Made in France et emmenée par Pierre Lescure, cette start-up française propose une interface maligne pour naviguer sur l’Apple TV. La présentation à la presse, c’était jeudi dernier, l’ouverture au public, c’est ce lundi.
Chez Apple, on ne rigole pas avec les conférences de presse.
Au préalable, le journaliste invité doit signer une déclaration de confidentialité, des fois qu’il aurait la mauvaise idée de révéler le secret avant la date prévue – ce lundi matin, en l’occurrence.
Pendant, Apple reçoit au Royal Monceau, le palace chiquissime où se repose Céline Dion après ses concerts parisiens – eh non, la trentaine de fans qui piétine à l’entrée perche à selfie à la main n’est pas venue pour moi.
Le terrain prometteur de la télé connectée
Pendant, Apple fait défiler ses cadres de haut niveau, dont certains exportés tout exprès de Cupertino. Trois minutes d’intervention montre en main, en anglais, elles ou ils sont décontractés, souriants, pros, impeccables, blagueurs juste ce qu’il faut, tous « super excited ». La big boss aux cheveux violets a même une phrase d’encouragement pour les Bleus qui jouent le soir contre l’Allemagne. Une exception dans ce timing bien réglé, l’un des patrons de Molotov.TV, Jean-David Blanc, qui présente son produit en français et s’octroie pour ça la demi-heure nécessaire. Nous sommes là pour lui, on le comprend.
Plus jolie, plus ergonomique, plus futée… plus cher: l’Apple TV.
Apple
Après, la cinquantaine de journalistes invités repartent chacun avec une Apple TV – je sais, parfois, notre métier est un sacerdoce. Ils l’activeront dans l’après-midi, quand ils auront reçu les codes ad hoc, pour pouvoir jouer avec cette appli qui positionne un peu plus Apple sur le terrain prometteur de la télévision connectée.
L’Apple TV, d’abord. Une box lookée comme un iMac, une télécommande futée comme un iPhone, une interface ergonomique comme celle d’iTunes. Rien de bien neuf, mais ce qu’Apple sait si bien faire: la même chose en mieux. Plus fluide, plus ergonomique, plus conviviale, plus jolie à regarder et… plus chère. Dans sa version la moins musclée, la bête coûte 179 euros.
Molotov.TV, ensuite. Un produit made in France, qui fait ses premiers pas dans l’Hexagone parmi les 6000 applis recensées sur le store Apple TV, entre séries, jeux, sport et actu. Le pitch? On va vous aider à naviguer dans la jungle des programmes, parce que, comme le dit en substance Jean-David Blanc, « avec trois chaînes, c’était facile, avec une cinquantaine, ça se complique ».
Sur grand écran, la démo est convaincante et, là encore, paraît faire mieux ce que les autres font déjà: le choix, la recherche -bien aidée par la reconnaissance vocale du Siri d’iOS-, le replay, le stockage, le rangement, les alertes et la lecture « multi-devices », sur tous les supports, poste de télévision, écran d’ordinateur, tablette ou smartphone.
A l’assaut des Etats-Unis
Pourtant, la réussite de Molotov.TV est ailleurs: bien aidée par le deuxième membre de son trio fondateur, l’ancien patron de Canal+ Pierre Lescure, la jeune start-up a fait le tour des diffuseurs français, dont la chaîne de Vincent Bolloré naturellement, pour les convaincre de jouer le jeu, autrement dit de figurer au milieu du bouquet. La condition sine qua non pour devenir ce que le troisième larron, Jean-Marc Denoual, qualifie de « spotify de la télévision ».
Les trois hommes regardent déjà au-delà des frontières, parce que la France ne suffira pas à la bonne fortune de l’entreprise – pas plus qu’à leur puissant mentor: Apple n’a pas d’état d’âme, le marché, ultra-concurrentiel, non plus. Après la France, Molotov.TV devra éclater dans le reste de l’Europe et aux Etats-Unis pour réussir.
Le plus vieux MacBook Pro vendu par Apple n’est désormais plus mis en avant dans ses magasins.
Aujourd’hui, on peut encore s’offrir un MacBook Pro pour 1 199 euros. Il suffit d’opter pour la version la moins chère. Mais selon le site Appleinsider, ce modèle serait sur le point de disparaître des rayons. A l’exception du MacBook Air – dont la fin semble plus que jamais envisageable, il s’agit du dernier ordinateur de la marque à la pomme à ne pas bénéficier d’un écran Retina.
Comme le rappelle Appleinsider, l’ordinateur portable de 13 pouces est encore disponible dans la plupart des magasins Apple aux Etats-Unis. Après vérification, c’est également le cas en France où l’on peut se le procurer dans presque tous les Apple Store. Mais l’appareil serait progressivement retiré des rayons au profit d’autres modèles plus récents. Pour les clients, il faut désormais demander à un vendeur de le ramener du stock. Sur le site d’Apple, on peut également se procurer la machine, mais il faut aller chercher tout en bas de la page dédiée aux MacBook Pro.
En toute logique, cette mise en retrait devrait être un prélude à un arrêt total de la production du modèle, dont les dernières évolutions remontent à 2012. Un scénario d’autant plus plausible qu’une refonte totale de la gamme semble imminente. Parmi les rumeurs qui reviennent le plus souvent, on évoque la présence d’un port USB Type-C et surtout une barre tactile OLED située au-dessus du clavier. Ces annonces pourraient intervenir dès la fin 2016.
Si leur aîné se retire d’ici là, il faudra donc débourser 1 449 euros au minimum pour s’offrir un MacBook Pro, avant une probable baisse de prix des appareils sortis depuis 4 ans. Le vétéran restera comme le dernier ordinateur portable d’Apple équipé d’un lecteur CD.
Ce processus de sécurité simple permet de protéger ses comptes sur les réseaux sociaux ou sa boîte mail grâce à son numéro de téléphone. Le Figaro vous donne le mode d’emploi.
Ce processus de sécurité simple permet de protéger ses comptes sur les réseaux sociaux ou sa boîte mail grâce à son numéro de téléphone. Le Figaro vous donne le mode d’emploi.
Même Mark Zuckerberg n’est pas à l’abri d’un piratage. Le PDG de Facebook s’est fait piraterplusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Ses profils Pinterest, Twitter et LinkedIn partageaient tous les trois le même mot de passe: «dadada». Mark Zuckerberg aurait pu éviter cette situation en respectant quelques règles élémentaires de sécurité en ligne, comme avoir un mot de passe complexe et différent pour chaque compte. Il aurait surtout dû activer la double authentification. Le Figaro fait le point sur ce processus de sécurité simple et efficace pour se protéger des piratages en ligne. Car ce qui est bon pour Mark Zuckerberg l’est aussi pour vous.
● Qu’est-ce que la double authentification?
La double authentification est aussi appelée validation en deux étapes ou authentification à deux facteurs. Il s’agit d’un processus qui permet d’ajouter un niveau de sécurité supplémentaire à un compte sur un réseau social ou sur un site, généralement grâce à votre numéro de téléphone portable. Une fois activée, la double authentification protège vos données en deux fois: en vous demandant votre mot de passe, comme d’habitude, puis en vous demandant de renseigner un code unique que vous recevez directement sur votre téléphone.
Même si vous êtes piraté par des personnes ayant eu accès à votre mot de passe, elles ne pourront pas pénétrer dans votre compte sans renseigner cet élément supplémentaire. Cela signifie également qu’à chaque connexion à un nouvel appareil, vous devrez renseigner un code. En cas de tentative d’intrusion depuis une machine inconnue (par une personne ayant votre mot de passe mais pas de code), le site vous informe par mail ou par SMS et vous invite à changer votre mot de passe.
● Est-ce que cela m’évitera tous les piratages?
Il n’existe aucune mesure de sécurité en ligne complètement sûre. Il est possible qu’un pirate puisse accéder à votre compte protégé par une double authentification, en récupérant à la fois votre mot de passe et en prenant le contrôle de votre smartphone. Ce genre d’attaque est complexe, mais possible: en 2012, le bloggueur spécialiste en cybersécurité Brian Krebs décrivait le cas d’une boîte mail hackée suite au piratage de la boîte vocale de son propriétaire. Néanmoins, il est plus efficace de protéger votre compte de deux barrières que d’une seule.
● Comment la mettre en place?
La validation en deux étapes se généralise petit à petit sur les grandes plateformes en ligne. Elle est disponible pour les services de Google, de Microsoft ou d’Apple, Facebook, Tumblr, Amazon, Twitter, Dropbox … La plupart du temps, cette option se trouve dans les paramètres du compte concerné. Voici un mode d’emploi précis pour l’activer sur Google, Apple et Facebook.
Sur Google:
Rendez-vous sur votre compte Google. Il est accessible via l’URL myaccount.google.com. Cliquez sur la catégorie «Connexion et sécurité». Dans le chapitre «se connecter à Google», choisissez «validation en deux étapes». Renseignez votre mot de passe puis votre numéro de téléphone. Vous pouvez choisir d’obtenir vos codes par SMS ou par appel téléphonique. Une fois cette étape passée, Google teste le service en vous envoyant un message ou en vous appelant. Il vous invite ensuite à choisir une option de secours, au cas où vous n’auriez pas votre téléphone sur vous. Vous pouvez choisir d’imprimer des codes de secours, d’utiliser une application dédiée, de renseigner un numéro de téléphone secondaire ou d’utiliser une clé de sécurité.
Sur Apple iCloud:
Apple propose une authentification en deux étapes lors des connexions sur ses services (iCloud, iMessage, Game Center, FaceTime, iTunes Store, Apple Store et iBooks Store) depuis un mobile ou un ordinateur. Pour l’activer, connectez-vous sur la page de votre identifiant Apple, disponible à l’adresse appleid.apple.com et cliquez sur le lien «Modifier» dans la section «Sécurité» pour dérouler les options disponibles, et les réglages de validation en deux étapes, tout en bas. Avant de valider l’opération, Apple demande de répondre aux questions de sécurité préalablement renseignées. Le code de validation de quatre chiffres sera ensuite envoyé sur l’appareil de confiance Apple que vous utilisez, ou par SMS. Il est conseillé d’imprimer et de conserver en lieu sûr la clé de secours de 14 caractères fournie par ailleurs, qui permettra d’accéder à son compte en cas, si vous ne pouvez plus mettre la main sur ces appareils.
Sur Facebook:
Rendez-vous dans vos paramètres puis dans rubrique sécurité. Cliquez sur «approbations de connexion» puis sur «demander un code de sécurité lors de l’accès à mon compte à partir de navigateurs non reconnus». Renseignez votre numéro de téléphone puis le code d’essai envoyé sur votre téléphone. Vous disposez de deux autres options si vous n’avez pas votre téléphone ou que vous ne recevez pas le SMS: des codes temporaires que vous pouvez imprimer ou un générateur automatique. Ce dernier se trouve sur l’application mobile de Facebook, dans les paramètres.
● Je n’ai pas envie de donner mon numéro de téléphone à une entreprise…
Les sites utilisant la double authentification précisent dans leurs règles qu’ils n’exploiteront pas votre numéro à d’autres fins que celui de l’envoi de code. La réception de ces messages est par ailleurs gratuite. Surtout, on gardera en tête que ces plateformes n’ont pas besoin de ces numéros de mobile pour tout savoir ou presque de nos contacts. Leurs applications mobile demandent généralement l’accès à notre répertoire avant de les télécharger. Elles peuvent aussi nous contacter grâce à des notifications ou des alertes. Donner son numéro pour améliorer la sécurité de son compte est certes une concession à faire, mais plutôt faible au regard de tous les désagréments qu‘elle peut éviter.
L’ARCEP recense 4,5 millions d’abonnements très haut débit en France (+35% en un an), dont 1,6 million en fibre optique à domicile (+53%).
La plupart des opérateurs poussent leurs offres très haut débit. Et cette tendance à l’accélération se répercute sur les données fournies par l’ARCEP. Fin mars 2016, elle recense 4,5 millions d’abonnements THD, ce qui représente une hausse de 35 % en un an (1,2 million).
Cet essor est encore plus saisissant sous le prisme de la fibre optique à domicile (FTTH en anglais) : 1,6 million de foyers français ont désormais adopté ce type de connexion, ce qui représente une hausse de…53 % en un an. Mais, en l’état actuel, « l’offre câble-fibre de SFR (Numericable-SFR) reste majoritaire pour surfer à très grande vitesse en France », précise l’ARCEP dans sa communication.
Sur le seul premier trimestre 2016, on observe une progression de 265 000 nouveaux comptes d’accès THD (débit maximum descendant supérieur ou égal à 30 Mbit/s), dont 160 000 par rapport au quatrième trimestre 2015.
La disponibilité des offres THD continue de s’étendre en France : à fin mars 2016, une base de 14,8 millions de logements (+ 9 % en un an) est éligible au très haut débit, dont 6 millions via des offres FTTH (+ 37 % en un an).
La bascule est logique : le nombre d’abonnements haut débit (dont le débit maximum descendant est inférieur à 30 Mbit/s) s’élève à 22,6 millions en fin de trimestre, en recul de 55 000 par rapport au quatrième trimestre 2015 et 255 000 en un an. Néanmoins, ce segment qui s’appuie sur les offres DSL représente 83 % du nombre total d’abonnements à haut et très haut débit.
En France, l’ARCEP recense une base global de 27,1 millions d’abonnements à haut et très haut débit fixes à la fin du premier trimestre 2016, en croissance de 210 000 en un trimestre et de 900 000 en un an (+ 3,4 %).
Parallèlement, l’Autorité de régulation des télécoms lance un suivi du déploiement et de la commercialisation des RIP (réseaux de communications électroniques établis et exploités par des collectivités territoriales et leurs groupements).
Mardi soir (7 juin), Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat chargée du Numérique, vont inaugurer l’Agence du Numérique, qui prend en charge le Plan France Très Haut Débit, qui vise à « déployer des infrastructures numériques de pointe sur le territoire français d’ici 2022, qui a récemment été complété par des programmes de couverture mobile ».
En savoir plus sur http://www.itespresso.fr/fibre-etend-influence-france-131355.html#DWk3UihRsvJIZL9Y.99
Google Ara, le smartphone modulaire de Google devrait être disponible d’ici 2017.
BLOCS – Google vient de présenter dans une vidéo à quoi allait ressembler son smartphone modulaire prévu pour 2017. Ce téléphone sur mesure a été conçu pour satisfaire à tous les besoins des usagers (photo, sport, enceinte de poche et même boîte à pilules !).
Lors de la conférence annuelle de Google destinée aux développeurs, la Google IO, le projet Ara est sorti de son étui de projet annoncé en 2015 pour faire un pas dans le concret.
► C’est quoi le Google Ara ?
Le smartphone modulaire de Google, c’est une base dans laquelle on vient attacher des blocs grâce à des aimants électromagnétiques. Les modules peuvent être choisis en fonction de leur couleur, pour aller avec son style vestimentaire, ou pour leurs usages. Google a dévoilé son téléphone dans une vidéo qui permet d’imaginer comment on pourra s’en servir.
Google n’est pas le premier à proposer ce type de smartphone, le fabricant coréen LG a lancé le sien, le LG G5, qui viendra à terme avec plusieurs modules (une batterie amovible pour allonger l’autonomie de celle-ci, un module appareil photo et un module son ont pour le moment été annoncés). Le LG G5 présente un petit tiroir que l’on retire lorsque le téléphone est éteint. L’originalité du Google Ara semble être du côté de la variété de ses usages. Dans la vidéo, on voit brièvement un module spécial « surf » qui indique la taille des vagues et la météo et même un module « boîte à pilules » pour sa prise de médicaments. A quand le smartphone qui fait le café ?
Google a annoncé vouloir créer « une industrie » autour du Google Ara qui devrait coûter 50 dollars à la production dans sa version la plus basique. Il devrait y avoir tout un marché à prendre autour de ce type de téléphonie mobile en kit. Va-t-il par exemple y avoir des blocs universels compatible Google vendus par des fabricants tiers ? Il est certain que si les téléphones modulaires parviennent à séduire les consommateurs, d’autres concepteurs viendront s’engouffrer dans la brèche.
Google va faire évoluer sa boutique d’applications pour Android. À partir du 2 juillet, il sera possible d’acheter une application sur Google Play et de la partager avec des membres de sa famille.
Nokia ne prend aucun risque. – Photo Simon Dawson/Bloomberg
Le groupe a accordé le droit à une nouvelle société d’utiliser sa marque pour vendre smartphones et tablettes.
Nokia rimera toujours avec « mobiles ». C’est en partant de ce constat que le géant finlandais a décidé de retenter sa chance dans une industrie qu’il a dominée pendant deux décennies. Nokia a annoncé mercredi avoir conclu un accord exclusif avec la société HMD Global, qui pourra utiliser la marque pour fabriquer et vendre des smartphones et des tablettes. Ce retour dans l’arène du mobile intervient deux ans après la vente de la division téléphonie du groupe à Microsoft pour 5,4 milliards d’euros.
Octroi de droit
HMD Global est une société créée pour l’occasion. Basée en Finlande, elle est composée d’anciens dirigeants de Nokia et d’actuels de chez Microsoft Mobile, comme le Français Florian Seiche (ex-HTC), qui la préside. C’est le fonds Smart Connect, créé par un autre Français, Jean-François Baril (ex-Nokia), qui soutient financièrement HMD. Nokia ne dépense pas un euro dans l’affaire. Il octroie pendant dix ans le droit d’utiliser sa marque et les innombrables brevets dont il est propriétaire dans le mobile. Il est aussi présent au sein du conseil d’administration de HMD. Il touchera en retour des royalties sur chaque produit vendu. Outre des smartphones et des tablettes, HMD pourra vendre des mobiles classiques sous la marque Nokia. Microsoft a annoncé en parallèle qu’il allait revendre la division « feature phone », qu’il détenait encore, à HMD et à FIH Mobile, une filiale de Foxconn. Une usine au Vietnam et 4.500 salariés figurent aussi dans la corbeille.
HMD mise sur la force de la marque d’origine finlandaise pour percer sur le marché. « La marque est devenue un vrai élément de différenciation. C’est pourquoi notre modèle économique est centré sur cet actif unique qu’est la marque Nokia et aussi sur notre expérience en vente et en marketing », estime Arto Nummela, le directeur général de HMD. Le groupe prévoit d’investir 500 millions de dollars en marketing dans les trois prochaines années pour soutenir son entrée sur le marché. Reste à savoir si cela sera suffisant. « Le pari est risqué. Le marché du smartphone est très compétitif, en voie de saturation, rappelle Annette Zimmermann, analyste chez Gartner. Il faudra plus qu’une marque – si belle soit-elle – pour réussir à s’imposer. » Le groupe pourrait d’abord viser les pays émergents. Les terminaux tourneront sous Android.
Pour Nokia, qui n’a jamais fait mystère du souhait de faire revivre sa marque dans le mobile, le risque est limité. Si les ventes décollent, il en profitera ; sinon, il n’aura rien perdu. « En accordant l’exclusivité à HMD, Nokia évite en outre une utilisation abusive de sa marque. Et il peut d’autant plus protéger ses intérêts qu’il est présent au board de la société », commentent les analystes d’IHS. L’an dernier, l’équipementier télécoms a vu les revenus issus de sa division de gestion de licences et brevets bondir de 77 % pour dépasser le milliard d’euros. La marge brute de cette activité s’élève à 70 %.
Google a présenté mercredi ses deux nouvelles applications mobiles de messagerie, baptisées « Allo » et « Duo ».
Le géant internet américain Google (groupe Alphabet) se jette de manière décidée sur le marché de plus en plus concurrentiel des services de messagerie avec le lancement, annoncé mercredi, de deux applications mobiles à cet effet, dont une de vidéoconférence.
« Allo » suggère vos réponses. La première application, présentée à la conférence annuelle du groupe pour les développeurs et baptisée « Allo », est un service de messagerie permettant de s’échanger de manière classique du texte ou des photos par exemple. Mais Google a tenté de le rendre plus efficace en y intégrant des capacités d’intelligence artificielle. Cela lui permet par exemple de suggérer à l’utilisateur plusieurs réponses possibles pour le dernier message reçu, sur lesquelles il n’y a qu’à taper pour envoyer : accepter ou pas une invitation à dîner, mais aussi commenter des photos, avec des propositions du genre « miam des palourdes » ou « j’aime les linguine » suite à une image d’un plat réunissant ces deux ingrédients.
Un mode « incognito ». « Ceci est seulement possible parce que nous avons marié notre force dans la reconnaissance visuelle et dans la compréhension du langage naturel par l’ordinateur », a commenté Erik Kay, un ingénieur de Google. Allo permet aussi de dialoguer avec un assistant virtuel, et dispose d’un mode « incognito » à sécurité renforcée, où les messages sont cryptés ou peuvent se voir fixer une date d’expiration par exemple.
« Duo » pour les communications en vidéo. La deuxième application présentée mercredi, baptisée « Duo », permet à deux personnes de communiquer en vidéo depuis leur appareil mobile. Google met en avant sa simplicité d’utilisation, mais aussi une fonctionnalité baptisée « knock knock » (« Toc toc » en français) permettant à l’utilisateur, avant même d’accepter un appel, de voir déjà la vidéo en direct de la personne qui cherche à le contacter. Les deux applications seront disponibles cet été, et compatibles avec le système d’exploitation mobile maison de Google, Android, utilisé par toute une série de fabricants de smartphones dans le monde, ainsi qu’avec iOS, le logiciel concurrent d’Apple qui fait notamment fonctionner l’iPhone.
Le géant sud-coréen dépose un brevet de montre connectée qui projette un clavier virtuel sur le revers de la main, ou sur n’importe quelle surface.
Le clavier virtuel proposé par Samsung est interactif : il permet à l’utilisateur de mieux communiquer avec la montre en augmentant la surface de communication. (Source : Samsung)
De quoi rendre plus ergonomique une montre connectée ? C’est semble t-il l’objectif. Car un des handicaps des montres connectées c’est leur… taille : il est parfois difficile d’être productif avec une montre connectée.
Un brevet, pas un concept commercial
« L’objet connecté inclut une caméra pour capturer une image, un projecteur, et un capteur qui détecte une zone où ladite image sera projetée et permet de naviguer dans une interface virtuelle » mentionne Samsung.
Le projecteur servirait également à afficher un écran sur différents supports (mur, porte,…), et d’interagir également avec ces éléments. Les dessins publiés dans le cadre du brevet montrent également qu’une option retenue est l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle avec ce système.
Alors, un tel objet est-il rapidement commercialisable ? Non. De nombreux brevets sont déposés par les grandes entreprises sans pour autant être exploités par ces entreprises. Ces documents sont néanmoins révélateurs des différentes orientations de recherche que développent les entreprises. Et de leurs capacités d’innovation.
Des promesses, des promesses… Alors que les CD et DVD sont censés garder vos données durant au moins 100 ans, dans les faits leur longévité est beaucoup plus faible. Zoom sur 10 produits dont il faut se méfier en raison de leur usure prématurée.
C’est désormais connu, les fabricants de produits électroniques s’évertuent à faire en sorte que vous passiez le plus souvent à la caisse pour renouveler vos produits. C’est la fameuse obsolescence programmée. Certains composants sont conçus pour ne pas durer et même si c’est le cas, la voie logicielle aura tôt ou tard raison de la santé d’un appareil. Et quand c’est la nature même d’un composant qui le rend périssable, comme c’est le cas pour les batteries des mobiles (smartphones, tablettes, baladeurs), les constructeurs ajoutent quelques entraves pour décourager l’utilisateur qui souhaite la remplacer. Le démontage est souvent très difficile et périlleux, la batterie d’origine parfois collée, voire soudée et son remplacement par le constructeur est à un tarif rédhibitoire. Au final, l’utilisateur va opter pour la nouvelle génération de l’appareil.
Des fabricants très optimistes
En revanche, pour certains produits, les mêmes constructeurs se veulent optimistes en indiquant une espérance de vie parfois supérieure au siècle. C’est notamment le cas pour les disques (CD, DVD, Blu-Ray), mais aussi pour d’autres supports de stockage comme les disques durs, les clés USB, les cartes de mémoires… Ces produits ne sont pas doués d’immortalité, loin de là. Entre les chocs, les écarts de température ou la nature même de la technologie, ils s’usent, se détériorent et peuvent rendre l’âme en quelques années seulement. C’est une véritable loterie, puisque quand certains modèles peuvent fonctionner plus de dix ans, d’autres vont décliner de façon plus ou moins brutale en quelques mois, ou moins de cinq ans. Si Linternaute.com a choisi des exemples qui sont majoritairement liés aux supports de stockage, c’est parce qu’ils hébergent vos précieuses données. Mais ce ne sont pas les seuls à décliner de façon anticipée. C’est pourquoi nous évoquons également certains produits qui ne sont pas aussi robustes que l’on pourrait croire, obsolescence programmée ou pas. Un indice peut toutefois donner une indication de cette durée de vie : l’étendue de la garantie du produit.