« J’ai 55 ans, et je ne suis plus rien. » Margaux est assise, dans ce petit bureau. Au 47e étage de la tour Montparnasse, dans les locaux de sa maison d’édition parisienne. Chemisier blanc, le même que sur la photo de son livre, « Le dernier salaire », qui vient de sortir. Margaux est souriante, classe. Elle a l’air forte, et si fragile. Le regard bleu, franc, qui parfois s’égare vers les murs. Dégage une assurance tranquille, lucide. Mais ce n’est qu’un masque, ou une carapace. Car souvent, au détour d’un mot, d’une question, les larmes pointent. Margaux est esquintée, usée, éreintée. « Je ne plie pas le genou, je ne suis pas à terre », répète-t-elle sans cesse. « Je me bats, mais c’est dur. J’ai très, très peur. Pour moi, c’est fini. »
L’histoire de Margaux Gilquin, ressemble sans doute à des centaines d’autres. Il n’y a pas si longtemps, Margaux avait un travail. Elle était assistante de direction, dans une bonne boîte, bonne ambiance, elle travaillait dur, et bien. Plus de dix ans comme ça. Et puis un jour, la société est rachetée. Un par un, tous les salariés de son département ont été licenciés. C’était en 2008. Margaux a 48 ans. « Sur le coup, je ne me posais pas de problème (sic) », raconte-t-elle. « On me disait : tu es diplômée, dynamique, tu n’as plus d’enfants à charge. J’habitais aux portes de Paris, j’étais en pleine force de l’âge ». Sur le coup, elle en est sûre : une nouvelle vie s’ouvre à elle. Elle va rebondir, et vite. Sauf que. « La crise était là, et ça a cogné », dit Margaux. La crise, et le décalage. « Je me suis retrouvée propulsée sur un marché du travail avec des codes, des règles, un langage, et même des références vestimentaires qui avaient changé, que je ne connaissais pas. Je me suis rendu compte que j’étais à l’abri dans ma petite société. »
« Des gens pressés, prêt à marcher sur n’importe qui »
Margaux a commencé à imprimer des CV. Des centaines, des milliers. A les envoyer, à faire le tour des rues, chercher les adresses de société, toquer aux portes. « Sauf que j’ai découvert que ça ne marchait plus comme ça », sourit Margaux. « Aujourd’hui, il faut s’inscrire sur le site, envoyer des lettres de candidature, se faire accrocher par un robot, avec des mots-clés. » Margaux apprend les combines seule, sur le tas. Alors oui, elle s’est inscrite chez Pôle emploi. Elle voyait son conseiller une fois tous les 15 jours. « Elle me racontait sa vie », dit Margaux. « Une fois, je lui ai demandé si elle avait des offres, elle a levé les yeux et les bras au ciel et a dit : ‘Moi, vous trouver du travail ? Allons donc…' » Alors, Margaux s’est battu seule. Pendant plus de huit ans, elle a distribué les CV à tour de bras, enchaîné les petits boulots de toutes sortes. Remplacements de secrétaires, voyages d’accompagnement d’enfants, démonstratrice pour croquettes de chat en grande surface, baby-sitter…
Petit à petit, elle a perdu l’espoir d’un CDI, s’est accrochée aux CDD, à l’intérim. Elle en a enquillé un paquet, en quelques années. A chaque fois, il faut postuler, se rendre disponible, se présenter, argumenter, travailler, se faire jeter, et recommencer. Elle a eu des entretiens où on la convoquait pour lui dire qu’on n’avait rien à lui proposer, d’autres où elle n’avait pas le signe astrologique qui convenait. Elle a écumé les job-dating, découvert des entreprises déshumanisées, rencontré des recruteurs au sourire commercial à l’assurance de trentenaire, vu tous ces « gens pressés, prêts à marcher sur n’importe qui pour arriver les premiers ». Elle s’est sentie vieille, ringarde, mise sur le côté. « C’est un constat : les sociétés ont évolué. C’est terrifiant, pour nous les seniors, car nous ne connaissons pas ce monde-là. » Pendant huit années, Margaux a donc enquillé. Puis les propositions se sont taries. « Ça fait deux ans que je n’en reçois plus », raconte-t-elle. Et, un jour, elle a vu venir ses fins de droits. Finies, les allocations de Pôle emploi.
« Je vois les gens dans la rue. Je n’en dors pas. Demain, ça peut être nous. »
Quand elle parle de tout ça, Margaux sourit. Pourtant, elle est à vif. Ultra-sensible. « J’ai beaucoup pleuré, beaucoup. Je suis tombée malade, j’ai fait un burn-out, un infarctus », détaille-t-elle, les larmes qui montent. Car c’est dévastateur, le chômage. Ça bouffe la tête. Littéralement. « J’ai pris dix ans », raconte Margaux. « J’ai perdu toute confiance en moi, j’ai perdu le sommeil, j’ai perdu du poids, j’ai perdu ma sérénité. Et petit à petit, je me suis coupée de ma vie sociale. » Elle laisse traîner le regard, vers le ciel bleu. « Vous voyez, quand je suis arrivée, j’ai vu tous les gens en terrasse, détendus, à profiter… Je ne peux pas le faire. » Elle montre ses habits : « J’achète tous mes habits dans des vide-greniers. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas acheté de neuf, qui soit à moi… » Petit à petit aussi, Margaux a vu s’éloigner ses proches. « Graduellement, on finit par se désociabiliser. D’abord, parce qu’on n’a pas d’argent, même pour un verre. Et puis, de quoi parlent les gens ? De leurs vacances, de leurs week-ends. Moi, le seul sujet que j’ai, c’est la recherche d’emploi. »
Aujourd’hui, elle touche l’ASS (Allocation de solidarité). 480 euros par mois. Heureusement, elle est logée. Elle a quitté Paris, est devenue aide pour sa tante Marthe, en Gironde. Mais elle n’est pas sereine pour autant. « On se voit tomber. Et ça va vite. Je vois les gens dans la rue, qui dorment dans leur voiture, fouillent les poubelles. Je n’en dors pas. Demain, ça peut être nous. » Margaux fait encore un sourire, mais en une phrase, laisse entrevoir les abysses au-dessus desquelles elle se débat : « J’y ai pensé. Si un jour je me retrouve à la rue, je n’irai pas traîner dans une grande ville. Je partirai dans les montagnes, je sais déjà où. » Elle pense, déjà, à un futur de marginale.
« Je me dis : mais combien est-on comme ça ? »
Son histoire, Margaux l’a écrite d’un trait. C’est sorti comme un cri. Désespéré, rageur. De colère aussi. « Quand j’ai reçu le courrier disant que j’étais bénéficiaire de l’ASS, j’ai eu l’impression de me dissoudre », explique-t-elle. « Ça y est, je l’avais sous les yeux, noir sur blanc : j’étais un cas social, une ratée, lâchée de tous côtés. J’avais 54 ans, je travaillais depuis que j’avais 17 ans, je n’étais plus rien. » Elle a quand même eu la force de le finir, ce livre. Et d’aller taper à la porte de XO, cette maison d’édition qui l’a toujours fait rêver. Où son histoire a plu. « J’ai été étonnée de voir les retours, les témoignages, les lettres de gens qui me disent de continuer à incarner le combat des seniors, à interpeller », raconte Margaux. Mais tous ces soutiens, ça ne la réconforte pas. « Au contraire, ça m’attriste. Je vois tous ces témoignages, et je me dis : mais combien est-on comme ça ? Qu’est-ce qu’on va devenir ? On est des quinquas, on doit tenir jusqu’à la retraite. On n’aura pas vécu. Et puis quand on sera à la retraite, on fera quoi ? C’est un gâchis, ce qu’il se passe pour nous. »
Son livre, son cri, ont attiré l’attention, un peu. Margaux sort un petit carton, une lettre reçue ce matin. « C’est un mot manuscrit du président Hollande », dit-elle. « Il me dit d’appeler son conseiller. » Aucune promesse, mais un nouvel espoir. Un petit. Mais elle le saisit. « On ne nous entend pas, nous, les chercheurs d’emploi, les seniors qui sont sur la touche. Mais on va défendre nos droits, on a droit au travail ! On veut dire qu’on existe, on veut qu’on parle de nous, faire évoluer les choses. » Margaux se battra. Jusqu’au bout, la tête haute.
> « Le dernier salaire », de Margaux Gilquin, aux éditions XO. 16, 90 euros.
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Catégorie : News
20160530 – La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson
Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.
On veut que nos clichés Instagram du week-end montrent deux tasses à café, qu’il y ait une autre paire de chaussures sur les photos pseudo-artistiques de nos pieds. On veut un statut Facebook « En couple » avec son lot de mentions « J’aime » et de commentaires. On veut que les réseaux sociaux nous désignent comme le « petit couple parfait », un rancard pour bruncher le dimanche matin. On veut quelqu’un qui compatit quand vient le moment de reprendre le boulot le lundi, qui nous envoie des textos pour nous souhaiter une bonne journée, quelqu’un avec qui partager notre fast-food hebdomadaire, un-e cavalier-ère pour tous les mariages auxquels on ne cesse d’être invités (mais comment font ces gens pour trouver l’âme sœur?). Mais notre génération ne veut pas d’une vie de couple.
Sur Tinder, on « swipe » à gauche pour passer au suivant, toujours dans l’espoir de rencontrer la bonne personne. On essaie de passer commande pour trouver sa moitié comme on va sur Allo Resto. On lit des articles comme 5 moyens de savoir que tu lui plais et 7 méthodes pour qu’il/elle soit à vos pieds », dans l’espoir de transformer quelqu’un en partenaire idéal-e, comme un projet sur Pinterest. On passe plus de temps sur son profil Tinder qu’à travailler sur soi-même. Et pourtant, on ne veut pas être en couple.
On « discute », on s’envoie des textos et des sextos, on va sur Snapchat. On traîne ensemble, on prend l’apéro, on va au café et on boit une bière, tout sauf un vrai rendez-vous. On s’envoie des messages privés sur Facebook pour se retrouver, on parle de tout et de rien pendant une heure, tout ça pour rentrer chez soi et continuer à s’envoyer des textos. On se prive de la chance d’établir la moindre connexion en jouant à des jeux auxquels personne ne sort gagnant. C’est à celui ou celle qui se montrera le/la « plus détaché-e », qui aura « l’attitude la plus nonchalante » et sera le/la « plus sentimentalement indisponible ». A ce petit jeu, on finit par gagner le statut de « personne la plus susceptible d’être seule ».
On veut la forme d’une relation sans le fond. On veut se prendre la main sans se regarder dans les yeux, flirter sans se parler sérieusement. On veut les belles paroles sans le véritable engagement, les anniversaires à fêter sans se taper les 364 jours restants. On veut vivre un conte de fées mais on refuse de s’impliquer dans le moment présent. On veut créer des liens très forts tout en gardant le côté superficiel. On rêve d’un amour à toute épreuve, sans les épreuves.
On veut accorder notre confiance à une personne, mais pas suffisamment pour qu’elle nous fasse du mal. On veut des répliques à l’eau de rose quand on nous drague sans pour autant se laisser embarquer… ce qui impliquerait la possibilité de se faire larguer. On veut être transportés, mais en gardant les pieds sur terre. On veut continuer à chercher l’amour mais pas tomber amoureux.
On ne veut pas être en couple mais on veut des sex friends, regarder une série et plus si affinités, ou des photos de nus sur Tinder. On veut tout ce qui nous donne l’illusion d’être en couple sans l’être véritablement. On veut les avantages sans les inconvénients, la victoire sans l’effort. On veut créer le lien, mais pas trop. S’engager juste ce qu’il faut. On avance pas à pas, histoire de voir où la relation nous mène. Aucune urgence à coller des étiquettes, on fait simplement des trucs ensemble, point. On reste sur nos gardes, sans trop s’approcher. On joue avec leurs émotions mais encore plus avec les nôtres.
Quand la relation commence à devenir sérieuse, on fuit. On se cache, on se défile. On se dit : « Un-e de perdu-e, dix de retrouvé-e-s ». Trouver l’amour est toujours possible. Le garder, aujourd’hui, c’est autre chose …
On espère que notre prochain coup de cœur nous rendra heureux-se. On veut pouvoir télécharger la personne idéale comme une nouvelle application, que l’on peut mettre à jour à la moindre anicroche, classer sans encombre, et supprimer quand elle ne nous est plus d’aucune utilité. On ne veut pas voir qui on est vraiment ni, pire encore, aider l’autre à savoir qui il est. On veut dissimuler nos faiblesses derrière des artifices, camoufler les imperfections à l’aide d’un filtre Instagram, choisir un nouvel épisode sur Netflix au lieu d’avoir une vraie discussion. L’idée d’aimer quelqu’un malgré ses défauts nous séduit. Pourtant, nous avons des secrets inavouables que nous ne comptons jamais dévoiler.
Notre génération pense que tout lui est dû, de l’amour au boulot à temps plein à la fin des études. La culture de « la médaille pour tous ceux qui ont participé » nous a appris que si on voulait quelque chose, c’est qu’on y avait droit. Nos cassettes vidéo Disney, usées jusqu’à la corde, nous ont montré l’amour véritable et les happy ends. Avec si peu d’efforts, on se demande bien pourquoi notre prince charmant ne s’est pas manifesté… On attend sans rien faire, inquiets de ne pas trouver chaussure à notre pied. Où est notre lot de consolation? On était pourtant à l’heure au rendez-vous. Où est la relation que l’on est en droit d’attendre? Le véritable amour qu’on nous a promis?
On veut un bouche-trou, pas quelqu’un. Une présence physique, pas un-e partenaire. On veut quelqu’un à nos côtés sur le canapé pendant qu’on fait défiler notre fil d’actu par désœuvrement ou qu’on ouvre une nouvelle application pour passer le temps. On veut jouer sur tous les tableaux: prétendre qu’on ne ressent rien et ne rien cacher de nos sentiments, vouloir être désiré par quelqu’un mais ne désirer personne. On joue les difficiles, juste pour savoir si quelqu’un ira suffisamment loin pour tenter de nous conquérir, un comportement qui nous laisse même parfois perplexes. On discute des règles du jeu entre amis mais personne ne les connaît vraiment. Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.
Source : La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson
20160530 – Le paradoxe des parents : ils croient de moins en moins à l’école, mais comptent de plus en plus sur elle | Atlantico.fr

Extrait de « Materner ou éduquer ? Refonder l’école », de Jean Gabard, aux éditions de Paris 2/2
Les enfants sont souvent envoyés à l’école par des parents qui se sentent obligés de le faire. Ces derniers veulent croire que l’école est obligatoire (alors que seule l’instruction l’est) et n’oublient pas qu’en tant que contribuables, ils ont ainsi un droit de regard sur ce qui est fait à l’école. Ils tiennent à vérifier que leur progéniture, maternée à la maison, est aussi bien « traitée » en classe. Ces parents qui ont tout fait pour lui éviter une éducation castratrice n’ont pas envie de confier à d’autres la fonction répressive non endossée à la maison.
Ils veulent au moins avoir un contrôle pour pouvoir éventuellement intervenir et protéger celui qui, sentant l’appréhension des adultes, ne peut que se sentir en danger. Pour beaucoup, l’élève n’est, en effet, plus celui qui a la fortune d’aller à l’école gratuitement mais l’infortuné, malmené par un système infernal. L’école n’est plus un service qui lui est rendu mais un service qu’on lui doit parce qu’il est tenu d’y aller et parce que ses parents payent. Ce n’est plus une chance mais une fatalité. Élèves et parents, en attendent donc, comme en compensation, des résultats et ont tendance à considérer le diplôme comme un dû. Le droit à l’école gratuite et à l’instruction pour tous, qui doit favoriser l’égalité des chances, est ainsi devenu un droit à la réussite pour tous. Ceci justifie leur attente de qualité et de résultats.
Les délégués des parents d’élèves peuvent participer à la marche de l’établissement et contribuer à la rendre plus efficace. En apportant un éclairage différent, ils peuvent favoriser l’adaptation des pédagogies et les relations avec l’individu-élève. Certains utilisent cependant leur fonction comme un Cheval de Troie pour pénétrer « entre les murs » où leur enfant subirait maltraitance et humiliation. Conscients de leur importance, ils ont parfois tendance à revendiquer une place quasi égale aux enseignants pour surveiller leurs activités, quand ils n’opposent pas un contre-pouvoir à leur autorité. Ces parents d’élèves (très souvent d’ailleurs des mères d’élèves ayant craint de donner l’autorité dans la famille à leur compagnon qu’elles sont censées bien connaître et apprécier), sont peu enclins à donner trop de pouvoir à des enseignants qu’ils ne connaissent pas. Ayant parfois des comptes à régler avec l’école, l’idée que leur enfant puisse endurer les épreuves qu’ils ont supportées avec plus ou moins de bonheur quelques années plus tôt, leur est aujourd’hui insupportable. Se sentant chargés d’une mission protectrice, ils s’estiment en droit de surveiller et donner leur avis sur le travail donné, trop ou pas assez important, sur les méthodes trop rébarbatives ou trop rigoureuses, sur les programmes trop lourds ou pas assez approfondis, sur les enseignants trop sévères ou trop laxistes. Ils investissent l’école avec des exigences de consommateurs et sont toujours sur le qui vive pour réagir et même prévenir les traumatismes que pourrait subir leur enfant. Si les enseignants a priori suspects, doivent avoir de l’autorité (71% des Français estiment que les enseignants n’ont « pas assez d’autorité sur leurs élèves ») ils attendent qu’ils l’obtiennent par la qualité de leur enseignement et leur charisme. Les méthodes autoritaires sont acceptées et même parfois recommandées si elles doivent s’appliquer aux autres élèves, elles sont par contre trop sévères si elles concernent leur enfant innocent qui ne peut pas avoir mérité une sanction toujours trop humiliante et injuste.
Compatissants, des parents comprennent le manque de motivation de l’élève et excusent même son absentéisme et sa « légitime révolte », preuve de sa personnalité. Certains deviennent leurs complices pour les soutenir contre l’école. Les conseils de classe destinés à analyser les résultats des élèves et trouver des solutions pour les aider, se transforment parfois en procès de l’enseignant dont on remet en cause les méthodes et l’efficacité, devant les délégués de classe qui ne manquent pas de répandre, par la suite, la « bonne nouvelle » à leurs camarades. Alors que l’élève puni par un professeur recevait une deuxième punition à la maison avant d’avoir eu le temps d’en expliquer la raison, c’est aujourd’hui le professeur qui se voit menacé, s’il n’enlève pas la sanction, avant d’avoir pu la justifier. Ainsi, de même que dans les familles, on ne donne pas l’autorité aux pères qui se retrouvent simples adjoints, des parents n’accordent plus leur confiance aux enseignants qui deviennent pour les enfants-élèves de mauvais serviteurs non cré- dibles qui ne méritent pas d’être respectés ni écoutés.
Des parents comptent de plus en plus sur l’École en laquelle ils croient de moins en moins. Ils demandent à celle-ci de tout faire et même parfois ce qu’ils ne font plus eux-mêmes et, à la fois, lui reprochent d’être incapable. Alors que « l’École a surtout une mission d’enseignement et de socialisation qui s’appuie sur les acquis familiaux », le travail d’éducation des enseignants, indispensable pour pouvoir instruire, n’est plus cautionné par de nombreuses familles. L’hésitation de parents « libérés » à reconnaître de la valeur aux enseignants pour leur permettre d’exercer l’autorité à l’école se trouve confortée par la désaffection généralisée pour l’école et le rejet des valeurs qui seraient encore défendues par celle-ci. L’idéologie dominante les renforce dans leur rôle le plus noble qui soit aujourd’hui : celui de « maman » défendant son enfant.
Pour des parents modernes l’école ne doit pas seulement instruire l’élève, elle doit surtout favoriser son épanouissement individuel qui devient la condition de sa réussite scolaire. C’est la raison pour laquelle la bonne école qui doit garantir le droit au bonheur des enfants doit forcément fournir les bons résultats espérés. Elle est attendue sur ce point et c’est souvent elle qui sera jugée responsable si ceux-ci ne sont pas au rendez-vous. C’est d’ailleurs maintenant elle que l’on note et classe.
Les exigences des parents mettent la pression sur les enseignants. Elles déresponsabilisent les élèves qui, au lieu d’être portés par un projet parental pour apprendre, se sentent appuyé
s dans leur contestation et continuent d’être des dieux à l’école comme ils le sont à la maison. Ils restent persuadés que c’est au monde qui les entoure de s’adapter à eux et notamment à l’école de faire des efforts pour qu’ils puissent profiter de bonnes conditions.
Extrait de « Materner ou éduquer ? Refonder l’école », de Jean Gabard, aux éditions de Paris, mai 2016. Pour acheter ce livre, cliquez ici
20160527 – Portes ouvertes dans les crèches de Vanves
Pas de place en crèche ? D’autres solutions existent. A Vanves, la mairie propose aux familles qui n’ont pas pu obtenir de place dans un établissement municipal de venir découvrir les autres modes de garde à leur disposition.
Pour la 5e année de suite, elle organise ce samedi une matinée « portes ouvertes » dans les crèches associatives et privées de la commune.
Samedi 28 mai de 10 heures à 13 heures à la crèche parentale associative Elphy, 14, rue Ernest-Laval, la crèche parentale associative Les Petites Canailles, 91, rue de l’Avenir, et la micro-crèche privée Happy Zou, 38, rue du Clos-Montholon à Vanves.
20160527 – News : Nourriture : l’énorme gaspillage des Français
Chaque année, les Français gaspillent dix millions de tonnes de produits alimentaires. Un Français gaspille 26 kilos de nourriture par an.
26 kilos de nourriture, c’est ce que gaspille, chaque année un Français, selon l’ l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, qui lance une campagne contre le gaspillage alimentaire. 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont gaspillées chaque année en France. Soit une valeur de 16 milliards d’euros de nourriture, perdue ou jetée chaque année.
Ces volumes représentent un impact carbone de 15,3 millions de tonnes équivalent CO2, soit 3% des émissions de gaz à effet de serre de la France, ajoute l’Ademe.
Le gaspillage plus important dans la restauration
Le gaspillage est présent à toutes les étapes de la chaîne alimentaire : un tiers au moment de la consommation, mais un autre tiers lors de la production, 21% lors de la transformation et 14% lors de la distribution.
Chez lui, chaque consommateur gaspille 26 kg de nourriture par an. Cela représente “environ 30 g par repas et par convive”, précise l’Ademe. En restauration collective et commerciale, les pertes et gaspillages sont “quatre fois plus importants”, avec 130 g par repas et par convive.
La publication de cette étude intervient alors que le Parlement a voté en février des mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire.
20160527 – News : Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues – Grazia.fr

Les phrases de drague que personne n’a envie d’entendre
Parfois, les garçons peuvent être extrêmement maladroits dans leurs techniques d’approche. Découvrez les 10 pires phrases de drague qu’on n’ait jamais entendues !
Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues
En voulant ressembler à des poètes ou lancer une phrase d’approche originale, certains garçons s’avèrent très maladroits alors qu’il suffit de quelques attitudes simples pour nous séduire. Jetez un coup d’œil sur le top 10 de nos pires phrases de drague !
Est-ce que tu as un plan ? Je me suis perdu dans tes yeux
Le poète raté. Il écrit des pages et des pages de poésie sur ses carnets, et il a toujours rêvé qu’on reconnaisse son succès. Loin de chercher à vous importuner avec ses phrases de drague alambiquées, il veut au contraire vous révéler son immense talent. Il y a fort à parier qu’il sera ravi de composer des odes à votre éloge et que vous serez sa muse inspiratrice.
Si tu étais un sandwich au McDo, tu serais le Mc-nifique
Le fan de junk food qui ne vit que pour son menu de nuggets et de McFlurry. Vous vous doutez qu’avec une telle approche, il y a de fortes chances que vous passiez votre premier rancard dans un fast food et qu’il collectionne les bons de réduction pour pouvoir y manger gratuitement.
Mademoiselle, tu t’appelles Google ? Parce que tu es tout ce que je recherche
Le geek névrosé qui n’a jamais appris à draguer et a beaucoup de mal à sortir le nez de son ordinateur. Il n’est pas très à l’aise pour vous parler, et il préfère vous envoyer des mails. Sa machine a d’ailleurs un prénom féminin, et il passe plus de temps avec elle qu’avec vous.
Tes yeux marron sont tellement beaux qu’ils me font penser à un torrent de boue
Il a voulu faire une métaphore, mais il a eu 8 au bac de français. Vous pouvez néanmoins saluer son courage et sa témérité. Ce garçon est sans doute très spontané, et il a cherché à bien faire sans réfléchir avant de parler. Peut-être qu’il a du mal à aborder les filles. Sa maladresse peut avoir un côté touchant.
Vous êtes belle à un point qu’il y a même plus besoin de virgule
Ce garçon est sans doute un « grammar nazi » assumé. Si vous sortez ensemble, vous pourrez vous faire des après-midi Bescherelle et regarder « Des chiffres et des lettres » à la télévision.
On devrait t’arrêter pour excès de beauté sur la voie publique
Oui, vous comprenez : vous irradiez la beauté au point que vous pourriez devenir un danger public. Et même dans ses phrases de drague, Monsieur est très soucieux du bien-être de l’État.
J’ai un problème avec mon portable : il manque ton numéro
À moins de travailler chez Free ou SFR, vous pouvez dès à présent lui rétorquer que vous n’êtes pas technicienne et qu’il devrait se tourner vers le service après-vente.
Tu t’es fait mal quand tu es tombée du paradis ?
On sait que vous êtes belle comme un ange, mais ce séducteur cherche sans doute un peu trop à flatter votre ego. Attention à ne pas vous laisser piéger par ses phrases de drague enjôleuses.
Je me doute que tu n’embrasses pas les inconnus, alors voilà, je me présente
En voilà un qui a appris les bonnes manières à l’école ! N’hésitez pas à lui rétorquer qu’un gentleman n’est pas censé adresser la parole à une fille qui ne lui a pas été présentée. Et que vous le trouvez plutôt relou.
Je m’appelle Prince et je suis charmant, on m’a dit que tu me cherchais ?
Voilà un romantique prétentieux qui croit encore aux contes de fées. Si vous voulez tenter de vivre heureuse et d’avoir beaucoup d’enfants, vous pouvez lui laisser sa chance. Sinon, n’hésitez pas à lui rappeler que ces phrases de drague cavalières sont peut-être un peu dépassées en 2016.
Clémence Rigny pour Grazia
Source : Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues – Grazia.fr
Avis Pimpf : j’ai toujours été nul pour draguer mais alors de balancer des trucs pareils je n’aurais jamais osé. Il y en a vraiment qui espère impressionner avec ça ?
20160526 – News / France 2 : Une responsable d’Engie émue par les révélations de « Cash Investigation »

Après l’affrontement stérile, l’émotion ? Désormais, certains dirigeants des grandes entreprisessont coachés par des agences de communication pour affronter le plus intelligemment possible les équipes de « Cash Investigation », le magazine de France 2. Fini donc les rencontres musclées entre Elise Lucet et des personnalités qui tentent de l’esquiver, comme on avait pu le voir avec Rachida Dati ou avec un ex-cadre de France Télévisions, ou les happenings de la journaliste lors d’une assemblé générale de Sanofi ou lors d’un déjeuner entre des élus et des lobbyistes de l’industrie du tabac.
Hier, dans le numéro intitulé « Climat : le grand bluff des multinationales », les entreprises ont décidé de collaborer pour s’expliquer sur les révélations de la chaîne publique. A la fin du documentaire, par exemple, un des hauts cadres de Total a rencontré Elise Lucet. Il s’est montré particulièrement (trop ?) affable avec l’ex-présentatrice du 13 Heures de France 2 pour lui expliquer les contradictions de sa société qui s’est engagée contre le réchauffement climatique lors de la COP 21, tout en dépensant, avec d’autres entreprises partenaires, 12 milliards de dollars pour ouvrir une usine d’exploitation de sable bitumineux près de Fort McMurray, au Canada.
« Ce que vous m’avez montré n’est pas normal… »
Mais le moment le plus étonnant a été la rencontre entre Elise Lucet avec une cadre de Engie, le nouveau nom de GDF Suez. Celle-ci a été envoyée pour répondre aux dégâts environnementaux causés par une vieille centrale à charbon d’Hazelwood située à Morwell, en Australie, où un violent incendie a eu lieu pendant 45 jours il y a deux ans. « Je ne peux pas vous laisser dire ça, la sécurité, c’est une priorité pour nous« , a insisté la directrice de la responsabilité environnementale et sociétale du groupe énergétique français, en expliquant avoir fait des « beaucoup de recommandations » pour moderniser cette vieille centrale que le groupe a rachetée.
Alertée sur le cas d’un homme intoxiqué lors de l’incendie de la centrale et qui souffre d’une incurable fibrose pulmonaire, la salariée d’Engie s’est montrée très émue. « Il aurait dû porter un masque, je suis d’accord avec vous… Je ne connais pas ce cas particulier mais ce que vous m’avez montré n’est pas normal…« , a-t-elle reconnu. puremedias.com vous propose de découvrir cette séquence.
Source : France 2 : Une responsable d’Engie émue par les révélations de « Cash Investigation »
20160525 – News / “Fais le plein si tu peux”, “Le bidon, la brute et le truand” : la pénurie de carburant vue par Twitter
Capture écran : Twitter / DR Alors que la pénurie de carburants crispe le pays à cause des blocages dus au mouvement de contestation contre la loi Travail, les twittos eux préfèrent en rire. Petit florilège des jeux de mots et photos-montages autour du manque d’essence.
Ce matin, parmi les trending topics (les hashtags les plus utilisés sur Twitter), il y avait #DouchylesMines, dépôt de carburants qui a été débloqué à l’aube par les forces de l’ordre, et #Camillefaitleplein, en référence à l’animateur de Virgin Radio, Camille Combal, qui parle du sujet incontournable de la semaine : la pénurie de carburants.
Mais il est loin d’être le premier à s’emparer du sujet. Sur la Twittosphère, les internautes s’amusent avec les gifs de films comme “Mad Max”, ou de la série “Mr Bean” :
Quand tu pars chercher de l’essence dans l’ouest de la France…pic.twitter.com/WDFqXIcHxy
— Guillaume Blardone (@gblardone)Les conducteurs de voiture électrique en ce moment… #PenurieCarburantDansUnFilmpic.twitter.com/5UIpZ3aTIY
— timothé.fauci (@timothefauci)Au point qu’hier après-midi, le jeu qui a fait des émules était #PénurieDeCarburantDansUnFilm. Le principe ? Détourner le titre d’un film en faisant référence à la pénurie. Avec parfois en prime, un photo-montage. Parmi les films les plus souvent cités, “Mad Max” et “Fast and Furious”
Vous plaignez pas, ça fait plus de 30 ans que #MadMax galère avec la#PénurieCarburantDansUnFilm pic.twitter.com/TGhe908m7e
— Warner Bros. France (@warnerbrosfr)Mais l’imagination des twittos est sans borne : “Maman, j’ai raté la station”, “Et au milieu coule du sans plomb”, ou encore “Fais le plein si tu peux”… Et vous, vous avez une idée de titre ?
Fais-le plein si tu peux ! #PénurieCarburantDansUnFilm pic.twitter.com/pDtH3M9QSa
— CHRYSTOPHEUR (@CHRYSTOPHEUR)#PénurieCarburantDansUnFilm Et au milieu coule du sans plomb
— francoise degois (@francoisedegois)Impompables #PenurieCarburantDansUnFilm pic.twitter.com/qUYITfYD6g
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20160525 – News / Pénurie de carburants : les gestes à adopter pour éviter la panne sèche
Photo : AFP / Adrian Dennis La pénurie de carburants affecte de plus en plus de stations-service, et vous êtes peut-être touché. En attendant de pouvoir faire à nouveau le plein, voici quelques conseils à suivre pour économiser son carburant et retarder la panne sèche.
Avec six des huit raffineries françaises qui sont totalement arrêtées ou tournent au ralenti, de nombreuses stations-service sont en rupture de carburant. Et ce sera bientôt votre tour, si ce n’est déjà le cas. Si vous faites partie des chanceux à avoir encore de l’essence ou du gazole dans votre réservoir, voici les conseils de Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, pour le conserver le plus longtemps possible.
Adoptez l’éco-conduite
En adoptant l’éco-conduite, vous allez économiser “30% sur votre consommation d’essence”. “Pour cela, il faut que votre moteur tourne entre 2.000 et 2.500 tours par minute”, explique le spécialiste.
Un mot d’ordre donc : “anticiper la route”, en appliquant deux astuces : “l’accélération souple et la décélération programmée”. Ainsi, “lorsque vous êtes dans une descente, ne jamais être au point mort mais utilisez le frein moteur”.
Évitez la sur-consommation
Pour ne pas sur-consommer, il faut couper la climatisation. “Une climatisation poussée à son maximum, c’est 15% de consommation en plus”. Evitez aussi de charger votre véhicule avec des poids superflus.“Enlevez les barres de toits et les galeries. Les galeries, c’est 10% de consommation en plus”, affirme le spécialiste. Vérifier la pression des pneumatiques permet aussi d’économiser 5% de carburant, et effectuer la vidange moteur entre 5 et 10%.
Rétrogradez !
En ville, à l’approche d’un feu tricolore, il est préférable d’anticiper le freinage et d’utiliser le frein moteur en rétrogradant pour économiser du carburant. Moduler sa vitesse en fonction des feux est aussi un conseil à suivre, selon Conso Globe.
Source : Pénurie de carburants : les gestes à adopter pour éviter la panne sèche
20160525 – News / « Fais pas ci, fais pas ça » : comment trouver le juste milieu entre l’autorité et la négociation avec son enfant | Atlantico.fr
Atlantico : Comment faire pour bien « négocier » avec son enfant ?
Pascal Anger : Ce qui est difficile dans l’éducation, c’est de savoir se faire obéir. Faut-il se faire obéir à coups de promesses, de récompenses ou de punitions ? Tout d’abord, il est primordial d’être en cohérence avec l’autre parent pour éviter que l’enfant ne se tourne plus vers le plus gentil des deux et pour définir le mode éducatif : soit plutôt « copain », soit rigide, soit entre les deux.
Est-ce qu’on va être plus rigide avec son enfant ou au contraire être plus conciliant ?
Il y a des domaines où l’on peut se placer dans une écoute active et négocier, et d’autres où il faut se montrer intransigeant. Il faut établir des règles et ne pas négocier sur tout, comme par exemple la propreté, le respect, les règles de fonctionnement au sein du foyer, en particulier avec les jeunes enfants. Il ne faut cependant pas négocier tout le temps et pas sur tout.
Autrement dit, si l’enfant est dans une demande ou a besoin de parler, le parent doit être à l’écoute et ne pas dire non à tout. Cela ne signifie pas qu’on acceptera tout, mais cela veut dire qu’on sera en mesure d’entendre sa demande et de se mettre à sa place.
Cela donne-t-il de meilleurs résultats que de donner des ordres ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?
Je crois qu’il est important d’expliquer à l’enfant pourquoi on veut qu’il fasse ceci ou cela. Dans tous les modes éducatifs, il y a du bon comme du mauvais, mais je dirais que cela dépend en fonction des parents et des enfants.
Certains enfants ont besoin de beaucoup de règles et les parents doivent se montrer intransigeants vis-à-vis d’elles et certains enfants avec qui il faut se montrer plus souple. Tout dépend de l’enfant et de ses besoins.
Je pense que dans l’éducation, il faut privilégier la responsabilité et l’autonomie chez l’enfant. Par exemple, le valoriser lorsqu’il réalise quelque chose lui permet de travailler ces aspects-là et de trouver confiance en lui.
Est-il sain d’être sans cesse dans une relation de négociation avec son enfant ? N’y a-t-il pas des risques de dérives ?
Pas tout le temps car il y a des risques que, à force de tout négocier, l’enfant dicte aux parents la façon de faire ou ne devienne capricieux, voire ingérable. Il y a des règles de fonctionnement en commun qui doivent être mises en place entre les parents et l’enfant. Il ne faut pas discuter sans cesse avec lui, mais à certains moments, lorsque celui-ci ne comprend pas pourquoi on lui a mis une punition, on peut revenir vers lui et lui faire comprendre pourquoi.
Mais il faut à tout prix éviter que l’enfant fasse des choses de telle sorte qu’il obtienne une récompense. Des enfants vont se dire : « je sais comment mon père ou ma mère fonctionne et donc je sais quel comportement adopter pour obtenir une récompense ».
Une autre chose que l’on rencontre assez souvent, c’est la promesse de récompense lorsqu’on demande à un enfant de faire quelque chose du type : « Quand tu auras terminé ceci, tu auras cela« . Cela peut avoir du bon, mais cela ne responsabilise pas l’enfant car ce n’est pas une négociation qui lui permette de comprendre en quoi son action est importante. D’ailleurs, il ne faut surtout pas confondre éducation et manipulation, que ce soit du côté des parents ou des enfants, ni tomber dans du chantage affectif.
A l’inverse, quels sont les risques à donner sans cesse des ordres à son enfant ?
Donner des ordres pour donner des ordres ne se révèle pas très intéressant. Il y a un risque que l’enfant finisse par se rebeller car il en aura assez, qu’il ne soit plus en capacité de prendre des initiatives de peur de mal faire, de ne pas oser dire certaines choses ou qu’il ne se sente pas en confiance vis-à-vis de son père ou sa mère. Il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme. L’autorité est importante, surtout avec les adolescents car ils en ont besoin pour être bien encadré, mais un surplus d’autoritarisme ne peut leur être que préjudiciable.
Propos recueillis par Thomas Gorriz











