Les seniors qui ont une activité sexuelle au moins une fois par semaine sont aussi ceux qui ont de meilleures performances intellectuelles.@ BARBARA SAX / AFP
Selon une étude britannique, les personnes de plus de 50 ans qui ont une activité sexuelle hebdomadaire ont de meilleures performances intellectuelles.
Après les mots-croisés ou les sudokus, une nouvelle étude britannique affirme que le maintien d’une activité sexuelle régulière après 50 ans permet de maintenir les performances du cerveau. Les chercheurs, qui ont publié leurs conclusions dans la revue américaine Journals of Gerontology, ont interrogé 28 hommes et 45 femmes âgés de 50 à 83 ans sur la fréquence de leurs rapports sexuels et mesuré leurs capacités cognitives.
De meilleures performances intellectuelles. Les personnes qui ont affirmé avoir une activité sexuelle au moins une fois par semaine sont aussi celles qui avaient l’expression verbale la plus fluide et la meilleure capacité à se représenter leur environnement dans l’espace. « Il est possible qu’à une augmentation de la fréquence de l’activité sexuelle corresponde l’amélioration des performances intellectuelles », affirment les auteurs de l’étude menée conjointement dans les universités d’Oxford et de Coventry, dans le centre de l’Angleterre.
L’impact sociétal de l’activité sexuelle. « Les gens n’aiment pas s’imaginer que les personnes âgées peuvent avoir des relations sexuelles« , avance dans un communiqué Hayley Wright, qui a dirigé la recherche pour l’université de Coventry. « Mais nous devons mettre à mal cette représentation et examiner l’impact sociétal que peut avoir l’activité sexuelle sur les personnes de 50 ans et plus », estime-t-il. Les chercheurs vont poursuivre leur étude pour trouver une explication biologique à leur découverte. Ils veulent analyser l’influence que peuvent avoir certaines substances chimiques, notamment la dopamine et l’ocytocine, sur le lien entre l’activité sexuelle et le fonctionnement du cerveau.
Avis Pimpf : après tout pourquoi ds tabous sur les relations sexuelles des personnaes agées? et si la santé le permet ( c’est quand même la condition) pourquoi pas? mais bon ce blocage de limite de « vieux » à 50 ans , ça me choque toujours mais bon…
Chaque matin, c’est le même rituel pour Léa et son père. Prendre le temps de petit-déjeuner ensemble avant l’école, un moment privilégié. La mère de Léa est partie travailler tôt pour aller la récupérer à la sortie de l’école. Un partage des tâches qui convient parfaitement à la famille. « On a voulu un enfant à deux, on l’élève à deux. Elle a la chance d’avoir ses deux parents, c’est important pour elle de sentir qu’on est là tous les deux, qu’on a chacun un rôle », précise Nigel Guittenit, le père de famille. Et sur le chemin de l’école maternelle, ces pères revendiquent leur nouveau rôle. « Il faut nous laisser la place, nous laisser faire des erreurs, ça ne sert à rien de nous reprendre systématiquement », continue Nigel Guittenit. On les appelle « papas poules », « superpapas » ou « nouveaux pères », et à leurs côtés les femmes sentent la différence.
« Un job qui paye en bonheur »
Certains pères ont la possibilité d’aménager leur temps de travail. Un photographe, freelance, s’occupe de ses enfants après la crèche et l’école. « Je trouve que le job de papa est sympa. C’est un job génial parce que c’est un job qui paye en bonheur », explique Nicolas Kalogeropoulos. Une implication dans les tâches quotidiennes qui s’est imposée dès la naissance. Mais l’idéal de partage des tâches parentales est encore loin d’être atteint au quotidien. Les femmes y consacrent toujours en moyenne deux fois plus de temps que les hommes.
Quand les tâches domestiques reposent sur les femmes, il ne faut pas s’étonner que cela pèse sur la sexualité du couple, pointe Maïa Mazaurette dans sa chronique hebdomadaire pour La Matinale.
Si vous avez raté le débat des dernières semaines sur la « charge mentale » pesant sur les femmes, vous vivez certainement sur une île déserte. (Invitez-moi !)
La charge mentale consiste à être considéré comme responsable par défaut des tâches domestiques… Or ce concept a des répercussions sur la sexualité, un domaine où les assignations de genre ont les reins solides.
Par exemple, si l’Insee nous apprend que les femmes s’occupent de 71 % des corvées domestiques et de 65 % des tâches parentales, nous retrouvons sous la couette un chiffre quasiment inverse : 44 % des femmes laissent souvent ou toujours les hommes prendre l’initiative du rapport sexuel (Ipsos, 2014). Et plus de la moitié d’entre elles passent leur tour quand il s’agit de demander franchement ce dont elles ont envie.
Les hommes sont donc censés faire le premier pas dans leur propre chambre à coucher, avec leur conjointe, au bar, avec une inconnue… ou dans la rue, quitte à se faire traiter de harceleurs. Même chose en ligne : non seulement les hommes hétérosexuels entament 3,5 fois plus souvent la conversation que les femmes hétérosexuelles (données OkCupid 2015), mais quand ces dernières prennent les devants, elles ont quasiment trois fois plus de chances d’obtenir une réponse.
Impératifs de « bonne présentation sexuelle »
J’entends sourdre du fond de la classe une conclusion simpliste : ah, voilà ! Les femmes sont chargées de la vaisselle, les hommes sont chargés des relations sexuelles, de la séduction et du réchauffement climatique, les tâches sont donc inégalement réparties, certes, mais égales en temps d’implication, auquel cas la nature est bien faite, les cochons bien gardés, et les féministes se sont en-coooore énervées pour rien.
A quoi nous objecterons que planifier une partie de jambes en l’air est plus rigolo que gratter une baignoire, et que si presque la moitié des femmes ne prend jamais l’initiative du rapport sexuel, elles prennent quasiment toutes les initiatives concernant le contexte dans lequel le rapport sexuel s’opère.
Ce sont en effet très majoritairement les femmes qui s’occupent de la contraception. C’est aussi sur leurs épaules que pèsent les impératifs de « bonne présentation sexuelle » – se montrer attirantes, propres, épilées, parfumées, maquillées, gommées, soyeuses comme des épagneuls bretons.
Selon une étude américaine (Today/AOL 2014), les jeunes femmes passent presque huit heures par semaine au récurage et à l’embellissement. Pour les femmes adultes, on « tombe » à six heures et demie. Et les hommes ? Ils consacrent à leur hygiène environ quatre heures par semaine (or, sans vouloir retourner le couteau dans la plaie, ces trois heures gagnées permettraient largement d’enchaîner une lessive, des courses et la préparation d’un tournedos Rossini aux chanterelles).
Dépense de temps et d’énergie
En France, une femme qui veut plaire passe 35 minutes dans la salle de bain (Harris Interactive, 2014), à quoi s’ajoutent des coûts supérieurs pour la lingerie, le maquillage, les soins – une charge financière qui s’ajoute, donc, à la dépense de temps et d’énergie.
A mon humble avis, si les femmes prennent moins l’initiative du rapport sexuel, c’est parce qu’elles sont épuisées de s’être préparées au rapport sexuel… mais aussi parce que les galipettes sont toujours plus plaisantes dans des draps propres, et que s’il faut s’infliger la lessive en plus de l’épilation, ça ne va pas être possible.
Il ne s’agit évidemment pas de disqualifier les hommes (ou alors un chouïa, pour les agacer). Personne ne remet en cause le côté harassant d’une prise systématique d’initiative : les hommes se sentent en demande, vulnérables, pas désirés. Ils sont toujours susceptibles de se voir décerner une fin de non-recevoir, merci, retentez votre chance samedi prochain.
Mais il faut bien considérer que poser la question prend quatre secondes, et qu’à ce titre, prétendre crouler sous la charge mentale sexuelle du couple laissera les méchantes femmes dans mon genre (celles qui comptent leur temps) de marbre.
Grand écart
Une manière de réégaliser les rapports consisterait évidemment à mieux diviser le domestique – de la vaisselle aux échanges intimes. S’ils prenaient en charge la moitié des tâches domestiques, les hommes libéreraient logiquement leurs partenaires du temps nécessaire à un réinvestissement sexuel.
Est-ce que cette stratégie fonctionne ? Du côté de la sociologie, ces dernières années, on a lu littéralement tout et son contraire.
A gauche du ring, l’American Sociology Review publiait en 2013 un article démontrant que les foyers les plus traditionnels (monsieur travaille dehors, madame travaille dedans) rapportaient une fréquence sexuelle plus haute que les couples à aspirateur partagé.
A notre droite cependant, le Council of Contemporary Families annonçait en 2016 une version exactement opposée des faits : « Les couples modernes qui adhèrent à une division égalitaire du travail sont les seuls à avoir connu une hausse de leur fréquence sexuelle par rapport aux années passées. Les autres types de couples, incluant ceux dont la femme est la pierre angulaire du foyer, voient leur fréquence sexuelle décliner. »
Et de fournir une explication au grand écart des recherches : plus un couple est inégalitaire, moins la femme peut dire non. Plus un couple est égalitaire, plus la femme peut dire oui. Entre le verre à moitié plein et la sexualité plus qu’à moitié coercitive, je vous laisse tirer vos propres conclusions.
Plus investies, et aussi plus souvent déçues
Ajoutons à la charge domestique et à la charge sexuelle notre joker du jour : la charge émotionnelle. Une fois encore, ce sont les femmes qui ont tendance à prendre sur elles l’injonction à « faire tenir » le couple (comme suggérer une thérapie, s’inquiéter du bon niveau de communication, penser aux anniversaires de mariage). Ce travail dépasse d’ailleurs le cadre du foyer puisque ce sont, encore et toujours, les femmes qui doivent sourire, écouter, être aux petits soins…
Plus investies, elles sont aussi plus souvent déçues. Ce sont elles qui divorcent quand ça ne va plus : comme si au désinvestissement progressif des femmes dans la sexualité répondait un désinvestissement progressif des hommes dans l’engagement émotionnel.
Comme l’explique Moira Weigel dans son ouvrage Labor of Love: The Invention of Dating (2016, éditions Farrar, Straus & Giroux), « nous donnons notre temps et notre énergie aux autres de manière aussi automatique qu’une vache broute ou que l’herbe pousse. Notre attention est une ressource naturelle… De nombreuses femmes finissent même par croire qu’il est dans leur nature de faire n’importe quoi par amour ».
Bilan des courses ? On dira que je prêche pour ma paroisse, alors autant laisser libre cours à un brin de mauvaise foi : les femmes font tout le boulot, au point que, les jours d’épuisement, la sexualité puisse sortir de la case des loisirs pour rentrer dans celle des tâches programmées. Quand le domestique est le lieu des corvées plutôt que celui du repos, il ne faut pas s’étonner que ça coince à tous les niveaux… y compris sexuel.
Des jeunes plus religieux : effet d’âge ou effet de génération?
Si ce sont les plus jeunes qui se tournent en masse vers la religion, on a du mal à savoir si l’on a affaire à un effet d’âge (ils sont jeunes, ça leur passera) ou un effet de génération (les nouvelles générations seront plus religieuses que les précédentes). Pour trancher, il faudrait pouvoir comparer les mêmes générations, à des dates différentes.
Un début de réponse est apporté par une comparaison avec les résultats de l’enquête MGIS plus ancienne (1992), sur une portion d’échantillon commun.
Cette enquête menée 16 ans plus tôt n’avait pu toucher que les enfants d’immigrés suffisamment nombreux et à des âges encore jeunes. Seuls avaient été enquêtés les enfants d’immigrés d’Algérie, d’Espagne et du Portugal âgés de 20-29 ans.
En France, en moyenne, et dans les populations d’origine européenne, la sécularisation a progressé au fil de la vie, mais aussi d’une génération à la suivante. Si l’on prend les Européens les plus attachés à la religion, ceux d’origine portugaise, ils le sont moins en 2008 qu’ils ne l’étaient en 1992. Les jeunes d’origine portugaise d’aujourd’hui sont aussi nettement moins portés sur la religion que leurs devanciers du même âge 16 ans plus tôt.
Ce n’est plus vrai des personnes nées en France d’origine algérienne. Les jeunes de 2008 n’ont plus rien à voir avec ceux de 1992. Ils sont deux fois moins nombreux à se déclarer sans religion, et même près de trois fois moins chez les jeunes femmes. Par contre, ceux qui sont nés en 1963-1972 sont encore, 16 ans plus tard, ce qu’ils ont été dans leur jeune âge en 1992. La sécularisation semble même avoir progressé chez les hommes nés en 1963-1972 de deux parents immigrés.
La désécularisation serait donc plutôt un effet de génération. Si tel est bien le cas, le faible niveau de sécularisation atteint parmi les jeunes adultes pourrait perdurer au cours de leur vie. Si l’on en croît Eric Kaufmann, «Les identités religieuses ont tendance à se cristalliser aux débuts de l’âge adulte et à persister tout au long de la vie»1. Ce n’est cependant pas vrai pour la sortie de la religion catholique qui a tendance à toucher tous les âges de la vie.
Le constat est le même pour les enfants de couples formés d’un immigré d’Algérie et d’un natif, mais à un niveau de sécularisation beaucoup plus élevé. Dans les années 1963-1972, les enfants nés de ces couples mixtes étaient les plus sécularisés de leur génération. L’alliance entre un ou une immigré(e) d’Algérie et une native ou un natif se traduisait donc par un abandon massif de la religion chez les enfants. Ce n’est plus aussi vrai aujourd’hui.
Les musulmans vivent plus souvent dans un environnement social difficile, et c’est aussi là que la pression sociale risque d’être la plus élevée. Parmi les 18-50 ans, on l’a vu, la proportion de musulmans est de 36% dans le contexte le plus défavorable (C2-), et de 4% dans l’environnement le plus favorable (C2 +). Nul doute que l’indicateur de contexte social donne également une idée de la pression sociale exercée par les musulmans sur leurs coreligionnaires.
Les visites de La Poste doivent « maintenir du lien social », assure le groupe. (Groupe La Poste)
Entré en vigueur il y a quelques jours, le service « Veiller sur mes parents » de La Poste fait déjà débat. « L’Obs » vous présente les arguments de La Poste et des opposants à la mesure.
C’est un nouveau service de La Poste qui fait parler de lui. « Veiller sur mes parents », dernière offre dans la stratégie de diversification de l’entreprise, propose un service de visite à domicile pour les aînés. Bien pratique pour les enfants qui s’inquiètent et ne peuvent – ou ne veulent – rendre visite à leurs parents. Ce qui alimente d’ailleurs beaucoup la polémique.
Parce qu’on a besoin de payer la Poste pour veiller sur les parents à notre place maintenant ?? Triste pays ! ???? #WTFhttps://t.co/hgRActrHGZ
Testée depuis plusieurs mois et généralisée à la France métropolitaine le 22 mai, l’initiative suscite en effet de nombreuses réactions – des plus dithyrambiques aux plus critiques. Qu’ils soient pour ou contre, « l’Obs » a listé les arguments du débat.
#POUR : rassurer les familles et les personnes âgées
Dans le détail, La Poste propose quatre offres (de 19,90 euros à 139,90 euros) pour qu’un postier rende visite à la personne âgée de votre choix entre une et six fois par semaine. En cas de pépin, le service permet aussi une téléassistance 24h/24 (qui peut joindre les secours), assurée par un sous-traitant. Après chaque visite, le facteur envoie un compte-rendu au souscripteur du contrat, précisant l’heure de la visite et l’état du visité.
Patrick Brilouet est syndicaliste à SUD. Il a exercé comme postier durant plus de trente ans à Nantes. Sur le fond, il estime que l’initiative a du bon : « s’inquiéter de nos aînés, c’est plutôt une bonne chose ».
Idem pour Mireille, citée par « Le Monde », qui a souscrit à ce service pour son père.
« Je cherchais quelque chose qui me sécurise. […] Le fait que ça soit La Poste a beaucoup compté dans mon choix. J’ai plus confiance que dans une aide à domicile. »
La Poste peut en effet compter sur la bonne image dont bénéficie ses employés à vélo. Un sondage TNS-Sofres de 2012 révélait que le facteur était « le deuxième personnage préféré de la vie quotidienne des Français ».
#CONTRE : privatiser la gentillesse
« Ce service n’a rien inventé », assure néanmoins Patrick Brilouet.
« Bien souvent, les facteurs qui ont des personnes âgées dans leur tournée s’intéressent déjà à elles. La relation entre le facteur et la population est quotidienne, on finit forcément par connaître des choses sur les gens. »
Lui estime qu’avec ces nouveaux services, « on cherche à faire du facteur un commercial ». « En ce moment, les facteurs sont incités à faire leur tournée en démarchant les personnes âgées pour savoir si elles sont intéressées », regrette le facteur militant, qui revendique avoir un « rôle social ».
« La Poste joue sur la relation humaine qu’on a avec la population et la dénature. Aujourd’hui, on ouvre toujours la porte à un facteur. Si on se met à vendre des tas de trucs aux gens, j’ai peur qu’à terme on ne nous ouvre plus. »
Surtout que ce service ne sera pas accessible à tout le monde. Si l’offre de lancement démarre à 19,90 euros par mois (pour une visite hebdomadaire), les frais montent à 139,90 euros pour se donner bonne conscience six jours sur sept. Ce que déplore Patrick Brilouet :
« Vu le prix assez onéreux, ça va s’adresser à une catégorie privilégiée de la population. En tant que syndicat, je très attaché au service public. Là on en est loin, on est dans un service commercial pur. »
Du côté de la Poste, on fait valoir qu’il ne s’agit pas « d’une monétisation d’une pratique existante », mais bien de la « création d’un nouveau service ». Eric Baudrillard, directeur des services aux particuliers de La Poste :
« On ne dit pas que les facteurs ne doivent plus parler gratuitement aux gens qu’ils croisent. Cela va continuer. Mais là c’est un service régulier, avec des visites fixées à des jours réguliers, avec des comptes-rendus envoyés aux proches, avec un service de téléassistance. »
#CONTRE : quelle qualité du service ?
Si l’offre est séduisante, que vaut-elle par rapport à celle d’un(e) aide à domicile – qui propose aussi de passer du temps avec vos parents ? En termes de prestation, l’aide à domicile offre un soutien matériel dans la vie quotidienne (alimentation, toilette, déplacements, etc.) que ne prend pas en charge « Veiller sur mes parents », qui est assure uniquement le côté « lien social », rappelle Eric Baudrillard.
La durée de la présence auprès de la personne âgée n’est pas la même non plus. Les aides à domicile ne se déplacent qu’à partir d’une heure d’activité, tandis que les visites de La Poste durent « quelques minutes, entre 2 et 10/12 selon les cas, le temps de prendre et de donner des nouvelles », précise le directeur des services aux particuliers. Et pas question de faire des heures sup’. « Ce qu’on apprend aux facteurs c’est de mettre un terme poliment à la conversation quand elle s’éternise au-delà du raisonnable. »
Niveau prix, l’offre de La Poste n’est finalement pas si intéressante. Pour une moyenne de sept minutes de visite (sur la base des « 2 à 10/12 » qu’a indiqué Eric Baudrillard à titre d’exemple), et compte tenu des tarifs indiqués plus haut, le service revient grosso modo à 42 euros de l’heure (pour une visite par semaine) et 49 euros de l’heure (pour six visites). Eh oui, plus vous vous inquiétez pour Papa, plus vous mettez la main à la poche.
A titre indicatif, sur le site d’Age et perspectives, une agence de services à la personne, il est indiqué qu’une heure d’intervention d’une aide à domicile revient… à 11,50 euros à Paris (après déduction fiscale). Rappelons bien sûr qu’il ne s’agit pas des mêmes offres – l’argument principal en faveur de celle de La Poste étant la fréquence à laquelle le facteur peut discuter (rapidement) avec votre aïeul.
#CONTRE : Facteurs, pas médecins
Pour convaincre les facteurs – et les familles -, l’entreprise vante une triple formation. La première étape, sur internet, a été « co-construite avec le gérontopôle ‘Autonomie et longévité’ des Pays de la Loire ». Concrètement, il s’agit de conseils aux facteurs, sur « les bonnes postures d’écoute » et « les manières d’appréhender les personnes âgées ». Une deuxième étape, réalisée avant la première visite du facteur, doit permettre à un encadrant de « valider les acquis » de la formation en ligne en délivrant une « habilitation » au postier. Enfin, Eric Baudrillard assure qu’il sera possible de se « former en continu » lors de sessions d’entraînements dans les bureaux de Poste, à partir des retours sur expériences des facteurs.
« On n’est pas médecin, on peut pas savoir si la personne est en bonne santé », s’inquiète Patrick Brilouet. « Tout le monde n’a pas son certificat de secouriste, et ce n’est pas avec une formation ‘made in Poste’ qu’on va devenir des urgentistes aguerris », raille un autre syndicaliste SUD de la région lyonnaise, dans un billet publié sur un blog.
Quid d’une formation aux premiers secours pour les facteurs ? « On ne fait pas de formation médicale », précise Eric Baudrillard, qui assure quand même que « pour un certain nombre de cas – comme lorsqu’une personne tient à peine debout – il est évident que les facteurs doivent le signaler ».
Un point inquiète particulièrement ces derniers : l’engagement de leur responsabilité.
« Sachant qu’on est dans une société de plus en plus procédurière, à quel point notre responsabilité est engagée si le matin on a signalé qu’une personne allait bien, et que l’après-midi elle fait un malaise ? », se demande Patrick Brilouet.
Eric Baudrillard est catégorique.
« La responsabilité du facteur ne peut pas être engagée, seule celle de La Poste peut l’être. Par ailleurs, on ne demande pas au facteur de détecter des symptômes physiques de maladie, on est vraiment sur de la visite de lien social. »
#POUR : pas de surcharge de travail pour les facteurs ?
C’est l’autre grande inquiétude des intéressés : comment assurer sa tournée habituelle s’il faut s’arrêter plus longtemps ? Faudra-t-il travailler plus ? Pour quel salaire ?
Dans « Le Monde », les syndicats s’inquiétaient que le nouveau service « ne donne pas lieu à une rétribution supplémentaire et que leur tournée ne soit pas aménagée de façon à laisser plus de temps ».
Mais Eric Baudrillard promet qu’il n’y aura « absolument pas plus d’heures de travail », assurant que « la tournée du facteur sera adaptée en fonction du nombre de visites qu’il aura à faire ». Le cadre rappelle au passage que « 3.000 nouveaux facteurs » vont être recrutés d’ici la fin de l’année. En 2015, l’entreprise avait supprimé plus de 7.000 postes, rappelait l’AFP.
Avis Pimpf : Le métier de la poste doit évoluer, l’acheminement du courrier ne sera plus suffisant dans quelques temps, est ce une bonne chose que cette méthode ? en sachant déjà que dans les petites communes le postier / la postière fait déjà souvent effet de liens social avec les personnes âgées ou en difficultés, alors si ça peut être une activité volontaire et rémunérée pour eux pourquoi pas ?
Vous ne vous sentez pas tout à fait à votre place dans votre famille ? Plongez-vous dans vos albums photos ! Ces clichés qui racontent son histoire, officielle mais parfois aussi cachée, pourront vous aider à aller mieux.
Malgré les années qui passent, vous n’êtes toujours pas en paix avec votre ascendance. Vos rapports avec vos parents, frères et sœurs sont tumultueux, vous ne vous reconnaissez guère dans ces cousins, oncles et tantes. Ce sentiment d’étrangeté en terre intime vous pèse. Grâce aux photos, vous pourrez questionner l’inconscient familial. De quoi mieux comprendre votre mal-être et vous apaiser, à coup sûr.
Une mise en scène idéale
Sur les photos anciennes comme sur les plus récentes, le clan respire le bonheur, à la manière d’une pub Ricoré. De grandes tablées souriantes comme marque de fabrique. « Cette joie systématique est forcément suspecte. Aucune tribu ne peut faire l’économie de pulsions agressives, de sentiments ambivalents. Et il est impossible que cet aspect-là, plus sombre, n’apparaisse jamais au détour d’une photo prise par surprise » avance Christine Ulivucci, psychanalyste transgénérationnelle, auteure de « Ces photos qui nous parlent », éd. Payot. Il est donc probable que ces clichés qui ne cadraient pas avec l’image idéale ont été impitoyablement éliminés des albums. « Dans ce genre de lignée, ce n’est pas seulement au moment des photos qu’il faut sourire, mais tout le temps ! Chaque individu est sommé de faire fonctionner le système de manière idyllique et de ne pas jouer les grains de sable. Le sujet est nié, contraint de s’oublier » poursuit-elle.
Pourquoi ça va vous faire du bien : En regardant de près vos photos de famille, vous repérerez facilement ce bonheur de façade grâce aux sourires contrits et expressions peu naturelles. Cette confirmation de la violence que vous subissez sans doute depuis toujours – devoir refouler vos pulsions jugées négatives par la famille – agira comme une libération.
Les injonctions silencieuses
Depuis des générations sur les clichés de votre famille, les femmes apparaissent toujours dans les mêmes postures : en jeunes coquettes, en épouses épanouies aux petits soins pour leur mari, en mères dévouées avec leurs enfants. « Les photos témoignent du roman que la famille a choisi d’écrire pour conter son histoire. Un récit dans lequel chaque personnage est implicitement assigné à un rôle. Ainsi, dans certaines familles, les femmes sont encouragées à incarner le féminin de manière traditionnelle » décrit la psychanalyste. Il est intéressant de constater que les photos entrent parfois en contradiction avec les mots. « Des discours féministes peuvent circuler dans la famille. Il n’empêche que ce qui apparait sur les photos, et fait tout autant empreinte que les mots, est aux antipodes ! Cette ambivalence peut provoquer de réels troubles chez certaines femmes dans leur rapport à leur féminité » note-t-elle.
Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous-mêmes avez l’impression de porter le poids de stéréotypes familiaux qui vous enferment mais ne sont pas explicitement formulés, cherchez-en la trace dans les albums photos. Ainsi mises à jour, ces injonctions deviendront tout à coup beaucoup moins pesantes car « le discernement rend possible la distanciation » encourage Christine Ulivucci.
Les grands absents
Il arrive qu’une personne de la famille subisse des escamotages systématiques sur les photos. Toujours floue, cachée derrière quelqu’un d’autre ou coupée car positionnée hors cadre. Sûrement pas un hasard… « Elle incarne peut-être des valeurs ou a fait des choix de vie insupportables pour la famille, incompatibles avec la bien-pensance familiale. Ou bien elle a elle-même pris ses distances et la famille l’exclut symboliquement en retour, sanctionne son désir d’indépendance par rapport au clan », analyse Christine Ulivucci. Parfois aussi, tel membre de la famille n’apparait carrément jamais sur les clichés, ou pire, les photos où il figure sont découpées. « Dans ce cas, cela renvoie souvent à un traumatisme qui n’a pu être assimilé par la famille, un décès, une disparition, un emprisonnement » remarque-t-elle.
Pourquoi ça va vous faire du bien : Si vous avez du mal à vous sentir à votre place dans votre famille, intéressez-vous de près à ce personnage escamoté sur les photos. Pourquoi a-t-il été évincé, qu’est-ce qui dans son histoire pourrait entrer en résonnance avec la vôtre et vous fournir des éléments de compréhension sur votre statut actuel de « vilain petit canard » ? « Redonner une place à cet absent permettra de s’en créer une pour soi » insiste la psychanalyste.
A votre appareil !
En parallèle du décryptage des clichés de famille, pourquoi ne pas oser l’acte photographique en prenant vous-mêmes des photos ? Appareil en main, revenez vers des lieux de votre enfance, vers des membres de la famille qui comptent pour vous. Votre manière de les considérer à travers l’objectif, de les cadrer et de les mettre en scène vous en apprendra long sur votre propre subjectivité, sur la façon de vous positionner par rapport à votre histoire. Instructif.
Auteur : Rodolphe Oppenheimer, édité par la rédaction
Vivre à deux est une chance quand on connaît le nombre de personnes qui cherchent l’amour. Un couple c’est un début, une construction, une histoire, c’est un égrégore, une concorde entre deux êtres capables de se soutenir dans les bons comme dans les moments difficiles. Combien voyez-vous d’amis se séparer ou divorcer? Malheureusement vous en connaissez tous de plus en plus. Leur couple paraissait solide, à l’abri des orages. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont imaginé la situation comme acquise, imaginant que les fleurs n’avaient plus besoin d’eau.
Il faut vous battre pour éviter de vous retrouver, peut-être malgré vous, dans ce type de cas, un couple a besoin de s’épanouir à toutes les saisons de la vie. Lui regardez le foot dans le salon, elle tchat sur son portable avec ses copines ou regarde une série qu’il juge stupide dans la chambre. Ils ressemblent à deux colocataires. Vus pouvez dès lors déceler un problème. Vous avez cessé votre communication de couple, vous projetez l’un sur l’autre l’image de bons copains mais pas de conjoints. Vous devez restaurer un dialogue ensemble.
Pourquoi ne pas évoquer vos rêves de vacances? Vous pouvez les concrétiser ensemble, vous retrouvez dès lors un sujet de discussion pour amorcer à nouveau une communication. Il faut foncer comme au début où vous saviez qu’il fallait être pied au planché pour la ou le conquérir, n’ayez pas peur, dites-vous les choses avec calme et gentillesse. Expliquez ce qui vous convient et ce qui ne semble plus fonctionner entre vous sans en faire des reproches. Si vous vous désintéressez du quotidien de votre partenaire, de ses désirs, de ses souhaits ou de ses envies, vous pouvez considérer que vous vous éloignez tout doucement. Auparavant vous lui demandiez comment s’était déroulée sa journée, vous considérez à présent que tout cela n’a aucune importance.
Vous considérez que faire l’amour est réservé aux quelques samedis soirs où vous êtes ensemble. Il faut vous reprendre et vous offrir de la nouveauté. Cette nuit vous ouvrirez le Kamasutra: terminées les positions habituelles pas trop fatigantes et vous innovez ensemble. Prenez un foulard et bandez lui les yeux afin d’offrir à votre compagnon des sensations liées à son seul ressenti. Touchez-vous, caressez-vous, effleurez-vous, il faut découvrir son corps à nouveau. Pourquoi ne pas vous concentrer sur de nouvelles zones érogènes? N’êtes-vous pas épuisé de cette chambre à coucher? Réservez une chambre dans un hôtel sympathique et chaleureux. Donnez-vous rendez-vous au bar avec deux coupes de champagne; attendez-la (le) apprêté comme si c’était un premier rendez-vous; vous avez fait attention à votre ligne pendant la semaine qui vous a séparé de la réservation. Rechargez votre dictionnaire de mots tendres, embrassez-vous, oubliez la routine qui est en train de tuer à petit feu votre couple, produisez des ocytocines, l’hormone du plaisir. La stimulation peut se faire par un simple massage amoureux qui permet une détente formidable.
Revoyez tous les deux votre garde-robe intime, les vieux sous-vêtements à la poubelle; allez faire un peu de shopping en pensant à elle ou à lui; prenez soin de vous. Il est peut-être temps de vous remettre au régime ensemble, de partager ce plaisir de redevenir « slim » ensemble. Les prises de poids n’aident pas les corps à créer du désir; la métamorphose à deux va redonner cette jeunesse à votre couple.
La routine use les nerfs, si votre vie est un jour sans fin, si vous revivez chaque jour la même journée, vous mettez votre couple en péril. Consacrez-vous du temps pour vous deux, loin des portables, des télévisions et de tout ce qui peut parasiter votre proximité. Reconstruisez cette complicité, celle qui vous permet l’un et l’autre de savoir ce que l’un pense d’une situation.
Ne laissez pas votre partenaire dans quelques frustrations que ce soit car cette complicité vous servira à ressentir ses manques et ses envies, d’assouvir de nouveaux fantasmes et de l’aider à en imaginer de nouveaux afin de ne pas laisser s’installer l’ennui dans le couple; travailler sur l’épanouissement à deux. Pourquoi ne pas trouver une activité que vous pourriez faire ensemble, allez vous inscrire ensemble dans un cours de salsa ou de rock’n’roll. Si les jours se suivent, ils ne doivent pas se ressembler. Il est inutile de prendre la fuite pour se refugier ailleurs avec ses amis car cela retardera la résolution du problème et l’amplifiera. Vous n’êtes plus de jeunes adolescents, vous vous aimez alors il est impossible de ne pas en parler.
J’entends souvent dans mon cabinet, lors de thérapie de couple, les tourtereaux s’invectiver: « Non c’est toi qui ne fait plus ceci ou cela… « ou bien « Ah, je ne savais pas que tu aimais tant aller diner à tel ou tel endroit… « . Il existe des moments de la vie ou l’on a besoin d’une tierce personne pour sauver son couple et rétablir une communication qui ne se fait plus. Se parler et discuter sans mettre en cause l’autre est la solution à bien des problèmes. Parler de son ressenti permet de mieux appréhender ce qui ne va pas. L’intervention d’un tiers permet de renouer un lien qui existe mais qui a parfois du mal à se faire jour à nouveau.
Cet article a été rédigé par Rodolphe Oppenheimer, spécialisé en TCC et membre de nombreuses associations de professionnels. Retrouvez plus d’informations à propos de l’auteur sur son site en cliquant ICI.
Auteur : Rodolphe Oppenheimer, édité par la rédaction
Les filles sont davantage concernées par la puberté précoce que les garçons.@ AFP
Santé publique France a livré mardi des données nationales sur la puberté précoce en France. Un phénomène qui a des conséquences sur la santé et la psychologie des enfants.
C’est la première fois qu’un tel rapport est publié en France. Mardi, dans le cadre des Rencontres Santé publiques France à Paris, des premières données nationales ont été présentées autour de la puberté précoce. Ces chiffres varient beaucoup d’une région à l’autre. Ainsi dans les environs de Lyon et de Toulouse, les cas de puberté précoce sont bien plus nombreux qu’ailleurs en France. Mais comment expliquer ces données ? Et quelles sont les conséquences d’une telle maladie sur les enfants ? Europe 1 fait le point.
Qu’est-ce que la puberté précoce?
Des seins qui poussent chez les filles, des testicules qui augmentent de volume chez les garçons, l’apparition d’une pilosité pubienne… Lorsque les premiers signes de la puberté, cette période pendant laquelle les organes sexuels se transforment et la croissance se stoppe, apparaissent avant 8 ans chez les filles et avant 9 ans chez les garçons, on parle de puberté précoce. Car si en France, il n’existe pas de « norme » de la puberté, l’assurance maladie estime toutefois qu’elle démarre en moyenne chez les filles vers 11 ans et chez les garçons vers 12 ans.
Le nombre de cas est-il en augmentation ?
Les observations de Santé publique France ne permettent pas de dire que cette pathologie est plus importante d’année en année. « C’est une photographie de la situation. On ne pourra parler d’évolution qu’en comparant ces données à d’autres données compilées dans les années à venir », précise Melina Le Barbier, responsable d’unité à Santé publique France.
Toutefois, plusieurs études font état d’une apparition plus précoce des signes de la puberté dans les pays développés. « On peut parler d’une avancée des stades pubertaires », constate Olivier Puel, pédiatre endocrinologue co-fondateur de l’Association Française des Pédiatres Endocrinologues Libéraux (Afpel). En 2009, une étude danoise publiée dans la revue scientifique Pediatrics mettait en évidence que l’âge de l’apparition des seins chez les jeunes filles au Danemark était passé de 10 ans en moyenne il y a vingt ans, à 9 ans en 2009. « En France, on observe fréquemment dans nos cabinets des fillettes dont les seins poussent vers l’âge de 9 ans », ajoute Olivier Puel.
Comment expliquer cette tendance ?
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer les pubertés précoces dans le cas où celles ci ne sont pas liées à des lésions cérébrales ou des causes génétiques et médicales. La première concerne les perturbateurs endocriniens, comme les pesticides, les phtalates, le bisphénol A. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans certains troubles comme l’obésité, le diabète et ces fameuses pubertés précoces. « Ils vont jouer le rôle des œstrogènes et peuvent ainsi induire un développement pubertaire », détaille Olivier Puel.
Chez les filles, le rôle de l’exposition aux perturbateurs endocriniens contenus notamment dans les cosmétiques ou soins de cheveux contenant des oestrogènes est considéré comme scientifiquement « plausible », complète par ailleurs Joëlle Le Moal. « Mais il est aujourd’hui compliqué d’établir un lien de cause à effet », nuance Melina Le Barbier.
D’autres facteurs pourraient expliquer l’avancée des stades pubertaires. C’est le cas de l’obésité. « Chez le garçon, un indice de masse corporel élevé peut être corrélé avec une puberté précoce », précise le pédiatre endocrinologue. « Cela pourrait aller de pair avec la tendance de prise de poids de la population », ajoute-t-il.
Qui est concerné ?
En France, les filles sont plus nombreuses à voir leur puberté commencer plus précocement. 1.173 nouveaux cas de puberté précoce ont été répertoriés chaque année entre 2011 et 2013 chez les filles, contre 117 cas chez les garçons, soit dix fois mois, rapporte Santé publique France. « Mais il est probable que les cas soient moins bien détectés chez les garçons », explique Joëlle Le Moal, médecin épidémiologiste (Direction santé environnement de l’agence sanitaire Santé publique France) qui a dirigé ce travail avec des spécialistes de l’hôpital Robert Debré à Paris. « Chez les garçons c’est un peu moins évident car c’est moins visible », note Olivier Puel. « La pilosité est davantage perçue comme un atout », ajoute Christine Barois, psychiatre pour enfants, adolescents et adultes, installée à Paris.
Les chercheurs ont également constaté des différences notables entre régions, certaines étant plus touchées que d’autres, selon les données diffusées mardi par Santé publique France. « Pour les filles, nous avons identifié deux régions à forte incidence : Midi-Pyrénées autour de Toulouse et Rhône-Alpes autour de Lyon », précise Joëlle Le Moal. Dans ces régions, la puberté précoce des filles est douze fois plus fréquente qu’ailleurs en France. Parmi les zones moins touchées, situées dans la moitié nord, figurent Lille et le Pas-de-Calais. Schématiquement pour les garçons, c’est à peu près pareil, précise la chercheuse.
Santé publique France estime qu’elle n’est pas en mesure aujourd’hui d’expliquer ces différences régionales. Mais pour approfondir la question, les chercheurs prévoient d’étudier certains types de cultures – viticulture et arboriculture – auxquelles auraient pu être exposées les familles. Les éventuelles expositions industrielles sont également à prendre en compte, tout comme l’alimentation.
Pourquoi est-ce que cela inquiète?
Faire sa puberté plus tôt que tout le monde peut avoir des conséquences sur la santé et la psychologie des enfants concernés. Si la puberté survient très tôt et de manière très rapide, il peut y avoir un retentissement sur la taille de la personne concernée. Les filles risquent ainsi d’avoir leurs règles plus tôt, en CM1 ou en CM2, au lieu de les avoir en 5e ou en 4e. « Cela induit un vécu différent, une libido différente », souligne Olivier Puel.
« Selon la pédiatre endocrinologue Louise Greenspan, qui a rédigé un ouvrage sur la question, les enfants à la puberté précoce sont davantage concernés par des comportements à risque, des risques d’obésité », ajoute le pédiatre endocrinologue. « Il existe également un risque théorique de ménopause précoce, car les femmes possèdent un nombre déterminé d’ovules qui pourrait s’épuiser plus tôt », ajoute le pédiatre. « Enfin, plus le corps produit des hormones de façon précoce, plus il existe un risque de développement de cancers hormonaux comme le cancer du sein et de l’utérus. »
Psychologiquement, le phénomène n’est pas non plus anodin. « C’est complètement désadapté. Ce n’est déjà pas évident de voir son corps se modifier lorsque l’on est adolescent, mais quand on est encore à l’école primaire, cela devient vraiment compliqué « , explique Christine Barois.
En d’autres termes, les filles n’ont pas le corps qui correspond à ce qu’elles ont dans la tête. « On explique aux fillettes qu’elles sont désormais capables de devenir maman alors qu’elles pensent à jouer et non à séduire ». La poussée des seins chez les filles peut être également un sujet de raillerie. Un malaise peut se créer », complète la psychiatre. « C’est difficile à assumer ».
Si l’arrivée d’un bébé justifie souvent la disparition temporaire du désir, d’autres facteurs peuvent également jouer. Photo RubberBall Productions / Getty images
À s’investir à corps perdu dans leur travail, les femmes ne trouvent plus d’énergie pour vivre leur sexualité. Analyse et conseils d’experts pour regagner une vitalité intérieure salvatrice.
Pas facile d’aborder le sujet. Quand on a «tout pour être heureuse» (bien dans sa peau, dans son boulot, dans son couple…), et qu’on est décidée à réussir sur tous les fronts, comment avouer qu’il y a tout de même une ombre au tableau, une part de vie un peu moins triomphante… Surtout quand c’est au chapitre sexe que s’inscrivent des ratés, à une époque où l’épanouissement en la matière fait partie de la panoplie des gagnant(e)s…
“C’est le nouveau mal du siècle !”
«Je n’en suis pas très fière, j’en parle peu, reconnaît Hélène. Pourtant, quand on lance entre amies le sujet, chacune a son mot à dire. Certaines traversent de vrais déserts sexuels. C’est le nouveau mal du siècle !» À 42 ans, Hélène est responsable marketing dans une grosse société d’informatique. Un poste qui lui plaît mais dévore par périodes tout son temps et son énergie. «J’ai une pression et des horaires lourds, explique-t-elle. Et comme j’ai la “chance” de pouvoir travailler à la maison, les jours où je rentre plus tôt, dès que j’ai couché mes deux enfants, je me reconnecte. C’est un vrai problème, ce no limit entre vie pro et vie perso. Quand j’arrive dans mon lit, souvent je n’ai plus envie de rien : j’aspire au vide.»
Pas grave, pense Hélène. Son mari, encore plus débordé mais toujours désirant, ne lui a pas encore posé d’ultimatum («ça ne peut pas continuer comme ça»). Et puis, elle est «vigilante» : ils se retrouvent pendant les vacances… Quand beaucoup de couples autour d’eux sont en train d’exploser. Caroline, 35 ans, chef de pub dans un groupe de presse, en couple avec Antoine, directeur artistique, aussi work addict qu’elle, vit le même syndrome, à sa manière : «Il y a des périodes où on oublie de faire l’amour, on est plus en mode câlins, explique-t-elle. Parfois ça dure des mois. Il suffit d’un week-end loin de tout, et ça repart.»
Horaires élastiques, fatigue et stress chroniques
La concurrence boulot-libido est devenue un phénomène de société. «La fatigue accumulée durant votre journée de travail vous a-t-elle déjà empêché(e) de faire l’amour le soir ?» La question a été posée il y a cinq ans à plus de 1 500 salariés (1). La réponse ? Oui, pour 72,6% des répondants. «Avez-vous l’impression que le stress au travail joue un rôle négatif sur votre vie sexuelle et amoureuse ?» Réponse : oui, à 66%, avec un pic de 70% chez les cadres. Un quart d’entre eux (23,8 %) confessent même des «troubles sexuels». Plus précisément, des «troubles du désir», pour 84% de ces femmes et 65,4% de ces hommes.
«C’est encore pire en 2017», affirme Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia, qui a commandité l’étude (cabinet d’expertise spécialisé dans les risques psychosociaux). «L’emprise du travail et son pouvoir symbolique sur la vie sexuelle et amoureuse ne font que s’aggraver.» Tendre n’est plus la nuit…
Horaires élastiques, fatigue et stress chroniques, prise de médicaments pour tenir le coup, rapports sexuels bâclés… Jean-Claude Delgènes égrène tout ce qui coupe les ailes à la libido. En première ligne, les fameuses NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), qui permettent au travail de s’immiscer désormais dans la sphère très privée.
«Les individus n’arrivent plus à lâcher prise, résume-t-il. On leur en demande de plus en plus, mais ils sont souvent eux-mêmes compulsifs avec le travail, de plus en plus connectés, même en vacances ! Si l’on veut sauver la libido, il faut faire des arbitrages, dégager du temps pour soi. Peut-être travailler différemment, moins et mieux.»
Le syndrome DSH, désir sexuel hypoactif
Trop de boulot, zéro libido.
Photo Nelson Simoneau / Madame Figaro
Le désir est en danger, il existe même un terme aujourd’hui pour désigner le syndrome : DSH (désir sexuel hypoactif), qui «affecterait la moitié des femmes adultes», alerte le sexologue Pascal de Sutter, dans un article sur le site masantésexuelle.com. En cause, «le double travail» qui leur demande de «performer sur tous les plans. Elles se passent très bien de sexualité, souligne-t-il. Elles disent juste “ne plus avoir envie” même si rationnellement elles voudraient bien “avoir envie”».
Envie d’avoir envie, cela peut faire très mal. Les cabinets de psys comme de sexologues voient aujourd’hui affluer un type nouveau de patientes qui souffrent du même symptôme, malgré des enjeux socioprofessionnels très différents. «La fatigue physique est la grande responsable», confirme Patrick Papazian, médecin sexologue hospitalier, auteur de Parlez-moi d’amour !, (Éditions de l’Opportun). «Cela vaut pour une caissière qui souffre de troubles musculo-squelettiques et dont le corps est devenu un ennemi, comme pour une businesswoman explosée par les jet lags à répétiton. L’autre ennemi, c’est le stress.»
La grande différence, c’est que pour les unes, le travail est subi dans la peine. Celui-là peut tuer la libido à petit feu, l’absence de désir pouvant même devenir à la longue un signe de burn-out ou de dépression. Alors que chez les exaltées du travail, toutes celles qui «prennent leur pied au boulot», la libido ne meurt pas, elle change simplement d’objet. Elle se déplace. Sublimation de la pulsion sexuelle ? Le travail peut, de fait, devenir un amant magnifique.
La jouissance trouvée dans le travail
À 33 ans, en plein boom professionnel dans une société de jeux vidéo, Claire, ex-sex addict (c’est elle qui le dit en riant), traîne un «no sex» arrogant depuis bientôt trois ans. «Je m’éclate tellement dans mon travail qu’il est devenu ma priorité. Je ne compte pas mes heures, j’en rêve la nuit, je trouve des solutions au réveil… Forcément, il n’y a plus de place pour grand-chose, surtout pas pour un homme. Même mes sex-friends ont arrêté d’appeler. Le pire, c’est que ça ne me manque pas.»
Combien sont-elles aujourd’hui, créatrices de start-up, avocates, chirurgiennes ou femmes politiques, à trouver tellement de jouissance au travail que le sexe a du mal à rivaliser ? «La libido, c’est une décharge d’hormones, explique Florence Lautrédou, psychanalyste et coach, auteure de L’Amour, le vrai, (éditions Odile Jacob). Œstrogènes, mais aussi dopamine, endorphine, sérotonine, adrénaline…, qui sont les hormones du plaisir et de l’action. Exactement les mêmes que sécrète l’«état de flux» (l’expression est du psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi, NDLR) que peut provoquer le travail : on est tellement emporté(e) dans ce qu’on fait que tout paraît fluide, on se sent “au top”, on ne voit pas le temps passer… Comme quand on était petit(e), qu’on jouait avec un copain et que soudain on entendait : “au bain !”. C’est un état d’extrême présence.»
Créer un sas de décompression
Ce n’est pas Camille, 47 ans, qui dira le contraire. Romancière, elle décrit le travail d’écriture comme une vraie alternative à l’amour. «J’ai des souvenirs plus intenses d’écriture que de moments de sexe, avoue-t-elle en riant. Plus précis… C’est un état d’exaltation, de jouissance. Quand j’écris, j’oublie tout, tout ce que j’ai tant de mal à oublier quand je fais l’amour. Il n’y a plus de place pour rien. C’est presque masturbatoire. Je n’ai besoin de personne, je suis sûre de trouver mon plaisir.» Orgasme garanti. C’est tellement plus simple, au fond, avec le travail, tellement moins risqué que dans la relation amoureuse…
«Le désir sexuel suppose une dimension d’échange, de partage, de don, souligne Florence Lautrédou. La relation à l’autre. Dans le travail, la jouissance est davantage solitaire. Aussi, quand on arrive du boulot chez soi “en high”, comme sous cocaïne, on est sur une autre planète. Il se trouve que l’autre n’est pas dans le même état, ou l’est également mais alors chacun est dans sa bulle narcissique. Pour entrer en phase avec l’autre, un ajustement est nécessaire, une synchronisation. Pour que la rencontre sexuelle ait lieu, il faut savoir s’arrêter et aménager un espace pour son partenaire.»
L’art du sas, cet espace-temps où l’on «redescend» vers l’autre, et vers soi, où l’on se rend disponible… C’est ce que prêche aussi Patrick Papazian, même dans des cas moins extrêmes. «Le travail, c’est étymologiquement la contrainte, le contrôle, tout le contraire de l’abandon que nécessite le désir, rappelle le médecin. À quelques exceptions près, il impose l’asexuation des rapports humains. Pour les femmes, en particulier, il exige d’étouffer tous les signaux de désir si l’on veut mener sa carrière le plus sereinement possible. Il faudrait donc huit ou dix heures par jour, gommer toute expression de son être sexuel, animal, et soudain, de retour à la maison, passer en mode sexe, désirer, être conquise, se laisser approcher… Ce n’est pas facile de switcher, il n’y a pas d’interrupteur On/Off. Pour que le désir s’installe, il faut se créer des sas d’érotisation, se faire belle, faire du sport, s’autoriser à passer trois heures chez le coiffeur, et prendre du temps avec l’autre…»
Créer des ponts, passer d’un monde à l’autre en douceur, jouer sur tous les tableaux. Cesser d’opposer vie pro et vie perso, mais en faire des alliées. Elles se nourrissent à la même source, et alors ? Le désir est un réservoir inépuisable.
(1) Enquête Technologia/ UMC, Les effets du travail sur la vie privée.
Avis Pimpf : même si l’article s’oriente pas mal sur les femmes, la réciproque reste vrai chez les hommes aussi, le boulot, certains évènements de la vie le stress , et certaines types de maladie, tout peut être un frein à la libido et aux relations dans le couple, il faut savoir en parler , communiquer et ne pas laisser les problèmes s’installer même si ce n’est pas évident.
Selon l’avis de plusieurs professionnels, les conjoints attendent trop longtemps avant de consulter lorsque le couple va mal. Les frustrations et les sources d’irritation en viennent à prendre beaucoup de place dans le quotidien et c’est souvent en dernier recours que l’on songera à la thérapie de couple.
Michel* est père de deux garçons, âgés de 4 et 6 ans. À l’arrivée du deuxième enfant, son couple s’est mis à battre de l’aile jusqu’au jour où sa femme lui a avoué avoir eu une aventure avec un autre homme. « Nous étions conscients que ça n’allait pas bien entre nous. Nous avons pris nos distances chacun de notre côté. On minimisait les choses. Puis, elle m’a avoué son aventure. Ça nous a secoués. On s’est dit qu’on devait arranger ça, on ne pouvait pas laisser ça aller, surtout pour les enfants. On a rencontré un psychologue pendant deux mois. Mais malgré les efforts, on n’y est pas arrivés. Il était trop tard », confie l’homme de 43 ans.
OBSERVER LES SIGNAUX D’ALARME
Pour Yvon Dallaire, psychologue et auteur, à partir du moment où un des besoins légitimes de l’homme ou de la femme est frustré, le couple est en péril. « Que ce soit au niveau de la sexualité, de l’affection, de la confiance ou de la communication, s’il y a des choses qui sont frustrantes, le couple est sur la pente descendante. »
Du côté de Michel, comme c’est le cas de bien d’autres couples, l’option d’une démarche en thérapie conjugale n’a été considérée qu’à la toute fin.
« J’ai l’impression que les gens viennent tard dans la problématique, en dernier recours. Ils ont essayé plein de choses, ils veulent arranger les choses, ils traînent ça pendant des mois, des années, d’autres problèmes s’ajoutent, puis on demande au thérapeute de sauver le couple. Ils sont déjà très enlisés. »
– Marie-Eve Demers-Morabito, sexologue et psychothérapeute
Il existe plusieurs approches en thérapie, différentes écoles de pensée sur lesquelles se basent les thérapeutes pour mener à bien leurs interventions. Comment s’y retrouver en tant que couple ? Pour Ghassan El-Baalbaki, psychologue thérapeute conjugal et directeur adjoint au département de psychologie de l’UQAM, « la thérapie conjugale est axée sur l’intégration de différentes techniques. Pour certaines personnes, une approche peut fonctionner mieux alors qu’une autre fonctionne moins bien ».
Il n’y a pas un cadre théorique nécessairement meilleur qu’un autre, c’est plutôt le thérapeute lui-même qui aura à reconnaître les forces et les limites de son approche. « Il se peut que le couple ne se sente pas à l’aise dans la relation interpersonnelle qu’il a avec le thérapeute, peu importe l’approche. Il ne faut pas continuer si on ne se sent pas à l’aise, s’il n’y a pas une bonne alliance », prévient le psychologue.
L’ENGAGEMENT DU COUPLE DANS LA THÉRAPIE
Pour mener à bien la thérapie, le couple doit apprendre à parler des émotions qui sont ressenties de part et d’autre, une chose pas toujours simple, comme le remarque Mme Demers-Morabito. « Pour la plupart, c’est plus difficile de parler de leurs émotions que de parler de leur sexualité. Ça les rend encore plus vulnérables. »
Puis, au-delà des rencontres périodiques avec le thérapeute, les couples doivent aussi s’investir dans la démarche qu’ils entreprennent.
« La thérapie, ce n’est pas juste une heure par semaine dans le bureau, ça continue aussi à l’extérieur, c’est ça le plus important. Le couple doit être capable d’intégrer les outils reçus en thérapie pour justement les utiliser à la maison. »
– Marie-Eve Demers-Morabito, sexologue et psychothérapeute
Si plusieurs couples arrivent à retrouver une certaine harmonie avec l’aide d’un professionnel, pour d’autres, c’est malheureusement l’étape qui précède la séparation. « Souvent, je n’ai pas besoin de le leur dire, plus je leur pose des questions, plus ils finissent par se rendre compte d’eux-mêmes que ça ne peut pas fonctionner », souligne Mme Demers-Morabito.
Pour sa part, lorsqu’il constate que le couple est continuellement en train d’escalader, Yvon Dallaire choisira de recommander aux conjoints la médiation. « Il y a des éléments que l’on peut voir, à partir du moment où l’un dit quelque chose et que l’autre est toujours en train d’infirmer ou de contredire, ou alors lorsqu’ils se disputent devant moi sans cesse. Je ne peux pas faire pour eux ce qu’eux-mêmes ne sont pas prêts à faire pour eux, c’est-à-dire désamorcer leurs conflits, leurs tensions. »
Comme dans tout conflit, la communication est souvent la clé. Et lorsque les mots ne suffisent plus pour le dire, l’aide d’un professionnel peut tout changer. C’est pourquoi il vaut mieux consulter le plus tôt possible et prévenir plutôt que d’en arriver à une situation qui devient toxique.
Et même lorsqu’un des deux conjoints refuse de participer, il y a des solutions et il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide. « Ça prend deux personnes pour former un couple, mais une seule pour le transformer », conclut M. Dallaire.
* Pour se confier en toute liberté, Michel a requis l’anonymat.
LA TRILOGIE DU BONHEUR
En 40 ans de pratique, le psychologue Yvon Dallaire a vu défiler bien des couples dans son bureau. Auteur d’une trentaine d’ouvrages sur le sujet, il a publié ce qu’il appelle la « trilogie du bonheur conjugal », parue aux éditions Option Santé, dans laquelle il expose les principes mis en application lors des processus thérapeutiques. La trilogie comprend les livres Qui sont ces couples heureux ? Surmonter les crises et les conflits du couple, Qui sont ces femmes heureuses ? La femme, l’amour et le couple et Qui sont ces hommes heureux ? L’homme, l’amour et le couple.