jusqu’à deux ans »). Aujourd’hui, au lieu de laisser un prématuré en couveuse par peur des microbes, on encourage de plus en plus les parents a faire du peau à peau. »
Une mère faisant un câlin avec son bébé. – Pixabay
« Grâce au peau à peau, le bébé va mieux respirer, stabiliser sa température, mieux structurer son sommeil et son éveil », reprend la généraliste. Bonne nouvelle, un câlin, quand il est fait avec une intention bienveillante, est aussi profitable à celui qui le donne ! La mère en bénéficie ainsi puisque le peau à peau stimule la lactation.
Ce premier contact corporel est d’autant plus indispensable que le nouveau-né ne voit qu’à 60 centimètres maximum : posé sur le torse de sa mère ou son père, il peut réellement interagir. « Ses yeux sont reliés aux aires cérébrales des sentiments, donc il peut déjà exprimer une émotion », assure la médecin. « Le sens le plus important pour lui, c’est le toucher », complète la psychologue.
Que se passe-t-il dans le cerveau ?
Les neurosciences se sont penchées sur les réactions de nos cerveaux aux câlins. « Un câlin va libérer de l’ocytocine, cette hormone de l’amour qui est sécrétée également quand vous méditez, pendant un bain de soleil, résume Céline Rivière. Comme il procure du bien-être, il abaisse également l’hormone du stress, le cortisol. C’est plus magique qu’un antidépresseur, et sans effet secondaire ! »
Rien d’étonnant pour Céline Rivière. « Dans la mesure où il est dans un climat serein, il peut utiliser son cerveau pour apprendre et non pour survivre. » Au cas où vous auriez encore des doutes, les deux spécialistes l’assènent : mieux vaut trop de câlins que pas assez… à condition de respecter le désir de l’enfant.
Avis Pimpf : ce coté tactile , sensoriel avec les enfants est plus qu’essentiel cela établit un lien fort entre les membres de la famille je ne pourrai m’en passer (même quand ils sont malades ) et eux aussi je crois… c’est une des formes d’expression de l’amour familial selon moi.
Les spécialistes ont six mois pour réfléchir et formuler des propositions sur l’avenir de la bioéthique et la gestion des progrès technologiques.
Définir la base d’une nouvelle loi de bioéthique. C’est l’objectif des Etats généraux de la bioéthique qui s’ouvrent jeudi matin. Ils seront l’occasion d’une vaste consultation avec un site web, une soixantaine de débats citoyens dans les régions, une centaine d’auditions par le Comité national d’éthique, et un comité citoyen représentatif. Le gouvernement choisira ensuite les thèmes qu’il souhaite voir figurer dans sa prochaine loi de bioéthique fin 2018 ou début 2019. Les thèmes, eux, ont été fixés par le Comité national d’éthique. Dans la liste, on retrouve d’abord ceux poussés par la société elle-même et que le grand public connait bien comme la fin de vie, la PMA ou la GPA, mais aussi les thèmes issus des progrès scientifiques et technologiques récents.
Médecine prédictive. Parmi ces avancées, certaines concernent la médecine prédictive. Grâce aux progrès scientifiques, il est désormais possible de savoir qu’une personne va développer la maladie d’Alzheimer dans 20 ou 25 ans. Mais doit-on l’en informer alors même qu’aucun traitement ne peut lui être proposé ? La réponse est complexe.
Avancée technologique. De manière plus générale, les nouvelles technologies posent aussi de nombreuses questions qui, parfois, semblent venues d’un film de science-fiction. « Aujourd’hui, on peut manipuler le cerveau de l’homme, la pensée peut être augmentée. On aura des puces qui pourront redonner des performances à des personnes qui seraient peut être atteintes de maladie dégénératives », explique le professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch. « Nous sommes dans des domaines ou on pourra anticiper le risque qu’une personne commette tel ou tel crime ou d’attentat », poursuit-il. « C’est de la science réelle aujourd’hui ! La question est : qu’est-ce qui est acceptable et jusqu’où on veut aller ? », s’interroge-t-il.
Six mois pour trancher. Désormais, il va être nécessaire de répondre à ces questions. Certains patients qui ont perdu la vue peuvent par exemple bénéficier d’une rétine artificielle. Mais quelqu’un qui a déjà bons yeux peut-il aussi demander aussi cet implant pour voir encore mieux, plus finement et plus précisément ? Les spécialistes ont six mois pour trancher ces épineuses questions.
A onze ans, Morgane souffre de leucémie. Elle est hospitalisée depuis le 13 décembre à Paris alors que sa famille vit au Creusot. Une chaîne de solidarité s’est formée pour permettre à ses parents d’aller la voir régulièrement.
Elle pleurait au téléphone. Donc on avait prévu de monter vendredi, mais on va partir jeudi. » Cette semaine encore, Jennifer et Frédéric Dumerger prendront leur voiture pour parcourir les quelques 380 km qui séparent leur domicile du Creusot (Saône-et-Loire) de Paris, où leur fille Morgane est hospitalisée des suites d’une leucémie.
L’enfant a été diagnostiquée en 2012 de ce cancer des cellules souches du sang, à l’âge de cinq ans. Première chimiothérapie à Dijon (Côte-d’Or), puis rémission : la maladie a reculé mais a fini par ressurgir. En décembre 2017, Morgane a été admise à l’hôpital Robert Debré (Paris), où elle a bénéficié d’une autogreffe de cellules souches il y a trois semaines.
« On dormait dans la voiture »
Une hospitalisation au cours de laquelle ses parents n’ont pas pu l’accompagner autant qu’ils l’auraient voulu. L’hôpital ne dispose pas d’accueil spécifique et la famille a des revenus limités. Frédéric est en arrêt maladie, Jennifer sans emploi. « Je faisais les allers-retours dans la journée, en partant à 4h du matin et en faisant des pauses, se remémore la mère. On dormait dans la voiture. »
Ils bénéficient bien d’une allocation d’éducation d’enfant handicapé,grâce à laquelle le couple touche environ 800€ par mois. Une somme insuffisante pour le trajet, le logement et les frais de quatre personnes, qui a coûté 1200 euros la semaine passée. Morgane a une sœur de 16 ans et un petit frère qui en a 7. « Au début, [son frère] ne pensait pas qu’elle était encore vivante », souligne Jennifer. Ils montent donc à Paris avec leurs parents.
Des aides précieuses
Touchées par la situation de la famille, plusieurs associations se sont mobilisées. D’abord les assistantes maternelles de l’école du Creusot, qui organisent des collectes, puis Constance, la petite guerrière astronaute. L’organisation, fondée par deux parents qui ont perdu leur fille à cause d’une leucémie en septembre dernier, a monté une cagnotte sur un site participatif pour aider la famille dans ses déplacements.
Grâce à ces soutiens, la famille peut dormir sur place et rester plusieurs jours au chevet de Morgane. « Une maman – ou un papa, d’ailleurs – qui ne peut pas être avec son enfant dans ces moments-là, c’est une torture, souligne, émue, Agnès Guinet, co-présidente de l’association Constance. C’est une présence pour repousser la mort, c’est vraiment vécu comme ça. »
« Des maladies 24h/24«
Depuis le décès de sa fille, elle accompagne des familles qui, pour beaucoup, rencontrent des difficultés similaires à celles des Dumerger. « Ce sont des maladies 24h/24, explique-t-elle. Ça ne vous lâche jamais. A tout moment on peut aller à l’hôpital, parce qu’il y a une fièvre, des convulsions… Il y a forcément des problèmes financiers. »
Début janvier, Jennifer et Frédéric sont partis en urgence pour Paris. Leur fille, qui convulsait, avait été placée en soins intensifs. Elle en est à présent sortie. « Là, ça va, soupire sa mère. Elle commence à s’asseoir, à manger. » Si son état continue de s’améliorer, elle pourrait être transférée à Dijon, avant, éventuellement, de rentrer chez elle.
Un couple de Saint-Malo-de-Beignon dans le Morbihan a décidé de porter plainte contre le géant du lait. Leur enfant de 5 mois a consommé du lait infantile Lactalis potentiellement contaminé.
ls sont remontés contre le groupe Lactalis et comptent bien le faire savoir. Un couple de Saint-Malo-de-Beignon dans le Morbihan s’apprête à porter plainte contre le géant du lait alors que Nino, leur fils de 5 mois, a contracté les symptômes de la salmonellose et consommait du lait de Lactalis, potentiellement contaminé.
Les deux parents organisent une réunion publique prévue samedi 20 janvier à 14h30 devant l’office de tourisme de Ploërmel pour rassembler les parents de nourrissons victimes de lait contaminé. “Nous sommes en train de constituer un dossier pour porter plainte”, indique Eloïse Goelzer, la mère du petit Nino. La réunion publique leur permettra de se décider à déposer une plainte individuelle ou groupée.
“Il se tordait dans tous les sens”
Pendant trois longs mois, avant que l’affaire Lactalis soit révélée, les deux parents de Nino ont subi un calvaire. La maman, Eloïse raconte:
Nino pleurait toute la journée, il se tordait dans tous les sens, on n’arrivait pas à le calmer, même dans les bras. On était complètement impuissants. Mon conjoint a dû arrêter son travail pour m’aider.
Le nourrisson buvait alors du lait infantile « Picot riz ». Les médecins pensent que le bébé est atteint de reflux gastro-œsophagien (RGO) et changent son lait Picot pour un lait d’une autre marque, anti-reflux. Problème: « en complément de ce lait, on lui donnait “Picot premières céréales” », un autre type de produit Lactalis potentiellement contaminé par la salmonelle.
“On s’est sentis trahis”
C’est seulement au moment où l’industriel laitier commence le rappel des lots que les parents de Nino s’aperçoivent que toutes leur boîtes de lait « Picot riz » et « Picot premières céréales » sont concernées.Eloïse Goelzer n’en revient pas:
On faisait confiance [à Lactalis] et on s’est sentis trahis. Il s’agit d’une grosse société, qui vend des produits pour des nourrissons dont le système digestif est fragile. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de contrôles sanitaires.
Depuis 15 jours, le bébé va mieux “mais son début de vie a été gâché”, souligne Eloïse. Après s’être rapproché de l’association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles, les parents ont commencé à constituer un dossier en vue de porter plainte contre Lactalis. Ils appellent les parents de bébés victimes de lait contaminé à se rendre à leur réunion publique samedi prochain.
A ce jour, selon le parquet, six plaintes ont été enregistrées au pôle santé publique du parquet de Paris, chargé de les centraliser. Selon le dernier bilan datant du 11 janvier, 37 bébés ont été atteints de salmonellose en France après avoir consommé un produit d’alimentation infantile Lactalis infecté.
Avis Pimpf : terrible ce qui s’est passé avec les enfants infectés par ces laits infantiles de Lactalis, et tout ce laisser aller des distributeurs comme Leclerc et les autres…. le résultat est que l’on commence à peine à recenser les enfants infectés par les salmonelles … c’est terrible en attendant, les enfants et les parents débrouillez vous.
Adam est né le 1er janvier 2018 à Suresnes (Hauts-de-Seine). S’il donne de la voix, ce n’est pas à cause des vaccins qui ne commenceront que dans deux mois, mais parce qu’il a faim. Le médecin va lui expliquer que la loi a changé. Ce n’est plus trois, mais désormais onze vaccins qui sont obligatoires pour tous les enfants nés à partir de 2018. Adam et ses parents ne semblent pas inquiets.
Onze vaccins obligatoires en dix injections
« C’est des vaccins qu’on fait depuis des années avec un recul non seulement à l’échelon de la France, mais aussi très largement au-delà », explique Yves Coatantiec, pédiatre responsable de la maternité de l’hôpital Foch. Les onze vaccins obligatoires se feront en dix injections, entre le deuxième et le quinzième mois. Diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, haemophilus influenza, hépatite B en trois piqûres, rougeole, oreillons et rubéole en deux injections, pneumocoque en trois piqûres et enfin méningocoque C en deux injections. Les autorités ont assuré que les parents qui refuseraient de vacciner leurs nourrissons ne seraient pas poursuivis, mais ils ne pourront pas inscrire leurs enfants ni à la crèche ni à l’école.
Manger du réglisse en trop grande quantité aurait des effets néfastes sur la santé. — Pixabay
Les bonbons à la réglisse consommés en quantité importante seraient susceptibles de créer des troubles cardiaques chez les amateurs de zan, rouleaux et autres confiseries dans lesquels on trouve la plante aromatique.
En cause, l’acide glycyrrhizique, présent dans ce type de sucreries. Il est donc recommandé aux personnes déjà fragiles du cœur ou appartenant à des catégories de population à risques de ne pas trop forcer sur la consommation des produits concernés.
Un édulcorant en cause
C’est en tout cas la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs américains dans une étude sur la fameuse racine rendue publique ce lundi par la Food and Drug Administration, l’autorité en charge des aliments et des médicaments aux Etats-Unis.
Comme le note LCI, les spécialistes ont constaté que les producteurs de bonbons au goût de réglisse utilisaient l’acide glycyrrhizique comme édulcorant. Or, cette substance est connue pour pouvoir provoquer une baisse du taux de potassium dans le corps. Un phénomène qui a notamment pour conséquences d’éventuelles arythmies, insuffisances cardiaques et même une pression artérielle anormalement élevée.
Au cours de leurs travaux, les spécialistes ont par ailleurs constaté que la quantité de réglisse à ingérer pour que les effets néfastes de la plante apparaissent chez certains individus n’était pas forcément importante.
Ils concluent donc que les amateurs de réglisse présentant des antécédents de troubles cardiaques ou âgés de 40 ans et plus ne doivent pas consommer plus de 56 grammes de ces confiseries, soit seulement quelques bonbons, chaque jour. Avis aux gourmands, ils recommandent également à l’ensemble de la population de ne jamais ingurgiter de grandes quantités de réglisse en une seule fois.
Avis Pimpf : je suis un grand fan de réglisse, anis et autres, et c’est depuis longtemps que j’avais entendu que ( comme pour tout aliment) il ne faut pas en abuser et trop en manger, car c’est néfaste pour la tension artérielle et le cœur. Donc oui il faut profiter d’aliment que l’on aime bien mais avec modération.
Différentes applications permettent désormais de scanner les codes-barres ou les étiquettes pour vérifier la qualité sanitaire et nutritive des aliments au supermarché. (DAVE AND LES JACOBS / LLOYD DOBBIE / BLEND IMAGES)
Vous avez envie de croquer dans cette belle pomme ? Halte-là ! Si elle n’est pas bio, il va falloir la nettoyer pendant un quart d’heure sous l’eau avec du bicarbonate de soude. C’est la méthode la plus efficace pour enlever les pesticides, selon une étude de l’université du Massachusetts, relayée par plusieurs médias jeudi 26 octobre. Difficile, aujourd’hui, de faire ses courses sans acheter des produits qui contiennent différentes substances nocives pour la santé, des pesticides aux perturbateurs endocriniens en passant par les additifs et les conservateurs.
Pourtant, différentes applications permettent de scanner les codes-barres ou les étiquettes pour vérifier la qualité sanitaire et nutritive des aliments trouvés dans un supermarché. L’une des plus recommandées actuellement est Yuka, qui passe au crible différents critères, dont la présence d’additifs et l’origine bio ou non des produits. Mais pour les courses en ligne, il faut savoir lire la composition et avoir les bons réflexes. Alors que les Etats généraux de l’alimentation se tiennent jusqu’en novembre en France, franceinfo vous aide à minimiser les risques, avec l’aide de deux spécialistes.
La viande et le poisson
Pas simple de se passer de jambon dans la semaine, un aliment pratique et sans préparation. Mais la présence de nitrites, utilisés comme conservateurs, favorise les risques de cancer colorectal (+18%) si la consommation dépasse 50 g par jour (soit deux tranches). Problème, le jambon sans nitrites en magasin bio est très cher. Deux marques de la grande distribution s’y sont mises : Herta et Fleury-Michon. « Notre étude a prouvé que ces jambons tenaient leurs promesses », observe Marie-Noëlle Delaby, journaliste à Que Choisir en charge des questions d’alimentation. L’autre solution est d’opter pour du jambon à la coupe, qui contient moins de nitrites que les jambons sous vide.
Côté viande, le mieux est d’aller vous faire plaisir une fois par semaine chez votre boucher, qui pourra vous renseigner sur l’origine de la bête et son alimentation. « Une bonne viande, c’est d’abord des animaux de qualité élevés lentement, mis en pâture à l’herbe plutôt que nourris au soja ou au maïs OGM », prévenait dans L’Express Pierre Bouchez, éleveur installé dans le Pas-de-Calais. Si vous n’avez d’autres choix que d’acheter votre viande sous vide en supermarché, privilégiez l’origine française et les labels. L’étiquetage ne mentionne pas l’alimentation mais le sigle AB garantit, normalement, une alimentation sans OGM. Le label Bleu-Blanc-Cœur, lui, indique que les animaux ont reçu une alimentation riche en oméga-3 (graines de lin, luzerne, herbe). Le label rouge prévoit aussi dans son cahier des charges une alimentation dominée par l’herbe pour les bovins.
S’agissant du poisson, « le mieux est de ne pas en manger plus d’une à deux fois par semaine, comme la viande rouge », recommande Sandrine Gras, porte-parole de l’association Générations cobayes. En cause, la présence de métaux lourds, des « neurotoxiques », dans de nombreuses variétés. Ces perturbateurs endocriniens sont particulièrement présents dans les poissons gras, comme le saumon. « On prépare un dossier pour le mois de décembre sur le saumon », souligne Marie-Noëlle Delaby, journaliste à Que Choisir.
Prise en charge limitée des lunettes, prothèses auditives et dentaires
Le remboursement intégral des lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires ne s’effectuera finalement que sur certains produits.
Emmanuel Macron oublierait-il l’une de ses promesses de campagne ? Candidat, il avait garanti que le reste à charge zéro pour les lunettes, prothèses auditives et audioprothèses serait mis en place d’ici à l’année 2022. Un engagement confirmé par Agnès Buzyn dans un entretien accordé au site Internet du magazine Vivamardi 21 octobre, mais assorti d’importantes limitations. La ministre de la Santé affirme en effet que ce remboursement intégral, même s’il devrait voir le jour « bien avant la fin du quinquennat » (Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro), concernera seulement certaines offres. Autrement dit, les premiers prix. Pour la ministre, « il n’est donc pas question de supprimer le reste à charge pour toutes les lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires« .
Une promesse de campagne « réduite à peau de chagrin »
Pour Alain Gerbel, président de la Fédération Nationale des Opticiens de France, « la proposition de remboursement à 100 % du candidat Macron a été réduite à peau de chagrin. On propose maintenant un panier de soins, et pas pour tout le monde. C’est grave« . Selon lui, « les produits concernés sont d’entrée de gamme et de qualité inférieure. Le seul objectif du gouvernement, c’est l’annonce ».
Les produits concernés sont actuellement peu pris charge par la Sécurité sociale. Les patients financent directement 22 % de leurs soins d’optique et 23 % de leurs soins dentaires, contre 2,3 % de leurs soins hospitaliers, selon les comptes nationaux de la santé de 2016. Quant aux audioprothèses, le chiffre est encore plus impressionnant : d’après l’autorité de la concurrence, le coût moyen d’un appareil est de 1500 euros par oreille. Pour un équipement des deux oreilles, le patient prend actuellement 1000 euros à sa charge.
Vers la création d’un « panier de soins standard »
L’été dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait déjà émis l’idée « d’offres » de mutuelles assorties de remboursements intégraux. Agnès Buzyn, toujours dans les colonnes de Viva, affirme de son côté vouloir organiser une concertation des acteurs concernés pour « aboutirà la création d’un panier de soins standard pour lequel le patient n’aura aucun reste à charge« .
Lévothyrox et Euthyrox, ancienne et nouvelle formule du médicament pour la thyroïde. JACQUES DEMARTHON / AFP
La mission parlementaire « flash » sur la crise du Lévothyrox, dont la nouvelle formule avait massivement causé des effets indésirables, a conclut mardi 31 octobre 2017 à un « défaut d’information ».
Le changement de formule du médicament Lévothyroxpour une conservation plus stable avait entraîné des effets indésirables sur des milliers de patients. Après de multiples plaintes et une perquisition dans les locaux du laboratoire Merck responsable de sa commercialisation, la mission parlementaire » flash » sur ce médicament pour la thyroïde conclut mardi 31 octobre 2017 à un défaut de communication.
Des effets indésirables prévisibles
Crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux : les témoignages sur les effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, mise sur le marché français fin mars, s’étaient multipliés en quelques mois. L’ANSM a recensé, entre mars et septembre, 14.633 signalements, dont 5.062 cas considérés comme graves par les personnes concernées. Les associations ont même fait part de décès, sans lien prouvé avec le traitement suivi. Mais l’enquête de pharmacovigilance de l’ANSM rendue publique le 11 octobre « ne montre aucun effet indésirable nouveau qui serait spécifique à la nouvelle formule« , juge le député Jean-Pierre Door (LR, Loiret). Les troubles résulteraient de problèmes d’adaptation du dosage avec la nouvelle formule, plus stable pendant toute sa durée de conservation – trois ans.
Selon la mission, les autorités sanitaires n’ont pas anticipé le grand nombre de patients qui souffrirait d’effets indésirables. Cette crise résulte en partie du fait que les signaux d’alerte, en particulier ceux dits « faibles », n’ont pas été bien pris en compte, car les effets indésirables rapportés étaient ceux habituellement associés à ce type de pathologie.
L’explosion des ventes de Levothyrox – passées de 5 millions de boîtes à 30 millions entre 1990 et 2016, conduit également à s’interroger sur la pertinence de certaines prescriptions, ajoute la mission. Elle évoque ainsi des opérations (pour des goitres) et des traitements (chez des plus de 60 ans sans symptômes) évitables.
Un défaut d’information
Dans la crise engendrée par l’arrivée du Levothyrox nouvelle formule, « c’est surtout l’information qui a péché« , juge Jean-Pierre Door, qui présente mardi 31 octobre les conclusions de la mission parlementaire « flash ». L’agence sanitaire aurait dû activer un dispositif spécifique de pharmacovigilance dès l’introduction de la nouvelle formule du Levothyrox, compte tenu de l’importance du public concerné (3 millions de patients, à 85% des femmes), selon la mission, qui plaide pour que la pharmacovigilance et les professionnels s’adaptent aux nouveaux modes de communication (internet, réseaux sociaux).
Les 400.000 courriers que l’Agence du médicament a adressés aux professionnels de santé sur le changement de formule, « présenté comme anodin », n’ont guère attiré leur attention au milieu de la masse des courriers reçus. Aussi, la mission appelle à « rénover » le dispositif d’information, afin de pouvoir s’adresser directement aux patients concernés par des changements touchant leur traitement, a-t-il expliqué à l’AFP.
Le législateur devrait étudier le moyen de permettre aux agences médicales d’envoyer une information ciblée à des patients identifiés, avec l’aide de l’Assurance maladie, comme cela été fait pour la crise sanitaire du Mediator, ce que l’Agence du médicament soulignait n’avoir pas pu faire pour le nouveau Levothyrox.
Autre piste, également avancée par les associations de patients : insérer une notice spécifique dans la boîte pour sensibiliser les malades et suggérer que certains pourraient devoir adapter la dose, comme cela été fait en Belgique en 2007 lors d’une modification d’un médicament à base de lévothyroxine, comme le Lévothyrox.
Plus une crise médiatique qu’une crise sanitaire
« Les médias se sont emparés de l’affaire après une recrudescence de signalements sur les réseaux sociaux et sur les forums en ligne ; c’est à ce moment-là seulement que les autorités sanitaires ont commencé à prendre au sérieux les signalements« . »Il ne s’agit pas d’une crise sanitaire comme pour le Mediator (responsable d’atteintes de valves cardiaques, ndlr), mais d’une crise médiatique autour de la nouvelle formule du Levothyrox« , juge le Dr Door au terme de sa mission, qui a notamment permis l’audition d’experts, d’associations de patients, du laboratoire allemand Merck allemand et de l’Agence du médicament ANSM.
En raison du tour judiciaire de cette crise – des plaintes ont été déposées au civil et au pénal – une commission d’enquête parlementaire, réclamée par certains, n’est pas possible, explique M. Door. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué le 19 octobre que « cinq médicaments différents de marques différentes » seraient disponibles en France « à partir de mi-novembre » alors que jusqu’à récemment le Levothyrox était le seul traitement sous forme de comprimés.
Avis Pimpf : Cela me prouve encore une fois que l’on ne vit pas tous dans le même monde, avec nos représentants politiques, eux influencés par les lobby ( ici du milieu pharmaceutique) , oui ces nouvelles formules du levothyrox ont eu de vraies conséquences néfastes .
Qui les a subi ? les patients qui sont dépendants de ces médicaments ( comme mes parents) je trouve cela honteux comme résultat mais finalement si peu surprenant… jamais de coupable et jamais rien remis en cause … lamentable….
Avec l’ouverture d’un nouvel entrepôt à Boves (Somme), le géant américain de la distribution promet d’employer des centaines de personnes dans les années à venir. Mais au sein des espaces de stockage d’Amazon, les conditions de travail sont loin d’être idylliques.
Chercher, scanner et empaqueter sans répit. Derrière les 500 CDI promis par Amazon à l’occasion de la récente ouverture de son entrepôt d’Amiens-Boves (Somme) se cachent des conditions de travail bien moins roses que ce que dépeignent les campagnes de communication du géant américain de la vente sur Internet.
« Quand on travaille chez Amazon, on est en réalité un être humain piloté par ordinateur« , affirme Jean-Baptiste Malet, auteur d’un livre-enquête, « En Amazonie – Infiltré dans « le meilleur des mondes »« . Le journaliste y décrit un rythme de travail effréné, où chaque geste doit être rationalisé.
Déshydratation et troubles musculosquelettiques
Des observations corroborées sur le site de Douai (Nord), qui peut compter jusqu’à 3 000 employés. « Si dans la journée vous êtes allé aux toilettes, si vous avez pris un verre d’eau ou que vous ne pouvez pas justifier un temps d’arrêt, vous recevez une lettre de sensibilisation« , soutient Gérald Defauquet, délégué CGT sur le site.
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La suite de l’article sur le site de France 3 en lien ci dessous :
Avis Pimpf : Comme beaucoup j’ai vu l’émission Cash Investigations sur les conditions de travail chez LIDL et chez Free, qui sont une honte absolue, pas de considération de l’humain, cela ne m’étonne pas que chez Amazon ou même entrepot FNAC ou autre du genre cela fonctionne de la même façon…
Demain ce sera peut être géré par des robots, mais aujourd’hui ce sont des humains et dans quel état sont ils traités? c’est terrible.