20170515 – Tomber sur «le bon» à 16 ans, une chance côté sexualité? – Le Temps

En pleine adolescence, ils sont tombés sur la personne qui leur correspondait. Chance ou boulet? Comment la vie sexuelle de ces couples évolue-t-elle?

Si nos arrière-grands-parents ne se posaient pas cette question – ou alors moins ouvertement – elle ne peut que tarauder les adultes d’aujourd’hui qui ont construit leur vie avec leur premier amour. Car il faut bien le dire: les couples qui, à 30 ans ou plus, n’ont connu dans leur lit que leur douce moitié, sont des ovnis. Alors, trouver la «bonne» personne à 16 ans, est-ce une chance ou un risque de rester bloqué dans des schémas adolescents? La sexualité évolue-t-elle de la même manière que pour ceux qui ont changé régulièrement de partenaire?

«Côté sexuel, c’est une chance, affirme la psychologue FSP et sexologue ISI Patrizia Anex. On grandit ensemble, on apprend, on expérimente, on explore dans la sécurité d’un couple naissant. Mais les couples restent parfois enfermés dans une sexualité plutôt adolescente. Une pudeur limitative peut s’installer, et l’on ne sait pas comment aborder les désirs, car on prend peu l’habitude de parler de sexualité. Adolescent, on ne se préoccupe pas de connaître ses sources d’excitation sexuelle car on est porté par les hormones.»

La même position pendant vingt ans

Le risque? Vivre de sérieux dysfonctionnements, sans réaliser qu’il y a un problème. Selon la spécialiste, qui reçoit de nombreux couples dans son cabinet, il arrive que Madame n’ait jamais eu d’orgasme, que Monsieur soit un éternel éjaculateur précoce ou que le couple n’ait expérimenté qu’une seule position, sans la moindre remise en question en vingt ans. «Avec un nouveau partenaire, on réalise assez vite qu’il y a un souci! Certains couples ne se rendent pas compte de leurs blocages. C’est souvent une crise qui déclenche les questionnements.»

Etonnant, à l’heure où il est facile de s’informer. Et la pornographie? «Les gens voient cela comme un film, mais ne vont pas forcément demander ces pratiques à leur partenaire. Si on regarde un film avec un superhéros, on ne va pas essayer de voler», explique Patrizia Anex, à la fois amusée et très sérieuse.

Emilie*, 42 ans, est avec son homme depuis l’âge de 15 ans, et s’en estime très heureuse. «On a tout appris ensemble, et cela s’embellit d’année en année. On est plus à l’aise, et je repense à nos débuts en souriant.» Ensemble, ils dialoguent continuellement, un point «essentiel pour éviter qu’après vingt-sept ans, on se rende compte que l’on a pris des chemins différents. Parfois tu réalises que certaines choses se font, tu vois avec l’autre si cela le tente ou pas. Je ne dis pas que cela a toujours été rose! Mais on ne s’oublie pas, on entretient notre complicité.»

Le piège de la curiosité

Le piège, selon Patrizia Anex, c’est la curiosité. Et ce, même si la relation est satisfaisante. «Notre sexualité humaine est curieuse d’autres corps, d’autres odeurs. Ces couples vont donc parfois vers l’échangisme. C’est généralement autour de la quarantaine que ces questions font surface. Jusque-là, on est occupé avec la famille… Et tout à coup, on vieillit, le corps change, et l’on a besoin de se rassurer.»

A ces couples qui vivent une belle histoire mais sont animés par la curiosité et la peur de passer à côté de quelque chose de mieux, Patrizia Anex conseille volontiers de faire des expériences tout en restant ensemble. «Je leur dis que cela ne sert à rien de se séparer. Et tout le travail consiste à ne pas casser la famille.» Ce travail passe d’abord par la communication. «Ces couples ont une forte complicité, pensent bien se connaître, mais sont souvent étonnés lorsque je provoque la discussion autour de leur sexualité. Ils se découvrent autrement.»

Quel conseil pour les ados que cette question turlupine? «L’amour et la sexualité entre 16 et 25 ans s’imprègnent fortement dans notre corps. Les amours de jeunesse ne s’oublient pas. L’idéal serait de faire ses expériences, et de se mettre en couple vers 22-25 ans. Mais peu se font cette réflexion.»

Source : Tomber sur «le bon» à 16 ans, une chance côté sexualité? – Le Temps

20170515 – Urgences à plus de 30 minutes de chez soi : une réalité pour 3,9 millions de Français

Près de 4 millions de personnes, soit 6% de la population, résidaient à plus de 30 minutes d’un service d’urgences ou d’un SMUR (structure mobile d’urgence et de réanimation) fin 2015 en France (hors Mayotte), selon une étude publiée ce 11 mai par le service de statistiques du ministère de la Santé (Drees).

Selon un dossier de la Drees sur les déserts médicaux, 3,9 millions de Français résident à plus de 30 minutes « d’un service d’urgence (SU) ou de services mobiles d’urgences et de réanimation (SMUR) ». Si l’on prend en compte la possibilité de recours aux hélicoptères de la Sécurité civile et du SMUR ou l’intervention des médecins correspondants du Samu (MCS), un peu plus d’un millions de personnes restent concernées.

Les zones pour lesquelles les soins urgents sont les moins accessibles « sont souvent situées en moyenne montagne ou dans un environnement où les déplacements sont difficiles » note les auteurs du dossier. Un peu moins de la moitié (46%) « des habitants des espaces ruraux isolés de l’influence des pôles urbains » seraient ainsi concernés, les régions les plus touchées étant la Corse, la Martinique, la Bourgogne-Franche-Comté et la Guyane.

Les « petits et moyens pôles urbains » et « les couronnes urbaines de grands pôles » ne sont pas épargnés, avec respectivement 13% et 5% de leurs habitants éloignés des urgences.

Quelle est l’étendue des déserts médicaux ?

Autre enseignement de l’étude, 8 % de la population « résident dans une commune sous-dense en médecins généralistes », où le nombre de consultations accessibles chaque année pour chaque habitant est inférieur à 2,5 (contre une moyenne nationale de 4,1 consultations par an et par habitant).

Les Antilles-Guyane, la Corse, l’Auvergne-Rhônes-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et  l’Ile-de-France sont les plus touchées.

Entre 2012 et 2015, la population concernée a légèrement augmenté, mais l’accessibilité des zones déjà sous-denses au début de la période s’est très légèrement améliorée.

Enfin, si 4 personnes sur 5 ont accès à une pharmacie dans leur commune de résidence, »environ 1,6 million de personnes », vivent à plus de 10 minutes de l’officine la plus proche, en particulier dans les régions montagneuses ou très rurales.

Seulement 0,5% de la population cumule des difficultés d’accès aux généralistes, aux urgences et aux pharmacies, 13,6% connaissant au moins une des trois.

Un scenario qui pourrait empirer

La démographie vieillissante des médecins et les aspirations des jeunes « concourent à une diminution probable des effectifs libéraux », et « fait craindre un accroissement des inégalités territoriales d’accès aux soins », souligne la Drees.

Dans une autre étude, elle relève que sans évolution de la législation et des comportements, le nombre de médecins (généralistes et spécialistes) en activité devrait être « quasiment stable entre 2016 et 2019 (-0,4%), puis repartir à la hausse dès 2020 », notamment grâce aux installations de médecins diplômés à l’étranger, en particulier pour les spécialistes.

Mais l’exercice libéral exclusif devrait « poursuivre son déclin, au profit du salariat et de l’exercice mixte ». Les femmes représenteront 60 % des médecins en exercice en 2034 contre 44% actuellement. « Jusqu’en 2025, les effectifs de médecins augmenteraient moins que les besoins de soins de la population », vieillissante.

avec AFP

Source : Urgences à plus de 30 minutes de chez soi : une réalité pour 3,9 millions de Français

20170514 – Eurovision 2017, le palmarès complet : Alma, pour la France, termine 12e, loin derrière le Portugal – LCI

RESULTATS – La grande finale du 62e Concours européen de la chanson a rendu son verdict. Les 26 chanteurs se sont produits pour tenter de remporter le titre tant convoité. Après un suspense pas franchement insoutenable, c’est le chanteur et crooner portugais, Salvador Sobral, qui remporte le concours.

Le suspense n’a pas été aussi difficile à supporter que l’année dernière. Dès les premiers votes, le Portugal a caracolé en tête pour ne plus lâcher sa première place. Salvador Sobral et son  mélancolique morceau jazzy « Amar Pelos Dois » (aimer pour deux), composé par sa soeur aînée Luisa Sobral, chanteuse à succès, a convaincu le public malgré ses attributs éloignés des canons survitaminés de l’Eurovision.

Sans chorégraphie envoûtante ni tempo dansant, sa performance exécutée en portugais plutôt qu’en anglais, fait rare à l’Eurovision, ne présentait pas au premier abord les meilleurs atouts pour séduire sur la scène télévisuelle de

Kiev. Mais la messe était dite : ce fut un plébiscite.

Alma sauve l’honneur

Avec son « Requiem », notre candidate nationale s’est classée douzième avec 135 points. Sur scène, la jeune femme a ébloui le public, qui lui accordé 90 points grâce à ses votes. Elle succède donc à Amir qui demeure malgré tout, le champion incontesté avec 148 points, lorsque la France est arrivée sixième au classement, obtenant le huitième meilleur score au niveau des votes du public, l’année dernière.

Source : Eurovision 2017, le palmarès complet : Alma, pour la France, termine 12e, loin derrière le Portugal – LCI

20170507 – Parents : les solutions pour réduire l’anxiété | Santé Magazine

 

La vie de parent est remplie de situations anxiogènes pénibles. Découvrez les bonnes techniques pour reprendre le contrôle.

Être parent n’est déjà pas une tâche facile, mais quand l’anxiété s’en mêle, elle peut sembler insurmontable. L’angoisse peut rendre chaque petit geste difficile et gâcher des bons moments en famille. Voici quelques astuces pour reprendre le contrôle et créer une dynamique parent-enfant équilibrée :

Astuce n°1 : ne pas rester seul

Si vous sentez que le stress vous empêche de profiter des petites joies du quotidien, ne vous enfermez pas, demandez de l’aide et cherchez du soutien auprès de vos proches. Les amis et la famille peuvent vous écouter et vous aider. Le simple fait d’exprimer ses craintes peut suffire à calmer une crise. Et si vous sentez que ce n’est pas assez, n’ayez pas honte de faire appel à un professionnel de santé. L’anxiété et le stress peuvent être soulagés par de nombreuses techniques allant de la méditation jusqu’aux traitements spécifiques.

Astuce n°2 : prendre le temps de souffler

Pas facile de communiquer calmement avec ses enfants lorsque l’anxiété prend le dessus. Parfois une bonne solution lorsqu’on se sent étouffé par le stress consiste à sortir de la pièce pendant quelques minutes pour prendre le temps de se calmer. Noter ses angoisses dans un carnet peut faire du bien aussi. Une fois apaisé, vous pouvez essayer d’expliquer vos sentiments à vos enfants. Masquer son ressenti peut être nocif sur le long terme, et les tout petits peuvent apprendre comment affronter les situations anxiogènes en vous observant.

Astuce n°3 : ne pas se mettre la pression

Quand les petites tâches quotidiennes prennent le dessus et nous empêchent d’avancer, un peu de recul permet de relativisez : passer du temps avec vos enfants est plus important que de bien repasser votre linge. Et prendre du temps pour vous pour faire du sport, par exemple, et apaiser vos nerfs, peut éviter d’avoir à gérer des problèmes bien plus graves.

Source : Parents : les solutions pour réduire l’anxiété | Santé Magazine

20170507 – Programme de Macron : tout savoir sur son projet et ses mesures phares

Emmanuel Macron vient d’être élu président de la République. Parmi les principales mesures de son programme, la fiscalité, la sécurité, l’éducation ou encore l’emploi. Tour d’horizon en 8 chantiers.

1 – Fiscalité

C’était la promesse économique la plus plébiscitée de la campagne: l’exonération de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Elle sera mise en place progressivement entre 2018 et 2020. il existe déjà des exonérations et réductions (limite par rapport au revenu, abattements…), mais seuls ceux qui versent environ 1000 euros ou plus chaque année à ce titre continueront de payer une taxe d’habitation. La mesure bénéficiera à 18 millions de ménages et coûtera plus de 10 milliards d’euros par an, à l’issue de sa montée en charge. Également au rayon des chantiers fiscaux, l’ISF sera transformé en impôt sur le patrimoine immobilier. Les actifs financiers seront exclus de l’assiette de calcul. Il s’agirait donc ni plus ni moins d’une seconde taxe foncière pour les propriétaires les plus fortunés.

2 – Justice

Moderniser, financer, désengorger, exécuter. La maison justice a besoin d’une remise en ordre structurelle, et le

chantier s’annonce périlleux. L’un des dossiers majeurs de la présidence Macron et de son Garde des sceaux sera incontestablement celui de l’administration pénitentiaire. Mesure phare de son programme dans le domaine de la Justice, le nouveau président de la République veut que «toute personne condamnée à une peine de prison ferme inférieure ou égale à deux ans» soit «effectivement incarcérée», avec examen automatique d’un aménagement aux deux tiers. Une mesure ambitieuse qui pose tout de même une question: où incarcérer les personnes condamnées alors que la surpopulation carcérale mine les prisons françaises? À cela, Emmanuel Macron répond par la création de 15.000 places de prisons supplémentaires d’ici cinq ans, avec l’objectif de 80% de détenus en cellule individuelle.

3 – Sécurité – terrorisme

Le nouveau Président de la République a prévu d’embaucher 10.000 personnes pour mieux assurer la sécurité du territoire. Sur le sujet du terrorisme, s’il a jugé que «mettre les fichés S hors des frontières n’aurait pas de sens» et il préconise la création de «centres fermés de petite taille» pour les plus radicalisés. Il promet en outre le «démantèlement des associations qui, sous couvert de religion, s’attaquent à la République». Mais pour Emmanuel Macron, la clé de la lutte antiterroriste est «d’améliorer le renseignement». Dans cette perspective, outre un effort sur les moyens, «une cellule spéciale du renseignement anti-Daech, permanente, de 50 à 100 agents» associera, auprès du président, les principaux services. Pour le reste, le Chef de l’État souhaite rétablir la police de proximité, permettre aux policiers de verbaliser directement certaines infractions, et enfin multiplier les caméras piétons.

» EN DIRECT – Emmanuel Macron élu président de la République

4. Institutions

Le nouveau président a promis de modifier en profondeur les institutions. Pour moraliser la vie politique d’abord: il s’est engagé à interdire les emplois familiaux à l’Assemblée et à mettre un terme aux régimes spéciaux de retraite pour les parlementaires. Emmanuel Macron promet également d’introduire une dose de proportionnelle pour les élections législatives dans la première année de son mandat. Enfin, il s’engage à réduire d’un tiers le nombre de parlementaires et à introduire l’interdiction du cumul des mandats dans le temps.

5 – Diplomatie – Défense

Sur le front diplomatique, le nouveau chef de l’État avait placé sa campagne dans une logique de continuité du lien franco-allemand, autour de la politique européenne, en allant rencontrer Angel Merkel. Il n’a également pas fait

mystère de sa vision ferme de la sortie britannique de l’UE. Au niveau mondial, au delà de sa vision «gaullo-mitterrandienne», la continuité avec François Hollande devrait prévaloir: fidélités aux alliances, l’Otan notamment, même si Emmanuel Macron pourrait préférer d’autres leaders à Donald Trump. En ce qui concerne le Kremlin, qui penchait plutôt du côté de Marine Le Pen, Emmanuel Macron croit qu’il saura «se faire respecter» de Vladimir Poutine, même si les dossiers tendus sont nombreux (Syrie, Crimée).

Chef des armées, Emmanuel Macron poursuivra les opérations engagées au Mali et dans la zone syro-irakienne. Mais si la Défense pourrait bénéficier d’une augmentation des moyens de renseignement et des forces spéciales, le nouveau président semble vouloir repousser à 2025 l’horizon des 2% du PIB consacré aux armées, que beaucoup jugent pourtant en état de nécessité absolue.

6 – Éducation

Le nouveau président a prévu de mettre d’abord l’accent sur l’éducation prioritaire (12 élèves par classe en CP dès septembre 2017 et en CE1, à terme). Influencé par le libéral Institut Montaigne, le programme en matière d’Education prévoit de laisser les communes organiser elles-mêmes le temps périscolaire, et de laisser plus d’autonomie aux établissements dans le recrutement des enseignants. Emmanuel Macron s’est également engagé à toucher au tabou du baccalauréat, en prévoyant de le réduire à quatre épreuves. L’orientation vers l’enseignement supérieur sera aussi le grand défi à relever et si l’on s’en tient aux promesses du candidat, la sélection à l’université devrait enfin voir le jour.

7 – Emploi

La réforme du Code du travail est l’un des tout premiers chantiers que va lancer le nouveau président. Pour permettre aux entreprises de s’adapter, par accord, aux soubresauts de la conjoncture, il prône une négociation sociale au plus près du terrain. Dans le détail, le chef de l’État souhaite que les employeurs et les représentants

Avec les syndicalistes de Whirlpool, le 26 avril 2017.

des salariés aient, au sein de chaque établissement, la main sur un champ élargi de thèmes: temps de travail, politique salariale, conditions de travail… Pour ce faire, il entend conserver la structure introduite par la loi El Khomri d’un Code du travail construit sur trois niveaux: le premier pour «l’ordre public social», reprenant les dispositions fondamentales, auquel aucun accord ne peut déroger; un deuxième, ouvert à la négociation de branche ou d’entreprise; et une troisième strate pour les dispositions supplétives, en l’absence d’accord.

Sur le temps de travail, Emmanuel Macron ne reviendra pas sur la durée légale (35 heures) mais donnera «plus de souplesse et d’agilité» aux entreprises pour fixer, par accord majoritaire, un autre seuil de déclenchement des heures sup. Cette réforme du Code du travail sera mise en œuvre après le vote, en juillet, d’une loi d’habilitation permettant au nouveau président d’agir par ordonnances, ce qui promet déjà au nouveau président un troisième tour social dans la rue.

8- Santé

Fidèle à son projet de libéralisation de l’économie, Emmanuel Macron mise également sur la concurrence dans le secteur de la santé. Le prochain président propose de rembourser intégralement, à l’horizon 2022, les soins optiques ainsi que les prothèses auditives et dentaires. Une aubaine pour les Français, à l’heure où ces soins restent mal remboursés. À titre d’exemple, selon les données du ministère, les Français ont dépensé 1,48 milliard d’euros pour leur vue et 2,43 milliards d’euros pour les soins dentaires. «Aujourd’hui, il y a un reste à charge beaucoup trop important, parce que nous avons des contrats qui ne peuvent être comparés». Emmanuel Macron souhaite instaurer «3 contrats types que devront proposer assureurs et mutuelles pour garantir la transparence et faciliter les comparaisons». Pour ces organismes – qui arrivent à un fragile équilibre selon le dernier rapport de la DREES – l’effort est ainsi estimé à plus de 4 milliards d’euros, selon Les Echos.

Source : Programme de Macron : tout savoir sur son projet et ses mesures phares

20170505 – Présidentielle : 22 tweets qui nous ont fait beaucoup rire pendant le débat Le Pen-Macron sur France 2 et TF1

Le traditionnel débat de l’entre-deux-tours a été extrêmement tendu, mercredi 3 mai. Le dernier débat de la campagne entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron a parfois été inaudible, voire confus. Mais il n’a pas manqué d’inspirer les internautes. Voici 22 tweets qui ont fait rire franceinfo pendant ce face-à-face qui fera date.

>> REPLAY. Revivez le face-à-face entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur France 2 et TF1

Ce fan de foot qui voulait aussi regarder le débat

Ce bon résumé après 30 minutes de face-à-face

Cette bonne idée pour calmer les ardeurs des deux débatteurs

Ce fan de Harry Potter qui ironise sur les attaques répétées de Marine Le Pen

Ce résumé de Norman sur les humeurs des deux candidats

Ce commentaire imaginaire sur les échanges entre les deux candidats

Cette image qui a surgi dans la tête de beaucoup de monde quand Emmanuel Macron a parlé de « poudre de perlimpinpin »

Cette comparaison avec une dispute d’émission de téléréalité

Cette comparaison avec une dispute en temps de divorce

Ce tweet qui a résumé ce que tout le monde avait juste envie de CRIER TRES FORT

Cette grimace de Nathalie Saint-Cricq…

… qui a inspiré beaucoup de monde

Cette énième vanne sur Nathalie Saint-Cricq

Cet échange de Philippe Poutou

Ce téléspectateur, fatigué, qui réclamait Jean Lassalle

Cet appel du site Topito…

… qui a été entendu…

… et pas qu’une seule fois

Ce commentaire de Mathieu Kassovitz sur la verve de Marine Le Pen

Ce journaliste qui a zappé avant la fin du débat

Ce geste mystique de Marine Le Pen

Ce bon résumé de la soirée en deux citations de Nathalie Saint-Cricq (encore elle)

Source : Présidentielle : 22 tweets qui nous ont fait beaucoup rire pendant le débat Le Pen-Macron sur France 2 et TF1

20170505 – Le débat Macron-Le Pen inspire les dessinateurs de presse

Les candidats à l’Élysée comme les présentateurs de leur duel ce mercredi 3 mai soir sur TF1 et France 2, Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn, ont suscité un flot de caricatures. Florilège.

Un bon coup de crayon vaut mieux parfois qu’un long discours. La formule se vérifie à nouveau à l’issue du débat d’entre-deux tours de ce mercredi soir 3 mai. Les dessinateurs de presse résument à leur manière, humoristique, ce que le journal allemand Die Welt qualifie à raison de «pire débat télévisé entre deux candidats à l’élection présidentielle dans l’histoire de la Ve République».

● Le dessinateur Yves Montagne joue par exemple sur la séance de selfies de Marine Le Pen avec les salariés de l’usine Whirpool. Il rapproche ainsi les deux présentateurs du débat avec des travailleurs en difficulté.

● Sur twitter, Griffe compare la candidate du Front National à une machine de casino. En lieu et place des jetons à gagner, se trouvent des bulletins MLP (Marine Le Pen). Et les symboles de l’Euro, d’une arme automatique, censée représenter le terrorisme, et d’un croissant de l’Islam, viennent remplacer sept, cerises ou bonus. Jackpot!

● Nathalie Saint-Cricq, star malgré elle de la soirée sur les réseaux sociaux, a attiré l’attention de Delucq. À l’aide d’une simple bulle, il imagine ce que la patronne du service politique de France 2 a pu se dire devant la violence des échanges de ce duel présidentiel…

● Sondron propose un état des lieux du plateau après le débat. La table et les chaises y sont criblées de fléchettes, comme une manière de résumer les traits que se sont envoyés les deux candidats toute la soirée.

● Le dessinateur pour Ouest-France, Chaunu résume assez la soirée d’un coup de crayon. Une vision globale.

● Griffe toujours, qui a bien cerné ce «débat au ras des pâquerettes» et leur fait dire dans un habile jeu de mots «et sans parler d’écologie!» Effectivement, les thèmes liés à la pollution ou au réchauffement climatique ont été les grands absents de cette soirée.

● Olivier Ménégol, collaborateur du Figaro n’a épargné aucun des quatre protagonistes de la soirée avec sa série de trois dessins.

 

● Plantu, le dessinateur du Monde et de L’Express a livré sa version de l’histoire, tout en symboles comme d’habitude…

● Jap, qui publie sur le blog de 20 minutes, a décidé pour sa part de représenter la réaction de la candidate du FN une fois rentrée dans la salle de bains familiale.

● Mykolas a représenté la cacophonie qui régnait pendant les 2h30 de joute verbale, épinglant au passage la très timide, sinon impossible modération des journalistes.

● La dessinatrice Kat, depuis son wordpress Un dessin par jour, s’est amusée à assimiler Marine Le Pen à une aboyeuse très agressive.

● Même motif du canidé, mais pour les deux candidats cette fois, de la part de JM.

● Xavier Gorce propose une interprétation libre et végétale du bilan qu’on peut en tirer.

● Et pour finir, Chrib a eu la délicatesse d’avoir une pensée émue pour notre futur ex-président, et la soirée qu’il a probablement dû passer.

Source : Le débat Macron-Le Pen inspire les dessinateurs de presse

20170503 – Un parent sur deux reconnaît avoir des difficultés pour élever ses enfants

(Photo d’illustration) – Denis Charlet-AFP

Pour 46% des parents, ce n’est pas facile d’élever leurs enfants. Au cœur des sujets de discorde: en grande majorité, l’utilisation des écrans.

Source : Un parent sur deux reconnaît avoir des difficultés pour élever ses enfants

20170503 – Pourquoi les repas de famille virent à la bataille rangée dès qu’on parle politique ? – LCI

SECOND TOUR – C’est presque une tradition française : la politique, on adore en parler, en famille, à table. Avec un risque : que le repas familial ne tourne à la foire d’empoigne généralisée. Pourquoi ? Comment éviter cela ? Eléments de réponse avec Caroline Kruse, membre de l’Association nationale des conseillers conjugaux et familiaux.

« J’ai presque fondu en larmes d’énervement ! » Marie s’en souvient encore, de son dernier repas de famille où l’on a parlé politique. Pourtant c’était il y a quelques années. « Il y avait cet oncle qui votait Front national… Personne ne s’entendait parler. Je me suis promise de ne plus jamais me remettre dans un état comme ça, ça ne servait à rien », raconte-t-elle. « Les discussions politiques, c’est intéressant à partir du moment où l’on peut échanger, convaincre. C’est peut-être plus dur avec les extrêmes… Mais j’arrête les frais. » Le combo week-ends à rallonge, réunions familiales et élections qui approchent peut être fatal dans les familles ; laissant beaucoup de prétextes, à l’heure du déjeuner, à des discussions politiques enflammées.

La politique est-elle vraiment un sujet à risque dans les discussions entre proches ? Comment éviter que le dîner familial ou entre amis ne tourne au mauvais remake de Festen, cette réunion de famille qui vire au psychodrame ? LCI a posé quelques questions à Caroline Kruse, conseillère conjugale et familiale, membre du bureau de l’Association nationale des conseillers conjugaux et familiaux.

LCI : La politique peut-elle réellement faire tourner des repas de famille à la foire d’empoigne, ou est-ce un cliché ?

Caroline Kruse : Ce n’est pas une question si idiote ! En couple ou en famille, il y a des sujets sensibles, et on cherche à tout prix à les éviter. L’objectif n’est pas d’aller au conflit. C’est pour ça que du coup, les disputes surviennent souvent plutôt sur des broutilles, dans la cuisine ou des histoires de ménage… Mais elles vont aussi s’inviter dans des circonstances où c’est la matière même de l’événement qui peut être source de dispute : comme les grandes fêtes de famille, les anniversaires, où peuvent ressortir des rivalités entre les membres de la famille, des histoires d’ex, d’enfants des ex, des familles d’origine, mais aussi, les deuils avec ces questions d’héritages, ou bien encore… les élections. Les sujets de société, de l’ordre du « pour ou du contre », comme la peine de mort, le mariage pour tous, peuvent être ravageurs…

LCI : Comment expliquer ces crispations ?

Caroline Kruse : Pour prendre ce cas particulier des élections, on a l’impression que cela se passe comme si le pays se représentait à lui-même comme étant une grande famille, qui doit se choisir un père – ou une mère – , une famille composée d’enfants rivaux, qui se projettent dans les différentes propositions des candidats : il y a le rebelle, le bon garçon, le classique, le révolté… Et chacun essaie de persuader, séduire. Mais à travers les candidats qu’on défend, c’est soi-même qu’on met en avant. Du coup, on a l’impression que si l’autre rejette votre candidat, il vous rejette aussi.

LCI : Cela n’arrive pourtant pas dans tous les cas…

Caroline Kruse : Pour que vraiment cela s’enflamme, il faut qu’il existe une certaine proximité, à la fois entre les gens, et les choix. D’abord parce qu’entre collègues de travail ou groupes d’activité, on évite les sujets qui fâchent, on cherche à se montrer sous son meilleur jour, notamment parce que cela peut avoir des conséquences sur le travail, les relations sociales. Ensuite, le débat sera sans doute plus enflammé entre des partisans de Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, ou Emmanuel Macron, qu’avec quelqu’un qui vote FN. Car quand les positions de départ sont trop différentes, il n’y a pas de vrai désir de convaincre l’autre. Alors que si vous pensez de quelqu’un qu’il est comme vous, il y aura une certaine tristesse à constater qu’en fait il est différent là-dessus. Et la perception de ces différences peut susciter de la violence, avec la volonté de convaincre.

LCI : Est-ce que ces discussions enflammées peuvent affecter en profondeur les liens affectifs ?

Caroline Kruse : Cela dépend. Il y a les cas où l’on « s’attrape » un peu, et puis cela passe. Mais si à cette occasion, dans des circonstances où un couple ne va pas bien, on fait passer un message vraiment méprisant, s’il y a quelque chose de l’ordre de l’emprise, du mépris (« Tu ne comprends vraiment jamais rien, pauvre cruche ! », par exemple), la discussion peut évidemment affecter. Il faut être un peu vigilant à ne pas être trop personnel dans ses arguments ou ses attaques, ne pas se servir de la discussion comme prétexte pour faire passer d’autres messages.

LCI : Comment, alors, éviter ces situations de tension ?

Caroline Kruse : On trouve des tas de sites de développement personnel qui donnent des conseils type coaching : il faut s’entraîner à la communication non-violente ou bienveillante, dire « je » au lieu de dire « tu », exprimer ses sentiments, prendre des précautions, être empathique… On peut reconnaître le bon sens et le bien-fondé de ces méthodes mais… elles ne sont pas forcément faciles à appliquer. Car quand le débat commence à réellement s’enflammer, que l’agressivité est très forte, c’est souvent qu’il y a autre chose qui ressort derrière : quand ça s’enflamme, on n’est plus dans la raison, mais dans le « tu ne n’aimes pas ».

LCI : Comment enrayer cette réaction ?

Caroline Kruse : Soit on décide, au cours d’un repas de famille, de ne pas parler politique… soit être conscient que celui qui attaque mon candidat, se trouve tout aussi attaqué personnellement quand j’attaque le sien. Comme je l’ai dit, quand cela s’enflamme, on n’est plus dans la raison, on prend les choses comme des attaques personnelles. On est en quelque sorte « au-delà », on est dans une espèce de « jouissance d’agressivité ». Si on a déjà conscience de cela, on peut peut-être jouer là-dessus. Il faut éviter de rentrer dans cet état-là. Mais pour éviter d’y rentrer, soit donc on passe la consigne d’éviter ce genre de sujet, soit on essaie de réfléchir à « pourquoi ça me blesse tellement, quand on attaque mon candidat », « pourquoi je me mets hors de moi, je suis agressif, violent, en colère ». En essayant de réfléchir sur soi, on peut faire tomber un peu la pression, mettre de la distance. On peut aussi se demander si cela vaut la peine de se mettre dans des états comme ça… pour des gens qu’on aime !

Source : Pourquoi les repas de famille virent à la bataille rangée dès qu’on parle politique ? – LCI

20170503 – Ces cathos de Vanves ont décidé de tracter contre Marine Le Pen – Le Parisien

Vanves, 3 mai 2017. Un groupe d’une vingtaine de catholiques de la commune a tracté pour faire « barrage à l’extrême-droite » à la sortie des messes. A l’image de Danielle Nizieux et de Renaud Paul, ici devant l’église Saint-François d’Assises. LP/A.L.

Ils ne pouvaient pas « rester les bras croisés » entre les deux tours de l’élection présidentielle. A Vanves, une vingtaine de catholiques ont décidé de se mobiliser pour appeler à « faire barrage à l’extrême droite. » Ces fidèles des églises Saint-François et Saint-Rémy ont décidé d’éditer un tract, qui a été distribué samedi et dimanche à la sortie des messes. Ils appellent noir sur blanc à « voter Emmanuel Macron au deuxième tour » dimanche.

L’initiative est rare, et le texte n’a pas été distribué devant l’église, mais « sur le trottoir d’en face », précisent ces fidèles. Car le clergé n’a pas souhaité prendre de position officielle entre les deux tours. « Pourquoi ce silence ? s’interroge Françoise, l’une des signataires. Nous ne pouvions pas rester sans rien dire. Les discours de Marine Le Pen me révulsent, insiste-t-elle. On ne peut adhérer à ses idées et à celles de l’évangile, c’est antinomique. Elle attise la haine et le rejet d’une partie de l’humanité. Ça ne veut pas dire que je défends Macron, mais je vote contre elle ! »

« Les cathos, ce n’est pas seulement la Manif pour Tous ou Sens commun »Si ces hommes et ces femmes se disent de « toutes opinions politiques », certains ont déjà été engagés au niveau local. Le texte a notamment été signé par Antonio Dos Santos, secrétaire de la section PS de Vanves.

Tous ces croyants ont réagi quelques jours après le premier tour, lorsqu’ils n’ont entendu ni les évêques de France, ni le pape François en personne, prendre de position claire entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

« Seuls quelques évêques, comme celui de Troyes, ont pris la parole à titre personnel », regrette Renaud Paul, à l’initiative de ce tract avec Danielle Nizieux. « On veut dire haut et fort que les cathos en France, ce n’est pas seulement la Manif pour Tous ou Sens commun (NDLR : mouvements politiques conservateurs de droite qui se sont notamment opposés au mariage pour tous) », explique cette dernière.

Le tractage a été diversement accueilli. « C’était moitié-moitié, estime Danielle Nizieux. Beaucoup de personnes y ont été très favorables. Mais d’autres sont venues nous dire que ce n’est pas notre rôle, qu’ils ne voteraient pas forcément pour Marine Le Pen, mais blanc… »

De son côté, le curé de Vanves, Bertrand Auville, n’a « ni encouragé, ni sollicité » cette initiative. « Moi je ne l’aurais pas menée car je ne dis pas pour qui je vote, explique-t-il. L’Eglise incite les gens à se positionner eux-mêmes en conscience, à ne pas avoir un choix à l’affect mais réfléchi, à ne pas penser à leur intérêt propre mais plutôt au bien commun. Cela exclut de dire explicitement de voter pour untel ou contre untel. »

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