20161012 -Campagne d’affichage polémique à Béziers : Robert Ménard récidive – Le Point

Mardi, des affiches anti-migrants ont été éparpillées par la mairie dans les rues de la ville, qui s’apprête à accueillir 40 demandeurs d’asile supplémentaires.

 

Source : Campagne d’affichage polémique à Béziers : Robert Ménard récidive – Le Point

 

Avis Pimpf : il est terrible ce gars, et dire qu’il gère RSF…  je souhaite que la France ne traverse jamais de grande crises qui pousse sa population à aller voir d’autres pays car si on les accueille de la même manière ça va être difficile… dans ce monde le clivage s’étend sur ceux qui vivent dans la misère et dans des conditions horribles et les pays qui vivent sur leurs acquis…

20161008 -Vanves : ils veulent que la place de la République retrouve sa tranquillité – le Parisien

Vanves, Septembre 2016 , les commerçants et riverains sont excédés par les groupes  de jeunes qui  se réunissent  tous les soirs sur la place de la République. En juillet, une bagarre avait même éclaté. (LP/A.R.)
Ariane Riou
VanvesSécuritéPlace de la République

C’est l’histoire d’une place coquette et tranquille dont la fréquentation a changé ces derniers mois. En juillet dernier, une rixe entre jeunes avait éclaté sur la place de la République à Vanves, faisant deux blessés. Depuis, la colère des riverains et des commerçants de la place ne redescend pas. « Ce n’est plus l’endroit que j’ai connu en arrivant ici », souffle une commerçante installée depuis plus de 15 ans. « Il y a des rassemblements tous les soirs, les jeunes écoutent de la musique, discutent parfois très fort et très tard… », confirme une habitante, qui préfère rester anonyme, par peur des représailles.

Il y a quelques semaines, un restaurateur, dépité, a même décidé de mettre la clé sous la porte. « On en a ras le bol. Ça fait fuir notre clientèle, fustigeait-il, au lendemain de la rixe. Il y a même des clients qui ont été touchés par des projections de mortiers alors qu’ils étaient en terrasse. » Cet été, plusieurs riverains affirment avoir vu des fusées lancées jusqu’à l’église qui domine cette petite place pavée. « Ça aurait pu être dangereux. Il y a beaucoup de familles avec des enfants en bas âge qui vivent ici », regrette un riverain.

Un arrêté interdit la vente à emporter d’alcoolD’après la mairie, les jeunes sont pour la plupart originaires de Vanves, quelques-uns des communes alentour. Pour Ginette, qui vit au-dessus des lieux de rassemblement depuis dix ans, le problème est donc plus profond. « S’ils viennent ici, c’est qu’ils ne savent pas où aller. Pris individuellement, ils sont souvent très sympathiques, souligne cette retraitée de 90 ans. Ce qu’il faudrait, c’est les occuper. »

Pour le maire (UDI) Bernard Gauducheau, plusieurs facteurs peuvent expliquer le changement du climat de cette place, notamment « la mobilisation des forces de l’ordre sur d’autres terrains dans le cadre de l’état d’urgence » ou « les baisses des effectifs de police nationale sur la circonscription ».

D’après l’édile, des mesures ont déjà été prises pour tenter de régler les choses. « L’élagage des bosquets pour empêcher les angles morts pour la vidéosurveillance, l’installation de bacs à orangerie pour dissuader les jeux de ballons, l’intensification des patrouilles de la police municipale dès 15 heures, la prise d’un arrêté interdisant la consommation et la vente à emporter de boissons alcoolisées », détaille-t-il. « Nous avons également renforcé l’équipe d’éducateurs spécialisés », complète le maire.

Source : Vanves : ils veulent que la place de la République retrouve sa tranquillité – le Parisien

20161008 -Eric Zemmour visé par une enquête pour apologie du terrorisme | www.francesoir.fr

Il y a selon lui « quelque chose de respectable » chez les djihadistes: les propos du polémiste Eric Zemmour dans le magazine Causeur ont déclenché vendredi 7 l’ouverture, par le parquet de Paris, d’une enquête pour apologie du terrorisme. Dans le numéro d’octobre de ce mensuel qui se revendique à rebours du « ronron dominant », l’essayiste habitué des polémiques déclare prendre « l’islam au sérieux »: « Je ne le méprise pas! Je ne pense pas que les djihadistes soient des abrutis ou des fous ».

Source : Eric Zemmour visé par une enquête pour apologie du terrorisme | www.francesoir.fr

 

Avis Pimpf: bien fait  ce n’est pas à mon habitude ce genre d’articles mais ce mec la a des propos dangereux et rétrograde,  et de lui laisser autant de visibilité médiatique n’aide qu’a la propagation de ses idées dangereuses…

20161008 – L’homme de télévision Pierre Tchernia est décédé – La Voix du Nord

Pierre Tchernia, le «Monsieur Cinéma» de la télévision française et l’un des derniers géants du petit écran, est décédé samedi dans la nuit à l’âge de 88 ans, une disparition pleurée par le monde audiovisuel et des milliers d’anonymes.

Source : L’homme de télévision Pierre Tchernia est décédé – La Voix du Nord

20160926 – News / Paris : la première navette sans chauffeur de la RATP testée

À Paris, la première navette sans chauffeur a été lancée hier, samedi 24 septembre. Le but est écologique. Ce n’est pour l’instant qu’un test, mais d’autres expérimentations sont prévues dans les prochains mois.

Le véhicule mesure quatre mètres de long sur deux de large, peut transporter douze passagers à 20 km/h en moyenne. Il est électrique, bardé de capteurs et surtout sans chauffeur. La RATP l’a présenté aux Parisiens hier, samedi 24 septembre, sur un circuit aménagé de 130 mètres sur la voie piétonne Georges Pompidou. « Je trouve ça prometteur pour Paris et je pense que ça serait une belle image de la ville moderne qui a des voitures autonomes », explique une passagère de cette navette sans chauffeur.

Plusieurs essais effectués par la RATP courant 2017

Cette navette autonome devrait être testée en situation réelle avant la fin de l’année sur le pont Charles de Gaulle. Aux heures de pointe, ce sont 1 000 personnes qui empruntent ce pont à pied pour leurs correspondances entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. L’idée de ce type de transport est la politique du dernier kilomètre, là où le transport de masse n’est pas rentable, le minibus autonome vient combler ce manque. Plusieurs essais seront effectués par la RATP courant 2017. On reste loin du test à Lyon où deux navettes électriques circulent entre les passants depuis le 5 septembre pour un an.

Source : Paris : la première navette sans chauffeur de la RATP testée

20160926 – News / Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?

– Tristan Reynaud/SIPA

Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent

*Audrey Chauvet

Métro, RER, bus, Autolib, Vélib, tramway,… Les habitants de Paris et d’Ile-de-France ne manquent pas de choix en matière de transports en commun. Pourtant, évoquer l’idée d’une ville sans voitures, c’est déclencher à coup sûr un flot de protestations des automobilistes qui n’ont pas renoncé à utiliser leur voiture dans la capitale. Alors que ce dimanche, la « Journée sans voitures » voudrait illustrer ce que pourrait être un Paris sans les bruits de moteur ni les gaz d’échappement, la ville semble en retard par rapport à ses voisins européens ou d’autres villes françaises : à Nantes, Strasbourg ou Bordeaux, la ville se ferme aux voitures bien plus souvent qu’une fois par an.

>> A lire aussi : Les villes de demain seront-elles sans voitures?

Pas encore assez d’alternatives ?

Alors, qu’est-ce qui bloque à Paris ? « Il n’y a pas du tout de consensus sur ce genre de mesures dans la capitale, remarque Olivier Blond, président de l’association Respire, qui milite pour la réduction de la pollution atmosphérique. Il n’y a qu’à voir les débats qui ont eu lieu sur la fermeture des voies sur berge de la rive droite alors que cela ne concerne que 3,3kms de voie dans un lieu historique et très symbolique. » Si les débats sont si vifs, c’est peut-être parce que la contrainte n’est pas la méthode la plus efficace pour réduire la circulation : selon un rapport de la direction de la voirie et des déplacements de la mairie de Paris, publié ce dimanche dans le JDD, la fermeture de la voie Georges-Pompidou entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri-IV n’a fait que reporter la circulation. Le nombre de véhicules par heure sur les trois premières semaines de septembre a ainsi augmenté de 73% sur les quais hauts [alternative aux voies sur berge] aux heures de pointe du matin par rapport à la même période en 2015 et sur le boulevard Saint-Germain, « identifié comme le principal axe de report », le trafic a augmenté de 41% le matin et « seulement de 4% le soir ».

Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », la ville de Paris « crée des bouchons » à dessein : « Quand on passe les Grands boulevards en double sens plutôt qu’à sens unique, on est obligé d’installer des feux et on crée des bouchons », estime-t-il. « Mais on oublie que l’alternative n’existe pas encore : imaginez que 50.000 automobilistes abandonnent leur voiture pour prendre la ligne 1 du métro, qui suit les berges de Seine. Vous imaginez 50.000 personnes de plus dans cette ligne déjà surchargée ? »

Encore trop facile de rouler

Paris mettrait-elle la charrue avant les bœufs ? Pas pour Olivier Razemon, auteur deComment la France a tué ses villes (éd.Rue de l’échiquier) qui estime que dans la capitale, la place de la voiture est disproportionnée : « A Paris, la voiture individuelle représente 11% des trajets mais 70% de l’espace public », chiffre-t-il. « La seule solution pour rééquilibrer ça est de limiter l’espace octroyé aux voitures ». En piétonisant les voies sur berge par exemple, ou en réduisant les espaces de stationnement. « Créer de nouvelles infrastructures routières, c’est une fuite en avant. Il n’y a que sous la contrainte, quand on se dit que ce n’est plus possible de subir de tels embouteillages, qu’on change de comportement », estime Olivier Razemon.

>> A lire aussi : Paris: Pendant une semaine, ils promettent de laisser la voiture ou le scooter au garage

Est-ce qu’il ne serait pas encore trop facile de circuler en région parisienne pour rebuter les automobilistes ? Le premier bilan de la fermeture des voies sur berge est éloquent : « Il apparaît que les automobilistes mettent 14 minutes, soit une minute de plus qu’en 2015, pour aller des Tuileries au Bassin de l’Arsenal sur les quais hauts le matin; et 20 minutes, contre 15 minutes en 2015 le soir. » Six minutes de plus dans la journée seront-elles suffisantes pour pousser les automobilistes à laisser la voiture au garage ? Et quel impact aura cette fermeture sur la qualité de l’air parisien si les moteurs tournent plus longtemps ? Seuls les résultats des campagnes de mesure de la qualité de l’air, qui seront réalisées par Airparif  durant l’hiver puis au printemps 2017, permettront de savoir si les Parisiens respirent mieux avec des berges de Seine sans voitures.

Source : Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?

20160921 – News : Pollution aux particules : l’air du RER et du métro parisiens est bien pire que l’air extérieur

 

ATMO France présente mercredi 21 septembre un bilan de la pollution de l’air sur les vingt dernières années. Les taux de particules sont encore loin des normes légales. Illustration dans les transports souterrains parisiens.

Quand deux RER freinent à la station Auber en plein Paris, ils font immédiatement grimper les mesures de particules des capteurs du laboratoire situé sur le quai. Le caisson métallique est surplombé de cheminées qui aspirent l’air ambiant. La RATP y mesure en temps réel les taux de dioxyde d’azote, de CO2 et des particules.

Aux heures de pointe, le compteur peut aller jusqu’à indiquer un taux de particules de 300 microgrammes par m3. Un tel seuil mesuré dans l’air extérieur provoquerait une alerte sanitaire générale… Sauf que la réglementation n’est pas la même dans le métro.

La pollution aux particules est pointée du doigt dans le bilan de la fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (ATMO France). De son bilan présenté mercredi 21 septembre, il ressort que l’air que nous respirons s’est amélioré sur les vingt dernières années. Nous sommes en revanche toujours loin des normes légales concernant les particules.

De nouvelles rames moins polluantes

À Paris, sur les quais et dans les couloirs du métro et du RER, la pollution aux particules provient à la fois de l’air extérieur, qui ventile les couloirs, que des travaux en cours. Elle est produite également par le freinage mécanique des trains. En 2011, de nouvelle rames plus modernes ont été mises en circulation sur le RER A. « Ce matériel dispose d’un très bon freinage à récupération électrique et on a donc de plus faibles émissions de particules », détaille Sophie Mazoué, responsable développement durable à la RATP.

En changeant les trains de la ligne 1 du métro en 2011, la RATP a également réussi à diminuer de 60% le taux de particules. D’autres améliorations techniques sont prévues l’an prochain.

Source : Pollution aux particules : l’air du RER et du métro parisiens est bien pire que l’air extérieur

20160921 – News / Original : une crêperie Star Wars se cache en plein Paris !

Et si, la prochaine fois que vous vous mettez en tête de trouver un resto sur la capitale, vous tentiez cette crêperie inspirée par Star Wars ?

Qu’on en commun les crêpes au sarrasin et la licence Star Wars ? A priori, pas grand chose, rien du tout même. A moins que vous vous aventuriez dans le quartier Latin de Paris.

Là-bas, vous trouverez l’Odyssey, une crêperie unique en son genre – et ça, on vous l’assure -, qui sert comme son nom l’indique, crêpes, galettes et bolées de cidre, le tout dans une ambiance faisant largement honneur à la saga intergalactique de Disney. Point de drapeau breton à l’horizon, plutôt des sabres laser accrochés au mur, aux côtés de fresques qui feraient frémir n’importe quel apprenti Jedi !

Curieux ? Rendez-vous au 6 rue Dante, dans le 5e arrondissement de Paris !

article par golem13

 

Source : Original : une crêperie Star Wars se cache en plein Paris !

20160921 – News : Motos et scooters : le port des gants obligatoire à partir du 20 novembre – 21/09/2016 – ladepeche.fr

Avis aux conducteurs de deux-roues ! Le port des gants va devenir obligatoire à partir du 20 novembre prochain, a annoncé la Sécurité routière dans un communiqué. Les conducteurs mais aussi les passagers de motos et de scooters sont concernés par cette nouvelle loi.

Un décret publié ce mardi 20 septembre au Journal officiel rend obligatoire, à compter du 20 novembre, le port de gants de protection homologués CE pour les conducteurs et passagers de « motocyclette, de tricycle à moteur, de quadricyle à moteur ou de cyclomoteur ». L’objectif est de protéger les mains des usagers de motos et scooters, alors que 12% d’entre eux roulent sans cet équipement ou avec un modèle non homologué, selon une enquête TNS Sofres. Le communiqué rappelle également qu’en cas de chute, les lésions aux mains sont très fréquentes et parfois graves (paralysie, amputation…).

La FFMC dénonce une mesure « cosmétique »

En cas de non-respect de cette nouvelle loi, les conducteurs de deux-roues risquent une amende de 68 euros et la perte d’un point sur le permis de conduire. Mais cette mesure ne fait pas l’unanimité. La Fédération française des motards en colère (FFMC) dénonce une décision « cosmétique », dictée par « les pères Fouettard de la sécurité routière gouvernementale » et une « surenchère réglementaire ». L’organisme explique effectivement dans un communiqué que « ce n’est pas contre le port des gants que la FFMC proteste, mais contre le fait qu’ils deviennent obligatoires sous la menace d’une verbalisation et d’un retrait de points sur le permis de conduire alors qu’aucune vie n’est en jeu et que le non-port des gants ne menace pas l’intégrité d’autrui ».

Source : Motos et scooters : le port des gants obligatoire à partir du 20 novembre – 21/09/2016 – ladepeche.fr

Avis Pimpf : Pourquoi seulement les gants? pourquoi des bottes ou chaussures appropriées ainsi que blouson

20160920 – News : L’Argus de l’Assurance – Sécurité sociale : les mises en garde de la Cour des Comptes – Assurance, assurance en ligne

Si les comptes de la Sécurité sociale sont en voie d’amélioration, l’effort entrepris ces dernières années ne doit pas se relâcher pour la Cour des Comptes. Et les sages de la rue Cambon de détailler, dans leur rapport annuel, des points de vigilance et des recommandations notables.

Mention bien, mais peut mieux faire. La Cour des Comptes a présenté ce 20 septembre son rapport annuel (à lire ici) sur l’application des lois de financement de la Sécurité sociale : si elle se réjouit d’une baisse continue des déficits, qui devrait se poursuivre en 2016, elle met toutefois en garde contre tout triomphalisme, à la fois sur le déficit, la dette ou encore l’Ondam.

LA VIEILLESSE RESTE EN DÉFICIT

Certes, le déficit de la Sécurité sociale se réduit. Établi à 28 milliards d’euros en 2010, le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) a été progressivement réduit à 10,8 milliards d’euros en 2015 (40% structurel, 60% conjoncturel) – déficit qui devrait être à nouveau réduit pour l’année 2016, avec pour objectif l’équilibre d’ici 2019. Conséquence de ces efforts, pour la première fois depuis 2001, la dette sociale a d’ailleurs diminué en 2015, s’élevant à 156,4 milliards d’euros.

Surtout, selon les dernières prévisions, la branche vieillesse, après onze années consécutives de déficit, devrait revenir à l’équilibre et potentiellement dégager un léger excédent. Premier coup de semonce du premier président de la Cour des Comptes Didier Migaud : « Pour apprécier correctement la situation financière de la branche vieillesse, il est indispensable de prendre en compte le FSV (NDLR : en déficit de 3,9 milliards d’euros en 2015, là où la branche vieillesse affichait un déficit de 300 millions d’euros), dont la quasi-totalité des concours financiers lui sont affectés« .

UN DÉFICIT EN PARTIE ARTIFICIELLEMENT RÉDUIT

Hors FSV, le déficit du régime général repose désormais essentiellement sur les épaules de la branche maladie. S’il se réduit continuellement depuis plusieurs années, même s’il pourrait atteindre un nouveau plancher en 2016, la Cour des comptes a une lecture de cette tendance moins optimiste que la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, qui se réjouissait il y a peu de la potentielle fin du « trou de la Sécu ».

En cause : l’intégration aux dernières prévisions de la commission des comptes de la Sécurité sociale, « de manière très discutable » commente M. Migaud, d’un produit exceptionnel de CSG de l’ordre de 600 à 700 millions d’euros. « L’intégration probable de ce produit exceptionnel aux prochaines prévisions de cette commission (…) est de nature à fausser sensiblement l’appréciation de la réalité du redressement de l’assurance maladie« .

ZÉRO DETTE EN 2024 ?

La Cour des comptes appelle ainsi à « revenir plus vite à l’équilibre et rembourser complètement la dette sociale« , sans qu’une estimation temporelle de ces objectifs ne puisse être effectuée de part et d’autre.

Pour la première fois en baisse depuis 2001, la dette sociale s’élève tout de même à 156,4 milliards d’euros en 2015 : si la tendance baissière devrait se poursuivre (estimation portée à 152,5 milliards d’euros pour 2016, 145,4 pour 2017 et 135,8 pour 2018), l’objectif affiché de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) d’élimination de la dette à horizon 2024 reste d’actualité et sera statistiquement difficilement atteignable. « La partie de la dette financée à court terme, dont le remboursement n’est pas organisé, reste importante et pourrait atteindre jusqu’à 30 milliards d’euros à fin 2019« , ajoute la Cour des Comptes.

L’ONDAM DE 2017 SOUS LES PROJECTEURS

Les sages de la rue Cambon considèrent que le retour à l’équilibre des comptes sociaux passe « prioritairement » par l’assurance maladie. Si l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam), à un plus bas taux en 2015 à 2%, a été respecté « non sans tensions« , il devrait en être de même en 2016 à 1,75%, « d’autant que son taux de progression réel (1,9%) est plus élevé qu’affiché » ajoute la Cour. Les analyses régulières du comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie suivent la même interprétation.

Mais qu’en sera-t-il en 2017 ? S’il a aussi été fixé à 1,75%, cela ne signifie pas selon M. Migaud que de réels efforts de maîtrise ont été lancés. « En neutralisant les effets d’une modification de présentation comptable, ces taux correspondent en réalité à une progression de l’Ondam de 1,9% en 2016 et 2% en 2017, sans effort supplémentaire donc par rapport à 2015« .

Surtout, le contexte a fortement évolué entretemps, que ce soit en raison des augmentations de salaires dans la fonction publique hospitalière (aux alentours de 750 millions d’euros estime M. Migaud) et des revalorisations tarifaires suite à la signature de la nouvelle convention médicale(effet aux alentours de 400 millions d’euros). « Toutes choses égales par ailleurs, la réalisation effective de l’objectif de progression de l’Ondam en 2017 nécessiterait de limiter à 1,1% la hausse des autres dépenses« , insiste M. Migaud, ajoutant qu’un relâchement de l’Ondam « apparaîtrait comme une solution de facilité non exempte de risques« . « L’Ondam, en 2016, ce n’est pas qu’un taux : ce sont 3,2 milliards d’euros de dépenses supplémentaires sans inflation » ajoute le président de la sixième chambre de la Cour des comptes Antoine Durrleman. « Si l’Ondam passait à 2,1% en 2017, cette enveloppe grimperait à 4,2 milliards d’euros« .

Source : L’Argus de l’Assurance – Sécurité sociale : les mises en garde de la Cour des Comptes – Assurance, assurance en ligne