20161024 – Vanves au fil des siècles

Aux origines de Vanves

 

Carte de Cassini de 1756

Vanves a pris naissance dans un vallon irrigué par un ruisseau issu des bois de Clamart, qui rejoignait les eaux de la Seine.

Le nom de la Ville pourrait être d’origine celtique : peut-être « Venna« , désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, qui aurait donné en Français le mot « vanne ».

La découverte de vestiges de thermes gallo-romains dans le centre ancien, qui selon les archéologues pourrait s’expliquer par la présence d’un important sanctuaire aquatique, confirme l’importance de l’eau à Vanves dès l’Antiquité.

Les fouilles ont révélé en outre l’existence à Vanves d’une importante activité potière, dont la production fut diffusée dans toute l’Ile-de-France et même au-delà, notamment du VIème au IXème siècle. Mais c’est seulement à la fin du Xème siècle qu’une charte du roi Robert le Pieux mentionne explicitement Vanves, sous sa forme latine « Venva« .

Au Moyen Age, une grande partie de la paroisse de Vanves faisait partie du fief seigneurial de la puissante abbaye parisienne de Sainte-Geneviève.

En 1163, le pape Alexandre III confirme à l’abbaye de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ses biens situés dans la localité.

Sous le règne de Saint-Louis, en 1247, l’abbé Thibaut affranchit les serfs, sans doute en moyennant finances.

En 1380, durant la guerre de cent ans, les troupes du duc de Bourgogne occupent le bourg et commettent de nombreuses exactions.

 

Sources et pâturages vanvéens

 

Gravure représentant une blanchisseuse au XVIIIème siècle

Du XVIème au XVIIème siècle, Vanves est un village paisible vivant essentiellement de l’agriculture : vigne, blé, produits maraîchers, et surtout élevage laitier. Le beurre de Vanves est alors réputé dans la capitale.

Avec ses prairies et ses sources abondantes, le village devient rapidement un lieu de villégiature apprécié.

Le cardinal Duprat, chancelier du royaume, François Clouet, peintre du roi, le poète Philippe Desportes, et même François Ier, aimaient y résider.

La « maison des champs » la plus illustre est celle que bâtit Jules Hardouin-Mansart en 1698 pour son gendre Claude Le-Bas-de-Montargis. Il s’agit du château qui abrite aujourd’hui le Lycée Michelet. Cette résidence est acquise en 1717 par l’un des plus puissants personnages du royaume : Henri-Louis de Bourbon, prince de Condé.

Au XVIIIème siècle, la blanchisserie prospère à Vanves, grâce à l’abondance et à la pureté des sources.


Plan de la Grande Fontaine de Vanves

Vanves s’étend alors bien au-delà de ses limites actuelles : la paroisse comprend une partie des 14ème et 15ème arrondissements de Paris, la ville de Malakoff et déborde sur le hameau de Montrouge.

En 1789, la population vanvéenne s’élève à 1 400 habitants.

Sous la Révolution, en juillet 1790, la fête locale de la Fédération, qui réunit les communes de Clamart, Issy, Vaugirard et Vanves est organisée devant le château des Condé.

Devenu bien national, le château sert de caserne en 1793, avant d’être racheté en 1798 par le Prytanée français, ex-collège Louis le Grand.

 

Amputations successives du territoire

© Service Régional de l’Inventaire – Diane Bétored

En 1799, le rattachement du Petit-Vanves à Montrouge marque le début des amputations successives du territoire communal.

En 1814 et 1815, le château des Condé, transformé en cartoucherie, est occupé par les Autrichiens puis les Prussiens.

En 1822, les docteurs Voisin et Falret ouvrent à Vanves, à l’emplacement actuel du Parc Frédéric Pic, une maison de santé pour le traitement des aliénés, où est mise en œuvre une thérapie novatrice.

Avec le Second Empire, les transformations de Vanves s’accentuent : le village rural devient peu à peu une petite ville de banlieue, dont la population passe de 3 780 habitants en 1856 à 8 510 habitants en 1866.

En 1860, la portion du territoire communal située à l’intérieur de l’enceinte fortifiée de Paris est annexée par la capitale.

L’ancienne maison champêtre du collège Louis le Grand, qui prend le nom de Lycée du Prince impérial en 1864, devient en 1888 le Lycée Michelet.

Si les forts de Vanves et d’Issy protègent la ville en 1870, Vanves est en revanche le théâtre d’affrontements sanglants entre les Fédérés et les Versaillais durant la Commune.

Sous la IIIème République, l’évolution de la ville se poursuit. La gare est inaugurée en 1883. Mais la même année, Malakoff devient une commune distincte, ce qui réduit de moitié la superficie de la ville. Devenue chef-lieu de canton en 1893, Vanves se dote d’une nouvelle mairie en 1898.

 

Vanves s’urbanise au XXème siècle

 

Au début du XXème siècle, la physionomie de Vanves a définitivement changé : la blanchisserie demeure certes une activité importante, mais la vigne a disparu et le Plateau s’urbanise progressivement.

Après la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle plus de 700 Vanvéenssont tombés au champ d’honneur, la mise en œuvre du « plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension » en 1932 et la création du parc municipal(inauguré par Frédéric Pic en 1939) contribuent à transformer la ville.

En 1925, malgré l’annexion par Paris de la zone de servitude militaire située sur son territoire, la population vanvéenne continue d’augmenter, pour se porter à 20 000 habitants à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

 

Vanves sous l’Occupation

 

Sous l’Occupation, la Division motorisée de la Marine et la Kommandantur s’installent au Lycée Michelet.

Une centaine de Vanvéens, dont les noms figurent sur la stèle du Square de l’Insurrection, sont victimes de la barbarie nazie durant cette période noire.

Défilé de soldats allemands à Vanves pendant l’Occupation

 

Expansion durant les Trente Glorieuses

Après la Libération, c’est à Vanves qu’est menée une expérience originale de mi-temps pédagogique qui débouche en 1953, sous l’impulsion du docteur Max Fourestier, à la première classe de neige publique en France.

La rénovation de « l’îlot des chariots » dans les années 1960, puis du Plateau entre 1970 et 1984, modifient profondément la physionomie de la ville.

En 1966, le collège Saint-Exupéry est inauguré. La piscine est ouverte en 1971, puis un vaste complexe comprenant le marché, le centre administratif, la bibliothèque et le théâtre-cinéma sort de terre en 1979.

Source : Vanves au fil des siècles | Vanves : site officiel (source et crédits  :

Service Archives Documentation / Mairie de Vanves)

20161024 -A l’origine de Malakoff…et de Vanves

Malakoff est l’une des plus jeunes communes de France. Son histoire est cependant bien antérieure au décret qui officialise sa séparation avec Vanves, le 8 novembre 1883.

UNE VIE CHAMPÊTRE

À l’origine, sur le territoire de l’actuelle commune de Malakoff, se trouvaient des chemins cahoteux qui reliaient les villages de Vanves et de Montrouge, ainsi que des pâturages, où l’on faisait, d’après les chroniques des XVe et XVIe siècles, « le beurre le plus excellent qui soit au monde ». La vie était champêtre.

LE PETIT VANVES

Vers la fin du XVIIIe siècle un groupe de maisons se constitue, au croisement de ce qui est aujourd’hui le boulevard Gabriel-Péri et la D906. Ce hameau, situé sur la commune de Vanves, est appelé le Petit Vanves. En réalité, il se trouve plus près du hameau de Montrouge que du centre de Vanves, ce qui expliquera, par la suite, son évolution indépendante. Dans les  années suivantes, il s’étend vers le nord, sur le territoire situé entre l’actuelle rue Pierre-Larousse et les remparts de Paris, édifiés par Thiers.

ALEXANDRE CHAUVELOT

Arrive sur la scène un dénommé Alexandre Chauvelot, un entrepreneur visionnaire. Nous sommes en 1845. Alexandre Chauvelot, qui est déjàpropriétaire de terrains à Plaisance, achète des friches au-delà des fortifications de Paris, sur la commune de Vanves. Il les divise en parcelles sur lesquelles se dressent bientôt de petites maisons. Chauvelot appelle ce nouvel ensemble la Nouvelle Californie, un clin d’œil à la ruée vers l’or qui agite à la même époque l’Ouest américain. Le lotissement se développe. En 1860, le conseil municipal approuve une délibération pour équiper le village en éclairage public.

LA TOUR MALAKOFF

En 1856, Alexandre Chauvelot, désireux de se faire de la publicité – et conforter ses bénéfices – a une idée. Il érige une tour dans son lotissement, sur le modèle de la tour du fort de Malakoff, à Sébastopol, en Crimée, dont le siège par l’armée française, en 1854-1855, avait captivé l’imagination des Français. Prise le 8 septembre 1855,après des milliers de morts, la tour de Malakoff est le symbole de la victoire des armées de l’Empereur… et de l’exotisme. Achevée en 1856, la tour, qui sert de musée-exposition, avec des commerces installés alentour, devient un lieu de distraction pour les Parisiens. Le 10 novembre 1860, Alexandre Chauvelot sollicite de l’empereur Napoléon III l’autorisation de convertir le nom Californie en Malakoff. Demande accordée. A la fin des années 1860, on prend l’habitude de désigner le Petit Vanves sous le nom de Malakoff.

MALAKOFF SE SÉPARE DE VANVES

Le succès de Malakoff, dû au prix des terrains moins élevé qu’à paris, entraîne une augmentation de la population, si bien qu’à la fin des années 1870, le village compte plus d’habitants (4 678) que Vanves (4 134). Les villageois commencent à envisager l’autonomie, voire l’indépendance. Le 21 août 1882, le conseil municipal vote (16 voix sur 18 exprimées) la séparation des deux parties de Vanves, la ligne séparative étant le chemin de fer de la ligne Paris-Versailles. Le décret du président de la République, Jules Grévy, créant une commune de plein exercice appelée Malakoff, est publié le 8 novembre 1883. Le premier conseil municipal est élu le 20 janvier 1884, et le premier maire de Malakoff, M. Féburier, le 1er février 1884.

Source : À l’origine de Malakoff… ( Source et crédits  : site de la Mairie de Malakoff)

20161022 – News : Mouvement de protestation : que se passe-t-il chez les policiers ?

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Depuis quatre jours, des centaines de policiers expriment leur « ras-le-bol »  lors de manifestations organisées partout en France. Plusieurs nouvelles mobilisations sont prévues à partir de lundi.

Pour la quatrième nuit consécutive, des centaines de policiers ont défilé dans plusieurs villes de France, jeudi soir. Près de 800 gardiens de la paix ont manifesté leur « ras-le-bol » dans le centre-ville de Lyon, tandis que 500 de leurs collègues se réunissaient à Paris. Des rassemblements ont également eu lieu à Bobigny, à Toulouse et à Bordeaux notamment. Les fonctionnaires se disent « à bout » et dénoncent l’inaction de leur hiérarchie et des pouvoirs publics face à un malaise qui dure depuis plus de deux ans.

  • Quelle est l’origine de la contestation ?

Le mouvement est né dans l’Essonne, où les véhicules de quatre policiers ont été pris pour cible par des cocktails Molotov à Viry-Châtillon, le 8 octobre. Deux d’entre eux ont été gravement blessés. Lundi, dix jours après les faits, un message d’appel à la mobilisation « entre Bleus » a été abondamment partagé par SMS et sur des forums de policiers. Le soir, des centaines de gardiens de la paix venus de toute l’Ile-de-France se sont rassemblés devant l’hôpital Saint-Louis, où leurs collègues blessés étaient hospitalisés, avant de manifester sur les Champs-Elysées.

Ce sont principalement les attaques de policiers, dans l’Essonne, à Mantes-la-Jolieou en Corse qui ont mis le feu aux poudres. Mais les propos polémiques du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui avait qualifié les agresseurs de Viry-Châtillon de simples « sauvageons », ont également attisé la colère des policiers. « On est quoi, des débiles qui n’arrivons pas à nous battre contre quinze sauvageons ? »,réagissait un policier du premier cortège sur Europe 1. Malgré les menaces de sanctions de la hiérarchie, les rassemblements se sont ensuite multipliés chaque soir de la semaine, gagnant plusieurs villes de France.

  • Quelles sont les revendications des manifestants ?

« Les policiers ont le sentiment d’impunité (de leurs assaillants, ndlr), les peines ferme ne sont pas prononcées », expliquait sur Europe 1 Stanilsas Gaudon,secrétaire général du syndicat Alliance, mardi. Dans le viseur des manifestants se trouve donc le ministère de la Justice : dans un premier temps, les gardiens de la paix demandent l’obtention de statistiques sur les agressions les visant et les sanctions données par les juges dans chaque cas. Le garde des Sceaux s’est engagé à fournir ces chiffres, mercredi. Certaines organisations, dont Alliance, réclament également le rétablissement des peines plancher pour les agresseurs de policiers, instaurées par la droite puis abolies par la gauche.

Autre motif de revendication : une révision du cadre juridique d’emploi des armes pour les gardiens de la paix, afin d’assouplir les règles de la légitime défense. La demande, qualifiée de « surenchère démagogique » à gauche, revient fréquemment ces dernières années, les policiers ne bénéficiant d’aucun régime spécifique en la matière, sauf dans le cas d’une attaque terroriste de masse. En pleine lutte antiterroriste, les manifestants réclament également davantage de moyens et se plaignent d’un surplus de missions « statiques », consistant à surveiller des lieux ou des bâtiments, notamment dans le cadre de l’état d’urgence.

  • Par qui le mouvement est-il organisé ?

Mercredi, le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé la « patte » du Front national, dont plusieurs membres ont affiché leur soutien aux manifestants, dans la mobilisation. Les participants évoquent, eux, des rassemblements « spontanés », organisés par la « base », sans les puissants syndicats de police. « Il y a en effet une perte de confiance », analysait le spécialiste des questions policières Mathieu Zagrodski sur Europe 1, mercredi. « Plusieurs policiers disent que les syndicats sont dans des guerres d’influence entre eux et oublient un peu le terrain ».

  • Comment a réagi l’exécutif ?

La mobilisation des ministres de l’Intérieur et de la Justice, qui ont reçu les syndicats de police et annoncé le lancement de concertations dans les départements, n’a pas suffi à apaiser la contestation, mercredi. « Vous demandez des moyens, nous vous les donnons. Vous demandez du soutien, il vous est acquis », a de nouveau assuré Bernard Cazeneuve, dans une lettre adressée vendredi aux policiers. La veille, Jean-Jacques Urvoas avait promis « la plus grande fermeté » pour les agresseurs, tout en refusant de rétablir les peines plancher.

De son côté, François Hollande a annoncé vendredi qu’il recevrait, à leur demande, les syndicats de police « en début de semaine ». S’affirmant « dans une démarche de dialogue », le chef de l’Etat a reconnu l’existence d’un « malaise profond » des gardiens de la paix.

  • Comment le mouvement va-t-il se poursuivre ?

Les syndicats tentent de reprendre la main sur un mouvement qui les a dépassés, mais peinent à parler d’une seule voix. L’organisation Unité-Police SGP-FO, deuxième syndicat des gardiens de la paix, a appelé à une « marche de la colère », silencieuse, prévue mercredi. De son côté,  une intersyndicale regroupant notamment Alliance, Synergie Officiers, l’Unsa et la CFE-CGC, a annoncé préférer « consacrer [son] énergie à la levée des obstacles qui entravent l’action » des policiers. Ces syndicats appellent les gardiens de la paix à manifester devant les palais de justice tous les mardis, de 13 heures à 13h30.

Au sein de la « base », les messages continuent de circuler via les téléphones et internet. Vendredi, ils incitaient à ne pas baisser la garde, ni laisser les syndicats récupérer un mouvement né indépendamment.

Source : Mouvement de protestation : que se passe-t-il chez les policiers ?

20161017 – News : France – Monde | Nos ancêtres sont introuvables

L’inventeur de nos ancêtres les Gaulois porte un nom : Ernest Lavisse. En 1870, 150 ans avant que Nicolas Sarkozy en campagne électorale réveille nos origines gauloises, cet auteur du manuel d’histoire pour les instituteurs écrit à la première page : « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois ».

L’histoire de nos origines occultée

Pendant près de 100 ans, les écoliers de France et des colonies ont donc découvert leur ancêtre moustachu, querelleur, frondeur et ripailleur sous les traits du perdant magnifique Vercingétorix, aujourd’hui disparu des manuels d’histoire. Les mots béret, banquet, grève, entre 200 autres, ont bien été empruntés à la langue gauloise. De jolis clins d’œil aux clichés sur le caractère français. Mais pour la descendance, c’est une autre histoire.

« Le problème, c’est qu’on a occulté le récit véridique de notre histoire, beaucoup plus multiculturel et multiethnique. En 1870, le Gaulois permettait aux fondateurs de la République de garantir l’unité et l’indivisibilité nationale », constate l’historienne Suzanne Citron. Il faut donc distinguer une conception politique de l’histoire de la réalité ethnique.

Vagues de migrations

Dans leur atlas des immigrations en France, Pascal Blanchard, Hadrien Dubucs et Yvan Gastaut démontrent que la France s’est construite par 96 vagues successives d’immigration après la Gaule. Romains et Grecs à la fin de l’Antiquité puis Germains, Celtes en Bretagne, Vikings en Normandie au début du Moyen-Âge, attirés par la richesse de ses sols et sa situation privilégiée, ont dilué l’origine gauloise. De 1200 à 1789, les troupes armées et les mercenaires qui s’installent en France au fil des guerres ajoutent de nouvelles origines. Plus grand monde n’a des ancêtres gaulois parmi les 38 millions de Français de 1918.

Le brassage du XXe siècle

Le XXe siècle accélère ce brassage avec une dominante méditerranéenne. Ainsi, la population française d’ascendance italienne est estimée à 4 millions de personnes, soit environ 6 %. Proportion trois fois plus élevée en Paca, Lorraine, deux fois plus en Rhône-Alpes, Alsace, Gascogne.

Les Espagnols étaient déjà 254 000 avant la « retirada », l’exil des républicains. Un demi-million de réfugiés se sont établis en France en 1939 puis autant par émigration économique entre 1956 et 1975 : 4,8 % de la population actuelle. Pour les Portugais, le chiffre est plus précis : la France compte 1 522 000 Portugais ou Franco-Portugais de trois générations.

Un autre pays européen a atteint le million d’exilés au siècle précédent : 700 000 Polonais ont choisi la France entre les deux guerres, 200 000 avant et après. Les migrations plus récentes de la rive sud de la Méditerranée sont aussi chiffrées : 1,1 million de ressortissants du Maghreb actuellement, trois fois plus sur trois générations. Quant aux Africains et Afro-Français des Dom ou en métropole, ils représentent 4 % de la population. Enfin, 500 000 Arméniens et autant d’Asiatiques se sont établis en France en 100 ans.

Test ADN incertain

La génétique peut aider à déterminer les origines géographiques et ethniques d’une personne avec un simple test ADN. Mais les entreprises américaines spécialisées qui le proposent, moyennant 300 dollars le test, avertissent qu’il existe une marge d’erreur importante malgré leurs bases de données génétiques colossales et leur capacité à décortiquer 500 000 points de génome. En fait, selon le Human Genome diversity center de Houston, ce test fonctionne pour des Afro-Américains ou Antillais, la déportation étant récente et le brassage ethnique ayant été moins fort en Afrique.

Pour des Européens de l’ouest et plus encore pour les Français, la conclusion est large : avant 3 500 ans, pas d’ancêtre commun. Chacun a des ancêtres vikings et romains, et descend à des degrés divers de Gengis Khan ou de Charlemagne. Cela fait beaucoup de croisements.

Pascal JALABERT

 

Source : France – Monde | Nos ancêtres sont introuvables

20161012 -Campagne d’affichage polémique à Béziers : Robert Ménard récidive – Le Point

Mardi, des affiches anti-migrants ont été éparpillées par la mairie dans les rues de la ville, qui s’apprête à accueillir 40 demandeurs d’asile supplémentaires.

 

Source : Campagne d’affichage polémique à Béziers : Robert Ménard récidive – Le Point

 

Avis Pimpf : il est terrible ce gars, et dire qu’il gère RSF…  je souhaite que la France ne traverse jamais de grande crises qui pousse sa population à aller voir d’autres pays car si on les accueille de la même manière ça va être difficile… dans ce monde le clivage s’étend sur ceux qui vivent dans la misère et dans des conditions horribles et les pays qui vivent sur leurs acquis…

20161008 -Vanves : ils veulent que la place de la République retrouve sa tranquillité – le Parisien

Vanves, Septembre 2016 , les commerçants et riverains sont excédés par les groupes  de jeunes qui  se réunissent  tous les soirs sur la place de la République. En juillet, une bagarre avait même éclaté. (LP/A.R.)
Ariane Riou
VanvesSécuritéPlace de la République

C’est l’histoire d’une place coquette et tranquille dont la fréquentation a changé ces derniers mois. En juillet dernier, une rixe entre jeunes avait éclaté sur la place de la République à Vanves, faisant deux blessés. Depuis, la colère des riverains et des commerçants de la place ne redescend pas. « Ce n’est plus l’endroit que j’ai connu en arrivant ici », souffle une commerçante installée depuis plus de 15 ans. « Il y a des rassemblements tous les soirs, les jeunes écoutent de la musique, discutent parfois très fort et très tard… », confirme une habitante, qui préfère rester anonyme, par peur des représailles.

Il y a quelques semaines, un restaurateur, dépité, a même décidé de mettre la clé sous la porte. « On en a ras le bol. Ça fait fuir notre clientèle, fustigeait-il, au lendemain de la rixe. Il y a même des clients qui ont été touchés par des projections de mortiers alors qu’ils étaient en terrasse. » Cet été, plusieurs riverains affirment avoir vu des fusées lancées jusqu’à l’église qui domine cette petite place pavée. « Ça aurait pu être dangereux. Il y a beaucoup de familles avec des enfants en bas âge qui vivent ici », regrette un riverain.

Un arrêté interdit la vente à emporter d’alcoolD’après la mairie, les jeunes sont pour la plupart originaires de Vanves, quelques-uns des communes alentour. Pour Ginette, qui vit au-dessus des lieux de rassemblement depuis dix ans, le problème est donc plus profond. « S’ils viennent ici, c’est qu’ils ne savent pas où aller. Pris individuellement, ils sont souvent très sympathiques, souligne cette retraitée de 90 ans. Ce qu’il faudrait, c’est les occuper. »

Pour le maire (UDI) Bernard Gauducheau, plusieurs facteurs peuvent expliquer le changement du climat de cette place, notamment « la mobilisation des forces de l’ordre sur d’autres terrains dans le cadre de l’état d’urgence » ou « les baisses des effectifs de police nationale sur la circonscription ».

D’après l’édile, des mesures ont déjà été prises pour tenter de régler les choses. « L’élagage des bosquets pour empêcher les angles morts pour la vidéosurveillance, l’installation de bacs à orangerie pour dissuader les jeux de ballons, l’intensification des patrouilles de la police municipale dès 15 heures, la prise d’un arrêté interdisant la consommation et la vente à emporter de boissons alcoolisées », détaille-t-il. « Nous avons également renforcé l’équipe d’éducateurs spécialisés », complète le maire.

Source : Vanves : ils veulent que la place de la République retrouve sa tranquillité – le Parisien

20161008 -Eric Zemmour visé par une enquête pour apologie du terrorisme | www.francesoir.fr

Il y a selon lui « quelque chose de respectable » chez les djihadistes: les propos du polémiste Eric Zemmour dans le magazine Causeur ont déclenché vendredi 7 l’ouverture, par le parquet de Paris, d’une enquête pour apologie du terrorisme. Dans le numéro d’octobre de ce mensuel qui se revendique à rebours du « ronron dominant », l’essayiste habitué des polémiques déclare prendre « l’islam au sérieux »: « Je ne le méprise pas! Je ne pense pas que les djihadistes soient des abrutis ou des fous ».

Source : Eric Zemmour visé par une enquête pour apologie du terrorisme | www.francesoir.fr

 

Avis Pimpf: bien fait  ce n’est pas à mon habitude ce genre d’articles mais ce mec la a des propos dangereux et rétrograde,  et de lui laisser autant de visibilité médiatique n’aide qu’a la propagation de ses idées dangereuses…

20161008 – L’homme de télévision Pierre Tchernia est décédé – La Voix du Nord

Pierre Tchernia, le «Monsieur Cinéma» de la télévision française et l’un des derniers géants du petit écran, est décédé samedi dans la nuit à l’âge de 88 ans, une disparition pleurée par le monde audiovisuel et des milliers d’anonymes.

Source : L’homme de télévision Pierre Tchernia est décédé – La Voix du Nord

20160926 – News / Paris : la première navette sans chauffeur de la RATP testée

À Paris, la première navette sans chauffeur a été lancée hier, samedi 24 septembre. Le but est écologique. Ce n’est pour l’instant qu’un test, mais d’autres expérimentations sont prévues dans les prochains mois.

Le véhicule mesure quatre mètres de long sur deux de large, peut transporter douze passagers à 20 km/h en moyenne. Il est électrique, bardé de capteurs et surtout sans chauffeur. La RATP l’a présenté aux Parisiens hier, samedi 24 septembre, sur un circuit aménagé de 130 mètres sur la voie piétonne Georges Pompidou. « Je trouve ça prometteur pour Paris et je pense que ça serait une belle image de la ville moderne qui a des voitures autonomes », explique une passagère de cette navette sans chauffeur.

Plusieurs essais effectués par la RATP courant 2017

Cette navette autonome devrait être testée en situation réelle avant la fin de l’année sur le pont Charles de Gaulle. Aux heures de pointe, ce sont 1 000 personnes qui empruntent ce pont à pied pour leurs correspondances entre la gare de Lyon et la gare d’Austerlitz. L’idée de ce type de transport est la politique du dernier kilomètre, là où le transport de masse n’est pas rentable, le minibus autonome vient combler ce manque. Plusieurs essais seront effectués par la RATP courant 2017. On reste loin du test à Lyon où deux navettes électriques circulent entre les passants depuis le 5 septembre pour un an.

Source : Paris : la première navette sans chauffeur de la RATP testée

20160926 – News / Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?

– Tristan Reynaud/SIPA

Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent

*Audrey Chauvet

Métro, RER, bus, Autolib, Vélib, tramway,… Les habitants de Paris et d’Ile-de-France ne manquent pas de choix en matière de transports en commun. Pourtant, évoquer l’idée d’une ville sans voitures, c’est déclencher à coup sûr un flot de protestations des automobilistes qui n’ont pas renoncé à utiliser leur voiture dans la capitale. Alors que ce dimanche, la « Journée sans voitures » voudrait illustrer ce que pourrait être un Paris sans les bruits de moteur ni les gaz d’échappement, la ville semble en retard par rapport à ses voisins européens ou d’autres villes françaises : à Nantes, Strasbourg ou Bordeaux, la ville se ferme aux voitures bien plus souvent qu’une fois par an.

>> A lire aussi : Les villes de demain seront-elles sans voitures?

Pas encore assez d’alternatives ?

Alors, qu’est-ce qui bloque à Paris ? « Il n’y a pas du tout de consensus sur ce genre de mesures dans la capitale, remarque Olivier Blond, président de l’association Respire, qui milite pour la réduction de la pollution atmosphérique. Il n’y a qu’à voir les débats qui ont eu lieu sur la fermeture des voies sur berge de la rive droite alors que cela ne concerne que 3,3kms de voie dans un lieu historique et très symbolique. » Si les débats sont si vifs, c’est peut-être parce que la contrainte n’est pas la méthode la plus efficace pour réduire la circulation : selon un rapport de la direction de la voirie et des déplacements de la mairie de Paris, publié ce dimanche dans le JDD, la fermeture de la voie Georges-Pompidou entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri-IV n’a fait que reporter la circulation. Le nombre de véhicules par heure sur les trois premières semaines de septembre a ainsi augmenté de 73% sur les quais hauts [alternative aux voies sur berge] aux heures de pointe du matin par rapport à la même période en 2015 et sur le boulevard Saint-Germain, « identifié comme le principal axe de report », le trafic a augmenté de 41% le matin et « seulement de 4% le soir ».

Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », la ville de Paris « crée des bouchons » à dessein : « Quand on passe les Grands boulevards en double sens plutôt qu’à sens unique, on est obligé d’installer des feux et on crée des bouchons », estime-t-il. « Mais on oublie que l’alternative n’existe pas encore : imaginez que 50.000 automobilistes abandonnent leur voiture pour prendre la ligne 1 du métro, qui suit les berges de Seine. Vous imaginez 50.000 personnes de plus dans cette ligne déjà surchargée ? »

Encore trop facile de rouler

Paris mettrait-elle la charrue avant les bœufs ? Pas pour Olivier Razemon, auteur deComment la France a tué ses villes (éd.Rue de l’échiquier) qui estime que dans la capitale, la place de la voiture est disproportionnée : « A Paris, la voiture individuelle représente 11% des trajets mais 70% de l’espace public », chiffre-t-il. « La seule solution pour rééquilibrer ça est de limiter l’espace octroyé aux voitures ». En piétonisant les voies sur berge par exemple, ou en réduisant les espaces de stationnement. « Créer de nouvelles infrastructures routières, c’est une fuite en avant. Il n’y a que sous la contrainte, quand on se dit que ce n’est plus possible de subir de tels embouteillages, qu’on change de comportement », estime Olivier Razemon.

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Est-ce qu’il ne serait pas encore trop facile de circuler en région parisienne pour rebuter les automobilistes ? Le premier bilan de la fermeture des voies sur berge est éloquent : « Il apparaît que les automobilistes mettent 14 minutes, soit une minute de plus qu’en 2015, pour aller des Tuileries au Bassin de l’Arsenal sur les quais hauts le matin; et 20 minutes, contre 15 minutes en 2015 le soir. » Six minutes de plus dans la journée seront-elles suffisantes pour pousser les automobilistes à laisser la voiture au garage ? Et quel impact aura cette fermeture sur la qualité de l’air parisien si les moteurs tournent plus longtemps ? Seuls les résultats des campagnes de mesure de la qualité de l’air, qui seront réalisées par Airparif  durant l’hiver puis au printemps 2017, permettront de savoir si les Parisiens respirent mieux avec des berges de Seine sans voitures.

Source : Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?