Une vie sexuelle active – soit deux rapports en moyenne par semaine – stimulerait nos défenses immunitaires.
Pour éviter de tomber malade cet hiver, faudrait-il troquer nos vitamines et nos vaccins contre un mec (ou un sex friend) ? C’est en tout cas ce que suggère une étude de la très sérieuse université américaine de Wilkes en Pennsylvanie. Le responsable de cette recherche, le docteur Carl Charnetski, a réalisé des tests sur 111 étudiants (67 femmes, 44 hommes) en premier cycle de l’université et a remarqué que les étudiants qui faisaient l’amour au moins deux fois par semaine avait de meilleures défenses immunitaires. La salive de ces derniers présentait un plus fort taux d’immunoglobuline A, un anticorps parmi les plus importants de l’organisme contre la grippe et le rhume.
Comme l’explique 20minutes.ch, des rapports sexuels réguliers, permettent la libération dans l’organisme d’une hormone, l’ocytonine qui rend le sommeil plus profond, favorise la circulation sanguine et permet au corps de mieux se régénérer pendant la nuit, et ainsi d’agir contre les virus et les autres agents pathogènes. Au point, que deux sessions de sexe par semaine, permettrait de réduire de 60 % le risque d’attraper une grippe ou un rhume.
Le curry, ça marche aussi
Pour ceux à la libido raplapla ou contraint à l’hibernation du slip cet hiver, les chercheurs de l’université de Cardiff propose un autre ingrédient miracle : le curry. Cité par The Independent, le professeur Eccles, indique que les épices présentes dans le curry (piment, l’ail, le gingembre…) (…)
Fin août, c’est avec une stupéfaction digne de Christophe Colomb découvrant l’Amérique
qu’a été accueillie la modélisation en 3D d’un clitoris fabriqué par la chercheuse française indépendante Odile Fillod. Tout l’été, le petit organe en forme de cintre, qui mesure 10 centimètres entre l’extrémité du gland du clitoris et sa racine, a squatté les sites d’info et les réseaux sociaux dans l’émerveillement général. Bien que son anatomie soit connue depuis 1844, la représentation de cet organe érectile à plusieurs branches a été saluée comme l’aube d’un jour nouveau pour la compréhension de la sexualité féminine, encore envisagée comme la dernière terra incognita (bon, ok, avec la planète Mars).
Tellement inconnue que parmi les militants pour un renouveau de l’éducation sexuelle, il y en a même qui inventent de nouveaux mots pour pallier l’absence d’un vocabulaire adéquat pour décrire le plaisir féminin. Parmi eux, l’Association suédoise pour l’éducation sexuelle a proposé l’an dernier le mot klittra, une combinaison des mots suédois clitoris et paillettes, pour décrire la masturbation féminine.
Mais ce n’est pas le seul front de bataille de ceux qui, aujourd’hui, plaident pour une refonte totale de la façon d’aborder l’éducation sexuelle et proposent une approche nouvelle, décomplexée mais technique, de l’apprentissage sexuel. Une approche aussi nouvelle que salutaire. Au vu du sexisme, des agressions sexuelles sur les campus, du slut shaming ou plus simplement de l’ignorance crasse qui entoure la chose, on en vient à se dire que l’absence d’une éducation sexuelle digne de ce nom commencent à se voir comme une vulve au milieu de la figure.
Parlons-en
Si vous avez eu un jour avec vos parents «la conversation», c’est-à-dire ce moment pénible où ils ont tenté de vous inculquer des rudiments d’éducation sexuelle, vous avez probablement dû décoder des balbutiements gênés à propos de l’importance de se protéger et de ne pas coucher avec n’importe qui; n’importe qui étant invariablement porteur du virus du sida ou incroyablement fertile.
Vous ne vous êtes pas formalisée plus que ça: c’est exactement ce que l’on vous avait dit au lycée, l’école étant censé être aussi responsable de cette part de votre éducation. Pourtant, Vincent Hupertan, urologue et sexologue, voit encore dans son cabinet des ingénieurs qui ne savent pas où se trouve le clitoris:
«C’est le grand problème de l’éducation sexuelle à l’école: elle se concentre uniquement sur le sida, les maladies sexuellement transmissibles, les préservatifs… Tout tourne uniquement autour de la prévention.»
Obligatoire depuis la loi du 4 juillet 2001, qui précise qu’«une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles», l’éducation sexuelle en France est souvent oubliée ou casée dans un cours de biologie, une à deux fois dans une scolarité complète. Un oubli qui a valu une indignation du Haut conseil à l’égalité au mois de juin. Selon son rapport, parmi les 3000 écoles publiques et privées étudiées, un quart zappe purement et simplement ce cours obligatoire. Et, quand la loi est appliquée, c’est souvent de manière «parcellaire». Résultat, un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles ont un clitoris et 83 % ne savent pas à quoi il sert.
Odile Fillod, chercheuse en sociologie des sciences, le regrette:
«L’éducation sexuelle s’inscrit essentiellement dans une logique préventive et négative (on veut éviter les grossesses non désirées, la propagation des IST, la consommation de pornographie, les agressions sexuelles, etc.), et non dans l’optique positive recommandée par l’OMS depuis 2010. Dans les autres domaines, l’école a pour mission de transmettre des connaissances et d’aider les élèves à développer leur potentiel, mais pour ce qui est de l’éducation sexuelle, on n’est pas du tout dans cette logique. Non seulement on ne cherche pas à aider les jeunes à développer une sexualité épanouie, mais les connaissances de base concernant l’anatomie et le fonctionnement des organes sexuels ne sont même pas transmises.»
Et comme l’a montré Buzzfeed News en septembre, ce n’est pas en bachotant leurs manuels scolaires de la rentrée 2016 que les filles risquent d’en savoir plus, puisque, sur 8 manuels de SVT consultés pour leur enquête, deux ne mentionnent pas le clitoris et aucun le représente correctement.
«Une consultation de sexologie, au même titre que la chirurgie esthétique, n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, alors que c’est un travail long, qui nécessite plusieurs séances.»
Vincent Hupertan, urologue et sexologue.
Vous vous dites qu’elles finiront bien par apprendre avec l’expérience? Mauvaise pioche. Selon une étude auprès de 2 600 femmes réalisée par le collectif Osez le clitoris en 2011, elles ne sont, à l’âge adulte, que 80 % à situer correctement le clitoris dans le haut de la vulve (quand 11 % le situent à l’entrée du vagin) et 42 % à ne pas savoir que cet organe est entièrement dédié au plaisir.
«Les femmes ne connaissent pas assez leur corps, confirme Sophie Frignet, sage-femme spécialiste du périnée (elle prépare actuellement, avec la maison d’édition érotique La Musardine, un livre consacré à ces muscles magiques que les femmes ne découvrent trop souvent qu’après l’accouchement). On est en 2016 et beaucoup de femmes ne savent pas comment leur sexe est fait.»
«Ce n’est pas inné»
«Ce soir, dans votre lit, je veux que chacune d’entre vous apprenne à mieux connaître sa foufoune.» Ce cri du cœur, c’est celui que Sophia Burset, le personnage transgenre joué par Laverne Cox dans Orange is the New Black, pousse dans l’épisode 4 de la saison 2, devant un groupe de détenues –qui croient encore uriner avec leur vagin. Elle vient de leur expliquer, croquis de vulve à l’appui, à quel point il était essentiel pour leur plaisir de savoir se servir de leur sexe. Un cours salutaire mais auquel, une fois arrivées à l’âge adulte, les femmes ont peu de chances d’assister (à moins de finir en prison manifestement, mais, on ne peut décemment pas vous souhaiter ça).
«La sexualité doit s’apprendre tout au long de la vie, ce n’est pas inné», confirme le Dr Hupertan. Mais le problème, c’est que ça s’apprend où? Pas chez les médecins, vu que, comme le rappelle le sexologue, «une consultation de sexologie, au même titre que la chirurgie esthétique, n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, alors que c’est un travail long, qui nécessite plusieurs séances».
Ni sur l’AppStore, qui a interdit en 2014 et en 2016 deux applications consacrées à la masturbation (Happy Time et La petite mort) alors qu’elles ne contenaient aucune image pornographique. Ni dans les magazines qui se contentent souvent de conseils aussi vagues que «se mettre dans l’ambiance» ou «pimenter ses relations», renforçant l’idée tenace que la sexualité féminine, c’est avant tout dans la tête, contrairement à une sexualité masculine plus mécanique. Et c’est dommage, pour Elisa Brune, auteure de la passionnante enquête sur le plaisir féminin, Le secret des femmes:
«À la suite de l’OPA de Freud sur la sexualité féminine, on considère toujours aujourd’hui que celle-ci relève avant tout de psychologie. Si vous ne jouissez pas, c’est parce que papa, maman, l’Église, la société ou un grand-père vous ont traumatisée de façon irrémédiable. Il ne saurait être question d’information ou de réglages techniques.»
Dans son livre, on apprend notamment que c’est avec la bipédie, c’est-à-dire ce moment de l’évolution où l’homme s’est mis debout, que le clitoris a changé de place, s’éloignant de l’entrée du vagin pour migrer vers le haut de la vulve. Bref, il est encore difficile de trouver des conseils purement pratiques, sans qu’on crie à la pornographie ou qu’on fustige une démarche qui mettrait en péril le fameux «mystère du plaisir féminin».
Entrer dans les détails
«Il semble que la plupart des gens soient d’accord pour appuyer l’idée d’un empowerment sexuel féminin, mais dès qu’il s’agit d’entrer dans les détails, à quoi cela ressemble vraiment, il y a encore un sentiment d’indécence», regrette Emily Lindin, du site OMG Yes. Dans cette incroyable banque de vidéos, des femmes de tous âges et de toutes origines se font filmer chez elles pour raconter, face caméra puis vulve face à la caméra, leurs meilleures techniques pour atteindre l’orgasme.
Outre le fait de proposer une galerie rafraîchissante des différentes formes de vulves (et de manucures), le site permet également à ses 75.000 abonnés –29 dollars pour un accès illimité– de tester quelques-unes des techniques via des vulves tactiles qui réagissent à vos doigts (avec une petite voix qui vous prévient si elle s’ennuie ou si vous êtes sur la bonne voie).
C’est à la fac que leurs fondateurs Lydia Daniller, lesbienne, et Rob Perkins, hétéro, ont constaté à quel point il était encore difficile de parler du plaisir féminin. En épluchant les ressources universitaires, ils se rendent compte que la communauté scientifique a délaissé l’approche technique. Et se tournent vers les femmes elles-mêmes pour savoir.
Attention, on ne parle pas d’un petit projet de fin d’année: Danniller et Perkins ont interviewé près de 2 000 femmes âgées de 18 à 95 ans afin de déterminer quelles techniques revenaient assez souvent pour être considérées comme efficaces. «Nous voulions donner à nos abonnés une chance d’apprendre de cette sagesse collective et d’avoir l’opportunité de l’appliquer à elles-mêmes», explique Emily Lindin.
Et c’est justement ce grand partage des ressources qui pourrait faire basculer l’éducation sexuelle dans une nouvelle ère. Ces deux derniers mois, deux livres très remarqués aux Etats-Unis ont ainsi proposé une nouvelle approche de l’exploration du plaisir féminin. Dans le premier, Action, a book about Sex, Amy Rose Spiegel, 25 ans, en appelle à Saint-Augustin, au menu du McDonald et à Michel Foucault. Ce livre, à mi-chemin entre l’autobiographie et le guide pratique, aborde des sujets décomplexés (et non-hétéronormés) tel que «comment bouffer une chatte?».
Dans le second, Future Sex, Emily Witt, journaliste pour n+1 et le New Yorker, raconte son odyssée personnelle à travers toutes les expériences permises par internet (spoiler: elle en est revenue heureuse qui comme Ulysse a fait un beau voyage).
Mais c’est évidemment sur YouTube que l’on trouve les reines de l’éducation sexuelle nouvelle génération, souvent diplômées mais avec une approche on ne peut moins universitaire. Parmi elles, Laci Green dont l’émission Sex+ compte 1,5 million d’abonnés et dont les thématiques partent de questionnements, de peurs ou d’excitations qui lui sont propres (les IST, la forme des lèvres, l’orgasme, le BDSM). Hannah Witton, 250.000 abonnés, met quant à elle en avant un statut «d’experte autodidacte».
Soit tout un mouvement qui réconcilie le savoir théorique et l’expérience personnelle. Vous voyez où on veut en venir? Au cas où vous feriez semblant de ne pas comprendre, on vous a laissé quelques exercices de théorie appliquée que vous pourrez toujours transmettre si cela vous intéresse de participer à cette nouvelle révolution sexuelle.
Application pratique
Le zonage: Pour certaines femmes c’est à droite, pour d’autres, c’est à gauche. Mais vous avez un côté de la vulve qui répondra plus favorablement à la stimulation. La sensibilité est plus développée en haut, juste à côté du clitoris. Effectuez des demi-cercles pas trop appuyés pour déterminer la partie la plus sensible. Votre côté préféré sera a priori toujours le même mais à l’intérieur de cette zone, vous allez trouver un point qui sera celui auquel vous pourrez revenir pour décupler l’excitation. Ce point peut en revanche se déplacer d’une fois sur l’autre.
Le palper-rouler: Parce qu’il n’est pas nécessaire de vous faire ce que vous n’aimez pas qu’on vous fasse, attendez d’être vraiment excitée avant d’attaquer le clitoris, trop sensible pour être entrepris de front. En revanche, il peut être stimulé par la pression entière de la vulve. Placez votre main sur votre vulve (le pouce et l’index d’un côté des lèvres, les autres doigts de l’autre côté) de manière à l’entourer. Pressez en faisant rouler les lèvres. Si l’excitation est déjà bien montée, vous pouvez presser un peu plus fort, jusqu’à faire sortir le clitoris de son capuchon (clitoris que vous pouvez commencer à effleurer de l’autre main, #ambidextre).
Le coup de pression: Pas la peine de fustiger le porno qui a érigé le pilonnage en art tantrique si c’est pour vous caresser avec la vigueur que vous mettez à cirer vos Stan Smith. On commence tout doux en faisant glisser les doigts comme si la peau était une surface que vous avez peur de rayer. Et on augmente la pression au fur et à mesure jusqu’à être au bord de l’orgasme: à ce moment-là, plus la peine d’augmenter (au contraire), restez à pression constante (c’est a priori celle qui vous a amenée devant ce gouffre magnifique).
Le grand huit: Celui-là demande un peu plus de pratique puisqu’il s’agit de désynchroniser les mouvements de la main droite et de la main gauche (les pianistes devraient normalement être avantagées). Pendant que l’une des mains caresse lentement et dans un sens l’orifice vaginal (sans forcément le pénétrer), l’autre caresse dans le sens inverse et plus rapidement le clitoris.
La géométrie variable: On ne vous demande pas ici de tracer des triangles isocèles mais de varier le périmètre de vos cercles. Alternez les cercles entiers, les demi-cercles –en haut ou en bas de la vulve– et les cercles en 8. Si vous visez les orgasmes multiples, ne reproduisez pas les mêmes mouvements d’une fois sur l’autre, c’est a priori peine perdue (et le moment où vous pouvez tenter de revenir aux lignes droites, le long des lèvres).
Le dernier souffle: Vous savez déjà qu’une bonne préparation est ce qui va vous permettre de grimper avec beaucoup plus d’entrain vers le plaisir. Mais sachez aussi que vous pouvez également profiter de la descente, notamment avec cette technique tantrique, à faire juste avant l’orgasme ou juste après. Étendue sur le dos, serrez pendant 20 à 30 secondes tous les muscles de votre corps, spécialement ceux du plancher pelvien. Alternez pendant 30 secondes les inhalations et expirations fortes et rapprochées (comme si vous étiez un petit chien respirant dans un sac à papier en plein crash d’avion). Puis prenez trois longues inspirations-expirations, recontractez à nouveau tout le corps, mais cette fois assez fort pour qu’il se mette en V: les bras et les jambes au-dessus du sol, comme si vous tentiez de faire un exercice d’abdos. Vous avez l’air ridicule? Vous êtes sur la bonne voie. Relâchez tout. C’est le moment de vous dire merci.
Depuis une vingtaine d’années, la mode est de plus en plus aux pubis sans poils, ce qui n’est pas anodin en ce qui concerne notre sexualité et notre rapport à nos organes génitaux.
Des poils disgracieux au ticket de métro
Si, bien sûr, depuis longtemps les femmes s’épilaient les jambes et les aisselles, il n’était pas question de s’épiler le pubis. Puis peu à peu, tout d’abord dans les films pornographiques, on a vu des sexes moins fournis en toison. La mode des maillots de bains et des lingeries de plus en plus échancrées y ont également contribué, les femmes prirent l’habitude de « se faire épiler le maillot ». Cela consistait à juste enlever les quelques poils disgracieux qui dépassaient de la culotte. Ensuite, vint la mode du fameux ticket de métro qui consiste à ne garder qu’un rectangle de poils sur le pubis. Aujourd’hui, la majorité des femmes sont intégralement épilées, c’est particulièrement flagrant chez la jeune génération.
Il y a maintenant dans les instituts de beauté des offres multiples pour pratiquer ces épilations intégrales. Quant aux hommes, ils sont, à leur tour, de plus nombreux à suivre cette mode. A tel point que la dernière enquête signifiait que 80 % des hommes préféraient les femmes au pubis rasé. Et ce chiffre flirte avec les 100 % chez les jeunes générations.
Bien sûr comme toutes les modes, la tendance peut se renverser mais pour l’instant, elle s’est installée. Essayons de comprendre pourquoi ?
La première motivation semble être hygiénique, comme si les poils nuisaient à une toilette intime. En fait, il semblerait qu’ils protègent plutôt sauf peut-être en ce qui concerne les morpions, espèce en voie de disparition puisqu’on lui a retiré son habitat.
Plus sérieusement, le manque de poils sur le pubis n’a pas de réelle incidence démontrée sur la santé des vagins, chacun y va de ses propres convictions. Le seul vrai handicap est : l’épilation. Cette dernière favorise des irritations de la peau, très délicate à cet endroit et l’épilation à la cire favorise des pousses de poils incarnés.
La société nous éloigne de notre nature animale
Je crois qu’il faut plutôt y voir des raisons culturelles. De plus en plus, notre société veut nous éloigner de notre nature animale. Et quoi de plus proche de l’animalité que les poils ? De plus, il y a dans le domaine de la sexualité une chasse aux odeurs. Il existe même maintenant des parfums et des déodorants intimes. Comme si l’odeur du sexe était anti-sensuelle. Le sexe sale, ce n’est pas nouveau. Pourtant les senteurs féminines ont depuis la nuit des temps excité les hommes.
Une autre remarque me paraît intéressante. On enlève les poils pubiens mais de plus en plus d’hommes se font pousser la barbe, d’un côté on infantilise la femme et de l’autre on renforce la virilité des hommes. Ainsi, la femme ne peut pas s’affirmer dans sa puissance féminine et se voit obligée de rester avec une vulve de fille mais l’homme moins sûr de sa puissance, la ré-affirme par des poils sur le menton…
Evidemment je laisse chacun libre de vivre sa nudité avec ou sans poils mais restons libres de notre choix. Les seules raisons qui me semblent intéressantes sont d’ordre : esthétiques et érotiques.
Je terminerai en signalant que dans les milieux échangistes, les femmes se rasent le pubis pour des raisons exhibitionnistes. Dans les milieux SM, c’est davantage pour des raisons de soumission.
CE QUI CHANGE EN 2017 (1/5) Du 26 au 30 décembre, « La Croix » présente des mesures qui entreront en vigueur l’an prochain et auront un impact sur la vie quotidienne. Premier volet, l’interdiction des « violences corporelles », votée par le Parlement le 22 décembre.
Ce pourrait être l’une des bonnes résolutions de 2017 : ne plus donner de fessée ni de gifle ni même de petite tape sur la main. Une bonne résolution mais aussi un impératif, puisque le Parlement vient de définitivement adopter un amendement à la loi égalité et citoyenneté qui interdit « tout recours aux violences corporelles ».
Président du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile, Pierre Suesser parle d’« avancée ». « L’éducation doit permettre à l’enfant d’intérioriser les limites. Elle ne saurait reposer sur des violences ou des humiliations, physiques comme psychologiques. Recourir à des châtiments corporels, même légers, c’est laisser penser à l’enfant qu’il peut user de la violence pour parvenir à ses fins », met-il en garde.
« Il n’y a pas de bonne fessée »
Aujourd’hui encore, d’aucuns persistent à dire qu’« une bonne fessée de temps en temps ne fait pas de mal ». Pour le pédopsychiatre Daniel Marcelli, « il n’y a pas de bonne fessée ». Ce geste est porteur d’humiliation, « la pire toxine individuelle et sociale ». De fait, « dès qu’il grandit, l’enfant qui a été humilié sera enclin à humilier les plus faibles que lui. »
Bien sûr, il ne s’agit pas de « judiciariser la moindre tape, poursuit-il, mais de faire comprendre aux parents que frapper, c’est rabaisser et s’arroger sur le corps de l’enfant un droit qu’on n’a pas. » Certains diront familièrement, en guise d’excuse, qu’ils ont « pété un câble ». Le risque, lorsqu’on accepte cet argument qui parle à tous, c’est de « conforter dans leur attitude des parents qui, pour un oui ou pour un non, perdent le contrôle d’eux-mêmes », souligne ce « psy ».
Pourtant, en 2015, selon un sondage Ifop-Le Figaro, sept Français sur dix se disaient opposés à une interdiction de la fessée. « Pour beaucoup d’adultes qui en ont reçu dans leur enfance, soutenir cette évolution reviendrait à considérer que leurs propres parents se sont mal comportés », commente Daniel Marcelli.
« Ne pas priver les parents d’un outil éducatif »
« Les parents ont tout simplement envie qu’on leur fiche la paix, que l’État ne s’immisce pas dans la façon dont ils élèvent leurs enfants ! » interprète de son côté Dominique Marcilhacy, présidente de l’Union des familles en Europe, qui revendique 15 000 adhérents.
Pour elle, « priver les parents de cette possibilité lorsque plus aucun autre argument n’est efficace revient à leur ôter un outil éducatif alors que beaucoup se sentent déjà désemparés, dans le contexte d’une société qui trop souvent tolère les mauvais comportements. »
La psychanalyste Claude Halmos, « militante de la lutte contre la maltraitance », s’oppose, elle aussi, et paradoxalement, au texte voté. « L’arsenal juridique actuel permet déjà de punir les parents maltraitants. Et si, trop souvent, ils ne sont pas sanctionnés, c’est parce qu’un certain nombre de sévices, notamment sexuels, sont difficilement prouvables et que les adultes, professionnels comme voisins, n’osent pas toujours les dénoncer. »
Pour elle, il est essentiel de « distinguer ces parents maltraitants, et notamment ceux qui ont intégré les châtiments corporels à leur système éducatif, des parents lambda qui, un jour, excédés ou voyant que leur enfant se met en danger, lui donnent une fessée et bien souvent la regrettent aussitôt. »
« On sape leur sentiment de légitimité »
En légiférant sur le sujet, assure Claude Halmos, on fragilise des parents qui sont déjà désorientés, « on sape encore un peu plus le sentiment de légitimité dont ils ont besoin pour asseoir leur autorité. Or c’est précisément quand, dépassés, ils ne se sentent plus aucune autorité sur leur enfant que les parents (non maltraitants) en viennent à la fessée. » Selon cette professionnelle, « cette loi pleine de bonnes intentions pourrait donc, paradoxalement, accroître le risque de fessées ».
Convaincu que « réaffirmer l’interdiction des violences ordinaires et quotidiennes contribue à construire un monde pacifié », le ministère des familles et de l’enfance a en tout cas soutenu l’amendement qui modifie le code civil. Mais, comme le dit Daniel Marcelli, il faudrait aussi « renforcer les dispositifs d’aide à la parentalité et prévoir, dès la naissance, une sensibilisation aux notions d’autorité et de santé psychologique ». Il ne suffit pas d’« ôter le bâton ». Il faut aussi suggérer aux parents des pistes pour « faire sans ».
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Le nouveau texte
Selon la nouvelle mouture de l’article 371-1 du code civil, l’autorité parentale s’exerce pour protéger l’enfant « dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant et humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».
Cet article sera lu lors de la cérémonie de mariage civil et intégré au livret des parents distribué au quatrième mois de la première grossesse. Il devrait prochainement figurer dans le livret de famille. Le code pénal n’est pas modifié mais la jurisprudence, qui reconnaît parfois un « droit de correction », pourrait évoluer.
Pour apaiser un enfant en colère, la meilleure attitude consiste à rester calme et compter sur le réflexe inconscient du mimétisme.
Si vous avez un enfant jeune ou un adolescent, vous lui avez probablement déjà parlé en utilisant la vieille technique du « tu te calmes tout de suite ! » lorsqu’il est trop énervé. Les exercices de discipline qui prônent la sévérité, la menace et la punition sont toutefois peu efficaces avec certains enfants turbulents. Et quoi de plus frustrant pour un parent déjà à bout de nerfs que de déclencher une réaction de fermeture ou de colère alors qu’il tente de mettre un terme à une situation difficile ?
Le spécialiste Ugo Uche explique dans un article du site Psychology Today qu’il existe une solution : se forcer à rester calme. La frustration, l’anxiété, la confusion et la colère sont des sentiments que l’enfant remarque très facilement sur le visage de ses parents. Peu importe les mots qui sortent de votre bouche, il ne vous écoutera pas tant que l’expression et la voix indiquent des sentiments négatifs. Un parent en colère va donc augmenter la colère de l’enfant, qui réagira soit par la peur, soit par la fermeture.
L’effet miroir
Imaginez un scénario classique entre deux frères. L’un joue à la console, l’autre lui demande de jouer avec lui, mais le premier refuse. S’en suit une dispute et des coups, et les parents arrivent au moment ou le premier, celui qui jouait à la console, donne une gifle au second pour « se défendre ». Résultat : ses parents le disputent et le punissent pour son comportement. L’enfant ressent une injustice et pique une colère. Les parents sont encore plus énervés et frustrés et les cris continuent jusqu’à ce qu’il se taise, fatigué, malheureux et blessé.
De son point de vue, cet enfant pense que ses parents ont été injustes avec lui et n’a pas compris le message qu’ils essayaient de lui faire passer, à savoir « ne tape pas ton frère ». En contrôlant leurs sentiments, explique Ugo Uche, et en parlant calmement, ils auraient pu éviter l’escalade de la colère. Lorsqu’une personne réellement calme s’adresse à un enfant, celui-ci va inconsciemment reproduire le comportement et son cerveau va se calmer tout seul. Certes, il n’est pas toujours facile de contrôler ses nerfs lorsqu’on est sous pression ou que notre enfant nous pousse à bout, mais cette technique peut aider à améliorer la communication au sein de la famille.
Ils transforment la vie de famille en enfer. De 4 à 18 ans, ce sont les nouveaux tortionnaires domestiques. Une honte pour beaucoup de parents, désespérés et culpabilisés. aujourd’hui, la parole se libère. les mères – et quelques pères – se réunissent pour en discuter. Depuis un an, il existe même une consultation pour parents en détresse au chu de Montpellier. plongée dans la noirceur de ces «chers» petits.
On connaissait les Alcooliques anonymes, les Narcotiques anonymes, les Dépendants sexuels anonymes, il existe aujourd’hui les Parents anonymes. Des papas et surtout des mamans qui n’en peuvent plus, tyrannisés par leur progéniture. C’est au café de l’Ecole des parents à Paris qu’ils se retrouvent.
Grande, brune, regard bleu acier, les cheveux attachés en une très longue queue-de-cheval, Valérie participe au groupe de parole pour la première fois: «Bonjour, ma fille a bientôt 13 ans et c’est une enfant difficile, notre relation est très conflictuelle. Hier soir encore on s’est disputées de 19 heures à 23 heures, je suis épuisée.» Jusque-là, se dit-on, rien de bien original, encore une ado en conflit avec sa mère. Anne, la trentaine intello, paire de lunettes rondes sur le nez, est bibliothécaire: «J’ai deux enfants, c’est l’aîné qui pose problème… Il a 6 ans, il me parle mal, me bouscule, essaie de couvrir ma voix quand je discute avec d’autres gens…» Parmi la dizaine de parents présents ce jour-là, deux grand-mères inquiètes. «Je suis la mamie d’un petit garçon de 5 ans qui rend la vie de ses parents impossible! Ma fille redoute les moments où il rentre de l’école ou les week-ends. Elle a peur de son enfant et moi, j’ai peur pour elle et pour son couple. Elle m’a autorisée à venir à sa place pour savoir s’il existe des solutions… »
Seul un papa a accepté d’accompagner sa femme au groupe de parole: «Dès qu’on leur laisse un peu trop de liberté, ils prennent les rênes», constate-t-il, désabusé. Au fil de la discussion, la parole se libère. «Quand mon fils fait des colères, je sens monter en moi la violence, mais je ne veux pas taper mes enfants », lâche Anne, en confessant avoir elle-même été frappée par son père quand elle était jeune… Face à elle, Valérie finit par avouer avoir donné, la veille, des fessées à sa fille ! « J’ai tout essayé, la douceur, la discussion, et là j’en reviens à la bonne vieille méthode, y a que ça qui la calme.» Silence autour de la table. Une fessée à une ado de 13 ans! «Peut-être une erreur de stratégie? » suggère avec douceur Caroline Le Roux, la psychologue qui anime le groupe.
«La plupart des parents qui viennent nous voir se sentent reniés dans leur parentalité. Ils ont l’impression d’avoir perdu le pouvoir sur leurs enfants ou qu’ils ne servent plus à rien», explique Caroline. Même si la notion de tyrannie est parfois toute relative dans notre société, «ce qui tyrannise les uns laisse les autres complètement froids», ajoute la psychologue. Comme cette maman qui se sent martyrisée par sa fille tous les soirs au moment du coucher: «Ça dure des heures, se plaint-elle, elle me demande d’aller faire pipi, puis d’aller lui chercher un verre d’eau, de rester avec elle, de lui tenir la main… Et moi, quand j’ai toute une journée de travail dans les pattes, je ne supporte pas, je craque.»
«L’autorité parentale, c’est l’équilibre entre ‘donner des règles’ et ‘être à l’écoute des besoins de l’enfant’, explique Nathalie Isoré, la directrice de l’Ecole des parents de Paris. C’est mathématique. Quand je reçois les parents, je leur demande où ils se situent sur un graphique. En ordonnée, à quel point ils sont directifs ; en abscisse, à quel point ils sont à l’écoute. C’est ensuite à eux d’ajuster. On critique beaucoup les parents parce qu’ils ne savent prétendument pas poser de limites ou parce qu’ils ne sont pas assez autoritaires. Cette notion des limites, la plupart d’entre eux l’ont, c’est le ‘comment’ qui pose problème. Ils l’expriment d’ailleurs quand on les reçoit : ‘Je sais ce qu’il faut dire, mais je n’y arrive pas.’ Ces parents exercent l’autorité dans la culpabilité : ils ont été trop brimés dans leur enfance, et ils en ont souffert, ou bien ils ont peur de perdre l’amour de leurs enfants. Il faut savoir dire non, souvent un non bref et ferme suffit. Nous sommes dans une société où on parle trop aux enfants… Avant, l’autorité était verticale et les enfants soumis. Il y avait d’ailleurs beaucoup de bègues, l’un des symptômes de cette soumission. Aujourd’hui, l’autorité est devenue horizontale, les enfants sont plus rebelles, ils ont leur mot à dire, leur agressivité s’exprime davantage. D’un point de vue éducatif c’est plus intéressant mais bien plus dur. On reçoit beaucoup de parents qui sont trop à l’écoute de leurs enfants», résume Nathalie Isoré.
«J’étais une enfant sage. Et ma fille à moi me traite de salope» Une maman
«Avant, on voulait que nos enfants deviennent des adultes polis, bien élevés. Maintenant, on veut qu’ils soient épanouis.»Dans son dernier opus, «Parents sous influence» (éd. Odile Jacob), une sorte de bréviaire plein d’espoir à l’adresse des parents qui se sentent coupables, la romancière Cécile David-Weill, qui estime avoir été une «mauvaise» mère pour ses trois enfants, le rappelle : «L’ambition éducative a explosé. De nos jours, il faut être à la fois une mère exceptionnelle, une femme accomplie dans son boulot, trouver du temps pour sortir, faire du sport entres copines et, surtout, ne pas oublier son mari… La question est comment s’investir? Combien de temps y consacrer ? C’est pour cette raison que j’ai écrit tout un chapitre sur cette thématique: il faut ‘choisir ses batailles’. Quant à apprendre le job… Lorsqu’on devient parent, on n’a aucun repère, et ce n’est pas dans les livres dédiés qu’on trouve des solutions. Alors, que fait-on ? C’est très simple, soit on reproduit l’éducation de ses propres parents soit, si on en a souffert, on essaie le contraire, estime l’écrivain qui a consulté des dizaines de psys pour tenter de comprendre. Ce que j’ai constaté avec mes enfants, c’est que, en voulant faire l’inverse de mes parents, j’ai fait pire. Autre constat : mes enfants s’en sont mieux sortis dans les domaines où je leur fichais la paix. Ce n’est pas toujours simple de les voir se débattre ou souffrir, mais parfois il faut les laisser se dépatouiller tout seuls avec leurs problèmes.»
Au CHU de Montpellier, le Dr Nathalie Franc pointe du doigt la « suradaptation » des parents. Cette pédopsychiatre a mis en place, il y a un an, un groupe de parole unique en France pour les parents d’enfants tyrans. Des petits Dr Jekyll et Mr Hyde qui cachent bien leur jeu en société. Epuisés, parfois au bord du burn-out, une quinzaine de parents s’expriment. «Ma fille m’insulte, elle me bouscule, mais hier, lors de la dernière crise, j’ai suivi vos conseils et j’ai ouvert les fenêtres, raconte une mère tyrannisée par son ado de 16 ans. Elle a hurlé: ‘Non mais, ça va pas!’ et je lui ai rétorqué qu’au contraire il fallait que les gens dans la rue entendent la façon dont elle me parle», se défend-elle devant le groupe de parole. Ces parents ont peur de leur progéniture: «A tel point que, tous les jours, je préviens les deux petits que leur grand frère va rentrer de l’école et qu’il ne faut pas l’embêter pour éviter qu’il ne pète un plomb», raconte une maman de 38 ans, en guerre ouverte avec son aîné de 8 ans.
La mère d’un petit de 6 ans, ingérable lui aussi, ose alors raconter sa dernière humiliation publique: « J’étais au café avec ma meilleure amie quand mon petit me demande d’aller acheter des bonbons avec son grand frère. Je refuse et lui explique que c’est trop dangereux à cause de la route. Alors il se met à hurler devant tout le monde. Je l’ai ‘ceinturé’ fermement, raconte-t-elle, parce qu’il donnait des coups de pied dans tous les sens. Ma meilleure amie m’a regardée, les yeux ronds. C’était la première fois qu’elle vivait ce que j’endure tous les jours… et quand mon petit a vu son regard stupéfait, il s’est arrêté tout seul.» «Souvent, ces parents ont honte de leurs enfants, alors que, au contraire, le regard des autres fait partie de la thérapie. En famille, l’enfant se sent libre d’exploser, mais en société il se sent jugé», analyse la pédopsychiatre, en approuvant une autre mère qui a appelé un couple d’amis à la rescousse quand son fils a tout cassé dans l’appartement.
«Dès qu’on leur laisse un peu de liberté, ils prennent les rênes» Un papa
Depuis un an, le Dr Franc suit une cinquantaine de familles au bout du rouleau. Car ce n’est pas qu’un problème d’éducation défaillante. L’enfant qui martyrise ses parents physiquement et psychologiquement est un sujet tabou: «Je pense que cela a toujours existé mais, aujourd’hui, les parents en parlent et les enfants sont pris en charge. Il n’y a rien de pire que la culture du secret, cela conforte l’enfant dans son mal-être car un petit tyran est souvent en souffrance. La majorité a des troubles du comportement», informe le Dr Franc. La plupart des enfants suivis au CHU de Montpellier ont été diagnostiqués hyperactifs, anxieux ou à haut potentiel (QI élevé). «Depuis que mon fils a été diagnostiqué hyperactif, ça va mieux, je me sens moins isolée, je partage mes problèmes avec d’autres parents et j’ai des outils pour essayer de l’aider. Il va peut-être avoir un traitement qui va l’apaiser.» « Ces enfants-là sont comme des Cocotte-Minute, ils prennent sur eux toute la journée quand ils sont à l’école ou en société et quand ils rentrent à la maison, ils décompensent », explique une maman qui a compris que tout n’était pas de sa faute. «Au début, on se sent responsable, on se dit qu’on a dû faire une erreur quelque part…», ajoute une autre.
Les parents concernés sont dépassés. «Quand ils ont 6 ou 8 ans, ça va encore, tempère la mère de Jules, 9 ans, qui lui fait des misères du matin au réveil pour s’habiller au soir pour se coucher et qui tape son petit frère et sa petite soeur quand le programme télé ne lui convient pas. Mais les adolescents, c’est encore plus dur.» «C’est vrai, confirme une autre mère courage dont la fille de 16 ans a fait de sa vie un enfer. Moi, je n’étais pas du tout préparée à ça, j’étais une enfant sage, je n’ai jamais dit merde à mes parents et aujourd’hui ma fille me traite de salope et m’insulte…» Ces parents en arrivent à détester leurs enfants. «Vous savez, ces gens qui partent acheter des cigarettes et qui ne reviennent pas? Eh bien moi, j’en rêve», avoue froidement une des participantes.
«Le plus inquiétant, c’est quand l’enfant n’a pas d’empathie », explique le Dr Franc. Dans le groupe de parole, un seul couple, solidaire face à un petit «monstre». «Théo, il faut le surveiller tout le temps, il pourrait passer à l’acte, je le sais, raconte la mère. La dernière fois, il se disputait avec sa soeur et je l’ai vu mettre la main sur le couteau de cuisine. Et ce n’est pas la première fois. Il n’a jamais exprimé de regrets, on est de plus en plus inquiets.» Malaise. «La plupart des parents qu’on reçoit au CHU portent leur croix, certains ont tellement de difficultés avec leurs enfants qu’ils sont obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper d’eux. Il y en a aussi beaucoup qui sont déprimés. Alors, nous essayons de les aider à retrouver une vie normale, à prendre une distance sereine et ferme pour que chacun récupère sa place dans la famille.»
«On dit souvent que tout se joue entre 0 et 6 ans, mais ce n’est pas une règle, on peut toujours rectifier le tir», estime Nathalie Isoré qui reçoit des parents depuis quinze ans. Cécile David-Weill a réalisé qu’elle avait pris le mauvais chemin au bout de quinze ans, alors que ses enfants étaient déjà des adolescents, et « lorsque tous les voyants étaient au rouge » (dépression, addictions…). Oscillant entre l’intransigeance de ses propres parents qui l’élevaient «façon début XIXe » – selon ses mots – et la permissivité totale, elle faisait souffrir ses enfants, qui le lui rendaient bien…
Albéric de Serrant : « Frustrer un enfant le fait grandir »
Directeur du Cours Alexandre-Dumas, à Montfermeil. Il accueille une centaine d’enfants en difficulté sociale ou scolaire, leur enseigne le respect des parents, et des adultes en général, en prônant une éducation bienveillante.
Paris Match. Qu’est-ce qu’un enfant-roi? Albéric de Serrant. C’est un enfant qui ne sait pas demander, qui revendique. Quand il y a enfant-roi, il y a parent-roi, chacun défend son ‘je’ et c’est un combat mené par la revendication. Le ‘je’ s’impose alors qu’on sait très bien que la clé des rapports au sein de la famille, c’est le ‘nous’. Si on n’échange pas et si on ne pense pas avec le ‘nous’, tout est foutu. L’éducation, c’est l’apprentissage du vivre ensemble et l’épanouissement personnel dans le vivre ensemble. Le ‘je’ ne doit pas s’effacer, il doit s’harmoniser avec le ‘tu’ et le ‘nous’. Exemple: je suis un père de famille fatigué qui demande à son enfant qui regarde la télé de ‘dégager’. Ce dernier revendique à son tour son envie de continuer avec un argument de taille: ‘Maman m’a dit qu’elle était d’accord’, utilisant alors la mère comme une arme redoutable contre le père.
Beaucoup de parents ne sont pas d’accord sur la façon d’éduquer leurs enfants. Le problème ne réside-t-il pas dans ce conflit?
L’éducation, c’est éveiller l’enfant. Et, dans cette construction, l’éducateur peut aider les parents à retrouver leur autorité. C’est ce que nous faisons au Cours Alexandre-Dumas mais sans nous substituer à eux. Il faut autant que possible arriver à parler d’une seule voix. Le ‘nous’ doit d’abord s’exprimer au sein du couple, quelle que soit la situation (parents divorcés, séparés ou du même sexe…), puis dans le rapport parents-enfants. Chaque parent, chaque tuteur est responsable – non pas à 50% mais à 100% – de l’éducation de ses enfants, ce qui implique des échanges et des décisions communes avant de s’adresser à lui. Pour parler d’une seule voix, il faut que l’amour soit le guide, l’amour comme expression du respect de l’autre ou celui que les deux parents ont pour l’enfant. Il faut inverser le jeu du conflit conjugal et ‘rester uni face à l’aimé commun’.
Vous-même, vous arrive-t-il de commettre des erreurs avec votre progéniture?
Bien sûr! Je suis père et je ne respecte pas toujours la règle du ‘front uni’. Un jour, j’ai voulu expliquer à mon fils comment chercher un mot dans le dictionnaire. Ma femme est intervenue: elle n’était pas d’accord sur la méthode. Je me suis alors défendu de mieux connaître le sujet en tant qu’enseignant, et elle s’est vexée. Plus tard, elle m’a rétorqué que c’était elle qui s’acquittait des devoirs et que je l’avais décrédibilisée. J’ai reconnu mon erreur: j’aurais dû la laisser intervenir, mon fils ne se serait pas retrouvé face à deux parents désunis. C’est la clé de la transmission. Se répartir les tâches dans le couple n’est pas s’effacer dans une activité, mais rejoindre l’autre. On peut appliquer cette règle dans tous les domaines: la gestion des conflits avec l’enfant comme les moments de partage heureux avec eux!
Beaucoup de parents ont peur du conflit. L’autorité parentale passe-t-elle uniquement par le conflit?
Les parents n’ont pas peur du conflit, ils ont peur de la frustration. Notre société la refuse. Accéder systématiquement à la pulsion d’acquisition d’un enfant est en réalité d’une grande cruauté. Manger une glace est un plaisir, mais avoir une glace tous les jours n’est plus un plaisir, cela devient un dû. Frustrer un enfant le fait grandir. C’est bon de désirer une glace, on l’apprécie encore plus! La frustration apprend à être patient et laisse à l’autre la liberté de faire un cadeau quand il est prêt. Le vivre ensemble rime pour moi avec liberté et non avec esclavage. Certaines familles ont besoin du conflit, d’autres au contraire se targuent de ne jamais devoir élever la voix; l’autorité peut s’exercer de différentes manières. Mon père n’avait qu’à faire les gros yeux quand j’étais enfant pour que je m’arrête, mais ma soeur le faisait hurler. Cela dépend de la personnalité et de la psychologie de l’enfant.
Notre société prône l’empathie avec l’enfant. Qu’en pensez-vous?
Il faut trouver un juste milieu entre le discours de nos grands-parents, le fameux ‘tais-toi, fais ce que je te dis, c’est moi qui ai raison’, et les parents d’aujourd’hui auxquels on impose de se taire et d’être à l’écoute des jeunes. La crise de l’autorité parentale réside dans le fait qu’on ne se donne plus le droit d’utiliser le patrimoine transmis par ceux qui nous ont précédés: prendre ce qui était bon chez nos grands-parents et ce qui est bon chez nos enfants dans l’intelligence du contexte actuel bouleversé par les nouvelles technologies.
Il y a aujourd’hui tout un débat sur la fessée. Doit-on punir les enfants qui ne respectent pas les limites? Et comment?
Je préfère le mot sanction au mot punition. La sanction est essentielle car c’est un avertisseur. Sur la route, la première sanction est la ligne blanche qui nous rappelle qu’on dévie du droit chemin. Le radar a la même fonction quand on va trop vite, mais la sanction est plus forte car elle nous supprime des points et de l’argent. Une sanction peut également être une récompense quand on récupère ses points au bout de deux ans. Elle a toujours vocation à définir la limite et elle doit s’adapter à la gravité du dépassement de cette limite. On ne gronde pas de la même façon un enfant qui va toucher un bibelot fragile ou qui s’apprête à mettre les doigts dans une prise. Quand un enfant se met en danger ou qu’il met en danger les autres, la sanction doit être plus forte. Je ne suis pas un partisan de la fessée; si elle pouvait disparaître, ce serait bien. Ainsi la modification du Code civil va dans le bon sens. Une fessée, si elle advient, ne doit pas être répétitive. Je me souviens des deux seules fessées de ma vie. Elles m’ont marqué! Je pense qu’il faut éviter les gifles et, après 10 ans, plus de fessée. Si l’enfant est insupportable, il va s’isoler dans sa chambre jusqu’à ce qu’il retrouve son calme.
Messieurs, décomplexez-vous. Au regard de nos cousins primates, les hommes sont dotés d’un gros et large pénis. Certes, il existe de nettes différences interindividuelles, mais les faits sont là. Les scientifiques s’interrogent depuis des années afin de comprendre pourquoi les mâles humains sont si bien équipés. Plusieurs théories ont été émises. L’une d’elles considère par exemple que les espèces les mieux dotées sont aussi les plus volages. L’Homme, ce monogame, est-il finalement né pour l’infidélité ?
Pas forcément. Car une autre hypothèse vient pointer du doigt que cette excroissance de chair, non rétractile comme dans d’autres espèces et non camouflée sous un épais matelas de poils, servirait de critère pour la sélection sexuelle. Autrement dit, les femmes seraient plus attirées par les hommes à gros sexe. Et de génération en génération, l’évolution nous aurait permis de nous distinguer fortement des autres singes, à ce niveau-là au moins.
Cependant, la science n’est pas unanime sur ce point : différentes recherches aboutissent à des résultats divergents et paradoxaux. Parfois la taille compte, parfois elle n’a aucune influence. Mais toutes ces études sont biaisées, car elles considèrent la longueur du pénis indépendamment d’autres caractéristiques physiques. Or, l’attirance répond à quelque chose d’un peu plus complexe…
Ainsi, des chercheurs de la National Australian University ont élaboré un protocole pour déterminer l’importance de l’entrejambe masculine dans l’attirance féminine, en fonction d’autres facteurs déjà connus pour plaire aux femmes : la taille et la largeur des épaules par rapport aux hanches. Les résultats, qui en intéresseront plus d’un, ont été publiés en 2013 dans les Proceedings of the National Academy of Sciencesof the United States of America (Pnas).
En tout, 105 femmes hétérosexuelles, âgées en moyenne de 26 ans ont été recrutées. Elles devaient évaluer, sur une échelle 1 à 7, des images d’hommes nus modélisées par ordinateur. Ces mâles virtuels existaient sous 7 tailles différentes, avec 7 longueurs de pénis différentes mais aussi 7 largeurs d’épaules. Chaque femme a visionné un total de 53 silhouettes sur les 343 disponibles.
La taille du pénis compte, mais la largeur d’épaules prime
Conclusion, mieux vaut être grand, costaud et avoir un long sexe pour séduire les femmes. Pas de révélations donc… En fait si, car il y a finalement plein de nuances. La taille du pénis est un paramètre influent : l’attirance augmente très fortement pour chaque centimètre gagné au-dessous de 7,6 cm au repos. À partir de ce seuil, les femmes jugent toujours mieux les hommes au long sexe, mais l’impact devient alors beaucoup moins important. Un peu comme un effet seuil, bien que jusqu’à 13 cm (longueur maximale dans cette étude), les notes n’ont cessé de monter. À noter quand même qu’une étude précédente révélait que la taille moyenne était d’environ 9 cm au repos.
Or, les autres caractéristiques physiques considérées interviennent et rendent les calculs plus complexes. Car un homme d’1,85 m avec un pénis de 7 cm sera aussi bien noté qu’un mâle d’1,70 m avec une verge de 11 cm. Mais en réalité, les hommes les plus grands gagnent plus de « points d’attirance », à augmentation de taille de pénis équivalente, que les hommes plus petits. Ces deux paramètres sont quoi qu’il en soit supplantés par les hommes pourvus d’un buste en V, particularité très importante auprès de la gent féminine.
Les gros sexes sélectionnés par l’évolution pour plus d’orgasmes ?
Bref, il n’est pas question de revisiter tous les cas de figure un à un, mais de mesurer l’impact de la taille du pénis sur l’attirance des femmes. Certes, la longueur compte, mais tout ça est également modéré par d’autres caractéristiques physiques externes. Cependant, à la lecture de cette étude, on ne peut pas en dire plus.
En effet, s’il semble que les femmes aient pu sélectionner positivement les hommes aux plus gros sexes, il reste beaucoup de questions en suspens. Le pourquoi d’abord. Y a-t-il un lien avec l’efficacité reproductive ? On sait qu’en général, les préférences pour les partenaires se jouent sur des critères ayant un lien direct avec la survie de la descendance. En quoi un gros pénis affecterait la fécondation ? Certes, cet aspect peut favoriser le plaisir féminin, mais est-ce suffisant ?
Existe-t-il une universalité de la taille idéale des pénis ?
D’autre part, il s’agit peut-être tout simplement de logique, d’esthétisme et d’harmonie. Léonard de Vinci dessinait l’homme de Vitruve, censé présenter des membres antérieurs et postérieurs aux proportions idéales. Les hommes racontent souvent aimer les femmes avec des proportions du type 90-60-90 (90 cm de tour de poitrine, 60 cm de tour de taille et 90 cm de tour de hanches). Alors pourquoi les femmes n’auraient pas en tête un idéal masculin calqué sur certains rapports mathématiques ? Ainsi, un homme grand et large aurait aussi un sexe suffisamment long. Tout ça pourrait être proportionnel.
Que les plus complexés se rassurent. La séduction ne passe pas que par un jeu de données physiques, même si cela entre en ligne de compte. Le choix du partenaire pour toute une vie repose sur un ensemble de paramètres beaucoup plus complexes que la taille du sexe ou la largeur d’épaules. D’autre part, depuis plusieurs millénaires maintenant, cette région intime du corps est souvent cachée sous un vêtement. Cependant, ce n’est pas forcément le cas partout à travers le monde. C’est pourquoi les scientifiques songent désormais à mener la même étude auprès de femmes de tribus indigènes, dotées d’une tout autre culture.
Une vaste étude internationale montre qu’une majorité de collégiens ont une perception positive de leur vie. Mais les filles affirment se sentir globalement moins bien que les garçons.
Voici une anecdote qui illustre la question: au cours d’une émission de télévision à New York, la question fut posée à Claire et Jean, un couple de thérapeutes, qui avaient lu mes livres.
Voici une anecdote qui illustre la question: au cours d’une émission de télévision à New York, la question fut posée à Claire et Jean, un couple de thérapeutes, qui avaient lu mes livres.
Claire répondit: « Avant de connaître Margot, nous pensions que le sexe avait lieu dans la chambre à coucher et que la spiritualité se révélait à l’église, le dimanche matin, pendant la prière. »
« Nous avons découvert, conclut Jean, que notre chambre à coucher est un lieu sacré où l’amour et le sexe se conjuguent comme une prière qui éveille l’esprit. »
Les thérapeutes disent souvent que notre première expérience amoureuse a une grande influence sur notre manière de vivre la sexualité.
La première fois que j’ai fait l’amour, ce fut une révélation cosmique, une transmission directe de l’illumination de l’esprit, ce que j’ai appelé une « illumination sexuelle ».
Ce moment d’extase a marqué ma vie. Ce fut une expérience si phénoménale, tellement au-delà de ma vision des choses et de mon conditionnement culturel, qu’il me fallut absolument chercher un moyen de retrouver ce moment de grâce éphémère, et l’inclure dans ma vie de manière plus pérenne.
La recherche du lien existant entre sexualité et spiritualité est devenue la quête de toute mon existence.
En essayant d’unir ces deux aspects, je suis devenue pendant trente ans une « chasseresse » d’extases, en quête d’un trésor caché à l’intérieur de mon esprit, de mon corps et de mon âme.
J’ai parcouru le monde, à la recherche des traditions où sexualité et spiritualité sont liées et se révèlent à travers les pratiques d’un « yoga de l’amour » où la joie du corps ouvre l’esprit au-delà du mental et de la pensée.
On pourrait dire que l’orgasme est alors la porte de l’extase qui n’est autre que l’orgasme de l’esprit.
Lorsque l’énergie (le moteur de la vie) et la conscience (le désir d’évoluer) s’unissent en amour, nous découvrons une alchimie sexuelle, qui nous emmène de l’instinct de procréation, à la fusion des cœurs, à…