20160710 – News : Euro : à Marcoussis, la folie portugaise à son zénith – Le Parisien

 

 

l y a les fan-zones, les bars parisiens et… Marcoussis. Pour fêter les victoires du Portugal, beaucoup ont préféré déserter la capitale pour se rendre au Centre national du rugby (CNR), la base arrière de l’équipe de Cristiano Ronaldo durant la compétition. Depuis le début de l’Euro, l’affluence ne faiblit pas. Et à la veille de la finale, la température monte ! Chaque jour, des dizaines de supporteurs s’installent à l’entrée du site, espérant entrapercevoir leurs idoles. Echarpe, lunettes, maillot et short de foot : c’est habillés de la tête aux pieds aux couleurs de leur pays de cœur ou d’origine qu’ils encouragent les joueurs à coups de klaxon et de chants locaux.

Euro 2016 : folie portugaise à Marcoussis

José, 62 ans, est un habitué. Avec ses lunettes qui lui font voir la vie en vert et rouge, il ne manque pas une occasion de donner de la voix. « Je les ai déjà vus trois fois. On les accueille à coup de sifflets et de hakka portugais », explique-t-il avant de se lancer dans une démonstration. Après la qualification du Portugal contre le Pays de Galles, mercredi soir, José a « sauté dans (ses) chaussures » pour rejoindre ses compatriotes déjà sur place. Impossible de ne pas être là pour acclamer l’arrivée des premiers finalistes de la compétition. « On a chanté, on a dansé, on a fait la chenille. C’était magique », raconte-t-il.

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Marcoussis, jeudi. Avec son look très coloré, impossible de passer à côté de José, 62 ans. Depuis début juin, il est tous les jours devant l’entrée du CNR de Marcoussis. (LP/N.C.)Helder aussi a fait le choix de Marcoussis. « C’est beaucoup mieux que les Champs-Elysées (Paris), où c’est plus bordélique, estime le trentenaire. On devait être au moins 300 mercredi soir. C’était euphorique. Les gens étaient assis sur les portes des voitures, il y avait des drapeaux partout. On chantait l’hymne national toutes les 10 minutes On a vraiment mis l’ambiance. »

Aux abords du QG des Portugais, la gent féminine est aussi bien représentée et pas que pour admirer Cristiano Ronaldo. Charlène, 15 ans, est fan de foot. La jeune femme n’est pas près d’oublier l’arrivée des joueurs mercredi soir. « Ils ne se sont pas arrêtés mais le conducteur a roulé tout doucement, se souvient-elle. Ils ont allumé les lumières à l’intérieur pour qu’on puisse voir les joueurs. Ils se tenaient debout. Ils nous ont fait coucou et avaient l’air vraiment contents de nous voir. »

Marcoussis, mercredi soir. Près de 300 personnes étaient présentes jeudi, à 3 h 30, pour accueillir l’arrivée des joueurs du Portugal au CNR. (DR.)Tous comptent bien se donner rendez-vous dimanche pour la finale France-Portugal. Jeudi, l’organisation était au cœur des discussions. Certains seront là dès midi pour encourager l’équipe avant son départ vers le stade de France (Seine-Saint-Denis). « C’est là qu’ils auront le plus besoin de nous », assure Helder.

D’autres pensent déjà à la victoire. « Dimanche soir, je serai là, promet Charlène, je ne vais pas bouger. » Présent aussi jeudi à Marcoussis, Mattéo, lui, a déjà tout gagné. Avec une mère d’origine portugaise et un père français, le jeune garçon de Yerres est assuré de fêter la victoire.

Marcoussis, jeudi. Mattéo (assis en bas à droite) s’est rendu au CNR accompagné de sa mère portugaise et de son père français. Quelle que soit l’issue de la finale dimanche, le jeune garçon est assuré de gagner. (LP/N.C.)

Les riverains vivent « des nuits très agitées »« La finale se jouera entre le Portugal et la France », prophétisait le 9 juin dernier le maire (PS) de Marcoussis, Olivier Thomas, venu accueillir comme mille spectateurs l’équipe de Cristiano Ronaldo au centre national du rugby (CNR). L’élu qui espérait « recevoir cette équipe jusqu’au bout de la compétition » vit depuis « des nuits très agitées ».

Car si les supporteurs portugais ne sont jamais fatigués, les riverains, eux, aimeraient bien trouver le sommeil. « Insupportables les vuvuzelas et les klaxons à 1 heure du matin », commente sur les réseaux sociaux Michel avant d’implorer le CNR de « faire quelque chose ».

« Ce n’est jamais agréable d’être réveillée en pleine nuit », confesse Nathalie, qui vit à quelques mètres du CNR. Michel, un voisin, relativise. « Les jours de matchs, ça se comprend. Après, il ne faudrait pas qu’ils fassent la fête tous les soirs jusqu’à 3 heures du matin. Il faut savoir être raisonnable. » En cas de victoire des Portugais, c’est une dernière nuit très animée qui se profile dimanche. « Nous ne savons pas encore si les joueurs reviendront au CNR. Si c’est le cas, un important dispositif sera mis en place », certifie le maire.

N.C.

  leparisien.fr

Source : VIDÉO. Euro : à Marcoussis, la folie portugaise à son zénith – Le Parisien

20160710 – News : Japan Expo 2016 : au paradis de la culture nippo-geek – Le Point

Les aficionados du pays du Soleil-Levant avaient rendez-vous ce jeudi pour l’ouverture de la 17e édition du salon le plus coloré de France.

Il n’y a qu’un endroit où Pikachu, Spider-Man et Jack Sparrow peuvent savourer des boulettes de poulpe tous ensemble. Temple de la culture et des loisirs japonais depuis dix-sept ans, Japan Expo a rouvert ses portes pour quatre jours jeudi matin. Cosplay de rigueur, sacs (et quelques caddies) en main pour les ravitaillements en goodies… La routine pour beaucoup de visiteurs assidus, le paradis pour les autres, qui – à raison – se font déjà du mauvais sang pour leur porte-monnaie. Cette année encore, les allées bariolées du Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte regorgent de trésors. Comment résister aux peluches kawaii, aux katana, jupons bouffants ultra-colorés et autres lentilles de contact fluo – à porter tous les jours pour les plus audacieux ou « pour délirer avec des amis », nous dit Jimmy (il en prendra deux paires « au cas où ») ?

Les éditeurs de mangas sont bien sûr venus très nombreux. Ils savent que les shonen (mangas pour jeunes garçons), shojo (pour les filles) et autres seinen s’arrachent ici à une vitesse folle. Au détour d’une allée, tous les regards se tournent vers Hiro Mashima, papa du manga Fairy Tail. L’invité d’honneur de ce « 17e impact » est là, occupé à tracer les contours de son iconique chaton bleu pour un chanceux inscrit aux dédicaces. Les autres, tenus bien à l’écart, prennent un éventail aux couleurs d’Happy le chat – il fait toujours très chaud à Japan Expo – et jurent de revenir un peu plus tard pour avoir leur moment privilégié avec le maître.

japan expo © Ava Mergy Le Point
Happy, le chat bleu de Fairy Tail à l’honneur © Ava Mergy Le Point

Comme One Piece et Dragon Ball Z, Fairy Tail, décliné en série animée, a bénéficié d’une large diffusion sur les écrans français. Les petits personnages japonais sont bien connus chez nous. En découvrant les planches originelles exposées sous verre, Margot, Anthony et Leonie ne peuvent contenir leur admiration. « J’ai tous les mangas chez moi ! Et je connais très bien l’anime », jubile Margot. « Les graphismes sont super beaux, l’histoire aussi est pas mal. Et les personnages sont attachants. C’est un shonen, donc c’est très drôle… En plus, Hiro Mashima va venir ! » (On leur dira qu’ils viennent de le rater).

« Le manga s’est démocratisé »

« Le manga s’est vraiment démocratisé », assure Benoît Huot, responsable éditorial manga chez Glénat. « Bien sûr, les séries animées et les mangas eux-mêmes sont très liés. Le succès du manga fait le succès de la série, et inversement. On a vu ce phénomène avec Tokyo Gho u l et One Piece. En France, le manga a commencé par combler un besoin de lecture adolescente au début des années 90. Aujourd’hui, ces ados sont devenus adultes. S’il y a une chose que l’on sait, c’est que ce sont les loisirs d’adolescents qui font les loisirs d’adultes. Ces ados ont souvent lu des shonen et des shojo, pour ensuite passer aux seinen à l’âge adulte, ce qui permet un renouvellement des générations. »

japan expo © Ava Mergy Le Point
Le cosplay, star de Japan Expo © Ava Mergy Le Point

On ne s’étonnera pas de voir des bébés grimés en Yoshi dans leur poussette et des parents heureux en Mario et Princesse Peach. Mangas, jeux vidéo et films de super-héros (américains, eux) se mêlent dans une joyeuse pagaille… Ces univers sont tellement célèbres et tellement chéris par les fans que personne ne s’étonne de voir une reine des Neiges et une Khaleesi suivies de trois ou quatre Harley Quinn deSuicide Squad accompagnées de leur Joker adoré dans les couloirs du RER B. La culture japonaise se fond dans une culture geek, elle-même devenue culture de masse. 247 000 visiteurs l’ont prouvé l’an dernier. Combien seront-ils cette année ?

Source : Japan Expo 2016 : au paradis de la culture nippo-geek – Le Point

20160710 – News : Paul et Ophélie, un couple franco-portugais en finale – www.lest-eclair.fr

Interview croisée de Paul Singlas et Ophélie Coréa. Il est français et plombier-chauffagiste, elle est d’une famille de Portugais et est infirmière-puéricultrice. Ils n’encouragent […]

Source : Paul et Ophélie, un couple franco-portugais en finale – www.lest-eclair.fr

Avis Pimpf : ça me rappelle la situation à la maison pour ce soir

20160709 – News : Sécurité routière : de plus en plus d’accidents liés aux téléphones et aux GPS

A la veille du premier gros départ de vacances, il est bon de rappeler qu’au volant, ce n’est pas seulement l’alcool qui tue : de plus en plus d’accident mortels sont en effet liés à l’utilisation d’un GPS ou d’un téléphone… Les accidents liés à l’inattention sont en nette progression depuis 2011

En cause : l’utilisation croissante de téléphones portable et de GPS au volant, d’après l’Association française des sociétés d’autoroutes (Asfa).

Les voitures “intelligentes” offrent en effet de nombreuses distractions aux conducteurs, les équipements électroniques ont été à l’origine de 16,9% des accidents mortels sur autoroutes en 2015.

“L’inattention qui représentait environ 4% des accidents mortels depuis plusieurs années est, depuis cinq ans, en cause dans 17% des accidents mortels. Ces accidents surviennent principalement en journée et en semaine avec une pointe entre 17 heures et 20 heures”.

Augmentation de la vitesse sur les routes

“Ces tendances vont, avec l’augmentation des vitesses moyennes que l’on constate également, dans le sens d’un relâchement par rapport à la sécurité routière. La sécurité routière n’est plus affichée comme une grande cause nationale et pour le citoyen, il y a un discours autour des voitures plus intelligentes, plus sûres, qui va vers le relâchement”, explique Jean Mesqui, le président de l’Asfa dans un communiqué de presse.

Alcool, drogues et médicaments

L’association note aussi une hausse inquiétante des accidents mortels provoqués par l’alcool, les drogues et les médicaments qui seraient à l’origine d’un accident mortel sur quatre. Les accidents surviennent principalement la nuit et les week-ends.

La somnolence reste la première cause d’accident mortel sur les autoroutes depuis ces cinq dernières années.

Les conseils de la Sécurité routière :

  •  Prenez la route reposé(e). Choisissez de partir le matin, plutôt que dans la soirée ou dans la nuit, et surtout, évitez le départ après une journée de travail
  • Ne vous fixez pas d’horaire d’arrivée
  • Ne prenez pas d’alcool, de médicaments incompatibles avec la conduite. Évitez les repas copieux qui entraînent la somnolence. Bannissez le stress, l’énervement et tout ce qui peut contribuer à vous faire perdre de votre vigilance.
  • Prévoyez des occupations pour les enfants (livres, CD, jeux, etc.)

Source : Sécurité routière : de plus en plus d’accidents liés aux téléphones et aux GPS

20160709 – News : L’homme qui a filmé le Bigfoot estime que sa découverte a «ruiné» sa vie | Slate.fr

Sa vidéo a fait le tour du monde, et lui a causé quelques ennuis.

En cet automne de l’année 1967, deux cowboys, Bob Gimlin et Roger Patterson, ont fait le voyage jusqu’en Californie du Nord, près de Bluff Creek. Ils veulent voir la bête dont tant de journaux ont parlé sans apporter la preuve de son existence, relayant essentiellement des empreintes de pas. Alors qu’ils se baladaient dans la forêt, ils l’aperçoivent, à trente mètres à peine: le Bigfoot, cette bête gigantesque semblable à un gorille, marche devant eux. La scène ne va durer qu’une minute mais Patterson a le temps de sortir la caméra et de filmer l’animal.

Très vite, la vidéo va faire le tour du monde pour être décortiquée, brinquebalée par les sceptiques. Les deux amis vont se disputer les droits et ne se réconcilieront que lorsque Patterson se retrouve sur son lit de mort, à l’âge de 38 ans seulement, des suites d’un cancer. Depuis, personne n’a pu démonter la véracité des images avec certitude, et Bob Gimlin a préféré éviter le grand public.

Outside, qui a retrouvé Gimlin, lui a consacré un article passionnant. Aujourd’hui âgé de 84 ans, il estime que ce voyage en Californie, et sa «découverte», l’ont «ruiné». Une fois la vidéo rendue publique, des gens ont commencé à harceler sa femme au travail ou ils se rendaient devant chez lui pour lui dire qu’ils voulaient partir «à la chasse au Bigfoot». Son silence sonnait comme un mensonge dans l’esprit de beaucoup de gens.

«Je peux comprendre qu’ils n’y croient pas, parce que je n’y croyais pas non plus,disait-il à l’époque. Mais j’en ai vu un. Et je sais ce que j’ai vu. Et je sais que ce n’était pas un homme dans un costume. Ce n’était pas possible!»

Après avoir longtemps gardé le silence pour éviter les insultes et les critiques, il a découvert une réelle communauté de fans qui, comme lui, sont fascinés par le mystère du Bigfoot. C’est grâce à internet, qui a immortalisé les images, que des jeunes continuent de croire à l’existence de la bête. Au début des années 2000, il a participé à de nombreuses conventions sur le sujet, où les gens lui réservaient une standing ovation. «Je me disais “Pourquoi ai-je dû traverser trente-cinq ans de ridicule? ” » Désormais, il pose avec fierté sur les photos, certain que personne n’arrivera à prouver qu’il a tout inventé.

Source : L’homme qui a filmé le Bigfoot estime que sa découverte a «ruiné» sa vie | Slate.fr

20160708 – News / Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point

Le sexe ? Les dieux en raffolent. Et pour cause, leur vie en dépend, comme l’explique cette helléniste et spécialiste de la question du genre.

Pourquoi la sexualité est-elle aussi présente chez les dieux grecs ?

Précisons d’abord que le polythéisme grec n’est pas une théologie. Il n’a ni église, ni texte sacré, ni dogme. Les textes du polythéisme grec sont des histoires racontées par des poètes. La personnalité et la sexualité des dieux varient d’un texte à l’autre, mais aussi d’une cité à l’autre, chacune les mettant en scène différemment dans ses rituels. Les divinités ne sont jamais figées, mais toujours dans des aventures différentes où s’entrelacent leur vie et celle des mortels. Les dieux ont eux aussi des soucis, des émotions, des conflits, et le sexe y est pour beaucoup. Pourquoi ? Parce que les dieux sont, certes, immortels, mais pas éternels. La différence est importante : une entité éternelle existe de tout temps, alors que les dieux grecs doivent d’abord naître. Ils ne meurent pas, mais le plus souvent, ils naissent comme les mortels de l’union sexuelle de leurs parents. Leur venue au monde les inscrit dans le temps des généalogies divines. Ils ont des parents et des enfants, si nombreux qu’il n’existe pas de liste définitive des divinités. D’où l’importance des amours qui racontent leurs origines.

La sexualité fait donc les dieux ?

Exactement. C’est le moteur qui les fait advenir et devenir, la grande machine qui les fait se multiplier et les entraîne dans leurs aventures. Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas.

Et le sexe est à l’origine du monde…

Tout à fait. Hésiode le dit de façon théâtrale dans La Théogonie. Au commencement surgit Éros du chaos, sorte d’état de vide, de confusion et de potentialité absolus. Éros, d’où vient le mot « érotique », est le plus ancien des dieux, comme nous le rappelle Agathon dans Le Banquet de Platon. Mais le modèle de l’acte sexuel qui fait exister les êtres divins, c’est l’union de la Terre, Gaïa, et du Ciel, Ouranos. La Terre, féminine, est la puissance qui supporte tout ce qui existe. Elle reçoit les œuvres érotiques du Ciel, puissance masculine, et accouche du monde. Elle porte les êtres à la lumière, et les nourrit. Du coït originel vont naître les titans, qui à leur tour engendreront les premiers dieux. C’est l’archétype de la sexualité divine.

À lire aussi : « Grèce : Zeus, Athéna, Apollon, une leçon de tolérance ? »

Les amours divines sont-elles exclusivement hétérosexuelles ?

Non, là aussi, rien n’est figé. Des récits racontent des amours au masculin, comme celui entre Zeus et Ganymède. D’autres décrivent des amours féminines, y compris par le biais de la métamorphose. Pour séduire Callisto, une suivante de la déesse Artémis, Zeus prend la forme de cette dernière. Cela dit, la sexualité fondamentale reste celle qui féconde. Comme le dit Poséidon dans L’Odyssée : « Les amours des dieux sont rarement en vain. »

Mais les dieux sont-ils définis par des attributs masculins ou féminins ? Quid de la question du genre dans l’Olympe ?

Ils sont très gendrés, soit hyper-masculins, soit hyper-féminins. Aphrodite, déesse de l’amour, Hestia, déesse de la maison, Héra, l’épouse aimante, son mari, le très viril Zeus… Mais les attributs masculins et féminins peuvent être transférés et échangés. Artémis est la déesse de la chasse, activité traditionnellement masculine, et Athéna, celle de la guerre. Ce sont des vierges qui résistent à toute séduction.

Ce sont des exceptions ?

Certes, c’est d’ailleurs ce qu’indique L’ Hymne homérique à Aphrodite, sorte de mini-bible sur la question du sexe. Avec son armure et son casque, Athéna, c’est Athènes, la cité inviolable. Cet équipement militaire clôture son corps et la protège, comme elle protège la cité. C’est une déesse hybride.

Des récits évoquent la bisexualité. Que représente-t-elle ?

Il y a bien sûr Hermaphrodite, doté des organes génitaux mâle et femelle. Il aura des amours féminines comme masculines. Dans Le Banquet de Platon, Aristophane, le poète comique, fait un éloge d’Éros. Pour lui, les êtres humains sont les descendants de sphères originelles, une espèce disparue. Depuis, nous cherchons à reformer ces boules vivantes, et à retrouver nos autres moitiés par l’amour. Par une extraordinaire ironie, il présente le couple femme-homme comme une sorte d’androgyne. En réalité, c’est un éloge des relations homosexuelles, fort appréciées en Grèce, du moins parmi les intellectuels et les aristocrates.

Mais les dieux poussent plus loin les formes de sexualité. Zeus se transforme en cygne, en vache ou en aigle pour séduire. Irrésistibles, les animaux ?

En effet, dans la mythologie grecque, les animaux plaisent. Et une métamorphose est un artifice habile pour cacher sa vraie nature. Zeus ne ménage ainsi jamais les moyens. Il est le séducteur par excellence. Mais aussi le plus puissant des dieux. Pourquoi veut-il séduire ? Sans doute parce que c’est dans ses attributions, et que la séduction plaît aux dieux comme aux mortels.

La violence est très présente dans ces récits divins. Zeus enlève ainsi Europe, dont il est follement amoureux…

Oui, l’amour peut être violent. Hésiode raconte que la Terre en vient à ne plus vouloir subir les trop nombreux assauts du Ciel. Son fils Kronos se chargera d’émasculer Ouranos, une violence originelle qui sera suivie de bien d’autres récits sexuels empreints de violence. Aphrodite, déesse des unions érotiques comme du mariage – l’un n’empêche pas l’autre –, vient de là : elle surgit du sperme du Ciel répandu dans la mer Égée.

Pourquoi les dieux se méfient-ils autant de cette déesse de l’amour ?

Aphrodite, c’est la séduction, la sensualité, le désir du désir de l’autre. Si Éros est la forme primordiale de la sexualité, elle en est l’incarnation féminine. Mais le sexe n’est pas que plaisir. Pour faire tomber amoureux les hommes et les femmes, elle leur tourne la tête, les dépossède d’eux-mêmes, joue contre leurs volontés. Un jour, Zeus en aura assez. Dans L’ Hymne homérique à Aphrodite, il lui tend un piège pour la faire tomber amoureuse d’un mortel, Anchise. De leur union naîtra Énée, le Troyen, mi-dieu mi-mortel, et futur fondateur de Rome… Un jour l’époux de la déesse, le disgracieux Héphaïstos, la surprend en flagrant délit d’adultère… La sexualité est aussi source de conflits, de luttes et de souffrances.

Y a-t-il des tabous sexuels chez les dieux ?

La relation incestueuse avec la mère est problématique. Si elle a lieu, une tragédie s’engendre. Mais l’inceste entre frère et sœur est admis. Zeus et Héra ont les mêmes géniteurs.

La mythologie permet-elle de comprendre le rapport des anciens Grecs au sexe ?

Il s’agit évidemment d’un fantasme généralisé. Cela dit, la situation érotique prédominante est la même entre mortels et immortels. C’est celle du couple hétérosexuel stable. Avec du plaisir, des infidélités, de la jalousie. La sexualité divine est très conventionnelle…

Source : Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point

20160708 – News : »Non, c’est non » : pourquoi l’Allemagne change sa définition du viol – metronews

« Non, c’est non. ». Voilà qui pourrait résumer la nouvelle définition du viol, qui va être votée ce jeudi en Allemagne par le Parlement. Au final, l’accord qui va être soumis aux députés du Bundestag indique que tout acte sexuel commis « contre la volonté identifiable d’une autre personne » devrait devenir une infraction pénale. Ces quelques mots constituent, en apparence, un renversement de perspective en Allemagne,

► Pourquoi changer ?
Jusqu’à maintenant, l’actuel article 177 du Code pénal, qui remonte à 1998, cantonnait le viol aux relations sexuelles obtenues « par la violence, par une menace portant sur la vie ou l’intégrité corporelle », ou lorsque la victime se trouve « privée de toute défense ». Ce texte excluait donc les rapports imposés sous la menace de représailles professionnelles ou lorsque la victime est ivre, inconsciente ou tétanisée. Il était donc depuis longtemps critiqué pour son caractère restrictif.

► Comment ça s’est passé ?
Le gouvernement avait annoncé, dès l’automne 2014, préparer une loi pour « mieux protéger les femmes », d’autant que l’Allemagne a signé en 2011 la convention d’Istanbul, qui prévoit de pénaliser toutes les relations sexuelles non consenties.
Au début, une voie prudente a été trouvée, pour ne pas toucher à l’article 177 : ajouter un nouveau cas « d’abus sexuel », couvrant les relations avec une personne « incapable de résistance » en raison « de son état physique ou psychique » ou de la « surprise ».

► Pourquoi ça n’a d’abord pas marché ?
Mais l’Allemagne a été balayée par un double mouvement: l’émotion née des centaines d’agressions sexuelles contre des femmes commises le soir du Nouvel an à Cologne (ouest), qui n’ont abouti à aucune condamnation, et le procès pour « dénonciation calomnieuse » d’une mannequin qui avait porté plainte pour viol.
Rien ne rapproche ces deux événements, sinon leur influence directe sur le travail législatif : l’après-Cologne dicte plusieurs dispositions du nouveau texte débattu jeudi, alors que l’affaire Gina-Lisa Lohfink a relancé la campagne du « Non, c’est non ».

► Quelles sont les critiques aujourd’hui ?
Mais la proclamation par la loi du « Non, c’est non », qui devrait s’achever à l’automne avec le vote de la chambre haute, est loin de faire l’unanimité : certains critiques craignent une multiplication des dénonciations mensongères, alors que d’autres redoutent à l’inverse que le texte, si juste soit-il sur le principe, ne change pas grand-chose. Il risque de créer « des attentes trop élevées » des victimes, sans aboutir à des condamnations plus nombreuses, avertit le quotidien Tagesspiegel.

Punir tous les viols « est, dans la pratique juridique, une tâche insoluble », rappelle le journal, tant il est difficile de prouver « un crime que pratiquement rien ne différencie, de l’extérieur, de ce que des millions de gens font chaque jour ».
Pour le quotidien berlinois, retoucher la définition du viol ne permettra en rien d’échapper, faute de témoin, à un débat classique: parole de l’un contre parole de l’autre.

Source : « Non, c’est non » : pourquoi l’Allemagne change sa définition du viol – metronews

20160708 – News :La mort de Philando Castile et Alton Sterling embrase les Etats-Unis – L’Obs

Deux jeunes hommes noirs ont été abattus coup sur coup par des agents, en Louisiane et au Minnesota, réveillant le spectre du racisme dans la police américaine.

Leur mort a embrasé les Etats-Unis : à un jour d’intervalle, mardi 5 et mercredi 6 juillet, deux jeunes hommes noirs, Philando Castile et Alton Sterling, ont été abattus par la police, provoquant des rassemblements dans tout le pays. L’une de ces manifestations, à Dallas, s’est conclue jeudi par la mort de cinq policiers, tués par des tirs.

La première affaire à avoir mis le feu aux poudres survient mardi à Bâton-Rouge, en Louisiane. Tout commence lorsque Alston Sterling, un vendeur de CD à la sauvette, refuse d’obtempérer aux injonctions d’agents, sur un parking.

Une vidéo amateur montre une partie du déroulement des faits. Sterling, 37 ans, est plaqué et maîtrisé au sol par deux policiers.

Sterling, abattu à bout portant

« Il est armé ! » entend-on crier. Les deux policiers dégainent alors leur arme et plusieurs détonations retentissent. Alton Sterling, père de cinq  enfants, semble avoir été abattu à bout portant.

Source : La mort de Philando Castile et Alton Sterling embrase les Etats-Unis – L’Obs

20160707 – Sexe après un break – Reprendre une sexualité après un break – Doctissimo

Les raisons de ne plus s’ébattre sous la couette où ailleurs avec un partenaire sont multiples : l’âge, une rupture douloureuse, l’arrivée d’un enfant, la routine… Rallumez le feu après une période d’abstinence plus ou moins longue ne va pas toujours de soi. Les pistes du médecin sexologue Dr Ghislaine Paris.

« Nous ne sommes pas tous, ni toutes, animés de désir himalayen permanent, et des périodes d’abstinences sexuelles sont plus courantes qu’on ne pense » confie le Dr Ghislaine Paris, auteur du livre « Un désir si fragile ». L’absence prolongée de relations sexuelles peut découler de différents facteurs, à savoir l’âge, l’absence de partenaire, ou bien une baisse de désir au sein du couple. Quelles que soient les raisons, il n’y a pas de quoi s’alarmer ! Certaines phases de la vie nécessitent de mettre son énergie dans un autre secteur que la sexualité. Toutefois, si vous ne souhaitez pas augmenter les rangs des adeptes de la révolution asexuelle, il va falloir à nouveau faire preuve d’audace et d’impudeur. Car après tout, le sexe fait partie de la vie et du couple…

Pas de limite d’âge pour se faire du bien

« Les premières causes d’abstinence sont dues à l’âge » note le Dr Ghislaine Paris au sein de ses consultations. Si aujourd’hui, on s’autorise davantage à aimer après 60 ans, il n’en va pas de même pour le sexe. S’ébattre sans retenu passé un certain âge est encore tabou. Comme en témoigne 7ème Ciel, le film polémique d’Andréas Dresen, qui célèbre les élans d’une femme de soixante ans et d’un octogénaire.

Plus qu’une image de soi en berne, c’est surtout le corps qui est en cause, avec davantage de problèmes d’érection et de sécheresse des muqueuses pour les femmes. « C’est pourquoi, après une période d’abstinence, je recommande une consultation » précise le Dr Paris. De la patience, bien sûr, et une aide médicamenteuse ponctuelle peuvent être nécessaires. L’important est de ne pas s’enfermer dans une spirale d’échec.

Au sein de la relation de couple, qu’elle soit nouvelle ou récente, il faut à nouveau privilégier un contexte favorable au désir où priment un toucher doux, des caresses, et davantage de sensorialité.

Sexualité après une rupture douloureuse

Les raisons de se réfugier dans l’abstinence suite à une séparation douloureuse sont différentes pour les hommes et les femmes. Loin des clichés qui les stigmatisent dans un rôle de chasseur collectionnant les « coups » d’un soir, pour se réconforter, les hommes souffrent aussi. Une rupture douloureuse peut s’accompagner d’un « vraie » chagrin et d’une perte de confiance en soi, surtout s’il y a eu défaillance sexuelle. « Les femmes ne sont pas tendres avec leséjaculateurs précoces, ni avec ceux qui ne « savent » soi-disant pas leur donner de plaisir » constate le Dr Paris. Pour ces derniers, se confronter à une nouvelle relation sexuelle n’est pas simple !

Les femmes qu’on a quittées ou trompées se réfugient, elles, dans l’abstinence pour d’autres raisons. Fragilisées, elles ne souhaitent pas s’exposer trop vite sur un terrain qui est celui de l’intime. Si en plus, elles ont la garde des enfants, le sexe a tôt fait de disparaître de leurs priorités.

Sortir de cette abstinence demande tout d’abord de prendre conscience qu’on est dans une situation d’évitement. Ensuite, le mieux est de privilégier des relations où l’on se sent bien et de prendre le temps de flirter, même si ça peut paraître désuet. Rappelons que l’appréhension peut entraîner chez l’homme une sécrétion d’adrénaline, un facteur aggravant d’éjaculation précoce. Et chez les femmes, des difficultés à atteindre l’orgasme. Evitez dans tous les cas de vous fixer des objectifs, qui vous mettront en difficulté, si vous ne les atteignez pas !

La sexualité du couple quand l’enfant paraît…

Les transformations pendant la maternité peuvent avoir des effets tout à fait contraires chez les uns et les autres. A savoir, un regain de libido pour elle ou une vraie réticence face à la future « mère » pour lui. Dans tous les cas, une période d’abstinence de 3 mois après l’accouchement est normale. Ensuite, c’est bien de s’y remettre… Ce qui ne va pas toujours de soi car l’énergie libidineuse de la mère est focalisée sur l’enfant.

Il va falloir ré-érotiser le couple. La plupart du temps, la tendresse et les sentiments sont là, en revanche Eros, moins. La clé pour elle : se remettre dans un mode séduction, et regarder à nouveau son Jules comme un amant, plus que le père de son marmot. Quant à lui, il va devoir faire preuve de patience et de douceur. Bien souvent la jeune mère est exténuée et très chamboulée physiquement. Se mettre en « option sexuel » sur un mode agacé et crispé risque fort de se solder par un refus.

L’endormissement sexuel dans le couple

La passion du départ s’est délitée et l’élan naturel qui vous précipitait dans les bras l’un de l’autre a disparu. Les rapports deviennent moins gratifiants et peu à peu on se laisse gagner par « l’endormissement », comme l’appelle le Dr Paris. Par ailleurs, la phase de construction s’accompagne d’une sorte de familiarité, préambule d’une véritable intimité, mais qui parasite le désir. Les ébats s’espacent et avec ce ralentissement se profile la menace de l’abstinence… Selon le Dr Paris, « elle devient effective après plus de six mois sans rapports« .

Pour rallumer la flamme, c’est simple : redécouvrez-vous et flirtez, comme au début. Une sexualité épanouie demande d’y consacrer du temps, c’est primordial. Prenez soin du contexte de vos relations, sortez au restaurant, au cinéma, en week-end tous les deux… Gardez en tête qu’il ne faut pas vous fixez d’obligation de résultat, ni de contrainte. Misez uniquement sur les sensations de plaisir, le reste suivra…

Catherine Maillard

Source : Sexe après un break – Reprendre une sexualité après un break – Doctissimo

Robots Will Start 20160707 – News : Delivering You Food This Month — TIME

Self-driving robots will soon start delivering food and groceries. This month Starship Technologies is rolling out its six-wheeled delivery robots in London, Dusseldorf, Bern, and Hamburg, Quartz reports. The robots will be used by two food delivery services in those areas, Just Eat and Pronto, as well as courier service Hermes and grocery store Metro…

via Robots Will Start Delivering You Food This Month — TIME