20170317 – News /Avec son nouvel album Spirit, Depeche Mode ose et frappe fort – La Libre.be

CHARLES VAN DIEVORT Publié le vendredi 17 mars 2017 à 08h36 – Mis à jour le vendredi 17 mars 2017 à 08h42

Avec Spirit, son nouvel album, le groupe défie une nouvelle fois le temps qui passe.Après quatre années d’attente, Depeche Mode sort aujourd’hui Spirit, son 14e album studio. Un disque fort qui s’annonce déjà comme un des albums de l’année et un nouveau classique pour le trio britannique.

Il est vrai que depuis la fin des années 2000, que ce soit avec Sounds of the Universe ou Delta Machine, on restait un peu sur notre faim. Bien sûr, les disques n’étaient pas mauvais, mais ils manquaient de cette petite étincelle qui fait les grands albums comme Violator ou Songs of Faith and Devotion. Ça sentait si pas la facilité, au moins le train-train quotidien.

Avec Spirit, Dave Gahan, Martin L. Gore et Andy Fletcher osent à nouveau tout en conservant les ingrédients qui ont fait leur succès ces 35 dernières années. De quoi renouveler leur fanbase tout en conservant l’ancienne garde.

Car le trio de Basildon a ceci de fascinant : il a traversé les modes sans se perdre, comme s’il était inoxydable. Malgré le temps qui passe, Depeche Mode est l’un des seuls groupes des années 80 – si pas le seul ! – à être resté fidèle à ce qu’il était à ses débuts. Pionnier de la pop synthétique à l’aube des eighties, le groupe a toujours soigneusement évité de se laisser embarquer dans les modes alors que la musique électronique en a connu à profusion depuis, tout en offrant à sa musique de nouveaux horizons. Avec l’arrivée des guitares par exemple, au début des années 90. « Ils ont toujours gardé leur identité, c’est leur force, explique Dan Lacksman, pionnier des synthétiseurs en Belgique, membre de Telex avec Marc Moulin et Michel Moers. Ils revenaient régulièrement dans l’actualité sans être présents tout le temps comme U2 et Bono, et toujours un très bon album et une tournée. Ils ont toujours gardé une identité sonore avec les mêmes sons minimalistes. Quand ils sont arrivés, ils étaient précurseurs parce que ce sont eux qui utilisaient des sons électroniques partout, même pour les percussions. Ils sont ensuite devenus à la mode parce d’autres les ont imités. Ce qui est mon cas avec Telex. Un peu plus tard, ils sont passés de mode parce que tout le monde a évolué vers d’autres sonorités. Mais eux ont gardé leur identité sonore et après quelques années, ils sont plus que jamais redevenus à la mode. »

Et Dan Lacksman sait de quoi il parle, lui qui, avec Telex, a été sollicité par Depeche Mode en 2005 pour remixer leur titre A Pain That I’m in Used To. « Sur Spirit , il y a quelques années de travail, dit-il . C’est un chef-d’œuvre ! Cet album est tellement riche qu’il mérite d’être écouté et réécouté. Ils sont parvenus à faire la synthèse de tout ce qu’ils ont fait avant, notamment en utilisant intelligemment certains sons qui rappellent ce qu’ils ont fait dans le passé. Mais ce n’est jamais caricatural. Ils ont toujours la pêche et ils sont toujours à la mode ! »

Même si avec le temps la musique dansante des débuts s’est faite plus sombre, Depeche Mode a réussi le tour de force de ne jamais être hors-jeu. Pourtant ce n’était pas gagné d’avance comme le rappelle Martin L. Gore : « Nous avons contribué à faire accepter la musique électronique. À nos débuts, c’était un combat permanent, les gens ne la prenaient pas au sérieux. Ils considéraient que c’était un phénomène éphémère, que ce n’était pas de la musique. » L’histoire a jugé.

Spirit, un disque sombre qui propulse le groupe vers de nouveaux sommets

Avec Spirit, Depeche Mode envoie du lourd. Sur des rythmes puissants mais relativement lents, le groupe tisse des ambiances sombres et oppressantes qu’illumine cependant la somptueuse voix de Dave Gahan. Le chanteur propose une énorme performance vocale mise en valeur – tout comme la musique très électro – par James Ford (Florence&the Machine, Arctic Monkeys, etc.), le nouveau producteur choisi par le trio britannique.

Délaissant en partie leurs thèmes de prédilection (la souffrance, la misère, le sexe et la mort), Martin L. Gore, Dave Gahan et Andy Fletcher offrent un album d’une très grande cohérence à travers lequel ils portent un regard sur l’état du monde, à l’image du single Where’s the Revolution. « Je sais que pour certaines personnes, cela peut ressembler à des propos de rockstars nanties qui vivent dans leurs grandes villas de Santa Barbara sans se soucier du reste de la planète, et c’est vrai que nous avons de la chance, dit Martin L. Gore cité dans Rolling Stone. Mais cela ne veut pas dire qu’on se fiche de ce qu’il se passe dans le monde. Ça me touche vraiment. » Dès les premières minutes, la messe est dite. « We’ve lost control/We’re going backwards » (« Nous avons perdu le contrôle/Nous avançons à reculons ») chante Dave Gahan pour planter le décor.

Depeche Mode a retrouvé la grâce et ça s’entend sur des perles comme The Worst Crime, Eternal ou Cover Me, un des quatre titres signés ou co-signés par le chanteur. C’est comme un grand vin, avec l’âge le groupe s’est bonnifié. Sa musique a gagné en rondeur et en richesse. Un grand disque !

En concert au Sportpaleis d’Anvers le 9 mai.

Source : Avec son nouvel album Spirit, Depeche Mode ose et frappe fort – La Libre.be

20170317 – News / 7 secrets de longévité de Depeche Mode, Les Echos Week-end

 

Karl de Meyer / Rédacteur en chef Les Echos Week-End | Le 17/03 à 06:00, mis à jour à 11:20

Quelque 37 ans après ses débuts à Basildon dans l’Essex, Depeche Mode publie son 14 e opus, « Spirit », avant d’entamer au printemps une tournée monstre – qui passera par le Stade de France le 1er juillet. Voici 7 raisons pour lesquelles « we just can’t get enough of them ».

01 – L’émulation créative
  • Morceau-clé : Suffer Well (2006), premier single écrit par Dave Gahan

Après le départ, dès 1981, du fondateur Vince Clarke, Depeche Mode (DM) – baptisé d’après un magazine français – va se structurer autour de la relation tumultueuse entre Martin Gore, l’auteur-compositeur qui aime à se présenter comme le cerveau de la bande, et Dave Gahan, le chanteur charismatique qui assure en concert. Andrew Fletcher sert surtout de stabilisateur. Au début des années 2000, Gahan veut prouver qu’il n’est pas qu’une voix et un déhanchement. En 2003, il publie un album solo, « Paper Monsters ». Il écrit ensuite régulièrement des titres pour les albums de DM. Une fois leur rapport rééquilibré, les deux hommes, comme dans un vieux couple, savent se donner de l’air. Martin Gore, marqué par ses années berlinoises, produit en 2003 un disque de reprises sublimissime de dépouillement, « Counterfeit2», et sort en 2015 un album instrumental ultracérébral, « MG ». Dave Gahan collabore depuis cinq ans avec les bien nommés Soulsavers.

02 – Le jeu scénique de Gahan
  • Morceau-clé : Never Let me Down Again, au Rose Bowl de Pasadena (1988), met le public en transe

Dans une industrie où les ventes d’albums souffrent, les tournées assurent d’importants revenus et, surtout, entretiennent la légende. Coup de chance pour DM, Dave Gahan est une bête de scène. On trouve sur YouTube une vidéo tournée au début de leur aventure, dans laquelle il explique que ses camarades « étant collés à leurs claviers, j’ai toute la scène pour moi et j’aime ça ». À maintenant 54 ans, il a gardé sa silhouette de jeune homme et ne se ménage pas sur scène. Un jour, mon corps refusera une performance de deux heures. Mais tant que je pourrai, je le ferai », témoigne-t-il. Pour durer, il a toutefois dû faire des efforts sur son hygiène de vie (voir n° 06). Quant à Martin Gore, il a su assurer une partie du spectacle avec ses audaces vestimentaires – on se souvient de sa guêpière.

03 – Une influence intergénérationnelle
  • Morceau-clé : Personal Jesus revu par Johnny Cash (2002)

Au fil des années, DM est devenu un groupe culte et les reprises de très haut niveau se sont multipliées. Ce n’est guère étonnant de la part de formations « de leur génération », comme les Cure avec The World in my Eyes ou les Smashing Pumpkins avec Never Let me Down Again. C’est plus inattendu de la part du bluesman Johnny Cash, qui livre en 2002 un Personal Jesus habité. « L’entendre reprendre ce titre a été l’un des plus beaux jours de ma vie », dit Martin Gore. La musique de DM a inspiré des musiciens de tous horizons. Les remixeurs autrichiens Kruder et Dorfmeister ont porté Useless à des hauteurs stratosphériques, la reine anglaise de la goth-pop Bat for Lashes s’est fendue en 2011 d’une version ensorcelée de Strangelove et en 2012 les Norvégiens de Röyksopp ont repris Ice Machine, face B de leur tout premier single, Dreaming of Me. Autant de « tributes » qui transmettent la flamme aux plus jeunes, notamment les Français Lescop et Tristesse contemporaine.

04 – Des vues politiques subtiles
  • Morceau-clé : Shame (1983), cri contre la pauvreté

Le groupe n’est pas véritablement engagé, ce qui ne l’empêche pas de faire passer des messages. Le premier single de « Spirit », Where’s the Revolution, est à écouter dans le contexte du Brexit et de l’élection de Donald Trump : « You’ve been lied to/You’ve been fed truths. » Quand, en février, Richard Spencer, le leader de l’alt-right, mouvance américaine cryptofasciste, a nommé Depeche Mode groupe officiel de son mouvement, les Anglais ont immédiatement récusé tout lien avec lui. Parmi les titres les plus politiques de leurs disques précédents : The Lanscape is Changing, charge contre la dégradation de l’environnement ; Everything Counts, critique du capitalisme thatchérien, People are People, plaidoyer pour la tolérance ; John the Revelator, réquisitoire contre la politique étrangère de George W. Bush.

05 – Une vidéographie remarquable
  • Morceau-clé : Strangelove (1987), quintessence du style Corbijn

De leur premier clip pour Just Can’t Get Enough jusqu’à Where’s the Revolution, DM a produit plus de 70 vidéos. Ces films déroulent un univers trouble et sombre, souvent sulfureux, qui se prête particulièrement bien au noir et blanc. Le groupe a noué une relation très privilégiée avec le photographe-cinéaste Anton Corbijn, obsédé du monochrome, passionné de musique. Le Néerlandais a tourné près d’une trentaine de vidéos pour DM, parmi lesquelles quelques chefs-d’oeuvre, de Personal Jesus à Enjoy the Silence, en passant par Behind the Wheel.

06 – Une sobriété chèrement acquise
  • Morceau-clé : Walking in my Shoes (1993), l’exposé du problème

Autant le dire : Gahan et Gore n’ont pas toujours bu que de l’eau minérale. Accro à l’héroïne, Dave Gahan a eu une crise cardiaque en 1993 en plein concert. En 1995, il se coupe les veines et en réchappe de peu. En 1996, à Los Angeles, c’est l’overdose : son coeur s’arrête de battre pendant deux minutes. Les secours parviennent à le ranimer et il gagne le surnom de « The Cat », puisqu’il semble avoir neuf vies. Martin Gore, lui, a depuis sa jeunesse un gros problème d’alcool. Les deux hommes, aujourd’hui pères de famille, sont désormais « clean ».

07 – La technophilie de Gore
  • Morceau-clé : Europa Hymn (2015), sur l’album solo de Gore, « MG »

Martin Gore, qui voue un culte à Kraftwerk, pionniers allemands de l’électronique, est un geek musical. Les machines lui apportent « une grande source d’inspiration » : « Le fait d’utiliser les nouvelles technologies fait de Depeche Mode un groupe toujours contemporain. » C’est au gré de ses découvertes et aussi au hasard des rencontres et des collaborations, que le groupe change de son, tantôt plus rock industriel, tantôt plus électronique, sans s’interdire une passade avec le grunge.

Source : 7 secrets de longévité de Depeche Mode, Les Echos Week-end

20170317 – News / L’album antirévolutionnaire de Depeche Mode – Le Point

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Modifié le 17/03/2017 à 16:55 – Publié le 17/03/2017 à 16:32 | Le Point.fr

Le trio sort Spirit, un quatorzième disque sombre et mystique… comme tout ce qu’il fait depuis 25 ans ! Serait-il devenu son propre cliché ?

Le 5 octobre 1981, Depeche Mode révolutionnait la musique britannique, en sortant Speak & Spell, un premier album aux mélodies sautillantes entêtantes (comment oublier les sept notes vivement pressées sur un synthé de « I just can’t get enough » ?), qui influença – pour le meilleur et pour le pire – le paysage sonore de la décennie qu’elle ouvrait.

Trente-six ans et 100 millions d’albums vendus plus tard, le trio de Basilson (Essex) est de retour, et contrairement à tous ceux qui ont laissé leur marque sur l’histoire du rock, ils ne portent pas sur leur visage les stigmates de leurs excès (de drogue, d’alcool, de fêtes, de femmes). « C’est un des rares groupes des années 80 qui a survécu et qui conserve un certain niveau de qualité musicale », s’enthousiasme le journaliste Jacques Braunstein, fan de la première heure.

Leur musique a en effet peu évolué depuis 1982, date à laquelle Martin Gore remplaça Vince Clarke à la composition. Dans Spirit, le quatorzième album de Depeche Mode, sorti ce vendredi, on retrouve ainsi les sombres mélodies post-punk de Gore, toujours aussi inquiétantes, quasi-fascistes, et dans ses textes les mêmes interrogations sur Dieu, le monde qui part en vrille et les politiciens pourris. « On n’y est pas encore, on n’a pas évolué », annonce d’emblée Dave Grahan dans « Going Backwards », de sa belle voix traînante, étonnamment peu altérée par les overdoses à répétition, magnifiée par des synthés mystiques qui sonnent presque comme des orgues. Clean depuis vingt ans, il a même réussi à s’imposer comme coauteur des chansons du groupe.

Pourtant ces vétérans ne parviennent toujours pas à se renouveler, et les chansons se succèdent et se ressemblent encore. D’ailleurs, Anton Corbijn, photographe et compagnon de toujours du groupe (il a réalisé 19 de leurs clips depuis 1986), est encore une fois derrière la caméra pour la vidéo de « Where’s The Revolution ? », leur dernier single. Alors, elle est où la révolution ? Chez Depeche Mode, nulle part, mais c’est ce qui devrait ravir leurs fans.

Source : L’album antirévolutionnaire de Depeche Mode – Le Point

20170317 – News / Les futurs films Star Wars se passeront des personnages iconiques | News | Premiere.fr

Luke Skywalker, Dark Vador ou Han Solo ne sont pas l’avenir de la franchise.

17/03/2017 – 10:45

Star Wars : The Last Jedi

Star Wars Episode 8 : Les Derniers Jedi

Gary Whitta, le scénariste de Rogue One : A Star Wars Story, a accordé une interview à ComingSoon dans laquelle il explique que les futurs films Star Wars n’auront pas pour personnages principaux les icônes de la franchise. Quand nos confères lui demandent s’il y aura un jour un long-métrage Star Wars sans Vador, Yoda, Boba Fett ou les Stormtroopers, il répond : « Je crois qu’on a déjà fait 90 % du chemin avec Rogue. Oui, il y a Leia, l’Étoile de la mort et Vador, parce que ce sont des éléments de cette histoire et qu’ils doivent être présents. Impossible de raconter cette histoire sans ces personnages. Mais 90 % de cette histoire est composée de nouveaux personnages, de nouvelles planètes et de nouveaux lieux inédits. C’est un film Star Wars sans Jedi ! On ne voit pas un sabre laser avant que Vader sorte le sien à la fin (…) L’ADN du film est très différent de tous les autres Star Wars« .

Et Gary Whitta d’ajouter : « Le prochain spin-off est Han Solo, qui est un personnage familier, mais au fur et à mesure vous allez voir… Une des choses qu’on veut vraiment faire à Lucasfilm, c’est de créer un univers et de ne pas se reposer sur les vieilles légendes. On a Rey, Finn et Kylo Ren, déjà une nouvelle génération de personnages. Peu importe le genre de films Star Wars qu’ils feront dans 10 ou 20 ans, je ne crois pas qu’ils vont utiliser l’héritage de la franchise comme par le passé (…) Il faut raconter de nouvelles histoires« .

Préparez-vous donc à dire adieu à Luke Skywalker, Dark Vador et les autres dans un avenir proche. Rogue One : A Star Wars Story, nommé à l’Oscar des Meilleurs effets visuels, sera disponible en DVD et Blu-ray le 21 avril prochain.

Source : Les futurs films Star Wars se passeront des personnages iconiques | News | Premiere.fr

Avis Pimpf  : c’est bien la qu’on voit l’effet Disney, ce sera de plus en plus sans moi je ne me reconnais de moins moins dans leur « nouvel univers  » je ne me suis pas éclaté avec Rogue One… si ce n’est pour les clins d’oeil à la trilogie classique… bref… une autre page se tourne…

20170317 – News / Quand le travail dérègle l’horloge biologique, aux dépens du sommeil et de la santé – 17/03/2017 – ladepeche.fr

(AFP) – On dort moins longtemps et moins bien en France comme dans l’ensemble des pays industrialisés, où les rythmes de vie et de travail, en particulier de nuit et en horaires décalés, perturbent notre horloge biologique, au péril de notre santé, alertent des spécialistes, interrogés par l’AFP avec plusieurs patients.
Plus de la moitié des Français ne dorment pas assez et près d’un tiers déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil. 16% souffrent d’insomnie chronique, tandis que 73% disent se réveiller au moins une fois par nuit environ 30 minutes et 28% somnoler en journée, selon l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), initiateur de la journée du sommeil en France (www.journeedusommeil.org).

« La performance est devenue un impératif socio-culturel qui, ajouté au développement des écrans, d’internet et des réseaux sociaux, dérègle totalement l’horloge biologique. On peut être sur le pont à toute heure du jour et de la nuit, sept jours sur sept, avec comme conséquence un manque chronique de sommeil ou une insomnie », déplore Joëlle Adrien, neurobiologiste et présidente de l’INSV.

« Lorsqu’ils ne respectent plus l’alternance vitale éveil/jour, sommeil/nuit, les rythmes et organisations de travail perturbent complètement notre sommeil avec un coût social et de santé considérable », ajoute-t-elle.

Maladies cardio-vasculaires, cancers, en particulier du sein chez la femme, surpoids, diabète…: « les répercussions du manque de sommeil sur la santé sont graves », confirme à l’AFP le professeur Damien Léger, responsable du centre du sommeil et de la vigilance à l’Hôtel Dieu (AP-HP Paris-Descartes).

Les travailleurs de la nuit et ceux qui en horaires décalés (qui changent d’une semaine ou d’un jour à l’autre) sont les plus touchés. « C’est 20% des salariés (six millions) qui dorment en moyenne une à deux heures de moins par 24 heures, une nuit de moins par semaine et 30 à 40 nuits de moins par an que ceux qui travaillent de jour », analyse le Pr Léger, auteur de recommandations adoptées par la Haute autorité de santé (HAS) pour la surveillance de ces travailleurs.

Infirmière de nuit pendant près de deux ans « en poste de douze heures », Isabelle, 31 ans, a dû arrêter, suite à « des malaises, problèmes digestifs et une dépression ». Soumise aux mêmes rythmes, sa collègue Sonia, 28 ans, « apprécie sa disponibilité de jour pour ses enfants » mais « ne peut plus dormir sans aide médicamenteuse ».

Même chose pour Jean, 36 ans, agent d’entretien affecté au nettoyage de bureaux entre 3H00 et 10H00 et souvent le dimanche qui ne se sent « jamais reposé » même quand il parvient à s’endormir « avec des somnifères ». Il dit souffrir régulièrement de « maux de tête ».

La proportion des travailleurs de nuit (15,4%) a plus que doublé en 20 ans et concerne 3,5 millions de personnes, selon l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Et « les métiers changent », dit le Pr Léger citant, aux côtés de l’industrie, « la sécurité, la santé, les transports, la grande distribution mais aussi la communication, les médias et l’accompagnement des personnes dépendantes ».

Son constat est sans appel : quelle que soit l’activité professionnelle, « le temps réservé au sommeil est de plus en plus court et de mauvaise qualité ».

Apnée du sommeil, trous de mémoireC’est le travail de jour qui a conduit Thierry Lemoine, 58 ans, comptable au service d’une grande entreprise américaine spécialisée dans la gestion des ressources humaines, à consulter le Pr Léger.

« Il y a quelques années, raconte-t-il, je me levais aussi fatigué qu’en me couchant. Ca a été le révélateur d’une apnée du sommeil sévère et de troubles du sommeil suivis de trous de mémoire. J’ai vite fait le lien avec le travail ».

« J’avais une pression constante de la part de ma hiérarchie mais j’ai continué », ajoute-t-il, confessant un « burn out » (épuisement professionnel) qui lui a « ouvert les yeux ».

Autre patiente du Pr Léger, Christelle, 43 ans, est diagnostiquée « hypersomnolente » en 2014, suite à un accident de la route.

« Je me réveillais cinq à dix fois par nuit et je m’endormais dans la journée », explique cette enseignante spécialisée dans l’aide aux élèves en difficulté (Rased). Elle travaillait dans six établissements du Pas-de-Calais, à raison de « trois par jour ». Un matin, « je me suis endormie au volant; j’ai eu le sternum cassé mais ça aurait pu être plus grave », dit-elle.

– Télétravail, nouvelles technologies –

Pour éviter de longs trajets, certains salariés choisissent le télétravail mais, selon un récent rapport de l’ONU, à trop forte dose il perturbe aussi le sommeil.

« 42% des salariés qui travaillent en permanence à domicile » et « 42% des télétravailleurs très mobiles » ont en effet des problèmes de sommeil, contre « 29% pour ceux travaillant sur un lieu de travail », indique ce document, qui relève « un allongement » et une « intensification » du travail par chevauchement des temps de travail et personnel.

Autre risque pour l’horloge biologique, les nouvelles technologies « ont profondément changé la nature du travail et induisent une fatigue psychique », estime le psychiatre Patrick Légeron, pionnier dans l’étude des maladies liées au stress au travail.

Non seulement le travail sur écran induit une « fatigue visuelle forte » mais « la lumière des leds stimule la vigilance au même titre que le café » et l’hyperconnexion « charge notre cerveau en permanence par des alertes, du zapping », explique-t-il.

Les enquêtes de l’INSV ont montré que 40% des 18-35 ans dorment avec leur téléphone allumé et 30% de ceux-là (12%) répondent à des e-mails ou sms au milieu de la nuit. « Leur sommeil en est forcément perturbé directement ou indirectement. Or, pour dormir, il faut faire silence, le vide », insiste le Pr Léger.

Alors que 18% des personnes qui dorment mal ne se traitent pas et que neuf personnes sur dix de celles qui se soignent ont recours aux médicaments, selon l’INSV, le Pr Léger développe des traitements qui s’appuient sur les thérapies cognitives et comportementales, la lumière, la relaxation, la pleine conscience et le sport.

Source : Quand le travail dérègle l’horloge biologique, aux dépens du sommeil et de la santé – 17/03/2017 – ladepeche.fr

20170317 – News / Alexa / Google Assistant : qui commande à la maison ?

Il y a 3 ans, Amazon présentait l’Echo, une enceinte connectée dotée d’une intelligence artificielle nommée Alexa. Deux ans plus tard, nous assistions à la riposte de Google qui, au détour de sa conférence I/O, annonçait le Home, un assistant domotique avec Google Assistant comme porte-voix. Ce dernier s’imposait dès lors comme le principal concurrent à l’offensive Amazon. Portrait de deux identités virtuelles pas si différentes.

À gauche : l’assistant domotique Amazon Echo, à droite : l’assistant Google Home

Les pionniers de la maison connectée tels que Creston, AMX ou encore Somfy sont à présent devancés depuis 3 ans par deux nouveaux acteurs que nous n’attendions pas forcément sur ce segment : Amazon et Google. L’histoire commence en 2014, lorsqu’Amazon présente l’Echo, une enceinte connectée dotée d’une intelligence artificielle (IA) nommée Alexa. De la même façon qu’Apple a Siri ou que Microsoft a Cortana, le géant de l’e-commerce entend bien déployer son propre assistant virtuel. En à peine deux ans, ledit assistant s’est gentiment installé dans quelques terminaux mobiles (tablettes, montres connectées), dans une petite série de voitures et de plus en plus dans la maison (fours, aspirateurs). Il n’a pas fallu longtemps pour que Google suive cette tendance. En mai 2016, lors du Google I/O, le roi d’Internet riposte en présentant Google Home, solution connectée sous forme d’enceinte exploitant Google Assistant, l’intelligence artificielle de Google.

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Les deux enceintes Amazon Echo et Google Home embarquent donc respectivement les IA que sont Alexa et Google Assistant. L’une comme l’autre se revendiquent comme cœur de la maison connectée : système de divertissement, de pilotage des objets connectés et d’assistance capable de répondre aux demandes vocales de l’utilisateur. Depuis l’essor de ces deux assistants domotiques, c’est tout le petit monde de la maison connectée qui vibre au rythme des enrichissements de ces appareils et qui voit naître pléthore de produits concurrentiels.

Assistant virtuel : l’esprit

Alexa d’Amazon et Google Assistant de Google donc, sont référencés comme des Intelligences Artificielles (IA). Certains préféreront sans doute les termes d’assistants virtuels, assistants intelligents ou assistants vocaux. Qu’à cela ne tienne, l’intention est la même. Il s’agit surtout et avant tout d’un outil logiciel qui a la lourde tâche de satisfaire son utilisateur. Pour ce faire, il combine une technologie qui permet d’interpréter le langage naturel et une intelligence artificielle. C’est la richesse de cette interconnexion qui définit les possibilités offertes en pratique par Alexa ou Google Assistant. Tous deux exploitent le contexte dans lequel ils évoluent et analysent les habitudes des utilisateurs pour fournir des réponses et propositions plus pertinentes. De là, les perspectives sont nombreuses et les utilisateurs peuvent envisager tout et, pourquoi pas, n’importe quoi.

Assistant domotique : le corps

Les enceintes Amazon Echo et Google Home hébergent les intelligences artificielles Alexa et Google Assistant. Dans les deux cas, il s’agit d’une enceinte cylindrique pensée pour être exposée dans n’importe quel intérieur. Toutes deux sont connectées en Wi-Fi à la box Internet du foyer.

La suite de l’article et le comparatif en détail sur le lien ci dessous

Source : Alexa / Google Assistant : qui commande à la maison ?

20170317 – News / Depeche Mode éclaire l’obscur – Culture / Next (Liberation)

Les stars britanniques reviennent avec un quatorzième album ténébreux où s’affine leur son.

Il est toujours fascinant d’être confronté aux mesures drastiques visant à éviter les fuites des rares albums d’artistes dont les ventes sont encore significatives. Ecoute en petit comité, avec clause de confidentialité, ou au casque sous surveillance de l’unique exemplaire d’un disque conservé dans un placard fermé à double tour… Spirit, le quatorzième album de Depeche Mode, s’ouvre sous conditions. Livrant depuis 1997 avec une précision d’horloger un nouveau disque tous les quatre ans, le trio anglais est loin de ses pics créatifs et commerciaux, mais reste l’un des poids lourds de l’industrie musicale, avec plus d’un million de copies de Delta Machine, classé 31e des ventes mondiales en 2013. Ceci posé, qu’attendre d’un groupe présent depuis plus de trente-cinq ans et dont chaque livraison, de plus en plus sombre, est d’abord destinée à vendre des billets de concert ? Rien, et c’est ce qui rend ce Spirit d’autant plus agréable. Après trois albums qui mixaient avec routine chansons tristes-obsessions blues-titres nerveux, Depeche Mode s’est acoquiné avec James Ford de Simian Mobile Disco pour évoluer à défaut de se réinventer. Lourd et pessimiste, Spirit surprend par sa cohérence sonore. Le sound design est impressionnant de précision et de puissance, les ambiances sont plombées à souhait, et le mix entre guitares et électronique fonctionne à merveille. Expression d’une vision du monde désenchantée, dans laquelle il n’est pas difficile de voir le reflet de la situation politique, Spirit se permet une entame empreinte d’emphase avec Going Backwards et ses paroles catastrophistes, suivi du single Where’s the Revolution, appel engagé au réveil citoyen, avant de voir son tempo général tomber pour une succession de titres à la rage sourde, qui rappellent par instants la discographie passée du trio. You Move et Poison Heart ont des faux airs de l’album Songs of Faith and Devotion (1993), quand Eternal nous rappelle un Little 15 (1987) qu’on aurait englué dans un baril de dissonance. Avec ce poisseux Spirit, qui nécessitera plusieurs écoutes pour révéler ses charmes, on ne peut que mesurer le chemin parcouru par les quinquagénaires, loin de l’image de garçons coiffeurs et leur aimable pop synthétique des débuts.

Benoît Carretier

Depeche Mode Spirit (Venusnote Ltd/Columbia/ Sony Music)

Source : Depeche Mode éclaire l’obscur – Culture / Next

20170317 – News / Musique : Depeche Mode, révolutions permanentes

Après quatre ans d’absence, Depeche Mode sortent ce vendredi « Spirit ». Avant une grande tournée mondiale et notamment un passage cet été au Stade de France, les Anglais signent un disque très sombre, très politique aussi. Tout simplement un album qui va compter.

C’est à chaque fois la même rengaine avec un tel groupe : qu’ont-ils encore à dire, quelles couleurs musicales vont-ils dessiner, quelle mode vont-ils suivre ? La réponse est immédiate sur Spirit ; Depeche Mode et ses trois quinquagénaires suivent toujours leur propre agenda. Ce 14e album, à classer dans le haut du panier d’une carrière discographique longue de 36 ans, est tout entier fait de colère rentrée, de mots d’ordre scandés, de révolutions prônées.

Nos gouvernements nous mentent, le repli sur soi est à l’oeuvre partout dans le monde, les hommes sont les pions silencieux des puissants… La plume de Martin Gore est trempée dans les désordres mondiaux de ces dernières années, dans une ère où Donald Trump est devenu le héraut de la post-vérité. Les machines ajoutent à l’ambiance crépusculaire et la voix de Dave Gahan émerge, pleine de beauté et d’aspérités, comme sur le très beau Cover Me.

Toujours aussi frappant, le fait que Depeche Mode ne vive pas de son glorieux passé. Le concept de tendance ne survit pas à l’élaboration de leur son, plus synthétique et robotique, malaxé en studio par un nouveau producteur, James Ford, par ailleurs membre de Simian Mobile Disco. Oui, le groupe a encore des choses à dire et ce n’est pas très emballant : « Nos âmes sont corrompues, nos esprits embrouillés, nous sommes foutus » (sur le dernier titre de l’album, Fail).

Depeche Mode, Spirit (Columbia Records). Album disponible. En concert le 12 mai à Nice (stade Charles-Ehrmann), le 29 mai à Lille (stade Pierre-Maurroy) et le 1er juillet au Stade de France (complet).

Source : Musique : Depeche Mode, révolutions permanentes

20170317 – News : Depeche Mode de retour avec « Spirit », un disque révolté, sensuel et spirituel

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Sylvain ZimmermannJournaliste

Un parfum de révolte flotte sur le nouveau Depeche Mode. Il suffit de jeter un œil à la pochette de Spirit, le quatorzième album studio du groupe britannique. On y voit cinq paires de jambes bottées, surmontées de six drapeaux flottant au vent. Une bien étrange parade militaire. Car le visuel interpelle : il manque le reste des corps de ces révoltés très déterminés, qui avancent en cadence.

Plus de 36 ans après leurs débuts, les rois de la synthpop, précurseurs des musiques électroniques, sont toujours aussi indignés, déterminés à critiquer un monde qui marche sur la tête ou… sans ses jambes. Le trio de Basildon pourrait se contenter de recycler la même formule gagnante d’album en album, de fabriquer à la chaîne des tubes taillés pour les stades comme Personal JesusEnjoy The Silence ou Never Let Me Down Again. Bref, la jouer pépère comme les autres légendes vivantes de la musique. Se contenter de best of à la pelle et de tournées interminables.

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C’est mal connaître Depeche Mode qui préfère continuer à creuser son sillon, celui d’un groupe exigeant, sans concession. Toujours attentif à son époque. À l’image de Sounds of The Universe ou DeltaSpirit n’est pas un disque immédiat, ni facile. Ne cherchez pas de grands tubes newwave jouissifs parmi les douze titres. Sombre, profond, intense, celui-ci se révèle au fil de longues écoutes. Co-écrit par Martin L. Gore et Dave Gahan, Spirit a été produit par James Ford, moitié de Simian Mobile Disco, qui a collaboré avec Foals, Florence & The Machine et les Arctic Monkeys. Un choix décisif. En se passant de Ben Hillier, producteur des trois opus précédents, Depeche Mode a trouvé un son clair, dépouillé, élégant. Idéal pour explorer la noirceur de l’âme humaine.

Un album engagé qui dénonce sans ménagement notre société

La pochette de « Spirit », quatorzième album de Depeche ModeCrédit : Sony Music / Colombia

Spirit s’ouvre avec Going Backwards, un titre simple, grave, qui sonne comme une mise en garde. Accompagné d’un timide accord de guitare, Dave Gahan délivre son message avec une désolation dans la voix : « Nous n’avons pas évolué, nous n’avons pas de respect, nous avons perdu le contrôle, nous retournons en arrière. Nous ignorons les réalités. Nous retournons en arrière. » Des paroles très fortes qui font forcément écho à l’actualité politique des derniers mois. Depeche Mode a toujours dénoncé le totalitarisme, l’intolérance, les pouvoirs de l’argent qui asservissent les peuples. En jouant avec leurs codes pour mieux les fracasser.

Qui prend vos décisions ? Vous ou votre religion ?/Votre gouvernement, vos pays / Vos junkies patriotes ?

Dave Gahan

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« Nous avons perdu notre âme, nous retournons en arrière avec une mentalité de l’âge de pierre », poursuit Dave Gahan avant de scander à la fin du morceau : ‘We Feel Nothing Inside » soit « Nous ne ressentons rien à l’intérieur ». Depeche Mode ne prend pas de gants pour décrire l’évolution de société.

Le deuxième titre est un prolongement logique à cette réflexion. Where’s The Revolution, premier single de Spirit, tente de réveiller les masses. « Où est la révolution ? lance le chanteur, rageur. Qui prend vos décisions ? Vous ou votre religion ? / Votre gouvernement, vos pays / Vos junkies patriotes ? » La lourde basse martèle, la batterie se fait militaire, le refrain est repris en chœur comme dans une manifestation. La révolution est en marche. Enfin, Depeche Mode l’espère encore. 

Depeche Mode – Where’s the RevolutionDurée : | Date : 09/02/2017

Une exploration des âmes torturées

Spirit est sans doute le disque le plus politique des Britanniques depuis plus d’une décennie. Mais le groupe n’oublie pas pour autant ses autres thèmes de prédilection : les relations amoureuses, toujours torturées, compliquées. Sur The Worst Crime, un Dave Gahan désabusé enveloppé dans un son de clavier spectral, se penche sur l’échec du couple : « Avant il y avait des solutions. Maintenant, nous n’avons plus d’excuses. » Et d’ajouter : « Nous sommes les juges, les jurés. C’est trop tard pour la fureur. On doit accepter la sentence. »

You Move renoue avec l’ambiance d’Ultra, chef-d’œuvre de noirceur sorti il y a 20 ans. Très dark, langoureux, sexuel, le morceau offre un jeu de domination : « J’aime la façon dont tu bouges, j’aime la façon dont tu bouges pour moi ce soir ». On retrouve un Dave Gahan, joueur, pervers : « Les tentations frappent à ma porte ». So Much Love est quelque part dans la même veine. Pur titre synthpop, il est également obsessionnel. « Il y a tellement d’amour en moi », confie Dave Gahan. Tu me faire passer pour un démon, ça me satisfait. » 

Cover Me est un sommet de noirceur, parcouru par un grand spleen. Le titre slow tempo pourrait figurer sur la bande originale d’un thriller ou d’un film de science-fiction post-apocalyptique. Le clavier se fait angoissant, répétitif. On s’attend à voir surgir à tout moment une machine tueuse. Jusqu’à une lueur d’espoir au milieu de cette ballade : « Je nous imagine dans une autre vie. Où nous sommes tous des super stars », lâche Dave Gahan.

Esprit de Depeche Mode, es-tu là ?

Comme son titre l’indique, Spirit est également habité par la spiritualité. Thème récurrent chez Depeche Mode. Le groupe a toujours exploré le rapport des hommes au divin. Dave Gahan le souligne souvent en interview, il évoque en permanence cet esprit qui lie les individus. Le péché, la foi, la rédemption reviennent sans cesse dans les chansons du groupe de Basildon. Eternal, l’un des rares titres interprétés par Martin L. Gore sur Spirit, s’apparente à un prêche religieux doublé d’un son d’orgue. Sa voix aérienne est douce et rassurante : « Oh, mon petit. Je te protégerai et t’entourerai de mon amour aussi bien que n’importe quel homme peut, aussi bien que n’importe quel homme pourrait. Je serai là pour toi pour toujours. »

Nos âmes sont corrompues, nos esprits sont en pagaille. À quoi pensons-nous ?

Martin L. Gore

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Sur Fail, Martin L. Gore interpelle une ultime fois l’auditeur en dressant un tableau des plus inquiétants : « Nous sommes sans espoirs. Arrêtons de nous mentir à nous-mêmes. Nos âmes sont corrompues, nos esprits sont en pagaille. Notre conscience dit « Banqueroute ». Nous sommes foutus… À quoi pensons-nous ? » Il ajoute : « Notre dignité a mis les voiles, nous avons échoué. Pourtant, cette chanson ne signifie pas que tous les espoirs sont perdus. Depeche Mode fait appel à l’esprit de résilience qui sommeille en chacun. Pour bâtir un monde nouveau ?

Spirit, de Depeche Mode (Columbia/Sony). Concerts le 12 mai à Nice, le 1er juillet au Stade de France.

Depeche Mode – Where’s the Revolution – Behind the ScenesDurée : | Date : 17/03/2017

Source : Depeche Mode de retour avec « Spirit », un disque révolté, sensuel et spirituel

20170317 – News : L’iPhone 7 Plus est disponible aux couleurs du Macintosh de 1984 ! | meltyStyle

L’iPhone 7 Plus a tout pour plaire. Mais le grand smartphone pommé n’est pas aussi tape-à-l’oeil qu’un Macintosh de 1984.  Sauf cet iPhone qui est décliné aux couleurs de l’ordinateur original d’Apple.

Avis à tous les Apple addict, l’iPhone 7 Plus vient d’être décliné dans une nouvelle version. Si tu es un adepte des produits pommés, ce nouveau smartphone va te laisser sans voix. Réalisé par ColorWare qui a déjà coloré tous les AirPods, ce nouvel iPhone se pare de la fameuse pomme multicolore que l’on aurait aimé retrouver sur nos produits d’aujourd’hui. Mieux encore, il reprend le fameux gris du boitier du Macintosh de 1984. Tu l’as donc compris. Cet iPhone 7 Plus version Retro n’est pas comme tous les autres. Mais son prix pourrait te faire pleurer.

Si cet iPhone 7 Plus est vraiment magnifique, son prix pourrait être un vrai frein à l’achat. Commercialisé à 1899 dollars par ICI, ce smartphone pommé est excessivement cher. Mais comme dirait l’autre, quand on aime, on ne compte pas ! En attendant de gagner à l’EuroMillion, tu peux d’ores et déjà découvrir comment un petit génie d’informatique a réussi à remplacer iOS par Windows XP. Oui, rien n’arrête le progrès. T’es prêt à mettre 2000 euros pour avoir un iPhone unique dans son genre ? 

Source : L’iPhone 7 Plus est disponible aux couleurs du Macintosh de 1984 ! | meltyStyle