20160602 – Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

L’Assurance maladie propose ce montant comme tarif de base pour les généralistes interdits de dépassement d’honoraire.

Un passage chez le généraliste coûtera peut-être bientôt 25 euros minimum, contre 23 euros aujourd’hui. L’Assurance maladie propose ce montant comme tarif de base pour les généralistes de secteur 1, ceux qui ont signé une convention avec la « Sécu » et sont ainsi interdits de pratiquer des dépassements d’honoraire (hors urgence et déplacements), soit la majorité d’entre eux (93% en 2014). Cette proposition intervient alors que l’Assurance maladie a entamé mercredi un nouveau round de négociations avec les médecins libéraux, sur la future convention médicale. Ce  texte  régit pour cinq ans les relations entre les deux parties et fixe les honoraires des praticiens. Il arrive à son terme en juillet prochain.

>> Mais pourquoi 25 euros ?

Certains médecins voulaient 30. Pour les médecins, seule une hausse significative du tarif de base de consultation remboursable par la Sécurité sociale leur permettra une rémunération qu’ils estiment décente. Le syndicat MG France, premier chez les généralistes, fait campagne pour une consultation chez une généraliste à 25 euros depuis le début. Mais d’autres vont bien plus loin : la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), elle, exige une consultation de 30 euros minimum pour tous les praticiens, afin de les rapprocher (un peu) des tarifs de leurs voisins européens. Soucieuse d’éviter une fronde des médecins, déjà échaudés par l’instauration du tiers payant, l’Assurance maladie semble vouloir lâcher du lest en proposant d’augmenter le tarif de base.

Confrontée à l’objectif d’économiser plus de 3 milliards d’euros par an d’ici à la fin du quinquennat, elle a toutefois pris la fourchette basse des revendications, à savoir 25 euros. Il s’agit tout de même d’un pas en avant pour l’organisme gestionnaire de la branche santé de la « Sécu », qui avait jusque-là fermé la porte à toute hausse de ce tarif de base. Une hausse à 25 euros, c’est-à-dire une hausse de deux euros, coûterait 550 millions d’euros à l’Assurance maladie. Cette dernière a, en partie, cédé à la pression des médecins, qui avaient déjà trouvé l’oreille du gouvernement : « la rémunération des médecins sera augmentée, la question est sous quelle forme, de quelle manière et à quel rythme », avait déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en février.

Il s’agit d’un alignement sur les spécialistes. Le chiffre de 25 euros ne sort pas de nulle part : c’est le montant du tarif de base des médecins spécialistes de secteur 1 (excepté les psychiatres, les neuropsychiatres et les neurologues). Ces spécialistes (56% des spécialistes en France sont de secteurs 1) ont eux aussi signé une convention avec l’Assurance maladie, qui leur interdit un dépassement d’honoraires. Mais la « Sécu » les rémunère, pour l’heure, mieux que les généralistes de secteur 1. L’Assurance maladie propose donc de mettre « en place une majoration (de deux euros, ndlr) qui permettra aux médecins généralistes de secteur 1 (pratiquant des tarifs sécu) et secteur 2 adhérant au CAS (contrat d’accès aux soins, qui permet d’encadrer les dépassements d’honoraires) de bénéficier, selon un calendrier à définir, d’une valeur de la consultation équivalente à celle des autres spécialistes », lit-on dans un communiqué.

Encore une fois, avec cette proposition, l’Assurance maladie coupe la poire en deux : elle donne un gage aux généralistes, quitte à fâcher les spécialistes. Elle « ne propose que deux euros de plus pour les médecins généralistes, sans aucune visibilité sur le calendrier de mise en place, et rien pour les autres médecins spécialistes ! », dénonce d’ailleurs la CSMF, qui regroupe tous les corps de métier du médical, et pas seulement des généralistes.

Un leurre pour abandonner d’autres mesures ? Mais l’Assurance maladie ne semble pas prête à faire un pas de plus. La hausse à 25 euros, c’est tout ce qu’elle peut faire, assurent ses dirigeants. Cette proposition est même accompagnée d’une condition : si l’Assurance maladie accepte de monter à 25 euros pour les généralistes, c’est pour les pousser à abandonner une autre revendication. Laquelle ? Celle, avancées par les syndicats, et qui consiste à instaurer un « tarif sensiblement majoré pour les consultations longues et complexes ». Aujourd’hui, un généraliste peut toucher un bonus de la Sécurité sociale (forfaits et majoration) selon le profil de son patient : si ce dernier a moins de 6 ans, plus de 80 ans, sort d’une longue hospitalisation, nécessite un suivi particulier etc. Les généralistes veulent voir ce bonus augmenter « sensiblement ». Mais l’Assurance maladie répond : c’est soit les 25 euros, soit la majoration du bonus.

S’ils choisissent la première option, l’Assurance maladie propose de simplifier ces rémunérations forfaitaires annexes, en leur substituant « une rémunération unique dédiée ». Celle-ci tiendrait compte « du niveau de complexité de la prise en charge » et serait, éventuellement, majorée selon l’âge, la pathologie, ou la précarité du patient. « Largement insuffisant », ont répondu les généralistes de MG Francemercredi.

Au fait, combien gagne un généraliste ? Selon l’Assurance maladie, un médecin généraliste gagne déjà 31 euros par consultation en moyenne, grâce aux frais annexes. Selon des chiffres de 2014, cela lui assure en moyenne un revenu de 13.732 euros brut par mois. Ce n’est pas du net : avec ce revenu, il doit payer par exemple son local, son éventuel assistant, ses charges. Une fois tous les frais payés, il leur resterait environ 14 ou 15 euros par consultation sur les 31 euros en moyenne. Ce qui fait, du coup, un peu moins de 7.000 euros net par mois en moyenne.

Source : Consultation chez le médecin généraliste : mais pourquoi 25 euros ?

20160602 – Journée mondiale des parents : au fait, c’est quoi être un père et une mère aujourd’hui ? – metronews

Le 1er juin, c’est la journée mondiale des Paris. C’est l’ONU, en 2012, qui a décidé d’instaurer cette date, pour « mettre à l’honneur les parents du monde entier, rendre hommage à leur dévouement, à leur engagement et leur sacrifice pour assurer l’avenir de leurs enfants ». Quel est le rôle des parents dans la société d’aujourd’hui ? A-t-il évolué dans le temps ? On fait le point avec le sociologue de la famille François de Singly, auteur de « Libres ensemble, l’individualisme dans la vie commune », paru en 2016 aux éditions Armand Colin.

Que pensez-vous de cette Journée mondiale des parents ?
C’est plutôt un bon signe. Cela permet de reconnaître que ce sont les deux parents qui élèvent l’enfant. Dans l’idéal, je serais même pour supprimer la fête des pères et des mères. Une journée des parents rendrait plus égalitaire le rôle du père et de la mère. Il ne faut pas non plus oublier que la fête des mères était à l’origine une invention pour valoriser le rôle de la mère au foyer…

Symboliquement, on va vers un rapprochement des rôles de deux parents. Dans les faits, qu’en est-il ?
Les stéréotypes ont la vie dure : même sur la symbolique, on parle toujours « d’école maternelle » au lieu « d’école pré-élementaire », on parle de « l’heure des mamans » à la sortie de l’école. Si officiellement, on supprime la différenciation, dans les faits, les changements ne se font pas du jour au lendemain.

On a cependant l’impression que les hommes sont de plus en plus investis dans la sphère familiale ?
En fait, côté tâches ménagères à la maison, l’inégalité homme-femme reste importante : l’homme n’a pas fait beaucoup d’efforts. Mais il y a plutôt des progrès dans le rapport aux enfants : les hommes comprennent un peu mieux que le fait de s’occuper d’un enfant est une chose importante, y compris pour eux-mêmes.

Justement, dans l’éducation des enfants, les parents sont-ils plus impliqués qu’auparavant ?
Le rapport à l’enfant a changé, c’est indéniable. Avant, les femmes étaient au foyer, mais elles ne passaient pas leur temps à s’occuper des enfants. Aujourd’hui, les parents travaillent, mais dès qu’ils rentrent, ils s’occupent à temps plein de leurs enfants. Il est clair qu’aujourd’hui les parents sont dans l’obligation d’attention à l’enfant, de veiller à son épanouissement, à sa réussite.

Cela ne veut pas dire que les parents des générations précédentes n’étaient pas de bons parents. Avant, ce qui était important était de bien se tenir à table, de respecter les règles de bonne conduite, etc. Aujourd’hui, on veut que l’enfant s’exprime, s’épanouisse, qu’il pratique des activités en dehors de l’école, etc.

L’enfant est donc réellement le pivot de la famille ?
C’est une tendance lourde, symbolisée en 1989 par la Déclaration des droits de l’enfant : il est une personne dont on doit s’occuper en priorité. Avant, quand un enfant faisait du bruit où n’arrivait pas à s’endormir, on le mettait dans la chambre à côté. Aujourd’hui, on s’interroge sur son état de santé. L’enfant est devenu l’objet d’une attention très importante. Aujourd’hui, on organise des ludothèques pour que les parents apprennent à jouer avec leurs enfants…

Mais face à toutes ces injonctions, les parents ne sont-ils pas perdus ?
Ils sont perdus, mais ils adorent ! D’ailleurs, cela se voit : les familles sont beaucoup moins disciplinaires qu’avant, l’ambiance est y plutôt bonne. En outre, les parents  – et surtout les femmes – arrivent plus naturellement à être autre chose que des parents. C’est un changement considérable par rapport au passé : on peut avoir une existence propre même quand on est parents.

Source : Journée mondiale des parents : au fait, c’est quoi être un père et une mère aujourd’hui ? – metronews

20160602 – De quoi ont peur les futurs parents? – 7SUR7.be

La plus grande angoisse de ceux qui s’apprêtent à donner la vie? Que leur enfant soit moche.

Une plateforme d’e-learning parental, Paroles de Mamans Academy, s’est penchée sur les angoisses que ressentent les futurs parents.

Pour les besoins de cette enquête, relayée par le magazine Biba, les chercheurs ont interrogé 410 futurs parents et leur ont posé des questions relatives à l’accouchement, la grossesse et l’arrivée de bébé.

La plus grande angoisse des futurs papas et futures mamans serait que leur bébé ne soit pas beau. 74% des sondés avouent avoir peur que leur enfant ait un physique ingrat.

65% des futurs parents craignent une malformation tandis que 36% ont peur que leur enfant ne les aime pas. Un parent sur trois avoue craindre que leur futur enfant ne soit pas intelligent et 12% redoutent de ne pas l’aimer.

L’étude indique aussi que ce sont les hommes qui craignent le plus de ne pas être un bon parent (64% des hommes contre 55% des femmes).

Par contre, les futurs papas ne stressent pas du tout pour l’accouchement. Seuls 29% appréhendent ce moment contre 67% pour les mamans. On se demande bien pourquoi.

 

Source : De quoi ont peur les futurs parents? – 7SUR7.be

20160602 – Un enfant sur trois est en surpoids en Europe

Selon un rapport de la société savante United European Gastroenterology, l’obésité infantile progresse de façon inquiétante en Europe. Les experts affirment que le nombre d’enfants obèses pourrait atteindre 70 millions en 2025. L’organisme européen appelle les gouvernements à prendre en charge le problème de surpoids infantile et à en faire une priorité.

 

Un enfant sur trois âgé de 6 à 9 ans est en surpoids ou obèse d’après la société à but non lucratif United European Gastroenterology. L’obésité des enfants touche particulièrement l’Italie et l’Espagne. En cause, une nourriture riche en graisses et en sucres et certains substituts au lait maternel de mauvaise qualité qui multiplient par trois le risque d’obésité chez l’enfant.

Les auteurs de cette étude estiment que le nombre d’enfants obèses de moins de 5 ans pourrait passer de 41 millions aujourd’hui à 70 millions en 2025. En France, la prévalence de l’obésité infantile est plus faible puisqu’un enfant sur cinq est en surpoids.

L’obésité est en lien avec de nombreuses maladies

L’obésité chez l’enfant est préoccupante car elle augmente les risques de développer de nombreuses maladies à l’âge adulte : diabète, cancers, maladies inflammatoires de l’intestin, problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.

De récentes recherches scientifiques ont établi que la nutrition prénatale et l’alimentation dans l’enfance exercent une influence tout au long de la vie sur les systèmes métabolique et endocrinien. « Une alimentation équilibrée, l’allaitement maternel et des choix alimentaires appropriés réduisent les risques de surpoids dans l’enfance et d’obésité à l’âge adulte », explique le professeur Koletsko qui a participé à l’étude.

En moyenne, selon cette étude, la population prendrait 1,5 kg de plus tous les dix ans, depuis 1975. Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants que90% des enfants obèses le sont encore à l’âge adulte.

Source : Un enfant sur trois est en surpoids en Europe

20160601 – Les hommes sous-estiment le désir sexuel des femmes

Les femmes ont une vision assez juste du désir de leur partenaire masculin.Si vous êtes un homme pensant que les femmes n’ont pas souvent envie de sexe et qu’elles en ont la plupart du temps bien moins envie que vous, les hommes, eh bien vous vous trompez. Et êtes sans doute un peu aveugle. .

Les femmes ont une vision assez juste du désir de leur partenaire masculin.

Si vous êtes un homme pensant que les femmes n’ont pas souvent envie de sexe et qu’elles en ont la plupart du temps bien moins envie que vous, les hommes, eh bien vous vous trompez. Et êtes sans doute un peu aveugle. Oui, les femmes ont très envie de sexe, montre une étude repérée par le Wall Street Journal; en tout cas, beaucoup plus souvent que ce que les hommes s’imaginent.

Les chercheurs de l’université de Toronto et de Western Ontario ont publié début mai une série de trois études dans la revue scientifique Journal of Personality and Social Psychology, dans laquelle ils analysent 229 couples hétérosexuels âgés de 18 à 68 ans:

Les trois études ont toutes abouti à la même conclusion: les hommes sous-estiment le désir de leur partenaire féminine, alors que les femmes avaient une vision assez juste de leur amoureux.

Il y a de multiples raisons à cela, suggèrent les chercheurs. Un certain nombre de femmes se sentent mal à l’aise à l’idée de prendre l’initiative au lit. Et beaucoup envoient des signes qui ne sont pas perçus par leur partenaire, ou ne sont pas assez clairs.

Mesdames, de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, comme dirait Danton.

Source : Les hommes sous-estiment le désir sexuel des femmes

20160601 – (20+) «Il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes» – Libération

La ministre de la Santé a annoncé lundi la simplification de l’accès à la pilule du lendemain dans les lycées et collèges, une avancée majeure pour la sexualité des adolescents.

 

Plus besoin d’être en situation de «détresse» pour se faire délivrer la pilule du lendemain dans les collèges et lycées. La nouvelle a été inscrite au Journal officiel samedi, et permet désormais de «réduire les délais d’accès» mais aussi de «faciliter le recours» à cette pilule, a expliqué lundi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans un communiqué.

Le personnel médical scolaire pouvait d’ores et déjà fournir un contraceptif, mais la grande nouveauté, c’est la suppression de la notion de détresse pour l’obtenir. «C’est primordial car cela rend plus légitime la prise de la contraception», assure Véronique Séhier, coprésidente du Planning familial. «Ceux qui la demandent n’ont désormais plus besoin de se justifier.» L’infirmier pouvait, jusque-là, refuser de donner un contraceptif à un élève s’il n’en avait pas envie, ou lui poser des questions sur les raisons de cette prise soudaine pour savoir s’il était vraiment en«détresse». De quoi déstabiliser, voire culpabiliser, rapidement les jeunes souvent gênés face aux professionnels. Pour Véronique Séhier, «il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes mais adopter une approche positive sur le sujet». Selon elle, c’est, entre autres, ce qui bloque aujourd’hui la discussion avec les adolescents.

«Peur d’aller chercher un contraceptif dans leur établissement»

L’infirmier de l’établissement sera toujours chargé de donner et d’informer l’élève sur la prise de cette pilule, reste à savoir si c’est dans son lycée ou son collège que le mineur se rendra pour la prendre. «On entend des jeunes dire qu’ils ont peur d’aller chercher un contraceptif dans leur collège ou lycée, ils pensent que les responsables pourraient téléphoner à leurs parents», raconte Véronique Séhier. Sans compter que les camarades de classe et les professeurs ne sont jamais loin dans un établissement, ce qui peut effrayer plus d’un élève. «Il faut savoir que ça ne se passe pas comme ça, l’infirmier est tenu au secret professionnel et ne dira rien», précise la coprésidente du Planning familial. Elle ajoute que cet a priori varie d’un lieu à un autre : «Je connais des infirmiers très sollicités sur le sujet, bien sûr d’autres ne le sont pas du tout.»

Pour Véronique Séhier, la grande force de cette nouvelle mesure est qu’elle multiplie les lieux d’accès à la contraception, et à la sexualité :«Nos centres ne sont pas accessibles partout sur le territoire, il faut que les jeunes aient accès à la contraception par le biais de professionnels quand le Planning familial est éloigné.» Mais même cet apport considérable ne peut pas remplacer l’éducation à la sexualité, laissée trop souvent de côté dans les établissements. «La loi de 2001 [relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception, ndlr] stipule pourtant que les élèves doivent recevoir une éducation sexuelle ! C’est par là qu’il faut commencer, et ne pas seulement leur parler des risques, mais avoir une approche globale qui pourrait aussi aborder l’égalité entre les sexes et les différentes sexualités existantes», rappelle Véronique Séhier.

Selon elle, avant de former les élèves, il faut s’occuper de la formation des enseignants chargés de communiquer avec eux à ce propos, mais également des pharmaciens et de toute personne qui doit parler de sexualité avec les jeunes. «Il y a tout un travail à faire sur l’accueil des jeunes et la façon dont il faut appréhender leurs problèmes», au risque de saper leur confiance alors qu’ils «font la démarche de venir nous voir pour demander de l’aide.»

Numéro vert «sexualités, contraception, IVG» : 0800 08 11 11

Source : (20+) «Il faut arrêter d’avoir un regard culpabilisant sur la sexualité des jeunes» – Libération

20160531 – 10 conseils de sexologues pour une sexualité de couple plus épanouie

SEXUALITÉ – Lorsqu’on est en couple depuis des années, le sexe n’est pas toujours spontané. C’est quelque chose qui doit parfois se travailler,

 

SEXUALITÉ – Lorsqu’on est en couple depuis des années, le sexe n’est pas toujours spontané. C’est quelque chose qui doit parfois se travailler, même si, culturellement, cette idée est un peu difficile à admettre.

« Je ne m’explique pas vraiment pourquoi nous voulons que le sexe soit quelque chose de spontané », nous explique Megan Fleming, psychologue et sexologue basée à New York. « Le fait est que, chez la plupart des couples, il faut que toutes les conditions soient réunies pour faire l’amour, qu’ils soient reposés et détendus. »

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des astuces pour s’adonner plus souvent au sport en chambre. Voici quelques conseils prodigués par notre spécialiste et quelques-uns de ses collègues.

1. Testez de nouvelles sensations, encore et encore

« Lorsque vous testez de nouvelles pratiques, détendez-vous et vivez le moment présent. Tentez de nouvelles choses, recommencez et évaluez votre ressenti. Donnez plus de place aux sensations qui vous procurent du plaisir, tout en faisant certains ajustements et en essayant de nouvelles choses. » – Megan Fleming

2. Lancez l’idée d’un câlin à tour de rôle

« Il arrive trop souvent que l’un des deux partenaires ait plus envie de faire l’amour que l’autre, ce qui peut, à la longue, provoquer un sentiment d’humiliation et de culpabilité chez l’initiateur/l’initiatrice. La vie sexuelle dans un couple serait plus équilibrée si chaque partenaire proposait à tour de rôle d’aller batifoler sous la couette. » – Moushumi Ghose, sexologue et auteur du livre Classic Sex Positions Reinvented.

3. Couchez-vous à la même heure

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« Aller au lit en même temps que son partenaire est un rituel qui renforce la relation amoureuse. Les confidences sur l’oreiller, et le fait d’être couchés côte à côte tout en étant encore éveillés, sont plus propices aux ébats amoureux. » – Laurel Steinberg, psychothérapeute spécialisée dans les troubles de la sexualité.

4. Cessez de voir le sexe comme une obligation sur votre planning

« J’aimerais que chacun prenne le temps de lever le pied, de se poser et de se ressourcer pour être disponible affectivement et physiquement, pour profiter de moments sensuels à deux. De nombreux couples sont surmenés, stressés, et voient le sexe comme une obligation à rayer de leur planning afin d’être à nouveau productifs. Dans l’idéal, faire l’amour doit être un moment de pure détente et de plaisir. Mais, dans les faits, il faut prendre le temps de se rendre disponible. » – Sari Cooper, sexologue diplômée, coach sexuelle et présentatrice de l’émission Sex Esteem, diffusée sur le web.

5. Voyez le porno d’un autre œil

« Lorsque le porno pose problème au sein d’un couple, ce n’est pas lui qui en est responsable mais plutôt les cachotteries qu’il engendre. Mon conseil: accordez-lui une place dans votre couple. Regarder du porno à deux est un bon moyen de provoquer l’excitation qui conduit au désir sexuel. Explorez les différents types de pornos, comme si vous zappiez d’une chaîne à l’autre. Vous n’êtes pas obligé d’aimer tout ce que vous verrez. » – Ian Kerner, sexologue et auteur du livre Elle d’abord: Petit guide à l’intention des hommes pour faire plaisir aux femmes, best-seller du New York Times.

6. Parlez de vos fantasmes et désirs les plus secrets

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« Ne vous contentez pas de discuter de ce que vous aimez faire au lit ou de vos zones érogènes. Découvrez si votre partenaire veut être dominé-e ou dominant-e. Sachez si vous pouvez ou non aller au-delà des comportements sexuels conventionnels (la« sexualité vanille »). Si davantage de couples arrivaient à parler ouvertement de leurs désirs et fantasmes les plus secrets, leur intimité s’en trouverait renforcée, sans parler de l’excitation et de la tension sexuelle ressenties! » – Moushumi Ghose

7. Dormez nu-e (au moins de temps en temps).

« Dormir nu-e au côté de votre partenaire favorise le peau à peau et permet de ressentir encore davantage votre excitation mutuelle, ce qui augmente les chances de faire de l’amour. » – Laurel Steinberg

8. N’ayez pas peur de parler de sexe

« Beaucoup de couples ont du mal à parler de sexe de manière positive et directe. En thérapie, je dois souvent leur apprendre à évoquer leur vie sexuelle sans que cela tourne à l’engueulade. La discussion doit se faire sur un ton léger, en répondant de manière sincère à des questions sur ce qui leur plaît ou non. » – Angela Skurtu, sexologue et conseillère conjugale à Saint-Louis (Missouri).

9. Arrêtez de considérer la pénétration comme une fin en soi

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« Si l’on compare sexe et nourriture, la pénétration est généralement le plat que l’on sert le plus, même si les recettes sont assez limitées. Essayez donc de l’enlever de la carte, mais gardez les orgasmes, et voyez ce que vous réserve ce menu torride. Testez les rapports sans pénétration: les caresses manuelles et bucco-génitales, les baisers profonds et autres frottements. » – Ian Kerner

10. Planifiez un rendez-vous coquin

« Le mariage platonique est l’une des préoccupations les plus courantes des couples d’aujourd’hui. Quand ils se décident à consulter, ils ont souvent arrêté de faire l’amour depuis des années. En tant que sexologue, je rencontre tous les cas de figure et je donne à presque tous les couples la même consigne: planifiez un moment en amoureux. Cet engagement doit toutefois être tenu, parce qu’il est très facile couples de transformer un rendez-vous coquin hebdomadaire en quelque chose de plus conventionnel, et de faire l’impasse sur la sensualité, les échanges tactiles, et sur une bonne vieille partie de jambes en l’air. Pour pimenter sa vie sexuelle et sortir de la routine, il faut prendre le temps de se (re)découvrir pour le plaisir. » – Patti Britton, coach sexuelle et auteur de The Art of Sex Coaching: Expanding Your Practice.

Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Laura Aznar pour Fast for Word.

Source : 10 conseils de sexologues pour une sexualité de couple plus épanouie

20160531 – Pour la moitié des parents, l’école n’est plus adaptée aux enfants d’aujourd’hui – Le Point

Plus de la moitié des parents d’élèves estiment que l’école contemporaine n’est plus adaptée aux enfants de la génération actuelle, révèle un sondage publié mardi.

Quelque 52% des parents interrogés par OpinionWay pour la fédération des parents d’élèves de l’enseignement catholique (APEL), en partenariat avec La Croix, jugent que l’école n’est plus adaptée aux enfants d’aujourd’hui. Ce pourcentage grimpe à 77% pour les parents de lycéens.

Les parents mettent l’accent sur la nécessité « de tenir compte des différences individuelles entre élèves » (à 92%) et d' »adapter les pédagogies » (à 91%). Ils prônent la réduction du temps scolaire à une demi-journée (à 73%) et le remplacement des classes traditionnelles par des regroupements selon les niveaux de performances (à 63%).

Ils insistent également à 89% sur l’importance de veiller au bien-être des élèves, selon cette enquête réalisée auprès de parents d’enfants scolarisés dans le public et le privé.

La transmission des savoirs et connaissances fondamentaux devrait rester la priorité de l’école pour la moitié des parents (alors qu’elle ne remplit ce rôle en priorité que pour 44% d’entre eux). Mais les attentes vis-à-vis de l’école contemporaine « sont recentrées sur l’individu » et « l’épanouissement de l’élève », note Julien Goarant, directeur des études à OpinionWay.

« On souhaite une individualisation des parcours tout en faisant des élèves des personnes qui ne soient pas individualistes », relève Caroline Saliou, présidente de l’Apel, dont le congrès se déroule à Marseille en fin de semaine avec pour thème « Pourquoi l’école? ».

L’enseignement privé catholique sous contrat accueille quelque 18% des enfants en France.

Le sondage a été réalisé en ligne par OpinionWay les 13 et 14 avril, auprès de 544 parents d’élèves.

31/05/2016 15:59:20 –  Paris (AFP) –  © 2016 AFP

Source : Pour la moitié des parents, l’école n’est plus adaptée aux enfants d’aujourd’hui – Le Point

20160530 – Dépistage du cancer : des conseils personnalisés – 27/05/2016 – ladepeche.fr

En matière de cancer, pas toujours facile de savoir quand se faire dépister. C’est pourquoi l’Institut national du Cancer (INCa) met à disposition de chacun un ensemble d’outils permettant de repérer les examens qui le concernent. Voilà qui rappelle l’importance de la surveillance et du dépistage : plus le diagnostic est réalisé tôt, moins les traitements sont lourds et plus grandes sont les chances de guérison.

Plusieurs outils constituent cette initiative. Principalement l’outil Web « vosconseilsdepistage.e-cancer.fr ». Il permet à chaque internaute, en indiquant son âge et son sexe, d’accéder à une information personnalisée (notamment l’ensemble des dépistages qui le concerne). De plus, vous y trouverez des informations sur les symptômes à surveiller ou encore des conseils de prévention pour réduire autant que possible le risque de cancer.

L’INCa propose en complément plusieurs mémos visuels permettant à chacun d’être informé. Ainsi pouvez-vous télécharger un dépliant d’information proposant une information selon votre profil.

Les professionnels de santé sont eux aussi concernés puisque l’Institut met à leur disposition un « Mémo »

Source : Dépistage du cancer : des conseils personnalisés – 27/05/2016 – ladepeche.fr

20160530 – Ce que coûtent encore aux Français les retraités de la SNCF et la RATP

En 2015, le coût de l’ensemble des régimes spéciaux de retraites a été de 6,45 milliards d’euros dont 3,3 milliards pour les agents de la SNCF et 618 millions pour ceux de la RATP, selon la Cour des comptes. Des chiffres en très légère baisse par rapport à 2014.

Chaque année, l’État est obligé d’en appeler aux contribuables pour maintenir à flot les coûteux régimes spéciaux de retraites. Ces régimes, au nombre de onze, sont, pour la plupart, encore plus anciens que la Sécurité sociale, créée qu’en 1945.

Concrètement, ces régimes permettent à leurs bénéficiaires de partir plus tôt. Ainsi, en 2012, les nouveaux retraités de la SNCF avaient en moyenne 55 ans et 10 mois et ceux de la RATP 54 ans (contre 62 ans pour le régime général), selon un rapport du Conseil d’Orientation des retraites de l’an dernier. Des privilèges qui passent mal auprès des Français. 66% d’entre eux étaient ainsi favorables à leur suppression en juin 2013. Et l’actuelle période de grèves ne risque pas d’améliorer les choses.

Un problème démographique

Ces régimes spéciaux concernent encore 721.000 retraités. Ils font face à un lourd déséquilibre démographique. À la SNCF, on dénombre ainsi à peine 152.700 cheminots qui cotisent pour financer les pensions de 270.000 retraités.

La situation est à peine plus favorable à la RATP, avec 42.500 cotisants pour 48.200 pensionnés. Mais, pour parler des autres régimes spéciaux, chez les mineurs il y a 100 fois plus de retraités que de cotisants. Et pour les ex-employés des chemins de fers d’Afrique, il n’y a même plus personne pour financer les retraites des quelque 5.000 pensionnés.

Cette situation oblige donc l’État à verser d’imposantes subventions pour équilibrer les comptes de ces régimes. L’an passé, il lui ainsi fallu encore mettre sur la table 6,45 milliards d’euros, dont 3,28 milliards rien que pour le régime spécial des agents de la SNCF, 1,34 milliard d’euros pour les mineurs et 618 millions d’euros pour les employés de la RATP, selon le rapport de la Cour des Comptes publiés mercredi 25 mai.

Par rapport à 2014, où le coût des régimes spéciaux avait coûté 6,50 milliard d’euros. On observe donc une légère baisse. Mais la Cour des comptes déplore néanmoins que ce coût ait été plus élevé qu’initialement prévu.

Des dérapages dus à la SNCF 

En effet, le gouvernement avait initialement budgété 6,41 milliards d’euros dans la loi de Finances. Il lui a donc fallu remettre 37,6 millions d’euros à la fin de l’année pour que les comptes soient équilibrés.

Ce dérapage est uniquement dû au déficit plus important que prévu du régime de la SNCF: 3,28 milliards d’euros contre 3,19 milliards initialement budgétés. La Cour des comptes constate ainsi que les cotisations liées au régime spécial de la compagnie ferroviaire ont été « surévaluées ». Elle souligne également que la budgétisation est rendue plus compliquée « par la faiblesse des prévisions démographiques et financière des caisses » des retraites de la SNCF.

« Ceci met en lumière le besoin d’un investissement supplémentaire des responsables de programme (budgétaire, ndlr) à ce sujet, afin de ne pas les laisser se contenter de jouer un rôle passif de constat de dérapages mal anticipés », conclut la Cour.

Pour 2016, la loi de Finances prévoit pour le moment un coût de « seulement » 6,32 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes spéciaux, soit une baisse supérieure à 100 millions d’euros par rapport à 2015. À moins que de nouveaux dérapages soient constatés en cours de route…

Article de  Julien MARION pour BFM Business

Source : Ce que coûtent encore aux Français les retraités de la SNCF et la RATP