20160627 – News :Homosexuels : « qui sommes-nous pour juger? », demande le pape

Le pape François s’est insurgé contre l’homophobie. Interrogé sur la tuerie commise dans une boîte gay d’Orlando, en Floride, dans l’avion qui le ramenait d’Arménie, le souverain pontife a rappelé que, selon le catéchisme, les homosexuels « ne doivent pas être discriminés mais respectés ».

« Qui sommes-nous pour juger? » Le pape François a répété dimanche sa phrase sur l’homosexualité, en affirmant que les chrétiens devaient savoir présenter des excuses et demander pardon, aux gays comme à beaucoup d’autres personnes.

Interrogé dans l’avion qui le ramenait d’Arménie sur l’homophobie après la tuerie d’Orlando le 12 juin, le pape a rappelé que selon le catéchisme, les gays « ne doivent pas être discriminés, mais respectés, accompagnés sur le plan pastoral ».

« Une personne qui vit cette condition, qui a une bonne volonté, qui cherche Dieu, qui sommes-nous pour la juger? », a-t-il déclaré, reprenant ses propos dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro à Rome à l’été 2013.

Demander pardon aux homosexuels

Lors de ce quatorzième voyage à l’étranger dans ce petit pays du Caucase, le pape François a estimé que les chrétiens devaient demander des excuses et pardon aux homosexuels, mais devaient également « les demander aux pauvres, aux femmes exploitées, aux enfants contraints au travail forcé ».

Relevant que lui-même à Buenos Aires avait été baigné dans « une culture catholique étroite », il a noté que parfois certains homosexuels font « des manifestations trop offensives », mal comprises par des « mentalités différentes ».

Ce n’est pas la première fois que le pape François fait un pas envers les homosexuels. En septembre dernier, il recevait un couple d’hommes à l’ambassade du Vatican à Washington lors d’une visite aux Etats-Unis.

Le mariage gay, « un modèle anormal »

Pourtant le lendemain, il rencontrait une égérie controversée des opposants au mariage gay. Deux jours plus tard, le Souverain pontife faisait également une allusion à la tribune de l’ONU sur les unions de personnes de même sexe, dénonçant des « modèles de vie anormaux ».

La position du pape sur l’homosexualité, bien que plus moderne et tolérante que son prédécesseur, s’est souvent contredite. Début 2014, le pape demandait de reconsidérer le comportement de l’Eglise Catholique vis-à-vis des enfants des couples homosexuels. Puis démentait cette position quelques jours plus tard.

Source : Homosexuels: « qui sommes-nous pour juger? », demande le pape

Avis Pimpf : bizarre ce  problème de discours, dire une chose et le contraire ensuite comment faire progresser les choses?  se baser sur l’amour et le respect de l’autre quel que soit sa sexualité  devrait être une des bases, mais il  y a tellement de retard dans l’église catho à ce niveau…. Déjà un premier pas de dire que l’église catholique a eu de mauvais jugements et comportements envers les homosexuels, mais ce n’est pas suffisants…

20160623 – News : Brigitte Lahaie, l’interview sans langue de bois : « La sexualité des Français est misérable » – metronews

Le Festival du Film de Fesses est l’unique événement français dédié au cinéma érotique qui se déroule dans les salles obscures. Pourquoi cette initiative est-elle importante selon vous ?
Importante, je ne sais pas. En revanche, ce qui est très marquant, c’est de constater que ce sont majoritairement des femmes qui l’organisent. Je trouve que c’est intéressant à noter du point de vue de l’évolution des mœurs. Il y a 40 ans, cela aurait été fait par des hommes. (…) De manière plus ou moins souterraine, il y a toujours eu des jeunes qui ont défendu l’érotisme, voire même la pornographie.

Pourquoi les longs-métrages X ont-ils complètement déserté les salles de cinéma ? Internet en est-il le responsable numéro 1 ?
En fait, les gens n’ont toujours pas compris ce qu’était la sexualité. La pornographie montre du sexe quand l’érotisme illustre la sexualité, titille des choses enfouies en nous et développe notre imaginaire. J’insiste : l’érotisme est destiné à réveiller notre libido et non pas à engendrer une éjaculation immédiate. (…) Je pense malheureusement qu’on est dans une dérive de consommation sexuelle. Alors oui : deux organes sexuels se rencontrent. Mais ils réunissent deux personnes qui ont aussi un cœur, une âme, un esprit… La pornographie se résume à un pénis et un vagin. Je préfère encore 9 semaines et demi, qui m’a excitée à sa sortie…

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Et 50 nuances de Grey ?
C’est une merde.

Les livres d’E.L. James vous inspirent-ils le même sentiment de détestation ?

Je respecte son succès. Sa trilogie a parlé à plein de femmes et répondu à leur fantasmatique. Mais je trouve ça mal écrit, atterrant et plein de clichés : c’est peut-être pour ça que ça a autant fonctionné. Il ne sera néanmoins jamais un classique comme l’est par exemple Histoire d’O de Pauline Réage.

Fermons cette petite parenthèse. Avec un public qui consomme vite et court, la perspective de vraies œuvres artistiques X est-elle utopique ? 
Dans des salons spécialisés, j’interroge souvent les jeunes hommes ou les couples sur le temps qu’ils passent devant des vidéos X. Résultat ? Les gens les consomment le temps d’une masturbation. Et basta. L’imaginaire ne fonctionne pas. Cette attitude pose ainsi de réels problèmes. Beaucoup d’individus sont en effet devenus drogués à la pornographie au point de faire exploser les consultations médicales pour addiction. Si on en abuse, on finit par trouver ça dégoutant.

En quoi un film de sexe est-il, comme on le dit souvent, un instantané du monde ?

L’histoire de la pornographie va de pair avec celle du monde, toutes proportions gardées. J’ai tourné de 1976 à 1980 de vrais films avec de vraies histoires. C’était un âge d’or. Nous étions de jeunes hippies qui avions le sentiment de donner un sacré coup de pied dans la fourmilière. Notre travail n’était visible que dans les salles obscures. On pouvait très bien être actrice X sans que le voisinage le sache. Heureusement que je l’ai dit tôt à mes parents parce qu’ils ont reçu un jour une lettre anonyme me dénonçant. (Réflexion) Je me souviens : le soir, dans les dîners mondains, j’adorais révéler mon métier. Ça créait d’incroyables moments de silence. Un parfum de scandale flottait.


Avec votre émission radio sur RMC, vous êtes à la pointe des préoccupations sexuelles des Français. A ce jour, quelle est la plus grande problématique qu’ils rencontrent ? 

Vous savez, ce sont toujours les mêmes et ça le restera : il y a les hommes qui n’arrivent pas à tenir assez longtemps et qui éjaculent trop vite, ou qui ont une panne d’érection et les femmes qui n’ont plus de désir. C’est toujours pareil. On n’avance pas.

Comment expliquez-vous que les affaires de sex-tape des stars prennent autant de place dans les médias ?
Parce que ça a toujours été comme ça. Avant la télé, les gens regardaient derrière leurs rideaux. S’ils voyaient la voisine au bras du boucher, tout le village était au courant. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas de sexualité. (Réflexion) Vous savez, la sexualité des Français est misérable. Donc il faut bien s’occuper de celle des autres.

Misérable, vraiment ?

Oui. Ça fait 30 ans que j’écoute les gens, leurs confidences, que je lis des enquêtes… Ils disent qu’ils font l’amour deux fois et demi par semaine mais c’est archifaux. La femme s’emmerde en baisant, Brassens le chantait déjà il y a 40 ans. Et le mec n’a pas les érections et les coïts auxquels il aspire.

Source : Brigitte Lahaie, l’interview sans langue de bois : « La sexualité des Français est misérable » – metronews

20160616 – News : Education à la sexualité : insuffisante et inégalitaire | Viva magazine

Le Haut Conseil à l’égalité a rendu son rapport : en France, l’éducation à la sexualité est insuffisante et les stéréotypes sexistes ont la vie dure.

L’éducation à la sexualité en France n’est pas satisfaisante et très inégalitaire selon les territoires. Les tabous et les stéréotypes hommes/femmes persistent.

Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (Hce) a rendu public, mercredi 15 juin, son rapport relatif à l’éducation à la sexualité dont le but était de : « répondre aux attentes des jeunes, construire une société d’égalité femmes-hommes. »

La sexualité : un domaine emprunt d’inégalités entre les filles et les garçons

Dans son constat, le rapport du Haut conseil dresse d’importantes inégalités entre les filles et les garçons. Très tôt, dans un contexte d’hypersexualisation influencé par la pornographie, les filles sont victimes de la double injonction d’être « respectables » tout en étant « désirables ».

D’autre part, elles connaissent très mal leur corps et le plaisir féminin est perçu comme secondaire : 1 jeune fille de 15 ans sur 4 ne sait pas qu’elle a un clitoris.

Elles sont toujours victimes de violences sexuelles : 7,5 % des filles déclarent avoir été victimes, à l’école, de voyeurisme, de caresses ou de baisers forcés et une jeune femme sur dix de moins de 20 ans déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie.

Une collégienne sur cinq  a été victime de cyberviolence. En Ile-de-France, une lycéenne sur quatre déclare avoir été victime d’humiliations et de harcèlement en ligne, notamment concernant son apparence physique ou son comportement sexuel ou amoureux. Ce terreau inégalitaire rend très difficile la construction d’une société équilibrée entre les femmes et les hommes.

Education sexuelle à l’école : carton rouge pour la France

Le rapport pointe aussi l’éducation à la sexualité en milieu scolaire, qui reste anecdotique, inadaptée et centrée sur la reproduction et l’anatomie. Il y a un réel problème à faire passer les messages d’information concrets et réalistes sur la sexualité. Les jeunes gens sont très vite confrontés à des images véhiculées par les medias, les réseaux sociaux, la publicité, qui devienent leurs références. De leur côté, les associations (Planning familial, associations féministes…) qui revendiquent depuis longtemps plus de moyens ont du mal à répondre aux sollicitations des établissements.

Les propositions du Haut conseil

Pour une société avec plus d’égalité enre les hommes et les femmes, il est important d’après le Haut conseil de travailler sur plusieurs pistes de réflexion :

– un meilleur l’accès à l’Ivg et à la contraception, à  la prévention des grossesses à l’adolescence,

– la prise en compte du désir et du plaisir des jeunes femmes, des inégalités et violences sexistes, étudier l’instrumentalisation des codes culturels et religieux justifiant l’inégalité filles-garçons et l’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité.

Il faut « renforcer de manière ambitieuse la politique interministérielle d’éducation à la sexualité ; organiser, financer, évaluer et renforcer la visibilité de l’action de l’Education nationale en matière d’éducation à la sexualité et responsabiliser les autres espaces clés de socialisation des jeunes hors école pour prendre en compte leur parcours de vie. »

Pour consulter le rapport, cliquez ici.

Source : Education à la sexualité : insuffisante et inégalitaire | Viva magazine

20160601 – Les hommes sous-estiment le désir sexuel des femmes

Les femmes ont une vision assez juste du désir de leur partenaire masculin.Si vous êtes un homme pensant que les femmes n’ont pas souvent envie de sexe et qu’elles en ont la plupart du temps bien moins envie que vous, les hommes, eh bien vous vous trompez. Et êtes sans doute un peu aveugle. .

Les femmes ont une vision assez juste du désir de leur partenaire masculin.

Si vous êtes un homme pensant que les femmes n’ont pas souvent envie de sexe et qu’elles en ont la plupart du temps bien moins envie que vous, les hommes, eh bien vous vous trompez. Et êtes sans doute un peu aveugle. Oui, les femmes ont très envie de sexe, montre une étude repérée par le Wall Street Journal; en tout cas, beaucoup plus souvent que ce que les hommes s’imaginent.

Les chercheurs de l’université de Toronto et de Western Ontario ont publié début mai une série de trois études dans la revue scientifique Journal of Personality and Social Psychology, dans laquelle ils analysent 229 couples hétérosexuels âgés de 18 à 68 ans:

Les trois études ont toutes abouti à la même conclusion: les hommes sous-estiment le désir de leur partenaire féminine, alors que les femmes avaient une vision assez juste de leur amoureux.

Il y a de multiples raisons à cela, suggèrent les chercheurs. Un certain nombre de femmes se sentent mal à l’aise à l’idée de prendre l’initiative au lit. Et beaucoup envoient des signes qui ne sont pas perçus par leur partenaire, ou ne sont pas assez clairs.

Mesdames, de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, comme dirait Danton.

Source : Les hommes sous-estiment le désir sexuel des femmes

20160601 – (20+) «Il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes» – Libération

La ministre de la Santé a annoncé lundi la simplification de l’accès à la pilule du lendemain dans les lycées et collèges, une avancée majeure pour la sexualité des adolescents.

 

Plus besoin d’être en situation de «détresse» pour se faire délivrer la pilule du lendemain dans les collèges et lycées. La nouvelle a été inscrite au Journal officiel samedi, et permet désormais de «réduire les délais d’accès» mais aussi de «faciliter le recours» à cette pilule, a expliqué lundi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans un communiqué.

Le personnel médical scolaire pouvait d’ores et déjà fournir un contraceptif, mais la grande nouveauté, c’est la suppression de la notion de détresse pour l’obtenir. «C’est primordial car cela rend plus légitime la prise de la contraception», assure Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial. «Ceux qui la demandent n’ont désormais plus besoin de se justifier.» L’infirmier pouvait, jusque-là, refuser de donner un contraceptif à un élève s’il n’en avait pas envie, ou lui poser des questions sur les raisons de cette prise soudaine pour savoir s’il était vraiment en«détresse». De quoi déstabiliser, voire culpabiliser, rapidement les jeunes souvent gênés face aux professionnels. Pour Véronique Séhier, «il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes mais adopter une approche positive sur le sujet». Selon elle, c’est, entre autres, ce qui bloque aujourd’hui la discussion avec les adolescents.

«Peur d’aller chercher un contraceptif dans leur établissement»

L’infirmier de l’établissement sera toujours chargé de donner et d’informer l’élève sur la prise de cette pilule, reste à savoir si c’est dans son lycée ou son collège que le mineur se rendra pour la prendre. «On entend des jeunes dire qu’ils ont peur d’aller chercher un contraceptif dans leur collège ou lycée, ils pensent que les responsables pourraient téléphoner à leurs parents», raconte Véronique Séhier. Sans compter que les camarades de classe et les professeurs ne sont jamais loin dans un établissement, ce qui peut effrayer plus d’un élève. «Il faut savoir que ça ne se passe pas comme ça, l’infirmier est tenu au secret professionnel et ne dira rien», précise la coprésidente du Planning familial. Elle ajoute que cet a priori varie d’un lieu à un autre : «Je connais des infirmiers très sollicités sur le sujet, bien sûr d’autres ne le sont pas du tout.»

Pour Véronique Séhier, la grande force de cette nouvelle mesure est qu’elle multiplie les lieux d’accès à la contraception, et à la sexualité :«Nos centres ne sont pas accessibles partout sur le territoire, il faut que les jeunes aient accès à la contraception par le biais de professionnels quand le Planning familial est éloigné.» Mais même cet apport considérable ne peut pas remplacer l’éducation à la sexualité, laissée trop souvent de côté dans les établissements. «La loi de 2001 [relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, ndlr] stipule pourtant que les élèves doivent recevoir une éducation sexuelle ! C’est par là qu’il faut commencer, et ne pas seulement leur parler des risques, mais avoir une approche globale qui pourrait aussi aborder l’égalité entre les sexes et les différentes sexualités existantes», rappelle Véronique Séhier.

Selon elle, avant de former les élèves, il faut s’occuper de la formation des enseignants chargés de communiquer avec eux à ce propos, mais également des pharmaciens et de toute personne qui doit parler de sexualité avec les jeunes. «Il y a tout un travail à faire sur l’accueil des jeunes et la façon dont il faut appréhender leurs problèmes», au risque de saper leur confiance alors qu’ils «font la démarche de venir nous voir pour demander de l’aide.»

Numéro vert «sexualités, contraception, IVG» : 0800 08 11 11

Source : (20+) «Il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes» – Libération

20160531 – 10 conseils de sexologues pour une sexualité de couple plus épanouie

SEXUALITÉ – Lorsqu’on est en couple depuis des années, le sexe n’est pas toujours spontané. C’est quelque chose qui doit parfois se travailler,

 

SEXUALITÉ – Lorsqu’on est en couple depuis des années, le sexe n’est pas toujours spontané. C’est quelque chose qui doit parfois se travailler, même si, culturellement, cette idée est un peu difficile à admettre.

« Je ne m’explique pas vraiment pourquoi nous voulons que le sexe soit quelque chose de spontané », nous explique Megan Fleming, psychologue et sexologue basée à New York. « Le fait est que, chez la plupart des couples, il faut que toutes les conditions soient réunies pour faire l’amour, qu’ils soient reposés et détendus. »

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des astuces pour s’adonner plus souvent au sport en chambre. Voici quelques conseils prodigués par notre spécialiste et quelques-uns de ses collègues.

1. Testez de nouvelles sensations, encore et encore

« Lorsque vous testez de nouvelles pratiques, détendez-vous et vivez le moment présent. Tentez de nouvelles choses, recommencez et évaluez votre ressenti. Donnez plus de place aux sensations qui vous procurent du plaisir, tout en faisant certains ajustements et en essayant de nouvelles choses. » – Megan Fleming

2. Lancez l’idée d’un câlin à tour de rôle

« Il arrive trop souvent que l’un des deux partenaires ait plus envie de faire l’amour que l’autre, ce qui peut, à la longue, provoquer un sentiment d’humiliation et de culpabilité chez l’initiateur/l’initiatrice. La vie sexuelle dans un couple serait plus équilibrée si chaque partenaire proposait à tour de rôle d’aller batifoler sous la couette. » – Moushumi Ghose, sexologue et auteur du livre Classic Sex Positions Reinvented.

3. Couchez-vous à la même heure

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« Aller au lit en même temps que son partenaire est un rituel qui renforce la relation amoureuse. Les confidences sur l’oreiller, et le fait d’être couchés côte à côte tout en étant encore éveillés, sont plus propices aux ébats amoureux. » – Laurel Steinberg, psychothérapeute spécialisée dans les troubles de la sexualité.

4. Cessez de voir le sexe comme une obligation sur votre planning

« J’aimerais que chacun prenne le temps de lever le pied, de se poser et de se ressourcer pour être disponible affectivement et physiquement, pour profiter de moments sensuels à deux. De nombreux couples sont surmenés, stressés, et voient le sexe comme une obligation à rayer de leur planning afin d’être à nouveau productifs. Dans l’idéal, faire l’amour doit être un moment de pure détente et de plaisir. Mais, dans les faits, il faut prendre le temps de se rendre disponible. » – Sari Cooper, sexologue diplômée, coach sexuelle et présentatrice de l’émission Sex Esteem, diffusée sur le web.

5. Voyez le porno d’un autre œil

« Lorsque le porno pose problème au sein d’un couple, ce n’est pas lui qui en est responsable mais plutôt les cachotteries qu’il engendre. Mon conseil: accordez-lui une place dans votre couple. Regarder du porno à deux est un bon moyen de provoquer l’excitation qui conduit au désir sexuel. Explorez les différents types de pornos, comme si vous zappiez d’une chaîne à l’autre. Vous n’êtes pas obligé d’aimer tout ce que vous verrez. » – Ian Kerner, sexologue et auteur du livre Elle d’abord: Petit guide à l’intention des hommes pour faire plaisir aux femmes, best-seller du New York Times.

6. Parlez de vos fantasmes et désirs les plus secrets

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« Ne vous contentez pas de discuter de ce que vous aimez faire au lit ou de vos zones érogènes. Découvrez si votre partenaire veut être dominé-e ou dominant-e. Sachez si vous pouvez ou non aller au-delà des comportements sexuels conventionnels (la« sexualité vanille »). Si davantage de couples arrivaient à parler ouvertement de leurs désirs et fantasmes les plus secrets, leur intimité s’en trouverait renforcée, sans parler de l’excitation et de la tension sexuelle ressenties! » – Moushumi Ghose

7. Dormez nu-e (au moins de temps en temps).

« Dormir nu-e au côté de votre partenaire favorise le peau à peau et permet de ressentir encore davantage votre excitation mutuelle, ce qui augmente les chances de faire de l’amour. » – Laurel Steinberg

8. N’ayez pas peur de parler de sexe

« Beaucoup de couples ont du mal à parler de sexe de manière positive et directe. En thérapie, je dois souvent leur apprendre à évoquer leur vie sexuelle sans que cela tourne à l’engueulade. La discussion doit se faire sur un ton léger, en répondant de manière sincère à des questions sur ce qui leur plaît ou non. » – Angela Skurtu, sexologue et conseillère conjugale à Saint-Louis (Missouri).

9. Arrêtez de considérer la pénétration comme une fin en soi

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« Si l’on compare sexe et nourriture, la pénétration est généralement le plat que l’on sert le plus, même si les recettes sont assez limitées. Essayez donc de l’enlever de la carte, mais gardez les orgasmes, et voyez ce que vous réserve ce menu torride. Testez les rapports sans pénétration: les caresses manuelles et bucco-génitales, les baisers profonds et autres frottements. » – Ian Kerner

10. Planifiez un rendez-vous coquin

« Le mariage platonique est l’une des préoccupations les plus courantes des couples d’aujourd’hui. Quand ils se décident à consulter, ils ont souvent arrêté de faire l’amour depuis des années. En tant que sexologue, je rencontre tous les cas de figure et je donne à presque tous les couples la même consigne: planifiez un moment en amoureux. Cet engagement doit toutefois être tenu, parce qu’il est très facile couples de transformer un rendez-vous coquin hebdomadaire en quelque chose de plus conventionnel, et de faire l’impasse sur la sensualité, les échanges tactiles, et sur une bonne vieille partie de jambes en l’air. Pour pimenter sa vie sexuelle et sortir de la routine, il faut prendre le temps de se (re)découvrir pour le plaisir. » – Patti Britton, coach sexuelle et auteur de The Art of Sex Coaching: Expanding Your Practice.

Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Laura Aznar pour Fast for Word.

Source : 10 conseils de sexologues pour une sexualité de couple plus épanouie

20160525 – Ce que personne ne vous a jamais dit sur l’orgasme féminin | Rebecca Amsellem

« Quoi tu n’as jamais eu d’orgasme vaginal ? Oh mais la dépression ! Du coup c’est la loose au lit non ? » Autant dire qu’on était interloquées la semaine dernière quand on a entendu cet échange entre deux femmes assises à la terrasse d’un café.

D’où vient cette obsession des femmes pour le sacro-saint orgasme ? Pourquoi cette quête n’a-t-elle pas lieu d’être ? Parce que toutes les femmes sont différentes et que chacune jouit différemment, en fonction d’un subtil équilibre physique et psychologique.

L’orgasme comme passage obligé ?

Merci Hollywood, la littérature érotique et bien entendu le porno… L’orgasme est sensé être la touche finale de tout échange sexuel du côté de la femme. Quand l’orgasme ne vient pas, c’est qu’un des partenaires a un problème. En sous-titre donc : les humains sont des machines à orgasmes et si on fait ça, ça et ça, paf ça fait un orgasme (et / ou des chocapics).

Comme l’a très bien montré Iris Brey dans son ouvrage Sex and the Series, une révolution télévisuelle des séries de femmes ont commencé à prendre le relais afin de nous démystifier tout ça. Sex and the city bien sûr mais aussi plus récemment les séries Girls, Broad City, et Orange is the New Black… Ce sont toutes des séries au sein desquels les personnages féminins sont forts, ambitieux et sexuellement libres. « Les séries peuvent avoir un grand impact sur la manière dont les femmes et hommes perçoivent la sexualité féminine. C’est évidemment libérateur de voir des personnages féminins qui ont des vies sexuelles riches et variées. Les personnages féminins font des erreurs. Les rapports sexuels qui n’aboutissent pas forcément à ce qui avait été espéré, orgasme ou pas. Nous ne sommes plus dans la culture de la performance. » nous dit-elle.

Comment ça marche ?

C’est ce que la doctoresse Odile Buisson nous explique dans une conférence donnée à l’ENS. Cette gynécologue et obstétricienne a été la première à réaliser une échographie du clitoris durant le coït. Elle prouve que le clitoris, loin d’être un « petit bouton » sur lequel il faut appuyer, est en fait un organe beaucoup plus large constitué d’une double-arche, et de corps caverneux mesurant de 12 à 15 centimètres et qui entourent le vagin. Ainsi, tout porte à croire que l’orgasme implique toujours le clitoris. En d’autres mots, la quête du point G ne devrait pas nous préoccuper.

Déculpabilisons-nous !

Camille Emmanuelle déconstruit les clichés qui nous enferment dans une vision normative du sexe et de l’orgasme dans son nouvel ouvrage Sexpowerment. Cessons de culpabiliser, nous dit-elle, nous parlons plaisir après tout. Mais comment faire ? « Il y a deux éléments à prendre en considération Tout d’abord, déconstruire les clichés sur la sexualité masculine et féminine et le schéma préliminaire / pénétration. Puis, faire un apprentissage physiologique. Les femmes doivent pouvoir répondre à la question : comment est fait mon corps ? Ce n’est pas anodin quand on sait que la face cachée de la Lune est plus étudiée que le clitoris. Ce n’est qu’en 1998 que la chercheuse Helen O’Connell en a proposée un schéma. Comme le dit Esther Perel, nous pouvons développer notre intelligence érotique. Pour cela, on peut lire de la bonne littérature pornographique comme celle d’Anaïs Nin, s’ouvrir à la pornographie alternative qui donne une vision positive du plaisir féminin. »

Lire la fin de la newsletter et des interviewes de Iris Brey et Camille Emmanuelle : lesglorieuses.fr

« Retrouvez ce texte sur Les Glorieuses, la newsletter féministe qui réinvente l’information sur les femmes »

Plus d’informations sur le compte Twitter Les Glorieuses et sur leur compte Instagram.

Source : Ce que personne ne vous a jamais dit sur l’orgasme féminin | Rebecca Amsellem