20170108 – Inspiring Quotes

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20170108 – Uvesterol : le bébé était en bonne santé, le produit a été bien administré

INFO LE FIGARO – Selon la déclaration de pharmacovigilance rédigée le 22 décembre suite au décès du nourrisson de 10 jours, les parents ont parfaitement donné la vitamine D à leur enfant, qui était en très bonne santé.

C’était ce que l’on appelle un beau bébé. Il pesait 3,2 kg, mesurait 51 centimètres et était en parfaite santé. Selon la déclaration de pharmacovigilance établie par l’hôpital Saint-Vincent de Paul concernant les causes de la mort le 21 décembre du nourrisson après avoir pris une dose d‘Uvesterol D, les parents ont parfaitement donné le produit à leur enfant.

Le nouvé-né est sorti de la maternité le 14 décembre explique le document consulté par Le Figaro. Deux jours plus tard, une sage-femme a effectué une visite à domicile et n’a rien trouvé de particulier. L’enfant va bien. Le 21 décembre, à 9 heures, l’enfant prend le sein. Vers 11 heures, les parents lui donnent une dose de 0,2 ml d’Uvestérol par tétée dans la pipette. Le petit garçon est dans les bras, en position semi-assise à 45°. les parents font ce qui leur a été montré à la maternité. Mais, aussitôt après, survient un blocage respiratoire avec deux efforts de vomissement (probable fausse route, note la déclaration de pharmacovigilance), puis une impression de suffocation/apnée. Les parents appellent alors les secours. Les pompiers puis le Samu constatent un arrêt cardio-respipratoire. L’enfant est intubé puis ventilé. La réanimation échoue. L’enfant est transféré à l’hôpital et le décès est constaté à 14 heures 20.

Un scanner du corps entier «sans particularité»

Un protocole de mort inattendue du nourrison est mis en place. Des examens sont pratiqués sur le corps du bébé. Pas de fièvre. Rien ne mettra en évidence une quelconque anomalie: le dosage de la protéine C permettant de déceler une inflammation est strictement normal (inférieur à 5 mg/l), les recherches de toxiques (amphétamines, barbituriques, benzodiazépines, opiacées, etc) s’avèrent négatives, le liquide céphalorachidien normal. Il n’y a pas non plus de virus respiratoire. Une radio de squelette et un scanner du corps entier sont «sans particularité». Le pédiatre ne propose pas d’autopsie «devant la cause évidente du décès et anticipant un probable refus des parents».

La déclaration conclut: «Au total, décès par arrêt cardio-respiratoire sur probable fausse route survenue immédiatement à la suite de l’administration d’une dose d’Uvesterol D, administrée a priori par tétée chez un enfant semi-assis et par des parents sensibilisés aux modalités d’administration».

Enfin, ce petit garçon était le dernier d’une fratie de six enfants. Les parents ne découvraient donc pas la façon de donner de la vitamine D avec une pipette.

Dès le 23 décembre, certains pharmacovigilants ont demandé la suspension de commercialisation de l’Uvestérol à cause des effets secondaires liés à l’utilisation de la pipette, en vain. Lundi 2 janvier à 17 heures 52, Le Figaro annonçait la mort de ce bébé. Ce même jour, à 22 heures 30, l’agence du médicament confirmait l’information, ajoutant que «l’Uvestérol D fait l’objet depuis 2006 d’une surveillance renforcée de la part des autorités sanitaires». Mercredi 4 janvier à 6 heures 15, la ministre de la santé déclarait qu’une procédure contradictoire de suspension du produit était lancée. Vendredi 6 janvierà 16 heures, le médicament est enfin officiellement suspendu.

Source : Uvesterol : le bébé était en bonne santé, le produit a été bien administré

20170108 – [TEMOIGNAGE] FIV : un père raconte son parcours du combattant – Topsante.com

[TEMOIGNAGE] Pendant trois ans, Paul Canuhèse*, 49 ans, a vécu cinq protocoles de FIV (fécondation in vitro) avec sa femme Emma. Au fil des échecs jusqu’à l’espoir retrouvé, il confie sa difficulté d’homme à se situer dans ce parcours.

« Cela faisait plus d’un an que nous essayions de faire un bébé. En vain. Lorsque le médecin généraliste m’a révélé que j’étais 100 % stérile et que, jamais, je n’aurais d’enfant, vu les résultats de mon spermogramme, malgré mon amour pour Emma, je lui ai annoncé que je la quittais. Puisque j’étais dans l’incapacité de lui donner ce que nous souhaitions le plus, je lui donnais l’espoir de le trouver avec un autre. Elle a refusé net. Notre amour l’emportait.

Dès lors, notre vie a pris l’allure d’une comédie, celle d’un couple sans enfant, heureux malgré tout. Le leurre n’a tenu qu’un temps et, à bout, nous avons consulté le gynécologue d’Emma. Ce jour-là, il a changé ma vie : je n’étais pas stérile, mais infertile . Et une technique de PMA (procréation médicalement assistée ) permet d’avoir un enfant malgré mon oligo-asthéno-tératospermie, à savoir une majorité de spermatozoïdes mal formés, peu actifs ou trop faibles pour féconder l’ovocyte. Il a parlé de FIV avec ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde, voir encadré), consiste à insérer directement le spermatozoïde dans l’ovocyte.

« Je n’étais pas stérile mais infertile, et une technique de PMA permet d’avoir un enfant… « 

Au lieu d’ICSI, nous avons compris « exquis ». Nous allions donc faire un « exquis » pour avoir un enfant, et l’espoir est revenu. Paradoxalement, plus le protocole médical de la FIV avançait, plus je me sentais mis à l’écart. Emma endurait des injections d’hormones pour stimuler la production d’ovocytes par ses ovaires, puis le déclenchement de l’ovulation et la ponction des ovocytes, pour réaliser l’ICSI et de concevoir les embryons. Moi, j’avais le sentiment d’être inutile, de faire le taxi, jamais personne de l’équipe de PMA ne s’adressait à moi, on ne m’impliquait pas, j’étais comme une plante verte à côté d’elle. Sur le plan médical, je n’étais sollicité que le jour où je devais effectuer le recueil de spermatozoïdes au sous-sol. Dans le parcours d’une FIV, le rôle de l’homme n’est pas défini et personne ne nous dit rien. J’ai mis pas mal de temps à trouver ma place dans ce protocole centré sur les femmes. Ce sentiment d’isolement et d’exclusion est terrible, on ressasse, muré en soi. Mon ami du moment a été une feuille de papier, c’est ainsi que j’ai écrit mon livre… Alors qu’Emma copinait avec les patientes et l’équipe soignante, moi, je n’ai parlé à aucun homme. Il faut dire que l’on est comme muselé par le poids de la culpabilité et de la honte qui inhibe toute communication.

L’infertilité fait que l’on se sent diminué, presque un « sous-homme » parfois. Et puis, il y avait ce grand paradoxe qui voulait que ce soit Emma qui subisse l’intégralité d’un traitement lourd quand c’était moi qui souffrais de l’anomalie…

J’avais le plus grand mal à me faire à cette idée.

Pour résoudre notre problème de procréation, rien ne pouvait venir de moi. Les moyens d’avoir un enfant par FIV échappent totalement à l’homme. Il faudrait que l’équipe médicale nous implique davantage. J’aurais aimé que l’on me dise que j’avais un rôle et une importance, que l’on m’explique aussi le déroulement de chaque étape.

« J’ai mis du temps à trouver ma place dans ce protocole centré sur les femmes. « 

J’aurais mieux vécu les échecs des premières FIV, si j’avais su qu’une réimplantation d’embryon ne signifie pas qu’une grossesse va forcément se développer. Car pour moi, réimplantation signifiait que j’allais être père. Ce qui est difficile aussi, c’est de voir la sexualité du couple passer de très harmonieuse à un quasi-néant. Les rapports sexuels dénués de toute idée de reproduction deviennent inconsciemment superflus. Le plaisir perd sa légitimité, il revêt un aspect triste, voire déplacé. C’est à la quatrième FIV que j’ai vraiment pris ma place et mon attitude a changé : j’ai décidé d’entreprendre une cure massive de vitamine B12 et de zinc, car une étude montrait que cela doublait le nombre de spermatozoïdes.

Et de ne plus boire d’ alcool , qui pouvait favoriser le risque de fausse couche après la réimplantation de l’embryon. Le médecin m’y encouragea. Cette tentative était en principe la dernière. Ma vie était en jeu, je devais donc y tenir un rôle.

« Être là », c’est tout ce à quoi on m’avait cantonné. Je ne pouvais plus m’en satisfaire. J’avais besoin de croire que, moi aussi, j’accomplissais des actes utiles pour nous, notre couple et notre bébé.

Ma place était au premier rang de sa conception. Je réclamais ce rôle. C’était celui de ma vie.

Mais il a fallu une cinquième FIV pour que je devienne papa. Le bonheur de ma vie. Notre fils a aujourd’hui 9 ans. Nous gardons l’espoir de lui donner un petit frère, naturellement cette fois. Après des FIV, il arrive que des grossesses naturelles se développent, alors les périodes d’ovulation d’Emma sont cochées au calendrier. »

*Auteur de « FIV à papa », éd. Jourdan PixL.

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Source : [TEMOIGNAGE] FIV : un père raconte son parcours du combattant – Topsante.com