20160513 – News : Perturbateurs endocriniens – Des chercheurs dénoncent l’inertie – UFC Que Choisir

Alors qu’elle devait définir avant décembre 2013 les critères permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens, première étape vers une réglementation plus protectrice des consommateurs, la Commission européenne freine des quatre fers sous l’influence de lobbies. Des chercheurs montrent que cette inertie n’est inspirée par aucune considération scientifique.

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La présence de perturbateurs endocriniens dans les produits que nous utilisons au quotidien, comme les produits cosmétiques, est un des défis majeurs concernant la santé publique. On aurait pu croire que l’Union européenne s’en était saisie notamment à travers la publication de deux règlements sur les pesticides et les biocides en 2009 et 2012. Pour appliquer les articles de ces lois concernant les perturbateurs endocriniens, la Commission devait définir avant décembre 2013 les critères permettant de les identifier. Au lieu de quoi, elle tergiverse à l’envi sous l’influence de divers lobbies, ce qui lui a même valu une condamnation en décembre 2015. Évocation de quatre options pour établir cette définition, annonce d’une étude d’impact qui permettrait de choisir entre les quatre… De quoi enterrer la question pour un moment.

Fait inhabituel, des chercheurs issus de divers pays européens et des États-Unis tapent du poing sur la table dans un article publié dans la revue scientifiqueEnvironmental Health Perspectives. En substance, ils expliquent que la façon dont l’Europe gère les substances cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction pourrait parfaitement être utilisée pour les perturbateurs endocriniens et qu’il n’y a aucune justification scientifique à différer encore les décisions alors que les critères pertinents ont été établis depuis longtemps par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). En particulier, introduire un critère de « puissance », moyen habile de diminuer le nombre de substances considérées comme des perturbateurs endocriniens, n’est pas pertinent puisqu’il s’agit de composés pour lesquels le vieux précepte « c’est la dose qui fait le poison » n’est plus de mise. Surtout, les chercheurs estiment qu’une étude d’impact n’a rien à voir avec la définition de critères scientifiques : à leurs yeux comme aux yeux de nombreux observateurs, elle n’est qu’un prétexte pour soumettre la science à des considérations politiques et économiques et différer l’application des directives sur les pesticides et les biocides. Ce retard est d’autant plus inquiétant que définir les perturbateurs endocriniens n’est que la première étape vers l’établissement d’une liste et la protection de la santé publique, concluent-ils.

Définition

Les perturbateurs endocriniens ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé en 2002 comme des substances exogènes (ou des mélanges de substances) qui altèrent le système endocrinien (hormonal) et, en conséquence, induisent des effets délétères sur l’organisme d’un individu ou sa descendance ou sur des groupes de population. Les perturbateurs endocriniens ont ceci de particulier qu’on n’observe pas de relation dose-réponse : une faible dose peut avoir davantage d’effets qu’une plus élevée. Il est donc impossible de fixer un seuil en deçà duquel une  substance serait inoffensive.

Des médecins lancent une campagne de prévention

 L’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP) vient de lancer une campagne intitulée « Perturbateurs endocriniens : protégeons les femmes enceintes et leurs bébés ». L’idée est de sensibiliser les (futurs) parents de jeunes enfants à la présence des perturbateurs endocriniens au quotidien, que ce soit dans les récipients en plastique, les cosmétiques, les produits d’entretien, les meubles ou la peinture. Une brochure donne des conseils pour les éviter. A-S. S.

Article de Fabienne Maleysson pour UFC que choisir

Source : Perturbateurs endocriniens – Des chercheurs dénoncent l’inertie – UFC Que Choisir

20160512 – News : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

Atlantico : Quelles peuvent être les conséquences de cette addiction des parents aux smartphones sur leurs enfants (manque de sociabilité, d’interaction parent-enfant, addiction au smartphone, illettrisme etc…) ?

Dan Véléa : La grande majorité des utilisateurs de smartphone ou d’Internet s’en servent beaucoup trop ou de la mauvaise façon, ce qui peut conduire à une addiction. Cela induit chez des parents une déconnexion, avec comme conséquence un retard de développement ou un mimétisme chez les jeunes enfants. C’est-à-dire qu’ils vont forcément imiter ce que leur père ou leur mère fait sur son smartphone ou sur sa tablette et sa façon de communiquer. Un enfant avec qui on ne dialogue pas de manière saine va manquer de liens avec ses parents, sera en retard dans l’élaboration d’une conversation.

Il sera lui-même à l’écart de ses camarades car il n’aura pas acquis les outils pour maintenir une conversation et les rudiments de l’expression. Il discutera bien souvent de la même manière qu’il le fait par sms, avec des réponses brèves et peu construites.

Comment expliquer ce phénomène d’addiction aux smartphones des parents au détriment de l’éducation des enfants ?

C’est un phénomène très simple dans la mesure où, dans la société actuelle, la plupart de nos communications se font forcément via un outil électronique comme le sms ou le mail. Le rejet de la frustration, de l’ennui et de l’attente pousse à donner une réponse immédiate à son interlocuteur, que l’on se trouve dans les transports ou même dans un repas de famille par exemple. Dans ce dernier cas, la discussion est bien souvent coupée net lorsqu’une notification comme Facebook, Twitter s’affiche. Certains sont complètement déconnectés de la réalité et de leur rapport à l’autre, à ceux qui leur font face. Une société hyper connectée nous coupe des liens réels et remplace la simplicité d’une discussion, d’un tête-à-tête, par une discussion par sms. C’est le cas dans de nombreuses familles, où tout les membres, parents comme enfants, ont souvent le nez dans leur écran et communiquent donc très peu.

Est-ce que ce phénomène d’addictions aux smartphones au détriment de l’éducation des enfants se multiplie ?

Les jeunes parents sont les plus concernés par la peur de perdre leurs copains, leurs amis, le groupe auquel ils appartiennent lorsqu’ils ne sont pas connectés. Le fait de ne pas pouvoir se brancher et de communiquer va créer quelque chose de terrible chez eux. Ils peuvent mettre de coté leurs enfants et leur famille car ils auront perdu leur liberté d’agir sans se connecter. Et ce mimétisme des enfants, comme mentionné plus tôt, les pousse à imiter les comportements sur-connectés de leurs parents, ce qui fait qu’ils risquent à leur tour, de transmettre cela à leurs enfants.

Les déclinaisons de cette forme d’addictions des parents (addiction à l’ordinateur, jeux vidéo, etc) sont-elles similaires ?

C’est exactement le même phénomène chez une personne passant beaucoup trop de temps devant l’ordinateur ou devant un jeu vidéo par exemple. Un “no life” aura tendance à être totalement enfermé dans son univers et déconnecté de la réalité, de son rapport à la famille et à ses enfants.

Comment faire pour recréer un lien sain et bénéfique entre ces parents drogués aux smartphones et ces enfants qui risquent de ne pas être habitués à la vie en société ?

Bien souvent, un parent souhaitant consulter un spécialiste à cause de la surexposition de son enfant à un écran pourra prendre conscience qu’il est en lui-même la cause, et il s’agira de le responsabiliser.

Le parent doit se remettre en question car il doit prendre conscience que c’est bien son enfant et non pas lui qui risque de pâtir de cette surexposition aux smartphones. Un enfant a besoin d’échanges, d’un mode de communication normal avec l’adulte pour bien grandir et se développer sainement.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

Source : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

20160512 – News : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

Grâce à une enquête* de l’Institut Wakefield Research, on en sait un peu plus sur ce que les adultes pensent que leurs bambins font quand ils sont absents…

L’institut de recherches Wakefield Research a mené une vaste enquête auprès de parents américains et français, sur la façon dont ils imaginent leurs enfants dès qu’ils ont le dos tourné. Sans surprise, 80 % des parents pensent que leur enfant fait quelque chose d’interdit pendant leur absence. Dans le détail, la moitié d’entre eux ont déclaré qu’ils en profitaient pour manger des bonbons à gogo et qu’ils devaient regarder la télévision non-stop, voire même qu’ils sautaient sur les meubles ! L’étude met en lumière la forte culpabilité des parents à être loin de la maison quand ils travaillent, notamment le fait qu’ils ont l’impression de rater des moments importants de la vie de leurs bambins. En effet, les parents ont indiqué être vraiment en quête de moments uniques avec leurs bambins, comme leur lire des histoires, les accompagner dans leurs projets artistiques, jouer avec eux et veiller à leur sommeil. On apprend également qu’ils sont nombreux à vouloir être en contact dans la journée avec leurs enfants (70 %). Ils pensent que cela renforcerait le lien familial, notamment s’ils pouvaient suivre leurs activités et échanger avec eux pour se rassurer. Toutes ces raisons expliquent l’émergence de nouveaux produits high tech permettant d’interagir à distance avec les enfants, tels que la Logi Circle de Logitech, une caméra intelligente qui permet d’être là, tout en étant loin. Les parents n’ont plus qu’à télécharger une application sur leur téléphone mobile pour suivre en temps réel ce qui se passe à la maison. Fini la télévision allumée toute l’après-midi ou les goûters interminables, les parents peuvent intervenir comme s’ils étaient là ! Le marché des gadgets de surveillance à distance ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années. En France, on se souvient de l’arrivée de « Ma petite balise », en 2014, qui avait créé la polémique. Il s’agit d’un GPS intégré dans la parka de l’enfant ou à glisser dans son cartable, pour savoir s’il est bien arrivé à l’école. La société Netatmo a lancé, en 2015, une caméra de reconnaissance de visages à poser dans son intérieur, près de la porte d’entrée. Elle permet aux parents de recevoir un message dès que leur bambin rentre de cours et s’est fait identifier par la caméra. Rassurant ou inquiétant ? Les psychologues avertissent de l’effet paradoxal de ce genre d’outil pour l’enfant. Une façon de lui dire qu’on est omniprésent, à l’heure où on est censé le laisser s’éloigner et prendre son autonomie…

* enquête menée en France auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins, et aux Etats-Unis auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins

Source : étude de l’Institut Wakefield Research

Source : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

20160512 – News / Famille Mulliez : « Jusque-là ils ne s’étaient jamais fait prendre, cette enquête franchit une ligne jaune » (journaliste) | France info

Des perquisitions ont été menées mardi dans plusieurs bureaux et résidences de la famille Mulliez et du groupe Auchan qu’elle possède, …

Des perquisitions ont été menées mardi dans plusieurs bureaux et résidences de la famille Mulliez et du groupe Auchan qu’elle possède, dans le cadre d’une enquête ouverte suite à une plainte pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.

Pour Bertrand Gobin, auteur du livre-enquête La face cachée de l’empire Mulliez et d’un blog consacré à la famille, les soupçons d’exil fiscal ne sont pas nouveaux autour de la famille. « Mais jusque-là les Mulliez ne s’étaient jamais fait prendre par la patrouille. Cette enquête et ces soupçons de fraude fiscale franchissent une ligne jaune », a commenté mercredi sur France Info le journaliste indépendant.

Bertrand Gobin a expliqué qu' »on savait depuis longtemps qu’il y avait une extrême complexité dans les structure juridiques mises en place par le clan Mulliez, qu’il y avait notamment toute une cascade de holdings dont plusieurs étaient domiciliées au Benelux. » « Ce qui est en train de se passer va avoir des conséquences lourdes, parce que ça va amener les services fiscaux et la justice à procéder à de nouvelles évaluations des actifs » a prédit Bertrand Gobin. « Certaines sources évoquent un patrimoine global non pas de 23 mais de 40 milliards d’euros. Ca peut avoir des conséquences fiscales très importantes ».

L’enquête visant la famille Mulliez a été ouverte suite à une plainte pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. « Il s’agit d’un litige suite à un divorce », a indiqué Bertrand Gobin, selon qui « traditionnellement, compte tenu des sommes en jeu, l’AFM, l’Association familiale Mulliez, préférait sortir le chéquier et régler à l’amiable les éventuels contentieux. Là il semble que ça n’ait pas suffit, l’une des personnes s’estimant lésée par le traitement qui lui était réservé a procédé à des dénonciations. »

Commentant les relations entre les membres de cette famille à la tête de la 4e fortune française, Bertrand Gobin a décrit « de nombreuses tensions. Ils sont très durs entre eux. Mais jusque-là il y avait une forme d’intérêt supérieur de la nation Mulliez qui faisait qu’ils lavaient tout ce linge sale en famille, ça ne sortait pas sur la place publique. Là, avec ce divorce, quelqu’un quitte la famille et va frapper à la porte du juge. »

Source : Famille Mulliez : « Jusque-là ils ne s’étaient jamais fait prendre, cette enquête franchit une ligne jaune » (journaliste) | France info

20160512 – News / Brésil: Dilma Rousseff doit quitter la présidence dans quelques heures – Le Point

La présidente brésilienne Dilma Rousseff s’apprêtait jeudi à céder le pouvoir à son vice-président Michel Temer, après l’ouverture de son procès en destitution par le Sénat attendue à l’aube, au terme d’une session marathon historique.

A 03H15 locales (06H15), une majorité de 41 sénateurs sur 81 avaient annoncé à tour de rôle qu’ils voteraient pour la suspension du mandat de Dilma Rousseff, accusée d’avoir maquillé les comptes publics en 2014 pour se faire réélire, ainsi qu’en 2015.

Le vote proprement dit interviendra dans quelques heures, à l’issue d’une longue séance historique entamée mercredi matin.

Le plus grand pays d’Amérique latine va ainsi tourner la page de 13 ans de gouvernement du Parti des travailleurs (PT), entamée en 2003 avec l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a présidé au boom socio-économique brésilien des années 2000.

Des hommes sont arrêtés lors d'une manifestation contre la destitution de Dilma Rousseff devant le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP
Des hommes sont arrêtés lors d’une manifestation contre la destitution de Dilma Rousseff devant le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP

Ironie de l’Histoire, l’ex-président Fernando Collor de Mello, qui avait démissionné en 1992 quelques jours avant sa destitution pour corruption, a participé aux débats en tant que sénateur. Sans dévoiler quel serait son vote.

Première femme élue présidente du Brésil en 2010, Mme Rousseff, 68 ans, s’exprimera vers 10H00 (13H00 GMT) avant de quitter le palais du Planalto et de prendre un bain de foule avec ses partisans, selon le service de communication du PT interrogé par l’AFP.

Le PT a convoqué élus et militants devant le siège de la présidence à 08H30, sous le mot d’ordre « Nous n’acceptons pas un gouvernement illégitime ».

– ‘Ambiance d’enterrement’ –

Des gens manifestent contre la destitution de Dilma Rousseff devant le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP
Des gens manifestent contre la destitution de Dilma Rousseff devant le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP

Elle devait gagner ensuite sa résidence de l’Alvorada, où elle continuera de vivre avec sa mère pendant la durée du procès.

Le futur président en exercice Michel Temer, 75 ans, s’adressera à la nation à 15H00 depuis la présidence, accompagné de son ministre des Finances Henrique Mereilles, selon le site d’information UOL.

Il devrait annoncer la formation d’une partie de son gouvernement, centré sur le redressement économique.

« Une ambiance d’enterrement » a régné mercredi à la présidence, où Mme Rousseff a fait emballer ses effets personnels, a confié un collaborateur à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

La police montée garde le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 après des troubles causés par des manifestants  © ANDRESSA ANHOLETE AFP
La police montée garde le Parlement de Brasilia le 11 mai 2016 après des troubles causés par des manifestants © ANDRESSA ANHOLETE AFP

« L’ambiance est très triste ici », a confirmé une femme travaillant au cabinet de Mme Rousseff. « Beaucoup d’entre nous cherchons un nouvel emploi. Nous ne voulons pas travailler pour le vice-président ».

Par craintes d’échauffourées, les autorités avaient érigé des barrières métalliques devant le Sénat pour séparer les manifestants des deux camps. Lors d’un bref moment de tension, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur des partisans de Mme Rousseff.

Mais l’immense esplanade est restée pratiquement déserte.

Des partisans de la destitution de Dilma Rousseff manifestent devant le Parlement à Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP
Des partisans de la destitution de Dilma Rousseff manifestent devant le Parlement à Brasilia le 11 mai 2016 © ANDRESSA ANHOLETE AFP

L’opposition accuse la présidente d’avoir commis un « crime de responsabilité » en maquillant sciemment les comptes publics pour dissimuler l’ampleur des déficits en 2014, année de sa réélection disputée, et en 2015.

Mme Rousseff, ancienne guérillera torturée sous la dictature (1964-85), se défend en soulignant que tous ses prédécesseurs ont eu recours à ces « pédalages budgétaires » sans avoir été inquiétés.

Elle se dit victime d’un « coup d’Etat » institutionnel ourdi par Michel Temer, qui a précipité sa chute en poussant fin mars sa formation, le grand parti centriste PMDB, à claquer la porte de la majorité.

Mme Rousseff a exclu toute démission et se dit déterminée à « lutter par tous les moyens légaux et de combat » contre sa destitution.

– Cocktail explosif –

Le vote final des sénateurs pourrait intervenir en septembre, entre les jeux Olympiques de Rio de Janeiro (5-21 août) et les élections municipales d’octobre.

De l’avis des analystes, les chances de Mme Rousseff d’échapper à la destitution sont désormais très minces.

Le tout aussi impopulaire Michel Temer, crédité à peine 1% à 2% d’intentions de vote en cas d’élection, va donc probablement diriger le Brésil jusqu’à la fin du mandat en 2018.

Il va hériter du cocktail explosif qui a conduit droit dans le mur Mme Rousseff: la pire récession depuis les années 1930 et l’énorme scandale de corruption Petrobras, aux développements judiciaires imprévisibles, qui éclabousse son propre parti au plus haut niveau.

Session du Sénat, le 11 mai 2016 à Brasilia © EVARISTO SA AFP
Session du Sénat, le 11 mai 2016 à Brasilia © EVARISTO SA AFP

Il pourra compter dans un premier temps sur le soutien des milieux d’affaires qui espèrent un choc de confiance, et sur celui, prudent, des partis de droite qui ont oeuvré à la destitution de Mme Rousseff.

M. Temer prépare un paquet de mesures libérales et par nature impopulaires qui pourraient jeter les syndicats dans la rue: ajustement budgétaire sévère, réforme du système déficitaire des retraites et de la législation du travail.

Il « va hériter en grande partie de l’insatisfaction des Brésiliens contre la politique traditionnelle qu’il incarne », souligne Thiago Bottino, analyste à la Fondation Getulio Vargas.

12/05/2016 09:10:03 –  Brasilia (AFP) –  © 2016 AFP

dence dans quelques heures – Le Point

20160511 – News /Santé : des femmes enceintes payées pour arrêter de fumer

Être payé pour ne plus fumer. Dans le cadre d’une étude, des femmes enceintes vont recevoir une compensation financière en échange d’un arrêt de la cigarette.

Elles pourront recevoir jusqu’à 300 euros. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et l’INCA, l’institut national du cancer, proposent à des femmes qui attendent un bébé, volontaires et fumeuses, de mettre un terme à leur consommation de tabac contre des bons d’achats d’une valeur de 20 euros minimum à chaque visite pré-natale.

Seize hôpitaux expérimentent le dispositif

L’étude a été lancée début avril. Seize hôpitaux français, dont ceux de Caen, de Nîmes ou de Angers, ont accepté de tester ce dispositif. Cette mesure a déjà été expérimentée dans d’autres pays. “On a pas de traitements vraiment efficaces pour aider les femmes enceintes à arrêter de fumer. Quelques études antérieures anglo-saxonnes ont montré qu’il pouvait être intéressant de récompenser l’arrêt tabagique par des bons d’achat”, estime Ivan Berlin, pharmacologue au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière à Paris.

Le record français

Selon les chiffres de l’INPES, en 2014, 17,8 % des femmes enceintes fumaient toujours au troisième trimestre de leur grossesse, et ce, en dépit des risques que le tabagisme fait courir à leur bébé : retard de croissance intra-utérin, malformations, mort subite, asthme… Il s’agit des chiffres les plus élevés en Europe

Source : Santé : des femmes enceintes payées pour arrêter de fumer

20160511 – News :La Poste épinglée par la Cour des comptes

Photo : MYCHELE DANIAU / AFP Dans un référé publié mardi, les magistrats de la Rue Cambon pointent du doigt un réseau inadapté de la Poste face à la nouvelle donne du numérique. Une bombe à retardement que la Cour des Comptes invite à désamorcer au plus vite en réduisant rapidement les coûts des activités

Le courrier papier est en constante baisse face aux mails, tout le monde en est conscient, la Poste la première, et met d’ailleurs en avant cet argument pour justifier la hausse du prix du timbre.

Sauf que pour la Cour des comptes, il faudrait passer à la vitesse supérieure. Non pas en augmentant une énième fois le prix du timbre, mais en ouvrant les guichets à d’autres horaires, ou en les remplaçant par des “points partenaires”.

Baisse de 25 % de l’activité aux guichets

Dans son rapport, les sages de la Rue Cambon révèle qu’”entre 2009 et 2014, une baisse globale de 25 % du temps d’activité des guichets a été constatée”. Une baisse que la Poste n’a pas su compenser, en réduisant ses charges de seulement 8,9 %, c’est-à-dire en n’adaptant pas ses effectifs et leur temps de travail.

Vous ne comprenez pas ? Un exemple : “en 2014, écrit la Cour, on dénombrait dans les zones urbaines 965 bureaux de poste ayant une activité inférieure à trois heures quotidiennes. 173 n’avaient une activité que pendant moins d’une heure” !

Un réseau trop dense imposé par l’Etat

Selon la Cour, cette chute de productivité est aussi liée à la trop forte densité du réseau, imposée à la Poste comme une contribution à l’aménagement et au développement du territoire. Cette contribution fixe à 17 000 le nombre minimum de points de contact sur le territoire.

En contrepartie, la Poste bénéficie de 170 millions d’euros d’abattement fiscal. Une coquette somme mais qui ne compensent pas les 250 millions d’euros de surcoût du réseau, pointe la Cour. Cette dernière souligne que de nombreux services sont, en outre, désormais disponibles via Internet.

N’ouvrir les guichets qu’au déjeuner, le soir et le week-end

Face à cette baisse continue de l’activité “guichet”, les Sages recommandent donc une restructuration accélérée du réseau, c’est-à-dire de sous-traiter l’activité des bureaux les moins rentables, notamment dans les zones rurales, et de les transformer en simples “points partenaires”.

L’autre piste proposée est l’adaptation des horaires à la demande, c’est-à-dire d’ouvrir essentiellement les guichets à l’heure du déjeuner, le soir ou le week-end.

Les ministres répliquent

Dans leur réponse commune, le ministre des Finances, Michel Sapin, et celui de l’Economie, Emmanuel Macron, affirment que ces mesures d’économies ont déjà commencé à être mises en œuvre.

En ville d’abord, via le déploiement de “relais-poste urbains”, aux horaires d’ouverture plus larges, et de “consignes pickup” pour les retraits de colis. A la campagne ensuite, avec “le développement des maisons de services au public (Msap) et celui des facteurs-guichetiers”.

Que va-t-il advenir de nos traditionnels bureaux de poste ? Réponse d’ici à 2020, terme du plan stratégique de modernisation engagé par le PDG de la Poste, Philippe Wahl.

Source : La Poste épinglée par la Cour des comptes

Avis Pimpf  : même si je vis à Paris j’ai pu voir en province chez de la famille ou des amis à quel point le relationnel avec les facteurs est bien différent de celui des grandes villes.

Malheureusement le métier de postier va devoir évoluer vu qu’il y a et il va y avoir de moins en moins de courrier envoyé par papier ( et oui l’ère du digital tout dématérialisé, le choc de génération va vraiment faire mal la), mais comme d’habitude il faudrait que cela soit fait intelligemment, avec des formations appropriés et avec une vraie démarche sociale.
Ils servaient des fois déjà pas mal de lien social avec des personnes isolées ou en difficulté mais est ce dans cette direction aujourd’hui qu’ils souhaitent amener la poste.

20160511 – News : Penser à boire de l’eau — Virginie Jeanjacquot

via Penser à boire de l’eau — Le blog de Fanny Freya

via Penser à boire de l’eau — Virginie Jeanjacquot

Très vrai   surtout qu’il commence à faire chaud il faut penser à boire de l’eau et bien s’hydrater au quotidien 🙂

20160511 – News : Arrêté pour excès de vitesse, Brice Hortefeux se plaint d’un douanier

POLEMIQUE – L’ancien ministre de l’Intérieur roulait à plus de 170 km/h lorsqu’il a été contrôlé…

POLEMIQUE – L’ancien ministre de l’Intérieur roulait à plus de 170 km/h lorsqu’il a été contrôlé par des douaniers…

Brice Hortefeux est dans l’embarras. L’eurodéputé Les Républicains a été arrêté le 1er mai sur l’A75 alors qu’il roulait à plus de 170 km/h, révèle Le Canard enchaîné.

Le souci, c’est que l’homme politique n’a pas été traité comme un citoyen normal. L’ancien ministre de l’Intérieur n’aurait pas perdu le moindre point après cet excès de vitesse, ni reçu la moindre amende, qui dans ce genre d’infraction, peut atteindre jusqu’à 1500 €. Pire encore, Brice Hortefeux se serait plaint de son traitement par les douaniers.

L’eurodéputé serait en effet allé jusqu’à rapporter la scène au préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes, Michel Delpuech. Une intervention qui aurait valu aux deux fonctionnaires à l’origine de son contrôle routier d’être convoqués par la Direction des douanes d’Auvergne.

« L’un d’eux était extrêmement agressif »

Des allégations que le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes a immédiatement démenties. « Je démens de la manière la plus catégorique cette prétendue intervention de ma part. C’est par la presse que j’apprends ce soir cet excès de vitesse et Monsieur Brice Hortefeux ne m’a jamais contacté sur ce sujet », a affirmé Michel Delpuech à Lyon Mag.

« J’allais incontestablement trop vite, j’étais en retard », explique Brice Hortefeux au Canard. « J’ai voulu leur présenter mes papiers, mais l’un d’eux était extrêmement agressif. Je l’ai donc signalé. On ne traite pas un administré de la sorte ». « Les deux douaniers n’ont pas relevé d’infraction, tout d’abord parce que ce n’est pas dans leurs compétences. L’un d’eux s’est exprimé de manière peu ordinaire, son expression était agressive et on peut imaginer comment il se serait comporté avec un autre citoyen… », a également déclaré Brice Hortefeux à La Montagne.

Source : Arrêté pour excès de vitesse, Brice Hortefeux se plaint d’un douanier

Avis Pimpf : ce genre d’information m’énerve, il commet une infraction, et bien on lui enlève les points et on lui colle l’amende,  le moindre quidam il se serait pris  l’amende et les points en moins et on lui aurait demandé de la fermer.

La en plus il commet une faute et il râle? Non nous n’avons pas tous la même valeur et nous ne sommes pas tous traités pareil…

Comme d’habitude deux poids deux mesures….

20160510 – News : Près d’1 jeune sur 5 prêt à « coucher » pour réussir en entreprise

Une enquête révèle que les Français sont prêts à de nombreuses concessions pour réussir professionnellement. Quant aux jeunes, plus précaires sur le marché du travail, un sur cinq serait carrément prêt à coucher avec son supérieur pour sa carrière… Jusqu’où seriez-vous prêt pour obtenir un travail

Jusqu’où seriez-vous prêt pour obtenir un travail, le garder ou progresser dans la hiérarchie ? Voilà des questions posées sans tabou dans le cadre d’un sondage réalisé par Opinionway. Et les réponses sont assez surprenantes : déjà, 53% des salariés se disent “prêts à tout”, chez les plus jeunes, ils sont même 75%, ce qui s’explique sans doute par leur plus grande précarité sur le marché du travail. Et ce “tout” va jusqu’aux relations sexuelles puisqu’1 sondé sur 10 se dit “prêt à coucher” pour réussir et les 18-24 ans sont même près d’un sur cinq (18%) !

Un chiffre assez effarant, même si les autres réponses restent consensuelles.
Ainsi, 53% des salariés sont prêts à “communiquer en permanence sur (leurs) réalisations” pour plaire à leurs chefs, 29% pourraient aller jusqu’à “ne pas dire exactement la vérité”, 22% sont prêts à “acquiescer à toutes les idées de leur boss, même celles qui ne leur semblent pas pertinentes”, et 22% à “user de leurs charmes”.

Au final, toutes ces réponses montrent une vision assez négative des rapports de pouvoir dans l’entreprise. D’ailleurs, pour ces salariés sondés, ceux qui réussissent le mieux en entreprise sont d’abord ceux qui “savent flatter leurs chefs” (43%), bien devant ceux “qui sont les plus compétents” (36%), dépassés aussi par ceux “qui n’agissent que dans leur propre intérêt” (38%).

Sondage réalisé du 6 au 14 avril par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.060 salariés issu d’un échantillon de 2.067 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas)

Source : Près d’1 jeune sur 5 prêt à « coucher » pour réussir en entreprise

Avis Pimpf : heu  … comment dire c’est craignos  ,  mais cela reflète un peu ce qui se passe dans les moyennes et grosses sociétés, ce n’est pas obligatoirement celui qui travaille le mieux qui a le plus d’avancement mais plutôt celui qui sait se mettre en avant ou s’acoquiner avec les bonnes personnes ( le fameux carnet d’adresse) par contre de la à coucher pour réussir … glups…

Mais en étant un peu franc et objectif je pense que ce n’est pas nouveau et le résultat de ce sondage ne fait qu’être le reflet de ce qu’une tranche de la population qui travaille pense

Vu la difficulté d’entrer dans le monde du travail pour les plus jeunes , de savoir qu’ils sont prêt à cela pour bosser ça devient grave…