PARENTALITÉ – Mère plus âgée, enfant heureux ? C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude danoise qui s’est penchée sur l’épanouissement des bambins. L’âge idéal pour avoir son premier enfant serait ainsi compris entre 30 et 40 ans.
27 mars 13:53Julie Bernichan
Qu’est-ce qu’une bonne mère ? La notion peut prêter à débat. En revanche, l’épanouissement et le développement émotionnel de l’enfant, moins. C’est pour cette raison que les chercheurs de l’université d’Aarthus au Danemark ont décidé de se focaliser sur ce critère. D’après les conclusions de leurs travaux, publiés dans le Journal of Developmental Psychology, les enfants des mères âgées de 30 à 40 ans seraient les plus heureux au moins jusqu’à l’âge de 15 ans.
Les mères deviennent plus flexibles avec l’âge, plus tolérantes et s’épanouissent davantageLes chercheurs de université d’Aarthus
Pour cette étude, les scientifiques ont suivi 4 741 mères danoises, de tout âge, et leurs enfants jusqu’à l’âge de 15 ans. Les conclusions suggèrent que les enfants de mères âgées de 30 à 40 ans souffrent de moins de problèmes comportementaux, sociaux et émotionnels à 7 et 11 ans. Des bienfaits qui s’estomperaient les 15 ans passés, où l’âge de la mère aurait alors moins d’influence dans le développement de l’enfant.
Comment l’expliquer ? Les chercheurs indiquent que les mères plus âgées ont des relations et une vie plus stable, mais aussi des niveaux d’éducation plus élevés et de meilleures ressources matérielles. Mais ce n’est pas tout. L’âge est aussi un signe de maturité psychologique : « Les mères deviennent plus flexibles avec l’âge, plus tolérantes et s’épanouissent davantage. » Bref, que des bons ingrédients pour créer un environnement positif, favorable au bon développement de sa progéniture.
Des travaux qui ne doivent, cependant, pas faire oublier les risques d’une maternité à un âge avancé. A plus de 40 ans, les cas de fausses-couches ou de diabète gestationnel, entre autres, sont plus fréquents. Mais les résultats devraient surtout rassurer de nombreuses femmes qui ne sont pas pressées d’enfanter. Une tendance qui est d’ailleurs en pleine expansion en Europe. Au Danemark, l’âge moyen de la première grossesse est estimé à 30,9 ans. En France, l’âge moyen du premier enfant est de 28 ans.
SCANDALE – La compagnie aérienne United Airlines s’est attiré les foudres des internautes dimanche. L’un de ses agents a refusé d’embarquer trois jeunes filles pour Minneapolis parce qu’elles portaient des leggings…
27 mars 20:00Charlotte Anglade
Pas de leggings pour ces dames. La compagnie aérienne United Airlines a provoqué un scandale dimanche en refusant d’embarquer pour Minneapolis deux adolescentes vêtues de pantalons moulants. Elle jugeait leur tenue inappropriée. Une enfant a elle aussi été contrainte d’enfiler une robe par-dessus ses vêtements. Leur père, lui, a pu pénétrer dans l’appareil en short.
La scène live tweetée par une passagère
Si l’incident a eu tant de répercussion, c’est parce qu’il a été raconté en direct sur Twitter par Shannon Watts, une passagère qui patientait pour s’envoler vers le Mexique. « Une agent ne laisse pas embarquer des filles de Denver pour Minneapolis parce que l’élasthanne n’est pas autorisé ? », s’indigne-t-elle avant de décrire la scène. « Elle les force à se changer ou à mettre des robes par-dessus leur leggings pour pouvoir embarquer ».
Les codes vestimentaires pas respectées
Ses tweets ont largement été partagés par les internautes effarés, forçant finalement la compagnie à répondre. D’après ses arguments, les filles ne respectaient pas la politique vestimentaire des « pass travelers », un tarif avantageux applicable aux employés d’United Airlines ou à leurs proches. Ces passagers sont, selon les dires du porte-parole interviewé par le New York Times, censés représenter la compagnie et ne sont donc pas autorisés à porter de Lycra et de leggings, de jeans usés ou déchirés, de t-shirts courts, de tongs ou quelconque autre vêtement dévoilant leurs sous-vêtements.
Les internautes scandalisés
Malgré des tweets et un communiqué rappelant que les passagers réguliers des vols d’United Airlines sont pour leur part autorisés à porter des leggings, les internautes n’ont pas caché leur indignation sur Twitter. La top model Chrissy Teigen a notamment rétorqué à la compagnie aérienne qu’elle avait souvent voyagé avec comme seul vêtement un t-shirt faisant office de robe et qu’elle porterait désormais un pantalon et une écharpe.
L’actrice LeVar Burton, elle, a posté plusieurs tweets acerbes dans lesquels elle s’offense de la situation. « Les leggings sont une tenue courante pour les filles de 10 ans. Ce sont des enfants », lance-t-elle notamment.
La maternité Saint Joseph Saint Luc à Lyon, le 27 février 2017. (Photo d’illustration) (MAXPPP)
L’âge du premier accouchement ne cesse d’augmenter en France. En 2015, les femmes ont donné naissance à leur premier enfant à 28,5 ans en moyenne, selon un rapport publié lundi 27 mars par l’Insee. C’est 4,5 ans de plus qu’en 1974.
Logiquement, les femmes sont aussi de plus en plus âgées à la naissance de leur deuxième ou troisième enfant. La moyenne atteint respectivement 31,0 ans et 32,6 ans, relève l’Insee.
Comment expliquer ce report ? Pour l’Insee, « la diffusion des moyens de contraception, la généralisation des études et la place croissante des femmes sur le marché du travail » peuvent l’expliquer.
Les femmes diplômées retardent leur premier bébé
Le niveau d’études fait varier sensiblement ce calendrier de la natalité. Plus les femmes sont diplômées, plus elles retardent l’arrivée de leur premier bébé. Selon les derniers chiffres de l’Insee, datant de 2012, l’écart est en moyenne de quatre ans entre celles peu ou non diplômées (25,6 ans) et celles ayant atteint l’enseignement supérieur (29,6 ans). Une différence liée à une installation plus tardive avec un conjoint et une vie à deux plus longue.
Au niveau de l’Union européenne, c’est en Bulgarie que l’âge du premier enfant est le plus bas ; 25,8 ans en moyenne en 2014. A l’inverse en Italie, la moyenne grimpe à 30,7 ans. C’est dans ce pays de l’Union que les femmes ont leur premier bébé le plus tard.
Selon les chiffres d’Eurostat, c’est dans le sud de l’Europe et au Royaume-Uni que l’âge de la maternité augmente le plus rapidement depuis 10 ans.
Touristes russes | UPPLANDSMUSEET LANSMUSEUM via Flickr CC License by
Le site du ministère des Affaires étrangères russe a mis en ligne une liste de recommandations pour les touristes russes à l’étranger. Le ministère parle d’«éléments généraux de comportement» mais, en gros, il s’agit de prévenir les touristes qu’à l’étranger, ils ne pourront pas être aussi ouvertement racistes, homophobes, sexistes et antisémites qu’en Russie.
«Dans les pays avec de fortes populations noires, évitez d’utiliser les mots nègre, négro et leurs dérivés» explique le site, traduit par le Moscow Times.
Le ministère donne ensuite des conseils par pays, et la section Kenya ne peut que surprendre:
«Comparer un Kenyan à un singe peut provoquer de très fortes réactions, ainsi que le fait de remettre en question ses capacités mentales.»
En France, le Russe doit faire attention à ne pas être trop sexiste ou homophobe:
«Il est nécessaire d’éviter tout comportement envers les femmes qui pourrait être considéré comme “sexiste”. Il est aussi souhaitable de ne pas faire de commentaires sur les membres de la communauté LGBT, et de ne pas leur parler en utilisant des mots ou des gestes insultants.»
Les touristes sont aussi sommés de ne pas «manquer de respect pour la langue française». Selon le ministère, commander des plats au restaurant avec un fort accent russe peut vite mal tourner.
«Essayer de prononcer les noms de plats en français sans connaissance des règles de la langue française peut mener à des conflits.»
Le Canada dangereux?
Comme la France, le Canada est décrit comme un pays potentiellement dangereux pour le touriste russe sexiste et homophobe:
«Ce n’est pas l’endroit idéal pour raconter des blagues “obscènes de mec” ou des blagues sur les personnes “non-traditionnelles”».
Le ministère recommande d’être particulièrement vigilant dans les quartiers gays de Toronto, Montréal et Vancouver, où les comportements homophobes sont passsibles «d’amendes et même d’inculpation pour “crime de haine”.»
Les lois russes sont en effet à l’opposé de celles-ci. En 2013, quatre touristes hollandaisavaient été arrêtés en Russie parce qu’ils avaient parlé de droits des personnes LGBT avec des jeunes, un type de discussion interdit par une loi anti-gay récente.
Tout comme on ne peut pas être trop raciste au Kenya, le ministère précise qu’il faut aussi éviter l’antisémitisme en Israël.
«Il est inadmissible d’utiliser le mot « zhid », soit youpin, en parlant à un juif, même s’il celui-ci ne parle pas russe.»
Avis Pimpf: cela montre bien la considération du gouvernement russe pour les pays étrangers, par contre attention à l’amalgame, tous les russes ne sont pas xénophobes ou racistes
De gauche à droite, pourcentages de mutations génétiques critiques attribuables à l’hérédité, au hasard (« replicative ») ou à l’environnement, en fonction des localisations des cancers. SCIENCE-TOMASETTI ET AL.
Le poids dans la cancérogenèse de mutations aléatoires de l’ADN fait l’objet d’une nouvelle étude, deux ans après la présentation de travaux controversés.
« La faute à pas de chance. » Début 2015, une étude, dont la présentation laissait entendre que deux tiers des tumeurs relèveraient de mutations aléatoires plutôt que de facteurs environnementaux ou héréditaires, avait fait grand bruit.
Et attiré bon nombre de critiques méthodologiques : les cancers du sein et de la prostate, les plus nombreux, n’avaient pas été pris en compte et seule la population américaine avait été considérée.
De plus, le message relayé sans nuance pouvait être dévastateur : à quoi bon arrêter de fumer ou adopter des comportements vertueux si la grande majorité des tumeurs ont pour origine le hasard de mutations au cœur des cellules-souches ? N’y avait-il pas là un argument trompeur pour dédouaner aussi les pollutions et les expositions professionnelles, s’étaient insurgés certains observateurs.
Deux ans après cette première étude publiée dans Science, ses auteurs exposent dans la même revue, vendredi 24 mars, de nouveaux résultats.
Cristian Tomasetti et Bert Vogelstein, rejoints par Lu Li, tous trois de l’université Johns-Hopkins à Baltimore (Maryland), prennent garde de ne plus parler de « malchance » (« bad luck »), mais le raisonnement est le même : chercher à voir si l’incidence du cancer dans un tissu donné est corrélée au nombre de réplications des cellules-souches dans ce même tissu. L’hypothèse étant que plus il y a de divisions cellulaires, plus le risque qu’elles donnent lieu à des mutations cancérogènes est élevé.
Bert Vogelstein et ses collègues ont étudié cette correspondance pour dix-sept types de cancers dans 69 pays, mais aussi en partant d’analyses génomiques dénombrant les mutations au sein de certains tissus (par exemple du poumon chez des cancéreux, fumeurs et non fumeurs).
Ils ont effectivement retrouvé une corrélation forte entre divisions des cellules-souches et incidence du cancer. Ils suggèrent que les deux tiers des mutations observées dans les cancers chez l’homme sont d’origine aléatoire, le reste pouvant être attribué à des facteurs génétiques (5 %) ou environnementaux (29 %).
Modèle mathématique
Ils estiment que cette répartition est en accord avec les études épidémiologiques, qui indiquent qu’environ 40 % des cancers pourraient être prévenus en évitant des environnements et des modes de vie « malsains ».
« Il faut encourager ces comportements de prévention, cependant nombreux sont ceux qui développeront un cancer à cause de ces erreurs aléatoires dans la copie de l’ADN. C’est pourquoi il y a un besoin urgent de meilleures méthodes pour détecter tous les cancers plus tôt, quand ils sont encore curables, estime Bert Vogelstein. Ces cancers vont survenir même si l’environnement est parfait. »
Leurs résultats s’appuient aussi sur un modèle mathématique qui postule qu’il faut généralement plus de deux mutations génétiques critiques pour qu’un cancer survienne – ce qui implique, comme l’expliquent les auteurs, que la cause première d’un cancer peut être diverse : une seule mutation environnementale peut donc bien déclencher une tumeur, précisent-ils, dissipant une confusion souvent engendrée par leur premier article.
Dans le cas de celui du pancréas, 77 % de ces mutations critiques seraient d’origine aléatoire, leur taux serait de 35 % dans le cancer du poumon (dans lequel l’impact du tabac est prépondérant) et de 95 % dans le cancer de la prostate, au sujet duquel les chercheurs de Baltimore écrivent qu’on estime « que des facteurs environnementaux ne jouent essentiellement aucun rôle ».
Le contre-exemple des Amish
Cette assertion risque de faire bondir nombre de spécialistes, et on peut s’étonner qu’une revue comme Science l’ait laissée passer. « C’est très choquant », estime Ana Soto (Université Tufts, Boston). Une très abondante littérature scientifique décrit en effet des augmentations de l’incidence de ce cancer chez des personnes exposées à divers polluants, pesticides et perturbateurs endocriniens.
Que dire de ces hommes exposés aux Antilles au chlordécone, un pesticide longtemps utilisé dans les bananeraies, qui sont plus souvent atteints – surtout lorsqu’ils présentent un profil génétique particulier ? Dans ce cas, hérédité et environnement semblent potentialiser leurs effets.
« Nous avons simplement cité la source que nous considérions comme la plus autorisée, la base de données du cancer du Royaume-Uni », répond Bert Vogelstein, pour qui même si ces cancers étaient majoritairement d’origine environnementale, la conclusion globale « ne changerait pas beaucoup ».
« Changement de paradigme »
Le chercheur estime que les personnes atteintes par un cancer alors qu’elles avaient évité tous les facteurs de risques connus devraient être réconfortées par ces travaux : « Ce n’est pas de votre faute. Rien de ce que vous avez fait ou non n’est responsable de votre maladie. »
Un message qu’il adresse notamment aux parents d’enfants cancéreux. Cet argument de la « faute », le fait d’invoquer en creux la responsabilité individuelle face à une maladie qui peut aussi bien avoir pour origine des polluants, risque de faire débat.
« C’EST LE PRINCIPE MÊME DE L’ÉVOLUTION : NOS CELLULES NE PEUVENT S’EMPÊCHER DE FAIRE DES ERREURS » BERT VOGELSTEIN (JOHNS-HOPKINS UNIVERSITY)
« On ne peut plus faire comme si ces erreurs aléatoires n’avaient pas lieu. C’est le principe même de l’évolution : nos cellules ne peuvent s’empêcher de faire des erreurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, mercredi 22 mars, à l’issue de laquelle il a invité à rompre avec le « dogme » selon lequel le cancer serait dû essentiellement à des facteurs héréditaires ou environnementaux. « Il faut un changement de paradigme », appuie son collègue Cristian Tomasetti.
« L’industrie va adorer ça, note Ana Soto. Mais les prémisses de ces travaux, à savoir que les mutations sont une cause nécessaire du cancer, sont fausses : il y a des cancers sans mutations, alors que des tissus sains peuvent contenir des cellules avec des soi-disant oncogènes mutés. » Les perturbateurs endocriniens, rappelle-t-elle, ne sont pas des mutagènes, mais ils peuvent induire des tumeurs. D’autres conceptions du cancer sont à l’étude : « on peut le comprendre comme une organisation tissulaire qui a déraillé, ou une blessure qui ne se guérit jamais. »
Yusuf Hannun (université Stony Brook, New York), n’est pas plus convaincu. En 2015, dans Nature, la revue concurrente de Science, il avait cosigné une étude aboutissant, à partir du même jeu de données, à des conclusions diamétralement opposées : la vaste majorité des cancers serait due à des facteurs de risque extrinsèques.
« La nouvelle étude apporte plusieurs éléments intéressants, indique-t-il. Mais selon moi le lien de causalité entre fréquence des mutations spontanées dans un tissu donné et risque de cancer n’est toujours pas établi. » Son équipe avait montré, estime-t-il, que le comportement des cellules-souches ne permet pas de distinguer les mutations qui auraient une origine aléatoire ou externe.
Alors que l’article de Bert Vogelstein ne fait pas même mention de cette objection, Science publie un second texte, signé par Martin Nowak et Bartlomiej Waclaw des universités d’Harvard (Massachusetts) et d’Edimbourg (Écosse), qui balaie certaines des critiques de Yusuf Hannun et souligne la nécessité de développer des modèles mathématiques « précis » du cancer.
« Mais ce commentaire souligne aussi que Vogelstein et Tomasetti s’appuient sur une hypothèse très dangereuse, à savoir que les cellules-souches sont organisées et se comportent de la même façon dans tous les tissus », souligne Edouard Hannezo (Cambridge). Pour ce biophysicien qui étudie les mécanismes d’amorce des cancers, le principal point faible de l’article de 2015 subsiste : « La qualité des données utilisées », concernant notamment le comportement des cellules-souches dans leurs différentes « niches ».
Et la traduction clinique des conclusions demeure : si plusieurs mutations délétères sont nécessaires à l’apparition d’un cancer et même si une majorité a une origine aléatoire, la mutation ayant une origine environnementale pourra faire la différence. Il n’y a donc pas lieu de baisser la garde vis-à-vis de la prévention de ces facteurs.
La détection précoce que les chercheurs de Baltimore appellent de leurs vœux peut aussi être problématique : lorsque les dépistages sont techniquement et financièrement faisables, les campagnes conduisent parfois à des surdiagnostics et à des interventions inopportunes voire néfastes. « Il faudra de nombreuses années pour répondre en détail aux questions intéressantes et excitantes soulevées par leurs travaux », estiment MM. Nowak et Waclaw.
Lisbonne – Le Portugal a réduit son déficit public à 2,1% du PIB en 2016, après un déséquilibre de 4,4% l’année précédente, a annoncé vendredi l’Institut national des statistiques, confirmant ainsi les prévisions du gouvernement socialiste.
Ce pays lourdement endetté, qui s’était engagé auprès de Bruxelles à ramener son déficit à 2,5% du PIB, est ainsi passé pour la première fois sous la barre des 3% fixée par les règles de la zone euro.
« Nous avons finalement placé le pays parmi ceux qui respectent leurs engagements. C’est essentiel pour notre crédibilité« , s’est félicité devant la presse le ministre des Finances Mario Centeno.
Il avait affirmé dès la mi-février que le déficit de l’an dernier ne serait « pas supérieur à 2,1% » du PIB, soit le plus bas depuis l’avènement de la démocratie en 1974.
Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro, Valdis Dombrovskis, avait affirmé par la suite qu’en cas de « correction durable » du déséquilibre de ses comptes publics, le Portugal pourrait sortir de la procédure de déficit excessif « au printemps« .
« Le Portugal sortira enfin de la procédure de déficit excessif et, au cours des prochaines années, le déficit restera nettement en dessous de la limite qui nous est imposée« , a assuré vendredi M. Centeno.
La dette publique s’est toutefois alourdie l’an dernier à 241 milliards d’euros, soit 130,4% du PIB, contre 129% fin 2015.
En 2016, le déficit public du Portugal s’est établi à 3,8 milliards d’euros, contre 7,8 milliards en 2015, « sous l’effet conjugué d’une réduction des dépenses (-3,8%) et d’une hausse des recettes (+0,9%)« , a précisé l’office statistique.
Ce résultat est dû notamment à la forte chute de l’investissement public (-31,8%).
Dans son budget de l’Etat pour 2017, le gouvernement socialiste prévoit de ramener le déficit à 1,6% du PIB cette année. Moins optimiste, la Commission européenne table sur un déséquilibre de 2%.
Frappé de plein fouet par la crise de la dette de la zone euro, le Portugal a dû appliquer une sévère cure de rigueur budgétaire en échange d’un plan de sauvetage financier de 78 milliards d’euros, accordé en 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.
Le pays a alors connu trois années de récession avant de renouer avec la croissance en 2014. En 2016, l’économie portugaise a légèrement ralenti son rythme de croissance, avec un PIB en hausse de 1,4% après une progression de 1,6% l’année précédente.
Avis Pimpf : ouf mais au prix de quels sacrifices et de serrage grave de la ceinture, malgré tout le pays va mettre du temps à revenir au niveau des autres … et les jeunes sont pas mal partis à l’étranger… J’ai eu mal pour cet autre pays de mes racines et mes proches qui y vivent encore.
Le président russe, Vladimir Poutine, rencontre la candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle française, Marine Le Pen, au Kremlin à Moscou le 24 mars. MIKHAIL KLIMENTYEV / AFP
Le président russe a déclaré que la candidate du Front national à l’élection présidentielle représente « un spectre politique en Europe qui croît rapidement ».
Moins de quatre semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle en France, Vladimir Poutine a officiellement reçu pour la première fois au Kremlin, vendredi 24 mars, la candidate du Front national, Marine Le Pen. Cette entrevue avec le président russe, qui ne figurait dans aucun agenda, s’est déroulée hors de toute présence de la presse étrangère. Seuls des médias russes y ont eu accès.
« Nous ne voulons en aucune façon influencer les événements en cours [les élections], mais nous nous réservons le droit de communiquer avec les représentants de toutes les forces politiques du pays, ainsi que le font nos partenaires en Europe et aux Etats-Unis », a déclaré M. Poutine, selon des propos rapportés par l’agence TASS.
Le chef du Kremlin, qui s’est dit « très heureux de voir » son interlocutrice, ne s’est pas contenté d’une poignée de main dont il mesure, en bon stratège, tout l’impact qu’elle peut avoir. Il a adoubé la présidente du FN comme un partenaire à part entière. « Bien sûr, il sera intéressant d’échanger nos points de vue sur le développement de nos relations bilatérales et sur la situation qui se crée en Europe », a déclaré M. Poutine, ajoutant : « Je sais que vous représentez un spectre politique en Europe qui croît rapidement. »
L’échange, qui a duré une heure et demie, selon Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de la présidente du FN, qui l’accompagnait, était avant tout destiné à mettre en avant les convergences de vue, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
« Je suis entièrement d’accord avec vous, c’est seulement en combinant nos efforts que nous pourrons effectivement faire face à la menace terroriste », a assuré M. Poutine après avoir évoqué les « événements tragiques en Syrie et en Irak, autour de Mossoul où des milliers de réfugiés ont été forcés de quitter leurs maisons ». La crise migratoire qui déstabilise l’Europe est très suivie en Russie, où elle fait l’objet d’un traitement anxiogène – à dessein – dans les médias proches du pouvoir.
« Peut-être devrions-nous réfléchir ensemble à la façon d’aider la région africaine, je pense en particulier au Sahara et au Sahel », a suggéré la dirigeante du parti d’extrême droite, en avançant le poids des conflits militaires dans l’économie de cette zone, qui entraverait son développement et pousserait des « jeunes, désespérés (…) à rejoindre les rangs des organisations terroristes ». « Donc, nous devons combiner nos actions stratégiques au niveau international pour aider le développement de cette région », a-t-elle poursuivi. « Tout à fait d’accord », a de nouveau approuvé M. Poutine.
Haro contre les sanctions européennes
Des rumeurs sur une rencontre antérieure entre le président russe et Marine Le Pen ont déjà circulé de façon insistante. Mais la dirigeante du FN avait elle-même démenti, en décembre 2014, son ex-conseiller international Aymeric Chauprade, qui avait évoqué une entrevue officieuse.
Vendredi, la dirigeante d’extrême droite française est parvenue à éclipser la candidature de François Fillon, qualifié il y a peu encore par le chef du Kremlin comme un « professionnel », mais embourbé aujourd’hui dans les affaires.
Marine Le Pen, dont c’était la quatrième visite à Moscou depuis 2011, a donné tous les gages attendus par son hôte. Reçue quelques instants auparavant à la Douma, la chambre basse du Parlement russe, par la commission des affaires étrangères, puis par son président Viatcheslav Volodine, un proche du président, la candidate à l’élection présidentielle a salué l’intervention de la Russie en Syrie, « qui a porté un sérieux coup au fondamentalisme ».
Elle a parlé d’or sur les sanctions infligées à la Russie, liées au conflit ukrainien. « Nous ne croyons pas en une diplomatie de menaces, de sanctions ou dans une diplomatie de chantage que l’Union européenne, malheureusement, applique de plus en plus contre la fédération de Russie et contre ses propres membres », a souligné Marine Le Pen. Elle a réitéré son « point de vue sur l’Ukraine qui coïncide avec celui de la Russie », réaffirmant sa volonté de faire lever les sanctions. Le 17 janvier, dans un entretien au quotidien Izvestia, elle soulignait déjà : « La Crimée n’a jamais été ukrainienne. »
Traitement de faveur
Vendredi, la députée européenne a ajouté un couplet sur la politique étrangère : « Le problème auquel nous sommes confrontés peut se résumer de la manière suivante : la France a cessé d’être pleinement un pays souverain. »« J’essaie de lutter pour que la France retrouve sa souveraineté, sa liberté et sa politique étrangère harmonieuse et stratégiquement défendue par Charles de Gaulle (…), a-t-elle poursuivi. C’est ma bataille, c’est ma stratégie, et j’ose espérer que la victoire de Donald Trump accélérera ce processus et le simplifiera. »
Puis, fuyant la presse, qui l’attendait dans l’enceinte de la Douma, Marine Le Pen a filé vers le Kremlin. Le site officiel de la présidence affichait quelques instants plus tard une galerie de photos, non seulement lors de son tête-à-tête avec Vladimir Poutine, mais également marchant à pied sur la place Rouge ou visitant l’église des Douze-Apôtres dans l’enceinte du Kremlin. Un traitement de faveur rarement accordé, mais peu surprenant en Russie, où Marine Le Pen a souvent les faveurs de la presse pro-pouvoir. Deux jours plus tôt, elle avait été décrite par Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, comme une politique « réaliste » et « antimondialiste ».
A aucun moment, il n’a été question du prêt de 9 millions d’euros qu’une banque privée russe avait accordé, en 2014, à la présidente du FN (ni du remboursement par la suite réclamé) qui a nourri les soupçons quant à la volonté du Kremlin de soutenir le parti de Marine Le Pen. Le média pro-pouvoir LifeNews s’y est sans doute trompé lorsqu’il a annoncé, vendredi, sur son site « Moscou aidera le Pen », avant d’effacer cette information quelques minutes plus tard par ce titre : « Le Pen n’a peur de rien ».
25 % En deux ans, la pauvreté en région parisienne a progressé de 25 %.
Un Français sur six vit désormais dans un état de pauvreté aggravée.
Certains s’étonnent de la dégradation du respect de la fonction : insultes, tomates, enfarinage, fumier, pneus brulés deviennent fréquents jusqu’au sommet de l’Etat, mais pourquoi ? Quelle est la crédibilité d’un Préfet, d’un député, d’un ministre, ou même d’un président, face à un jeune couple d’agriculteurs abandonné et isolé, face à un jeune des banlieues surdiplomé et sans boulot depuis trois ans ?
Voyons nos jeunes agriculteurs: la classe de leurs enfants est supprimée parce qu’il en manque temporairement un dans l’effectif réglementaire, ou encore la Poste a supprimé tout service local en le remplaçant par une permanence hebdomadaire, le seul jour où c’est impossible pour eux. Mais aussi la brigade de gendarmerie peine à assurer la sécurité parce qu’elle n’a plus les moyens de faire ses rondes. Les élus se réfugient lâchement dans la technocratie ou des réunions sans fin, et ceux qui assument sur place finissent par exploser dans la dépression ou la démission. Ces jeunes agriculteurs ont financé leur projet par Internet parce que les banques locales disent systématiquement non à tout, mais ils ont attendu leur ligne téléphonique 6 mois et on leur annonce la fibre pour 2032… Leurs organismes locaux ont une dizaine de chargés de mission mais aucun n’a été capable de les aider dans la plus petite démarche.
La dérision du Salon de l’Agriculture à Paris
Comme désormais un quart rural de la France, ce jeune couple d’agriculteurs est dans un territoire oublié de la république. Dérisoire symbole en naufrage: : le salon de l’Agriculture se tient à Paris. C’est l’évènement que tout politicien ne manquerait pour rien au monde, sans comprendre qu’il est devenu un mirage folklorique complètement décalé des réalités, un parc d’attraction éphémère pour parisiens, une façade sur un terrain vague. Le géographe Christophe Guilluy parle de « l’enterrement cynique des classes populaires », de cette France périphérique. Ces territoires oubliés sont désormais gérés comme des réserves d’Indiens, tant décriées en Amazonie ou ailleurs mais pas en France par ces fragiles « zurbains « surprotégés ou ces bobos à morale variable. Le bilan est catastrophique selon Reporterre: » En vingt ans, la moitié des exploitants agricoles ont disparu. Le gaspillage des terres a continué à un rythme effréné, avec la perte d’1,7 millions d’hectares de terres agricoles. La balance agricole française se dégrade et l’agriculture est de plus en plus polluante, en termes d’engrais, de pesticides et de gaspillage de l’eau. »
Etat sans devoirs = Etat sans droit
Mais attention : quelle est la justification d’obéir à l’Etat, de payer ses impôts, de reconnaitre son autorité, de subir toute sa réglementation technocratique, alors que l’Etat n’assume quasiment plus aucune de ses missions essentielles sur place ? Aucune !!! A force d’abandonner ces territoires, qui représentent une moitié de la France, l’Etat y abandonne aussi l’espoir de s’y faire respecter. Son autorité y est grillée. Le crépuscule de la France d’en haut se constate par le bas. Paris est candidate aux Jeux olympiques avec 1 ménage sur six dans la misère. Les émeutes de Rio ou d’Athènes et la faillite de leurs jeux n’ont pas servi de leçon. Nous allons tout droit vers une longue période d’émeutes urbaines et rurales d’une population traitée comme des sous-êtres, qui n’en peut plus de cet abandon et se trouve prête à tout dans son désespoir. Ces masses représentent un sixième de la population et sont réparties sur la moitié de notre territoire. C’est le probable retour des Jacqueries, qui ont déjà commencé avec les émeutes des banlieues, les véhicules incendiés mais aussi les bonnets rouges, les traditionnels fumiers, les feux de pneus sur les autoroutes, ou les ZAD. Et ce n’est que le début, vu l’extrême aggravation récente en deux ans.
En deux ans, le trou noir: 1 Français sur 6 vit dans la pauvreté (Insee)
L’enquête SRCV de l’Insee nous apprend qu’en région parisienne, en deux ans seulement, la pauvreté aggravée a augmenté de 25%, passant de 11 à 14 % des ménages, soit une progression énorme d’un tiers. Comme dans les zones rurales, un ménage sur six vit désormais dans la pauvreté aggravée en région parisienne. Dans certaines régions comme l’Auvergne, c’est encore pire. Avec les zones de non droit des banlieues, c’est près de la moitié du territoire français qui est aujourd’hui dans un abandon notoire.
Épuisement des forces de l’ordre et du corps enseignant
L’envoi épisodique de forces de l’ordre n’aboutit désormais qu’à l’épuisement de ces forces et même à leur rébellion, car elles ne sont même plus en état d’accomplir leurs missions et elles ne font que coller des rustines en permanence sur un système qui n’en peut plus. Le corps enseignant est dans le même état que les forces de l’ordre avec cette formule des « territoires perdus de la république » pour parler de la grande difficulté de préserver également le territoire culturel. Sous pressions politiques, les signalements sociaux pour mauvais traitements, inceste, barbarie, sont de plus en plus étouffés parce que les élus ne veulent « pas d’histoires ».
« C’est une plaisanterie ! ? Le maire de Londres Sadiq Khan dit que les attaques terroristes font partie de la vie dans les grandes villes », a écrit Donald Trump Jr, en partageant un article du quotidien The Independent.
Sauf que la citation n’est pas une réaction du jour à l’attentat. Il s’agit d’une déclaration du 22 septembre 2016. Et le maire de Londres expliquait, après une attaque à New York, que le risque terroriste « fait partie de la vie dans les grandes villes » et qu’il faut « être préparé et vigilant ».
La récupération du fils de Donald Trump a fait réagir de nombreux internautes et un député britannique. « Vous utilisez une attaque terroriste contre notre ville pour attaquer le maire de Londres pour votre propre gain politique. Vous devriez avoir honte », a répondu Wes Streeting.
@DonaldJTrumpJr You use a terrorist attack on our city to attack London’s Mayor for your own political gain. You’re a disgrace.
« Est-ce utile, @DonaldJTrumpJr ? Est-ce que vous avez lu l’article avant d’attaquer le maire de Londres pendant un incident en cours ? », lui demande le journaliste de Channel 4 Ciaran Jenkins. Vu le temps au présent du tweet de Donald Trump Jr, il est probable que le fils du président américain ait cru qu’il s’agissait d’une déclaration de mercredi.
Des policiers et des militaires ont été déployés en renfort. La voiture utilisée était immatriculée en France, précise la police belge.
Le conducteur d’un véhicule a été arrêté à Anvers (Belgique), jeudi 23 mars, alors qu’il s’engageait à haute vitesse dans une zone commerçante piétonnière. (GOOGLE MAPS)
Le conducteur d’un véhicule a été arrêté par la police à Anvers (Belgique), jeudi 23 mars, après avoir tenté de s’engager à vive allure dans une rue commerçante et de foncer dans la foule, annonce la police belge. Des policiers et des militaires ont été déployés en renfort dans la ville. Le véhicule utilisé était immatriculé en France, précise la police belge.
« Nous suivons la situation de très près, réagit le Premier ministre belge Charles Michel, sur Twitter. Les services de sécurité ont été exemplaires dans leur travail à Anvers. Le gouvernement belge reste mobilisé ».
« Le véhicule roulait à grande vitesse sur le Meir (l’artère), donc les gens devaient sauter sur le côté », a déclaré le chef de corps de la police d’Anvers, Serge Muyters, lors d’un point presse.
Son conducteur, « un homme d’origine nord-africaine » qui portait une « tenue de camouflage », a été arrêté à l’issue d’une course-poursuite dans le centre de la ville.
Le bourgmestre d’Anvers Bart de Wever, a salué les forces de l’ordre et leur professionnalisme, sur Twitter.