20160427 – Sexualité : les rapports sexuels fréquents resserrent les liens

Si les jeunes mariés qui ont beaucoup de relations sexuelles ne se considèrent pas ouvertement plus « satisfaits » que les autres, leurs mécanismes inconscients ont prouvé le contraire..

De manière parfois surprenante de nombreuses études ont déjà conclu que la fréquence des rapports sexuels ne définit pas le bonheur dans un couple. Des résultats qui pourraient s’expliquer par une méthodologie inappropriée pour Lindsey Hicks et son équipe. Les chercheurs américains ont mené une étude auprès de 216 jeunes mariés, avec une approche différente des précédentes études. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Psychological Science, montre que des relations sexuelles fréquentes améliorent bel et bien l’image du conjoint.

Pour réaliser cette étude, les jeunes mariés ont dû évaluer leur taux de satisfaction globale avec leur partenaire (s’ils étaient heureux, insatisfaits, déçus etc…), puis déclarer la fréquence de leurs rapports sexuels au cours des 4 derniers mois. Comme dans les études précédentes les chercheurs ont constaté que le nombre de rapports n’était pas corrélé à la satisfaction ressentie dans le couple.

Dépasser la perception consciente

Les scientifiques ont ensuite soumis les volontaires à un exercice plutôt étonnant. Face à un écran, les jeunes mariés voyaient apparaître des mots, dont ils devaient indiquer s’ils avaient une connotation positive ou négative. Mais sans le savoir, les sujets étaient exposés à une photo de leur partenaire pendant 300 milliseconde avant chaque mot. Selon les chercheurs cette méthode permet d’obtenir des indications sur les perceptions non-conscientes des sujets.

En effet, la vitesse de réponse va indiquer à quel point deux éléments  être associés inconsciemment et automatiquement par le cerveau. Les chercheurs ont constaté que plus le temps de réponse est rapide, plus l’association entre le partenaire et le mot est forte. Répondre plus lentement face à un mot négatif qui suit la photo implique une attitude généralement plus positive vis à vis du compagnon.

L’inconscient ne ment pas

En utilisant ces données, et le nombre de rapports déclarés, les chercheurs ont pu cette fois-ci mettre en évidence que plus les relations sexuelles sont nombreuses, plus les partenaires associent leur compagne ou compagnon à des items positifs. Et cela chez les hommes comme chez les femmes.

« Nous avons constaté que consciemment, les couples considéraient que la fréquence des rapports sexuels n’avaient pas d’influence sur le sentiment de plénitude dans leur relation amoureuse. Pourtant, la fréquence des rapports favorise l’estime du partenaire », explique la psychologue Lindsey Hicks, co-auteure de l’étude.

Source : Sexualité : les rapports sexuels fréquents resserrent les liens

20160411 – NEWS :Comment définir aujourd’hui ce qu’est une sexualité “normale” dans une société du tout numérique | Atlantico.fr

L’immense succès des mommy porn à connotation SM a déclenché une vague de sondages concernant leur impact sur la sexualité des françaises, en particulier.

Une enquête de l’IFOP sur plus de 1 000 femmes, commandée par le journal Femme Actuelle (2013), montre une progression des pratiques sado maso  » soft  » : 24 % des femmes interrogées déclarent avoir reçu une fessée de la part de leur partenaire, alors qu’elles n’étaient que 8 % en 1985. Les pratiques SM plus hard (soumission, domination) restent, pour elles, très marginales et non souhaitées.

Il en va de même pour les sex toys, que 38 % des femmes déclarent utiliser plus ou moins fréquemment, et le fantasme de faire l’amour dans un lieu public pour pimenter sa vie de couple, partagé par 51 % d’entre elles..

En ce qui concerne l’utilisation des nouvelles technologies dans leur sexualité, les SMS coquins sont échangés avec leur partenaire par 47 % des femmes et 41 % ont déjà visionné en couple un film pornographique. 10 % ont même filmé leurs ébats avec une caméra ou leur smartphone.

Ce genre de sondage nous montre, au-delà la déculpabilisation de certaines pratiques, le rapprochement générationnel entre hommes et femmes et l’expression de leurs fantasmes. Il existe actuellement un réel désir des femmes, dans ces jeux sexuels, à rompre avec une certaine banalité et elles en sont actrices, jusqu’à se rapprocher de certaines limites qui anciennement pouvaient être connotées perverses (SM, voyeurisme…). Nous voyons que, sous le désir d’élargir son répertoire sexuel, pour diversifier le plaisir conjugal, les frontières d’une sexualité normale adulte sont très mouvantes en fonction des époques, et rendent plus difficile la définition d’une sexualité  » anormale  » ou même addictive.

Une recherche nationale plus officielle1 et plus exhaustive, menée auprès de plus de 12 000 personnes entre 18 et 69 ans, troisième du genre depuis 1970, permet ainsi de voir les bouleversements de notre sexualité depuis ces 4 dernières décennies.

Les modifications sociales, relevées par cette enquête en grand nombre, donnent des pistes d’explications à cette évolution : la modification des structures familiales, l’augmentation de l’autonomie sociale et économique des femmes, les lois sur la parité et leur application, l’apparition du PACS et les débats sur le mariage homosexuel, l’inscription de la question de la violence contre les femmes à l’agenda politique, mais aussi la précarisation de certains groupes sociaux affectés par le chômage et les difficultés de la vie quotidienne. Bien évidemment, le contexte épidémiologique (VIH, hépatite…) a également eu une influence sur nos pratiques sexuelles.

Ici également, ce sont les femmes qui ont vu le plus leur sexualité se modifier :

— L’âge de leur premier rapport sexuel se rapproche de celui des hommes (17,6 pour 17,2 pour les hommes). Mais la différence générationnelle la plus importante reste que, pour les nouvelles générations, le premier partenaire ne devient que très rarement le futur conjoint. Ainsi, il devient plus une  » expérience « , au même titre que les garçons.

— Le nombre de partenaires sexuels pour les femmes est en augmentation et se rapproche insensiblement de ce que déclarent les hommes (avec à mon avis une propension nette à majorer pour ces derniers) : 4,4 pour les femmes contre 11,6 pour les hommes. L’enquête, à ce propos, nuance un peu cet écart, en relevant que les femmes ne retiennent que ceux qui ont compté dans leur vie !

— Si la fréquence des rapports sexuels s’est peu modifiée en quarante ans et reste fixée à 8,7 rapports par mois, c’est la sexualité des seniors (50‑69 ans) qui a le plus évolué, et surtout celle des femmes qui déclarent 7,3 rapports par mois au lieu de 5,3 en 1992.

Mais ce sont les pratiques qui ont le plus changé et qui modifient notre regard sur une sexualité dite  » normale  » :

— Le nombre de femmes qui déclarent avoir eu une expérience homosexuelle a presque doublé (2,6 % en 1992 contre 4 % en 2006).

— L’usage d’Internet, pour les rencontres affectives et sexuelles, a également bouleversé nos habitudes, plus particulièrement sur la sexualité des adolescents.

Cependant, nous pouvons déjà relever que cette pratique de rencontre  » flambe  » chez les filles de 18 ans et dépasse les garçons (36 % pour les filles contre 24 % pour les garçons.).

Cette évolution ne va pas sans difficultés, car cette étude révèle une vie sexuelle plus diversifiée mais également des tensions, liées à une contradiction qui perdure entre pratiques et représentations sociales. Cette émancipation féminine se heurte à des a priori persistants :  » La sexualité féminine ne serait pensable qu’en référence à l’affectivité et la conjugalité alors que la sexualité masculine serait par nature plus diverse et plus liée à des besoins naturels. « 

Ce qui pourrait expliquer également que, dans cette enquête, le recours à la prostitution ne semble pas être en diminution chez les hommes. Ce sont toujours les hommes entre 20 et 34 ans qui représentent la plus forte clientèle (près de 5 % des hommes à ces âges). Ainsi, après 50 ans, plus d’1 homme sur 4 a eu au moins un rapport sexuel payant dans sa vie. Car cette évolution de nos pratiques sexuelles, tant dans leurs natures que dans leurs fréquences, ne modifie en rien les difficultés que nous pouvons rencontrer au sein de notre relation de couple, au cours d’une vie, et de son retentissement sur notre vie sexuelle. Et cela, quel que soit notre niveau social, comme le montre le cas de Jean venu me consulter, pensant être malade.Le recours à la prostitution recouvre des situations extrêmement différentes, tant parmi les travailleurs du sexe que des clients. C’est une des raisons pour lesquelles le débat actuel sur la pénalisation des clients est si compliqué. Du côté des prostituées, il n’existe pas de situations univoques, entres celles qui s’engage dans cette  » auto entreprise  » soumise aux impôts et charges diverses, de manière volontaire, celles qui sont engluées dans leur toxicomanie, les victimes de réseaux proxénètes… et pour les clients, ceux qui sont dans une  » misère sexuelle « , les pervers sadiques et violents, ceux qui, en difficulté dans leur couple, préfèrent ce recours à une relation extraconjugale, comme mon patient.

Extrait de Fantasmes et réalités sur les Sex addicts, de Jean-Claude Matysiak, publié chez JC Lattès.

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Source : Comment définir aujourd’hui ce qu’est une sexualité “normale” dans une société du tout numérique | Atlantico.fr

20160405 -Sexo: la simulation dans le couple

Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.

Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.

Si on analyse les chiffres, 50 à 70 % des femmes avouent avoir recours à la simulation pendant leurs rapports sexuels. Pas systématiquement mais régulièrement.

Fait moins connu, les hommes aussi simulent. Ça étonne car historiquement, même les sexologues n’étaient pas au courant, néanmoins des études le démontrent. C’est évidemment plus difficile à concevoir. En effet pour l’homme on se focalise généralement sur l’éjaculation, parce qu’à priori il est difficile defeindre une éjaculation. Cependant peu de femme ont réellement conscience de l’éjaculation et ne la ressentent pas vraiment. D’autre part, l’homme peut tout à fait simuler tout le reste, il peut bouger plus énergiquement, ou gémir, ce qui donne l’impression qu’il a terminé et effectivement jouit.

Pourquoi les hommes et le femmes simulent?

Il existe un scenario commun chez toutes les personnes qui simulent. Ce scenario est qu’ils pensent que la jouissance doit se produire de manière simultanée ou encore que la femme doit avoir son orgasme juste avant la jouissance de l’homme.

Les personnes qui sont trop attachées à ce scenario peuvent passer à côté de leur plaisir. Soit parce qu’ils se disent « je vais l’attendre », soit parce qu’ils ont l’impression que le partenaire est sur le point de jouir et qu’ils s’imaginent devoir faire comme si, juste avant ou au même moment. Dans le premier cas ils auront trop attendu, et dans l’autre pas assez, mais le résultat est le même, pas de jouissance pour eux.

Une autre raison qui pousse les gens à simuler c’est lorsque, pour x raisons, ils n’ont pas trop la tête à ça, ils vont alors simuler pour accélérer les choses et en terminer au plus vite.

Une troisième raison qui est plus négative est que certaines personnes ne veulent pas dire à leur conjointqu’ils n’éprouvent pas ou peu de plaisir, souvent parce qu’ils ne veulent pas blesser le partenaire en faisant la lumière sur ses piètres performances au lit.

Tout cela n’est pas vraiment jojo, la simulation à l’air de rimer avec une mauvaise communication dans le couple. Dans tous les cas c’est mieux de dire honnêtement si on ne ressent pas bien les choses, mais il y a néanmoins aussi du positif dans la simulation.

C’est bien plus excitant pour le partenaire si on en rajoute un peu plutôt que de faire l’étoile ou la planche (c’est selon). Et même pour soi, le fait de se mettre dans le mood et de jouer le jeu, voir même d’amplifier certaines sensations peut augmenter le plaisir et permettre d’accéder plus facilement au 7ème ciel. Il faut considérer la simulation comme un aphrodisiaque pour décupler les sensations.

Conclusion: un peu de simulation c’est bon. Il faut par contre éviter qu’elle ne soit le reflet d’unemauvaise communication érotique dans le couple.

Source : Sexo: la simulation dans le couple

20160321 – Sexualité : À tous les âges | LeFigaro.fr – Santé

La santé sexuelle fait partie de la santé globale, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé.Le déferlement d’informations sur le

Quels sont les paramètres qui maintiennent la vie sexuelle épanouissante dans les couples de plus de trois ans? Des chercheurs de quatre universités américaines se sont penchés sur la question.

Ceux qui estiment avoir une vie sexuelle tout à fait épanouissante ne seront peut-être pas intéressés par ces travaux menées par des chercheurs de quatre universités américaines (Chapman, California State, Sonoma State, Indiana). Ils auront tort. Car en explorant les statistiques concernant 38.746 hommes et femmes âgées de 18 à 65 ans, le Pr David Frederik et ses collègues en ont déduit les facteurs prédictifs d’épanouissement sexuel du couple. Les insatisfaits seront peut-être rassurés de voir que bien des choses qu’ils interprètent comme un signe de déclin de leur vie intime sont en réalité fréquentes dans les couples sexuellement épanouis.

Une vie sexuelle «prévisible» mais épanouissante

«Notre vie sexuelle est prévisible», une plainte fréquente parmi les couples qui consultent en sexologie. Mais c’est aussi ce que pensent 71% des hommes et 65% des femmes du groupe des sexuellement satisfaits. C’est certes moins que dans le groupe des insatisfaits (respectivement 85% et 86%), mais ça n’en reste pas moins une majorité. C’est surtout la confirmation qu’une vie sexuelle prévisible peut être parfaitement épanouissante (à partir du moment où les deux partenaires en conviennent), même si elle peut sembler moins excitante a priori… D’autant qu’avoir atteint un haut niveau d’intimité et de confiance avec son partenaire facilite en général le lâcher-prise indispensable au plaisir.

La nostalgie des débuts du couple

Et si les satisfaits n’étaient au fond que des couples pour qui le sexe n’a pas tant d’importance que cela? «Pour moi c’est important d’avoir une vie sexuelle excitante», disent de nombreux insatisfaits. Soit, mais c’est le cas de 9 hommes sur dix et de huit femmes sur dix, satisfaits ou pas! Autant dire que tout le monde est d’accord. En réalité, lorsque des différences apparaissent entre les satisfaits et les insatisfaits, deux thèmes émergent: l’un concerne la nostalgie du passé, l’autre la communication dans le couple.

Nostalgie de la passion des premiers mois? En effet, moins de 7% des hommes et femmes insatisfaits trouvent leur vie sexuelle actuelle aussi passionnante qu’au début, contre 61% de ceux et celles qui sont satisfaits. Notons tout de même au passage que cela signifie qu’il est tout à fait possible d’être satisfait d’une vie sexuelle moins excitante qu’au début du couple, puisque c’est le cas d’un tiers de ceux qui sont épanouis.

Moins beau, et alors?

«Je trouve mon/ma partenaire moins attirant physiquement qu’au début», est l’explication spontanée de beaucoup pour justifier du désintérêt pour la chose érotique. Du moins pour la moitié du groupe «insatisfait». Là encore, c’est un raccourci. En effet, les «satisfaits» pensent la même chose pour un homme sur trois et une femme sur quatre. Inversons à nouveau la lecture des chiffres, on peut dire alors que la moitié des insatisfaits trouvent leur partenaire aussi attirant physiquement qu’au début. Logique, car la sexualité ne se résume pas au seul corps: l’alchimie érotique est aussi ce que l’esprit, le comportements, les paroles en font.

Savoir exciter l’autre

D’ailleurs la communication est un ingrédient à considérer. La preuve, neuf épanouis sur dix «sont à l’aise pour demander à leur partenaire ce qu’ils veulent au lit», alors que ça n’est vrai que pour la moitié des insatisfaits. Sans surprise, 75% des hommes et 87% des femmes épanouis se «disent satisfaits de la variétés des positions amoureuses pratiquées dans leur couple». Ce qui n’est le cas que pour 25% des hommes et 38% des femmes frustrés. D’ailleurs, les deux tiers des insatisfaits l’avouent: «J’ai l’impression que mon partenaire ne sait pas comment m’exciter». Après trois années de couple, c’est effectivement un problème qu’il est temps d’aborder.

Source : À tous les âges | LeFigaro.fr – Santé

20160304 – La taille des mains reflète-t-elle (vraiment) celle du pénis? | Slate.fr

Pour la science, une certaine corrélation existe, mais ce n’est pas forcément celle à laquelle on pense.

Pour la science, une certaine corrélation existe, mais ce n’est pas forcément celle à laquelle on pense.

En plein débat télévisé pour la primaire des Républicains, ce jeudi 3 mars 2016, le candidat Donald Trump s’est défendu sur la taille de son pénis. Oui, vous avez bien lu, sur la taille de son pénis. En direct, le milliardaire américain a répliqué à une remarque de son adversaire Marco Rubio qui avait moqué, quelques jours plus tôt, la taille de ses doigts.

Cette référence de Marco Rubio au journal Spy qui en 1988 avait qualifié Trump de «rustre aux petits doigts» a été assimilée par son adversaire à une idée reçue très répandue selon laquelle la taille des mains (ou des pieds) permettrait de se faire une idée précise de la taille du sexe chez un homme. Mais, scientifiquement, quel crédit peut-on donner à cette théorie?

Index et annulaire

Pour en avoir le cœur net, Quartz s’est penché sur les études disponibles sur le sujet. L’une d’entre elles, publiée dans l’Asian Journal of Andrology en 2011 et menée en Corée du Sud sur un échantillon (assez réduit, notons-le) de 144 hommes adultes, s’était intéressée non pas à la taille des mains, mais plutôt à celle des doigts. Et, selon les auteurs de l’étude, il y aurait bien une corrélation, rapportait Reuters.

En clair, l’étude affirme que si l’index est plus court que l’annulaire, alors le pénis sera en moyenne plus grand. À l’inverse, «si l’index a tendance à rivaliser avec l’annulaire, le sexe sera en moyenne plus petit», notait Pierre Barthélémy sur notre blog Globule et télescope après la publication de l’étude. Rien ne prouve, en revanche, qu’avoir de petits doigts –ou de petites mains– influe directement sur la taille du sexe chez l’homme. Ce n’est donc pas vraiment la taille des doigts qui compte, mais plutôt l’écart qui les sépare.

Exposition aux androgènes

Le ratio entre l’index et l’annuaire –aussi appelé rapport 2D:4D ou indice de Manning– a été un sujet largement étudié au cours des dernières années. Dans son billet de blog, Pierre Barthélémy résumait ainsi les travaux scientifiques menés sur le sujet jusque-là:

«Les chercheurs estiment, sans en être complètement certains, qu’il pourrait s’agir là d’un indice du taux d’exposition prénatale aux androgènes. Pour le dire clairement, ils pensent que plus le fœtus a fabriqué d’hormones androgènes, plus cela se verra dans le rapport entre ces deux doigts. En effet, le développement des membres (y compris celui des doigts et des orteils) est contrôlé par les mêmes gènes que ceux qui s’occupent du développement du système génital.»

 

Source : La taille des mains reflète-t-elle (vraiment) celle du pénis? | Slate.fr

Avis Pimpf : et la certains mesurent déjà la taille de leur main ou celles de leur partenaire 🙂

20160220 – Sexe : pourquoi les femmes mentent sur ce qui leur procure réellement du plaisir | Atlantico.fr

Vous ne savez toujours pas où est le point G de votre partenaire ? Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le seul. Les études sur le pourquoi de l’excitation féminine n’avancent pas, en grande partie parce que les femmes sondées ne disent en général pas toute la vérité sur le sujet.

Atlantico : Comment défineriez-vous l’excitation sexuelle féminine ?

Alexis Rapin : Il est important de faire la distinction entre désir sexuel et excitation sexuelle : un désir sexuel est une anticipation positive d’un rapport sexuel (avec soi ou autrui qui déclenche une excitation génitale).

L’excitation sexuelle féminine correspond à une excitation génitale, qui est un réflexe physiologique associé à une charge émotionnelle. Ainsi, rien n’empêche de déclencher une excitation génitale en lien avec des sources d’excitation sexuelle (les 5 sens ou l’imaginaire sexuelle) sans pour autant qu’un désir sexuel soit présent.

Certaines femmes n’ont d’ailleurs peut-être pas bien codifié la différence entre désir et excitation sexuelle.

Les femmes mentiraient sur le fait qu’elles jouissent et sur ce qui les pousse à jouir (notamment lorsqu’elles se masturbent). Est-ce exact selon vous ?

Michelle Boiron : « Alors, heureuse ? » (réplique célèbre d’un film). C’était l’époque représentative du mâle puissant qui, sûr de lui, dominateur, ne prenait pas de risque face à cette interrogation, car quelle est la femme qui le contredisait ? C’était l’époque où la jouissance féminine n’avait pas d’importance, n’était pas revendiquée et où l’heure de vérité était différée. L’un pensait jouir du corps de l’autre. Et l’autre ? On ne savait pas et on ne voulait surtout pas savoir !

Cette autre, en l’occurrence, la femme d’aujourd’hui, revendique la jouissance. C’est son droit et c’est écrit dans les journaux féminins. Ce bouleversement d’un schéma millénaire n’est pas sans conséquence car il existe des réalités physiques immuables et incontournables.

Ceci étant posé, il y a toujours des femmes aujourd’hui qui simulent le plaisir pour garder leur homme et d’autres à l’opposé qui le revendiquent plus ou moins élégamment ! L’homme et la femme du XXIème siècle doivent être lisibles et performants dans tous les domaines et aujourd’hui, cela atteint la sphère la plus intime : leur sexualité. Après l’amour sans contrainte, sans obligation de résultat, voici l’heure de la transparence ! On ne peut plus tricher, il faut rendre des comptes sur votre sexualité.

Pourquoi les femmes ont-elles tendance à mentir sur ce sujet ?

Alexis Rapin : Par manque de repérages principalement.

Il est facile pour un garçon d’identifier son excitation génitale, car un pénis en érection est visible et que très tôt, le petit garçon est en contact avec son sexe, notamment quand il va uriner. Pour une femme, les organes génitaux sont moins accessibles, plus interiorisés et cette région est souvent connotée négativement, ce qui ne permet pas à la petite fille d’explorer son sexe. De nombreuses femmes n’ont par ailleurs pas repéré leur orgasme, et donc leur propre plaisir dans leur sexualité.

L’excitation génitale chez la femme est par ailleurs moins visible et il lui est difficile d’associer désir sexuel à une excitation sexuelle.

Michelle Boiron : L’homme, jusqu’à récemment, ne pouvait tricher sur son érection. Elle reste indispensable pour la pénétration. Mais faut-il pour autant en déduire la seule responsabilité de l’homme ? S’il est défaillant aujourd’hui, le tiers apparaît soit sous la forme de la médecine et du fameux comprimé d’IPDE5, soit sous la forme de l’objet sex toy, soit par le recours à la masturbation féminine en couple ou en solo, soit encore sur le site comme Gleeden qui favorise et prône l’adultère. Là, le tiers n’est plus fantasmé ; il est présent en deux clics et en chair et en os ! Alors que pour la femme, le mystère de son sexe invisible confère à sa jouissance plus d’interrogations et surtout, il est moins lisible. C’est précisément  pour cela qu’elle peut si elle le désire simuler sa jouissance. Soit pour être une vraie femme, calquée sur le modèle de celle qui jouit, ou encore et cela n’a pas beaucoup évolué, pour écourter l’acte dans lequel « elles s’emmerdent en baisant » comme disait Brassens !

Les scientifiques ont essayé de quantifier l’excitation féminine en mesurant le flux sanguin arrivant au vagin comme pour le pénis. Néanmoins, ces essais se sont avérés peu concluants, car un vagin et un pénis ne sont pas conçus avec les mêmes tissus. Pourriez-vous expliquer cette différence ?

Alexis Rapin : Le pénis est un organe érectile dans l’origine embryologique est proche de celle du clitoris, qui serait donc le pendant féminin du pénis. Le vagin est un organe creux en forme de cul de sac tapissé d’une muqueuse épithéliale qui se termine à son sommet par le col de l’utérus.

Cependant, lors d’une excitation génitale, par un phénomène de vasocongestion, le vagin va légèrement s’allonger et se balloniser. Ce phénomène mécanique est expliqué par la présence de piliers du vagin, qui sont des tissus proches des corps érectiles. Mais la réponse est plus lente à obtenir qu’une érection chez l’homme, l’érection de ces corps se faisant de manière plus lente et ascendante. Parallèlement, une lubrification apparaît et représente le témoin direct d’une excitation génitale chez la femme.

Les scientifiques pensent qu’il vaut mieux se concentrer sur le clitoris pour mesurer le plaisir féminin que le vagin. Pourriez-vous expliquer pourquoi ?

Alexis Rapin : Que l’on mesure l’un ou l’autre n’a aucune espèce d’importance. Les deux sont le témoin d’une excitation génitale.

Est-ce que les scientifiques étudient actuellement correctement l’excitation génitale féminine selon vous (les éléments qui conduisent à l’orgasme féminin et l’orgasme féminin), ou tâtonnent-ils toujours beaucoup en matière de recherche ?

Michelle Boiron : Les études scientifiques sont sûrement très intéressantes et nous enseignent sur le fonctionnement du cerveau humain, y compris quand il s’agit de la jouissance. Les dernières recherches sont réalisées par IRM. On peut voir précisément là où les zones concernées dans le cerveau lors d’une relation selon la stimulation exercée : clitoridienne, vaginale, annale… C’est très intéressant notamment de voir que les femmes ont trois zones concernées dans leur cerveau pendant la jouissance alors que les hommes n’en n’ont qu’une seule !

Mais regarder à la loupe ce qui se passe dans notre corps dans notre cerveau ne résout rien quand la réalité de l’intimité sexuelle de l’homme et de la femme qui dysfonctionnent. L’alchimie des corps restera toujours le meilleur remède à une relation sexuelle réussie. Quand celle-ci n’a pas lieu, la pression de la norme de la performance prend le dessus et accroît l’angoisse de celui ou de celle qui n’est pas dans la norme actuelle et prend le pas sur la réalité de l’humain et de sa limite. Nier la différence homme femme c’est nier le « rapport sexuel » et ce qui le crée. En matière d’érotisme notamment, on sait très bien que les femmes ne cultivent pas le même érotisme que les hommes et surtout n’inventent pas la même scène sexuelle.

Dans leur scénario elles rêvent souvent de faire l’amour avec un homme célèbre alors que les hommes en rêvent avec une femme sublime. Peut-être que la puissance et le pouvoir que les hommes ont eu depuis tant d’années ont fait que les femmes ont érotisé le pouvoir ? L’équivalent du pouvoir pour l’homme au féminin, c’est la beauté de la femme. C’est ainsi que Kundera a écrit : « Les femmes ne recherchent pas des hommes beaux mais ceux qui ont possédés de belles femmes », dans le livre du Rire et de L’oubli.

D’autre part, la femme s’inscrit dans la continuité pour être dans une relation érotique. Pour se dévoiler, elle a besoin de la durée. Elle veut fixer l’autre. Elle préfèrera être aimée que d’aimée tant elle a besoin d’être désirée, alors que l’homme rêve de discontinuité pour nourrir l’érotisme nécessaire à son désir. L’érotisme, c’est la dimension humaine de la sexualité. Il peut revêtir plusieurs formes. Il peut notamment s’étayer sur un caractère artistique et qui active les fantasmes.  Il a comme support l’écriture, l’art, le théâtre, le cinéma… Il est le terreau du désir. Alors que pour l’homme, certes l’érotisme peut créer le désir, mais pour créer l’excitation pure et dure lorsqu’elle vient à faillir le recours aux fantasmes ou à la pornographie devient pour certains nécessaires.

A quoi cela sert-il d’étudier la manière dont les femmes arrivent à l’orgasme ?

Alexis Rapin : A rassurer les scientifiques sur le fait que les femmes peuvent aussi avoir une réponse physiologique réflexe face à une source d’excitation sexuelle.

Michelle Boiron : Cela sert au moins à créer une polémique ! On ne s’accorde toujours pas sur le fameux point G. Quant à la femme clitoridienne et/ou la femme vaginale, les conséquences sur cette interrogation déclenchée par les magazines féminins est nuisible. La jouissance n’est pas fixée une fois pour toute et peut évoluer en fonction de l’âge, du partenaire du trajet d’une vie, d’une blessure, d’un deuil… Cela nuit surtout beaucoup à la femme de dévoiler son intimité et de pointer son manque à jouir.

Chaque femme a une histoire, un parcours.  En revanche, si l’entrée dans la sensualité commence très tôt dans l’enfance, elle semble se fixer chez certaines femmes selon un seul mode. Cela inaugure une forme de sensibilité et de sensualité qui la contraigne à avoir une sexualité à l’âge adulte qui ne sera pas satisfaisante car trop ciblée et qui l’empêche de pouvoir la partager, la conjuguer avec le partenaire. Elle reste alors dans une sexualité de petite fille. Elle sait comment elle fonctionne et elle a du mal à le dire à son partenaire et pas de mode d’emploi pour le partager ! Prenons l’exemple des femmes qui se frottent sur le ventre (sans les mains) comment transformer cela avec le partenaire pour avoir une relation sexuelle satisfaisante ? Elles obtiennent seule une jouissance en moins d’une minute ! Alors elle devienne aussi forte que l’homme qui éjacule en moins d’une minute ! On s’accorde alors sur du pathologique.

La question est : comment peuvent-ils s’accorder s’ils se rencontrent ? Le pendant de cette fixation chez le garçon serait par exemple une pratique de masturbation par pression sur le pénis le plus souvent le gland alors que dans la relation sexuelle, c’est le va et vient dans la pénétration qui crée la jouissance. Alors la manière d’arriver à l’orgasme même si on a tendance à vouloir l’expliquer, la situer, la codifier, la mesurer, la dupliquer elle doit aussi rester un peu mystérieuse :« la satisfaction sexuelle de la femme ne tient pas seulement à l’orgasme, mais quel beau cadeau quand il se produit« .

Alors oui, il y a des fondamentaux qui sont innés dans la sexualité et la plupart du temps tout se passe très bien ! En revanche? Quand cela dysfonctionne ce n’est pas aussi simple? il ne suffit pas de nommer une zone et de la stimuler… La technique, le bon amant existe ! Mais il y a des blocages qui persistent et sont l’objet d’une grande souffrance… Pour conclure, je dirai que la plupart du temps l’acte sexuel se déroule selon le scénario : « tandis que l’homme tâche éperdument de retenir son érection, la femme, elle essaie, non moins éperdument, de le précipiter » (Paul VERLAEGE , L’amour au temps de la solitude).

Dans l’impossibilité d’obtenir cette jouissance, certains hommes coupent court et certaines femmes renoncent. C’est souvent le fruit d’un manque d’imagination, d’inventivité, d’un ennui abyssal… Une issue pour recréer du désir en dehors des interdits, c’est l’érotisme. Rappelons-nous que l’homme est un animal érotique et que la suggestion est plus porteuse de désir que les points de son anatomie, fussent-elles très bien ciblée !

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Source : Sexe : pourquoi les femmes mentent sur ce qui leur procure réellement du plaisir | Atlantico.fr

20160214 – Saint-Valentin 2016 – Le point G existe, on vous explique comment le trouver – metronews

La Saint-Valentin approche à grand pas et la nuit d’amour qui va avec aussi. Pour combler sa Valentine, une zone érogène mérite d’être connue : le point G, clé de l’orgasme féminin mais pas si facile à débusquer. Pourquoi « G »? En hommage au Dr Grafenberg, le médecin qui l’a découvert. Metronews vous donne quelques pistes pour explorer, si ce n’est déjà fait, de nouvelles sensations.

Toutes les femmes ont un point G. Cela a été confirmé dans les années 80 par les scientifiques américains John Perry et Berverly Whipple. Mais caché dans les parois de la cavité vaginale, certains ne l’ont jamais trouvé et certaines ne l’ont jamais senti. « Le plus souvent il est virtuel, c’est-à-dire non éveillé et donc peu ou pas sensible », explique le Dr Gérard Leleu, sexologue, dans son ouvrage « Le Traité des orgasmes » (Leducs.s éditions). La bonne nouvelle est que cette zone très érogène peut s’éveiller si elle est stimulée.

► Où est-il?
Sur la paroi antérieure du vagin, le point G se trouve à mi-distance entre l’entrée du vagin et le fond. Chaque femme est différente donc il est difficile de donner sa localisation avec précision. On estime cependant que cette petite zone commence à 4 cm de l’entrée du vagin, du côté de l’abdomen.

Comment le repérer ?
Il peut d’abord se détecter par la vue grâce à un spéculum en plastique acheté en pharmacie, un miroir sur pied et une source de lumière. Mais le plus simple est de le sentir grâce au toucher. Si vous sentez une zone un peu moins lisse, voire rugueuse, c’est que vous avez mis le doigt dessus.

Comment l’éveiller ?
Le Dr Leleu recommande à la gente féminine de trouver son point G seule dans un premier temps. D’après lui, « une femme qui sait déclencher son orgasme a plus de chance de le faire éclater avec son partenaire ». En clair, par la masturbation en solo, la femme peut découvrir d’immenses plaisirs en duo. Deux techniques pour cela: manuellement ou avec un vibromasseur, arqué vers l’avant de préférence.

Et si ça ne marche pas?
Le point G peut se révéler « insensible » chez certaines femmes. Cela peut être due à une mauvaise expérience sexuelle ou le résultat d’une éducation familiale stricte. « Pour se protéger et aussi par rancœur elles anesthésient leurs organes sexuels et entre autres leur zone G », explique Gérard Leleu. Dans ce cas, une psychothérapie peut être envisagée.

►Quelles sont les positions les plus favorables?
Parmi les postures d’amour favorisant l’ascension vers le septième ciel, le sexologue recommande la levrette (monsieur derrière madame), l’Andromaque (la femme chevauche son homme) ou encore » la position du missionnaire dans sa variante jambes en l’air ».

Pas de jaloux, ces messieurs ont eux aussi leurs zones érogènes. Leur point P, pour prostate, est particulièrement sensible.

Source : Saint-Valentin 2016 – Le point G existe, on vous explique comment le trouver – metronews

20160208 – Sexualité : comment faire comprendre (gentiment) que ça ne va pas ?

La communication sexuelle est déjà compliquée quand tout se passe bien. Mais quand ça ne va pas, comment dire “je n’aime pas” ?

 

Quand sommes-nous plus vulnérables qu’au lit ? Jamais. Le sexe est dangereux. Il fait exploser notre taux d’adrénaline. Il s’associe souvent à des sentiments amoureux – psychotropes notoires. Une brouette thaïlandaise mal inspirée, sur un parquet trop bien ciré, peut envoyer un sain étalon aux urgences. Franchement ? Le sexe devrait être catalogué parmi les sports extrêmes, au même titre que le surf-sur-grizzli ou le parapente – je vous défie de faire la différence entre bondage et équipement d’alpinisme.

Vulnérables, donc, à une sexualité qui nous révèle : tous projecteurs allumés, même en pleine nuit. Le simple fait d’atterrir dans une chambre d’hôtel avec un partenaire inconnu (ou une amante de longue date) nous dépouille progressivement de tous nos artifices : plus d’entourage pour nous mettre en valeur, plus de vêtements pour masquer les complexes, plus de langage pour planquer notre sensibilité derrière notre sens de l’humour ou notre intelligence.

Nous sommes vulnérables, et parfois, nous serons critiqués. Aïe. La communication sexuelle est déjà compliquée quand tout se passe bien – le désir, le plaisir, flottants au bord de l’indicible. Mais quand ça ne va pas ? Car ils existent, ces moments où vraiment ça coince, où vraiment ça gratte, au point que le silence, d’une coquetterie érotique, devient un poids. On connaît le sexe-corvée, les relations-repoussoir : on connaît et on évite. Ce qu’on appelle « chute de libido » et qui souvent, n’est que la conséquence de non-dits assourdissants. Il faudra soit subir, soit s’exprimer. Mais comment dire « je n’aime pas » quand on peine à dire « j’aime » (sans même parler de « je t’aime ») ?

Suggérer une option alternative

Tout d’abord, et c’est crucial, le timing est critique. De même qu’on recommande de ne pas faire les courses le ventre vide, ne vous lancez pas dans des critiques sexuelles quand vous errez entre frustration et énervement. Plus il vous semble urgent d’en parler, plus vous risquez de choisir la mauvaise formulation : si ça vous démange, préparez-vous une tisane (ou un steak tartare au couteau, il paraît que ça calme). Laissez passer 24 heures. Soufflez.

Vous échapperez ainsi à la question clichée : dois-je parler avant l’acte, pendant, juste après ? Sous peine de tomber comme un cheveu sur la langue, parlez quand ça se présente – aspirateur à la main, pendant le film du soir qui justement touche au sujet, ou effectivement pendant la séance sexuelle, parce qu’il/elle se retrouve trois centimètres trop à gauche.

Une technique « corporate » de communication veut qu’on délivre ses critiques en sandwich : entre deux compliments. Bof. La ruse semble grossière et nos partenaires sont malins (sinon, comment auraient-ils eu l’intelligence de nous choisir). Je vous laisse imaginer la scène : « J’adore la manière dont tu ondules, cependant tu es totalement à côté de la plaque, oh, comme j’aime la courbure de ta nuque. »

A mon avis, mieux vaut mettre un peu de douceur dans la voix, et suggérer une option alternative. Dire par exemple : « Attends, tu ne voudrais pas essayer sans les dents ? » La personne devrait facilement comprendre le message. Vous n’aurez fait preuve d’aucune agressivité, et puisqu’on dit toujours que la critique devrait être constructive : dans cette situation, vous construisez.

Accepter d’écouter

En revanche, si vous aviez imaginé que la mise en mots serait le plus difficile et qu’ensuite vous pourriez vous reposer sur vos lauriers tel Jules César en vacances en Guadeloupe, désolée, c’est raté. La mise au point sexuelle commence à peine ! Car le propre de la communication, c’est d’opérer dans les deux sens (sinon ça s’appelle un décret, et il faudrait vraiment être Jules César).

Vous avez parlé, vous allez maintenant obtenir une réaction et peut-être, ta-daaam, une réponse. Il est possible que la personne change la technique incriminée, mais il est également possible qu’elle ne comprenne pas (insistez), qu’elle se braque, ou qu’elle profite de l’occasion pour fournir ses propres critiques. Dans tous les cas, rappelez-vous comme nous sommes vulnérables au lit. Comme nous y jouons nos identités les plus fondamentales (genre, orientation sexuelle, activité/passivité, mais aussi type de personnalité, êtes-vous plutôt bad femme ou garçon fatal ? Vastes questions). Quand vous demandez à l’une ou l’autre de ne pas griffer (vous avez piscine), peut-être démontez-vous un pilier de sa construction émotionnelle. Peut-être que pour lui, ou elle, griffer repose sur une tradition familiale millénaire, et que cette tendance au plaisir acide démontre un caractère puissant, cool et responsable.

Si vous parlez, vous acceptez d’écouter. Et parce que nous sommes fragiles, vous acceptez de vous confronter à cette vulnérabilité, parfois à ces souffrances enfouies, parfois aux sursauts de fierté. Ces émotions pourront vous être renvoyées en pleine tête comme mécanisme de protection (« c’est TOI qui n’est JAMAIS disponible ») – il faudra recevoir ces critiques, dans leur objectivité et dans leur éventuelle injustice.

Accepter d’entendre

Si vous écoutez, vous acceptez d’entendre : y compris des choses qui fâchent. Peut-être entendrez-vous que l’amour ne garantit pas la compatibilité sexuelle. Peut-être entendrez-vous que vous êtes incompétent-e, qu’on vous trompe, que vous auriez dû faire la vaisselle, que vous vous exprimez mal.

IL Y A DE LA GRÂCE DANS NOS FRAGILITÉS ET NOS FIASCOS : C’EST EN BAISSANT LES ARMES QU’ON PEUT ENFIN ACCUEILLIR. C’EST EN ACCEPTANT D’ÊTRE BLESSÉS, ET DE BLESSER, QUE NOUS COMMUNIQUONS RÉELLEMENT

C’est pourquoi en délivrant vos critiques, vous vous rappellerez comment accepter la critique. Ici, deux brèves remarques : si vous avez le sentiment d’être nul/le, d’ignorer comment vous y prendre, c’est qu’on ne vous a jamais appris – vous résultez de votre passé sexuel, et si tous vos précédents partenaires aimaient qu’on mette deux doigts, juste deux, il est bien naturel que vous tentiez de reproduire ce qui a fonctionné. Nous pouvons faire de notre mieux… mais ce mieux se heurtera toujours à l’expérience de l’altérité. Deuxième observation : le plus souvent, vous n’êtes pas la cible réelle des critiques énoncées. Contextualisez. Une personne qui vous « attaque » sexuellement peut le faire pour attirer votre attention, pour attiser votre désir, pour sonner l’alarme. Le champ est vaste.

Quand vous aurez parlé, écouté et entendu, il sera temps de négocier. Une des idées fondatrices de la communication moderne est qu’elle pourrait tout résoudre, mais c’est faux : on n’obtient pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Personne ne nous doit rien, surtout sexuellement. Et négocier ne consiste pas forcément à atteindre un juste milieu (quand l’un rêve d’orgie et l’autre de fidélité, bon courage pour le trouver). Négocier, c’est accepter de perdre de temps en temps – un bon exercice d’humilité.

Attention, enfin, à une stratégie qui se répand : l’évitement de la critique via la recherche de perfection. Les hommes prennent du Viagra pour n’être jamais pris en faute (l’impuissance n’en est pas une), les femmes simulent pour paraître ultra-orgasmiques. Nous nous lissons.

L’évitement fonctionne. Il ne résout rien, mais il fonctionne. Reste le prix à payer, le lourd prix de la perfection : à force de vouloir se protéger et/ou de protéger l’autre, rater la vulnérabilité. Passer à côté de la faiblesse. Il y a de la grâce, pourtant, dans nos fragilités et nos fiascos : c’est en baissant les armes qu’on peut enfin accueillir. C’est en acceptant d’être blessés, et de blesser, que nous communiquons réellement. Un sport extrême : un sport d’adultes.

  • Article de Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

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Source : Sexualité : comment faire comprendre (gentiment) que ça ne va pas ?

20160118 – Couple : Plus on est dépendant financièrement, plus on est infidèle ! | virginradio.fr


Couple : La nouvelle de Virgin Tonic peut surprendre. Mais voilà, la fidélité dépendrait de notre niveau de dépendance financière. Explications avec cette étude américaine.

Source : Couple : Plus on est dépendant financièrement, plus on est infidèle ! | virginradio.fr

 

Avis Pimpf : encore une « étude » qui est sensée refléter la réalité, si tu n’es pas dans la norme ou dans la bonne case tu  n’es pas bien ( mode ironie)

 

20151208 – News : nice-matin – SEXO. Quand le couple n’a plus que le sexe…

Il arrive qu’un couple en instance de séparation ne se retrouve plus que dans un seul endroit : au lit. Comment expliquer que le sexe perdure là où l’amour a échoué ?Connaissez-vous le film Ma petite entreprise du réalisateur Pierre Jolivet ? Il contient une scène qui illustre notre propos : …

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