20170317 – News / Sexualité. Des jeux de rôle pour relancer le désir ? – Santé – LeTelegramme.fr

Pimenter ses ébats avec des scénarios et des déguisements ? Sur le papier, l’idée est séduisante. Pourtant, quand la libido est un peu à la traîne, ce n’est pas forcément la meilleure façon de raviver la flamme. Explications. Tapez « jeux de rôle érotiques » dans un moteur de recherche, vous ne manquerez pas d’idées en retour : l’hôtesse et le passager exigeant, l’infirmière sexy et le malade, l’écolière fautive et son sévère professeur, l’escort-girl et le riche homme d’affaires… « Tous ces scénarios peuvent effectivement contribuer à améliorer l’imaginaire d’un couple allant bien, à amplifier sa connivence et son plaisir », reconnaît Philippe Arlin, psychologue et sexologue, auteur de « Sexuellement incorrect ». « Mais quand les partenaires ont déjà bien du mal à s’imaginer en situation sexuelle dans des circonstances habituelles, de tels mises en scène risquent de s’avérer contre-productives ! Sans compter qu’ils vont presque toujours dans le même sens : à Madame d’endosser un rôle pour exciter Monsieur. Or que cette dernière joue la femme soumise ou aguicheuse, cette configuration est difficile à assumer pour les deux partenaires si des blocages existent au sein du couple. » D’abord des câlins gratuits Pour faire renaître le désir, d’un côté comme de l’autre, mieux vaut donc s’y prendre autrement, en commençant par exemple par des câlins gratuits. Dépourvus de toute intention sexuelle, ces contacts physiques déchargent les deux partenaires d’une sacrée pression et leur permettent de redécouvrir le plaisir simple d’être dans les bras de l’autre. « Les deux amants peuvent être nus, c’est même recommandé, mais cette étreinte doit rester chaste, sans mains baladeuses ni baisers fougueux », explique Philippe Arlin. « Pratiqués régulièrement et de la manière la plus spontanée possible, ces câlins gratuits réinjectent de la complicité entre les conjoints, complicité dont ils bénéficieront lors des rapports sexuels ultérieurs. »

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/sante/sexualite-des-jeux-de-role-pour-relancer-le-desir-17-03-2017-11438475.php

Source : Sexualité. Des jeux de rôle pour relancer le désir ? – Santé – LeTelegramme.fr

20170317 – News / 13 personnalités geek qui se présentent à la présidentielle

A l’approche des élections présidentielles, Hitek a imaginé les slogans de campagne de quelques personnalités Geek. Du programme le plus extrême mené par Voldemort à celui le plus écolo défendu pas Yoda, voici un tour d’horizon de l’éventail politique Geek. Des candidats qui n’ont pas forcément énormément de choses à envier à nos politiciens, mais si certains manquent un tout petit peu de crédibilité. Oui Hodor, on parle bien de toi ! Alors quel candidat vous séduit le plus ?

Source : 13 personnalités geek qui se présentent à la présidentielle

20170317 – News / Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

L’individu de 31 ans qui a égorgé son frère de 29 ans puis son père de 63 ans rue de Montreuil dans le 11e arrondissement de Paris vient d’être interné à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, connue sous le sigle I3P, située dans le 13e. Il n’a pas pour autant été déclaré irresponsable de ses actes. « Seules une évaluation approfondie ainsi qu’une décision de l’autorité judiciaire » pourraient le permettre, indique-t-on à la préfecture de police.

L’individu a pu être identifié : Ramzi D., un Tunisien originaire de la ville de Tataouine, est fiché S en raison de sa radicalisation. Les premiers témoins avaient déclaré avoir entendu Allahou Akbar, « une formulation qui, si elle a bien été prononcée et cela reste à déterminer, ne suffit pas à qualifier un acte criminel en « terroriste », précise une source judiciaire qui écarte toute « connotation terroriste ». En clair, les motifs de son acte, à ce stade de l’enquête, semblent internes à la famille. Aucune appartenance à une quelconque raison n’a pu être établie jusqu’à présent.

Vers 11 h 15, au 119 rue de Montreuil, tout près de la place de la Nation, l’auteur présumé, né à Paris, a porté plusieurs coups de couteau à la gorge de son frère cadet dans le hall de l’immeuble. Une dispute – peut-être liée au mode de vie supposé du cadet – serait à l’origine de l’assassinat. Il a ensuite frappé son père, de nationalité tunisienne, de trois coups de couteau, avant de l’égorger une fois à terre.

Source : Paris : l’égorgeur du 11e était fiché S – Le Point

20170317 – News / A Paris, bientôt de nouveaux sièges anti-SDF dans le métro ? – Libération

L’installation expérimentale de nouveaux types d’assises par la RATP sur le quai de la station de métro Stalingrad interroge.

Depuis quelques jours, la RATP expérimente de nouveaux types d’assises sur les quais du métro de la station Stalingrad, à Paris. Des sortes de sièges ou de banquettes qui n’en sont pas vraiment et qui s’apparentent à des blocs inclinés de couleur bleu.

A y regarder de plus près, on ne peut s’empêcher de se demander si la structure même de ces modules et le peu d’espace qui les sépare ne sont tout simplement pas étudiés pour entraver l’installation des sans domicile fixe. Que ce soit dessus ou entre. D’autant que dans cette station, ils sont nombreux à y dormir. L’initiative n’étonne pas certaines associations leur venant en aide et notamment celle du Carillon, qui commente : «C’est malheureusement la politique actuelle du mobilier urbain».

Contactée par Libération, la RATP reste trés évasive sur le sujet. «Ces nouvelles assises offrent une possibilité de s’asseoir à tous les voyageurs et facilitent le nettoyage», argumente-t-elle. Lorsqu’on les questionne sur le lien de causalité entre la mise en place de ces sièges et les SDF, l’entreprise se dit «très mobilisée et préoccupée par ce sujet» avec la création en 1994 d’une équipe dédiée, le Recueil Social, «pour prendre en charge les SDF» séjournant sur son réseau et les orienter vers des «structures adaptées». Avant de concéder, qu’«en effet, les espaces de la RATP ne sont pas adaptés à des séjours prolongés et le métro ne peut avoir vocation à devenir un lieu de vie et d’accueil des personnes sans domicile fixe, car rien n’est pensé comme tel.» Elle rappelle aussi que «le métro ne dispose pas de moyens d’accueil ni d’installations d’hygiène» et que «par ailleurs il est démontré par les équipes de terrain que l’installation prolongée dans le métro entraîne une désocialisation rapide et un risque accru d’accident pour la personne concernée […]».

Dans les rues de Paris, il n’est pas rare de voir des plots, des sortes de pics et même des décos façon cactus pour les éviter d’investir des lieux, comme le racontait Le Parisien. Des «astuces» prises en photo par le collectif Survival Group.

Aurore Coulaud

Source : A Paris, bientôt de nouveaux sièges anti-SDF dans le métro ? – Libération

Avis Pimpf : ah l’influence bobo parisienne, on ne voit pas voir les pauvres SDF  qui nous « gênent » au quotidien… oui il y a un soucis avec les SDF mais faire ça pour les éloigner, ne résoudra pas leur misère et détresse

20170317 – News / Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

La Ville Lumière fait rêver. Mais connaissez-vous vraiment son histoire? En partenariat avec Le Pavillon de l’Arsenal, chaque semaine, Le Figaro Immobilier vous fait remonter le temps. Épisode 10 : la ville ouverte.

À la veille de la Première guerre mondiale, Paris doit faire face à un problème de surpopulation. Avec presque trois millions de personnes, la question du logement devient un problème crucial. Elle n’est d’ailleurs toujours pas réglée, cent ans plus tard. Résultat: 12.000 personnes meurent alors chaque année à Paris de la tuberculose – cette «maladie de l’habitat» comme on la nommait à l’époque -, selon une grande enquête menée par Paul Juillerat, ancien chef du service d’hygiène de Paris et membre du Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine. Les spécialistes expliquent l’apparition de cas de tuberculose par la trop forte densité et en particulier à l’étroitesse des voies de circulation par rapport à la hauteur des immeubles.

» Lire aussi – Mal-logement: un quinquennat de Hollande jugé «en demi-teinte»

La Ville engage alors les premières opérations complètes de rénovation. Plus tôt au début du siècle, le Conseil municipal a créé une liste de six îlots dits «tuberculeux» ou insalubres qui s’étendra à 17, après la Première Guerre mondiale. L’îlot numéro 1 (quartier Saint-Merri et le plateau Beaubourg) ne sera entièrement détruit qu’en 1930.

Les ancêtres des offices HLM voient le jour en 1914

Cette période voit également la création, en 1914, de l’Office public d’habitation à bon marché (OPHBM), l’ancêtre de notre actuel Office public d’aménagement et de construction (Opac). Les premiers logements sociaux, appelés, à l’époque, habitations à bon marché (HBM) sont construits. Les gouvernements successifs décident la suppression de l’enceinte fortifiée de la capitale, qui n’est plus adaptée aux besoins de la Défense, et l’aménagement de la partie située entre les boulevards des Maréchaux et la limite extrême de la zone de servitude militaire. Celle-ci sur laquelle a été tracé par la suite le boulevard périphérique avait été laissée volontairement en friche par la Défense de Paris pour des raisons militaires à la fin du XIXe siècle. Sur ces terrains, ont été bâtis des immeubles de briques oranges, hauts généralement de six étages pour les foyers modestes de la capitale. Une loi de 1949 les transformera en habitations à loyer modéré qui constituent aujourd’hui l’outil principal de l’État pour lutter contre la crise du logement.

Source : Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

20170317 – News / Depeche Mode : 3 choses à savoir sur leur nouvel album « Spirit »

Depeche Mode – Martin Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher – à New York en juillet 2016. © Anton Corbijn
Par Laure Narlian @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox

Mis à jour le 17/03/2017 à 12H07, publié le 15/03/2017 à 16H53

Dave Gahan et les siens reviennent vendredi 17 mars avec un nouvel album, « Spirit ». Un disque au discours plus urgent que jamais amorcé avec le single explicite « Where’s The revolution » et pour lequel ils ont souhaité sortir de leur zone de confort. Un 14e album qu’ils ont surtout hâte de jouer sur scène, durant le Global Spirit Tour qui fait 3 haltes en France en mai et juillet.

1.
Il souffle sur cet album un esprit d’insurrection…

Ils ont beau être à l’abri des turpitudes matérielles, Dave Gahan et Martin Gore, les deux têtes pensantes de Depeche Mode, n’en sont pas moins affectés par la marche du monde. Et notamment par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, où ces rejetons de la classe ouvrière anglaise qui ont connu l’ère Thatcher résident depuis plusieurs décennies. Mais aussi par le Brexit, survenu durant l’enregistrement. Ce nouvel album exude leur inquiétude et reflète le trouble général et le désenchantement actuel. Il formule aussi en filigrane l’espoir d’un sursaut collectif.

Je ne dirais pas que c’est un album politique, parce que je n’écoute pas la musique de façon partisane », explique Dave Gahan dans Rolling Stone. « Mais c’est clairement un album sur l’humanité et notre place sur Terre. »

Envoyé en éclaireur dès le 3 février,  le premier single « Where’s The Revolution » a donné le la. Dans cette chanson, le groupe se demande tout haut où est passée l’idée révolutionnaire d’un esprit commun à l’humanité. « Où est la révolution ? Allez le peuple, vous me laissez tomber (…) Qui prend vos décisions, vous ou votre religion ? Votre gouvernement, votre pays ? Vos patriotes junkies ? », asticote Dave Gahan dans cet appel aux armes au refrain obsédant.

« Je n’aime pas trop m’aventurer sur le terrain de la politique, mais en ce moment, c’est difficile de se retenir », admet Dave Gahan dans Les Inrockuptibles. « Ceux qui détiennent le pouvoir (…) veulent imposer la peur. On devrait davantage explorer l’idée de rassemblement plutôt que celle de division », ajoute-t-il.

Ce malaise  court tout du long sur ce 14e album de Depeche Mode. Sur « Going Backwards », Dave Gahan critique le retour en arrière, les « fanatiques », « la mentalité d’homme des cavernes » et le manque d’humanité. Il nous voit tous coupables sur « Worst Crime » qui appelle à passer à l’action. Sur le sans pitié « Scum », il interroge notre degré d’empathie pour les autres : « Qu’as-tu jamais fait pour quiconque ? », « Tu n’offrirais pas même tes miettes », « Tu es mort à l’intérieur ».

Rebelote avec « Poorman » qui force l’auditeur à faire son examen de conscience, les passants évitant de croiser le regard d’un sans-abri grelotant dans la rue. Sur « Cover », où plane l’esprit de Bowie, expliquait Gahan à Rolling Stone, une personne envoyée sur une autre planète réalise que tout se passe hélas comme sur Terre. Et que le changement qu’il souhaite voir advenir autour de lui commence par le sien. Quant à « Fail », qui referme l’album, un titre entièrement chanté par Martin Gore et qui rappelle un peu Massive Attack, il s’agit d’un requiem, d’un poignant constat d’échec et de défaite, où aucun membre de l’humanité n’est épargné.

2.
Depeche Mode a voulu se renouveler sur « Spirit » 

A cet appel à l’insurrection au dehors répond une petite révolution au-dedans. Pour ses trois précédents albums, Depeche Mode avait travaillé avec le même producteur, Ben Hillier. Le confort qui en découlait commençait à faire sonner chaque album comme le précédent. Cette fois, le groupe a souhaité éviter la redite et tenter de nouvelles de choses.

Ca s’est très bien passé avec Ben Hillier mais c’était devenu trop familier, trop évident. Il nous fallait à tous de nouveaux challenges avant que ça ne devienne ennuyeux », se souvient Dave Gahan dans les Inrockuptibles. « Quand je fais un album, je ne veux pas avoir la sensation de partir au travail.« 

Pour cet album enregistré entre New York et le studio de Martin Gore à Santa Barbara (Californie), les auteurs de « Personal Jesus » ont fait appel au stimulant producteur James Ford,  moitié de Simian Mobile Disco, connu pour son travail pour les Arctic Monkeys (sur l’album AM), The Last Shadow Puppets, Foals et Florence & The Machine.

« James Ford n’est pas seulement un bon producteur, c’est aussi un super musicien. Il a donc été capable de nous guider et d’emmener nos démos à un autre niveau », soulignait Dave Gahan en octobre dernier lors de leur conférence de presse internationale à Milan.

Musicalement, la tonalité de l’album est sombre, voire glaciale. Cependant, James Ford a cherché à créer une atmosphère de live et ne s’est pas privé d’ajouter sa petite touche personnelle organique, comme la pedal steel guitar sur « Cover Me ».

3.
Un album qu’ils ont hâte de jouer sur scène 

Dès l’annonce de la sortie de leur album en octobre dernier, Dave Gahan, Martin Gore et Andrew Fletche manifestaient l’envie de présenter « Spirit » sur scène.

« Nous sommes bien vivants. Nous faisons toujours de la musique ensemble dont nous sommes fiers et nous avons hâte de la jouer pour le public. Collectivement, nous pensons toujours que la musique est une des seules formes d’art qui rassemble les gens.« 

De fait, le groupe est attendu. Plus d’un million de billets de concerts se sont déjà écoulés pour le premier volet du « Global Spirit Tour » qui sillonnera 21 pays européens et passera par Nice (le 12 mai), Lille (le 29 mai) et Paris (Stade de France le 1er Juillet). Cette fidélité du public semble galvaniser la troupe qui a commencé les répétitions à la mi-février.

Cet album marque aussi le rapprochement de Depeche Mode avec Anton Cobijn qui a réalisé dans le passé des dizaines de clips pour eux (dont « Personal Jesus »). Pour « Spirit » le réalisateur néerlandais signe toutes les photos et tous les clips du groupe, y compris les visuels de scène. Et sur ce point, il promet de se surpasser en usant notamment des dernières technologies en la matière. Cette perspective de live alléchant comporte hélas son revers. Chaque chanson étant accompagnée de visuels précis, le show est millimétré et laisse peu de place à l’improvisation.

« En général, nous répétons beaucoup de chansons mais une fois que nous avons bouclé le set que nous voulons, il change très peu », expliquait Dave Gahan à Milan en octobre. « Si les visuels accompagnent certaines chansons ce n’est pas par hasard. »

La setlist de la tournée qui mettra à l’honneur les 12 titres de « Spirit » tout en faisant de la place aux classiques de Depeche Mode, devrait donc peu bouger. Les chansons ne seront pas interchangeables selon l’humeur ou la demande des fans. Il faudra se faire une raison.

Album « Spirit » (Columbia/Sony) sortie le 17 mars. La version deluxe comportera un disque de 5 remixes en bonus.
Depeche Mode en concert le 12 Mai à Nice, le 29 Mai à Lille et le 1er Juillet au Stade de France (Paris Saint-Denis).

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Source : Depeche Mode : 3 choses à savoir sur leur nouvel album « Spirit »

20170317 – News /«Spirit», le nouvel album de Depeche Mode | www.cnewsmatin.fr

Depuis ses débuts, le groupe a vendu plus de cent millions d’albums dans le monde. [(C) Theo Wargo / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Quatre ans après «Delta Machine», Depeche Mode revient avec «Spirit». Ce nouvel album qui sortira le 17 mars 2017 s’accompagnera d’une tournée mondiale.

Après plus de trente-cinq ans de carrière, ils auraient pu rester sur leurs acquis et reprendre les recettes qui ont largement contribué à leur succès. Mais ce serait bien mal connaître Dave Gahan, Martin L. Gore et Andy Fletcher, membres de Depeche Mode, qui ne cessent de se réinventer musicalement, et ressentent ce besoin constant de ne pas être enfermés dans un style.

A lire aussi : Martin L. Gore :  «C’est l’un des meilleurs albums de Depeche Mode»

La preuve avec la sortie, cette semaine, de leur quatorzième album studio «Spirit» (Columbia/ Sony). Avec ce nouveau disque encore plus énergique que les précédents, le trio de Basildon, marqué par l’élection présidentielle américaine, dresse le bilan d’un monde instable et prône, dans des textes engagés, l’éveil des consciences, à l’instar du morceau «Where’s the Revolution». Il évoque également un autre aspect sombre de l’existence, celui de la rupture amoureuse, comme dans «Poison Heart».

Pour ses douze titres inédits qui parlent avant tout d’humanité, Depeche Mode a fait appel au producteur James Ford, connu pour ses diverses collaborations avec Foals, Arctic Monkeys et Florence and The Machine. «Nous avons fait un album que je crois véritablement puissant, tant au niveau du son que dans son message», confiait récemment le chanteur Dave Gahan.

Le groupe défendra ces nouvelles compositions dans le cadre d’une tournée européenne qui sera lancée en mai, et qui devrait rassembler plus d’un million et demi de fans. Ce «Global Spirit Tour» fera étape en France avec trois dates déjà annoncées : le 12 mai à Nice, le 29 mai à Lille et le 1er juillet au Stade de France. Pour tous ceux qui n’auraient pas encore obtenu leur précieux sésame, des billets sont encore disponibles.

Source : «Spirit», le nouvel album de Depeche Mode | www.cnewsmatin.fr

20170317 – News / « Spirit », l’album de la révolte de Depeche Mode

Martin Gore, Andrew Fletcher et Dave Gahan © Anton Corbijn

Depeche Mode fait son grand retour, quatre ans après « Delta machine », avec « Spirit », 14ème album du nombre. Notre programmateur Thierry Dupin l’a écouté pour vous.

Les fans du groupe de Basildon ne seront pas déçus en retrouvant le son électro-pop mêlé aux guitares et à la batterie qui est devenu, au fil du temps, la marque du trio Dave Gahan / Martin Gore / Andrew Fletcher qui sévit sur les scènes du monde entier depuis maintenant 36 ans !

« Spirit », enregistré entre New York et le studio de Martin Gore à Santa Barbara (Californie), propose douze titres réalisés sous la houlette du stimulant James Ellis Ford, producteur, entre autres, de Simian Mobile Disco, des Arctic Monkeys, The Last Shadow Puppets (dont il est aussi le batteur), Foals, Klaxons, marquant une rupture avec Ben Hillier qui avait collaboré sur les trois précédents albums du groupe.

Ford a insufflé à l’album un son lourd et dense en cohérence avec la gravité des textes.

Paru le 3 février dernier, le premier single Where’s the revolution donnait le ton du nouvel opus, sombre et tourmenté qui dresse le bilan d’un monde instable et du désenchantement actuel, notamment par l’élection de Donald Trump aux États-Unis, où ces enfants de la classe ouvrière anglaise qui ont connu l’ère Thatcher résident depuis plusieurs décennies, mais aussi par le Brexit, survenu durant l’enregistrement. Les textes, très engagés, en appellent quasiment à la révolte et prônent l’éveil des consciences : « Je n’aime pas trop m’aventurer sur le terrain de la politique, mais en ce moment, c’est difficile de se retenir », déclare Dave Gahan dans « Les Inrockuptibles ».

Le groupe défendra ces nouvelles chansons au cours d’une tournée européenne qui démarrera en mai.

Aller plus loin

Depeche Mode Spirit

Source : « Spirit », l’album de la révolte de Depeche Mode

20170317 – News / Depeche Mode : black spirit – Toute l’actu 24h/24 sur Lavenir.net

Martin Gore, Dave Gahan et Andy Fletcher livrent un album au son lourd, qui laisse peu de répit à l’auditeur.-Anton Corbijn

Sur «Spirit», Depeche Mode s’inquiète de la tournure du monde. Et avec James Ford aux manettes, ils sortent un album oppressant et sombre.

Pas de concessions. Pour son quatorzième album studio, Depeche Mode hisse le drapeau noir, symbole de mort mais aussi de rébellion. Ce n’est pas pour rien si le single qui a lancé …

Source : Depeche Mode : black spirit – Toute l’actu 24h/24 sur Lavenir.net

20170317 – News / Depeche Mode, un album majeur pour une époque bouleversée – Le Temps

Depeche Mode, un album majeur pour une époque bouleversée

Le cargo «synth-pop» anglais aura tout connu: triomphes et déchirements. Pour autant, alors que paraît ce vendredi un nouvel album baptisé «Spirit», il tient encore bon. Itinéraire de garçons coiffeurs devenu géants

Dans le clip de «Where’s the Revolution», Dave Gahan se découvre poivre et sel, marqué des rides et cernes de qui a autrefois touché le fond. A ses côtés, Martin L. Gore et Andy Fletcher ne paraissent pas plus frais. Depuis trente-sept ans, les Anglais portent à bout de bras un groupe hier méprisé des puristes rock pour ses claviers et postures étudiées. Aujourd’hui? Tout le contraire! Pour avoir élaboré en toute indépendance une œuvre racée marquée par une somme ahurissante de tubes patrimoniaux, Depeche Mode s’aborde comme un monument pop. Surprise. Il subjugue encore alors que sort un quatorzième album studio.

Lire aussi: «Spirit», musique puissante et textes engagés

Depeche Mode aurait dû depuis longtemps crever, laissant derrière lui une suite de disques que les quadras d’aujourd’hui, grandis en écoutant ces types, se conteraient avec tendresse. «Some Great Reward» (1984): massif! «Music for the Masses» (1987): énorme! «Violator» (1989): archiculte! Et pareil pour les glorieuses tournées mondiales qui voyaient des ex-petites frappes du sud-ouest britannique propager la parole synth-pop jusque dans les trous d’Amérique. Cul, foi, rédemption, gueule de bois, cœurs fanés: passé ses airs crâneurs, «DM» disait toute la douleur qu’il y avait à vivre dans un siècle agonisant, ère vulgaire dont il célébrait sur beats lourds et textures industrielles l’effondrement annoncé. Alors voilà, on devrait être une poignée, pas plus, à se souvenir de ce que Gore & Cie ont un jour accompli: traduire le Zeitgeist, contribuer à démocratiser les esthétiques robotiques, et incarner une idée déterminée, malgré le succès, de l’indépendance artistique. Marchant sur les mêmes brisées, laminés par le fric facile, les excès, la paresse conceptuelle, enfin la dépression, d’autres ont coulé net – ou bouclent à cette heure quelques deals opportunistes auprès d’enseignes planétaires pourvu que soit retardée l’heure de la retraite. Pas «DM»! A 50 ans bien tapés, Dave Gahan et ses gars incarnent même toujours et avec une farouche autonomie une promesse parmi les plus précieuses avancées par la pop: offrir une synthèse des avant-gardes acceptable par le plus grand nombre.

«Tocards crêpés»

On l’a un peu oublié. Mais aimer Depeche Mode a parfois pris des airs de chemin de croix. Durant les années 1980, ça va encore. On en a provisoirement fini avec le punk. L’ère est aux «nouveaux romantiques», un mouvement pop lié au glam rock qu’on observe aujourd’hui avec embarras, mais qui sous Thatcher et à coups de synthés cheap traduit toute la détresse qu’il y a à s’inventer un futur dans une Angleterre épuisée. Spandau Ballet ou The Human League tiennent la dragée haute. Délires textiles et capillaires, maquillage et poses outrées de vermine efféminée se succèdent. Là, apparaît Depeche Mode. D’abord, un navire comme un autre, arborant Moog, permanentes et cuir, gueules d’amour et postures d’anges déchus.

Le single «I Just Can’t Get Enough» cartonne. On pense en rester là, alors que leurs pairs connaissent pluies de coke, bientôt hécatombe. Mais «DM» déjoue les pronostics, alignant une suite de disques populaires, ténébreux, sensuels, où le groove verglacé se pique chez Kraftwerk, le venin chez le Heroes de Bowie, les corrosions chez Einstürzende Neubauten. Mais pour les puristes, bourrins déguisés et spécialistes inutiles comme l’on sait, rien à faire! Depeche Mode s’accroche à ses claviers? Il ne peut alors s’agir que de «pédales camées», de «tocards crêpés». Alors que le hip-hop s’épanouit ou que la house music devient la B.O. du Summer of Love anglais, le rock retrouve son mordant avec les Guns et Kurt Cobain. Là, s’obstiner à voir en Gore et Gahan des demi-dieux pop vous attire des quolibets.

Sans remède

On a passé la quarantaine, à présent. On s’amuse de voir les troupeaux qui aimaient autrefois à prendre «DM» comme punching-ball lui tresser des lauriers. Navrant, mais il a fallu cette éternité pour que l’art de ces types soit reconnu pour ce qu’il est: un blues blanc sans peau ni os où s’étalent les souffrances de qui perd un jour foi, confiance, amour, soutien, direction. De qui regarde sa solitude, ses regrets ou sa déchéance dans les yeux. Dans le chant de Dave Gahan, il est ce tourment de qui s’est un jour pour de bon cru perdu. Dans les mélodies de Martin L. Gore, l’angoisse de qui se débat parmi les ruines, mais sans issue. Depeche Mode: du blues, alors. A renfort de rythmiques martiales ou up-tempo, de claviers vintage et de Gretsch double caisse, peut-être. Mais du blues, ce chagrin sans remède où puisent des chansons immenses: «Walking In My Shoes» ou «Never Let Me Down Again».

A lire également: Depeche Mode célèbre vingt ans de pop existentielle

Revenu de tout, Depeche Mode bouge ainsi encore. Et on se reconnaît encore en eux, comme trois décennies plus tôt. Vieilli, c’est vrai. Le déhanché moins souple, la gueule marquée par les coups, et le mode survie pour Table de Loi. Mais toujours là. Pour le symbole qu’ils incarnent dans nos années traversées, et la place souveraine qu’ils occupent dans la mémoire collective désormais, ces garçons se saluent sans réserve, avec admiration. Peut-être dévotion…

Source : Depeche Mode, un album majeur pour une époque bouleversée – Le Temps