20181013 – News : Un élève de CE1 sur deux a des « difficultés » en calcul mental, selon Blanquer

Paris (AFP) – Près d’un élève de CE1 sur deux a des « difficultés » en calcul mental, affirme le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer dans un entretien à 20 Minutes où il livre les premiers résultats des évaluations controversées menées dans les écoles.

Très critiquées par les syndicats d’enseignants, ces évaluations en français et en mathématiques ont été lancées le 17 septembre pour plus de 1,6 million d’écoliers de CP et CE1.

Selon des résultats provisoires, « 23% des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent » et « 8% ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés », indique le ministre au quotidien gratuit, dans un entretien diffusé dimanche.

« Concernant les élèves en début de CE1, 30% lisent moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots. Un élève sur deux (49%) a des difficultés en calcul mental et 47% ont des soucis pour résoudre des problèmes », poursuit M. Blanquer.

Pour le ministre, des « difficultés sociales et familiales peuvent expliquer certains retards, notamment dans le langage ». « C?est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner. On ne doit laisser aucun élève de côté », argue-t-il.

Répondant aux reproches de certains syndicats sur l’efficacité de ces tests et le risque qu’ils stressent les écoliers, le ministre assure qu’ils sont « un levier pour leur réussite ». « Ils n’ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance », insiste M. Blanquer. Ne pas répondre à toutes les questions n’est « pas un signe d’échec », affirme-t-il.

Le ministre de l’Education présente par ailleurs lundi au conseil supérieur de l’Education un projet de loi, qui vise notamment à rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de trois ans à la rentrée 2019, contre six actuellement.

Selon M. Blanquer, cela « va mettre l’accent sur l’école maternelle et sur l’acquisition du langage. La réforme de la formation initiale des enseignants (également prévue par le projet de loi, ndlr) va nous permettre aussi de renforcer leurs compétences ».

Source : Un élève de CE1 sur deux a des « difficultés » en calcul mental, selon Blanquer

Avis Pimpf : comme d’habitude , toutes les méthods appliquées à l’école ne portent pas leur fruit, comme si « une seule méthode » pouvait s’appliquer à tous les élèves.

20181012 –  News : « Envoyé Spécial »: Cet adjoint d’Anne Hidalgo craque quand il découvre les pressions exercées sur des sous-traitants de la ville

Cet adjoint d’Anne Hidalgo craque quand il découvre les pressions qui pèsent sur des sous traitants de la ville.

POLITIQUE – Christophe Najdovski a moyennement apprécié d’être mis en face des dures réalités qu’implique la sous-traitance du contrôle au stationnement par les journalistes d' »Envoyé Spécial« . Adjoint d’Anne Hidalgo en charge des transports à la mairie de Paris, l’élu EELV a perdu ses nerfs quand il a découvert les pressions exercées sur les employés de Streeteo, entreprise en charge des infractions au stationnement payant sanctionnées par FPS (forfait post-stationnement) dans la capitale.

Course au chiffre, manipulations, pressions sur les employés pour remplir les objectifs fixés par la municipalité… Le magazine d’Elise Lucet lève le voile sur les pratiques douteuses du sous-traitant.

Alors, quand le journaliste de l’émission demande des comptes à Christophe Najdovski, ce dernier a du mal à cacher son exaspération. « On ne peut avoir l’oeil sur tout », se défend d’abord l’élu EELV, promettant que des « instances » de contrôle existent pour suivre le sort de ces employés portant les couleurs de la municipalité. Mais après avoir découvert des SMS que des employés de Streeteo ont reçu en pleine nuit pour leur reprocher leur manque de résultats, l’adjoint d’Anne Hidalgo a littéralement explosé.

« Évidemment que je peux pas être au courant de tout. Enfin merde quoi, vous faites chier! », s’est-il emporté (vidéo ci-dessous).

Envoyé spécial

@EnvoyeSpecial

« Je peux pas être au courant de tout », quand l’adjoint au maire de Paris, en charge des transports, craque à l’évocation des conditions de travail des agents des sociétés prestataires pour atteindre leurs objectifs de contrôle du stationnement parisien.

Des explications qui n’ont pas du tout convaincu l’élue d’opposition Danielle Simonet. « Non, vous ne pouvez ignorer que Streeteo est une entreprise de voyou ! Il faut rompre le contrat et remunicipaliser le contrôle du stationnement « , a accusé sur Twitter l’élue insoumise.

À voir également sur…

Retrouvez cet article sur le Huffington Post

Source : « Envoyé Spécial »: Cet adjoint d’Anne Hidalgo craque quand il découvre les pressions exercées sur des sous-traitants de la ville

 

Avis Pimpf : cet article sur la mairie de Paris qui à mon sens ne fait que cumuler les bourdes ces dernières années ,  montre à quel point  on ne prend pas les bonnes directions.

Comme partout on réduit le budget de fonctionnement et pour se dédouaner on passe par un prestataire externe en lui mettant des objectifs compliqués et en fermant les yeux sur leur pratique , après bien sûr pas vu pas pris / loin des yeux loin du coeur, ce qui ne se passe pas sous nos yeux pour lesquels on ne veut pas voir la réalité du terrain on peut se douter et répondre que l’on n’est pas au courant , et laisser le bénéfice du doute, mais clairement les conséquences sont énormes !

Il faut changer Paris, aussi aider éduquer les gens à se responsabiliser et prendre leur destin et leur cadre de vie en main, mais la je ne suis pas sur que ce qui est fait le soit fait correctement, beaucoup d’effet d’annonce et la réalité du terrain est bien différente…

20181012 – Scandales d’abus sexuels : démission du cardinal Wuerl, archevêque de Washington

Le pape François a accepté ce vendredi la démission du cardinal Donald Wuerl. Archevêque de Washington depuis 2006, il est soupçonné d’avoir étouffé des actes de prêtres pédophiles, dont ceux de l’ancien cardinal Theodore McCarrick.

L’archevêque de Washington, D.C., avait lui-même annoncé en septembre qu’il souhaitait présenter sa démission au souverain pontife. Celle-ci a été acceptée, ce vendredi, par le pape François, selon un communiqué du Saint-Siège. Dans la crise mondiale qui touche l’Église catholique en matière d’abus sexuels, Donald Wuerl, qui doit conserver son cardinalat, est l’un des plus hauts personnages de l’Église catholique à présenter ainsi sa démission. Âgé de 77 ans, Mgr Wuerl, évêque de Pittsburgh entre 1988 et 2006, est soupçonné d’avoir étouffé des actes de prêtres pédophiles.

» LIRE AUSSI – Aux États-Unis, l’Église catholique annonce de nouvelles mesures contre les abus sexuels

Dans une lettre rendue publique à Washington, le pape François souligne qu’il a accepté à contrecoeur la démission de Donald Wuerl, sur l’insistance de ce dernier. Il a en revanche demandé au cardinal de rester administrateur jusqu’à ce qu’un autre archevêque puisse être nommé.

L’archevêque de Washington est sous le feu des critiques depuis la publication en août du rapport d’un grand jury américain sur les abus sexuels, selon lequel au moins 1 000 personnes, principalement des enfants, ont été agressées sexuellement par quelque 300 membres du clergé au cours des 70 dernières années. Le rapport couvrait six diocèses de Pennsylvanie, y compris Pittsburgh lorsqu’il était dirigé par Wuerl.

Son prédécesseur à Washington, l’ex-cardinal Theodore McCarrick, suspendu par le pape après des accusations d’abus sexuels, l’accuse également d’avoir été mis au courant de celles-ci. Donald Wuerl a de son côté nié avoir appris que McCarrick, qui était autrefois l’une des personnalités les plus (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Source : Scandales d’abus sexuels : démission du cardinal Wuerl, archevêque de Washington

 

Avis Pimpf : j’ai honte et je suis outré. J’ai honte car étant croyant  je ne comprends pas comment on a pu ainsi protéger ces hommes tout représentant de l’église qu’ils soient des actes ignobles qu’ils ont commis, ils doivent être punis pour leur actes, pas d’immunité qu’il soit ils ne sont pas aussi des lois.

je suis outré et choqué  aussi car cela arriverait à un de mes enfants et tout prêtre qu’il soit  je pense que j’irai lui secouer fortement les puces .

C’est ignoble  comme acte, oui l’approche chrétienne doit inculquer le pardon mais aussi la responsabilité pour les actes de chacun  et la j’en aurai vraiment du mal à me contenir je crois…  j’ose à peine imaginer le traumatisme chez ces personnes encore aujourd’hui et de savoir que ces personnes restent impunies je trouve cela abominable.

20181012 – News : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas » : la colère de François Ruffin après le rejet d’une loi pour les élèves handicapés

Le député de La France insoumise a reproché aux députés LREM d’avoir rejeté ce texte porté par un élu des Républicains

 

« Vous n’avez pas honte ? Honte de votre paresse ? Honte de votre sectarisme ? » Le député de La France insoumise François Ruffin a exprimé sa colère dans l’hémicycle, jeudi 11 octobre, après le rejet d’une proposition de loi sur les élèves handicapés, portée par un député Les Républicains. Le député de la Somme s’est adressé aux élus de la majorité LREM : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas. »

La proposition de loi d’Aurélien Pradié (LR) prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap. Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire.

« Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l’urgence est ailleurs », a plaidé Aurélien Pradié.

Un vote sans examen du texte

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avec le soutien de la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a rétorqué que des mesures avaient déjà été prises en ce sens et a renvoyé ces propositions à la concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées.

Source : « J’espère que le pays ne vous le pardonnera pas » : la colère de François Ruffin après le rejet d’une loi pour les élèves handicapés

Avis Pimpf : je ne peux que le soutenir dans sa démarche , il y a tellement à faire pour intégrer les enfants dans le circuit  » classique » de l’éducation nationale dont les solutions restent souvent très local et reposent beaucoup sur les parents…

20181012 – News  : Pourquoi il ne faut jamais dormir avec son iPhone ? (ou tout autre type de Smartphone

 

L’utilisation d’un smartphone ou d’une tablette au lit peut avoir des conséquences sur votre sommeil (la lumière qu’ils émettent n’aide vraiment pas à s’endormir) mais dormir avec – surtout si l’appareil est en cours de chargement – peut s’avérer bien pire : les pompiers du Newton Fire Department ont partagé sur leur compte Facebook des photos de draps et d’oreiller BRÛLÉS par un chargeur de téléphone. Selon eux, “une étude a révélé que 53% des enfants/adolescents rechargent leur téléphones ou tablettes soit sur leur lit ou sous leur oreiller” : sur ce genre de surface, la chaleur générée ne peut pas se dissiper et le chargeur deviendra de plus en plus chaud. Auquel cas, l’oreiller ou les draps prendront feu.

Research has revealed that 53% of children/teens charge their phone or tablet either on their bed or under their pillow. This is can be extremely dangerous. The heat generated cannot dissipate and the charger will become hotter and hotter. The likely result is that the pillow/bed will catch fire. This places the child/teen as well as everyone else in the home in great danger. Please check where you & your family charge your moblie devices.

 

Source : Pourquoi il ne faut jamais dormir avec son iPhone ?

20181012 – Votre carburant ne ressemble plus exactement à ça

 

L’essence est ainsi représentée par un cercle, avec à l’intérieur la lettre « E » traduisant la teneur en biocarburant: E5 (pour le super sans plomb 95 ou 98) , E10 (pour le super SP95-E10) ou E85 (superéthanol). Le gazole est identifié par un carré, avec la lettre B suivie de la teneur en biocarburant: B7 (le diesel le plus courant), B10 ou XTL (pour le diesel synthétique). Enfin, les combustibles gazeux seront figurés par une forme de diamant et une inscription à l’intérieur: LNG (GNL), H2 (pour l’hydrogène) etc.

Source : Votre carburant ne ressemble plus exactement à ça

Avis Pimpf : Même si ce sont des directives européennes et que clairement les voitures thermiques ( essence, diesel et autres ) n’ont plus la côte , il y avait peut être d’autres axes à privilégier , et d’autres sujets prioritaires à gérer. C’est une impression ou  bien ce monde ne tourne vraiment pas rond ?

20180903 – disparition progressive du plastique

Le plastique va disparaître progressivement des cantines toulousaines via 20 Minutes
— À lire sur m.20minutes.fr/toulouse/2329483-20180903-toulouse-plastique-disparaitra-progressivement-cantines-toulousaines-partir-janvier

du moins pour les cantines c’est déjà cela !

20180903 – incendie au musée de Rio

«Un musée qui brûle, c’est une civilisation qui meurt», pour un archéologue via 20 Minutes
— À lire sur m.20minutes.fr/arts-stars/culture/2330079-20180903-incendie-musee-national-rio-musee-comme-celui-ci-brule-civilisation-meurt-estime-archeologue-stephen-rostain

20180713 – Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Une voiture électrique Autolib’ en octobre 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP
  • Un collectif d’élus s’est formé autour de Philippe Brillault, maire LR du Chesnay, pour contester fermement la fin du service Autolib’ en Ile-de-France.
  • A l’issue de la réunion des élus et du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole ce mercredi, le collectif va déposer un recours au tribunal administratif et demander un référé.

« Vous me prenez pour une bille ! » La voix de Philippe Brillault, mairie LR du Chesnay (Yvelines), s’élève dans la salle des fêtes de la mairie du 12e arrondissement de Paris, où avait lieu mardi la réunion des élus franciliens avec le conseil syndical Autolib’Vélib’Métropole (SAVM).

Face à la virulence de Philippe Brillault, la présidente du SAVM Catherine Baratti-Elbaz peine à cacher son agacement, tandis que quelques élus ne peuvent réprimer un sourire. Un collectif d’une vingtaine de communes s’est formé autour du maire du Chesnay pour protester contre la fin du système d’autopartage  Autolib’. Et ses membres semblent ne pas avoir dit leur dernier mot.

« Qui ne conteste pas acquiesce »

Le collectif reproche notamment un « excès de pouvoir » de la maire PS de Paris Anne Hidalgo envers les communes plus petites ou plus lointaines de l’Ile-de-France. « Paris fait les choses sans nous. C’est inadmissible de ne pas avoir toutes les informations – ou trop tard – sur le sujet », peste Benoît Blot, adjoint à la mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et soutien de Philippe Brillault.

Parmi les communes, Arcueil (Val-de-Marne) s’inquiète de la « capacité à agir » de Smovengo alors que l’entreprise « annonce beaucoup ». Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) s’interroge sur le bon déroulement des objectifs par Smovengo. « On a payé un lourd tribut, nous les communes de banlieue. On espérait une égalité de traitement entre les villes », tranche Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

« Ne rien faire c’est accepter », prévient finalement Philippe Brillault, détachant chaque syllabe en dévisageant ses confrères. Avant de croiser à nouveau le regard de Catherine Baratti-Elbaz : « Nous voterons contre dans tous les cas. On ne peut juste pas accepter ça. » Le collectif envisage donc de déposer un recours au tribunal administratif. Mais pour devancer les deux mois de prise en charge de ce recours, elles comptent aussi demander un référé et se sont entourées de trois cabinets d’avocat.

Une solution transitoire pour l’été

Les Vélib’ résistent tant bien que mal, mais ne sont pas oubliés par les élus mécontents. Rosny-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) regrette ainsi amèrement le retard et l’abandon parfois de la construction de certaines stations, pour un coût souvent flou et très élevé. « Nous allons accompagner les maires », promet de son côté le SAVM.

En attendant de tomber d’accord, les élus ont décidé de faire un geste pour les usagers : du 16 juillet au 31 août, la première demi-heure de Vélib’ mécanique ou électrique est offerte. Le syndicat a annoncé également le remboursement des abonnements de juin, juillet et août.

Source : Paris: La banlieue entre en guerre avec la capitale sur Autolib’

Avis Pimpf  : Ce sont encore les parisiens et aussi les communes de la banlieue de Paris qui vont devoir payer, suite à des choix desastreux de la mairie de Paris …

20180511 – Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?

Les urgences médicales sont régulées par le centre d’appels. PHOTO D’ILLUSTRATION CHRISTINE PALASZ

Le service d’aide médicale d’urgence (Samu), montré du doigt après le décès d’une jeune femme à Strasbourg, est organisé dans chaque département pour répondre aux situations de détresse vitale. Mais que se passe-t-il lorsque l’on compose le 15.

Dans le centre de régulation dédié, la première personne qui décroche est un opérateur, dit « assistant de régulation médicale » (ARM). Sa mission est de créer une fiche de renseignements, de recueillir les données administratives de l’appelant et sa localisation, et de comprendre les motifs de l’appel pour les synthétiser. Il pose quelques questions, afin de faire une première évaluation de la gravité de la situation.

L’ARM n’est généralement pas un soignant

Secrétaire, agent administratif… l’ARM n’est généralement pas un soignant et ne doit jamais prendre de décision seul. En cas d’urgence vitale, il peut déclencher certaines procédures, comme l’envoi d’une équipe de secouristes. Mais « tous les appels doivent en principe être ensuite transférés à un médecin régulateur », explique François Braun, président de Samu-Urgences de France.

Le médecin régulateur

En fonction de la situation, l’opérateur choisit d’orienter l’appel vers un médecin urgentiste, donc spécialisé, ou vers un médecin généraliste libéral travaillant régulièrement pour le Samu. L’opérateur ne doit « jamais raccrocher » sans avoir obtenu l’avis du médecin, « surtout dans le cas d’une demande d’aide ou d’une urgence vitale ».

« Dans le cas de Strasbourg, il s’agit d’un dysfonctionnement », souligne François Braun. Le médecin pose des questions, pour connaître les symptômes ressentis, les causes possibles ou encore les antécédents médicaux, et évalue le degré de gravité.

Il peut alors choisir de donner un simple conseil, de réorienter le patient vers son médecin traitant ou un médecin généraliste, de faire appel à SOS médecins ou à un médecin de proximité pour organiser une visite à domicile. Il peut aussi proposer au patient de se rendre aux urgences s’il est en capacité de se déplacer.

Il peut enfin, quand le cas l’exige, envoyer une ambulance, faire appel aux sapeurs-pompiers, ou envoyer un véhicule du Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur).

En cas d’hospitalisation, le médecin régulateur, assisté de l’ARM, s’occupe de trouver une place au patient et s’assure de sa bonne prise en charge.

La formation des ARM à améliorer

Si tous les appels doivent en principe passer par un médecin, « ça n’est pas toujours le cas », estime l’urgentiste Patrick Pelloux, président de l’Amuf (Association des médecins urgentistes de France). Alors que « 30 millions de personnes » téléphonent au Samu chaque année, les centres de régulation, « dimensionnés dans les années 1980 et 1990 » ont souvent du mal à faire face.

« Aucun diplôme national »

De plus, la formation des ARM, bien qu’obligatoire, n’est pas homogène. « Aucun diplôme national n’existe », et les opérateurs sont formés « soit dans une école, soit par des associations, soit sur le tas », de manière « très variable », regrette M. Pelloux.

Source : Samu : que se passe-t-il quand vous appelez le 15 ?