Depuis peu, géographes, urbanistes et élus locaux s’intéressent à la question de la place des femmes dans l’espace public.
Souvent, le soir, certaines préfèrent éviter les rues sombres, ne s’arrêtent pas à une station de métro jugée trop risquée. Beaucoup optent pour un pantalon plutôt qu’une jupe, privilégient le vélo ou la voiture, et, si elles sont à pied, veillent à ne pas croiser le regard d’un inconnu. Dans toutes les villes, pour répondre à un sentiment d’insécurité, des femmes développent des stratégies d’évitement. Des gestes, devenus des réflexes.
« Dès l’âge de onze ans, les parents apprennent aux filles que l’espace public est dangereux, explique Marylène Lieber, sociologue et auteure, en 2008, d’un ouvrage sur les violences faites aux femmes dans l’espace public. Et tout au long de leur vie, on leur rappelle le risque de se retrouver dans une situation délicate. » Car, dans l’imaginaire collectif, poursuit-elle, « une femme seule, le soir, dans la rue est [encore] une femme disponible ».
Depuis quelques années, après avoir longtemps intériorisé cet état de fait, des femmes ont choisi de dénoncer ces violences sexistes qui font partie de leur quotidien. Leur parole se libère. De plus en plus de témoignages fleurissent sur les réseaux sociaux sur lesquels sont rapportées les paroles salaces, les mains aux fesses et autres agressions verbales ou physiques. Des vidéos – délibérément choquantes –, tournées dans des rames de métro ou dans les rues des grandes villes, ainsi que des reportages sensibilisent également l’opinion publique.
…
Source : Sexisme, harcèlement de rue, mixité : les femmes à la reconquête de l’espace public


Entres autres, voila où mènent les vertus du progrès de l’évolution des moeurs. Un retour au Moyen-Âge où sortir de chez soi exposait à tous les risques. Et je me demande si les pouvoirs publics en multipliant les cameras de rue (faut peut-être écrire rut) ne relèvent pas du voyeurisme libidineux, qui instaure le cinéma porno à l’oeil pour le service d’ordre.
N-L 21/01/17
J’aimeAimé par 1 personne
je ne sais pas si les caméras aident au voyeurisme, mais malgré les avancées même si légères des mentalités, il est grave de voir que les femmes ne se sentent pas rassurées par le fait de se promener dans la rue, il y a encore des efforts à faire pour que certains cessent d’être de vrais arriérés.
J’aimeJ’aime
On est bien au XXIème siècle, là ????
J’aimeAimé par 1 personne
malheureusement oui mais espérons qu(en ce début de siècles les choses ne fassent que s’améliorer
J’aimeJ’aime