20170317 – News / Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

La Ville Lumière fait rêver. Mais connaissez-vous vraiment son histoire? En partenariat avec Le Pavillon de l’Arsenal, chaque semaine, Le Figaro Immobilier vous fait remonter le temps. Épisode 10 : la ville ouverte.

À la veille de la Première guerre mondiale, Paris doit faire face à un problème de surpopulation. Avec presque trois millions de personnes, la question du logement devient un problème crucial. Elle n’est d’ailleurs toujours pas réglée, cent ans plus tard. Résultat: 12.000 personnes meurent alors chaque année à Paris de la tuberculose – cette «maladie de l’habitat» comme on la nommait à l’époque -, selon une grande enquête menée par Paul Juillerat, ancien chef du service d’hygiène de Paris et membre du Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine. Les spécialistes expliquent l’apparition de cas de tuberculose par la trop forte densité et en particulier à l’étroitesse des voies de circulation par rapport à la hauteur des immeubles.

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La Ville engage alors les premières opérations complètes de rénovation. Plus tôt au début du siècle, le Conseil municipal a créé une liste de six îlots dits «tuberculeux» ou insalubres qui s’étendra à 17, après la Première Guerre mondiale. L’îlot numéro 1 (quartier Saint-Merri et le plateau Beaubourg) ne sera entièrement détruit qu’en 1930.

Les ancêtres des offices HLM voient le jour en 1914

Cette période voit également la création, en 1914, de l’Office public d’habitation à bon marché (OPHBM), l’ancêtre de notre actuel Office public d’aménagement et de construction (Opac). Les premiers logements sociaux, appelés, à l’époque, habitations à bon marché (HBM) sont construits. Les gouvernements successifs décident la suppression de l’enceinte fortifiée de la capitale, qui n’est plus adaptée aux besoins de la Défense, et l’aménagement de la partie située entre les boulevards des Maréchaux et la limite extrême de la zone de servitude militaire. Celle-ci sur laquelle a été tracé par la suite le boulevard périphérique avait été laissée volontairement en friche par la Défense de Paris pour des raisons militaires à la fin du XIXe siècle. Sur ces terrains, ont été bâtis des immeubles de briques oranges, hauts généralement de six étages pour les foyers modestes de la capitale. Une loi de 1949 les transformera en habitations à loyer modéré qui constituent aujourd’hui l’outil principal de l’État pour lutter contre la crise du logement.

Source : Au début du XXe siècle, la crise du logement sévissait déjà à Paris

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