20161024 – News : Pour réduire le risque de mort subite du nourrisson, faites dormir bébé dans votre chambre ! – LCI

#SANTÉ: BONS CONSEILS- L’American Academy of Pediatrics vient de publier de nouvelles recommandations afin de diviser par deux le risque de décès des plus petits. Ils devraient notamment dormir jusqu’à leurs six mois dans la chambre de leurs parents, mais dans un berceau ou un couffin.

Suffocation, strangulation accidentelle… près de 3.500 bébés meurent chaque année aux Etats-Unis d’une cause liée au sommeil. Parmi elles, le syndrome de mort subite du nourrisson. Mais ce chiffre, qui avait considérablement diminué dans les années 1990, stagne désormais. En France, l’Institut national de veille sanitaire recense 250 décès des bébés de moins de 12 mois tous les ans.

Alors pour prévenir le drame, les chercheurs de l’American Academy of Pediatrics Academy ont mis à jour leurs recommandations. « Nous savons que les parents peuvent être dépassés par la venue au monde d’un enfant et nous voulons leur procurer un guide clair et simple », détaille l’auteure principale, Rachel Moon. Les pédiatres ont présenté leurs conseils lors d’un congrès annuel qui se tient à San Francisco (Etats-Unis), ce lundi 24 octobre.

4 règles d’or pour limiter l’étouffement accidentel

  • 1 – Faites dormir bébé dans la même pièce

    Les chercheurs préconisent ainsi aux parents de faire dormir leur nouveau-né dans leur chambre. Du moins, les six premiers mois. Il n’est pas question de le coucher dans le lit conjugal pour autant, mais d’installer le berceau ou le couffin du bébé à proximité. Faire dormir bébé dans la même pièce permettrait ainsi de réduire de 50% le risque de mort inattendue du nourrisson, selon l’Academy.

  • 2 – Couchez-le sur le dos

    Les pédiatres recommandent de coucher les plus petits sur le dos et sur une surface ferme. Le drap housse doit bien être fixé au matelas. Ce conseil a permis de faire chuter le nombre de décès de 53% entre 1992 et 2001, notent les chercheurs.

  • 3 – Ne surchargez pas le berceau

    Couverture, oreiller, peluche…ils déconseillent fortement de surcharger les berceaux et couffins des plus petits. En plus de risquer d’obstruer les voies respiratoires des nouveaux-nés, ces objets créent une chaleur excessive. La température idéale se situe entre 18 et 20 degrés.

  • 4 – Attention au co-dodo

    Les pédiatres pointent aussi du doigt le co-dodo. En augmentant le risque d’étouffement ou de chutes des plus petits, ce moment partagé avec bébé multiplierait par cinq son risque de décès prématuré.

Source : Pour réduire le risque de mort subite du nourrisson, faites dormir bébé dans votre chambre ! – LCI

20161022 – Tendance des prénoms 2017. Louise et Gabriel arrivent en tête

« L’Officiel des prénoms » publie ce mercredi la tendance des prénoms qui pourraient être les plus donnés par les parents français l’an prochain.

Chez les garçons, Gabriel détrône Léo, qui rejoint la 4e place, tandis que chez les filles, Louise reste en première place, devant Jade et Emma.

Louise et Gabriel. Voici les prénoms qui devraient être les plus donnés par les parents français l’an prochain. Telle est l’estimation de L’Officiel des prénoms, à paraître ce mercredi, et dont Le Parisien a pu consulter quelques pages. Pour constituer son classement, l’auteur, Stéphanie Rapoport, établit une projection à partir des statistiques de l’Insee et des registres de l’état civil.

Chez les filles, le prénom Louise, déjà favori l’an dernier, pourrait ainsi être donné à 5 000 petites filles en 2017, devant Jade et Emma. Avec des prénoms comme Alice et Rose, « Louise conforte la domination de la mode rétro », explique l’auteur. Ils concurrencent ainsi les terminaisons en –a, « toujours très populaires, avec huit prénoms présents dans le Top 20 ».

Gabriel devant Jules et Raphaël

Chez les garçons Gabriel vient prendre la place de Léo, qui occupait la plus haute marche des prénoms en 2016 et qui quitte même le podium, pour se retrouver en 4e position. Quelque 6 000 nouveaux-nés pourraient ainsi porter ce prénom, loin devant les Jules et Raphaël, qui se partagent la deuxième place.

Des divergences régionales existent toutefois. En effet, ce sont les petits Adam qui se pourraient se retrouver les plus nombreux parmi les nouveaux nés en 2017 à Paris, Lille, Marseille ou Nice, alors que ce prénom est 5e au classement national.

Si certains parents ont quelques doutes sur les prénoms composés, inutile en revanche de tergiverser. « Il faudra attendre que les porteurs d’aujourd’hui, les Jean-Marie ou les Marie-Claude, disparaissent pour voir leurs prénoms revenir, peut-être, à la mode dans quelques décennies », prévient l’auteur.

Source : Tendance des prénoms 2017. Louise et Gabriel arrivent en tête

20161017 – Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

Par l’adoption ou l’insémination à l’étranger, elles choisissent de se lancer dans la maternité, sans père. Quel regard la société porte-t-elle sur elles ? Comment ont-elles pris cette décision ? Six d’entre elles se sont confiées à «Libération».

Elles ont fait un bébé toute seule, mais pas comme le chantait Goldman en 1987… Ni «filles-mères» d’autrefois ni amazones envoyant valdinguer pour de bon la gent masculine, elles ont en commun un désir d’enfant solidement ancré. Et tant pis si elles n’ont pas trouvé le père, elles ont décidé de se lancer seules, quitte à trouver un partenaire par la suite. Car, paradoxalement, la majorité d’entre elles chérit un modèle de famille «traditionnelle». La sociologue et directrice de recherche au CNRS Dominique Mehl s’est penchée sur le parcours et les motivations de ces «mamans solo», dans un livre paru en cette rentrée (1). Même si elles ne représenteraient pour l’heure que 1,6% des maternités actuelles, elles semblent bien parties pour être de plus en plus nombreuses. Comment vivent-elles cette expérience ? Quel regard leur entourage porte-t-il sur elles ? Comment envisagent-elles l’avenir ? Six de ces «mamans solo» se sont confiées à Libération.

A LIREUn jour, un père viendra

Sophie, 41 ans, consultante à Paris, un bébé de 3 mois : «Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance»

«J’ai pris la décision de faire un enfant seule quand j’ai compris que mon compagnon freinait des quatre fers. J’avais 39 ans. Il me disait de ne pas me sentir coincée par mon horloge biologique, que les histoires de fertilité qui baisse après un certain âge ne sont que des statistiques. Ce qui est faux. Et nous, les femmes, ne sommes pas assez informées sur cette question. J’ai fini par me séparer de lui et me lancer dans une insémination avec donneur à 40 ans, à l’étranger.

Je suis assez indépendante. Je n’ai pas forcément besoin d’être en couple. Le problème le plus important pour moi, c’était que ce bébé n’ait pas de père. Je me disais que je vais le priver sciemment d’un père. Mais mon désir était trop fort. Et j’avais le sentiment d’être très entourée. Par ma famille, mes amis. Je savais que cet enfant ne serait pas dans une situation de face-à-face avec moi. Aujourd’hui, je me dis que cette absence de père n’est pas gravissime, mais quand même. En revanche, ça ne m’a posé aucun problème de vivre ma grossesse seule. Et pour l’accouchement, c’est une copine féministe qui a deux enfants, et pour laquelle toutes les parentalités sont possibles, qui m’a accompagnée.

Là, mon bébé a un âge auquel on est ultra-dépendant. Et je suis la «seule» ultraresponsable. Le seul pilier, même si j’ai des coups de main. Mais je ne suis pas plus seule que celles qui ont un mari militaire, par exemple. En revanche, j’angoisse aussi sur ce qui se passerait si je disparaissais. Je veux vraiment que mon enfant soit entouré que je ne sois pas sa seule famille. Avec un compagnon ou pas.

Avant les hommes et les femmes étaient obligés de se marier et de faire des enfants. Aujourd’hui, on est libres de ses choix. Et on peut faire un enfant seule. Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance. Quand un homme veut un enfant seul, c’est quand même plus compliqué pour eux. Mais quand je repense à cette insémination, je me dis que c’est étrange que des pays aussi variés autour de nous autorisent le don de sperme (Espagne, Grande-Bretagne, Danemark, Espagne) et pas la France censée être ouverte. Le patriarcat est-il justement encore si important ? Je me demande, même si comme maman solo je me sens aujourd’hui, moins jugée qu’une femme divorcée dans les années 50.»

Raïssa, 38 ans, juriste, un enfant de 5 mois : «L’enfant d’abord, peut-être un papa de cœur après»

«J’ai toujours eu une envie viscérale d’avoir un enfant. Ado déjà, je me disais je le ferai avec ou sans compagnon. La chanson de Goldman m’a toujours parlé. A 25 ans, après une rupture, je me suis dit : je ne veux pas avoir à regarder ma montre, et m’engager avec quelqu’un juste pour faire un enfant. Je me suis fixée un ultimatum : si à 30 ans, je n’avais pas de relation sérieuse depuis plus de cinq ans, je le ferai seule. Bref, l’enfant d’abord, et peut-être un papa de cœur après. L’adoption s’est révélée trop fastidieuse. J’ai envisagé une coparentalité, mais je suis surtout tombée sur des sites glauques. Enfin, je n’aurais jamais pu faire un enfant dans le dos d’un homme, c’est horrible. Quand on voit la souffrance de certains qui se battent pour voir leurs enfants, ou qui ont un vrai désir de paternité qu’ils ne peuvent satisfaire, impossible. J’ai opté pour un don de sperme. Je trouve d’ailleurs scandaleux que dans ce pays l’accès à des dons soit aussi restreint. Les tribunaux sont remplis de familles traditionnelles dysfonctionnelles !

Lorsque j’ai parlé de mes projets à mon entourage, certains m’ont traitée d’égoïste. Mais je crois que le besoin, le désir d’enfant est toujours égoïste, narcissique. J’ai opté pour Cryos au Danemark, où je pouvais choisir un donneur non anonyme. J’avais lu des tas de choses sur les enfants nés de don et cela me semblait important. J’ai fait cinq tentatives. A chaque fois, cela coûte entre 3 000 et 5 000 euros (l’achat du sperme, le voyage etc.). Faut vouloir, mais faut pouvoir aussi. Qui a dit que la vie n’a pas de prix ?

Aujourd’hui, je n’exclus pas de trouver un père, même si je me débrouille bien. Mais j’aurais bien aimé avoir un compagnon quand je me suis mise à chercher des prénoms. Je n’ai pas fait un enfant pour moi. J’ai créé une famille. Une famille monoparentale pour l’instant. Et mon enfant saura tout de son histoire. Mes amis sont au courant. Leurs enfants aussi. Je fais simplement attention à ce que je raconte quand je sens que les gens sont tradi.»

Maeva, 31 ans, agricultrice dans le Lot-et-Garonne, 3 enfants de 9 ans, 7 ans et 2 mois : «Le troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule»

«On s’est séparés avec le père de ma première fille après sa naissance. Le père de ma seconde fille est décédé avant la naissance. Quand j’ai eu envie d’un troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule. L’adoption c’est galère. Et j’avais pas envie de me lancer dans la recherche d’un géniteur malgré lui à une soirée. Je suis allée sur des forums de personnes qui pratiquent l’insémination artisanale. Le donneur et la réceptrice se donnent rendez-vous à des jours précis dans des hôtels. Je suis agricultrice, c’est impossible pour moi. Et puis on n’est pas sûr que les mecs ont fait le test de dépistage du sida, de l’hépatite, etc. Du coup, je me suis renseignée sur la durée de conservation du sperme. Quand j’ai vu que je pouvais en commander du congelé au Danemark, je me suis dit que c’était pour moi. Et tant qu’à faire cet enfant seule, j’ai choisi un donneur anonyme. Avec les caractéristiques que je voulais.

Je voulais vraiment cet enfant, et j’avoue que je me suis surtout posée des questions pratiques. Sur la livraison du sperme, par exemple. Pourquoi on ne légifère pas en France pour élargir le cercle de ceux qui peuvent obtenir un don ? C’est ridicule. On donne des sous à l’étranger. Et ce blocage sur les célibataires et les homos n’a pour seule conséquence que de pousser les gens à se tourner vers d’autres pays. Ceux qui veulent vraiment se débrouillent. Je ne cacherai rien de son histoire à ma fille. Un quatrième enfant ? Pourquoi pas. Peut-être un homme à nouveau dans ma vie ? Pourquoi pas. En tout cas, ce sera à lui de s’adapter. Et, en ce moment je me sens très bien toute seule.»

Ingrid, bientôt 41 ans, cadre dans un casino des Pyrénées, une fille de 9 mois : «Il y a aura de plus en plus de maternités célibataires»

«Autour de moi, à partir d’un certain âge, tout le monde s’est mis à avoir des enfants. Mon tour ne venait jamais. Je n’ai pas vraiment eu de compagnon stable. A la base, je voulais une famille normale. Mais après un énième échec alors que j’allais avoir 38 ans, je me suis résolue à me lancer seule. Je ne voulais surtout pas avoir à me dire : voilà, t’es toute seule, et pendant toute va vie, t’as fait que bosser. Pour moi, il n’était pas question de couillonner un mec. J’avais regardé l’adoption, mais c’est trop compliqué. Comme je travaille le week-end et les jours fériés, je n’aurais jamais eu agrément. J’ai opté pour insémination avec donneur en Espagne, chez Eugin. Premier rendez-vous en janvier 2014. J’en ai eu en tout cas pour 2 000 euros. J’ai pris un petit crédit. Après un deuxième échec, j’ai fait une pause, sans renoncer, le temps de me refaire une santé financière.

En mars 2015, j’ai pu retenter et ça a marché. Bien sûr, je me suis demandée comment mon enfant allait faire pour vivre sans papa. Mais la loi espagnole n’autorise que les dons anonymes. Je sais seulement qu’on m’a donné le sperme de quelqu’un qui me ressemble pour éviter les problèmes identitaires. Etait-il beau, moche ? Ça ne m’obsède pas du tout. Après mon congé maternité, j’ai déménagé près de chez mes parents qui sont très “ouverts” et auxquels je n’ai rien caché. Je suis très épaulée. Bien sûr j’aimerais bien trouver un homme. Mais, là, je ne cherche plus, je suis heureuse. Je vois que ces maternités célibataires se développent de plus en plus. Il y en aura de plus en plus. On nous a parlé carrière et… Il y a aussi les couples homos qui veulent avoir accès aux dons. La maternité c’est pour tout le monde, non ? En France, on est en retard.»

Pauline, 37 ans, expert-comptable, Paris, enceinte de 4 mois : «Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant»

«A 35 ans, j’ai commencé à réfléchir à mes histoires de cœur. Je me suis dit que je n’avais pas su conjuguer réussite professionnelle et succès amoureux. En septembre dernier, j’ai eu un déclic : “Il faut que tu avances. Tu vas avoir 37 ans, c’est cuit.” Autour de moi, tous mes amis sont mariés et ont des enfants. Je me sentais marginale. L’idée qu’il fallait scinder l’amour de la maternité s’est finalement imposée à moi. J’ai fait appel à une banque de sperme danoise. C’était la solution de ma vie : pas besoin de me déplacer, choix sur catalogue, zéro maladie… J’ai fait quatre inséminations, pour 15 000 euros. Je me sentais davantage capable de me lancer dans un processus hasardeux, encore tabou et interdit, plutôt que me retrouver à 50 balais névrosée, sans gosse. Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant.

Récemment j’ai croisé un ancien collègue, qui m’a demandé si j’étais enceinte “comme dans la chanson de Goldman”. J’ai prétexté que le père n’est pas très disponible… Ce n’est pas un choix : je préférerais être avec un homme. Je rêve de rencontrer quelqu’un et qu’on fasse les trois prochains ensemble. Je crains d’éprouver une certaine forme de culpabilité : qu’est-ce que va ressentir ce gosse sans père ? Qui sera avec moi à l’accouchement ? Qu’est-ce que je vais dire à l’enfant ensuite ? Que son papa est au Danemark ? Qu’il a un autre papa, quand j’aurai rencontré quelqu’un ? J’appréhende les questions des autres. Je n’ai ni envie d’être jugée ni de me justifier. D’ici là, j’espère que j’aurai trouvé un mec, c’est mon challenge désormais. Ce gosse, je vais me battre pour qu’il ne m’en veuille pas. J’ai l’impression que quand on fait un enfant avec quelqu’un, on tombe assez vite dans une autre catégorie : on n’est plus la petite princesse de son mec, mais la mère des gosses, comme rangée dans un placard, qu’on ne regarde plus comme une femme. Je préfère le chemin que j’ai pris – même s’il est escarpé, complexe – à un couple pourri, qui explose. Mais cette maternité solo est ambiguë et complexe pour moi, à cause de mon éducation : j’ai en tête le montage du siècle d’avant, mais je vis avec les méthodes d’aujourd’hui. C’est comme si j’étais deux personnes, qui vivent ensemble mais ne se bagarrent pas.»

Suzanne, 30 ans, conductrice de travaux, Paris : «Je laisse une porte ouverte à un schéma plus simple»

«Depuis quelques mois, je réfléchis sérieusement à faire un bébé seule. Dès mes premières règles, j’ai ressenti comme une forme d’urgence d’avoir des enfants, qui commence clairement à s’éterniser à 30 ans. J’ai d’abord fantasmé sur le modèle « classique ». Au cours de ma dernière relation longue, qui a duré trois ans, on a parlé assez vite de devenir parents. Lui avait des problèmes de fertilité, alors nous avons entamé une procédure d’insémination artificielle. Il m’a quittée presque aussitôt, dès que c’est devenu réel. J’étais amoureuse, donc j’ai du faire le deuil de cette relation, mais le plus dur, c’était l’enfant. Petit à petit j’ai réalisé que mon désir d’enfant pouvait être détaché de lui. L’idée que le couple n’est ni une nécessité ni une fatalité s’est finalement imposée à moi. L’organisation ne me fait pas peur. A la rigueur, la seule chose qui m’a posé question, c’est le bien-être de l’enfant. Avoir un seul parent, ce peut être une forme de léger handicap social. Mais dans le fond, on a tous des handicaps de ce genre : familles monoparentales, couples conflictuels…

Il est vrai que le schéma classique est socialement plus accepté. Je sais que dans le milieu où je bosse, qui est assez macho, si je dis qu’il n’a pas de père, on va me juger. Mais ce n’est pas parce que je me lance seule que je ne peux pas rencontrer quelqu’un par la suite. Je suis très entourée, j’ai beaucoup d’amis, il aura d’autres modèles. Me faire inséminer à l’étranger n’est pas vraiment dans mes moyens. D’autant que cela implique des traitements lourds, des séjours prolongés sur place… le tout sans garantie de résultats. L’adoption ? On nous demande de prouver qu’on est de bons parents, alors qu’à mon sens, on ne peut le démontrer avant de le devenir. Je ne veux pas de coparentalité, que je vois comme une grosse contrainte, sans les avantages du couple. Alors depuis peu, je me suis inscrite sur des groupes Facebook spécialisés dans le don de sperme, mais je ne suis pas dans une recherche effrénée, je me laisse un an… Comme une porte laissée ouverte à un schéma plus simple.»

(1) Maternités solo, Editions universitaires européennes, 2016. Disponible en version numérique et papier.

Source : Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

20161012 – Pour la première fois, un enfant naît de deux femmes et un homme

Une équipe médicale internationale a utilisé une technique inédite de transfert des matériaux génétiques du noyau pour éviter que la mère ne transmette à son enfant des gènes défectueux responsables du syndrome de Leigh.

La technique est controversée. Le premier bébé conçu grâce à une technique consistant à utiliser l’ADN de trois personnes dans l’embryon est né en avril dernier, affirme l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) (en anglais), mardi 27 septembre. Cette première mondiale avait été dévoilée par le magazine scientifique britannique New Scientist (en anglais) dans sa dernière édition. Selon le New Scientist, le petit garçon se prénomme Abrahim et ses parents sont jordaniens, mais ni le magazine ni l’ASRM n’ont révélé leur identité.

Une équipe médicale internationale menée par le docteur John Zhang, du New Hope Fertility Center à New York, a utilisé une technique inédite de transfert des matériaux génétiques du noyau pour éviter que la mère ne transmette à son enfant des gènes responsables du syndrome de Leigh, précise le communiqué de l’ASRM. Ce syndrome est un trouble métabolique héréditaire rare qui se caractérise par la dégénérescence du système nerveux central. Il est dû à des gènes défectueux situés sur l’ADN mitochondrial, qui n’est transmis que par la mère.

L’ADN de deux femmes dans un ovule

Cette technique de conception assistée n’est pas autorisée aux Etats-Unis, ce qui a conduit l’équipe médicale à réaliser cette procédure au Mexique, où l’enfant est venu au monde. Les médecins ont prélevé le noyau de l’ovule de la mère et l’ont implanté dans l’ovule d’une donneuse dont le noyau avait été retiré. L’ovule ainsi obtenu (constitué de l’ADN nucléaire de la mère et de l’ADN mitochondrial de la donneuse) a ensuite été fécondé par le sperme du père.

La femme qui a bénéficié de cette technique de procréation avait déjà transmis ses gènes du syndrome de Leigh à ses deux précédents enfants, tous deux morts de cette pathologie. Elle avait aussi fait deux fausses couches. Dans la mesure où l’ADN mitochondrial est transmis seulement par la mère, cette technologie permet de minimiser la (…) Lire la suite sur Francetv info

Source : Pour la première fois, un enfant naît de deux femmes et un homme

20161012 – Pourquoi de plus en plus de femmes ont des bébés après 40 ans

Parmi les près de 800.000 bébés nés en France en 2015, un sur 20 avait une mère âgée de 40 ans ou plus. Comme… en 1948.

Selon une étude publiée par l’Insee jeudi sur les 799.000 bébés nés en France en 2015, un nouveau-né sur 20 a une mère âgée de 40 ans ou plus. La part des maternités tardives avait décru depuis l’après-guerre, jusqu’en 1981 où seulement 1,1% des nouveau-nés avaient une mère de 40 ans ou plus. Avec la hausse qui a suivi, le part de ces naissances a retrouvé en 2015 son niveau de 1948 (5,1%).

>> Comment expliquer un tel chiffre ? Pourquoi de plus en plus de mères ont-elles des enfants sur le tard ?

Les baby-boomers au pouvoir. Quatre facteurs expliquent principalement ces naissances ‘tardives’. « Toutes les générations du baby-boom ont atteint les 40 ans à partir de la fin des années 1980 », explique Laurent Toulemon, directeur de l’unité fécondité, famille et sexualité à l’Institut national d’études démographiques (Ined). Un tournant donc dans la démographie française. Ainsi, mécaniquement, l’augmentation de la part de femmes âgées de 40 ans ou plus dans la population féminine a contribué à la hausse de la part de maternités tardives.

Les jeunes ont des enfants plus tard. Autre facteur pour expliquer ces maternités tardives, la frilosité des jeunes. « La fécondité des jeunes a beaucoup reculé ces dernières années », indique Laurent Toulemon. « Grâce aux progrès de la contraception et à cause de la précarisation du marché du travail, les jeunes attendent de plus en plus pour avoir des enfants. Ils veulent une situation stabilisée avant ».

Augmentation de la fécondité. Cette tendance des naissances tardives est aussi due à une augmentation de la fécondité des femmes de 40-49 ans (nombre d’enfants par femme) depuis 1984. En 2015, on comptait 9 enfants pour 1.000 femmes de cette tranche d’âge, comparé à moins de 3 enfants entre 1978 et 1983. « Une grossesse à 40 ans n’est plus une grossesse à problème », assure le spécialiste de la démographie Laurent Toulemon. « Grâce aux progrès de la médecine, les femmes n’ont plus peur de mourir en couche qu’avant ».

Les unions recomposées ont plus d’enfants. De plus en plus souvent, ces naissances tardives sont des premières naissances. En 2014, 26% des maternités tardives étaient des premières naissances contre 12% en 1967. « On peut expliquer cette proportion plus importante aussi par l’explosion des unions recomposées », poursuit Laurent Toulemon. « En refaisant leur vie, ces couples veulent parfois un premier ou un autre enfant ».

Source : Pourquoi de plus en plus de femmes ont des bébés après 40 ans

20161008 – États-Unis : des parents obligés de payer 40 dollars pour embrasser leur nouveau-né après une césarienne – LCI

#INTERNATIONAL: PEAU À PEAU – On savait le système de santé américain cher et assez opaque, l’histoire de ce couple d’Américains le confirme davantage. Ils ont été obligés de débourser 40 dollars pour avoir le droit d’embrasser leur bébé après la naissance.

Malgré la réforme de l’assurance maladie, dite Obamacare, les États-Unis ont toujours le système de santé le plus coûteux des pays de l’OCDE. En témoigne cette histoire rapporté mardi 4 octobre par le site Vox, facture à l’appui.

Une jeune maman qui voulait prendre son bébé dans ses bras après sa césarienne a eu la surprise de voir la prestation facturée 39,35 dollars par la clinique.

« Pendant la césarienne, l’infirmière a demandé à ma femme si elle souhaitait prendre le bébé contre elle après la naissance », a expliqué le père, contacté par le site Vox. « Bien sûr, ma femme a répondu oui », ajoute-t-il.

Les parents ont donc pu tranquillement cajoler leur bébé, pendant que l’infirmière prenait quelques photos. Une parenthèse enchantée attendue par tous les jeunes parents. Mais manifestement ce petit geste a un coût, à en croire les professionnels américains.

Ainsi, la sage-femme a livré un semblant d’explication, dans un billet publié sur un blog du site Slate. « Depuis plusieurs années, ces contacts sont de plus en plus fréquents dans les salles de naissance, y compris après une césarienne », raconte-t-elle. « Cela nécessite une sage-femme supplémentaire pour garantir que la patiente immobilisée, et souvent sous médicaments, ne fasse pas tomber l’enfant par accident ou même ne l’étouffe. »

40 dollars pour un simple câlin, on comprend maintenant mieux le prix exorbitant des césariennes aux Etats-Unis.

Source : États-Unis : des parents obligés de payer 40 dollars pour embrasser leur nouveau-né après une césarienne – LCI

 

Avis Pimpf :  j’espère ne jamais voir cela en France, comme quoi la connerie n’a pas de limite ni de prix !

20161006 – La Réunion : elle corrige son fils en direct sur Facebook et finit en garde à vue

La mère de famille s’en prend à son fils de 16 ans, accusé de vol aggravé. Elle a été placée en garde à vue, indique le procureur. La vidéo a été largement partagée et visionnée sur les réseaux sociaux ; plus de 400 000 fois. On y voit une mère de famille donner notamment des coups de ceinture à son

Source : La Réunion : elle corrige son fils en direct sur Facebook et finit en garde à vue

20160926 – News / Bonjour bébé, au revoir les amis ? Le fait de devenir maman peut mettre à l’épreuve vos relations d’amitié

Lorsqu’on devient père ou mère, on peut dire sans hésiter que la vie change.

 Les nuits blanches en ville sont remplacées par des nuits blanches dans une chambre d’enfant plongée dans le noir, les journées de bureau animées sont remplacées par des journées au milieu d’enfants bruyants, et les vêtements tendance de TopShip par n’importe quel habit quelconque qui n’a pas de bave de bébé dessus. Mais le fait de devenir maman a souvent un effet inattendu sur nos amitiés, et il s’agit d’un des plus grands changements de cette nouvelle vie.

Changez-vous d’amis après avoir eu un enfant ? [Photo: Adrianna Calvo via Pexels]

Si déjà avant d’avoir des enfants vous aviez du mal à trouver du temps pour vos amis, vous pouvez laisser tomber après avoir passé ce cap. Vos « meilleurs amis pour toujours » disparaîtront totalement, vous n’en entendrez plus jamais parler, et le moindre petit commérage entre filles vous donnera envie de bailler.

L’amitié post-bébé est un sujet qui a attiré l’attention de la bloggeuse Jess Bovey de New Mum Club, qui s’intéresse à l’éducation des enfants. Dans son dernier billet de blog, « Je suis CET ami », elle raconte à quel point elle a été surprise en voyant comment le fait de devenir maman avait eu un impact sur les relations avec ses amis.

Jess Bovey, bloggeuse et spécialiste de l’éducation des enfants, a consacré un billet entier sur les effets que la maternité peut avoir sur nos relations d’amitié. [Photo: Facebook/New Mum Club]

La jeune maman écrit : « Les amis qui n’ont pas d’enfant ont plus de mal à comprendre. Ils le prennent souvent comme attaque personnelle, pensent que vous ne faites aucun effort ou que vous vous en fichez tout simplement. Mais ce n’est absolument pas le cas. »

« Je n’aime pas sortir le soir, premièrement car je suis fatiguée, deuxièmement car cela veut dire que je ne peux pas dire bonne nuit à Baxter. Je vais au travail le matin et il dort encore quand je pars, donc je ne le vois pas avant le prochain soir. »

« Quand je ne suis pas occupée avec mon enfant, la vie sociale est souvent la dernière chose à laquelle j’ai envie de penser. Cela n’a absolument rien à voir avec vous. »

Et la jeune maman a trouvé que le manque de temps n’était pas la seule chose qui avait altéré les relations avec ses amis.

« Je ne tolère presque plus les conn**ies, que ce soit mes amis qui en font trop ou les internautes qui ont des avis très arrêtés (même si ironiquement, ça peut m’arriver aussi). J’ai tellement d’autres soucis ces jours-ci, et je ne peux simplement pas m’embêter avec des choses triviales qui n’ont pratiquement aucune importance pour moi. »

La bloggeuse explique qu’une fois, une bonne amie lui a dit qu’on reconnaît ses vrais amis après avoir eu un bébé. Et même si elle ne pensait pas que cela aurait été le cas, elle a finalement trouvé que c’était parfaitement vrai.

« Mes priorités ont complètement changé depuis que Baxter est né, et je n’ai rien vu arriver. Certaines personnes que je considérais comme de bons amis ne sont jamais venu voir mon fils, donc je me suis mis en retrait et j’ai décidé que je n’avais pas besoin de ces gens-là dans ma vie. »

Et bien qu’elle ait pu être blessée par le passé, la jeune maman nous avoue désormais voir les choses différemment.

« Oui, les personnes qui n’ont pas d’enfants sont occupées aussi, mais tant de choses changent quand un petit bonhomme dépend entièrement de vous. Le fait de devenir maman m’a fait voir les choses sous un nouvel angle. Vous faites la part des choses entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Vous apprenez à moins vous soucier de ce que pensent les autres et à davantage vous concentrer sur votre propre situation. »

Jess et son fils Baxter [Photo: Facebook/New Mum Club]

Le point de vue rafraîchissant de la bloggeuse sur les relations d’amitié d’une mère a été très apprécié par ses abonnés, et beaucoup d’entre eux l’ont remerciée pour son billet.

Une maman a posté sur la page Facebook de New Mum Club : « J’avais l’impression que l’article parlait de moi. Ce billet est vraiment intéressant. »

Une autre personne a écrit : « Je suis cet ami-là. Je mets des jours et parfois des semaines avant de répondre à un message. Je suis facilement distrait et j’oublie, tout simplement. »

Une autre commente : « J’ai perdu une amie à cause de cela. J’étais trop occupée à créer une vie stable pour mes futurs enfants et elle n’a pas aimé être reléguée au second plan. »

mclifestylewriter

Source : Bonjour bébé, au revoir les amis ? Le fait de devenir maman peut mettre à l’épreuve vos relations d’amitié

 

Avis Pimpf : article très intéressant car il y a un vrai clivage entre les couples avec ou sans enfants tes centres d’intérêt changent, les sujets de discussion aussi, quand tu es un couple sans enfants et que tu n’es entouré que de couples avec enfants tu te sens décalé et ne vivant pas au même rythme, et l’inverse de la situation aussi et effectivement ton groupe d’ami en pâtit aussi , du moins quand ils sont petits les enfants, après c’est une autre paire de manche

20160925 – Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

Entre interdiction totale et lâcher prise, comment gérer l’utilisation des écrans par les 11/15 ans ? Compréhension, discussion et certaines applications

Quels parents de jeunes adolescents n’ont jamais entendu cette phrase : « Allez, steuplaît, tu peux me laisser encore un peu mon portable ! Augustin, lui, il a le droit de le garder tout le temps. » Sous-entendu : « Je suis un martyr de la vie numérique et toi un dictateur. »De ces négociations sans fin et quotidiennes naissent souvent des agacements qui virent parfois à l’exaspération et au conflit. Et elles démarrent de plus en plus tôt.

« À table ! »

Voici moins de dix ans, l’acquisition d’un portable correspondait, en général, à l’entrée au lycée.« Décroche ton brevet des collèges et tu auras un téléphone dans l’été. » Désormais, c’est en sixième que les préados sont équipés !Et la technologie a bien évolué : fini le téléphone à clapet qui servait surtout à envoyer 150 SMS par jour, l’heure est au smartphone et donc à la navigation sur le net, aux jeux vidéo, à Snapchat et aux… réseaux sociaux.De quoi y passer des heures… Oui, mais combien vrai…

Source : Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

20160921 – News : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison

Dans un sondage IPSOS, effectué auprès des parents et des enfants, on en apprend un peu plus sur la façon dont chacun envisage les devoirs scolaires, les apprentissages et les jeux sur écran…

A l’occasion du lancement de la plateforme numérique de jeux éducatifs basés sur les programmes scolaires de la maternelle au CM2, pour enfants, Squla, en partenariat avec les éditions Nathan, un sondage dévoile la façon dont les parents gèrent les apprentissages scolaires et le mode de vie de leurs enfants. Point fort : l’enquête a été menée conjointement auprès de 502 parents et 503 enfants (entre 6 et 12 ans). Leurs avis respectifs en matière de devoirs scolaires, apprentissages, divergences, jeux sur écran, habitudes, ressentis ont pu être recueillis et analysés. Résultat : 99 % des parents pensent que l’apprentissage du français est primordial dans la vie scolaire de leur enfant. Suivi par les maths (91 %), et les langues vivantes comme l’anglais (71 %). L’informatique et l’histoire-géographie arrivent bien après (54 % et 49 % respectivement). Bien plus secondaires, les arts plastiques ou la musique ne sont pas considérés comme des matières primordiales par les parents. Côté enfants, ils ont quant à eux répondu que les maths étaient leur matière préférée (29 %), suivis par le sport (17 %) et le français (16 %). Quand on regarde plus précisément les différences entre les filles et les garçons, on s’aperçoit que les stéréotypes de genre sont bien ancrés : en effet, les garçons préfèrent particulièrement les mathématiques (34 %) et le sport (25 %). Quant aux filles, ce sont les maths et le français ex-aequo (24 %) qui remportent leurs suffrages, suivis par le dessin (16 %). Autre enseignement fort de l’enquête : 22 % des parents ont déclaré qu’ils ne connaissaient pas le programme scolaire de leur enfant. Et ce sont principalement les pères (25 %) qui ne suivent pas ce que font leur bambin en classe (19 % des mères). D’ailleurs, les parents et les enfants ne sont pas d’accord quand il s’agit de préciser qui les aide à faire leurs devoirs : les mères sont seulement 2 % à déclarer que leurs enfants font leurs devoirs tout seuls, alors que les enfants sont 23 % à le déclarer. A ce sujet, les enfants ont précisé qu’ils trouvaient que leurs parents ne savaient pas toujours bien leur expliquer ce qu’ils n’avaient pas compris à l’école (22 %). Et 37 % d’entre eux trouvent que leurs parents s’énervent trop souvent au moment de faire les devoirs. Du côté des parents, ils ont avoué se sentir démunis dans l’accompagnement aux devoirs. Manque de temps (50 %), manque de patience (48 %), moment de stress (47%), incapacité à donner aux enfants le goût des devoirs (39 %)… Au final, ce temps passé à travailler ensemble est mal vécu des deux côtés. Le sondage met en évidence le rôle primordial d’Internet comme outil « indispensable d’aide aux devoirs » pour les parents (85 %). Enfin, les enfants ont confirmé l’engouement pour l’utilisation des écrans, et notamment les jeux sur tablette ou ordinateur. Sans surprise, ils sont 96 % à vouloir jouer sur un écran tout en apprenant !
 
Source : IPSOS pour Squla, septembre 2016

Source : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison