20160704 – News :Interpellée au parloir avec des escalopes cachées… sous ses seins

Interpellée au parloir avec des escalopes cachées... sous ses seins

La jeune visiteuse avait dissimulé sur elle un véritable attirail de biens de consommation : cigarettes, drogue et… viande.

C’est une véritable épicerie qu’elle a tenté de faire rentrer en prison. Une jeune femme a été interpellée par les gendarmes au parloir de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l’Hérault, mardi dernier, alors qu’elle transportait sur elle tout un tas de biens de consommation dissimulés sur son corps, rapporteMidi Libre samedi.

Le chien détecte les escalopes. La visiteuse a été repérée par le chien des gendarmes : elle avait caché sous ses seins 900 grammes d’escalopes de viande. Ramenée ensuite à la brigade, la jeune femme de 22 ans a été fouillée de manière plus minutieuse : 24 cigarettes, deux clés USB, trois paquets de bonbons, un briquet, et du papier à rouler ont également été trouvés par les gendarmes.

De la drogue cachée dans des épices. La visiteuse transportait par ailleurs 9,5 grammes de cannabis cachés au milieu d’épices, emballées dans un préservatif exhumé de sa plus profonde intimité, précise le quotidien régional. Placée en garde à vue, cette mule singulière devait être jugée en comparution immédiate vendredi.

Source : Interpellée au parloir avec des escalopes cachées… sous ses seins

Avis Pimpf: purée il devait avoir méga faim ce prisonnier … arf certains ne redoutent de rien…

20160704 – News / L’encadrement des loyers étendu à l’Ile-de-France en 2018 – Immobilier – L’Obs

La mesure fait polémique entre les syndicats professionnels et par les associations de défense du logement.

Paris ne sera bientôt (peut-être, compte tenu du calendrier électoral à venir) pas la seule ville à encadrer ses loyers : la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a annoncé la semaine dernière avoir signé l’arrêté permettant d’étendre l’encadrement des loyers à 412 communes de l’agglomération parisienne : les 3 départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et certaines communes des Yvelines, du Val-d’Oise, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne.

« En tout, 8 millions de Franciliens (…) sont concernés. Mais avant d’encadrer, il faut observer, pour définir les plafonds de loyers à ne pas dépasser. Cela pourra donc être effectif à partir de 2018 », a précisé la ministre. L’objectif est « de redonner du pouvoir d’achat aux ménages concernés », car « il y a des zones en Ile-de-France où les loyers sont très chers », a souligné Emmanuelle Cosse. C’est l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) qui sera chargé de définir les loyers médians applicables.

Un report des investisseurs inutile

Un mauvais signal pour les investisseurs privés qui se sont rabattus sur les communes limitrophes de la capitale depuis la mise en place du dispositif sur Paris le 1er août 2015. Ainsi au 1er semestre 2015, « la part des investisseurs en Ile-de-France hors Paris a bondi de 17,8 %, constate Laurent Vimont, président de Century 21. Ils représentent quasiment 14 % des transactions réalisées, un niveau jamais atteint auparavant ». Dans la capitale selon le réseau d’agences immobilières, les ventes de logements pour investissement locatif ont progressé de 3,8 % sur la même période, contre 16,5 % au niveau national.

De plus, l’effet de l’actuel encadrement à Paris semble limité : « Seuls 20 % des loyers sont concernés par une baisse effective, puisque la mesure inclut uniquement les baux à la relocation, indique Fabrice Abraham, président du réseau Guy Hoquet L’Immobilier. Surtout, de nombreux investisseurs ont opté pour la vente ces derniers mois ».

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Les élus de droite et les professionnels dénoncent la mesure

Suite à l’annonce de la ministre du Logement, la présidente de la région IDF Valérie Pécresse (Les Républicains) a dénoncé une mesure « court-termiste et électoraliste », « sans concertation avec les maires » qui « risque d’avoir des effets désastreux » en Ile-de-France. « La seule solution durable à la pénurie de logements est la construction de logements neufs et la rénovation de logements vétustes », et « le blocage des loyers, en baissant la rentabilité de l’investissement locatif, va dissuader des opérations de construction et de rénovation, pourtant indispensables pour stabiliser les prix de l’immobilier en Ile-de-France et répondre aux besoins des Franciliens », a-t-elle indiqué.

Des critiques partagées par le député (Les Républicains) des Hauts-de-Seine Thierry Solère : « Ca veut dire qu’en gros en France, dans toute l’Ile-de-France quasiment, en tout cas Paris et première couronne, les loyers seront définis par la loi, seront encadrés. Je crois qu’à part la Corée (du Nord), il n’y a pas beaucoup de pays où c’est le législateur, la réglementation et la loi qui fixent les prix des loyers », a-t-il déclaré sur Radio Classique et Paris Première.

Parmi les détracteurs figurent également les syndicats de professionnels de l’immobilier. Ainsi, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), l’Union des syndicats de l’immobilier et l’association Plurience ont dénoncé l’extension du dispositif et demandé qu’il soit circonscrit à Paris intra-muros. « Cette décision est contraire aux directives édictées par le Premier ministre, Manuel Valls, de circonscrire l’encadrement des loyers à Paris intra-muros, et d’en faire un bilan avant de poursuivre une éventuelle extension », ont-elles indiqué.

Les associations favorables à l’extension du dispositif

« Enfin une bonne nouvelle! », a jugé de son côté l’association de défense des consommateurs CLCV, qui en avril dernier incitait les citoyens à interpeller leur maire pour demander l’application du dispositif dans toutes les zones tendues, soit 1.151 communes de 28 agglomérations comme le prévoit la loi Alur (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014. Pour son président François Carlier, le dispositif « ne fait pas baisser les loyers, ne bloque pas les prix, mais évite des comportements abusifs, notamment centrés sur les petites surfaces ». « Les loueurs professionnels, globalement, le respectent ». « Pourquoi limiter l’extension à la petite couronne parisienne ? » s’interroge l’UFC-Que choisir, alors que « la ministre reconnaît que la mise en œuvre à Paris n’a pas eu les effets négatifs avancés par ses détracteurs et fonctionne, même si des abus persistent ».

La Confédération nationale du logement (CNL), « favorable au principe » d’encadrement des loyers à la relocation, en vigueur dans la capitale depuis près d’un an, se dit toutefois « réservée quant à son efficacité » car « les loyers de référence se basent sur les niveaux actuels qui sont surévalués ». En outre, le dispositif « ne concerne que les nouvelles locations et le renouvellement de bail, rien n’est prévu pour les locataires en place, même si leur loyer dépasse celui de référence dans leur secteur », déplore l’association de consommateurs.

La CNL pointe aussi le « flou » entourant le complément de loyer autorisé, qui « ouvre la porte à de nombreux abus », et juge « sous-utilisée » la possibilité de saisir la commission départementale de conciliation. Elle demande notamment « une baisse des loyers sur l’ensemble du territoire », et une « construction massive de logements sociaux ». De son côté la Confédération Syndicale des Familles (CSF) souhaite voir l’encadrement appliqué « partout où les montants des loyers impactent trop fortement le budget des familles ».

Des loyers assagis

Les hausses de loyer imposées par les bailleurs au départ d’un locataire ont enregistré un « coup de frein brutal » l’an dernier, selon l’Olap. La hausse moyenne de loyer entre l’ancien et le nouvel occupant d’un logement, n’a été que de + 0,2 % l’an dernier dans l’agglomération parisienne, le niveau le plus faible depuis 2001. De 2006 à 2013, les augmentations avaient été d’environ 6 % ou plus. Si à Paris, la hausse a tout de même été de + 0,8 %, l’encadrement l’a freinée, en s’ajoutant aux décrets annuels pris chaque été depuis 2012 pour limiter la hausse des loyers à la relocation. La ministre du Logement a enfin indiqué que l’encadrement des loyers devrait être effectif à Lille fin 2016 et peut-être à Grenoble « d’ici à un an et demi ».

avec AFP.

Virginie Grolleau

Virginie Grolleau

Journaliste

Source : L’encadrement des loyers étendu à l’Ile-de-France en 2018 – Immobilier – L’Obs

20160704 – News / Royaume-Uni : Nigel Farage démissionne de la tête du parti Ukip

Royaume-Uni : Nigel Farage démissionne de la tête du parti Ukip

Le chef du parti britannique eurosceptique a expliqué lundi « avoir fait sa part » et vouloir « récupérer sa vie ».

Le chef de file du mouvement britannique eurosceptique UKIP, Nigel Farage, a annoncé lundi qu’il allait démissionner de ses fonctions de président, jugeant « avoir fait sa part » après le succès des partisans du Brexit au référendum du 23 juin.

« Récupérer ma vie ». « Je n’ai jamais été, et je n’ai voulu, être un politicien de carrière. En faisant de la politique, mon objectif était de sortir la Grande-Bretagne de l’Union européenne », a-t-il dit. « Je pense donc qu’il est juste que je m’écarte de la direction de l’UKIP », a-t-il ajouté. « Pendant la campagne du référendum, j’ai déclaré que je voulais récupérer mon pays. Maintenant, je dis que je veux récupérer ma vie », a-t-il aussi précisé.

« Soutenir » un « nouveau leader ». Nigel Farage, 52 ans, qui a cofondé l’Ukip en 1993, avait déjà démissionné de la tête du parti en 2009 puis en 2015 mais avait finalement choisi de remettre le pied à l’étrier. « Je suis venu du monde des affaires (il était trader, ndlr) parce que je pensais que notre pays devait s’auto-gouverner. Je n’ai jamais été et n’ai jamais souhaité être un homme politique de carrière », a-t-il dit. « Je vais continuer à soutenir le parti, à soutenir son nouveau leader, je vais observer de très près le processus de négociation à Bruxelles et intervenir de temps en temps au Parlement européen », a-t-il poursuivi.

Le 23 juin dernier, lors d’un référendum, les Britanniques ont voté en majorité en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Premier ministre David Cameron, qui avait fait campagne ne faveur du « in » a annoncé le jour même qu‘il démissionnerait à l’automne.

Source : Royaume-Uni : Nigel Farage démissionne de la tête du parti Ukip

Avis Pimpf : Ce n’est que vue de ma petite fenêtre mais ça donne le sentiment que maintenant que le mal est fait ces politiques qui ont mené ce brexit se barrent (ave l’ex maire de Londres) car ils n’ont pas envie de prendre la responsabilité de gérer le pays après cela… c’est d’un courage…

20160703 – LES COMMUNES NOUVELLES, QU’EST-CE QUE C’EST ? — LE BLOG DES INSTITUTIONNELS

Source : ministère des collectivités locales Une nouvelle commune pour quoi faire ? Préparer l’avenir dans un contexte d’élargissement des périmètres intercommunaux, de renforcement des mutualisations et de contraintes financières Plusieurs stratégies possibles : • Territoriale : exister demain au sein d’une grande communauté (identité, représentation plus conséquente) • Politique : mieux exister avec une […]

via LES COMMUNES NOUVELLES, QU’EST-CE QUE C’EST ? — LE BLOG DES INSTITUTIONNELS

20160703 – Humour – Selection

DragonBall DC and Chuck Norris:

The Funniest Superhero Comics Collection (Part 4):

Panneau Humour:

"If you're angry, sit two seconds and think about the problem.":

Idk what this says but this baby's face is so too funny!:

image drole copine:

Bébé et son incompréhension. #drole #humour #mdr // www.drolementvotre.com:

bébé en colère:

Quoi maman n'est pas ton vrai nom ?:

omg this is funny:

You just covered your eyes funny quotes memes quote meme lol funny quote funny quotes humor cute baby funny baby humorous kids:

Chez vous aussi vous dites une prière avant de manger?:

image drole - Avant - Après:

Lol:

20160703 – News /La France, « paradis » des enfants pauvres

Publiée ce mardi 28 juin, l’étude sur les revenus et patrimoine des ménages de l’Insee dresse un constat terrible : l’augmentation de la pauvreté monétaire dans les foyers. Avec pour corollaire , la hausse de la pauvreté chez les enfants.

L’étude s’ouvre sur une statistique qui fait froid dans le dos : un enfant sur cinq vit sous le seuil de la pauvreté. Depuis le début de la crise financière de 2008, ce taux a progressé de 1,7 point, à 19,6%. Cela représente, pour 2013, 2,7 millions d’enfants en France, un chiffre en progression de 400 000 par rapport à 2008.

Les enfants, principales victimes de la crise

Ce seuil de pauvreté est fixé à 2 100 euros par mois pour un couple avec deux enfants, ou encore 60% du niveau de vie médian. Bien souvent lors de la naissance d’un enfant, un des adultes du foyer arrête de travailler pour s’en occuper, réduisant d’autant les revenus du ménage. Or, la crise a poussé les enfants à vivre plus longtemps dans le foyer familial, réduisant d’autant le niveau de vie du ménage.

Ce sont les foyers les plus pauvres qui sont les plus touchés

C’est encore plus difficile dans les foyers comptant trois enfants et plus : ce type de ménage est surreprésenté chez les ouvriers et les indépendants… qui comptent parmi les catégories les plus touchées par la crise. Sans oublier que dans ces familles, les revenus d’activité sont les moins élevés. D’ailleurs, l’Insee pointe la hausse de 3,5 points du taux de pauvreté qui atteint les 22,6% pour ces cellules familiales.

Si l’on prend le problème par les catégories, on se rend compte à quel point ce sont celles qui sont habituellement touchées par les difficultés qui ont été touchées le plus durement par la crise. Familles nombreuses, ouvriers, chômeurs… En revanche, ceux qui bénéficient des minimum sociaux comme les retraités, le taux de pauvreté a reculé de 1,1 point à 7,9%. Cette catégorie est, en quelque sorte, « protégée » de la crise car leurs revenus ne sont pas touchés par la crise.

 

 

Source : La France, « paradis » des enfants pauvres

20160703 – News / Irak : 82 morts et 200 blessés dans deux attentats à Bagdad

Photo : AFP L’attentat le plus meurtrier a été revendiqué par le groupe Etat islamique. Il a fait plus de 80 morts dans une rue commerçante.  C’est l’attentat le plus meurtrier de l’année à Bagdad.

Un camion réfrigéré, bourré d’explosifs, a explosé dans une rue commerçante de la capitale irakienne, dans la nuit de samedi à dimanche. L’explosion a fait au moins 75 morts et 130 blessés.

De nombreux Irakiens, qui dînent tard durant le mois de ramadan, étaient réunis dans cette rue commerçante. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un incendie important dans la rue principale de Karrada après l’explosion.

 Une autre attaque à Bagdad

Le groupe Etat islamique a revendiqué l’attaque, qui a lieu une semaine après la perte de la ville de Fallouja, considérée comme le fief de l’EI.

Un second attentat, non revendiqué, a également eu lieu dans la capitale irakienne, dans un quartier chiite. Une mine a explosé, faisant deux morts. François Hollande a dénoncé “l’oeuvre de criminels abjects”.

Source : Irak : 82 morts et 200 blessés dans deux attentats à Bagdad

20160703 – News / Brexit : une campagne pour lutter contre le racisme

Photo : Capture Twitter

Depuis l’annonce du Brexit le 23 juin, les actes racistes sont en augmentation en Grande-Bretagne. Une campagne est lancée, pour dénoncer la hausse de ces actes.  Une épingle à nourrice contre le racisme. C’est le Safetypin, une campagne lancée en Grande-Bretagne pour dénoncer

Une épingle à nourrice contre le racisme. C’est le Safetypin, une campagne lancée en Grande-Bretagne pour dénoncer la hausse du nombre d’actes xénophobes depuis l’annonce du Brexit, le 23 juin dernier.

Elle a été lancée par Allisson, une Américaine installée à Londres. Elle invite les gens à mettre une  “épingle à nourrice sur leur tee-shirt, ou leur manteau”, un signe “symbolisant leur solidarité contre le racisme et signifiant à toute victime potentielle d’actes racistes qu’elle se trouve face à un visage amical”.

Des actes en hausse de 57%

L’initiative est vite devenue virale et a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Au point qu’une membre du Parlement britannique, Caroline Lucas, a également affiché son soutien au safetypin.

Wearing a in solidarity with those in Britain not born here. You’re our neighbours & we welcome you http://bit.ly/29579cQ 

Photo published for Thousands of Britons have pledged to combat racism by wearing a safety pin

Thousands of Britons have pledged to combat racism by wearing a safety pin

A social media campaign asking people to wear safety pins as a badge has gone viral.

thejournal.ie

La campagne pour le Brexit avait été notamment axée sur l’immigration. Selon la police britannique, les actes racistes ont augmenté de 57% comparé à la même période un mois auparavant. A Manchester, dans le nord du pays, un homme a été agressé, et des tracts contre “la vermine polonaise” ont été distribués à des écoliers d’une ville du nord de Londres.

Source : Brexit : une campagne pour lutter contre le racisme

20160702 – News : Un jour, Nicolas reçoit un email: son père lui avait menti toute sa vie | Slate.fr

© Illustration par Muglück pour Slate.fr

Nicolas* a 40 ans aujourd’hui. Il y a quelques années, il a reçu un mail de son père, qui en quelques mots, en majuscules, a changé sa vie. Il mettait fin à un secret de famille qu’il pressentait sans en connaître l’existence, mais qui avait atrophié sa vie.

Le «secret de famille», concept utilisé en psychogénéalogie, peut relever de secrets connus à l’intérieur de la famille, et tus à l’extérieur (un enfant qui garde pour lui la violence dont il a été victime par exemple). Ou bien ils peuvent être connus de quelques uns seulement, et tus aux enfants: une mère qui ne dira jamais qu’elle a été abusée par son propre père. Un couple d’agents secrets qui dissimule à ses enfants sa vraie identité.

Les suintements du secret

Quelle que soit leur nature, les secrets de famille charrient, avec le silence, la douleur. Ils entravent souvent le parcours scolaire des enfants, peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé. Ils peuvent perturber le développement affectif et émotionnel des enfants, leur compréhension des autres, leur lecture du monde. Le psychiatre Serge Tisseron décrivait ainsi dans le magazine Sciences Humaines en 2002:

«C’est, par exemple, le cas de la mère qui regarde son enfant en souriant puis cesse brusquement de sourire et s’assombrit. Ou bien, c’est le cas du père qui tient son enfant sur ses genoux en regardant la télévision, et se raidit soudain en écartant l’enfant. Ces changements brutaux d’attitude, de mimique, de comportement ou d’intonation ont toujours une cause précise. Par exemple, la mère a cru soudain voir dans le regard de son enfant, ou même dans la seule forme de son visage, quelque chose qui lui a rappelé le visage de son propre frère à un moment où elle a eu très peur de lui. Le père qui regardait tranquillement la télévision a soudain été bouleversé parce qu’un mot ou une image a réveillé un souvenir terrible de son histoire passée. A travers ces « suintements » du secret -qui peuvent être aussi bien des mots répétés, des lapsus ou des comportements-, l’enfant pressent une souffrance chez son parent.»

Quand la vérité surgit –avec brutalité forcément: elle crève la sédimentation des mensonges– tout peut recommencer. Car si le mensonge dans une famille est «destructeur» selon les mots de Nicolas, le dévoilement devient l’opportunité de tout reconstruire, de comprendre enfin les regards étranges, les soupirs, la noirceur plus ou moins enfouie. Et de devenir celui que l’on aurait pu être plus tôt, si le mensonge n’avait pas retardé les choses. C’est ce qui est arrivé à Nicolas, qui, en apprenant la vérité sur l’identité de son père, a pu trouver la sienne: «Si mon père n’est pas celui que je crois, alors je ne suis pas celui que je pense être, je suis… quelqu’un d’autre».

L’épisode de Transfert est signé Agathe Le Taillandier, réalisé par Lola Costantini. 

*Le prénom Nicolas a été changé.

Article de Charlotte Pudlowski Charlotte Pudlowski pour Slate

Source : Un jour, Nicolas reçoit un email: son père lui avait menti toute sa vie | Slate.fr

20160702 – News : L’Assemblée vote contre les violences corporelles envers les enfants – L’Express

L’Assemblée nationale a voté contre « tout recours aux violences corporelles » des parents envers les enfants, en vertu d’un amendement adopté dans la nuit de vendredi à samedi lors de l’examen du projet de loi « égalité et citoyenneté ».

Fini la gifle et la fessée. Les parents doivent désormais éviter « tout recours aux violences corporelles » avec leurs enfants, ont voté les députés dans la nuit de vendredi à samedi, lors de l’examen du projet de loi « égalité et citoyenneté ».

LIRE AUSSI >> La fessée: « Quand on blesse l’enfant, il n’apprend pas »

En vertu d’un amendement de députés socialistes et écologistes réformistes désormais adopté, la définition de l’autorité parentale dans le code civil a été précisée pour stipuler que parmi les devoirs qui la composent, figure « l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

Aucune sanction pénale nouvelle

« L’opinion publique est régulièrement choquée par le décès d’un enfant sous les coups de ses parents. Si, heureusement, les violences intrafamiliales ne tuent pas toujours, les spécialistes sont unanimes quant aux dégâts qu’elles occasionnent aux enfants qui en sont les victimes », soulignent Marie-Anne Chapdelaine, François-Michel Lambert et Edith Gueugneau dans l’exposé de leur mesure, soucieux d' »appeler l’attention de tous sur cet enjeu considérable ».

Ils notent que « la règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur ».

« Fier d’avoir porté et fait voter cet amendement contre la violence éducative et Pour une Education positive! », a tweeté François-Michel Lambert après l’adoption.

Une « éducation non violente »

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a elle « salué » dans un communiqué l’adoption de cet amendement, « outil indispensable à la prévention de la maltraitance des enfants ».

Il « amplifie le travail de conviction que je mène, avec les associations, depuis deux ans, en faveur d’une éducation non violente », estime la ministre, et « permet aussi à la France de franchir une étape supplémentaire dans la mise en oeuvre de la convention internationale des droits de l’enfant ».

Les sanctions pour maltraitance existent déjà au pénal, avec circonstances aggravantes pour les personnes ayant autorité. Mais ces circonstances jouent souvent en sens inverse dans la jurisprudence, au nom d’un « but pédagogique » qui « atténue » finalement les sanctions dans les tribunaux, explique Olivier Maurel, président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire.

La France épinglée en 2015

Jusqu’alors, 27 des 47 pays membres du Conseil de l’Europe avaient adopté une législation interdisant, en toutes circonstances, d’infliger des châtiments corporels aux enfants, mais certains pays, comme la France, étaient des plus rétifs à légiférer pour inclure le cadre familial.

La France avait été épinglée en mars 2015 par le Conseil de l’Europe pour n’avoir pas interdit clairement toutes les formes de châtiments corporels sur les enfants, comme la fessée.

Le vote sur l’ensemble du projet de loi « égalité et citoyenneté », objet de 42 heures de débats en première lecture, aura lieu mercredi.

Source : L’Assemblée vote contre les violences corporelles envers les enfants – L’Express