Article de Jacques-Henry Poucave pour le site EcranLarge.com
Pour qui navigue régulièrement sur les Internets et s’intéresse un peu aux débats cinéphiles, Star Wars : Les Derniers Jedi est l’objet de joutes oratoires enflammées entre défenseurs et spectateurs outrés.
En y regardant un peu vite, on pourrait même croire que Disney a raté son coup tant les critiques cinglantes s’expriment avec radicalité. Et pourtant, les chiffres du box-office laissent peu de place au doute : Rian Johnson a réussi à rassembler des millions de gens dans les salles obscures. Mieux, les cris d’orfraie de tous ceux qui sont sortis outrés du film pourraient bien être très utiles à la saga.
Ni pour ni contre, bien au contraire
LES DOLLARS SONT AVEC LA SAGA
C’est le 31 décembre que Les Derniers Jedia passé la barre symbolique du milliard de dollars de recettes à l’international. Barre symbolique qui le classe instantanément parmi les mastodontes de l’industrie. Au final, le blockbuster devrait atteindre un score dans le sillage du précédent épisode canonique, Le Réveil de la Force.
Ainsi, le bouche-à-oreille soit disant désastreux, la chute (impressionnante) de 70% de fréquentation en deuxième semaine d’exploitation, n’auront pas eu d’effet très tangible sur l’exploitation cinéma du film. Le métrage réussit ainsi un tour de force qui est le contraire exact de celui raté par Batman v Superman, en alliant affrontement et révoltes en ligne à un succès planétaire. Et là où Warner a eu du mal à digérer la vague d’amertume, elle prend ici un sens tout autre.
Le film se baffre comme un porg
STAR WARS RESTE EN VIE
Ils n’ont beau occuper qu’une petite fraction des spectateurs, les débats ou prises de positions très violentes qui se sont fait jour dans la presse, les réseaux sociaux ou les forums ont eu un retentissement spectaculaire. Amateurs de la vieille école contre nouveaux venus, spectateurs en quête de transgression méta contre gardiens du temple, les oppositions se sont multipliées et ont tourné à la valse des clash.
Conséquence immédiate, Rian Johnson a fait oublier momentanément que la fresque initiée par George Lucas était devenue sous l’égide de Disney une suite de produits industriels déclinés annuellement. À nouveau, l’univers est débattu, son sens questionné et son avenir incertain. Et peu importe qu’en réalité, le scénario des Derniers Jedi soit incroyablement balisé, prévisible et creux, laissant tous ses personnages exactement là où on les attendait. En l’état, Star Wars est à nouveau source de polémique et de débat. Ces polémiques ne touchant pas le box-office, elles consacrent l’univers comme une création vivante.
Les fans sont un peu chafouin
ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE COMMUNAUTÉ
Après une prélogie qui aura déçu une grande partie du public, Disney, pour assurer la viabilité du rachat de la franchise (pour la rondelette sommé de 4 milliards) devait absolument la vendre à de nouveaux spectateurs et s’assurer les générations les plus jeunes, celles qui avalent avec goinfrerie des heures de Marvel.
Et dans cette optique, l’affrontement entre supporters de cette nouvelle trilogie déçus et ivres de rage permet de cristalliser la naissance d’une nouvelle communauté de fans, prompte à défendre un récit qui fait mine de brûler les idoles d’hier et de prendre le contrepied d’une mythologie extrêmement riche, apparue bien avant ces spectateurs.
Pas sûr que les nouveaux venus gardent un grand souvenir de Phasma
Pour survivre durablement à son invraisemblable rythme de production, Star Wars a besoin de convaincre son public qu’il n’est pas un produit désincarné, mais bien une fresque vivante. Et les discussions houleuses qui occupent encore de nombreux cinéphages sont un des meilleurs moyens de coaguler une nouvelle génération d’amateurs.
Le sort de Snoke aura beaucoup divisé
UN ÉQUILIBRE DANS LA FORCE ?
Après avoir rappelé les bases sous forme de condensé accéléré dans Star Wars : Le Réveil de la Force, fait mine d’en finir avec les vieilles marottes dans Les Derniers Jedi, Disney ne semble pas désireux de prendre trop de risques avec sa poule aux œufs d’or. Ainsi, ce n’est évidemment pas un hasard si pour remplacer Colin Trevorrow et prendre la suite de Rian Johnson, le studio a misé à nouveau sur J.J. Abrams, qui devra donc conclure cette première trilogie.
Réalisateur surdoué mais pas polémiste pour un sou, plus référentiel que révolutionnaire, Abrams semble un choix idéal pour la firme, si elle entend calmer un peu le jeu après l’éruption passionnée déclenchée par le retour contrarié de Luke Skywalker. Ainsi, après un affrontement stellaire entre communautés, les millions d’amoureux de Star Wars pourront sans doute se réunir le temps d’une grande communion, qui marquera définitivement le passage de flambeau entre la fresque-monde de George Lucas et le bulldozer spatial de tonton Mickey.
Grumpy Luke, ou le Jedi par lequel le scandale arrive
Avis Pimpf : Superbe article qui reflète dans les grande lignes ce que je pense de cette nouvelle trilogie de la saga Star Wars : c’est pas trop mal mais cela me laisse un goût de bâclé, voir même de resaucée des ambiances des films et des séquences de la trilogie d’origine ( ce qui est appelée aujourd’hui les épisodes IV , V et VI). J’étais contenant de revoir les personnages phares de la saga dont je suis fan , mais je n’accroche pas trop les nouveaux persos ni la direction à la Disney de cette nouvelle saga, déja d’avoir fait fi de toute l’univers étendu de Star Wars ( les livres et les comics) est une grosse claque envers les fans de la saga, et la on a du mal à retrouver les personnages que l’on aime ou du moins partiellement.
J’avoue que la prélogie ( les épisodes I ,II et III) fait par Lucas ne sont pas mes favoris mais montre clairement l’aveuglement et l’obstination d’Anakin Skywalker et ce qui le fait devenir Dark Vador, pour cela c’est intéressant , la guerre des clones et enfin révélée . Le dogme des Jedi est aussi mis à mal dans la prélogie car dans leur toute puissance ils sont tellement aveuglés dans leur choix qu’ils ne voient pas qu’ils participent fortement à la chute de la galaxie et de donner rapidement le pouvoir au coté obscur. A force de prétendre tout savoir on peut fortement se tromper…
Par contre le point sur lequel je ne suis pas d’accord avec l’auteur est sur l’univers cinématographique de DC Comics que ce soit Batman VS Superman ou encore Man of Steel , Wonder Woman, même Green Lantern, j’ai aimé ces films car l’ambiance des personnages et l’influence des comics y était bien présent, par contre loin du coté bouffonerie des films Marvel à la Disney depuis le tout début d’Iron Man. Je suis fan de comics mais leur transposition sur grand écran pour la majeure partie me laisse déçu voir même m’ennuie je ne m’y retrouve pas et quand je vois que la majorité du grand public ( en majorité jeune) en ressort content car ils ne connaissent que l’univers Marvel au travers des films je vois que Disney a réussi son objectif séduire un nouveau public au dépit des plus vieux ( je ne dis pas que tous les vieux fans n’aiment pas les films Marvel, mais je ne suis pas sur que tous saute au plafond en disant c’est génial et clairement nous ne sommes pas la cible de leur audience, ils veulent attirer les plus jeunes et le grand public qui les connait peu). Malheureusement les comics papier sont souvent remis à jour pour suivre ce qui se passe dans les films ce qui change la dynamique complète de ce qui se passe dans les livres . je ne m’y reconnais plus non plus je viens plus à lire les vieilles histoires que les plus récentes qui m’ennuient.
Avec le temps et l’âge je n’appréhende plus les sorties de la même manière. Je suis allé voir pour la première fois Star Wars les Dernier Jedi avec mon fils ainé de 6 ans qui a vu son premier film de grand ( et de 2h39 de long !) il a adoré, c’est la ou cela m’a confirmé que ces nouveaux pans de films et saga sont faits clairement pour les plus jeunes et pas pour moi le vieux fan …
Le producteur Ram Bergman, l’actrice Daisy Ridley, le réalisateur Rian Johnson et l’acteur Mark Hamill ont de quoi être heureux. / ALFREDO ESTRELLA/AFP
VIDÉO – L’année 2017 s’achève bien pour les studios Disney. Le film Les Derniers Jedi a dépassé la barre du milliard de dollars de recettes dans le monde, avant même sa sortie en Chine.
Les Derniers Jedi sont déjà les premiers au box-office mondial. Star Wars, épisode VIII finit l’année en pulvérisant la barre du milliard de dollars de recettes dans le monde après seulement trois semaines en salles, ont annoncé dimanche les studios Disney qui attendent de nouveaux revenus avec sa sortie prochaine en Chine.
Le huitième épisode de la saga intergalactique, créée par George Lucas en 1977, a engrangé 517,1 millions de dollars depuis sa sortie il y a trois semaines dans les salles d’Amérique du Nord, où il reste installé à la première place du box-office, et 523,3 millions de dollars dans le reste du monde, selon les estimations de Disney portant jusqu’à dimanche 31 décembre 2017. Toujours selon la même source, Star Wars: Les Derniers Jedi serait également numéro 1 en Europe.
Ces recettes en font «la 24e meilleure sortie mondiale de tous les temps», précise le communiqué, soulignant que le film «poursuit son avancée mondiale avant sa sortie en Chine le 5 janvier». Le film Avatar (2009) détient toujours le record de recettes mondiales, avec 2,7 milliards de dollars. Et en Amérique du Nord, Star Wars VIII arrache la première place des meilleures sorties enregistrées en 2017 à La Belle et la Bête, selon Disney. D’après le site spécialisé Deadline.com, les studios Disney sont les seuls à avoir dépassé les 5 milliards de dollars de recettes mondiales au cours des trois dernières années.
On voit pour la dernière fois Carrie Fisher dans Star Wars
Ce nouveau volet met face à face Rey, l’héritière des Jedi, et Kylo Ren, la principale menace venue du Premier Ordre et on y voit pour la dernière fois Carrie Fisher dans le rôle de Leia Organa: l’actrice est décédée en décembre 2016, à 60 ans, quelque temps après avoir terminé le tournage de ses (…) Lire la suite sur Figaro.fr
Regardless of how you feel about the prequels or the special additions of the original trilogy, you can’t detract from the fact that George Lucas created arguably the most popular science fiction franchise of all time. That being said, Star Wars fans across the galaxy should take great comfort in knowing that Lucas has nothing but kind words to say about the latest addition to the saga, The Last Jedi.
After attending a screening of the film, Lucas said he thought it was “beautifully made,” his rep Connie Wethington told The Hollywood Reporter. “And in speaking with director Rian Johnson after viewing was complimentary,” she then added.
Lucas isn’t alone in his enjoyment of the film. Those lucky enough to get an early look at The Last Jedi have showered the space opera with near-universal praise, with some going as far as to call it the best Star Wars film to date. On top of that, The Last Jedi is currently Certified Fresh on Rotten Tomatoes, boasting an impressive 93% rating on the review aggregate website.
While the early reactions to The Last Jedi certainly bode well for director Rian Johnson, they aren’t that surprising, given recent events. Over one month before the official world premiere, Lucasfilm announced that Johnson would creatively oversee a new trilogy of Star Wars films, with the press release noting that “As writer-director of The Last Jedi, Johnson conceived and realized a powerful film of which Lucasfilm and Disney are immensely proud.”
The depiction of Mark Hamill’s aging Jedi Master Luke Skywalker in Star Wars: The Last Jedihas been a point of contention for a number of longtime fans. In fact, it even sparked a petition to remove the eighth chapter of the saga from Star Wars canon for “[destroying] the legacy of Luke Skywalker and the Jedi.” However, it isn’t just fans who’ve taken exception with writer/director Rian Johnson’s handling of Luke, as even the actor himself is still struggling to come to terms with his character’s portrayal in the film.
“I said to Rian, I said ‘Jedis don’t give up’,” Hamill explained in an interview currently making the rounds on YouTube. “I mean even if he had a problem, maybe take a year to try and regroup… but if he made a mistake he would try and right that wrong, so right there, we had a fundamental difference, but, it’s not my story anymore. It’s somebody else’s story, and Rian needed me to be a certain way to make the ending effective.”
“That’s the crux of my problem,” he continued. “Luke would never say that. I’m sorry. Well, in this version, see. I’m talking about the George Lucas Star Wars. This is the next generation of Star Wars, so I almost had to think of Luke as another character. Maybe he’s ‘Jake’ Skywalker, he’s not my Luke Skywalker.”
Nevertheless, despite Hamill’s obvious frustration, he would go on to say, “I still haven’t accepted it completely, but it’s only a movie. I hope people like it, I hope they don’t get upset, and I came to really believe that Rian was the exact man that they needed for this job.”
Hamill’s concerns with how Johnson chose to depict Luke in The Last Jedi are well-documented. In an interview back in May, Hamill noted that he told Johnson, “I pretty much fundamentally disagree with every choice you’ve made for this character.” He would downplay those remarks the following month, but even at a press junket just days before The Last Jedi‘s theatrical release, Hamill would reiterate that his and Johnson’s vision for Luke simply didn’t line up.
Written and directed by Rian Johnson, Star Wars: The Last Jedi stars Mark Hamill as Luke Skywalker, Daisy Ridley as Rey, John Boyega as Finn, Adam Driver as Kylo Ren, Oscar Isaac as Poe Dameron, Andy Serkis as Supreme Leader Snoke, Domhnall Gleeson as General Hux, Gwendoline Christie as Captain Phasma, Anthony Daniels as C-3PO, Lupita Nyong’o as Maz Kanata, Benicio Del Toro as ‘DJ’, Kelly Marie Tran as Rose Tico, Laura Dern as Vice Admiral Amilyn Holdo, and the late Carrie Fisher as General Leia Organa. The film is in theaters worldwide.